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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 22:59

 

 

 

Netanyahu est resté ferme face à l'illusionniste !

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Par Shraga BLUM

« Une paix ne se construit pas sur des illusions mais d’après la réalité des choses et une profonde connaissance de ce qui se passe et se dit ». 


La rencontre de vendredi entre le Président américain et le Premier ministre israélien a débuté dans une ambiance assez électrique avant de se détendre au fur et à mesure. Tout le monde attendait de savoir si Binyamin Netanyahou allait poursuivre sa ligne ferme face à Barack Obama et il semblerait que cela a été le cas. Lors de la déclaration finale de le rencontre, Netanyahou a dit devant le Président et les journalistes présents « qu’Israël ne pourrait pas se retirer sur les lignes d’avant 1967 », « qu’Israël ne négocierait pas avec le Hamas », et « que la question des ‘réfugiés’ ne se résoudrait pas en Israël ». Netanyahou a aussi insisté auprès du Président américain sur le fait « qu’il avait la responsabilité de l’avenir d’Israël, que pour ce petit pays, la marge de manœuvre était réduite, que la moindre erreur pouvait être fatale et que l’Histoire ne donnerait plus une occasion supplémentaire aux Juifs d’avoir leur propre Etat ». De son côté, le président Obama a reconnu dans sa courte intervention « qu’il y avait des divergences de vues avec Netanyahou mais que cela pouvait arriver entre amis ». Il a également rappelé « l’importance des exigences sécuritaires d’Israël et qu’en fin de compte, la paix ne se ferait que si Israël est garanti dans sa sécurité ».
La rencontre entre les deux hommes a duré une heure et quarante minutes, soit cinquante minutes de plus que prévu, et selon des témoins « il a parfois fallu l’intervention du conseiller Denis Ross, ami d’Israël, pour détendre l’atmosphère ».
Selon l’entourage du Premier ministre, « ce dernier était arrivé inquiet mais est reparti encouragé, sentant que son message ferme avait été entendu ». On suppose qu’il va réitérer ce message devant ses publics de prédilections, la Convention de l’AIPAC et le Congrès américain. « Les choses ont clairement été mises sur la table mais les relations sont bonnes », dit-on dans la délégation de Netanyahou. Les témoins ont tous affirmé « que la volonté de la Maison Blanche était de ne pas provoquer de clash contrairement à ce qui s’était passé en 2009, car l’administration US a compris qu’elle était allée trop loin contre le Premier ministre israélien. »

 

 

Rappel du discours d'Obama

Nessim Cohen Tanugi

 

Permettez-moi, pour conclure, d’aborder une autre pièce maîtresse de notre approche à l’égard de cette région, à savoir la recherche de la paix.

Depuis des décennies, le conflit entre les Israéliens et les Arabes jette une ombre sur la région. Il fait vivre les Israéliens dans la crainte que leurs enfants ne soient pulvérisés par un explosif placé dans un car ou par une roquette tirée sur leur logement, et dans la douleur de savoir qu’on apprend à d’autres enfants de la région à les haïr. Il fait subir aux Palestiniens l’humiliation de l’occupation et de ne jamais vivre dans un État à eux. De plus, ce conflit inflige des coûts plus étendus à travers le Moyen-Orient puisqu’il entrave les partenariats qui pourraient apporter une sécurité, une prospérité et des possibilités accrues à tout un chacun.

Depuis plus de deux ans, mon gouvernement s’efforce avec les parties intéressées et la communauté internationale à mettre fin à ce conflit, en s’appuyant sur les dizaines d’années de labeur des gouvernements précédents. En dépit de cela, les attentes restent déçues. Les activités israéliennes d’implantation se poursuivent. Les Palestiniens se sont retirés des pourparlers. Le monde contemple ce conflit qui ne fait que traîner, encore et toujours, et il n’y voit que l’impasse. À tel point que d’aucuns estiment que, vu tous les changements et toute l’incertitude dans la région, il est tout simplement impossible d’avancer.

Je n’en crois rien. À un moment où les peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord se libèrent des fardeaux du passé, l’élan vers une paix durable qui mettra fin au conflit et réglera toutes les revendications est plus urgent que jamais. Cela est assurément vrai pour les deux parties impliquées.

