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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 09:50

 

 

Un grave revers pour l’opposition Iranienne 

Par Faramarz DADRAS

 

Intervenant pour le site  © 2011  aschkel.info


relecture par Marc Brzustowski 

 

-Sur le site du Ministère israélien des affaires étrangères en langue persane

http://www.hamdami.com/MFAFA

F.DADRAS

 


 

Chercheur et expert du renseignement

 

Ancien officier du service renseignement de la garde impériale de l’armée d’Iran, chercheur et expert du renseignement, fondateur et le directeur du site Internet de www.farhangiran.com en langue persane, auteur et traducteur des nombreux articles et études sur la question Iranienne et consultant auprès des medias

 

Un agent du régime Islamique a été infiltré avec la complicité de certains opposants iraniens dans un mouvement d’opposition, la ″ Vague Verte ″, basé à Paris.

 

Cette nouvelle a été révélée par un documentaire d’une trentaine de minutes, diffusé sur la chaîne publique de la république Islamique, le 8 juin dernier, sous-titré : ″ Un diamant pour la désillusion ″.

 

En mars 2008, après son arrivée à Bangkok, l’homme qui se prétendait être Mohammad Reza Madhi Tazeh Kand, l’ancien général des gardiens de la révolution et le vice ministre du renseignement et de la sécurité de l’époque, chargé de  la sûreté des intérêts de l'Etat Islamique, a tenté de se rapprocher de l’ambassade des Etats-Unis à Bangkok, en Thaïlande.

 

Selon Ali, une source Iranienne, résidant aux Pays-Bas, celui-ci a été la première personne à joindre Madhi, à Bangkok, quelques jours après l'arrivée de Madhi en Thaïlande. Madhi est entré dans ce pays en tant que marchand de diamant, accompagné d'une de ses deux épouses, donc Farideh, la  plus jeune, ses deux enfants et son beau frère, Babak Agazi.

 

Ali, est allé à Bangkok à la demande d’Abbas, un de ses amis résidant en Suède, pour aider Madhi à se refugier à l'étranger. Avant son départ vers Bangkok, Ali a reçu un coup de fil de Madhi, qui lui promettait le remboursement de ses frais de voyage à Bangkok.


Une autre source a indiqué, que Madhi a quitté l’Iran trois mois auparavant, pour s’installer à Doubaï, la capitale des Emirats Arabes-Unis, un lieu connu par les services secrets américains comme une base importante des Gardiens de la révolution et les éléments du service secret Iranien. Là, Madhi, a séjourné  environs trois mois.

 

Dans le premier entretien avec Paul, un officier du renseignement américain à l’intérieur de l’ambassade des Etats-Unis à Bangkok, Madhi prétend avoir en sa possession les informations cruciales sur différents sujets concernant l’Iran  dont :

 

Les coordonnées des sites nucléaires secrets d’Iran.

 - Les informations sur les activités d’Imad Moughnieh, le chef militaire du Hezbollah Libanais (mort le 12 février 2008 dans un attentat en Syrie).

Les noms des espions du régime Islamique aux Etats-Unis, en Europe et dans d’autres pays.

Les noms des collaborateurs du régime à l’extérieur du pays.

- Les programmes de fabrication des armements conventionnels et non conventionnels (chimiques).

- Le détail des aides de l’Iran aux rebelles Irakiens et aux Talibans en Afghanistan.

- Les noms des Américains qui travaillent pour le compte de la république Islamique.

 

Paul, l’officier américain, lui a répondu en plaisantant : « - alors monsieur Madhi, vous nous avez apporté tout l’Iran dans votre sac » !, a précisé, Ali, la source Iranienne qui était présent aux cotés de Madhi.

 

Madhi, pour toute réponse, prétend, à nouveau qu’il ne se sent pas en sécurité et demande, en échange de ses informations, d’être accueilli, le plus vite possible, en tant que réfugié politique aux Etats-Unis.

 

Paul lui offre l’hospitalité de l’Ambassade des Etats-Unis à Bangkok, en lui proposant un séjour avec sa petite famille à l'ambassade, jusqu’à la vérification de son cas par les services compétents. Très étonnant, Madhi n’a pas accepté cette offre.  

