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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:11

 

 

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Barack Obama, un homme qui voit l'avenir... sans Israël

 

 

En affirmant, dimanche 5 février qu’il ne pensait pas qu’Israël avait pris une décision concernant une éventuelle attaque de l’Iran, le Président américain Barack Obama a indiqué qu’il préfèrerait dissuader Israël de toute action militaire, mais s’est constitué une réserve stratégique, en employant, dans le même temps, cette hypothèse de plans d’assaut de Jérusalem, de façon à intimider l’Iran pour l’amener à opter pour des discussions diplomatiques concernant son programme nucléaire. A cette fin, le Président a complètement contredit la déclaration du Secrétaire à la Défense Léon Panetta, six jours plus tôt, affirmant qu’il s’attendait à ce qu’Israël frappe l’Iran en avril, mai ou juin.

 

En Israël, aucune source connue n’a plus aucun doute sur le fait que le Gouvernement Netanyahou a, d'ores et déjà, arrêté une décision. Ceci a instantanément été confirmé par le Major-Général Amir Eshel, dont la nomination en tant que prochain commandant en chef de la force aérienne a été annoncée dimanche, et qui dirigera l’opération à venir contre l’Iran.

 

Obama a aussi déclaré : “Nous voulons nous assurer que nous travaillons pas à pas, alors que nous tâchons de résoudre ceci – espérons-le diplomatiquement ». Les analystes de Debkafile interprètent que par « pas à pas », il voulait signifier le rôle qu'il a assigné à Israël, dans la désinformation massive en cours entre l’Occident et l’Iran... [au pas derrière les Etats-Unis].

 

 

Téhéran a répliqué à cet assaut verbal à sa manière, en publiant un texte qui suggère, pour la première fois, que l’Iran n’attendrait pas d’être attaqué, mais se préparait à une action préventive de son cru contre Israël [Ayatollah Khamenei : "Tuez tous les Juifs, anéantissez Israël!" ]. Le texte parle d’une offensive surprise de missiles prenant pour cibles les installations militaires d’Israël, qu’on dit être concentrées entre Kyriat Gat et le Sud, ainsi que dans la région centrale de Lod-Modiin, que l’Iran considère être le ventre urbain et militaire d’Israël.

 


Deux évènements caractéristiques nous font sortir du verbiage ayant cours durant ces dernières 24 h :


1. L’Iran n’a aucune intention d’abandonner son orientation vers la bombe nucléaire. Selon les informations entre les mains d’Israël, son programme a franchi le point de non-retour et est capable de produire une arme dès que son dirigeant le décide. C’est cette situation qu’année après année, les dirigeants américains et israéliens ont juré d’empêcher.

 

L’Iran souligne son rejet de la diplomatie en refusant, avec un dédain affich", aux inspecteurs de l’AIEA, en visite dans le pays,     d’accéder à aucune de ses installations nucléaires.

 

2. La confrontation, menée par les Etats-Unis, contre l’Iran, lancée avec la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, a fait de la Syrie un foyer essentiel du conflit, particulièrement depuis le blocage russo-chinois de samedi, contre la résolution du Conseil de Sécurité de l’Onu visant à renverser le Président Bachar al Assad et à mettre à terme à sa répression sauvage. Israël ne joue aucun rôle dans ce bras de fer, et le Président Obama fait du mieux qu’il peut pour qu’Israël reste en dehors de la controverse avec l’Iran, également, alors qu’il continue à mettre l’accent sur le dialogue nucléaire. Il a été soutenu dans ce processus par l’ex-diplomate vétéran Thomas R. Pickering, qui a écrit dans le New York Times du 2 février, que les relations des Etats-Unis lui rappelaient le vieux proverbe afghan : «  Si vous passez un accord concernant des chameaux, assurez-vous auparavant que les portes sont suffisamment hautes » - signifiant que, pour parvenir à un accord, autant le Président Obama que le Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei devraient faire des concessions.

 

Autant les dernières paroles d’Obama indiquent que c’est bien cela qu’il veut, autant Khamenei, quant à lui, démontre qu’il est partisan de la tendance exactement opposée.