Pour les Palestiniens, les efforts visant à délégitimer Israël échoueront. Les actions symboliques destinées à isoler Israël aux Nations unies en septembre ne vont pas leur créer un État indépendant. Les chefs palestiniens ne parviendront pas à la paix et à la prospérité si le Hamas insiste pour suivre le chemin de la terreur et le rejet. Et les Palestiniens n’obtiendront jamais leur indépendance en refusant à Israël le droit à l’existence.

Quant à Israël, notre amitié est profondément enracinée dans une histoire et dans des valeurs partagées. Notre engagement envers la sécurité d’Israël est inébranlable. Nous nous opposerons à toutes les tentatives en vue d’en faire la cible de critiques au sein des instances internationales. Toutefois, en raison même de notre amitié, il importe que nous lui disions la vérité : le statu quo est insoutenable et Israël doit agir avec audace afin de favoriser une paix durable.

Le fait est qu’un nombre croissant de Palestiniens vivent à l’ouest du Jourdain. La technologie compliquera la tâche qu’a Israël de se défendre. La transformation profonde qui s’opère dans la région entraînera un populisme où ce seront des millions de personnes, et non plus seulement un ou deux dirigeants, qui devront se persuader que la paix est possible. La communauté internationale est lasse d’un processus interminable qui ne donne jamais rien. Le rêve d’un État juif, démocratique, est irréalisable dans le contexte d’une occupation permanente.

En fin de compte, c’est aux Israéliens et aux Palestiniens qu’il incombe d’agir. Aucune paix ne peut leur être imposée, ni par les États-Unis, ni par personne d’autre. Mais ce n’est pas en retardant l’échéance à l’infini qu’on fera disparaître le problème. Ce que l’Amérique et la communauté internationale peuvent faire, c’est de déclarer franchement ce que tout le monde sait : toute paix durable met en jeu deux États, pour deux peuples, Israël en tant qu’État juif et patrie du peuple juif, et l’État de Palestine en tant que patrie du peuple palestinien, chaque État jouissant de l’autodétermination, de la reconnaissance mutuelle et de la paix.

Dès lors, tandis que les questions fondamentales devront faire l’objet de négociations, la base de ces dernières est claire : une Palestine viable, un Israël sûr. Les États-Unis sont d’avis que les négociations doivent aboutir à deux États, avec des frontières palestiniennes permanentes avec Israël, la Jordanie et l’Égypte, et avec des frontières israéliennes permanentes avec la Palestine. Nous pensons que les frontières d’Israël et de la Palestine doivent se baser sur les lignes de démarcation de 1967 dans le cadre d’échanges mutuellement agréés, de façon à ce que des frontières sûres et reconnues soient établies pour les deux États. Le peuple palestinien doit avec le droit de se gouverner et d’atteindre son plein potentiel à l’intérieur d’un État souverain et contigu.

Quant à la sécurité, tout État a droit à l’autodéfense et Israël doit pouvoir se défendre, tout seul, contre toute menace. Les dispositions doivent également être assez rigoureuses pour prévenir toute réapparition du terrorisme, pour empêcher l’infiltration d’armes et assurer une sécurité efficace aux frontières. Le retrait complet, par étapes, des forces militaires israéliennes doit être coordonné avec la prise de responsabilité par la Palestine de la sécurité dans un État souverain, non militarisé. La durée de cette période de transition doit être convenue, et l’efficacité des arrangements sécuritaires doit être démontrée.

Ces principes constituent une base de départ à des négociations. Les Palestiniens doivent connaître les contours territoriaux de leur État ; les Israéliens doivent savoir que leurs préoccupations fondamentales de sécurité seront satisfaites. Je suis conscient que ces mesures, à elles seules, ne vont pas résoudre le conflit, car il restera deux problèmes déchirants et névralgiques : l’avenir de Jérusalem, et le sort des réfugiés palestiniens. Mais en avançant dès maintenant sur les fronts des territoires et de la sécurité, on disposera d’une fondation pour résoudre ces deux problèmes d’une manière qui sera juste et équitable, et qui respectera les droits et les aspirations tant des Israéliens que des Palestiniens.

