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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:06

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Mohamed Al-Dura, levant le coude... après sa "mort", selon la doxa enderlino-palestinienne. 

 

Jonathan S. Tobin@tobincommentary 19.05.2013 - 3:46 PM

 

Il y a presque 13 ans, le Premier Ministre d’alors, Ehud Barak, s’est rendu à Camp David pour mettre un terme au conflit avec les Palestiniens. Avec l’approbation du Président Bill Clinton, il a offert un état indépendant à Yasser Arafat, dans presque toute la Judée-Samarie, Gaza et une partie de Jérusalem. Arafat avait alors dit : « Non ! ». A peine quelques mois plus tard, les Palestiniens ont donné une inflexion à ce refus, en lançant l’offensive terroriste qu’on a désignée sous le nom de « Seconde Intifada ».  Pourtant, en dépit du fait que ce sont bien les Palestiniens qui ont rejeté la paix et qu'ils se soient engagés dans un cycle d’attentats terroristes contre des cibles israéliennes, qui arracheront plus de 1000 vies israéliennes, la plupart des médias occidentaux les ont décrit comme étant les « victimes ». Bien que le processus qui a mené à ce mystérieux renversement soit complexe, un incident particulier est devenu le symbole de cette cruelle distorsion : l’affaire Mohamed Al-Dura.

La machine de propagande palestinienne a fait, à l’époque, la promotion d’un récit selon lequel l’armée israélienne avait tiré pour tuer un petit garçon, alors que son père et lui cherchaient refuge pour échapper aux combats, près d’un carrefour à Gaza. La séquence filmée, fournie par la Télévision française, a fait de cette tragédie une célèbre cause internationale et les excuses officielles israéliennes n’ont fait que renforcer le narratif palestinien et contribué à transformer al-Dura en symbole de l’enfant victime de la bestialité israélienne et celui de leur propre souffrance. Pourtant, très tôt, les doutes ont commencé à faire surface, quant à la  véracité de la revendication de la responsabilité israélienne, les divergences et mensonges présents dans le récit palestinien ont été exposés dans divers organes de presse occidentaux. Au fil des années, on a débusqué et dénoué, en divers lieux, les fils blancs de l’histoire initiale. Un documentaire allemand a prouvé que les tirs qui ont tué le garçon ne pouvaient pas provenir de la position israélienne et l’enquiquineur ["l'empêcheur d'endoctriner en rond"] français Philippe Karsenty, qui montrait que le reportage d’origine était faux, a été poursuivi par le journaliste-vedette Charles Enderlin (qui avait programmé le mensonge initial), mais, il a, finalement, été justifié dans la poursuite de son combat. A présent, il apparaît que le gouvernement israélien s’est, finalement, emparé du problème et qu’il a publié ce qui pourrait être un rapport définitif,     qui aboutit à la conclusion la plus sévère possible, au sujet du mythe Al-Dura. Comme Haaretz le mentionne :

 

Treize ans après qu’un échange de tirs à Gaza semble avoir eu pour résultat la mort d’un garçon palestinien, au début de  la Seconde Intifada, une commission d’enquête israélienne a découvert «  qu’il existe de nombreux indices » que Mohamed al-Dura et son père, Jamal, « n’ont, en définitive, jamais été touchés par des tirs d’armes à feu » - ni israéliens ni palestiniens-.

Le panel d’enquête nationale affirme, de plus, que contrairement au reportage devenu célèbre, diffusé par la chaîne de télévision France 2, le jour de l’incident, le 30 septembre 2000, Mohamed al-Dura, 12 ans, apparaît vivant à la fin de la séquence, qui a été prise de l’évènement, une fois revue en intégralité.

