résistance intellectuelle

Vendredi 24 mai 5 24 /05 /Mai 18:27

 

Les Plagiaires
  

 

On a beaucoup glosé sur les plagiaires ces derniers temps, et bien des célébrités du monde littéraire et médiatique (PPDA), politique (Rama Yade), et religieux (Gille Bernheim, grand rabbin de France), ont été mis en cause et stigmatisés pour ce vol de nature intellectuelle.

 

Mais une paire de grands plagiaires, habitués aux ors et aux honneurs de la République et en particulier du Quai d’Orsay, n’ont pas été démasqués jusqu’à présent et c’est l’objet de cet article. J’ai nommé… Pascal Boniface et Hubert Védrine.

 

Dès la sortie de leur dernier livre génial ( ?!), intitulé « Atlas du Monde Global », paru aux éditions Fayard/Armand Colin  en mai 2008, j‘avais soupçonné la supercherie.

 

La vision intelligente du monde à partir du point de vue de chacun des grands pays acteurs de notre planète illustrait ce principe qui veut que c’est bien la géographie qui impose ses contraintes à l’histoire, à la géopolitique, aux échanges économiques.

 

Mais la construction du livre de Pascal Boniface et Hubert Védrine, sa présentation, ses cartes, même s’il a été remis à jour, ses chapitres, ne sont que la copie conforme d’un livre vraiment génial par son originalité conceptuelle et sa nouveauté.

 

Ce livre est celui de Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau, géographes, historiens, écrivains, journalistes. Ce livre a été publié en 1983 à une échelle discrète au « Club France Loisirs », avec l’autorisation de la librairie Arthème Fayard, ancêtre des éditions éponymes.

 

Je tiens à la disposition des curieux les deux ouvrages comme preuve de la tricherie intellectuelle manifeste de nos deux vedettes des écrans : ils se produisent tellement sur les plateaux télé pour commenter l’actualité internationale, et particulièrement celle du Moyen-Orient, que l’on se demande où M. Pascal Boniface trouve encore le temps d’exhaler sa passion pour le football. Mais comme chacun le sait, son génie n’a pas de limites.

 

Pas plus que celui de M. Hubert Védrine à qui Sarkozy et les socialistes ont vraiment songé confier de nouveau le ministère des Affaires Etrangères qu’il avait occupé autrefois.

 

J’avoue qu’il ne me déplaît pas de dénoncer ces deux plagiaires et de les mettre au pilori : tous deux sont des spécialistes du « Israël Bashing », autrement dit ils ont la manie d’expliquer les malheurs du monde à travers l’existence de l’Etat d’Israël.

 

Et comme leur antisémitisme suintant ne peut pas s’exprimer ouvertement, ils le font à travers leur anti-israélisme qu’ils qualifient « d’antisionisme ».

 

M. Boniface s’interrogeait faussement ingénu pour savoir si l’on a encore le droit de « critiquer Israël sans être taxé d’antisémitisme ». Ma réponse est la suivante : pour critiquer un pays exemplaire, il faut d’abord être bien propre sur soi.

 

Simon Fradenrajch, analyste, 24 mai 2013 

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Mardi 21 mai 2 21 /05 /Mai 14:35

 

 

Jacques Amar, Henri Asséo, Ezra Banoun, Patrick Bantman, Michaël Bar Zvi, Denis Charbit, Pierre-Antoine Chardel, Viviane Chetrit-Vatine, Marc Cohen, Daniel Dayan, Raphaël Draï, Éric Ghozlan, Michel Granek, Benjamin Gross, Jocelyn Y. Hattab, Florence Heymann, Christian Hoffmann, Rachel Israël, Emmanuel Jeuland, Muriel Katz-Gilbert, Miri Keren, Colette Leinman, Ofer Lellouche, Albert Marouani, Thibault Moreau, Emmanuel Navon, Maya Nestelbaum Guez, Alexis Nouss, Gérard Rabinovitch, Philippe Robert, Georges-Élia Sarfati, Daniel Sibony, Jacques Tarnéro, Sam Tyano, Monette Vacquin, François Villa, Michel Gad Wolkowicz et Paul Zawadzki.

 

Sous la direction de Michel Gad Wolkowicz.

Aux Editions des Rosiers.

 

http://www.crif.org/fr/alireavoiraecouter/tensions-et-d%C3%A9%EF%AC%81s-%C3%A9thiques-dans-le-monde-contemporain/36990

 

 

«Le prix de la Liberté, c’est une vigilance éternelle» (Thomasjefferson)

 

Le monde moderne est en proie à une crise majeure de civilisation. La doxa parlera de «perte des repères», et les pouvoirs publics croient contenir les périls en multipliant les «comités d’éthique», dans de nombreux secteurs d’activité à commencer par ceux des pratiques médicales et des recherches en biotechnologies. Mais encore cette crise porte sur les valeurs, les mœurs, la politique, l’économie, la violence, la criminalité, les médias, l’éducation, le sport, etc. À ne pas interroger plus en profondeur cette crise, ces divers comités d’éthique seront autant de «rustines» destinées à colmater en vain ce qui fait eau de toute part. Les questions sous-jacentes de l’éthique contemporaine portent sur les «limites»: «peut-on tout faire?», «peut-on tout dire?», «peut-on tout montrer?», «peut-on rire de tout?». Elles interrogent la formation et la condition du lien social, dans un contexte où la démocratie est une valeur inconditionnée. Thomas Jefferson en avait identifié le point de tension: «Le prix de la Liberté, c’est une vigilance éternelle». Ce champ de réflexion appelle donc un croisement de disciplines: le droit, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, l’histoire, la psychanalyse, les sciences du comportement et des systèmes intelligents et robotiques, les sciences politiques, les sciences du vivant, les sciences de l’environnement. Sous la direction de Michel Gad Wolkowicz l’ouvrage réunit des intervenants de référence de toutes ces disciplines.

