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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:28

 

barack-obama-nouri-al-maliki-2011-12-12-13-31-30 (Copier)

 

Obama reçoit le Premier ministre irakien à la Maison Blanche.

 

 

Le tête-à-tête d’une demi-heure entre le Président américain Barack Obama et le Ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, à Washington, vendredi 16 décembre, s’est concentré, de façon vitale, sur l’épreuve de force syrienne et les dernières évolutions de la controverse à propos du programme d’armes nucléaires de l’Iran, selon les sources du renseignement à Washington de Debkafile.

 

Leur conférence était marquée du sceau de l’urgence, parce que, cette semaine, des évènements-clé, au Moyen-Orient, rendent un certain nombre de décisions nécessaires, autour de ces deux sujets.

 

L’achèvement de la mission militaire américaine en Irak induit des conséquences énormes, pour Israël, l’Iran et la Syrie, autant que pour l’Irak lui-même.

 

Du point de vue de Téhéran, le départ de l’armée américaine a levé un obstacle formidable, sur le chemin d’Israël, en cas d’attaque sur ses installations nucléaires : le contrôle de l’espace aérien irakien par l’armée de l’air américaine. Débarrassé de ce bouclier, l’espace aérien irakien offre à Israël un couloir ouvert, permettant à son aviation militaire d’atteindre l’Iran sans interférence. Les survols de n’importe quel autre pays, comme l’Arabie Saoudite, devraient dépendre de la coopération de leurs gouvernements dans le cadre de l’offensive anti-iranienne.

 

Téhéran a retardé le moment de parler de la capture du drone furtif américain, le RQ 170 Sentinel, jusqu’au 4 décembre, le minutant pour le mois final de retrait des troupes américaines d’Irak, dans le but de démontrer à Israël – et pas seulement aux Etats-Unis- que les ressources électroniques qui ont permis d’abattre le RQ 170 au-dessus de la frontière Afghanistan-Iran étaient encore disponibles pour que Téhéran brouille et fasse s’écraser des vols israéliens entrant dans l’espace aérien irakien. Par conséquent, la force aérienne israélienne ne pouvait plus être certaine de traverser sans encombre l’espace irakien pour réaliser son attaque.

 

De façon à contrecarrer, par un autre biais, les plans israéliens visant à frapper l’Iran, Téhéran a employé les services du Premier Ministre irakien Nouri al-Maliki, en visite à Washington (les 12 et 13 décembre), afin d’envoyer un message de conciliation au Président américain : les dirigeants islamiques souhaitaient détendre l’atmosphère avec l’Administration Obama et aborder les points de discorde – nonobstant les perturbations engendrées par les allégations à propos d’un complot des Brigades al-Qods d’assassiner l’Ambassadeur saoudien à Washington et par l’intrusion du drone furtif capturé dans leur espace aérien.

 

l’Iran a renforcé son message de bonne volonté, véhiculé par al Maliki, par quatre mesures supplémentaires :

 

1. Lundi 12 décembre, son ministre du renseignement Heider Moslehi s’est rendu à Riyad et a tenu des discussions avec le Prince Nayef de la Couronne saoudienne et le chef du renseignement, le Prince Muqrin. C’était la façon choisie par Téhéran pour informer Washington, selon les sources de Debkafile, que l’Arabie Saoudite était favorable à jouer un rôle contribuant à restaurer la relation avec la Turquie, qui correspond au choix d’Obama. Le séjour de Léon Panetta, le Secrétaire à la Défense américaine, durant deux jours, à Ankara, jeudi et vendredi, a encore souligné la préférence américaine envers la Turquie comme étant le principal facilitateur de sa politique au Moyen-Orient.

 

2.  Mercredi 14 décembre, un officier des Gardiens de la Révolution iranienne, Gholamreza Jalali, a annoncé que la plupart des installations nucléaires de l’Iran avait été relocalisées en souterrains. Donc, « Notre vulnérabilité dans le domaine nucléaire a atteint son niveau minimal », a-t-il affirmé.

 

Cette information était destinée à renforcer l’argumentaire de l’Administration Obama, disant que les chances qu’une attaque israélienne sur l’Iran ait le moindre résultat utile avait encore sérieusement dégringolé.

 

3.  Jeudi 16 décembre, le ministre des Affaires étrangères iranien, ali Akbar Salehi a déclaré : “Au cours des tous prochains mois, le premier plateau de carburant, produit à l’uranium enrichi à 20%, sera placé à l’intérieur du réacteur de recherche de Téhéran ».

