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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 14:06

 

Obama et la politique du mépris


Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post 01/11/2012


http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=290189

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©


Les femmes voteront pour lui parce que nous sommes de stupides objets sexuels. Et les Juifs voteront pour lui parce qu’il nous emberlificote par ses platitudes tirées d’histoires de ‘Borscht, Belt et Schmaltz’ à l’occasion de Hanoukha.


« La première fois ne devrait pas être avec n’importe qui. Vous voulez le faire avec un type super ».

Ainsi commence la désormais fameuse publicité de la campagne présidentielle officielle de Barack Obama, sortie la semaine dernière. La ‘pub’ décrit une jeune femme nommée Lena Dunham, apparemment un célébrité parmi des Américaines de 15 à 20 ans.


Après cette introduction, Mlle Dunham poursuit encore pendant une minute et demi en discutant si la façon d’avoir sa première expérience sexuelle et de voter pour Barack Obama à la présidence sont vraiment la même chose, et comment les jeunes femmes ne veulent pas être accusées d’être soit vierges ou d’avoir laisser passer leur chance de voter pour Obama mardi prochain.


Je n’ai jamais été particulièrement intéressée par les soi-disant « problèmes de femmes ». Il ne m’a jamais semblé que quelque Parti ou politicien était particulièrement bon ou mauvais pour moi du fait de leur façon de penser sur les femmes. Tout cela a changé avec la pub de Dunham pour Obama.

Avec cette pub, Obama m’a convaincue qu’il est un misogyne.


L’utilisation de la campagne d’Obama dans un double sens pour comparer le sexe – l’acte le plus personnel et intime dans lequel nous nous engageons comme être humains – avec le vote – l’acte le plus public où nous nous engageons comme êtres humains – est un scandale.


C’est humiliant et méprisant pour les femmes. Cela nous réduit à des objets sexuels. Quand nous sommes appelées à voter selon Obama, esclaves de nos passions, nous prenons nos décisions non pas en nous fondant sur notre capacité à faire un choix rationnel. Mais nous choisissons plutôt nos dirigeants uniquement sur le fondement de nos désirs sexuels.


Au-delà de la tentative brute de la pub de dépersonnaliser, de généraliser, et de rabaisser l’acte le plus personnel que contractent les êtres humains, la pub est repoussante parce qu’elle tient pour acquis que ce qui se produit dans notre vie privée est l’affaire du gouvernement.


Sans vouloir trop insister là-dessus, cela est une posture totalitaire.

Le point essentiel d’une démocratie libérale [1] est de mettre une barrière entre la vie personnelle d’une personne et son gouvernement. Une démocratie libérale est fondée sur la notion de limitation du gouvernement. Elle assume qu’il existe beaucoup de lieux où le gouvernement n’a aucun rôle à jouer. Et d’abord et avant tout, ce lieu est la chambre à coucher.

La théorie derrière la limitation du gouvernement est que si on autorise le gouvernement à entrer dans notre espace privé, alors nous ne sommes plus libres. Quand – comme dans le cas de la pub Dunham – une campagne politique véhicule le message qu’il y a quelque chose de personnellement mauvais si l’on ne soutient pas activement un candidat, cela communique le message qu’on ne voit aucune différence entre vie privée et vie publique, et par conséquent, cela rejette la notion fondamentale de liberté par rapport au gouvernement. Et cela est répugnant, pas seulement pour les femmes, mais pour tous ceux qui prêtent de la valeur à la liberté.


L’un des aspects les plus surprenants de la pub d’Obama sur le sexe est de croire que pour que ce type de message puisse être efficace, la campagne a dû ignorer une montagne de données sur le groupe démographique ciblé par la pub – les jeunes femmes éduquées au début de leurs études l’universitaires.


Selon a peu près tous les documents d’enquête rassemblés au cours des 20 dernières années, les jeunes femmes dans l’Amérique d’aujourd’hui sont plus accomplies, plus motivées professionnellement, et réussissent mieux intellectuellement que leurs homologues masculins. Que la campagne d’Obama considère que ce groupe de femmes intelligentes et couronnées de succès puissent être conquises en faisant appel à leurs envies les plus basales plutôt qu’à leur capacité de raisonnement est humiliante et, peut-on penser, contre-productive.


Mais ce n’est pas surprenant.


Le fait est que la campagne d’Obama – et de fait la présidence d’Obama – a traité le peuple américain avec une arrogance et un mépris sans précédent. Sur toutes les questions successives, Obama et ses sous-fifres ont fui l’argumentation intellectuelle.


Problème après problème, ils ont préféré attaquer les détracteurs d’Obama comme des êtres stupides, retardataires, intolérants, belliqueux et mauvais.


