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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:57

 

Violents combats entre rebelles et Kurdes à la frontière syro-turque

 

  

OLJ/AFP | 20/01/2013

Un bâtiment endommagé par l'aviation du régime syrien près de Damas. REUTERS/Bassam Al-Erbeeni/Shaam News Network
Un bâtiment endommagé par l'aviation du régime syrien près de Damas. REUTERS/Bassam Al-Erbeeni/Shaam News Network

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RÉVOLTE L'Unicef dénonce "le prix terrible payé par les enfants" en Syrie.

De violents combats entre rebelles et Kurdes dans la localité syrienne de Rass al-Aïn à la frontière turque ont fait 33 morts en 48 heures, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le directeur de cette ONG, Rami Abdel Rahmane, a précisé à l'AFP que 28 rebelles avaient péri, ainsi que cinq combattants de l'Union démocratique kurde (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie). Parmi les combattants rebelles, de nombreux bataillons islamistes participent à ces combats, a-t-il encore ajouté.

 

Les rebelles accusent le PYD de faire le jeu du régime de Bachar el-Assad, dont les troupes se sont retirées sans résistance de plusieurs régions kurdes.

 

Pour mettre un terme aux combats, le Conseil national kurde, qui regroupe une douzaine de partis traditionnels kurdes syriens et le CPKO, une émanation du PYD, en a appelé à l'opposition syrienne, dans un communiqué. "Nous appelons la Coalition, le Conseil national syrien et l'Armée syrienne libre à faire pression sur ces combattants pour mettre fin à cette guerre criminelle qui entache les principes et les objectifs de la révolution", a-t-il affirmé.

L'aviation a également pilonné Damas et sa périphérie, tandis que plusieurs roquettes se sont abattues sur une salle des fêtes dans le nord de Damas, tuant six personnes qui célébraient un mariage, selon l'OSDH.

Au sud-ouest de la capitale, l'armée bombardait Daraya, fief rebelle où de nouveaux renforts militaires arrivaient, précise l'ONG.

Au sud de Damas, Abou Ali, commandant de la brigade rebelle "Ahfad al-Rassoul" (les petits-fils du prophète, en arabe) pour Damas et sa province, a été fauché par une roquette visant sa maison. Il "était chargé d'assurer les secours dans les lieux où femmes et enfants étaient encerclés par les forces gouvernementales", a précisé l'OSDH.

L'artillerie et les avions de combat pilonnaient également les régions de Deraa (sud) et de Homs (centre), alors que des combats se poursuivaient dans les provinces de Deir Ezzor (est) et d'Alep (nord).


Dans la province d'Idleb (nord-ouest), de violents combats opposaient sur la route internationale soldats et rebelles qui cherchent à "couper le passage aux renforts militaires en direction des bases militaires de Wadi Deif et Hamidiyé", dernières bases aux mains du régime dans le secteur.

 

Toujours dans le nord du pays, cinq membres d'une même famille, dont trois enfants de six mois, cinq ans et 13 ans, ont péri dans un raid aérien sur la province de Raqa. L'OSDH a précisé que cette famille originaire du Nord-Ouest ravagé par les bombardements s'était réfugiée à Raqa pour fuir les violences.

 

Au total, neuf enfants ont été tués samedi en syrie, selon l'OSDH, qui fait état pour la journée d'un bilan provisoire de 79 morts --46 civils, 26 soldats et sept rebelles--.


L'Unicef dénonce "le prix terrible payé par les enfants..."

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a dénoncé samedi une semaine particulièrement sanglante pour les enfants en syrie, marquée par la mort de dizaines d'entre eux.

"Une série d'informations en provenance de Syrie cette semaine souligne le terrible prix que les enfants payent" dans le conflit qui ravage depuis 22 mois le pays faisant, selon l'ONU, plus de 60.000 morts, a déclaré Maria Calivis, directrice régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

"L'Unicef condamne ces incidents dans les termes les plus forts et appelle une nouvelle fois toutes les parties à s'assurer que les civils -et les enfants en particulier- sont épargnés par les effets du conflit", a-t-elle poursuivi, citée par un communiqué de l'agence onusienne.

 

Chaque jour cette semaine, l'OSDH a fait état d'enfants tués. Lundi a été une journée particulièrement sanglante avec 31 enfants ayant trouvé la mort à travers le pays.

