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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 21:10

 

 

 

Toute la classe politique concourt à la progression préoccupante du Front National.

 

Par Bonapartine

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

Suite aux scènes de guérilla urbaine constatées à Grenoble en juillet 2010, signes annonciateurs non pas d’une France qui prendrait l’eau mais d’une France qui prend irrémédiablement feu, Nicolas Sarkozy a prononcé le 30.07.10 un discours où il exprimait sa volonté politique de voir "toute personne d’origine étrangère" ayant "volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de tout autre dépositaire de l’autorité publique", pouvoir être déchue de sa nationalité française.

 

Je ne vais pas me prononcer dans l’immédiat sur le fond du discours de Nicolas Sarkozy. J’estime qu’au-delà des effets d’annonce, nous ne disposons pas pour l’instant d’éléments d’appréciation suffisamment sérieux et rigoureux pour construire un raisonnement argumenté au vu de l’absence de définition précise apportée par Nicolas Sarkozy à l’expression "personnes d’origine étrangère" d’une part, sur la nature et la portée des amendements qui seront en fin de compte greffés au projet de loi sur l’immigration d’autre part.


Je constate par ailleurs que, n’hésitant pas à alimenter la mousse médiatique produite par le discours du Chef de l’Etat, chaque ministre en charge de ce dossier semble déjà y aller de son couplet en apportant désormais chaque jour ou presque son lot "d’informations" nouvelles : je lis par exemple que Monsieur Hortefeux peaufinerait ses propositions pendant que de son côté Monsieur Besson revendiquerait son "droit à la nuance". Bref, n’y aurait-il pas un peu de cacophonie dans l’air ? Mais en ce mois d’août où les Français sont en vacances, il est vrai que tout s’efface rapidement, passe quasiment inaperçu ….

 

Actuellement, le projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration est  consultable sur Internet mais d’ici le mois d’octobre, tant d’eau peut couler sous les ponts que rien ne nous prouve que ce projet restera  rédigé en l’état. Je note simplement, en ce début de mois d’août 2010, qu’un avis de la Commission consultative des Droits de l’Homme adopté le 05.07.10 met d’ores-et-déjà en garde contre les risques de banalisation des zones d’attente et de la rétention administrative.


Pour le reste, attendons donc de connaître ce qui sera finalement décidé, arrêté et discuté au Parlement dès la prochaine session d’octobre 2010 au lieu de nous cantonner à des hypothèses de couloir qui risqueraient de nous induire en erreur, notamment sur le caractère constitutionnel ou inconstitutionnel de textes dont nous ne connaissons encore exactement ni tous les contours ni  tous les contenus définitifs. C’est bien connu : il faut toujours réfléchir à tête reposée pour réfléchir sereinement et raisonner rigoureusement. Mais en aucun cas prendre des décisions politiques sous la pression de l’actualité, aussi dramatique soit-elle. Gouverner, nos élus devraient parfois s’en souvenir, c’est aussi avoir la capacité de faire preuve de sang froid en toutes circonstances.

 

Revenons néanmoins juste un instant sur la portée immédiate du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Grenoble en cette fin de mois de juillet 2010. Evidemment, certains diront : « Mieux vaut tard que jamais », sous-entendu « Mieux vaut attaquer le cancer de l’insécurité trop tard que de ne  jamais s’y attaquer ».  C’est en effet un point de vue qui peut tout à fait se défendre.


Le plus important demeure  toutefois de savoir comment s’attaquer à cette insécurité et surtout de s’assurer que l’on ne s’y attaque pas trop tard au moment où l’état de guerre civile qui se dessine dans notre pays et qu’aucun gouvernement ne pouvait ignorer, de droite comme de gauche, depuis au moins Lionel Jospin, prend des allures de rouleau compresseur que rien ne semble pouvoir désormais arrêter. Et dans ce domaine, nos élus seraient bien plus avisés de se comporter en adultes plutôt que de régler leurs minables petits comptes politiques sur la scène publique car la vérité dans tout ceci, c’est que toute la classe politique, de droite comme de gauche, est responsable non pas de l’échec constaté dans la lutte contre l’insécurité mais d’avoir détourné les yeux sur le sujet puis d’avoir finalement abandonné ce terrain à des bandes organisées constituées pas seulement de petits voyous de banlieues mais aussi de criminels "de haut vol",  en se disant au fond pendant de nombreuses années « Tant que tout ceci n’arrive pas chez nous (= dans nos quartiers paisibles), pas de souci ».

