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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 08:51

 

 

Par LSA Oulahbib

 

(Quelques naïvetés substantielles autour de la "marge de manoeuvre" de négociations avec des gens qui le refusent depuis le début. Notamment l'examen récent de la position palestinienne face aux fameux "paramètres Clinton" de 2000 : 

 http://www.christianfairwitness.com/writings/Palestine

_Papers_Clinton_Parameters.pdf

Why did the Palestinians never present a comprehensive permanent settlement proposal of their own in response to Barak’s proposals at Camp David? (Id.).

Je vous inivte à aller faire part de vos remarques sur le blog de Lucien, directement : 

 http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-le-devenir-des-revolutions-nord-africaines-et-moyenne-73122953.html )

 

arton2735-6325d

Pouvait-on "les" empêcher ? Oui clament en choeur les dirigeants syriens libyens yéménites, bahreïniens et algériens, et c'est qu'ils font, avec des centaines d'assassinés pour les deux premiers, plusieurs dizaines pour les deux autres, l'Algérie est encore en stand by ; en ce sens ces dirigeants présentés auparavant comme sinon modérés du moins des sortes de "remparts" n'ont, par leur tuerie actuelle, y compris lors de funérailles, rien à envier à Ben Laden dont ils voulaient faire croire qu'ils "nous" protégeaient, s'en distançaient.

Et concentrons-nous sur l'Egypte. Pouvait-on réellement empêcher le processus? L'armée égyptienne par exemple devait-elle elle aussi tirer dans le tas afin d'éviter que tout bouge en particulier le modus vivendi avec Israël ? Certains, le pensent, l'écrivent, des "amis d'Israël" disent-ils, ne voyant pas ou peu que c'est ce status quo, toujours opératoire, qui a amené à la situation actuelle.

Faire croire en effet le contraire ne serait qu'une illusion de plus alors que la situation actuelle de "détestation" d'Israël, du moins en France remonte à la fameuse phrase de De Gaulle, (" Israël pays sûr de lui et dominateur "(1)) ce qui avait suscité le courroux de Raymond Aron comme il l'explique dans ses Mémoires. Il est certes aisé de monter en épingle les velléités actuelles de certains courants militaires égyptiens, lambeaux du nationalisme arabe en déroute, et cherchant à modifier les données géopolitiques locales, le tout pour faire croire qu'elles seraient la conséquence directe des révolutions, ce qui est aller vite en besogne. Car il faut bien dissocier les luttes intestines au sein de l'armée égyptienne et ce qui s'est passé sur le terrain, surtout depuis la disparition de Saddam Hussein, le boom économique en Israël certes, mais aussi en Afrique, hormis précisément les zones contrôlées par le tiersmondisme mourant (Zimbabwe) l'islam radical (Nigéria, Soudan, Somalie...) ou encore tiraillées par les derniers relents de guerres civiles aux radiations encore vives (Ouganda, Congo, Tchad...). Or, il était de plus en plus insupportable pour les populations tunisiennes, égyptiennes, etc, d'observer de tels décollages alors qu'elles restaient sur le bord de la route.

Mais si la diabolisation d'Israël n'a pas été au centre de ces révoltes, cela ne veut pas dire que certains, tels Baradeï, et surtout Moussa de la Ligue Arabe, ne vont pas utiliser ce qui doit se passer en septembre, à savoir la déclaration unilatérale soutenue par certains Etats européens (dont la France) et la majorité de l'Assemblée Générale onusienne, pour arriver au pouvoir en attisant ainsi ces tensions, sauf que cette stratégie n'est pas le résultat de ces révolutions, mais un outil surgi par et dans un moment opportun. Ne mélangeons donc pas les choses.

