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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:58

 

 

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Manfred Gerstenfeld s’entretient avec Netanel S.

 

 

“Mes parents m’ont élevé en tant que Chrétien, pourtant, dès mon enfance, j’ai entretenu une relation spéciale avec le Judaïsme. Quand j’ai décidé, un peu plus tard, de me convertir, ma mère m’a révélé, de façon surprenante, que sa mère lui avait dit avoir une origine juive. Mais, il n’en restait aucune preuve.

 

“En 2005, alors que j’étais en vacances en Israël, je suis tombé malade et j'ai été soigné par un médecin dans une école orthodoxe, la Yeshiva de la Diaspora. Par la suite, j’ai décidé de rester et d’étudier là un certain temps, même si je n’étais pas officiellement reconnu comme Juif ».

 

Netanel S. est un jeune homme, né à Arnhem, aux Pays-Bas. Il a grandi dans un village près de là. Il est, à présent, devenu un Juif ultra-orthodoxe et vit en Israël, depuis 2009.

 

“Quand j’étais élève du lycée d’Arnhem, j’ai commencé à porter une kippa. Cela m’a immédiatement causé des problèmes. Dès que j’entrais en classe, certains élèves se mettaient à faire des bruits comme des sifflements, pour imiter le gaz des camps d’extermination nazis. Ils employaient, également, souvent le terme « Juif » de manière péjorative dans les discussions. Le conflit palestino-israélien revenait à tout bout de champ dans les conversations, quel que soit le sujet. Il s’agissait, principalement, d’élèves marocains qui se comportaient de la sorte, mais aussi des Turcs et des Irakiens.

 

“Après quoi, j’ai suivi les cours d’une école de commerce, dans les matières juridiques et administratives, dans la ville proche de Velp. J’ai subi à nouveau du harcèlement, mais moins souvent qu’au lycée. J’étais le seul étudiant juif de cette école. A chaque fois qu’on mentionnait Israël de manière négative aux actualités, j’en étais accusé. Les jeunes immigrés non-européens m’appelaient « le cancer Juif » et le « cancer sioniste ». Je n’ai pas subi de violence physique. Cependant, quelqu’un m’a craché au visage, à la gare d’Arnhem, alors qu’il n’y avait aucun témoin autour.

 

“Quand je vivais encore chez mes parents, j’ai commencé à en avoir assez d’être regardé avec insistance et de me faire insulter dans la rue. J’ai décidé de modifier mes habitudes vestimentaires, durant quelques jours. Je portais alors un manteau court, j'ai caché mes peot [papillottes] sous ma kippa et me suis mis à porter un chapeau. J’aurais difficilement pu m’imaginer à quel point on pouvait se sentir normal en marchant dans les rues, au moment où je me suis mis à cacher mon identité. Personne ne me traitait de tous les noms. Quelques jours après, j’ai repris mes vêtements habituels et les insultes ont recommencé. Un peu plus tard, j’ai travaillé dans un centre d’appel de la ville d’Amersfoort. Les employés étaient, presque tous, des Hollandais « de souche » et je n’ai rencontré aucun problème. J’étais traité avec beaucoup de gentillesse par l’encadrement. J’ai obtenu des jours pour toutes les fêtes juives. Par contre, dès que je retournais dans la rue, j'étais harcelé.

 

“En décembre 2008, j’ai déménagé à Rotterdam, où je me suis retrouvé au chômage. Presqu’à chaque fois que je sortais, je me faisais insulter, parfois même par de vieux couples d’Arabes, qui avaient l’allure de musulmans traditionnels. Tous les samedis, je me rendais à pied à la synagogue avec des amis. Chaque semaine, on se faisait injurier au moins deux fois, et c’était toujours par des immigrés non-européens. On entendait toutes sortes de jurons imaginables associés au mot « Juif », et des remarques désobligeantes sur nos mères. On a aussi entendu certains individus nous crier « qu’Hitler a fait du bon travail ».

 

“Au début de l’année 2009, j’ai commencé à tenir un journal de bord comportant toutes les insultes qui m’étaient adressées. J’écrivais, par exemple, « Le premier jour de Pessah 2009, je me promenais avec un ami dans le parc. Des dizaines de Marocains nous ont traités de « Juifs », « Cancers Juifs », et « Sionistes ». Ils criaient aussi : « Palestine libre ». Plusieurs natifs Hollandais ne faisaient que regarder. J’ai adressé ce que j’ai écrit à l’Organisation de Défense des Juifs de Hollande, le CIDI. Ils en ont publié des extraits. En relisant mon journal de bord, je me suis aperçu que ce type de harcèlement était, presque toujours le fait de Marocains. Les deux seuls quartiers, aux Pays-Bas, où un Juif reconnaissable comme tel peut se balader librement, de nos jours, sans se faire injurier, ce sont le quartier de Buitenveldert à Amsterdam et dans la banlieue d’Amstelveen.

 

J’ai déménagé à Antwerp en 2009. Je ne m’y suis fait insulté qu’une seule fois. C’était à la gare ferroviaire, où un groupe de Hollandais m’a crié dessus : « Cancer Juif ! ».

 

J’ai tout quitté pour Israël, en décembre 2009. A la fin 2010, j’ai rendu visite à mes parents. J’ai d’abord pris un vol pour la Belgique, puis pris un train pour les Pays-Bas. Au poste-frontière de Roosendaal, pour entrer en Hollande, j’ai changé de train. J’avais à peine mis le pied sur le quai, qu’un natif de Hollande d’environ la trentaine m’a crié en anglais, avec un épais accent néerlandais : « Vous avez tué Jésus ».

 

“Quand j’étais à la maison, chez mes parents, j’allais rarement me promener à l’extérieur. Au moment de mon départ, ils m’ont conduit à la gare d’Arnhem. A peine descendus de la voiture, des Hollando-Marocains , en passant en voiture, nous ont crié quelque chose de très moche contre les Juifs. Jusque là, chaque fois que je parlais à ma mère du harcèlement auquel j’étais confronté, elle pensait : « peut-être qu’il exagère un peu ». Cette fois, c’est elle-même qui s’y est vue confrontée.

 

“Certaines fois, ce sont des Hollandais de souche qui m’ont fait des remarques antisémites. Ce qui me dérange le plus, c’est que beaucoup de Hollandais prétendent qu’ils ne sont pas antisémites. Pourtant, si jamais un incident antisémite se produit, ils préfèrent regarder ailleurs et ne disent rien. De nos jours, ils considèrent cela comme un comportement tout-à-fait acceptable ».

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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commentaires

Patrick 14/03/2013 01:48

A vomir de voir cette europe humaniste stupide gouvernée par des idéologues remplis de rêves qui ne coutent cher qu'à ceux qui n'ont rien demander.Décidemment l'Europe n'a pas changé.Les racines
profondes sataniques que sont l'antisémitisme à savoir l'antisionisme aujoudh'ui qui est la même chose mêlée à l'islam avec une opération de charme des musulmans envers les chrétiens va amener une
situation de plus en plus oppressante et dangeureuse, pourvoyeuse d'un éventuel holocauste...il est temps pour les juifs d'Europe...CELA DEVIENT DANGERUX !!! de RENTRER ! en Eretz et d'accomplir
les prophéties en peuplant et défendant la terre d'Israel.Israel vaincra et sera sauvé.Personne ne prendra Jérusalem de force.Vive Israel et vive le peuple juif qui a tant béni les Nations !!! dans
son mahleur d'exode au milieu des Nations.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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