 

Gouverner, c’est prévoir. Et non réagir sous l’effet de la panique que semble inspirer à ceux qui vivent dans un univers tellement sécurisé qu’il les éloigne de toutes les réalités françaises, les nuits de violences qu’ont connues les grenoblois au mois de juillet dernier. Sur ce point, je constate que les annonces faites en cette fin de mois de juillet 2010 dans la précipitation provoquée par la situation de terreur véritablement kafkaïenne vue et vécue des habitants de Grenoble, auront eu pour effet premier et direct de conduire le gouvernement à passer, en quelque sorte malgré lui, le message suivant aux Français : « Nous savons désormais que moins de deux ans avant les prochaines élections présidentielles, le Front National a toutes les chances de passer au second tour et d’affronter le candidat socialiste. Oui, le Front National est devenu un danger pour la droite bien plus qu’il ne l’est pour le Parti socialiste. »


C’est là, à mon avis, une erreur politique de Nicolas Sarkozy qui, en tapant un grand coup, a sans doute cru restaurer légitimement l’autorité de l’Etat mais n’a en fin de compte que réussi à donner le sentiment de vouloir récupérer de nouveau et le plus rapidement possible un électorat frontiste perdu depuis 2007. Malheureusement, c’est donc en vérité au Front National que le Chef de l’Etat vient de rendre un immense service en apportant la preuve publique de son échec en matière de politique de sécurité. Je ne comprends pas que les conseillers en communication du Président de la République française n’aient pas, semble-t-il, pris en considération cette donnée et je suis en conséquence effarée de penser à quel point nombre d’élus du Front National doivent désormais se réjouir en coulisses de cet aveu d’échec exprimé par Nicolas Sarkozy en personne sur le dossier de la sécurité des Français.

 

Hélas, dans ce théâtre d’ombres où chacun semble désormais vouloir jouer une partition à son avantage, la gauche n’a pas craint elle non plus le ridicule, n’hésitant plus depuis quelques jours à tenir des discours abreuvés de sottises toutes plus énormes les unes que les autres et qui servent tout autant, à dire vrai,  la soupe et à peu de frais au Front National !

 

Je pense en particulier à Michel Rocard qui déclarait dans une interview parue le 06.08.10 dans Marianne : « Sarkozy le paiera et il l’aura mérité ».

En dehors du fait que je ne suis pas certaine que le débat démocratique gagne à se parer de ce qui ressemble d’emblée à une menace déguisée en leçon de correction, Michel Rocard n’a pas peur des contre-vérités pour ne pas dire des absurdités parmi lesquelles :

 

1/ « La politique du "tout répression" favorise les tensions, accroît la délinquance. Et pourquoi ? Parce qu’on donne la priorité à l’électoral. C’est exécrable, scandaleux. »

 

Et que fait la gauche française dans ses composantes les plus diverses lorsqu’elle observe chaque fois un si lourd silence devant la progression de la délinquance, notamment mais pas exclusivement de la délinquance juvénile en France qui ne date pas de Nicolas Sarkozy mais de bien avant son arrivée au pouvoir ? Cette gauche française qui nous ressort depuis plus de vingt ans le plat ultra-réchauffé de l’éternelle excuse sociale qui justifierait ou presque cette même délinquance, oubliant de fait la plupart du temps et sans aucune vergogne les populations qui en sont victimes ? Souvenons-nous sur ce point d’un Lionel Jospin qui nous parlait du "sentiment d’insécurité" qu’éprouvaient les Français, mésestimant complètement la réalité du vécu de ses concitoyens. Le laxisme politique aussi "accroît la délinquance" et Lionel Jospin sait dans ce domaine ce qu’il peut en coûter électoralement ! Je suis donc pour le moins préoccupée d’observer, une fois encore, combien la gauche française n’est pas même en capacité de retenir ne serait-ce qu’au moins les leçons du passé ….

