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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 07:49

 

 

Semaine (s) internationale (s) de l’antisémitisme et diffamation d’Israël par la voie électronique

 

 

logojusticebertrand

 

Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele

 

La «semaine annuelle» contre ce qui est appelé « l’apartheid israélien » a débuté fin février 2012, s’est déroulé dans la plupart des pays, du 7 au 20 mars 2012, et doit se terminer au Royaume Uni, entre le 21 et le 26 mars 2012. Comme chaque année (depuis 2005), les manifestations recourent à la notion « d’apartheid israélien » et installent dans les esprits, une confusion entre la politique israélienne (à l’égard des palestiniens) et celle de la discrimination à l’égard des personnes de couleur, qui prévalait en Afrique du Sud jusqu’en 1991. Aussi, les manifestations organisées dans 97 villes réparties sur les différents continents, présentent Israël comme un Etat qui massacre une population, justifiant la politique de boycott, désinvestissements et sanctions (BDS), comme celle mise en place vis-à-vis de l’Afrique du Sud.


Les évènements, organisés notamment en collaboration avec de nombreuses universités et des groupes d’étudiants (en communication instantanée grâce au support internet « skype ») aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, en France en Grande Bretagne… vise à promouvoir le boycott d’Israël comme « un devoir à accomplir et une action à entreprendre ». Le concept «d’apartheid israélien» légitime alors les actions des mouvements qui se présentent comme y étant opposés, victimise les palestiniens (contraints de recourir à la violence), et laisse entendre que le boycott conduira à la fin du système mis en place par Israël comme cela s’est produit dans le sud du continent africain. Pour les palestiniens de la bande de Gaza, l’objectif vise à montrer qu’Israël imposerait, par son blocus, des conditions inhumaines à l'origine de la détermination et la résistance contre l’oppresseur.


Certes, l’évènement ne connait pas, cette année, le même engouement que les années précédentes, les palestiniens parvenant de plus en plus difficilement à tromper sur leurs dispositions d’esprit. Par leurs actes, ils apparaissent comme étant des agresseurs surarmés qui attaquent des personnes civiles, et la question géopolitique au Moyen-Orient n’a rien à voir avec un système juridique qui discriminerait une population en considération de ses origines ou de son appartenance religieuse. Inversement, les divergences d'approches concernent des entités étatiques (ou en passe de le devenir pour les palestiniens), qui disposent déjà des moyens de fonctionnement autonomes, financiers, juridiques, administratifs, logistiques et bien évidemment,  militaires. Aussi, de nombreuses autorités étatiques dans le monde, ont-elles refusé au comité organisateur palestinien d’employer le terme « apartheid », ce qu’il n'a pas respecté.


D'ailleurs, la justice française ne se laisse pas abuser par les militants pro-palestiniens qui utilisent les voies démocratiques pour nuire à Israël. Le Conseil d’Etat avait, le 7 mars 2011, validé le refus opposé par la Directrice de l’Ecole Normale Supérieure d’organiser une réunion du « collectif Palestine » au sein de l’établissement pour éviter une stigmatisation d'Israël, en considérant que « la Directrice de l'école n'avait pas porté atteinte au principe de la réunion et de l'expression des élèves ». Cette année, le Tribunal Administratif de Paris a, le 17 février 2012, annulé le colloque : « Israël : un État d’apartheid ? Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international », qui devait se tenir dans les locaux de l’Université de Paris VIII. La décision a été motivée par le risque de trouble à l’ordre public.


Dans la pratique, les militants pro-palestiniens diffusent leur propagande par le biais de ce qu’ils nomment des «colloques» au sein des universités, non pour engager un débat intellectuel sur la base de recherches scientifiques, d’analyses  méthodologiques ou épistémologiques, mais pour inciter à la haine, propager les thèses palestiniennes, et instrumentaliser l’opinion des étudiants. Il ne s'agit en rien de développer une réflexion, une analyse critique ou une compréhension du contexte géopolitique. Ainsi, les universités deviennent le siège, dans le monde, de la diffusion d’une critique systématique de la politique israélienne diabolisée, et d'une victimisation de la population palestinienne, dominée et discriminée.


D’Amsterdam à Belfast, en passant par Bern, Bilbao, Dublin, Mexico, Montréal, Madrid, Naples, Oxford, Washington ou Zurich, les militants pro-palestiniens ont entrainé l’auditoire sur ce qu’il nomment « l’apartheid israélien ». S'agissant des villes françaises, des manifestations ses sont tenues (du 5 au 10 mars 2012), à Lille, à Montpellier, en Avignon, à Perpignan, à Nîmes en abordant des thèmes tels que : « La résistance étudiante face à l’apartheid israélien », « Le fonds national juif israélien et son rôle dans l’éviction des Bédouins du Néguev », ou encore à Nantes (du 9 au 15 mars 2012), avec des ateliers intitulés « voir l’occupation avec Google maps », ou encore un rassemblement pour des actions de boycott et de (soit disant) information autour de la campagne BDS (boycott désinvestissement sanctions).


Dans la mesure ou les affiches supports des manifestations exhibent en titre « Israël et le crime d’apartheid » et que les articles anti-israéliens sont publiés à jet continu sur internet, il serait peut-être utile de recourir à la Loi française pour stopper la propagande insupportable anti-israélienne. La loi française offre, en effet, un droit de réponse a toute personne victime de propos susceptibles de porter atteinte à son honneur ou à sa réputation, diffusés dans le cadre d'une activité de communication audiovisuelle, peu importe la bonne ou mauvaise foi de l’auteur des propos diffamatoires. L’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, et son décret d’application n°2007-1527 du 24 octobre 2007 sont venus préciser les conditions de mises en œuvre de ce droit de réponse. Ce droit est réservé aux personnes physiques ou morales, il s’exerce sans préjudice des demandes de correction ou de suppression du message adressé au service et doit être demandé dans un délai de trois mois à compter de la publication litigieuse. Dans les trois jours de sa réception, le texte de réponse doit être inséré sur le site sauf à encourir des sanctions pénales. Notons enfin que l’insertion doit être faitre à la même place et en même caractère que l’article qui a provoqué la réponse.


Le Crif (à l’origine de la saisine du Tribunal Administratif de Paris en février 2012), pourrait donc, de la même manière, adresser à tous les supports pro-palestiniens français qui diffusent des pamphlets diffusés sur le net qui salissent, souillent, diffament et dénigrent Israël, un droit de réponse qui rappellerait que les Arabes en Israël ont plus de droits que ceux qui résident dans l’ensemble des pays arabes (où ils ont d’ailleurs bien du mal à mettre en place des systèmes démocratiques). Le droit de réponse pourrait également mentionner que la bande de Gaza ne fait pas partie du territoire israélien et que les palestiniens y jouissent d’une pleine souveraineté, décident librement de leurs représentants et de la nature des relations qu’ils entendent entretenir avec Israël. Les supports palestiniens devraient alors, sauf à encourir des sanctions pénales, diffuser ce droit de réponse qui pourrait également être traduit et diffusé dans le monde entier. Grâce au droit de réponse français en matière d’allégations tendancieuses diffusée sur le net, il pourrait enfin, être mis un terme à cette culture du mensonge palestinien.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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