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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 07:52

 

 

mercredi 24 juillet 2013, par MarcBRZ

 

Par Manfred Gerstenfeld/jforum.fr

Plus de 40% de citoyens de 16 ans et plus, appartenant à 7 pays de l’Union Européenne sont d’accord avec la proposition disant qu’Israël mène une guerre d’extermination contre les Palestiniens. On peut l’extrapoler à partir d’une étude entreprise, en 2011, par l’Université de Bielefeld, à la demande de la Fondation Friedrich Ebert. Cette dernière est associée au Parti Social-Démocrate allemand. Trois autres études, respectivement en Allemagne, Norvège et en Suisse offrent des données similaires. Dans les deux premières, on a demandé aux personnes interrogées s’ils acceptaient la déclaration suivante : « Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis se sont comportés envers les Juifs ».

Le 8 juillet, Raphaël Ahren a publié un article dans le Times of Israel, intitule : “La Vie Juive en Europe –Mourir, mais de mort lente ?”. Il cite, de façon extensive, des extraits de mon livre : « Demonizing Israel and the Jews » [« La Diabolisation d’Israël et des Juifs »]. J’y écris, en me fondant sur les études citées ci-dessus, qu’on peut évaluer à 150 millions le nombre d’adultes antisémites dans l’Union Européennes, si on leur applique la propre définition de travail de l’UE, sur l’antisémitisme. Ahren mentionne, également, l’opinion du Professeur Robert Wistrich, de l’Université Hébraïque, qui conclut qu’il existe surtout 150 millions d’ignorants [idiots] dans l’Union Européenne.

Cela dit, pour Israël, il n’est pas très pertinent de savoir si un nombre aussi énorme d’Européens est plus antisémite qu’idiot ou l’inverse. Est-ce que les Chrétiens du Moyen-Âge européen, qui croyaient vrai le mensonge que les Juifs de leur génération étaient responsables d’avoir tué Jésus, bien des siècles auparavant, étaient plus antisémites qu’idiots, ou les deux ? Ce n’est pas très important de savoir quel label leur appliquer. Ils ont chassé les Juifs de leurs pays, ou les ont assassinés. Est-ce que ceux qui se sont laissé séduire par la propagande nazie, affirmant que les Juifs étaient « des sous-hommes, des bactéries et de la vermine », étaient antisémites ou idiots ? Pour les Juifs exterminés, le distinguo est assez peu pertinent, on en conviendra.

Imaginons qu’un sondage se déroule dans un certain nombre de pays de l’UE, enquêtant pour savoir si les gens sont d’accord avec l’assertion affirmant que les Allemands ont régulièrement des relations sexuelles avec leurs propres enfants. Il est plus qu’improbable que le tableau de ceux qui acceptent cette proposition puisse atteindre, de près ou de loin, les configurations mentionnées plus haut, à propos de Juifs qui commettraient un génocide contre les Palestiniens. Si on soutient que beaucoup d’Européens sont idiots, alors il faut croire qu’ils sont, de toute évidence, des idiots très sélectifs.

Il y a d’excellentes raisons à cette idiotie discriminatoire. Une incitation extrémiste et continuelle a généré un climat dans lequel un grand nombre d’Européens veulent prendre pour argent comptant les accusations les plus monstrueuses contre les Juifs. Il n’y a pas d’incitation équivalente, concernant un comportement sexuellement déviant des Allemands, bien qu’il n’ait pas plus d’existence.

Pour les dirigeants européens, les études ci-dessus peuvent avoir des conséquences extrêmement négatives. Par conséquent, la politique dominante, en Europe, semble bien qu’il est hautement préférable d’ignorer, de démentir ou de blanchir de telles conclusions d’enquête. On peut résumer cette attitude comme : « Cela ne doit pas être vrai, donc cela ne peut pas être vrai ». La première conséquence de l’acceptation de ce nombre de 150 millions d’antisémites serait son impact sur l’image de l’Europe. La propagande européenne, au cours des dernières décennies a présenté l’UE comme un continent « humaniste et cultivé ». Si une aussi grande part de sa population partage des idées fausses, moyen-âgeuses et diabolisatrices envers Israël, alors, on aurait affaire, avant tout, à un conglomérat plutôt hideux d’un grand nombre de gens ayant un point de vue criminel sur autrui.

