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Ce n’est pas un mystère, Ofeq 9 est une commande de l’IMOD (ministère de la défense israélien) et s’inscrit dans un concept plus global de NCW. Lancé depuis la base de Palmah’im au sud de Tel-Aviv, en orbite rétrograde, en direction des eaux internationales de la Méditerranée, Ofeq 9 rejoint une petite constellation de satellites de reconnaissance déjà en activité. 

C’est le neuvième tir du lanceur Shavit depuis 1988, date à laquelle Israël a intégré le club des nations spatiales.  Sur des opérations moins sensibles, Israël coopère étroitement avec les agences de pays amis. Les ingénieurs israéliens sont ainsi familiers des bases de lancement de Kourou (France), Satish Dhawan (Inde), Baïkonour (Kazakhstan) ou Svobodny (Russie).

En guise d’énigme, le ministère de la défense, toujours attentif à la sémantique,  à sauté le chiffre 8 sur la série Ofeq (Tecsar prenant la place d’Ofeq 8). La capacité de résolution du nouveau satellite dont l’intérêt réside dans les systèmes electro-optiques et telecoms embarqués, n’est pas communiquée. La  précision est  cependant inégalée si  l’on se base sur les performances antérieures d’Eros B par exemple,  estimées il y a 4 ans, à moins de 70 cm.  En tout état de cause,  l’IMINT (renseignement d’origine image) est une science en pleine évolution et les spécifications d’Ofeq 9 seront vite dépassées par la nouvelle génération d’Opsat déjà en cours de développement.

Le principal facteur de percées et d’innovations  technologiques réside dans l’intensité collaborative investie dans ces projets stratégiques. Ofeq 9 réunit ainsi en réseaux, les savoir-faire de l’élite duale de la Silicon Valley israélienne : IAI, El-Op, Rafael, IMI,  Tadiran Spectralink, Elisra, pour ne citer que les principaux.

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

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