Du reste, à quoi s’emploient actuellement les différents partis situés sur l’échiquier gauche de la scène politique française si ce n’est à une basse manœuvre électoraliste en fermant les yeux sur la réalité vécue des populations domiciliées au sein des Territoires perdus de la République , en vérité pour ne pas perdre les voix d’un électorat dont ils savent pertinemment qu’ils en auront besoin si cette fois-ci la gauche veut gagner l’élection présidentielle. Pari pour le moins hasardeux si l’on en juge par la lecture d’un récent sondage Ifop porté à la connaissance du public début août 2010 qui, suite au discours prononcé à Grenoble par le Président de la République française, nous apprenait par exemple que 62% des électeurs de gauche approuvaient qu’on retire la nationalité française à des ressortissants d’origine étrangère coupables de polygamie ou d’excision. Moi, à la place d’un certain nombre d’élus des différents partis de gauche, je ne prendrais pas du tout à la légère ce genre de sondage qui envoie, certes avec les mesures de précaution que nous devons prendre dès qu’il s’agit de mesurer l’état de l’opinion publique à un moment donné, malgré tout un signal d’alarme pour ne pas dire un signe de détresse profond. L’électorat qui vote traditionnellement à gauche est en train de dire aux partis de gauche ni plus ni moins qu’ils ne leur font plus confiance sur le dossier de la sécurité devenu en réalité pour eux le dossier de l’insécurité. Mais la gauche française a-t-elle au moins compris le sens de ce message ? Non, pas du tout ! Pour preuve : que fait Martine Aubry lorsque Xavier Bertrand lui propose intelligemment un débat sur le thème de l’insécurité ? Elle se débine.  C’est en évitant de la sorte de prendre ses responsabilités, en se cantonnant dans la seule sphère de la critique purement polémique de la politique menée, qu’elle soit réussie ou ait abouti à un échec, par un gouvernement en place mais sans jamais proposer en retour de programme politique digne de ce nom pour combattre efficacement l’insécurité, que l’on jette des dizaines de milliers d’électeurs dans les bras du Front National. Cela aussi, c’est "exécrable, scandaleux" et Michel Rocard ne devrait pas l’oublier.

 

Pour clore le tout, Madame Aubry a du reste récemment annoncé que le Parti Socialiste ne ferait connaître "qu’en octobre quelques-unes" de ses idées en matière de lutte contre l’insécurité. Pardon ? Mais à quoi le Parti Socialiste a-t-il consacré son temps depuis 2002 où il a lamentablement échoué et dans les conditions que l’on sait à l’élection présidentielle ? Le Parti Socialiste a-t-il au moins un programme en matière de lutte contre l’insécurité à proposer ? Non. Dans le cas inverse, il l’aurait présenté depuis longtemps, sachant qu’il a disposé de tout le temps nécessaire à l’élaboration d’un programme politique digne de ce nom depuis 2002 ….

 

2/ « On ne peut pas refuser tout le monde. » :

 

Contrairement à une idée reçue, Michel Rocard se situe dans le droit chemin de ce qu’il a toujours affirmé quand il affirmait déjà en 1990 : «  La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre sa part. »

Cette phrase, ultérieurement très souvent citée par nombre de commentateurs et/ou politiques, a été en réalité réduite à «  La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » et sa signification initiale de fait galvaudée. Michel Rocard s’en est d’ailleurs expliqué en ces termes dans un article "La part de la France " paru dans Le Monde du 24.08.96 :

 

« J’ai déjà dit souvent, et je veux écrire explicitement ici, qu’on ne peut plaider pour le tout ou rien en matière d’immigration. Que nous puissions, à nous seuls, prendre en charge toute la misère mondiale ne nous dispense nullement de la soulager en partie. Au contraire. Dans la fidélité à elle-même, à ses principes, à son histoire, la France doit prendre loyalement, fièrement et généreusement sa juste part de cette misère. »

 