La réponse, qui sera faite à ce rapport, est prévisible. Le monde arabo-musulman rejetera toute enquête concernant cette affaire, qui n’acceptera pas l’imprimatur de son récit. Mais plus troublante sera la réplique de beaucoup en Occident et même en Israël, qui demanderont pourquoi on devrait se préoccuper d’une histoire aussi ancienne. Nous devrions, affirmeront-ils, nous soucier de la façon de mettre un terme au conflit, pas de qui a tué, ou pas, al-Dura. Pour Israël ou ses amis, passer encore du temps sur ce problème constitue une diversion, quant à l’effort pour renouer le processus de paix, qui ne fera que susciter la colère des Palestiniens, lesquels diront que tout argumentaire sur cet incident fait la preuve d’une insensibilité, même si les faits sont correctement rétablis. Mais, quiconque doute de l’importance de débusquer ce qui a constitué une nouvelle version de la vieille accusation antijuive de crime rituel, a tort.

Il y a eu de nombreux très bons comptes-rendus de cette affaire, dont cet article de Nidra Poller, publié dans le Commentary de septembre 2005. J’ai, également, écrit à ce propos, sur notre blog, à plusieurs reprises, dont cet article de l’an dernier, sur le dossier exposé devant le tribunal français. Pourtant, même avant que ceux-ci ne soient diffusés, l’un des premiers comptes-rendus de l’affaire al-Dura en Occident, est allé droit au cœur du problème. L’article de juin 2003, dans the Atlantic, rédigé par James Fallow, “Who Shot Mohammed al-Dura?”[“Qui a tué Mohamed Al-Dura?”] démontrait, non seulement, les faits, selon lesquels il y avait de bonnes raisons de douter de la version initiale de l’histoire, mais que les faits, en eux-mêmes, ne changeraient le point de vue de personne, à cause du statut d’icône de la photo supposée décrire l’enfant et son père. Effectivement, il semblait suggérer, dans un esprit déconstructiviste, que la vérité objective était, elle-même, impossible, puisque les deux camps cherchaient à recréer leurs propres faits dans le but de prouver qu’ils avaient raison.

 

 

Fallows portait un point de vue sur le caractère insoluble de ce débat. Mais, le problème, ici, c’est que le mensonge autour d’al Dura n’est, en rien, périphérique, s’agissant des perceptions déformées, majoritairement répandues, concernant la globalité du conflit. Si, comme je l’ai écrit le mois dernier, des médias dominants, tels que CNN et Fareed Zakaria du Timemagazine peuvent affirmer qu’Israël n’a jamais offert la paix aux Palestiniens, et peuvent s’en sortir avec ça, c’est qu’il y a vraiment quelque chose qui va de travers, dans la façon dont notre culture a totalement accepté les mensonges palestiniens comme constituant des affirmations raisonnables, voire même, des vérités intangibles. Il ne s’agit pas, seulement, de savoir que les Israéliens n’ont pas tué Mohamed Al-Dura. Il s’agit du fait que la faute de la perpétuation du conflit, à ce moment de l’histoire, celui où il est supposé avoir été tué, demeure presque complètement sur les épaules du peuple qui l’a élevé jusqu’à la sainteté et fait usage de son sang mythiquement versé, afin de justifier les boycotts d’Israël.

 

Cette histoire importe, non pas parce que la vérité peut contribuer à saper les efforts visant à isoler Israël. Elle est importante, essentiellement, parce qu’aussi longtemps que le monde arabo-musulman s’accroche à ses accusations de crime rituel, toute discussion à propos de la paix est totalement futile. Les productions de « Pallywood », dont la légende al-Dura est le produit-phare, n’ont pas fait que tromper l’Occident. Elles ont aussi renforcé les mythes des Palestiniens au sujet d’eux-mêmes. En tant que tels, ils ont fait plus de véritables dégâts sur les perspectives de paix que n’importe quelle implantation israélienne. A moins et jusqu’à ce que les Palestiniens renoncent à leurs campagnes d’incitation contre Israël et les Juifs et arrêtent de décrire ce conflit comme s’ils n’y étaient que les victimes d’un violent complot sioniste, il n’y a aucun espoir de la moindre résolution, encore moins en la Solution à deux-Etats, en laquelle la plupart, en Israël et en Occident, veulent continuer de croire.

http://www.commentarymagazine.com/2013/05/19/why-the-mohammed-al-dura-blood-libel-still-matters-israel-palestinians/

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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