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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 23:10

 

editorialàGad

 

Obama, archange du syndrome de Stockholm, envoie l’ambassadeur Ford assurer Damas, siège du terrorisme, de son impunité.

ECOUTER ICI-copie-1
Au rythme de la voix claire d'Aschkel

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


 

Wikileaks poursuit ses révélations, et pointe le rôle central joué par la Syrie, dans l’instrumentalisation des émeutes contre les chancelleries, lors de « l’affaire des caricatures de Mahomet », en 2006.

 

Mercredi 29 décembre, les polices danoise et suédoise arrêtaient 5 terroristes rompus aux attentats complexes de type « Mumbaï » qui devaient secouer Copenhague, dans la nuit du 1er de l’an. Une des cibles était le siège du journal Jyllands Posten, qui publia la satire. Une semaine après les tentatives avortées de Stockholm, un autre Irakien ayant vécu dans la capitale danoise, un Tunisien, un Libanais et un quatrième larron dont la nationalité reste imprécise, devaient égaler le record morbide de 2008 en Inde (163 morts). Un second Tunisien était capturé en Suède, sans qu’on puisse établir de lien direct avec la précédente alerte en plein coeur de Stockholm. Le Ministre de la Justice danoise a qualifié cette préparation, « d’attentat le plus grave qui ait jamais été tenté au Danemark ».

 

Au Nord, seule la Norvège semble épargnée pour l'exemple, du fait de l’empathie démesurée de son Ministre des affaires étrangères pour les dirigeants du Hamas, selon les câbles diplomatiques américains. L’ironie du mauvais sort veut encore que c’est depuis qu’il a joué un rôle important, dans les « accords d’Oslo », que ce pays ne pardonne pas à Israël de ne pas avoir cédé à toutes les exigences palestiniennes. Il a donc choisi de le lui faire payer durement, par une collaboration à peine voilée avec les radicaux islamistes de Gaza, sous le commandement de Khaled Meshaal. Doit-on rappeler qu’il est l’hôte privilégié de Bachar al-Assad, inspirateur de fatwas contre de simples dessinateurs doté d’un humour qui n’a pas l’heur de plaire à cet agitateur de foules? Cela tient du syndrome de la compassion sans limite de l’otage pour son bourreau. 

 

 Le régime syrien est un état superficiellement  « laïc » très prisé par les chancelleries occidentales pour cette raison, qui sait manier la poudre religieuse pour susciter de nouvelles offres d'apaisement. En "tout bien tout honneur", c'est à lui qu’incombe la « mission sacrée » confiée par Barack Obama de pondérer les appétits d’ogre révolutionnaire islamique de l’Iran face à la “Communauté internationale”. Au pays merveilleux d’Alice, l’Administration américaine vient, en effet et contre l’avis certifié de son Congrès, d’envoyer l’Ambassadeur Ford à Damas. Il est chargé d’acheminer en mains « propres », si l’on peut dire, les désidératas de son angélique Président.

 

D’autres menaces se font toujours plus précises : au moins douze Palestiniens du Jund al-Sham syrien et du Fatah-al-Islam viennent d'être dépêchés en Europe. Ils étaient logés auparavant dans le camp libanais d’Ain Heloué. Ces groupes sont également présents dans la bande de Gaza, comme supplétifs du Hamas, dotés d’une « riche » expérience » en combat urbain.


Deux autres groupes de 9 membres, en provenance de Somalie, ont été arrêtés, dont le premier, à Londres. Ils devaient commettre des attentats contre l’Ambassade américaine, la bourse de Londres, et des personnalités politiques et religieuses britanniques. 12 autres encore devaient en faire de même à Rotterdam, en Hollande. C’est donc au tour des groupes palestiniens implantés au Liban de dépêcher leurs émissaires de la mort pour renforcer le dialogue des civilisations : le 25 décembre, Ghandi Sahmarani, le dirigeant du Jund al-Sham était donné pour mort, dans ce camp près de Saïda. Il n’y a, en réalité, jamais vécu. Il aurait disparu une semaine auparavant, en compagnie de ces douze hommes, par la Syrie, puis la Turquie, où une partie de ce groupe résiderait encore, avant de rejoindre les autres, pour s’infiltrer en Europe de l’Ouest par les Balkans. Ils constitueraient 3 groupes différents, experts dans l’art d'effacer les traces des déplacements de leurs dirigeants opérationnels. Le responsable palestinien du camp d'Ain Heloué, Mounir al-Maqda, a confirmé cette volatilisation d’un « groupe de combattants ». Il est lui-même soupçonné par les services de renseignements moyen-orientaux, d’être proche de la mouvance al Qaeda. Autant parler d'une pépinière de génies de l'Apocalypse.

 

Le régime syrien est tenu pour servir de couverture et de mine de renseignements à ces réseaux terroristes évoluant d’Irak vers le Liban et la Bande de Gaza. Qu'est-ce qui peut conduire une Administration occidentale à signer des chèques en blanc les yeux bandés à ce tonneau des Danaïdes, à l’heure même où les clignotants convergent vers le même centre nerveux?

 

Dans un autre câble publié par Wikileaks datant de février 2009, le conseiller français Jean-Claude Cousseran incite les Américains à ne pas tendre la main à Bachar al-Assad sans rien obtenir de tangible en retour. Damas est, selon lui, passé maître dans l’art d’éventer toute concession, adepte de « l’enfarinage » de ses visiteurs : leur faire miroiter monts et merveilles, lors de délicieuses conversations, et les laisser repartir les mains désespérément vides.

 

Selon Cousseran, il ne mènera à rien que Washington escompte le voir restreindre ses relations avec le Hamas et le Hezbollah. Il s’agit là d’une incompréhension structurelle entre les deux capitales : l’objectif américain est de voir Damas renoncer à des parrainages que, précisément, Bachar n’abandonnera pas, puisqu’ils constituent son « assurance-vie » et ses cartes-maîtresses dans le jeu de dupes diplomatique qu’il mène à son avantage.

 

En décidant de déléguer Robert Ford en Syrie, Obama tombe à pieds joints dans le piège alaouite. Obama s’en défend en espérant l’ouverture des sites nucléaires syriens que l’AIEA réclame d’inspecter sans succès depuis 2008. Il voudrait encore relancer les négociations israélo-syriennes et marquer quelques points dans celles avec les Palestiniens, où il vient d’échouer de façon cinglante. De même, le Président américain attend de Bachar qu’il consente aux accusations du Tribunal Spécial sur le Liban, alors même que le cacique syrien fait des pieds et des mains pour multiplier les obstructions : à travers la pseudo-affaire des "faux-témoins", qui a paralysé un Parlement libanais entier depuis octobre, alors même qu'aucun témoin n'a encore été appelé à témoigner à la barre...

 

L'Administration américaine vient, en fait, de signer des deux mains que Damas a déjà obtenu ce qu’il désirait le plus, puisque le dernier Ambassadeur avait été rappelé en représailles de l’attentat contre Rafik Hariri. Assad peut donc désormais faire patienter indéfiniment l’envoyé d’Obama dans le Corridor des « pas perdus ».

 

Sa présence va devenir une scène d'anthologie du théâtre de l’absurde orchestré depuis la Maison Blanche : elle prive ses ennemis de tout risque de rétorsion et les encourage à pousser les provocations, terroristes et diplomatiques, allant par paire, toujours plus loin.

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commentaires

cloclo 31/12/2010 18:15


Vraiment OBAMA n'est pas l'homme de la situation. C'est un grand naïf, et il est entouré de loups qui mènent le monde libre à sa perte.


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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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