 

Schibboleth – Actualité de Freud – ouvre, dans le sillage d’Imago (la première revue freudienne) et dans une filiation à Freud, à son éthique et à sa méthode, un domaine de recherches et d’échanges transdisciplinaires, faisant se rencontrer, via des colloques, publications et autres activités scientifiques, des chercheurs, des œuvres, des commentaires issus de sources, de filiations de pensées et de champs épistémiques différents, avec des analyses ou des témoignages de notre époque. Son dessein: sonder, étudier l’état du monde et de la langue pour en lire et analyser l’actualité, en discerner et appréhender le malaise, en caractériser les signes comme autant de symptômes, en identifier les problématiques essentielles et leurs enjeux civilisationnels; face à la destructivité humaine et depuis une dépressivité nécessaire, décider du «progrès dans la vie de l’esprit» et participer au Kulturarbeit, défini comme instance de lucidité psychique, tout en interrogeant ses limites et les illusions qu’il génère; mettre en œuvre une clinique du contemporain – dégagée de la confusion des langues.

 

Schibboleth : profération radicale qui porte le mot en avant, l’énonce comme épreuve critique décisive de la filiation, de l’identification et résonne d’une tradition vivante d’écriture orale – de la Bible jusqu’à Paul Celan, Jacques Derrida, en passant par Sigmund Freud; mot de passe, mot hébreu, «épi», produit du travail de culture des hommes, ressource de vie et de transmission, mot de la signifiance du langage et symbole de l’altérité. L’actualité de Freud invite à tenir ensemble et sans relâche les schibboleths freudiens – le complexe d’Œdipe, l’inconscient, le refoulement, le rêve, la sexualité infantile, la résistance, la perlaboration –, dans le rapport, transférentiel, aux théories que nous (nous) construisons et au risque de son énonciation la plus contemporaine.

 

« Tensions et défis éthiques dans le monde contemporain »

de Michel Gad Wolkowicz

Parution 21 mai 2013

26€ frais de port offerts

Pour acheter 

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Vendredi 17 mai 5 17 /05 /Mai 09:48

 

Shmuel Trigano (Copier)

UNE MORALE DÉMISSIONNAIRE

 

Shmuel Trigano Actualité juive du jeudi18 avril 2013

 

Jstreet, ce groupe de pression juif américain qui projette  d’imposer à Israël « la paix » en s’aidant de l’influence américaine, refait surface. A la veille de la visite du secrétaire d’État pour relancer « le processus de paix » (faut-il rire ?), cent leaders juifs américains ont rendu publique une lettre écrite à Netanyahou lui demandant « de faire des sacrifices territoriaux douloureux pour le bien de la paix », en collaborant avec John Kerry, dans l’espoir, écrivent-ils, de voir "les dirigeants palestiniens… prendre des mesures constructives similaires ».

 

J’admire l’adjectif « douloureux »… Il me rappelle l’expression de la gauche israélienne pour « justifier » la vague d’attentats au lendemain d’Oslo, qualifiés de « sacrifices pour la paix ». On retrouve ici la profonde démission morale et politique qui inspire ce courant d’opinion. Dans son regard, les Juifs sont d’abord coupables et les autres impeccablement innocents. Ils confondent morale et sacrifice, sacrifiant leurs intérêts légitimes « dans l’espoir » (ils peuvent attendre longtemps !) que leurs ennemis se sacrifient eux aussi. « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! ». C’est une morale par procuration dont la profession de foi se déclame toujours devant des tiers dont on espère la reconnaissance. Elle n’est d’ailleurs destinée qu’à ces derniers et c’est toujours une auto-critique, pardon : la critique d’autres Juifs, accusés à la cantonade au point qu’on ne sache s’ils préfèrent leurs ennemis à d’autres Juifs. Sous le poids de leur propre narcissisme, ivres de leur pureté morale, ils n’entendent ni ne voient leurs adversaires, qu’au contraire ils promeuvent en toutes occasions. Ils n’ont pas compris le tournant que représente un État juif, c’est à dire l’expérience de la souveraineté et en sont restés à la vieille politique du temps des ghettos, la shtadlanout, politique d’intercession qui cherche à atteindre ses objectifs par l’entremise de tiers, sans dignité ni honneur.

 

C’est un signal mortel que ces leaders envoient à leur propre communauté, un avis de phase terminale. Mais n’est-ce pas un écho à sa réalité ? Les Juifs américains ont voté à 70% pour Obama dont les projets pour Israël sont dangereux et la politique générale a conduit au désordre grandissant du monde et au triomphe de l’islamisme. L’analyse stratégique sur laquelle se fondent ces leaders (et leurs émules dans tous les pays de la diaspora et même Israël) est erronée sur toute la ligne, notamment en ce qui concerne le rapport au monde arabo-musulman. Elle n’a pas compris que la bonne volonté y est interprétée comme un signal de l’assaut final à donner.

