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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 14:16


DEBKAfile Analyse exclusive 28 mars 2011, 12:38 AM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

 http://www.debka.com/article/20807/

Tags:  Libya    US    Qaddafi    Robert Gates 

 

Les victoires des Rebelles dépendent entièrement des frappes aériennes américaines contre les forces de Kadhafi.

 

 

Malgré les affirmations du contraire, les sources militaires et du renseignement de Debkafile déduisent que le rôle de l’Amérique dans l’opération contre Mouammar Kadhafi se poursuit dans une seule direction : plutôt qu’une transition « dans à peine quelques jours » vers une direction des opérations par l’OTAN, c’est-à-dire, en fait, l’Europe – ce que le Président américain Barack Obama ne manquera pas de rappeler encore une fois, lorsqu’il s’adressera à la nation, mardi 29 mars – les Etats-Unis s’enfoncent plus profondément, jour après jour, vers une troisième guerre dans un pays musulman.

 

Au cours des trois derniers jours, les frappes aériennes américaines se sont abattues sur les forces de Kadhafi pour les contraindre à une retraite tactique de toutes leurs zones de conquête dans la province de Cyrénaïque tenue par les rebelles. Cette opération est venue à la rescousse des rebelles, confrontés à une défaite certaine, au milieu de la semaine dernière, leur permettant de reprendre les villes pétrolières stratégiques d’Ajdabiya, Brega et Ras Lanuf et de leur ouvrir la voie pour se diriger vers la ville natale de Kadhafi, à Syrte, le verrou pour la prise de Tripoli.

 

Selon la perspective des experts militaires proches de Debkafile, les gains de l’opposition libyenne ne sont rien moins qu’une victoire sur le papier, et non sur le champ de bataille. Kadhafi et ses commandants ont mis  sur pied des actions de retraites tactiques à partir de ces villes – pas tant parce qu’ils étaient battus sur le terrain, que pour éviter d’être cloués sur place par la puissance de feu nettement supérieure de l’aviation et de la marine américaine. Cette puissance de feu a ouvert la porte à l’opposition rebelle, lui permettant de recouvrer les villes qu’elle avait perdues au cours des trois dernières semaines et de prendre des postures victorieuses.

 

Pour Washington, les conséquences sont évidentes : poursuivre le soutien à l’élan des rebelles contre les forces de Kadhafi dépend de l’engagement des Etats-Unis en deux étapes :

 

Poursuivre le bombardement aérien et maritime des forces gouvernementales. Rien, sinon, n’arrêtera les troupes de Kadhafi si elles se retournaient encore une fois et se relançaient à la conquête des villes et du terrain perdu. La contention de l’armée de Kadhafi ne peut être laissée aux capacités limitées de la France et de la Grande-Bretagne, ni à tout autre membre de l’OTAN, qui a assuré reprendre le commandement des opérations en Libye.

 

Organiser les rebelles en unités combattantes régulières en leur fournissant des armées, un soutien financier et des instructeurs militaires. L’autre alternative, pour les Américains, consisterait à engager un nombre croissant de forces terrestres en Libye, afin de défendre les provinces de l’Est contre une reprise de contrôle par Kadhafi.

 

 

Samedi 26 mars, le Secrétaire américain à la défense, Robert Gates, a admis que : “La Libye ne représentait pas un danger sérieux pour les Etats-Unis avant que les Etats-Unis ne se lancent en campagne. » Lorsqu’on lui a demandé si les développements en cours indiquaient que l’engagement de l’armée américaine devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin de l’année, Gates a répliqué : «  Je ne pense pas que quiconque dispose de la réponse à cette question. ».

 

 

En d’autres termes, personne à Washington, et pas même le Président, n’est en mesure de dire avec certitude, jusqu’où, exactement, la campagne américaine en Libye se poursuivra et combien de temps elle durera. En à peine quelques jours, l’écart n’a fait que se creuser de façon exponentielle, avec le premier engagement américain de ne faire que soutenir une opération européo-arabe mandatée par l’ONU, de façon à faire appliquer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye et protéger les civils, assortie d’un transfert imminent du rôle de meneur de l’Amérique, ainsi que de la promesse du Président Obama de ne pas engager de troupes au sol – toutes ces limites d’action étant en dépassement au cours d’un engagement étendu au soutien à une révolte armée contre le régime Kadhafi.

 

 

Parfaitement averti du dilemme qui occupe l’Administration Obama, Kadhafi a offert à Washington une porte de sortie. En retirant ses troupes des villes de l’Est, il a donné une opportunité aux Américains de marquer une victoire rebelle à la craie – ou, au moins, un statuquo- et de pouvoir quitter le navire à ce moment-là. A ce stade, il accepterait la perte de la Cyrénaïque aussi longtemps que les Américains remettrait leur offensive aux calendes grecques. Cependant, si l’Administration Obama persistait dans son soutien militaire actif à la rébellion, le tyran libyen pourrait envisager trois contre-mesures :

 

Un, mettre à exécution la menace, qu’il a proférée au début de la campagne de la coalition contre son régime,  de frapper des cibles américaines, britanniques et françaises en représailles, au Moyen-Orient et en Europe.

 

Deux, activer des réseaux terroristes clandestins en Europe contre des cibles américaines, autant que contre des cibles locales.

 

Trois, se retirer, aux côtés de sa famille vers un refuge secret parmi les tribus loyales du Sahara et, depuis là, lutter pour sa survie contre aussi bien les Américains qu’al Qaeda, qu’il accuse d’avoir infiltré les rangs de l’opposition et d’avoir retourné son peuple contre lui. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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