Malheureusement, là aussi, il faudra tôt ou tard et le plus tôt sera le mieux, que la gauche française sorte du discours aussi mensonger que surréaliste qui consiste  à se persuader que la France puisse aujourd’hui encore soulager une partie de la misère du monde avec ses 5 millions de chômeurs – et non pas un peu plus de 2 millions comme les médias l’écrivent à longueur de colonnes – et ses 7,8 millions de personnes qui gagnent moins de 840 euros par mois, un chômage des jeunes non diplômés comme des jeunes diplômés (et parfois très diplômés) anormalement élevé. Nous demeurons un des pays au monde qui massacre impunément les talents innombrables de sa jeunesse, diplômée ou pas, et qui à l’autre bout de la chaîne massacre tout autant chez les 50/60 ans le réservoir de richesses humaines et de savoirs faire que représentent leurs compétences et leurs expériences acquises au cours d’une ou de plusieurs vies professionnelles. C’est vers tous ces hommes et femmes, jeunes ou moins jeunes, diplômés ou pas, munis d’une expérience professionnelle ou pas que la France doit se tourner en priorité en faisant le pari de bâtir son avenir sur l’étoffe d’ intelligences multiples que recèle  un pays comme le nôtre.


Les partis de la gauche française doivent donc ouvrir les yeux une bonne fois pour toutes et accepter l’idée que la France ne peut, ne doit plus évoluer dans l’utopie permanente qui permettrait de laisser croire qu’elle peut continuer d’accueillir dans le contexte actuel indéfiniment des immigrés à qui elle ne pourra de toute façon pas offrir au vu de la situation économique de notre pays des conditions de vie décente et la chance de pouvoir s’intégrer dans de bonnes conditions. En tout état de cause, écrire cela ne consiste en aucun cas à "exacerber les tensions" mais tout simplement à dire la vérité aux Français et aux futurs candidats à l’immigration.


"La démocratie exige de nous des comportements mesurés" nous précise au demeurant Monsieur Rocard. Effectivement. Mais que je sache, adopter des comportements mesurés n’a jamais dispensé aucun élu de se comporter en élu politique responsable. Que le Parti Socialiste prenne donc ses responsabilités en matière de politique migratoire et n’oublie pas de se demander s’il ne porte pas,  lui aussi, une part de responsabilité dans l’échec constaté de la politique migratoire menée par la France depuis l’ère Mitterrand.

 

3/ « Quand on va chercher l’électorat du Front National, voilà sur quels scandales on débouche. La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu çà depuis le régime de Vichy, on n’avait pas vu çà depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile. »

 

"Quand on va chercher l’électorat du Front National" : effectivement et je l’ai rappelé en première partie de cet article, c’est l’impression que donne l’actuel gouvernement en annonçant les mesures que l’on sait.

 

Une fois cette observation faite, honnêtement, la gauche française est-elle sérieusement la mieux placée pour donner des leçons en matière de récupération de l’électorat du Front National quand on sait comment François Mitterrand, en son temps, n’avait pas hésité à se servir de la percée électorale de Jean-Marie Le Pen pour diviser la droite ? Ce que Mitterrand a hélas trop bien réussi à l’époque. Or, c’est ce cuisant souvenir qui doit conduire l’actuelle majorité au pouvoir à se méfier d’autant plus de la dangereuse tentation que serait celle qui consisterait à s’inspirer de certaines mesures préconisées par le programme du Front National.

 

La France a besoin de repères fiables, à la fois de fermeté et d’humanisme. Pas de mesures prises sous le coup de l’émotion ou de la prise de conscience de la montée en puissance certes réelle et inquiétante de la tentation du vote en direction du Front National dans ce pays. Mais être ferme n’est pas faire preuve d’extrémisme et témoigner d’humanisme n’est pas faire preuve d’angélisme. Nous disposons de tout l’arsenal juridique nécessaire en France pour lutter contre l’insécurité et éradiquer les zones de non droit : commençons par appliquer la loi pénale. Rien que la loi pénale en tous lieux du territoire où elle n’est pas respectée ! Ce qui aurait dû être fait depuis déjà plusieurs décennies….voilà d’où vient l’une des sources des dérives délictuelles et criminelles observées dans ce pays qui nous mènent tout droit à la guerre civile.

