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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 16:02




 

 

 

U

http://article.nationalreview.com/?q=NjgwYjE0MzBlYjFkYWNiOTEzMTZkMmFmNTAyN2NhZjE=

 

Titre original : An Unworkable Compromise

 

Un compromis introuvable

Par Elliot Abrams

Adapté par Marc Brzustowski,

pour http://lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com.

Les Palestiniens sont également perdants, en cas de « gel des implantations »

Chacun sait que les exigences de l’Administration Obama d’un gel des implantations constituent un vaste problème pour la coalition du Premier Ministre Benyamin Netanyahou à Jérusalem. Mais, elles représentent également un gros problème pour l’Autorité Palestinienne à Ramallah.



Pourquoi? Parce que les Etats-Unis cherchent actuellement une forme de compromis quelconque, alors que les Palestiniens recherchent, quant à eux, un gel véritable, immédiat, non négociable et total.

 

 (L’Amérique) Ayant échoué à intimider Netanyahou pour le pousser à un gel total, on dit qu’un moratoire a été transmis au négociateur américain George Mitchell qui autoriserait l’achèvement de tous les projets déjà en cours, peut-être de l’ordre de 2500 à 3000 unités. De plus, ce moratoire est supposé concerner la Bande Occidentale (de Cisjordanie-Judée-Samarie), mais faire silence sur la construction à Jérusalem, qui serait traitée séparément. (De récentes informations nous ont indiqué que le nouvel ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Michaël Oren, a été convoqué au Département d’Etat pour recevoir une volée de bois vert, à propos de nouvelles constructions à Jérusalem-Est. L’exigence que cela cesse a été promptement rejetée par le Premier Ministre Netanyahou, le jour suivant).

 

Désormais, pour George Mitchell, cela peut apparaître comme un compromis acceptable.  Aussi longtemps que dure le « gel », ne prend naissance aucune nouvelle unité. Si le « gel » dure suffisamment longtemps –on parle de six mois à un an- on pourra constater une réduction significative et visible de la construction israélienne en Cisjordanie-Judée-Samarie. Mitchell, qui est supposé vouloir quitter son poste de négociateur à la fin de 2009, pourrait s’en aller, alors que ce « gel » est toujours en application. Concernant Jérusalem, il pourrait simplement dire : «  trop difficile à ce stade », et faire savoir discrètement aux gouvernements arabes que les pressions américaines visant à dissuader Israël de construire à Jérusalem-Est se poursuivront.

 

La raison pour laquelle Netanyahou et son gouvernement détestent le projet Obama en globalité, est claire. Moralement, il entérine l’argument-NDLR : « Judenrein »- selon lequel les Israéliens n’ont pas le droit de vivre en Judée-Samarie (et même dans certaines zones de Jérusalem). Politiquement, se mettre d’accord sur une sorte quelconque de « Gel » revient à mettre en péril la Coalition au pouvoir. Et comment Bibi Netanyahou pourra t-il bien se sortir de cette période de « Gel » ? Quelle pourrait bien être la bonne stratégie de sortie, lorsque le temps accordé toucherait à sa fin (trois mois ?
Six ? Neuf ou douze ?) – et qu’Obama pourra toujours dire : “Je n’ai juste besoin que d’un peu plus de temps pour apporter la paix et la liberté au Proche-Orient!”



Tout ceci est bien connu – mais regardons maintenant, tout autant, vers ce que l’Administration Obama a fait à ses amis de Ramallah. Le Président de l’Autorité Palestinienne et son négociateur Saeb Erekat exigent officiellement un gel total – comprenant Jérusalem, sans limite de temps, dans toute la Cisjordanie-Judée-Samarie, quelle que soit l’implantation concernée, et sur toute sorte de bâtiments. Sans exception aucune pour aucune construction actuellement en cours, pour les jardins d’enfants, pas même (et peut-être, tout particulièrement ?) concernant les Synagogues. Où en sont-ils lorsque le Gouvernement des Etats-Unis  annonce son arrangement – autorisant la réalisation de plusieurs milliers d’unités et observant le silence à propos de Jérusalem ? Comparée avec la situation actuelle – des dénonciations quotidiennes des implantations, de la part de Washington, alors que rien n’est exigé des Palestiniens – contre toute attente, les Américains donneront le sentiment d’avoir retourné leur veste. Tout d’un coup, la construction que vous voyez se réaliser sous vos yeux, Washington lui donner sa bénédiction ; tout comme à Jérusalem, il n’y aura aucune limite qui tienne. Erekat a déclaré sur la radio « Voix de la Palestine », l’autre jour, que : « Il n’y a pas de solution médiane, à propos du problème des implantations : ou les activités de développement s’arrêtent, ou elles ne s’arrêtent pas ». Dès lors, elle apparaîtra telle aussi bien à Erekat, à son patron, Abbas ou à tout Palestinien entendant les dénonciations des radios et télés du Hamas, concernant de tels arrangements.



C’est pourquoi la position palestinienne actuelle consiste à prier pour que Mitchell échoue. S’il n’aboutit pas et qu’il n’y a pas d’accord de compromis, ils peuvent tranquillement rester sur leurs positions. Washington dénonce Jérusalem, le ressentiment entre eux se prolonge, et Obama ne demande concrètement rien aux Palestiniens. Bien entendu, la construction dans les implantations se poursuit de la même façon, mais les dirigeants palestiniens ne sont pas idiots ; ils savent pertinemment qu’il s’agit d’un faux problème. Il savent que la vie en Cisjordanie se porte mieux, que l’économie s’améliore, que les Israéliens lèvent les barrages et obstacles à la circulation – et ils savent que la construction des implantations fournit un travail cruellement nécessaire aux ouvriers palestiniens du bâtiment. Aussi, l’échec de Mitchell serait un refuge douillet pour eux, alors qu’un compromis – et bien, Erekat l’a déjà dit ! : « Mauvaises nouvelles ».



Abbas l’a déclaré des centaines de fois, durant les derniers mois, qu’il ne serait pas d’accord de reprendre les négociations avec Israël, à moins d’obtenir le gel des implantations. Les Etats-Unis appelleront un tel compromis atteint par Mitchell un "gel des implantations » et, dès lors, mettront la pression sur Abbas pour qu’il revienne à la table des négociations – le contraignant à ravaler ses paroles. Ou, lui aussi, devra appeler tout moratoire partiel comme correspondant à un gel réel, retournant à la table (de négociations) pendant que le Hamas expliquera frénétiquement qu’il a encore une fois bradé les droits des Palestiniens – ou il devra refuser de négocier, ce qui provoquera la colère d’Obama. Solution perdant-perdant.


 Aussi la manie obsessionnelle d’Obama contre les implantations s’achèvera de façon préjudiciable, non seulement pour Netanyahou, mais tout autant pour Abbas. Quel triomphe pour la diplomatie américaine !

 



Elliot Abrams, conseiller permanent et de haut niveau, au Conseil sur les Relations étrangères –Council on Foreign Relations-, était le conseiller adjoint à la Sécurité Nationale concernant le Moyen-Orient, dans l’Administration de George W. Bush.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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