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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:32

Barack Obama veut tirer les leçons du printemps arabe

 

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Par Laure Mandeville
19/05/2011 | Mise à jour : 08:36
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Barack Obama et le roi Abdallah II de Jordanie, mardi à Washington, après une rencontre bilatérale autour du conflit israélo-palestinien.
Barack Obama et le roi Abdallah II de Jordanie, mardi à Washington, après une rencontre bilatérale autour du conflit israélo-palestinien. Crédits photo : MANDEL NGAN/AFP

Après avoir, en 2009, tendu la main aux musulmans, le président américain entend aujourd'hui soutenir le combat des démocrates.

Presque deux ans séparent le flamboyant discours du Caire de juin 2009, de celui, très attendu, que Barack Obama prononcera jeudi au département d'État sur l'avenir du Moyen-Orient. Deux ans qui auraient pu n'avoir que peu d'incidences sur l'approche du président s'il n'y avait eu deux événements capitaux qui, en cinq mois, ont changé dramatiquement l'équation régionale: d'un côté, les révoltes arabes, printemps qui a bouleversé la carte du Moyen-Orient, balayant certains dictateurs, en fragilisant d'autres, faisant surgir, surtout, l'aspiration démocratique des peuples comme un fait majeur de la donne politique. De l'autre, fait plus conjoncturel, mais central, l'élimination de Ben Laden, tête pensante de l'hydre al-Qaida.

La conjonction des deux événements démontre que l'islamisme radical est un mouvement «voué à tomber dans les poubelles de l'histoire», a noté le porte-parole présidentiel, Jay Carney, lors d'un récent briefing.

Utilisant pratiquement la même formule lors d'un récent discours devant le Washington Institute, le conseiller à la sécurité nationale d'Obama, Thomas Donilon, a confirmé ce diagnostic, laissant clairement entendre que l'Administration entendait bien profiter de cet appel d'air. L'idée est de saisir «l'opportunité politique» du printemps arabe et de l'affaiblissement d'al-Qaida, a insisté Carney. Barack Obama «parlera en particulier de la façon dont nous pouvons soutenir ces changements bénéfiques, tout en nous concentrant sur nos principes de base: la non-violence, les droits de l'homme et le soutien à des réformes politiques et économiques», a-t-il expliqué.

Il y a deux ans, le discours du Caire s'était moins intéressé à la démocratisation du Moyen-Orient qu'à la nécessité de pacifier les relations entre islam et Occident. Décriant le projet de démocratisation du monde arabe de George W. Bush, jugé discrédité par la guerre d'Irak, l'équipe Obama avait préconisé une approche basée sur «le dialogue des cultures». Il s'agissait d'assurer le monde musulman de la bienveillance de l'Occident, au lieu de vouloir lui imposer les valeurs «universelles» américaines. Cette politique allait d'ailleurs pousser le président Obama à être fort réservé dans son soutien à la «révolution verte» des démocrates iraniens, qui allait éclater peu après.

Mais avec le printemps arabe, Obama prend désormais la mesure d'une jeunesse qui ne tient nullement à être ­définie par sa seule religion, mais au contraire par ses aspirations universelles. Comme s'il regrettait sa timidité initiale en Iran, il a donc adopté une approche beaucoup plus dynamique face au printemps égyptien, lâchant notamment le dictateur Hosni Moubarak pendant la révolution menée depuis la place Tahrir. Cette volonté d'encourager la réforme devrait se traduire par le déblocage d'une aide substantielle à l'Égypte, lors du G8/G20 de Deauville, en accord avec les Européens, à la fois pour organiser les élections à court terme et préparer une stratégie de long terme.

Le défi israélo-palestinien

Les experts insistent toutefois sur la difficulté que représente pour Obama une région aux situations «très diverses». La Maison-Blanche a donné son accord à une intervention militaire en Libye mais s'est contentée de condamner la répression syrienne ou bahreïnienne. «Une approche qui tente de réconcilier les intérêts géostratégiques de l'Amérique, en matière d'antiterrorisme, de pétrole et de soutien à Israël, avec la défense des droits des peuples, c'est ardu», notait récemment le chercheur Brian Katulis, du Center for Americain Progress.

De ce point de vue, les observateurs jugent que Barack Obama pèsera soigneusement ses mots ce jeudi. «L'une des difficultés va être de faire sens pour les millions de personnes qui espèrent le changement, sans fâcher des alliés importants des États-Unis dans le Golfe, qui ont intérêt à préserver le statu quo», comme l'Arabie saoudite, renchérit Haïm Malka, expert au Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS).

Le taux de popularité d'Obama, autour de 10%, est très bas dans le monde arabe. La question se pose notamment de savoir comment le président américain traitera du conflit israélo-palestinien après l'échec en rase campagne de sa stratégie de pression sur Israël pour mettre fin à la colonisation des Territoires occupés comme préalable aux négociations.

Ulcérés par la passivité américaine, les Palestiniens ont décidé de passer outre à la médiation de Washington et de demander une reconnaissance de leur État à l'ONU, mettant Barack Obama au défi de reprendre l'initiative. Mais avec le récent accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, qui refuse de reconnaître l'État d'Israël, on voit mal comment le président pourrait convaincre le premier ministre israélien de bouger plus que sur le plan rhétorique lors de leur rencontre demain. À moins d'une surprise, qui, selon CNN, pourrait venir avec l'annonce de larges sanctions contre le régime syrien.

LIRE AUSSI :

» Un plan d'aide US au monde arabe

» Les trois défis de l'après-Ben Laden

» Égypte: un tournant pour le jeu américain dans la région

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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