 

Après quelques jours, Madhi a été à nouveau convoqué à l’ambassade des Etats-Unis à Bangkok, l’officier Paul lui a annoncé une mauvaise nouvelle en la présence d’Ali, l’homme qui réside aux Pays-Bas,

 

Paul l’officier américain avait consulté la base d’information et retrouvé la trace de Madhi en Turquie, neuf ans auparavant, en 1999, au consulat général des Etats-Unis à Istanbul. A cette époque, Madhi était accompagné par son beau-frère, et prétendait être un lieutenant-colonel des gardiens de la  révolution. Il a demandé l’asile politique aux Etats-Unis, pour lui-même et une cinquantaine de membres de sa famille en échange d’informations sur l’Iran. A Istanbul, Madhi s’est adressé également au consulat d'Israël, sans succès apparemment.

 

En Turquie, après la vérification de ces informations, ils ont vite compris à qui ils avaient affaire : une personne suspecte d’être un agent du régime Islamique ou un charlatan et un menteur. Les agents de l’Ambassade des Etats-Unis les avaient, alors, reconduit à la porte. Alors qu’à Bangkok, cette fois ci, c’est le même scenario qui se répète.

 

Après avoir quitté l’ambassade, Ali,  se méfie de Madhi et se sépare de lui. Il retourne à son hôtel ″Holiday Inn ″. Quelques heures plus tard, grosse surprise, une petite armée de la sécurité thaïlandaise l'attendait dans le hall d’hôtel, en lui annonçant qu’il faisait l'objet d’un complot d’assassinat, probablement ourdi par Madhi, ou ses complices dont : quatre Iraniens et deux Pakistanais. Après la révélation de Paul, l’officier américain, sur ce qui s’est passé en Turquie, Ali soupçonne désormais Madhi d’être l’agent du régime Islamique. Ali, quitte aussitôt la Thaïlande et rentre aux Pays-Bas. Plus tard, il a déclaré à ses amis qu’il a dépensé environ trois mille cinq cent Euros pour les frais de son voyage à Bangkok, en espérant se faire rembourser par Madhi.

 

Nouvel échec pour Madhi, il se penche sur un autre plan et essaie de contacter les opposants iraniens en Europe ! D’abord, quelques anciens gardiens de la révolution et les éléments du service sécurité Iraniens, les soi-disant lâchés par le régime. Et il se réfugie en Europe, alors que tous, sans exception, sont soupçonnés par les opposants Iraniens d’êtres toujours les agents du régime, tout comme Madhi, lui-même.

 

Le temps passe. Madhi tente de se faire connaître, sans progrès significatifs. Quelques-uns des faux opposants sont allés voir Madhi  en Thaïlande. Tous seraient capables de faire n’importe quoi par cupidité, car Madhi se montre riche et porte toujours sur lui un petit sac plein de pierres précieuses, qu’il estime à une valeur de plusieurs millions de dollars. Il parle aussi de son argent bloqué dans les banques suisses et aux îles Canaries, environs un milliard de dollars ! 

 

Madhi, a appelé un certain Seyed Ali Reza Nourizadeh, un journaliste iranien à Londres. Personnage assez contesté dans les milieux Iraniens, mais très connu par les médias arabes, il a fondé une association, ″ le centre de recherche sur la question Irano-Arabe ″, à Londres, avec l’aide de quelques hommes d’affaires arabes, et la collaboration de son ami, un certain Mehrdad Khansari, le jeune diplomate de l’époque du Shah d’Iran à Londres. Tous les deux sont soupçonnés d’être en contact de longue date avec les services britanniques.

 

En janvier 2010, Nourizadeh prépare une émission télé sur une chaine Iranienne à Los Angeles, en Californie : ″  Channel one TV ″, et présente Madhi comme une des sources d’information fiable, qui a réussi à infiltrer le cœur du régime et l'entourage d’Ali Khamenei, le guide de la république Islamique. Nourizadeh a révélé, au cours de cette émission, qu’il entretenait le contact avec Madhi par e-mail depuis treize ans. Peu de temps après, les médias étrangers s’intéressent à Madhi : la section en langue persane de la télé américaine, Voice of America, la télé Israélienne, le canal 10, le quotidien Britannique, Guardian, le Bangkok post, ainsi que de nombreuses radios et télévisions iraniennes aux Etats-Unis et en Europe.

 

Pendant plusieurs mois, Madhi a pu passer comme le plus ardent opposant du régime sur les différentes chaines, soi-disant, pour des révélations contre le régime, mais toutes les informations qu’il livrait aux médias étaient de fausses informations, ou parfaitement banales et déjà publiées sur Internet.