 

Traduction : l’Iran se plie à la requête du Président Obama que l’uranium hautement enrichi de l’Iran, serait mis de côté pour la recherche –et non pour fabriquer une bombe nucléaire.


4.  Samedi 17 décembre, la Corée du Nord a fait connaître son accord pour suspendre son programme nucléaire d’enrichissement d’uranium et Washington a accepté, en échange, de fournir à Pyongyang 240 000 tonnes d’aide alimentaire.

 

Puisque l’Iran et la Corée du Nord marchent d’accoutumée d’un même pas en matière de stratégie nucléaire, l’acceptation par Pyongyang de l’exigence majeure de Washington peut être prise pour un indicateur de la volonté de la République Islamique de ralentir son propre enrichissement d’uranium, de façon à s'octroyer la contrepartie d’un allègement des sanctions.

 USiraq-withdrawal12.11 (Copier)

retrait américain d'Irak

 

La question syrienne a pesé lourd dans les discussions Obama-Maliki de cette semaine, parce que la sortie d’Irak de l’armée américaine ouvre un autre corridor, cette fois, pour l’Iran, lui permettant d’exploiter cette facilité pour tracer une route directe vers la Syrie, à l’usage de ses avions et véhicules militaires.

 

Le Président américain a insisté lourdement sur le fait que le Premier ministre irakien ne devait, en aucun cas, laisser une chose pareille arriver. Maliki a refusé de faire la moindre promesse, excepté uniquement que Bagdad se conformerait à la politique de la Ligue Arabe envers le régime Assad et ne violerait pas les sanctions que la Ligue a imposé contre Damas.

 

Dans le rapport qu’il a fait à Téhéran, Maliki a été en mesure de signifier qu’alors qu’Obama souhaitait jeter un oeil sur les propositions de l’Iran de ralentir l’enrichissement d’uranium, il n’entendait pas alléger la pression contre le Président Bachar al Assad.

 

Cela signifie que la porte est entrouverte pour que Téhéran tente d’amender ses lignes rouges à l’égard de Washington – démontrant ainsi que les Ayatollahs sont prêts à jeter Assad aux loups. Avant de faire un pas dans cette direction, les Iraniens exigeront, sans aucun doute, des garanties qui les prémunissent d’une attaque américaine ou israélienne contre leurs installations nucléaires.

 

 

L’état de santé stratégique d’Israël a subi un sérieux revers, du fait de ces évolutions, ses options contre l’Iran se réduisant à la portion congrue, ainsi que la proximité du déclenchement d’une action militaire. Le placement à l’abri des installations nucléaires, en sous-sol, la volonté du Président Obama de tenir compte des ballons d’essai conciliateurs venus de Téhéran, et l’émergence de Bagdad dans le rôle d’intermédiaire entre Washington et Téhéran, constituent toutes des mauvaises nouvelles pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense.

 

L’Iran a encore réussi à gagner artificiellement du temps et des délais pour pouvoir achever son programme d’armes nucléaires.

 

Même la perspective de l'option d’une chevauchée fantastique des avions israéliens à travers l’Irak, pour venir frapper l’Iran est probablement de courte durée : Téhéran, qui contrôle le Premier Ministre irakien, ne perdra pas de temps avant d’installer ses matériaux de guerre électronique et systèmes de renseignement en position pour fermer ce couloir à Israël.

 

Les options, en voie d’extinction, pour Israël contre l’Iran ont dominé les conversations entre Ehud Barak et Barack Obama, à Washington, vendredi.

 

DEBKAfile Reportage spécial 17 décembre 2011, 9:57 PM (GMT+02:00)

 

http://www.debka.com/article/21579/

Adapté par Marc Brzustowski

 

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commentaires

Roberto 19/12/2011 08:57

A présent, il devient de plus en plus clair que OBAMA permet aux Iraniens l'accès à la bombe atomique, et cela en trainant les pieds, et en faisant mine de ne pas comprendre. Les Iraniens n'ont
qu'un seul objectif, c'est gagner du temps. OBAMA "fait le bête" qui ne comprend rien, il fait exactement comme EL BARADEI, qui soit disant "avait des doutes" sur les intentions de l'Iran de
préparer en secret la fabrication de la bombe. Que des postes de cette importance stratégique soit utilisé par des Musulmans est une aberration, dans la mesure où il ne peuvent pas être neutre et
honnête, ils sont Musulmans et ils défendent les leurs.

georges 19/12/2011 00:32

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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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