 

Tout n’est quand même pas perdu en diaspora car cent leaders juifs de Russie ont écrit à Netanyahou pour lui demander de ne pas tenir compte de leurs pairs américains. Voilà une communauté juive forte et confiante. Que sont venus faire en France les leaders juifs américains ? Encourager le leadership juif français à les suivre sur leur pente fatale?

 

*Paru dans Actualité juive du jeudi18 avril 2013.

 

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Vendredi 3 mai 5 03 /05 /Mai 18:15

 

 

Quatre Français parmi les cent personnes qui influencent positivement Israël et le monde juif

Classé dans: Judaïsme |
 
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Les cent juifs Algemeiner

Richard Prasquier, le père Desbois, Philippe Karsenty et BHL parmi les 100 de The Algemeiner

 

http://www.dreuz.info/2013/05/quatre-francais-parmi-les-cent-personnes-qui-influencent-positivement-israel-et-le-monde-juif/


Le grand magazine juif américain The Algemeiner a publié, à l’occasion de son 40ème anniversaire, la première liste des 100 personnes vivantes qui influencent positivement Israël et le monde juif.

Cette liste s’inscrit à la fois dans la lignée des grandes listes telles que les 500 de Forbes ou les 100 du Time, et dans une réflexion sur la spécificité du monde juif : « Pensez-y ainsi », écrit the Algemeiner « sans ces 100 personnes – ou les organisations qu’elles représentent, la vie juive ne serait pas à son niveau actuel. »

Cette liste doit « inspirer et motiver les jeunes, la prochaine génération, les futurs leaders (…) afin qu’ils perpétuent les normes les plus élevées de notre tradition et de notre héritage et défendent la cause des Juifs et d’Israël, car lorsque le niveau de la vie juive s’élève, c’est le niveau de toutes les vies qui s’élève. »

The Algemeiner note également que la partie la plus gratifiante de la démarche, fut peut-être l’ampleur de la tâche, compte tenu du nombre élevé de ceux qui pouvaient être choisis par le prestigieux magazine.

Cette liste a été révélée cette semaine à New-York lors d’un dîner qui a rassemblé 500 personnes et qui était présidé par Elie Wiesel. Les 100 personnalités sont classées en différentes catégories : universitaires, artistes, innovateurs, politiques, médias, hommes d’affaires, dirigeants communautaires, philanthropes, hommes de religion, hommes d’avenir et les grandes voix.

Au sein de cette liste, on trouve des artistes comme Steven Spielberg, des grands dirigeants politiques tels que Benjamin Netanyahu, le premier ministre canadien, Stephen Harper, le ministre de la défense israélien, Moshe Ya’alon, des hommes d’affaires comme Warren Buffet, des philanthropes comme Sheldon Adelson et Ron Lauder, des hommes de religions comme Yisrael Meir Lau, et des grandes voix comme l’avocat Alan DershowitzBill KristolAdin Steinsaltz et Elie Wiesel.

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Parmi ces 100 personnalités, on trouve de nombreux Américains, plusieurs Israéliens mais aussi quatre Français : Richard Prasquier et le père Desbois dans le monde communautaire, Bernard-Henri Lévy et Philippe Karsenty parmi les grandes voix.

Voici les descriptions qu’en font le magazine.

Richard Prasquier, président du CRIF, « chargé de représenter les Juifs de France contre l’antisémitisme et l’intolérance, a été à a hauteur d’une tâche particulièrement difficile, à cause de l’augmentation de l’antisémitisme dans ce pays. »

Le père Desbois, prêtre catholique, « a contribué a fonder Yahad-In-Umum dont la mission est d’enquêter sur les exécutions massives de Juifs et de Roms en Ukraine et en Biélorussie entre 1941 et 1944. »

Bernard-Henri Lévy est salué pour avoir « utilisé sa popularité pour sensibiliser l’opinion aux dangers de l’antisémitisme et de l’antisionisme (…) et pour avoir dénoncé le réflexe de critique systématique hostile opérée par la gauche envers Israël. »

Philippe Karsenty, qualifié « d’Emile Zola des temps moderne », fut « parmi les premiers à accuser France 2 d’avoir diffusé une vidéo mise en scène montrant la prétendue mort d’un enfant palestinien », Mohamed al Dura, et a établi, « y compris en justice, la volonté des médias français de présenter Israël comme un Etat agresseur et criminel. »

La présentation de cette liste est sur cette page tandis que la liste complète des 100 est accessible sur cette page : Algemeiner Jewish 100: The Full List.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Claude Pradeberk pour www.Dreuz.info

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Dimanche 17 février 7 17 /02 /Fév 23:06

Donner de l'argent aux universités de manière intelligente

par Daniel Pipes
Philanthropy Daily
12 février 2013


http://fr.danielpipes.org/12550/donner-argent-universites

 

Version originale anglaise: Smart University Giving
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

.

