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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 14:42

 

Israel-Iranattack2.12 (Copier)

A quel point ce scenario est-il crédible?

 

Le duel médiatique sur la question iranienne, entre l’Administration Obama et le gouvernement Netanyahou est encore monté d’un cran, mardi 28 février, avec un reportage de l’Associated Press, réalisé par Kimberly Dozier [retranscrit in : Jérusalem n’alertera pas Washington si et quand il décide une frappe contre l’Iran. ]. Il affirme qu’Israël avait finalement décidé que si une attaque contre l’Iran était jugée nécessaire, les Etats-Unis seraient maintenus dans le flou « de façon à ne pas être tenus pour responsables pour avoir échoué à empêcher une attaque israélienne potentielle ».

 

Faisant référence à cette affirmation, les sources du renseignements militaire proches de Debkafile notent que Washington n’a pas vraiment besoin d’être informé par Israël, parce qu’il commande toutes les ressources imaginables lui permettant de découvrir par lui-même ce qu’Israël est sur le point de faire et de déterminer s’il s’agit d’une action en grandeur réelle ou d’une diversion.

 

Effectivement, dimanche 19 février, un bulletin émis par un porte-parole de l’armée israélienne a soulevé les suspicions de Washington, à propos du stationnement d’une batterie anti-missile « Dôme de Fer » dans le secteur de Tel Aviv. On a alors exigé des clarifications de la part d’Israël. Pour éviter d’apparaître comme s’étant immédiatement attelé au travail sous la pression américaine, Israël a attendu quatre jours avant d’annoncer un changement de plan et le déploiement de substitution de trois batteries :  à Beersheva, Ashkelon et Ashdod, villes qui sont dans la ligne de mire d’attaques de Gaza, bien plus que sous la menace de l’Iran.

 

 

Les sources américaines comme israéliennes insistent sur le fait que si le pays se dirigeait effectivement vers la guerre, il ne serait pas possible de dissimuler chaque signe de préparation, particulièrement, les mesures élémentaires de défense civile, telles que le renforcement des stocks de médicament, le carburant et la nourriture, ou les ordres adressés aux autorités locales de faire en sorte que les abris contre les bombes soient prêts en toute évenualité.

 

 

Dès qu’Israël est soupçonné de se mettre en mode de veille de guerre, l’Administration Obama envoie de hauts responsables parler avec les Israéliens pour découvrir ce qu’il en est. Effectivement, les sources du renseignement occidental ont pris l’habitude de mesurer la fréquence de ces visites comme étant le baromètre permettant de juger du sérieux d’une attaque israélienne imminente contre l’Iran.

 

La semaine dernière, le conseiller du Président américain à la sécurité nationale, Tom Donilon, a passé du temps en Israël, à la suite du Chef d’Etat-Major Interarmes, Martin Dempsey. Il est reparti mardi 21 février, suivi, deux jours après, par le Directeur National des Renseignements, James Clapper. Dimanche 26 février, le Ministre de la Défense d’Israël, Ehud Barak s’est envolé pour Washington. Le 5 mars, le Premier ministre Binyamin Netanyahou arrivera à la Maison Blanche, pour son rendez-vous au sommet avec le Président Barack Obama.

 

La plupart de ces discussions américano-israéliennes est consacrée à préparer le terrain pour ce sommet, à travers une réévaluation conjointe des renseignements dont disposent Américains comme Israéliens, sur les progrès nucléaires de l’Iran, dont les conclusions seront soumises aux deux dirigeants.

 

 

Pendant ce temps, les deux gouvernements occupent la scène avant cet évènement, en jouant de diverses « fuites » programmées et tendancieuses, dans les medias, souvent en réactualisant du matériel éculé et réfuté depuis longtemps.

 

 

L’une des assertions les moins plausibles diffusée par l’AP, mardi, est celle où l'agence de presse prétend que : “Les responsables du renseignement et des forces spéciales américaines tentent de maintenir le dialogue avec Israël, malgré l’impasse au niveau décisionnel supérieur. Ils partagent avec eux des options telles que celle qui consisterait à permettre à Israël d’utiliser les bases américaines dans la région, à partir desquelles lancer une telle frappe, et comme un moyen de s’assurer que les Israéliens leur enverront bien un signal de déclenchement ».

 

Les faits les plus élémentaires qui ressortent de l’air sous haute tension entourant ce sujet, sont que l’Administration Obama est farouchement opposée à toute action militaire israélienne contre l’Iran et que cela puisse demeurer une option viable. Le Président et ses conseillers travaillent jour et nuit pour que cela n’arrive jamais. La dernière chose qui, par conséquent, pourrait traverser l’esprit des hommes de Washington serait bien de soutenir une telle attaque en mettant les bases américaines à la disposition d’Israël, simplement pour s’assurer bénéficier d’une alerte précoce. Un autre point : si Israël sent la nécessité d’absoudre par avance les Etats-Unis de toute responsabilité dans une telle embardée, pourquoi, Diable, utiliserait-il des bases américaines ?

 

 

Par contre, la présence de responsables des renseignements et des opérations spéciales américaines dans des installations militaires israéliennes n’a rien de nouveau ; ce niveau de coopération militaire remonte à bien des années en arrière.

 

Téhéran a, d’ores et déjà, tiré ses propres conclusions, quant au rythme des visites officielles américaines en Israël et au tintamarre entre les deux gouvernements, au sujet d’une attaque contre leurs sites nucléaires. Cette semaine, le ministre de la Défense iranien a classé ce débat comme relevant d’un simple « jeu de stratégie militaire », et d’un jeu de dupes délibéré. Récemment, alors même que les responsables de la Maison Blanche atterrissaient en Israël en nombre inhabituel, Téhéran a tranquillement pu annoncer de nouvelles « manoeuvres militaires à grande échelle ».

 

http://www.debka.com/article/21776/

 

DEBKAfile Reportage exclusif  28 février 2012, 10:46 AM (GMT+02:00) 

 

.Adaptation : Marc Brzustowski

 

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commentaires

Roberto 28/02/2012 19:32

C'est facile de donner des conseils aux Israéliens, quand on est bien à l'abri chez soit aux USA. Sauf que lorsqu'on habite à proximité de l'Iran, toutes les craintes sont permises. Un pays dirigé
par des fous à mettre en unité psychiatrique, il vaut mieux être loin, comme le sont les Etats Unis. Alors, bien sûr, de loin, tout est facile.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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