 

L’Ironie du sort est que plusieurs services de renseignements occidentaux sont tombés dans ce piège des contacts établis afin de récolter des informations sensibles. Madhi a, en effet, voyagé en Arabie Saoudite, en Allemagne, en Espagne et en France.

 

Certains opposants du régime ont alerté les services de renseignement des pays concernés, au tout début de l’histoire de Madhi.

 

Dans le documentaire diffusé sur la chaîne publique de l’état Iranien, Madhi, parle ainsi de ses rencontres en Arabie Saoudite avec le prince Saoud al-Faisal, le ministre des affaires étrangères d’Arabie Saoudite et son homologue Américaine, Hillary Clinton. Madhi prétendait qu’à la suite de cette rencontre, il est allé à Washington en avion militaire americain. Là-bas, Dennis Ross, leconseiller spécial de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton (chef de la diplomatie américaine), l'attendait (selon ses dires) pour emmener Madhi dans une limousine à la rencontre Joe Biden, le vice -président des États-Unis. Selon Madhi toujours, le vice-président lui a promis des aides considérables de la part des Etats-Unis pour renverser le régime des Ayatollahs en Iran.

 

Alan Air,  le porte- parole du Ministère des affaires étrangères des États-Unis, a démenti catégoriquement tout contact de la part d’officiels américains avec Madhi.

    

Quelques mois plus tard, Madhi, a annoncé qu’il avait formé un mouvement à l’intérieur de l’Iran : le ″ Groupe des amis ″, avec la participation de plus de vingt mille gardiens de la révolution et des  forces sécurité du pays. Madhi, se présente comme le secrétaire général de ce mouvement, prêt à renverser le régime Islamique par la force.

 

Madhi, avec l’aide de certains faux opposants du régime Islamique, s’approche de Amir Hussein Jahanchahi, parfait inconnu, un homme d’affaire Iranien qui réside en France, celui-là même qui a fondé un mouvement ″ la Vague Verte ″ à Paris, quelques mois après le soulèvement populaire de juin 2009 en Iran, avec les soutiens de quelques personnages français, dont Bernard-Henri Levy et Jack Lang.

 

Certaines sources racontent que Jahanchahi a passé des compromis avec des milieux d’affaires français et israéliens. Jahanchahi mène des activités commerciales en France ainsi qu’en Israël.

 

En juin 2010, Jahanchahi a réussi à organiser une conférence à Paris avec la participation d’une dizaine d’opposants et de divers courants politiques, contre le régime Iranien.

 

Quelques temps après décembre 2010, Madhi, est arrivé à Paris et il s’affichait aux cotés de Jahanchahi, le fondateur du mouvement ″ la Vague Verte ″ et le secrétaire général du mouvement, Mehrdad Khansari. Les trois prétendants ont déclaré que le renversement du régime de Téhéran aurait lieu dans moins d’un an.

 

En février 2011, avant que Madhi ne quitte la France pour se préparer à une mission secrète au nom du mouvement de la vague verte, au cours d’une réunion tenue secrète au bureau d’Amir Hussein Jahanchahi, les trois hommes : Madhi, Jahanchahi et Khansari, décident de tourner un film sur eux-mêmes, au sujet de cette réunion, afin de  le diffuser après la victoire.

 

Cette partie fracassante de l’enregistrement du film a été diffusée sur la télé du régime, le huit juin dernier.

 

Dans le documentaire diffusé sur la télé Iranienne, le régime a promis de ridiculiser plus encore l’opposition Iranienne et de divulguer de plus amples informations au sujet des opposants au régime. A noter qu’un mois avant cette révélation, une trentaine d'iraniens ont été arrêtés dans le pays pour espionnage à la solde des Américains. 

 

Deux semaines après ce coup mortel porté contre ″ la Vague Verte ″, le mouvement de Jahanchahi s’effondre, la peur et la méfiance règne parmi l’opposition. Mais les  25 et 26 juin, à Londres, Nourizadeh et Khansari ont organisé une  conférence avec la participation des opposants Iraniens, la plupart faisait partie des courants séparatistes, sous l’œil bienveillant des Anglais, avec l’aide de l’argent des riches Arabes. Sans la présence des amis Français. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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