Maintenant, permettez-moi de dire ceci : le fait de reconnaître qu’on doit commencer les négociations par les questions de territoire et de sécurité ne signifie pas qu’il sera facile de revenir à la table. En particulier, l’annonce récente d’un accord entre le Fatah et le Hamas soulève des questions profondes et légitimes pour Israël : comment peut-on négocier avec un parti qui refuse de vous reconnaître le droit d’exister ? Dans les semaines et les mois à venir, les dirigeants palestiniens devront fournir une réponse crédible à cette question. Entre-temps, les États-Unis, leurs partenaires au sein du Quatuor et les États arabes devront continuer de prodiguer tous les efforts possibles pour surmonter l’impasse actuelle.

Je mesure la difficulté de cette entreprise. La suspicion et l’hostilité se sont transmises pendant des générations et elles se sont parfois durcies. Mais je suis convaincu que la majorité des Israéliens et des Palestiniens préféreraient se tourner vers l’avenir, plutôt que de rester prisonniers du passé. Nous voyons cet esprit animer le père israélien dont le fils a été tué par le Hamas et qui a aidé à fonder une organisation réunissant des Israéliens et des Palestiniens qui avaient perdu des êtres chers. Le père avait déclaré : « Je me suis rendu compte, peu à peu, que le seul espoir de progrès, c’était de reconnaître le vrai visage du conflit. » Nous le voyons dans les actions d’un Palestinien qui a perdu trois filles sous les obus israéliens à Gaza : « J’ai le droit d’être en colère, disait-il. Tant de gens s’attendaient à ce que je haïsse. Je leur réponds que je ne haïrai pas. Notre espoir doit résider, a-t-il dit, dans un lendemain. »

Tel est le choix qui devra être fait – non pas simplement dans le conflit israélo-palestinien, mais dans toute la région : un choix entre la haine et l’espoir ; entre les chaînes du passé et la promesse de l’avenir. C’est un choix qui appartient aux dirigeants et aux peuples, et c’est un choix qui définira l’avenir d’une région qui a été à la fois le berceau de la civilisation et un creuset de conflit.

En dépit de ces défis, nous voyons de nombreuses raisons d’être optimistes. En Égypte, nous en voyons dans l’engagement des jeunes qui ont dirigé les manifestations. En Syrie, nous en voyons dans le courage de ceux qui ont bravé les balles tout en scandant le refrain « pacifique, pacifique ». À Benghazi, ville menacée de destruction, nous en voyons sur la place de la justice où les gens se massent pour célébrer les libertés qu’ils n’avaient jamais connues. À travers la région, ces droits que nous tenons pour acquis sont revendiqués dans la joie par ceux qui desserrent l’étau tenu d’une main de fer.

Aux yeux du peuple des États-Unis, les scènes de soulèvement dans la région peuvent paraître troublantes, mais les forces qui les entraînent ne lui sont pas étrangères. Notre propre nation s’est formée lors d’une rébellion contre un empire. Notre peuple a traversé une douloureuse guerre civile qui a apporté liberté et dignité à ceux qui étaient asservis. Je ne serais pas ici devant vous aujourd’hui si les générations passées ne s’étaient pas tournées vers la force morale de la non-violence comme moyen de parfaire notre union – s’organisant, manifestant, protestant pacifiquement et ensemble afin de donner corps aux paroles qui ont façonné notre nation : « Nous tenons ces vérités pour évidentes en soi, que tous les hommes naissent égaux. »

Ces mots doivent guider notre réaction aux changements qui transforment le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, ces mots qui nous disent que la répression échouera, que les tyrans tomberont et que tout homme et toute femme est doté de certains droits inaliénables.

Ce ne sera pas facile. Il n’existe pas de ligne droite vers le progrès et les difficultés accompagnent toujours une saison d’espoir, Mais les États-Unis d’Amérique ont pour principe fondateur que les peuples doivent se gouverner par eux-mêmes. À présent, nous ne saurions hésiter à nous placer fermement du côté de ceux qui aspirent à leurs droits, sachant que leur réussite donnera naissance à un monde plus paisible, plus stable et plus juste.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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