 

De ce fait, quand je lis que Michel Rocard, sans que l’on sache encore à ce jour, je le répète ici délibérément, quelle sera la rédaction exacte des amendements ajoutés au projet de loi relatif à l’immigration, compare le discours de Nicolas Sarkozy sur la lutte contre la délinquance à des mesures nazies, je me dis que le Parti Socialiste français doit être dans une situation plus désespérée qu’il n’y paraît pour réduire son discours à de telles inepties ! Pourquoi ?


Tout d’abord, je rappelle que le Régime de Vichy à la tête duquel se trouvait le petit Philippe Pétain était un régime qui avait perdu son âme et vendu celle de la France à l’ennemi. Or que je sache, la France n’est pas actuellement en guerre et aucune armée d’un Etat membre de l’Union européenne n’est venue s’installer sur le sol français pour nous placer sous sa tutelle !


D’autre part, les mesures discriminatoires prises dès 1941 à l’encontre des Juifs et des étrangers l’ont été sur des critères notamment mais pas exclusivement physiques et ethniques à l’encontre de populations qui, elles, permettez-moi de rafraîchir la mémoire à Michel Rocard, n’avaient jamais incendié des voitures par centaines dans les villes, jamais instauré dans nombre de territoires français un état de non droit où les populations vivent parfois recluses parce que terrorisées, pas davantage organisé des réseaux constitués de bandes criminelles qui attaquent les fourgons de police à l’arme de guerre, pas mis non plus en place toute une économie parallèle et souterraine apparemment très lucrative puisqu’elle leur permet de gagner leur vie cent fois, mille fois mieux que ne la gagnera jamais un ouvrier qui se lève  tous les matins pour devoir gagner dignement sa vie et payer des impôts. Des pans entiers de territoires sur le sol français où la police, la gendarmerie, les enseignants, les médecins, les pompiers, les postiers, les infirmières, les assistantes de vie ont peur de s’aventurer. Que faudra-t-il faire pour mettre un terme à cette situation ? Envoyer l’Armée républicaine française "nettoyer" les zones de non droit pour sauver de ces prisons à ciel ouvert des populations qui ont tout autant droit que n’importe quel Français de pouvoir sortir de leur domicile sans craindre de se prendre une balle perdue ?


Mais vous n’y pensez pas ! Que vient d’écrire là Bonapartine ? Proposer que les militaires aient le droit de passer au peigne fin les zones de non droit en France ! Mais "c’est du fascisme", penseront les beaux esprits qui n’évoluent pas et n’ont le plus souvent jamais mis les pieds dans ces quartiers. Pourtant, moi je vais vous dire quel est en la circonstance le vrai visage du fascisme : le fascisme, c’est le silence soigneusement observé par de trop nombreuses "élites" françaises depuis bientôt trente ans sur un certain nombre de territoires français qui ne sont plus accessibles par les fonctionnaires ou professions privées, où plus aucune entreprise, aucun commerce, aucun service public ne peut s’installer, où plus aucun parent n’est certain de voir ses enfants grandir sans  voir l’un d’eux se faire abattre à l’occasion d’un règlement de comptes entre bandes rivales avant l’âge de 15 ans. C’est d’avoir laissé s’enraciner dans certains territoires français la politique de la terreur qui explique aussi en grande partie les scores préoccupants réalisés par le Front National aux dernières élections régionales.


Rien que pour reprendre l’exemple de Grenoble ou des communes voisines proches, observons quels ont été les principaux actes de violence relevés depuis le mois de février 2010 :

 

-         9 février 2010 : un quinquagénaire est séquestré et torturé à son domicile à La Tronche ….. par des adolescentes qui lui extorquent sa carte bancaire.

-         Avril 2010 : le 09.04.10, un jeune homme est grièvement blessé par arme en centre ville par une bande de jeunes qui lui réclamaient des cigarettes ; le 29.04.2010 : braquage avec prise d’otages dans un supermarché à Froges près de Grenoble.