Le problème

Dans un grand élan de bonne volonté et de générosité, la fondation de la famille Helen Diller fit don, en 1999, de 5 millions de dollars pour les études juives de l'Université de Californie à Berkeley dans le but de faire venir chaque année un professeur israélien à l'université. L'intention était en partie de faire contrepoids aux invectives anti-Israël qui imprègnent cette université. Comme Madame Diller elle-même l'a dit, «Face à ces protestations contre presque tout et n'importe quoi, nous avons besoin d'avoir un vrai bon programme d'études juives là dedans. On espère qu'il sera enrichissant d'avoir un professeur invité.» Le comité de nomination a promis que les idées politiques des chercheurs invités ne seraient pas prises en considération, tandis que madame Diller montrait toute sa confiance dans le comité.

Mais les programmes de la famille Helen Diller en études juives dès le début ont mal tourné. L'université a utilisé les fonds pour embaucher Oren Yiftachel, un professeur méchamment anti-sioniste qui soutient qu '«Israël a créé un cadre colonial, maintenu par le contrôle violent et l'illusion d'adoucissement d'une citoyenneté d'État-nation et démocratique». Cela a laissé la donatrice mécontente et frustrée, selon les mots de Liel Liebowitz du magazine Moment, "ayant donné la dotation, il n'y avait rien qu'elle puisse faire sauf la grimace."

Logo pour les programmes des Diller en études juives à l'Université de Californie-Berkeley.

Comme Martin Kramer en fait la remarque dans un examen de l'affaire Diller, «les administrateurs universitaires [ne sont pas tout à fait innocents car] ils peuvent être presque comme des négociants au souk." Après avoir servi comme administrateur universitaire, Kramer révèle la marche à suivre: «Vous prenez l'argent, vous supprimez les conditions mises par le donateur en invoquant la liberté universitaire, et vous détournez les ressources du don pour les affecter à ce que vous pensez être valable." Il tire une conclusion importante de cette triste histoire: «L'argent venant de l'extérieur est gaspillé dans une tentative d'essayer de transformer les idées politiques d'un département, d'un programme ou d'un centre . Cela fonctionne mieux si on met l'accent sur la priorité que les professeurs sachent d'avance ce qu'eux-mêmes désirent.

En effet, l'expérience de Diller fait partie d'un modèle plus large; lesdonateurs de fonds aux universités souhaitent soutenir une étude ou un programme universitaire spécifique, pour finalement découvrir que leurs désirs ont été détournés et les fonds utilisés pour tout autre chose, ou même utilisés dans un but exactement contraire à ce qu'ils souhaitaient. Lee Bass a donné 20 millions de dollars à l'Université de Yale en 1991; quand il a exprimé sa consternation en voyant leur utilisation, ses fonds lui furent rendus avec un discours sur la façon dont l'université «jamais» n'accepte un cadeau assorti de conditions. La famille Robertson a voulu prendre le contrôle de la fondation Robertson géante de 558 millions de dollars à l'université de Princeton avec la frustration de constater que l'université avait employé l'argent à d'autres fins que celles prévues par la fondation.

Lorsque les universités défient les vœux des donateurs en insistant sur le fait que la liberté universitaire exige des donateurs qu'ils n'aient pas plus qu'un contrôle consultatif sur l'utilisation de leurs fonds, les donateurs qui souhaitent financer l'enseignement supérieur pour agir sur ce qui «touche le politique » ont raison de s'attendre à ce que leurs souhaits soient ignorés.

La solution

Pour échapper à cette situation difficile, National Review a commencé ses clubs de courte durée «clubs pour donner de l'argent aux facultés de la National Review» en 2010 avec l'intention de soutenir l'enseignement qui est pro-américain, pro-libre marché, et pro-tradition judéo-chrétienne. Dans le même esprit, Anne D. Neal et Michael B. Poliakoff de l'American Council of Trustees and Alumni (anciens élèves) ont publié en 2011 la deuxième édition de leur utile guide des donateurs intelligents pour donner aux facultés focalisé sur le fait de faire les bons choix quand ils donnent de l'argent aux universités, offrant des conseils judicieux tels que "être sélectif», «définir vos objectifs», «regarder sous le capot», «choisir le meilleur» et «trouver un ami de faculté.»

Toutefois ces initiatives acceptent l'existence d'une relation donateurs - université et le caractère inévitable qui fait que les donateurs ont peu à dire sur la disposition de leurs fonds. Je tiens à remettre en cause cette hypothèse et proposer une alternative: plutôt que de doter les institutions, comme c'est actuellement le cas, les donateurs devraient offrir de payer les frais de fonctionnement pour les chercheurs individuels.

Dans ce scénario, le donateur choisit un chercheur dont les travaux et les perspectives sont le reflet de ses propres intérêts et points de vue, puis propose de payer le salaire du chercheur et les dépenses connexes (tels que les assistants de recherche). Le jumelage établi, les bailleurs de fonds et l'érudit forment une équipe. Le donateur offre alors les services frais payés du lettré à l'université. Tant que le savant enseigne à cette université, le donateur (ou ses héritiers) couvre les frais du savant. Quand le savant abandonne, prend sa retraite, est frappé d'incapacité ou décède, le fonds paie pour cela

Cette approche garantit que les fonds du bailleur de fonds restent en permanence sous son contrôle ou celui de ses successeurs, ce qui élimine le problème de donateurs qui financent ce qu'ils ne veulent pas prendre en charge. En particulier, cette méthode permet aux donateurs conservateurs ou pro-israéliens de financer les professeurs de leur choix. Cela change fondamentalement l'équilibre des pouvoirs. Au fil du temps, cela peut faire une différence significative dans la vie universitaire.