Ce n’est là qu’un des résultats de ces études – conjugué à un recueil d’informations plus anecdotiques – à propos des attitudes adoptées par beaucoup d’Européens envers Israël. Une conséquence supplémentaire serait qu’une investigation devient nécessaire pour analyser comment ces points de vue diabolisants et massifs ont pu voir le jour et se répandre. On doit comprendre, cependant, qu’il existe une différence avec la façon dont les incitateurs Chrétiens antisémites du Moyen-Âge et, plus tard, les Nazis et leurs alliés, ont pu créer une atmosphère faisant apparaître les Juifs comme le « Mal Absolu » de leur époque. Les incitateurs chrétiens disaient explicitement que les Juifs étaient coupables de Déicide – du meurtre de D.ieu. Les Nazis accusaient ouvertement les Juifs d’être « des sous-hommes ». La diabolisation d’Israël, aujourd’hui se pratique d’une manière très différente et insidieuse. Si on demandait à des incitateurs contemporains notoires contre Israël, s’ils sont d’accord avec la proposition disant qu’Israël se comporte comme les Nazis, il y a fort à parier que beaucoup répondraient par la négative.

Pourtant, ils ont contribué à créer l’atmosphère dans laquelle beaucoup d’autres Européens ont commencé à croire qu’Israël se comporte comme les Nazis. Cela a pu se faire d’une multitude de façons. On a prétendu que « Les implantations juives sont un obstacle crucial pour la paix avec les Palestiniens ». En même temps, de nombreux incitateurs sont restés silencieux, concernant laglorification permanente des meurtriers de civils israéliens, réalisée par l’Autorité Palestinienne et l’appel au génocide des Juifs, écrit noir sur blanc, sur la Charte du Hamas.

L’étape suivante était de prétendre que “la résolution du conflit palestino-israélien est la clé de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient ». Après deux révolutions égyptiennes, des attentats terroristes fréquents, de la part de Chi’ites et de Sunnites irakiens, plus de 100.000 Syriens massacrés et tant d’autres ailleurs au Moyen-Orient, est-il, pour autant, politiquement correct de désigner certains dirigeants européens anti-israéliens comme étant mentalement dérangés ou instables ?

On ne peut exposer ici qu’un petit échantillon de la façon dont les croyances anti-israéliennes se sont formées, au sein de vastes segments de la population d’Europe. Des condamnations fréquentes d’Israël, conjuguées à l’ignorance de la criminalité galopante dans la plupart des régions du monde musulman, en est une autre. Tout comme le fait d’insister sur des nouvelles essentiellement négatives, concernant Israël, dans les médias.

Il existe aussi une liste presque infinie de mensonges, d’accusations et d’exagérations contre Israël, prononcées par des Européens de premier plan. En outre, divers types d’arguments fallacieux sont utilisés, tels que les double-standards [« deux-poids-deux-mesures »] et l’équivalence morale abusive. Une autre idée fausse favorite consiste à chercher le bouc-émissaire. Par exemple, on peut facilement vérifier quels dirigeants ont accusé Israël, lorsque c’est le Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza, en 2007.

Aucune de ces idées fausses ne cause de dégâts énormes par elle-même. Cependant, mises ensemble, elles ont généré un climat mental dans lequel tant d’Européen finissent par croire que les Israéliens se comportent vraiment comme des Nazis !

Une investigation approfondie sur les origines de ce climat pourrait être le point de départ d’unedémarche très problématique pour l’UE. De quelle façon pourrait-on agir à l’encontre des incitateurs européens, d’autant plus que la plupart proviennent des « courants dominants les plus respectables » ? Comment l’UE pourrait-elle changer de direction, avec la ferme résolution de mettre un terme à sa propre incitation, lorsqu’elle devient trop fréquente ? Et, de façon plusdéterminante, concernant Israël – si aucune action concrète n’est menée, les Européens continueront-ils de dériver, en passant de simples points de vue criminels répétés comme des évidences, à la criminalité éprouvée – tout comme ils l’ont déjà fait, au siècle précédent ?

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski/jforum.fr

Voir : Précédents articles à ce Sujet : Révoltant : 150 millions d’Européens haïssent Israël. Partie 1-

Révoltant : 150 millions d’Européens détestent Israël.– Partie 2

Les Juifs doivent quitter l’Europe, maintenant !

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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