-         Mai 2010 : la 04.05.10, braquage d’un fast-food à Echirolles à la suite duquel les malfaiteurs s’enfuient avec le contenu de la caisse et tirent sur un policier ; le 24.05.10, trois jeunes hommes déjà auteurs d’une série d’actes de violences dans la banlieue grenobloise (on se demande de fait bien pourquoi ils n’étaient pas en prison !) séquestrent un couple à Echirolles, violent la femme, volent des cartes bancaires et la voiture du couple.

-         Le 06.06.10 : deux jeunes poignardent mortellement un septuagénaire à Saint-Martin d’Hères pour lui voler son portefeuille.

-         Juin 2010 : les 12 et 13.06.10, un jeune homme est mortellement blessé par balles dans le centre ville, apparemment dans le cadre d’un trafic de stupéfiants.

-         Juillet 2010 : braquage du casino d’Uriage-les-Bains près de Grenoble.

 

Alors, où sont les nazis, Monsieur Rocard ? Sont-ce ceux qui tentent de prendre des mesures, certes dans une précipitation flagrante et critiquable, certes sans doute maladroites et sur lesquelles il faudra demeurer vigilants sur le sens des mots employés mais qui au moins tentent de viser, trop tard sans doute, les bandes de voyous qui braquent, pillent, tuent, violent, torturent sur certains territoires de France ? Ou sont-ce  tous les mineurs et majeurs, voire largement majeurs, ceux qui cumulent crimes et/ou délits depuis plusieurs mois, plusieurs années en réalité car comme tout le monde le sait, après les évènements gravissimes survenus à Grenoble dans la seconde quinzaine du mois de juillet, les langues ont commencé à se délier ?


  Il est grand temps que le Parti Socialiste cesse rapidement de se dresser en directeur de conscience permanent d’une part, de se placer d’autre part dans des postures sans cesse incohérentes comme celle qui consiste à s’autoproclamer proche des intérêts des  immigrés tout en refusant de participer au vote sur la loi contre le port du niqab à l’Assemblée Nationale, de se limiter à une critique stérile et systématiquement polémique des mesures proposées par le gouvernement en place pour masquer en vérité d’autant mieux son absence de réponses et/ou de programme aux problèmes majeurs que rencontre la France. Car décidément dans toute cette affaire, entre une droite républicaine qui donne le sentiment de courir après les mesures préconisées par le Front National et les partis de gauche qui ne font qu’attiser les tensions dans notre pays en apportant chaque jour un peu plus la preuve flagrante qu’ils n’entendent pas les souffrances de tous les Français liées à l’insécurité dans ce pays, le Front National doit décidément se dire que l’été 2010 demeurera pour lui l’un des meilleurs crus de ces dix dernières années ! Le présent constat est incroyablement déprimant pour ceux qui ne veulent ni du Front National ni d’un seul parti d’extrême gauche et  ne tolèrent pas davantage de se sentir négligés par l’ensemble de cette classe politique.

La France risque d’imploser à force d’étouffer, de se sentir brimée. Et nul ne pourra alors dire quelles seraient les conséquences dramatiques d’une telle situation qu’il faut éviter à tout prix. Mais n’est-il pas déjà trop tard pour empêcher que ce pays ne plonge définitivement à terme dans la guerre civile ?


Bonapartine. 

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commentaires

gerard.David 08/08/2010 22:19


Ils sont beaux les politiciens de gauche, de vouloir critiquer les mesures dictes par le président de la république, qui lui essait de faire quelques choses, prendre des mesures en faveurs des
francais, pour leur sécurite. Il ne pavanne pas lui, en tete des manifestations pro-islamistes, anti-sémistes, et anti-Israel.Il cherche a défendre les lois francaises, les faire appliquer, et
expulser du territoire national, ceux qui ne veulent pas s'y soumettrent. Il ne faut en aucun cas écouter les protestations des élus de gauche, qui sont, eux responsables, de l'immigration
islamiste et autres et qui nous a conduit a la situation actuelle. On se croirait revenir à l'holocauste, tuer, bruler des voitures et autres,ne pas obéir aux forces de l'ordres, leurs tirer dessus
a balles réelles, mais ou sommes nous.Shavouah tov Gerard david


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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