Les changements nécessaires

Les fonds offerts à ces conditions, les administrateurs des universités probablement se rebifferont et résisteront, tout en reconnaissant le changement implicite au pouvoir. Vraisemblablement, ils n'accepteront pas l'argent d'un donateur s'il est limité au financement d'un seul savant, mais insisteront sur le respect du schéma traditionnel des dons en capital remis à l'université. Cette résistance empêche les donateurs individuels d'effectuer des changements d'eux-mêmes; ils ont besoin, plutôt, d'agir, sous les auspices d'une institution sophistiquée et bien financée.

Cette institution aura à superviser le processus complexe de (1) inspirer, rassembler et guider les donateurs, surtout les plus généreux et bien en vue, dans un but commun, (2) servir de chambre de compensation pour assortir les donateurs et les universitaires, (3) trouver une université approprié pour chaque équipe, (4) conseiller les équipes en tant qu'elles négocient avec les universités, et (5) encadrer les savants et avertir les donateurs quand ils quittent un emploi universitaire.

Cette approche nécessite également pour les donateurs de changer leurs habitudes. Premièrement, cela signifie l'abandon de la focalisation traditionnelle sur son alma mater [l'université dans laquelle une personne a fait ses études (NDLT)] pour être prêt au lieu de cela à faire un don à n'importe quelle institution de qualité. Cela signifie le passage d'une vision sentimentale à un choix stratégique, portant moins sur l'équipe de football et plus sur la résistance aux efforts soutenus d'endoctrinement de la gauche. Deuxièmement, cela signifie renoncer à la perspective de la commémoration de leur famille ou d'eux-mêmes à perpétuité. Troisièmement, il faut une planification préalable afin que, si un donateur cherche à obtenir un crédit d'impôt pour donation, le savant et l'institution soient disponibles pour une action rapide dans l'année civile. Ces changements impliquent un changement radical de perspective et de conscience parmi les anciens élèves éveillés à l'hégémonie de la gauche dans les universités américaines.

L'équipe donateur- chercheur doit être prête à être repoussée, en particulier dans les premières années, et être prête à essayer une université après l'autre jusqu'à ce qu'elle en trouve une prête à accepter les nouvelles conditions. Des centaines de grandes institutions d'enseignement supérieur existent aux États-Unis; sans doute, cette nouvelle approche va commencer avec les institutions financièrement plus faibles qui peuvent moins se permettre de refuser les fonds et le savant.

On ne peut nier les difficultés à mettre en œuvre cette idée d'équipe donateur-savant. Mais les donateurs ont une force qu'à l'heure actuelle ils n'exploitent pas: l'argent fait la loi, les universités sont financièrement serrées, et les donateurs potentiels se sentent de plus en plus frustrés par la tendance à gauche des universités.

Bien que les donateurs en prenant le contrôle de l'argent qu'ils donnent pour des chaires de professeurs ne permettent de résoudre qu'une petite partie du tableau de la situation, celui des universités d'élite, ce mécanisme fournit d'importantes idées novatrices pour remettre en question les orthodoxies périmées. A ce titre, cela va affaiblir l'emprise de mort de la gauche sur la vie universitaire.

Mr. Pipes (DanielPipes.org), fondateur de Campus Watch, a enseigné à Harvard, Pepperdine, l'US Naval War College et l'Université de Chicago.

Mise à jour du 14 février 2013: Un bon ami à moi, le docteur Bob Shillman, approuve les idées que je développe ci-dessus et ajoute, compte tenu de sa propre expérience avec les universités, les deux suggestions suivantes: (1) Concernant mon point de vue à propos de ce projet impliquant que les donateurs de fonds ne perpétuent pas la mémoire de leur famille ou leur propre mémoire, il écrit:

Ce n'est pas forcément vrai: comme condition du don, de n'importe quel don, même si c'est étalé dans le temps (comme je le décris ci-dessous) le donateur peut exiger que le donataire soit d'accord pour perpétuer la mémoire de la famille / du donateur pour la durée des paiements , et de le faire à perpétuité si la somme des flux de paiements atteint ou dépasse un certain montant d'argent. Je le fais tout le temps.

(2) En ce qui concerne mon point de vue à propos de la planification à l'avance:

Si le donateur utilise un fonds qui le conseille, comme le Fonds Fidelity de bienfaisance, le donateur peut faire un don du montant total du «don prévu à l'université» à tout moment selon les vœux des donateurs, ce qui donne le contrôle complet des bailleurs de fonds sur le moment de son don de bienfaisance et la déduction fiscale associée. Mais ... le donataire ultime (l'université) ne reçoit pas l'argent du fonds donateur conseiller de fonds jusqu'à ce que le donateur conseille le fonds de quand et combien de cette subvention initiale à envoyer à l'université. Encore une fois, je fais ça tout le temps et cela fonctionne très bien!