Mardi, régime et rébellion se sont renvoyés la responsabilité d'un bombardement sur l'université d'Alep (nord) qui a fait 87 morts, selon l'OSDH, dont de nombreux étudiants.

Le même jour, une centaine de civils, dont des femmes et des enfants, étaient tués lors d'un assaut de l'armée près de Homs, dans le centre du pays.

Jeudi, au moins sept fillettes étaient tuées par un raid aérien au sud de damas.

L'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins, a identifié et recensé au moins 3.538 enfants tués depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad en mars 2011.

 

Le Caire expulse des Syriens
Le gouvernement égyptien a expulsé illégalement deux réfugiés syriens vers leur pays ravagé par la guerre civile la semaine dernière, a parallèlement dénoncé samedi Human Rights Watch (HRW), ajoutant que deux Palestiniens de Syrie risquaient actuellement le même sort.

Un Palestinien et son fils, en détention à l'aéroport du Caire, se sont vus refuser l'entrée sur le territoire égyptien, alors que HRW affirme qu'ils risquent de subir "des violences et une éventuelle persécution s'ils retournent en Syrie".

 

"L'Egypte a le droit d'arrêter temporairement des individus ou d'enquêter si leurs papiers d'identité semblent suspects, mais en aucun cas celui de les renvoyer en Syrie", a déclaré Bill Frelick, directeur du programme sur les réfugiés à HRW. "Alors que la Syrie traverse une tragédie et un lourd conflit, nous appelons l'Egypte et tous les pays à n'expulser aucun résident syrien, dont les Palestiniens, vers la syrie", a-t-il ajouté.

"L'Egypte est tenue par la loi internationale de ne renvoyer aucune personne, quel que que soit son statut, dans un endroit où elle pourrait être persécutée", a-t-il ajouté.

 

Les responsables de l'aéroport du Caire ont expulsé deux Syriens vers Damas le 13 janvier alors qu'ils étaient tous deux arrivés la veille avec des passeports valides, selon l'ONG de défense des droits de l'Homme.

HRW souligne que l'Egypte a jusqu'ici accueilli plus de 13.000 réfugiés syriens, mais l'ONG se dit désormais inquiète à la lumière des récentes expulsions.

 

(Reportage : Liban : Désespérés, les Syriens n’écoutent plus que les astres...)

 

Une arme chimique utilisée à Homs? 

Par ailleurs, plusieurs sources au sein de services de renseignements occidentaux ont indiqué au quotidien français "Le Monde" qu'une arme chimique a été employée par le régime syrien contre des opposants, le 23 décembre 2012, à Homs. Ces faits embarrassent les pays occidentaux qui avaient menacé Damas d'intervention en cas d'usage d'armes chimiques.

 

Damas a de son côté protesté auprès du Conseil de sécurité de l'ONU contre la pétition de 58 pays réclamant la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) pour les crimes commis en Syrie, a rapporté l'agence officielle syrienne Sana.

Dans un message adressé au président du Conseil de sécurité, le ministère syrien des Affaires étrangères affirme que "le gouvernement regrette l'insistance de ces pays à suivre une fausse approche (du problème) refusant de reconnaître le devoir de l'Etat syrien de protéger son peuple du terrorisme imposé par l'étranger".

 

(Lire aussi: Armes chimiques syriennes : Israël s'inquiète d'un transfert, Washington minimise un rapport)

 

Depuis le début en mars 2011 d'une révolte populaire qui s'est transformée en une guerre civile sanglante, le régime de Bachar el-Assad dit faire face à des "groupes terroristes" armés et financés par l'étranger.

Le message souligne que "les groupes terroristes armés sont financés, entraînés par certains Etats qui ont signé la pétition, où ils trouvent également refuge".

 

Cette initiative "prouve une fois de plus que ces pays signataires du message pratiquent la duperie et la (politique) de deux poids deux mesures en traitant avec la crise en Syrie et les lois des droits de l'Homme".

"Alors qu'ils expriment leur inquiétude au sujet du peuple syrien et des droits humains, ces pays ignorent dans le même temps le soutien politique, médiatique, logistique et militaire que les gangs armés reçoivent".

 

Lire aussi

Les déplacés syriens, un dossier qui s’installe dans la durée, l'éclairage de Scarlett Haddad

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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