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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:36
Le président de l'université concède qu'il y a... «des maladresses» dans le texte. Et invente au passage un nouveau personnage : l'antisémite qui n'a pas eu l'intention de l'être.
 
Source : Le Figaro.
 
 
 
Article de Claire Bommelaer. Publié le 22/05/2013 :

Une pièce aux relents antisémites agite la fac de la Rochelle
 

Dans le cadre d’un atelier d’écriture, des étudiants de l’Université de la Rochelle ont écrit une farce, que certains jugent antisémite. Le président de l’université refuse de se prononcer.

Peut on rire de tout, qui plus est, à l’université? Pour n’avoir pas su, ni pu, répondre à ces questions, le président de l’Université de la Rochelle,Gérard Blanchard, se trouve aujourd’hui dans un drôle de maelstrom.

L’affaire a démarré début avril ; Dans le cadre de la semaine du théâtre étudiant, une vingtaine d’étudiants, de toutes spécialités et tous niveaux, ont donné quatre lectures publiques au théâtre Toujours à l’horizon, situé à la Rochelle. Auparavant ils avaient participé à un atelier d’écriture, animé par l’écrivain québécois Éric Noël, et écrit une pièce «Le rôle des vos enfants dans la reprise économique mondiale». Cette pièce, à visée humoristique, veut dénoncer des dérives de la mondialisation et de la folle finance. Elle met en scène une multinationale, Goldberg and Co, qui mise sur des nouveaux-nés. Une fois adultes, ces derniers doivent rapporter à leurs parents et à des investisseurs. Les Goldberg sont des calculateurs, obsédés par l’argent et leurs personnages diffèrent peu des portraits de juifs peu flatteurs dressés autrefois. Un peu plus loin dans la pièce, interviennent un cuisiner nazi - caché dans un bordel- et deux juifs religieux Cohen 1 et Cohen 2, décrits comme chasseurs de nazis. «Pourquoi cette obsession, il faut savoir pardonner» lance un comédien aux deux juifs. Il sort alors une liasse de billets et la leur remet. Fin de la traque de nazis: un des juifs, ainsi acheté, finit même par serrer la main du cuisinier.

Les Goldberd sont obsédés par l’argent

Les 3,4,5 et 6 avril, devant environ 500 spectateurs, la lecture de la pièce - qui ne tourne pas uniquement autour des juifs- n’a pas créé de remous. Mais un maître de conférence en Biochimie, Michel Goldberg- cela ne s’invente pas- a fini par dénoncer les stéréotypes antisémitesvéhiculés par le texte.

«Je suis pour la liberté d’expression, surtout à l’université» explique-t-il «mais en écoutant le texte, j’ai été mal à l’aise. Si humour il y avait, il n’était pas au service d’une quelconque liberté de penser: il remuait des vieilles idées reçues sur les juifs et la cupidité».

Michel Goldberg prend d’abord rendez-vous avec le président de l’université, avec qui il entretient des rapports cordiaux. Il réclame la tenue d’un débat public avec les élèves, des responsables de l’université et du théâtre. Ce qui fut fait le 2 mai. «Les étudiants n’ont visiblement pas eu l’intention d’être antisémites, et c’est cela qui compte à mes yeux», affirme aujourd’hui Gérard Blanchard. «Ils ont voulu faire du second degré». Admettant des «maladresses» dans le texte, le président refuse donc d’en condamner le fond ; Il a tout de même fait interdire toute nouvelle représentation ou lecture au sein de l’université.

Des vieilles idées reçues sur les juifs

Michel Goldberg, à la fois combatif et accablé, refuse de lâcher l’affaire. Fils de résistants à qui la Belgique s’apprête à rendre hommage, il n’entend pas céder sur les mots et les principes. «Le second degré n’est souvent pas perçu comme tel» plaide-t-il. Depuis, il a reçu de nombreux soutiens, mais il a également essuyé quelques remarques acerbes.

Alerté, le président de la Licra, Alain Jakubowicz, a d’ailleurs écrit à Gérard Blanchard pour réclamer «des éclaircissements» sur toute l’affaire.

 

LIRE AUSSI:

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» Antisémitisme: «Twitter choisit l’hypocrisie»  

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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