Pour chacun de mes dons qui a un total «attendu» de plus de 50.000 dollars, j'ai l'habitude d'écrire un accord écrit par moi-même entre moi et le donataire qui spécifie clairement la façon dont les montants sont donnés, puis dépensés. Si je découvre que, durant une quelconque année antérieure, le donataire n'a pas dépensé l'argent de la manière que je voulais, alors tous les dons futurs prévus sont annulés.

Thèmes connexes: Monde universitaire Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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Lundi 17 décembre 1 17 /12 /Déc 09:46
Participez au festivités du 50ème anniversaire du Centre Communautaire de Paris

Le Centre Communautaire de Paris est un lieu ouvert à tous
dédié à la culture juive et au savoir.

En 2013, le Centre Communautaire de Paris fête son 50ème anniversaire et propose des événements exceptionnels pour fêter ce jubilé !

8 janvier 2013
Ouverture Solennelle
Rencontre-débat : « La spiritualité face à la violence et la terreur -Penser le religieux au XXIème siècle »
Soirée d'ouverture solennelle du 50ème anniversaire
Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, Paris
24 janvier 2013
Concert
Concert hommage à Jo Amar
Concert hommage à Jo Amar
Salle Rossini, Paris
Du 14 au 17 février 2013
Voyage
Voyage en Israël - Festival des musiques andalouses - Planitour 01 53 25 15 00

Voyage en Israël
Festival des musiques andalouses

Israël, Mer morte
15 janvier 2013
Rencontre
Rencontre avec Alexandre Adler
Alexandre Adler, politologue
Centre Communautaire de Paris
17 janvier 2013
Rencontre
Rencontre avec Alain Finkielkraut, philosophe
Alain Finkielkraut, philosophe
Centre Communautaire de Paris
30 janvier 2013
Table ronde
Table rode :

Israël, le Proche-Orient et l'Europe : une réflexion géopolitique ?

Centre Communautaire de Paris

Le Jubilé du Centre Communautaire de Paris :
De janvier à juin 2013, des événements exceptionnels. Prenez-date !

8 janvier 2013

Soirée d'ouverture solennelle du 50ème anniversaire
Rencontre - Débat
« La spiritualité face à la violence et la terreur - Penser le religieux au XXIème siècle »
avec
Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France
et Bernard Henri Levy, Philosophe.

Grand Amphithéâtre de la Sorbonne

Inscription en ligne Paris
15 janvier 2013 Rencontre avec Alexandre Adler, politologue
« Les deux visages de l’Israël contemporain »
Inscription en ligne Paris
17 janvier 2013

Rencontre avec Alain Finkielkraut, philosophe
« La démocratie est-elle universelle ? »

Inscription en ligne Paris
24 janvier 2013

Concert - Hommage à Jo Amar

Inscription en ligne Paris
25 janvier 2013

Chabbat Chira

01 53 20 52 52 Paris

30 janvier 2013
(à 19h30)

Table-ronde : Israël, le Proche-Orient et l'Europe : une réflexion géopolitique ?
Frédéric Encel,
maître de conférences à Sciences-Po, François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique et Dominique Moisi, politologue

Inscription en ligne Paris

7 février 2013
(à 19h)

Rencontre avec Robert Wistrich, Professeur à l'Université Hébraïque de Jérusalem
« Les nouveaux visages de la judéophobie contemporaine : la gauche radicale, l'islamisme, le nouvel antisémitisme »

Inscription en ligne Paris
7 février 2013
(à 20h30)

Rencontre avec Révérend-Père Jean Dujardin. « L'Eglise et la Synagogue : du conflit à la rencontre »

Inscription en ligne Paris
11 février 2013
(à 19h)

Rencontre avec Michel Camdessus, Ancien Directeur Général du FMI, Gouverneur Honoraire de la Banque de France.
« Le combat planétaire contre la pauvreté : un devoir éthique de notre temps »

Inscription en ligne Paris
14 février 2013
(à 19h)

Rencontre avec Shmuel Trigano, Professeur des Universités à Paris X-Nanterre, Directeur du Collège des études juives de l'Alliance israélite universelle.
« Le judaïsme dans l?histoire politique »

Inscription en ligne Paris
14 février 2013
(à 20h30)

Rencontre avec Franklin Rausky, Docteur-ès-Lettres, Directeur des Etudes de l'Institut Universitaire d'Etudes Juives Elie Wiesel.
« Le juif et l'hébreu : une mutation de l'identité d'Israël»

Inscription en ligne Paris
Du 14 au 17 février 2013

Voyage en Israël
Festival des musiques andalouses

Hôtel Royal Rimonim - Mer Morte
5 concerts - 15 paytanim
Chabbat, offices, concerts

Brochure et Bulletin d'inscription (pdf)

Planitour
01 53 25 15 00
01 53 25 14 34
charlie@planitour.fr

Israël
20 février 2013

Rencontre avec Marcel Gauchet, Philosophe, historien et Directeur de la revue Le Débat;
« Spiritualité et religion dans un monde désenchanté ? »

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Par Gad - Publié dans : résistance intellectuelle
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Mardi 4 décembre 2 04 /12 /Déc 17:35

Lundi 3 décembre 2012

La différence entre « cause palestinienne » et prétexte palestinien

 

http://alainlegaret.blogspot.fr/2012/12/la-difference-entre-cause-palestinienne.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+LeMondeLendroit+ 

par Kamel Daoud
Chroniqueur algérien

Qu’est-ce que la Palestine ? D’abord un champ de morts et de mots qui intoxique cette terre virtuelle. Religion. Islam. Arabe. Injustice. Mahmoud Darwich. Guerre Sainte. Saladin. Reconquête. Réparation. Trahison. Echec collectif. Malheurs. El Qods. La terre. Les croisades. L’Ennemi. Le complot. La preuve par Allah. Les « frères ». Arafat. La Télé. Le JT. Terres occupées. Sionisme. Fuite. Exil. Traversée du Sinaï dans les sens contraire. Qibla. Djihad. Fin de monde.