Aussi vaudrait mieux-t-il plutôt travailler sur l'idée de désamorcer la bombe officielle qui va être lancée en septembre. Comment s'y prendre ? Déjà en soulignant qu'Israël a perdu la bataille médiatique depuis plusieurs années ; je me rappelle en avoir discuté lors d'une réception avec une représentante de l'ambassade d'Israël en 2004 je crois, en pleine période d'attentats kamikazes, elle m'a regardé comme si j'étais un martien. Plus tard, l'ambassade a fait des efforts avec son site etc, mais c'est tout à fait ridicule bien sûr, il aurait fallu acheter de pleines pages des journaux pour créer la polémique, pour dénoncer les mensonges sur le pourquoi et le nombre de réfugiés, sur les juifs expulsés des pays dominés par l'arabo-islamisme, sur le fait que lesdits réfugiés palestiniens n'aient jamais eu le droit de s'insérer dans les pays dits d'accueil au Moyen Orient puisqu'il ne fallait surtout pas oublier que l'existence d'Israël ne doit jamais être accepté.

Il aurait fallu organiser des colloques, d'Etat, que le 1er ministre, le président israélien, organisent solennellement des débats pour rétablir la vérité ; mais ce n'est pas trop tard pour le faire, et, dans la foulée, pourquoi ne pas inviter Bill Clinton pour qu'il répète ce qu'il a dit dans ses Mémoires à savoir que la faute en revient à Arafat qui a refusé de signer le second volet des Accords d'Oslo...

Pourquoi également ne pas faire de publicité sur les propositions d'échange de territoires ? Sur le fait que l'accord actuel entre le Hamas et le Fatah implique qu'ils s'accordent sur les chiffres monstrueux en matière de réfugiés : 7 millions pour le 1er, 4,5 pour le second ; maintiendraient-ils ces chiffres ? Il faut que l'opinion publique mondiale le sache. Le combat est idéologique et médiatique et doit s'effectuer sans tarder, il est incroyable que cela ne se fasse pas, alors que le fait d'être pour ou contre le processus, Oslo, etc, n'a rien à y voir, puisque les champs idéologiques et médiatiques sont des champs de guerre.

Si la contre propagande est bien faite, (cela va coûter plusieurs milliards de dollars néanmoins) il est possible de gagner la bataille de l'opinion sur l'échange de territoires (on verra d'ailleurs que les arabes israéliens n'ont aucune envie de basculer dans un Etat dominé par les nationaux-islamistes de l'OLP reconstitué) et aussi sur le nombre des "réfugiés" ; reste Jérusalem.

Ma position, en conformité avec les racines historiques non religieuses du sionisme, avait été autrefois de militer pour Tel Aviv comme capitale, et que lesdits palestiniens choisissent une capitale, mais certainement pas Jérusalem Est.

Aujourd'hui, le fait que Jérusalem soit la capitale d'Israël coule de source si l'on admet que le peuple d'Israël a retrouvé sa souveraineté sur sa terre (comme le peuple Kurde, du moins pour une part, et un jour le peuple Amazigh).

Un compromis pourrait néanmoins être soumis à la discussion (vu en plus l'état actuel de la situation qui ne pourra que s'amplifier à partir de septembre) : en excluant l'espace religieux qui serait géré par des représentants des trois religions sous l'aval de l'ONU, les quartiers palestiniens pourraient servir de capitale si et seulement si les deux autres volets, nombre de réfugiés, échanges de territoires étaient avalisées.

Est-ce le plan Olmert ? Pas exactement, puisqu'il ne semble pas que celui-ci ait inclut l'espace religieux, or c'est celui-ci qui pose essentiellement problème, "les" palestiniens voulant mettre la main dessus afin de donner toujours l'impression qu'ils dominent toujours la Palestine, leur mosquée flanquée sur le Mont du Temple étant on le sait un établissement "militaire" de contrôle dans la guerre idéologique des fluides symboliques.

Imaginons alorsque l'actuel 1er ministre israélien, après disons trois mois (juin juillet août) d'intenses "bombardements" médiatiques (nombreuses pages publi-rédactionnelles, conférences officielles, colloques avec personnalités dont Bill Clinton, indispensable, etc) annonce en septembre une négociation sur ces trois volets avec possibilité d'une ouverture (miroitée...) sur Jérusalem Est (qui est en réalité le seul argument réel du côté palestinien), il est alors possible que la division s'installe dans les soutiens actuels au "camp" palestinien et que l'énorme pression actuelle se retourne contre...lui.

