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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 18:49

 

      PS : le texte reflète les pensées de son auteur.

 

 

 

 

Yéochoua 2

 

Repenser le processus de paix

Par Yéochoua SULTAN

Pour aschkel.info et lessakele.

Deuvième  partie

Lire la première partie
ici bleu

 

IV La Paix ? les territoires contre la guerre

Au regard des différents accords de paix de l'histoire de ces soixante-dix dernières années, revenons au conflit du Proche-Orient, qui résulte du fanatisme musulman et de l'intolérance des pays et populations dressés contre Israël. En se déclarant prêts à imiter les pratiques ci-dessus mais en voulant les appliquer aux vainqueurs plutôt qu'aux vaincus, les dirigeants israéliens du début des années 90 n'ont pas réussi à obtenir le développement le plus pessimiste qu'ils avaient escompté: parvenir à une période de cinq ans sans troubles et sans attentats. Objectivement et stratégiquement parlant, un déplacement de populations doit être envisagé. Mais doit-il être effectué, comme le préconisent de nombreux observateurs, dans un sens qui doit faire partir des

Juifs d'un territoire réduit à un minimum territorial non viable ? Les deux erreurs fondamentales, dans cette imitation manquée de l'histoire de l'Europe, sont d'avoir ignoré sciemment ou non deux nuances de taille: les frontières et les populations des agresseurs et vaincus ont été redéfinies. L'écueil des accords israélo-arabes est d'avoir voulu inverser le principe européen des déplacements de populations et retracés de frontières et de les appliquer aux agressés et vainqueurs.

En outre, lorsque les Alliés ont rendu son indépendance à l'Allemagne, ils se sont d'abord assurés qu'aucun membre du parti nazi, du plus grand au plus insignifiant, ne fasse partie de la gente qui reprendrait le pouvoir ; d'où une autre erreur fondamentale en Israël: celle d'avoir voulu signer la paix avec l'initiateur et chef du mouvement prônant son extermination.     

Les médias israéliens parlaient de différents «battements» (פעימות  ) qui devaient au départ voir Israël abandonner ses acquis territoriaux au profit d'une entité terroriste (l'OLP) jamais repentie. Chaque avancée de ce programme n'a fait qu'envenimer la situation. Il ne s'agit plus d'opinions, de spéculations ni de pessimisme ou d'optimisme. La réalité est là: Israël a effectué trois importants retraits: le premier, c'est la livraison aux terroristes des villes sans Juifs de Judée-Samarie. Il s'est soldé par l'opération Homat Maguen, qui a fait reprendre le contrôle de ces régions par Tsahal, après des dizaines d'attentats suicides. Le second, c'est le retrait de Sud Liban, avec toute la polémique qui l'a préparé. Il s'est soldé par une seconde guerre du Liban, avec une résolution des Nations Unies, la 1701, sans aucune incidence sur le terrain. La menace du Hezbollah n'a jamais été aussi tangible. Le troisième, c'est l'abandon de la bande de Gaza, qui a été accompagné quant à lui du déracinement de trois génération de Juifs qui avaient fait refleurir le désert. Il s'est soldé par des bombardements sans précédent qui ont obligé les dirigeants israéliens fort épris de paix, à mettre fin, après huit ans (les bombardement ont commencé, timidement d'abord, avec des roquettes qui courte portée n'atteignant pas encore Sedéroth, trois ans avant l'expulsion des Juifs) , à ce jeu de la roulette russe renforcé (il y a plus d'une balle dans la roulette), avec l'opération «Plomb fondu ou coulé» (désolé, «durci» est le résultat d'une confusion par le traducteur agréé entre יצוק    etמוצק  ).

 V Définition de concepts réalistes

Une nouvelle règle doit, dès lors, être formulée, suite à l'observation des trois guerres provoquées par une mauvaise gestion de la volonté de paix: tout territoire conquis ou libéré par Israël se transforme en poudrière dès lors qu'Israël se retire de ce territoire. L'instabilité devient maîtresse de tout territoire récupéré puis abandonné, même si ce territoire a pu être précédemment calme. On se souviendra aussi dans ce contexte des sept écolières de onze ans assassinées en mars 1997 par un soldat jordanien, après une modification du tracé de la frontière non loin de Naharaïm.

Un autre constat est évident aux yeux de tout observateur neutre qui tient dans ses mains la carte de la région: il n'y a aucune profondeur géographique qui permettrait

réellement de déplacer les Juifs. De plus, comme nous l'avons vu, dès qu'Israël recule, sa population civile se fait attaquer par toutes sortes de procédés, de l'attentat suicide au bombardement. Par contre, les populations arabes, pour reprendre l'idée des deux peuples issus d'Abraham chère aux discoureurs de la paix,  disposent de très larges horizons, et il suffirait d'un effort de paix bien canalisé consistant à déplacer les populations hostiles vers les pays de la culture et de la foi de laquelle elles se revendiquent pour régler le conflit. Une ou deux grandes villes en Arabie Séoudite, avec vue sur le lieu saint par excellence de l'I-slam, suffirait à rendre heureux tous ceux qui se morfondent en constatant la réussite de l'Etat juif et de ses réalisations, et qui leur empêche d'avoir le sourire. Il est clair que le déplacement des Arabes de Gaza n'aurait pas conduit aux bombardements d'Ashdod, Béer-Cheva et Ashkelon.

Parfois, quand un antisioniste par méconnaissance se met à adresser des reproches à un Israélien, ce qui est valable surtout aux Etats-Unis ou au Canada, il n'est pas utile de discuter. Il suffit de prendre une mappemonde et de montrer à l'inquisiteur en quoi consiste l'expansionnisme sioniste si cher à la désinformation. Après un instant de stupeur – il n'y a pas assez de place pour écrire Israël en toutes lettres sur la carte – l'interlocuteur hostile à Israël par ignorance se met souvent alors à suggérer cette partition et cette répartition plus équitable de la région et des populations entre Juifs et Arabes.

Si le citoyen moyen et honnête du monde se laisse convaincre par la propagande dont il subit les effets et penche alors pour une compréhension erronée du conflit, les dirigeants occidentaux sont souvent bien moins innocents, et les pressions qu'ils exercent sur Israël semblent faire partie de la revanche d'une partie qui aurait pu être gagnée, et d'une tentative renouvelée de créer les conditions de la solution finale: condamner et accuser Israël chaque fois qu'il se défend ou qu'il cherche à prévenir l'armement à outrance qui les menace au Nord et au Sud. L'ouverture de la centrale atomique iranienne pourrait bien s'inscrire dans ce vaste mouvement. Et, au lieu de mettre en œuvre les déplacements de populations qui potentiellement, peuvent apporter la paix, les voisins d'Israël et les puissances occidentales sont aspirés dans une spirale de la haine les rendant toujours plus intransigeants et prêts psychologiquement à accepter moralement qu'un pays «qui l'aura bien cherché» soit effacé de la carte. Mais les mêmes textes qui prévoient le retour et la restauration du peuple d'Israël sur sa terre prévoient aussi que les nations ne se tiendront pas tranquilles. Il ne dort ni ne sommeille…   

 

FIN

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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