Et Israël ? Cela veut dire L’Autre, dans les esprits des nôtres. Tous les autres. L’Occident. Les impies. La trahison. Kheybar. Coran. Fourberie. Complot mondial. Peur. Sombre. Noir. Couteau. Lobbys. Guerres. Poisons. Raids. Drones. Avions de chasse. Eternité. Adversité à Dieu. Ancienne histoire. Impossibilité de liens. Hommes armés avec casque et chars. JT. Colonies. Menaces. Tromperies.
C’est donc l’actualité de la semaine et du siècle et d’un millénaire et demi. Les rapports entre les deux cousins Abel et Caïn, la vraie version, dont l’un veut ce que veut l’autre. Israël Bombarde Gaza mais cela est presque un détail dans la chronique des deux peuples. Au mot Israël est associé celui de juif et donc celui de la part ténébreuse et maligne du monde dans l’esprit du musulman. Palestine est un affect, une cause, une frustration et un jeu de poupées russes : La Palestine est une cause, un effet, un produit dérivé, une légitimation, un strapontin, un bon dos, un outil et une société-écran. Les islamistes s’y investissent, Ben Laden, Zawahiri, les néo-nassériens, les néo-nationalistes, les « arabes » assis dans les cafés et les élites progressistes de la gauche restante. A force, ce drame sert à tout sauf aux Palestiniens. Il sert à annoncer la fin du monde comme à rire de soi et des « siens ».
A quoi la Palestine nous est utile en Algérie par exemple ? A remplir les mosquées, soupirer, se consterner, crier, analyser le complot « juif » mondial présumé, consolider la paranoïa ou l’impuissance et à lever des foules pour les faire assoir.
 La culture anticoloniale locale est désormais investie par un messianisme religieux : la Palestine est un Palestinistan, sinon rien. La cause de décolonisation a basculé dans le messianisme. De part et d’autres d’ailleurs. Du coup, la Palestine est objet d’un double discours : celui du soutien dit indéfectible, officiellement. Celui de l’agacement, en sourdine. Les Palestiniens sont mal vus par les Algériens mais on ne le dit pas. On les regarde de haut « parce qu’ils n’ont pas réussi leur FLN et l’ont trahis », « parce qu’ils se trahissent les uns les autres » et parce que ce sont des arabes qui « méritent » leur sort.
Paradoxe de cet esprit malin : beaucoup rêvent d’une Palestine libre mais… sans Palestiniens dedans. Presque comme une grosse mosquée de plusieurs centaines de kilomètres carrés. D’ailleurs, l’essentiel de l’histoire n’est pas de libérer les Palestiniens mais de libérer la Palestine et de chasser les juifs. On ne veut pas faire plaisir à un peuple mais faire plaisir à un Dieu.  La Palestine est ce pays qui sert à dire que les Israéliens sont mauvais par nature, pour faire oublier que les « Arabes » sont pires. Essayez de parler de cet affect et de ce jeu de dupes qui se cache derrière le dos du Palestinien pour faire semblant de le soutenir, est vous verrez tomber sur vous les foudres et les insultes. Car il ne s’agit pas d’une cause humaine, mais d’un effet religieux et émotionnel.
La Palestine n’est qu’un prétexte pour quelque chose de plus sourd et de plus ténébreux dans l’âme morte du religieux et du revanchard. Ce n’est pas une cause de libération qu’il faut aider, mais une histoire de vengeance et de coups à rendre. De part et d’autres d’ailleurs. Pourquoi la Palestine n’est pas libre ? Parce que personne ne veut sa liberté chez les « Arabes » : tous veulent l’utiliser, l’épouser de force, lui faire des enfants Djihadistes maintenant, monter sur son dos pour avoir une légitimité : au ciel ou par les urnes. C’est une bête de somme, pas une statue de la liberté.



Original publié le 18 novembre 2012 sur Algérie Focus

© Kamal Daoud pour Le Monde à l'Endroit 
Par Gad - Publié dans : résistance intellectuelle
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Dimanche 2 décembre 7 02 /12 /Déc 10:28

 

 

Shmuel Trigano, philosophe et sociologue, vient de publier "La nouvelle idéologie dominante : le post-modernisme".

 

 

Jean Szlamowicz

 

Jean Szlamowicz est maître de conférences à Paris IV-Sorbonne.

