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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 18:45

 

 

 

 

 

 

 

 

La crédibilité de l'Occident mise a défi : France et Etats-Unis ont annoncé des "lignes rouges" en cas d'utilisation d'armes chimiques. En réalité, une opération serait extrêmement complexe, nécessitant 75 000 hommes au sol. Des bombardements de sites seraient aléatoires et dangereux, du fait de l'instabilité des produits toxiques concernés. Se "débalonner" face à la Syrie et, directement, face à l'Iran signerait la fin de toute dissuasion un tant soit peu sérieuse.... A trop parler on se retrouve, un beau jour face au fait accompli.  


Obama confirme l'utilisation d'armes chimiques en Syrie

 

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OLJ/Agences | 30/04/2013

 

Le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse, le mardi 30 avril 2013, à la Maison Blanche. AFP PHOTO / Saul LOEB
Le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse, le mardi 30 avril 2013, à la Maison Blanche. AFP PHOTO / Saul LOEB

 

Syrie Moscou interdit le survol du territoire syrien à son aviation civile ; au moins 13 morts dans un nouvel attentat à Damas.

Des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie mais des questions subsistent, a déclaré mardi Barack Obama, répétant que le recours à ce type d'armes changerait la donne du conflit.
"Nous avons maintenant des preuves que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, mais nous ne savons pas par qui ni quand, ni comment", a expliqué le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

 

Les Etats-Unis "reverront" leur position sur la Syrie s'il est prouvé que le régime de Damas a utilisé des armes chimiques contre les rebelles, a ajouté M. Obama. Il a cependant mis en garde contre la prise de décisions hâtives sur ce dossier en l'absence de faits précis et concrets. "Je dois être certain d'avoir tous les éléments. C'est ce que le peuple américain est en droit d'attendre".

 

Lundi, M. Obama a communiqué à son homologue russe Vladimir Poutine l'"inquiétude" des Etats-Unis au sujet des armes chimiques détenues par le régime syrien.

 

(Repère :  Armes chimiques : les défis de l’enquête de l’ONU)

 

De son côté, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a indiqué que les Etats-Unis "continuent d'évaluer" si ces armes ont été utilisées par le régime "Nous continuons d'évaluer ce qui s'est passé, quand et où, avec nos alliés et nos agences du renseignement", a déclaré le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue japonais, Itsunori Onodera.

Jeudi dernier, les Etats-Unis ont reconnu pour la première fois que le régime syrien avait probablement utilisé ses armes chimiques, tout en soulignant que leurs renseignements n'étaient pas suffisants pour avoir la certitude que Damas avait franchi la "ligne rouge" tracée par le président Barack Obama.

 

Interrogé sur les actions qu'entreprendrait Washington, le ministre américain a appelé à "attendre d'avoir les faits". "Mon rôle et ma responsabilité sont de présenter au président des options face à toute situation. Je ne spéculerai pas sur ce que sont ces options, ni ne les discuterai en public", a-t-il dit. Le porte-parole de la Maison Blanche avait réaffirmé vendredi que "toutes les options sont sur la table" si le recours au sarin est confirmé, celles-ci n'étant "pas seulement" de nature militaire.

 

Lundi, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, avait déjà déclaré que la France "n'a pas de certitude" sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. " Il y a des indices qui ont été donnés par les Anglais, aussi par les Américains. Nous, nous sommes en train de vérifier cela", a affirmé M. Fabius sur la radio Europe 1.

 

 

Moscou interdit le survol de Syrie

Réagissant avec célérité à deux tirs de missiles sol-air lundi en direction d'un avion de ligne russe qui survolait la Syrie avec environ 200 passagers à son bord, Moscou, principal allié du régime de Bachar el-Assad, a, par ailleurs, décidé, mardi, d'interdire le survol de ce pays à son aviation civile.

 

"Compte tenu de la situation actuelle, l'agence fédérale du transport aérien estime que les intérêts commerciaux ne peuvent pas primer sur la sécurité des personnes qui utilisent les services des compagnies aériennes russes", a indiqué l'agence fédérale russe de l'aviation Rosaviatsia dans un communiqué.