Quoiqu'il en soit, je veux dire, indépendamment de la question des quartiers palestiniens de Jérusalem, mettons cela de côté, qu'est-ce qui empêche déjà que sur les trois questions, le pourquoi des réfugiés, l'exil forcé des juifs des pays nord africains et moyen orientaux, la possibilité d'échange de territoires, (avec les sous questions : mixité ethnique etc...) il n'y ait pas l'amorce d'une formidable campagne d'explication médiatique ? A part une mini-campagne sur Facebook je ne vois absolument rien venir. Attention au syndrome de la ligne Maginot...

Si par contre une réelle campagne s'amorce verra dans ce cas où se range les Jean Daniel, (va-t-il refuser les pages publi-rédactionnelles ?... Et il n'y aura pas que lui, le Monde par exemple;..) ne parlons pas d' Attali, Debray etc...

L'enjeu est d'ailleurs d'ores et déjà français puisque Nicolas Sarkozy veut jouer son second mandat là-dessus pour une (grande)part. Mais étrangement, début mai, la "communauté" juive et leurs sympathisants préfèrent, en France et aussi aux USA, s'en prendre aux... révolutions en Afrique du Nord et au Moyen Orient comme si c'était celles-ci qui seraient la cause en réalité de leur propre inertie, malgré leur vocifération apparente actuelle...

*

Juste un mot sur ledit scandale des "quotas" en matière de football : le Monde.fr sport a sorti un intéressant article " :

Les "binationaux", enquête sur ces footballeurs français qui ne jouent pas en bleu"

On y lit ainsi que l'affaire est bien plus complexe puisque nombreux de jeunes joueurs formés par la France préfèrent jouer dans leurs équipes nationales d'origine ; sans compter aussi le fait que le recrutement en amont s'établit sur des bases bien plus athlétiques que footballistiques : un "petit" n'aura ainsi bien moins de chances d'être recruté, ce qui peut alors aller aussi à l'encontre de certains joueurs d'origine européenne ; sans compter les jeux troubles suscités par le Ministère de la Jeunesse et des sports depuis 30 ans pour se servir du foot comme facteur exacerbé de pacification au détriment de l'unique critère en effet indispensable : la qualité footballistique.

Il faudrait en réalité faire une enquête (réelle) dans les fédérations, les municipalités, et l'on verra que celle commanditée par l'ex du Monde peut se retourner contre l'arroseur ou plutôt le pompier pyromane...

Notes

(1) : Georges-Marc Benamou : 10

" Nous étions de retour à l'Elysée, côté Porte du Coq. Il n'avait pas envie de retourner à son bureau - pour faire quoi ? Sur le trottoir, il prononça brusquement la fameuse phrase de De Gaulle :"Israël, peuple d'élite sûr de lui-même et dominateur ...( ) et ajouta dans un petit rire :"Si moi j'avais dit la moitié de ça. Imaginez ..." ça le reprenait. Le syndrome de persécution, l'enfantin "pourquoi moi, pourquoi pas lui ?".
Il répéta, sardonique :"Peuple juif, sûr de lui et dominateur ..." puis rumina :"Où étaient-ils ceux qui me conspuent aujourd'hui, les notables, l'establishment, les intellectuels juifs ? On ne les a pas vraiment entendus contre de Gaulle. Pourtant il y aurait eu à dire ... Il n'y a eu que Raymond Aron pour rompre, pour avoir ce courage. Mais à part Aron, qui ? Personne ! Alors que la politique de De Gaulle était pro-arabe, qu'il y avait un boycott envers Israël, que c'était la pire des droites avec ses pires préjugés antisémites. Ils n'ont pas bronché. Ils n'ont rien dit ... Alors pourquoi moi ?" "

Ibidem, p. 240-241.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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