 

Israël peut, s’il le décide, chambouler cette diplomatie inique, avant d’être pris par une attaque surprise de l’Iran, sans préavis à Washington.

 

Pour l’Administration Obama, la défaite devant le Conseil de Sécurité de l’ONU a représenté un revers majeur au sommet, depuis les bouleversements intervenus au Caire.


Au contraire, Téhéran, s’est senti renforcé par ce qu’il perçoit comme une bouée de sauvetage lancée par Moscou et Pékin, volant au secours du régime Assad, jusqu’à présent, du moins, contre les attaques de ses ennemis et qui contribue à la stabilisation de son flanc méditerranéen vers l’Occident et surtout, préserve son front direct de confrontation avec Israël.

 

La chute du dictateur syrien volerait à Téhéran son plus puissant allié militaire, lui permettant de frapper Israël sans implication directe iranienne. Cela occasionnerait, aussi, l’affaiblissement du Hezbollah libanais en tant que force militaire. La restriction imposée à son lien géographique vers Téhéran, via la Syrie, exposerait la milice chi’ite à la pression diplomatique occidentale et arabe, ainsi qu'aux attaques d’Israël.

 

Dimanche 5 février, Téhéran a poursuivi par des manœuvres militaires de grande ampleur, d’une durée de trois semaines, dans le sud de l’Iran, face au Détroit d’Hormuz, au Golfe d’Oman et à l’Océan d’Arabie. Les Iraniens montraient ainsi à Washington qu’après avoir stabilisé leur front syrien, ils se préparaient à toute éventuelle surprise militaire que les Etats-Unis ou Israël pourraient lancer dans leur région la plus vulnérable.


Lundi 6 février, les sources de l’opposition ont rapporté que l’armée syrienne avait redoublé l’étendue de son offensive meurtrière à l’artillerie lourde et au mortier contre Homs et, pour la première fois, qu’elle avait bombardé la capitale financière et des affaires d’Alep. Des sources françaises rapportent que des véhicules blindés syriens ont attaqué Zabadani entre Damas et la frontière libanaise.

 

Si tous ces rapports se confirment, cela signifierait que Bachar al Assad tire un avantage impitoyable du répit que lui a ménagé le veto russe et chinois au Conseil de Sécurité, afin d’éradiquer définitivement le soulèvement contre lui une fois pour toutes.

 

Sur le front diplomatique, lundi, on rapporte que le camp occidental et arabe mené par les Etats-Unis pousse très fort pour que le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov et le chef des renseignements extérieurs Mikhaïl Fradkov fassent usage de leur visite à Damas, mardi, afin de contraindre Assad à abandonner ses attaques brutales, qu’ils sorte ses troupes des villes syriennes et démissionne.


A cette fin, le bloc occidental-arabe tente de mettre sur pied une nouvelle session du Conseil, avant la fin de la semaine – en espérant renverser le fâcheux contretemps de samedi dernier.

 

Les ministres des affaires étrangères du Conseil de Coopération des six nations du Golfe se rencontrent à Riyad, cette semaine, pour un nouveau cycle de consultations sur la crise syrienne, à la suite du fiasco du Conseil de Sécurité et la tentative avortée de déployer des observateurs dans ce pays dévasté par la guerre.


L’Occident menace également de livrer des armes lourdes aux rebelles, au risque d’une escalade vers une guerre civile de grande ampleur. En stimulant la force des rebelles, l’Occident pourrait dire à Moscou que la tolérance envers la perpétuation du régime Assad à la tête de la Syrie est tombée à zéro.

 

Les Russes sont appelés à revenir sur leur soutien à Assad et à renverser la politique qui a conduit à l’émission de leur veto, au Conseil de Sécurité. On saura si cela est ou non réaliste à la fin de la semaine.

 

http://www.debka.com/article/21714/

 

DEBKAfile Reportage spécial 6, février 2012, 3:35 PM (GMT+02:00)

Adaptation Marc Brzustowski
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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