 

Le ministère russe des Transports avait indiqué lundi qu'un avion de la compagnie aérienne russe NordWind Airlines reliant Charm-el-Cheikh (Egypte) à Kazan (800 km à l'est de Moscou) avait été la cible de tirs dans l'espace aérien syrien le 29 avril. L'avion, qui revenait d'une station balnéaire en Egypte, un pays très fréquenté par les touristes russes, s'est posé à Kazan comme prévu sans avoir subi de dommage.

 

 

Nouvel attentat à Damas

Damas a en outre été ensanglantée par un nouvel attentat perpétré à une heure de grande affluence. Près de 24 heures après un attentat qui avait visé sans l'atteindre le Premier ministre Waël al-Halaqi, une voiture piégée a explosé à Marjé, un quartier commercial dans le coeur de Damas, où se presse chaque jour une foule dense dans les boutiques de vêtements et de nourriture.

 

 

 

La place Marjé, à Damas, où un nouvel attentat a été perpétré le 30 avril 2013.

REUTERS/Khaled al-Hariri

 


"Le lâche attentat terroriste, qui a visé le centre commercial et historique de Damas, a fait selon un bilan provisoire 13 martyrs et plus de 70 blessés, dont certains dans un état critique", a affirmé sur place le ministre de l'Intérieur Mohammad Al-Chaar, qui a été grièvement blessé à deux reprises dans des attentats. "Il s'agit de la réponse aux victoires remportées par les forces syriennes sur le terrain contre le terrorisme", a ajouté ce ministre, cité par la télévision officielle. Le régime qualifie de "terroristes" les rebelles.

 


L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui bénéficie d'un large réseau de militants, médecins et avocats sur le terrain, a, de son côté, fait état de "14 tués -neuf civils et cinq membres des forces de l'ordre- dans un attentat à la voiture piégée près de l'ancien siège du ministère de l'Intérieur".

 

 

"Est-ce cela la liberté qu'ils réclament?"
"Quelle faute avons-nous commise? J'allais à mon travail. Regardez les cadavres. Est-ce cela la liberté qu'ils réclament?", a déclaré un homme d'un quarantaine d'années interrogé par la télévision syrienne.

La télévision officielle a montré deux corps gisant sur la chaussée, une fumée grise s'élevant du lieu de l'explosion, alors que des pompiers tentaient d'éteindre les incendies provoqués par l'attentat.
Plusieurs voitures étaient calcinées. Les vitres du bâtiment du ministère de l'Intérieur ont été soufflées et un ensemble commercial, dénommé Bourj Dismshiq, a été dévasté.


Dans une lettre, le ministère syrien des Affaires étrangères a "demandé une nouvelle fois au Conseil de sécurité de l'ONU de prendre une position ferme contre le terrorisme".

 

Parallèlement, l'armée de l'air a bombardé le quartier de Jobar à Damas, les provinces de Homs (centre), Raqa (nord), Lattaquié (nord-ouest), de Damas et d'Idleb (nord-ouest) et la périphérie de l'aéroport de Mennegh, au nord d'Alep, que les rebelles tentent de prendre, tuant 15 insurgés.

Les violences ont causé lundi la mort de 159 personnes -36 soldats, 65 rebelles et 58 civils, selon l'OSDH.

 

Dans ce contexte de violences, le travail des journalistes sur le terrain est chaque jour un peu plus périlleux.Un journaliste italien est ainsi porté disparu depuis une vingtaine de jours. Domenico Quirico, qui travaille pour le quotidien italien la Stampa, était entré en Syrie clandestinement en provenance du Liban le 6 avril. Tout contact avec lui a été perdu depuis un message téléphonique remontant au 9 avril.
Selon Reporters sans frontières (RSF), sept journalistes sont portés disparus en Syrie, tandis que 23 autres ont été tués depuis le début du conflit en mars 2011, de même qu'au moins 58 citoyens-journalistes.

 

Reportage

À Damas, la vie continue pour l’élite pro-Bachar

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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