Par exemple, quelle que soit la perception que quelqu’un a des évènements au Moyen Orient, il y a une raison légitime – et en fait critique – pour avoir une mauvaise opinion sur la nature des forces islamistes que le gouvernement Obama soutient depuis le Caire, l’Egypte, en passant par Alexandrie et jusqu’en Virginie [2].


Les ‘Frères Musulmans’ sont le mouvement le plus populaire dans le monde islamique. C’est aussi un mouvement totalitaire, misogyne, anti-juif, anti-chrétien et anti-américain. Il cherche à instaurer la suprématie islamique mondiale, le génocide de la communauté juive, l’assujettissement de la Chrétienté, et la destruction des Etats-Unis.


Il existe un dossier intellectuel à faire pour apaiser ces forces populaires, élues par le peuple.

Il existe un dossier (plus puissant) à faire pour s’y opposer. Mais plutôt que de discuter le moindre des arguments difficiles pour apaiser les ‘Frères Musulmans’, le gouvernement Obama a botté en touche en fustigeant tous ceux qui s’opposent à sa politique d’apaisement comme des racistes, des McCarthystes et des va-t-en-guerre.


Les femmes qui ne soutiennent pas Obama seraient des prudes tarées, les Américains qui s’opposent à sa politique d’apaisement des intolérants assoiffés de sang.


Et puis il y a eu l’attaque sur Benghazi le 11 septembre 2012 et les attaques islamiques en général sur des ambassades des USA à travers le monde musulman ce jour-là.


Les actes d’agression que des Musulmans ont effectués contre plusieurs ambassades des USA le 11 septembre 2012 et depuis ont tous été des actes de guerre contre l’Amérique.

Les émeutiers qui se sont abattus sur les ambassades des USA au Caire, à Tunis et au Yémen et ont remplacé le drapeau américain par celui d’al Qaïda ont tous violé la souveraineté du territoire des USA et accompli des actes de guerre. Les USA avaient le droit, selon la loi internationale, de répliquer et de répondre par la force militaire contre les émeutiers ainsi que contre leurs gouvernements. Au lieu de cela, la Maison Blanche a reproché ces actes de guerre à un citoyen des USA qui avait envoyé une vidéo sur ‘Youtube’.


Et puis il y a eu Benghazi. A Benghazi, des jihadistes ont poursuivi cette agression collective une étape plus loin. Ils ont attaqué le Consulat des USA et une maison de sûreté des USA avec des mortiers et des grenades propulsées par des roquettes. Leur but était d’assassiner tous les citoyens américains au sein des installations. En l’occurrence, ils sont parvenus à assassiner quatre Américains, dont l’ambassadeur des USA en Libye, Chris Stevens.


Dans les six semaines qui se sont écoulées depuis l’attaque à Benghazi, malgré la tentative d’obstruction du gouvernement, et malgré l’absence inexcusable d’intérêt des media américains pour cette affaire, l’information a filtré sans discontinuer, démontrant qu’Obama et ses conseillers de haut rang connaissaient en temps réel ce qui se passait sur le terrain. Il est aussi avéré qu’ils ont rejeté les requêtes multiples de multiples sources pour l’emploi de la force militaire facilement disponible pour sauver les vies des Américains sur le terrain.


Il peut y avoir de bonnes raisons pour qu’Obama et ses principaux conseillers aient refusé ces demandes répétées d’assistance, et aient ainsi permis que les citoyens américains coincés à Benghazi meurent. Mais Obama et ses conseillers n’en ont fourni aucune.

Plutôt que de défendre leurs actes, Obama et ses conseilleurs ont d’abord cherché à masquer ce qui advint en mettant les actes sur cette vidéo de ‘YouTube’.


Quand cette ligne de défense s’est effondrée dans sa propre absurdité, Obama est passé au reproche contre le messager.


Sa campagne a accusé tous ceux qui demandaient des explications sur les faits, et la vérité sur ce qui est arrivé à Benghazi, comme essayant de politiser l’attaque.


Obama lui-même a reproché au Capitaine Renault de jouer au ‘poseur’ et s’est déclaré : « Choqué, Choqué ! » que quelqu’un puisse oser insinuer qu’il n’ait pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver les vies des Américains qu’il échoua à sauver.

La raison spécifique pour laquelle des secteurs d’une société se sentent appelés à voter sur la base de leurs intérêts sectoriels plutôt que pour l’intérêt général comme citoyens de leur pays, c’est parce qu’ils sentent qu’un candidat ou un Parti met en danger spécifiquement ses intérêts sectoriels. De là, la pub Lena Dunham, qui insulte spécifiquement les femmes, devrait inciter les femmes à voter contre Obama.


Dans le cas de l’apaisement par Obama du monde musulman, il n’y a pas de groupe spécifique qui soit blessé plus qu’un autre par sa politique.


Comme nous l’avons vu en Libye, en Egypte, à Tunis, au Yémen et au-delà, sa politique d’apaisement mettra également en danger tous les Américains.


Cela n’est pas le cas du traitement par Obama d’Israël et des Juifs. Les partisans d’Obama ont toujours souligné les déclarations qu’il a faites et les actions qu’il a menées en relation avec Israël et les Juifs qui viennent relativement en soutien des deux.


Pour s’en assurer, comme tout autre président des USA, Obama a fait certaines déclarations, et décidé certaines actions, en soutien aux Juifs et à Israël. Mais à l’opposé de la plupart des autres présidents des USA, il a fait beaucoup plus de déclarations et pris bien plus de décisions méprisantes et hostiles à l’encontre d’Israël et des Juifs.
Et cela est inexcusable.


Il est inexcusable qu’il ait usé d’un langage antisémite codé pour reprocher les malheurs économiques de l’Amérique aux « Gros Chats banquiers » [3]. Il est inexcusable que sa secrétaire d’Etat et ses principaux conseillers aient fait référence de manière répétée au soi-disant lobby d’Israël pour expliquer pourquoi l’Amérique serait empêchée de vendre Israël aux loups.


Il est inexcusable qu’Obama envoie ses adjoints devant les caméras pour qualifier le Premier ministre d’Israël « d’ingrat », ou bien pour fustiger Israël d’avoir permis que des Juifs construisent leur maison à Jerusalem sur la terre qu’ils possèdent et pour permettre aux Juifs d’exercer leurs droits légaux sur leur propriété – simplement parce qu’ils sont Juifs.

Israël est l’allié le plus important des USA au Moyen Orient. Comme tel, il mérite d’être bien traité par les USA – tout le temps. Toute décision de traiter Israël avec mépris est un acte hostile non provoqué et il est donc inexcusable.

De même, les Juifs des USA ont le droit de gagner honnêtement leur vie en faisant ce qu’ils veulent – y compris en travaillant à Wall Street ou en possédant un casino à Las Vegas. Les Juifs ont le droit d’être traités avec respect par le gouvernement des USA. Ils n’ont pas à craindre de voir leur réputation ternie par des politiciens qui usent de figures de style antisémites pour gagner un avantage politique.


La diffamation méprisante de la part d’Obama d’Israël et des Juifs américains qui réussissent le rend mauvais spécifiquement pour les Juifs. Exactement comme la pub Dunham démontre son hostilité subliminale envers les femmes et montre ainsi clairement que les intérêts des femmes sont mis en péril par sa présidence, de même le traitement hostile répété d’Israël et des Juifs américains par Obama fait de lui un danger spécifique pour les intérêts juifs.


Beaucoup de prétendus profonds penseurs ont proclamé que l’élection présidentielle est un choix entre deux récits concurrents. Mais ceci n’est pas une description exacte de cette compétition.


Seul le candidat Républicain Mitt Romney présente un récit. Dans celui-ci, les USA font face à de très difficiles problèmes en politique intérieure mais aussi extérieure. Romney a fait part de ses priorités pour les problèmes qu’il se propose d’affronter, et il a présenté des stratégies politiques qu’il adoptera s’il est élu mardi prochain.


D’un autre côté, dans le récit d’Obama, les vrais problèmes auxquels l’Amérique est confrontée sont la conséquence du pouvoir de ses adversaires politiques et des alliés de l’Amérique.


Benghazi ne serait pas un problème si ses opposants politiques n’en parlaient pas. Les jihadistes ne sont pas un problème. Le problème, ce sont les gens qui disent qu’il y a un problème. La dette nationale n’est pas un problème. Le problème, ce sont les « banquiers Gros Chats ».

Les femmes voteront pour lui parce que nous sommes de stupides objets sexuels. Et les Juifs voteront pour lui parce qu’il nous emberlificote par ses platitudes tirées d’histoires de ‘Borscht, Belt et Schmaltz’ à l’occasion de Hanoukha.

Que D.ieu nous vienne en aide si son appréciation méprisante de ses compatriotes est confirmée mardi prochain.


caroline@carolineglick.com

Notes du traducteur :

1 – ‘Liberal’ en américain n’a pas le même sens qu’en français : le mot s’attache au respect de la liberté individuelle des citoyens, très jaloux de l’absence d’emprise de l’Etat sur leur vie privée.

2 – C’est en Virginie que se trouve le Siège de la C.I.A. (Agence Centrale du Renseignement).

3 – Les « Gros Chats » sont des dirigeants qui touchent des salaires considérés excessifs.  

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Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

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Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

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Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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