Normalien, agrégé d'anglais, il est linguiste et traducteur. Il est l'auteur de Détrompez-vous ! Les étranges indignations de Stéphane Hessel décryptées, Editions Intervalles



Ce petit livre du sociologue et philosophe Shmuel Trigano est d’ores et déjà le maître ouvrage de tous ceux qui voudront comprendre la cohérence profonde des bouleversements de notre société. Ses conclusions sont d’une portée très riche sur des thèmes nombreux, qui vont de la crise de l’Etat-Nation à la redéfinition de l’humain et du genre (Queer Theory). Son ambition est de « cartographier une forme de pensée », c’est-à-dire d’expliciter ce qui est impensé et de montrer la logique intellectuelle qui préside à certaines positions ou opinions. C’est tout l’enjeu de la sociologie de la connaissance que de déchiffrer l’idéologie, ou autrement dit la « pensée collective » en tant qu’elle n’est pas consciente d’elle-même.

Avec une grande pertinence méthodologique et une grande attention aux mots, Shmuel Trigano pose références (Karl Mannheim, Max Weber…), définitions et concepts de manière précise (modernité et modernisme ; la fausse conscience ; l’idéaltype ; situation d’orthodoxie, messianique, révisionniste ; fonctions tribunicienne, etc.). Il organise sa réflexion selon l’étude des « cadres mentaux » et chaque page renferme une profusion d’analyses fines et éclairantes. Il ne s’agit pas ici de toutes les résumer. Notons les points saillants du post-modernisme qui s’exprime dans divers élans autoproclamés progressistes. Sur le plan métaphysique, l’horizon post-humain (clonage, modification génétique), l’humanisation de la terre et des animaux, le rejet de la distinction homme / femme annoncent une volonté de créer un Homme Nouveau. L’écologie, qui sacralise la Terre et la Nature, s’impose comme nouvel évangile et développe des attitudes de type religieux (croyance, morale, contrôle des comportements). Comme Trigano le décrit fort bien, « le post-modernisme projette non seulement de changer l’ordre social et politique […] mais aussi l’humain » (p.18). En d’autres termes, c’est ce qu’on appelle un projet totalitaire. L’un des paradoxes du post-modernisme est ainsi de célébrer l’individualisme tout en le massifiant, le privant d’identité (plus d’identité sexuelle par exemple) et le figeant dans des communautés (essentialisation).

Sur le plan politique, cet universalisme vide de valeurs ambitionne « la fin des territoires » et de l’Etat-Nation, ce qui n’est pas sans conséquence sur le concept de citoyenneté et, partant, l’idée même du droit. Le post-modernisme se présente ainsi « contre l’état-nation tout en revendiquant l’état-providence » : c’est une exigence de prise en charge totale du social et de l’humain qui débouche sur une dépendance radicale. La gouvernance européenne est le modèle de pseudo-démocratie où le pouvoir est exercé par des entités qui ne sont ni élues ni contrôlées par les peuples (les ONG, les experts, les agences de notation, les tribunaux auto-proclamés). Les peuples sont d’ailleurs priés de s’effacer — dans leur langue, leur culture, leurs pratiques politiques — au profit d’un Autre devenu sacré et incarné par le puissant concept de « minorité ». Une telle situation annonce le renouveau d’antagonismes communautaro-ethnico-religieux puisque chacun se voit défini non plus par son appartenance citoyenne mais par son appartenance à un groupe (religieux, racial, sexuel…). Dès lors, il n’y a plus de contrat social, plus d’adhésion à des valeurs communes mais un vaste champ « multiculturel » où les individus n’ont plus l’horizon de communicabilité que constituait le pacte social : chacun est ramené au groupe qui lui confère des droits en passe de devenir collectifs. Résultat : « derrière l’apologie des différences et de l’Autre, se terre une fermeture radicale à l’altérité, à la Différence comme principe » (p. 67). Une histoire réécrite selon un point de vue unilatéralement victimaire construit une mythologie identitaire : les groupes se voient « marqués irrémédiablement par le passé (l’esclavage devenu, par exemple, objet d’héritage pour l’identité noire) comme pourvoyeur de droits dans le présent. » Dans cette conception victimaire manichéenne où la « culpabilité semble devenue héréditaire », le statut de victime est accordé par filiation comme un héritage identitaire — et non parce que la personne aurait effectivement subi une injustice.

Dans cette nouvelle théologie, l’adoration de l’Autre s’incarne dans sa figure doloriste qu’est l’islam, décrété religion de paix et d’amour et que le post-modernisme considère comme faisant partie « par principe et pour l’éternité, des victimes de l’humanité souffrante » (p.74). Dénué de rapport avec la réalité politique et avec les rapports de force qui en découlent, le post-modernisme adore cette altérité sans réciprocité : cette morale ne s’applique qu’à l’Occident sommé d’accueillir l’humanité entière là où l’islam chasse l’infidèle de ses terres. Par une curieuse asymétrie, il en résulte « la célébration du sujet non occidental. Un nationalisme ethnocentrique à l’envers » (p.88).

 

 

Shmuel Trigano va plus loin dans son déchiffrement en pointant « la base sociale » de cette idéologie. A la fois dominants mais « hors système », c’est-à-dire n’appartenant ni aux classes défavorisés ni aux grands possédants, les piliers idéologiques de ce système de domination fondé sur la cooptation et la maîtrise de certains outils sont personnifiés dans les corporations médiatiques, académiques et juridiques. Le lieu du pouvoir est « celui qui gère la communication et l’information », ce sont les médias « qui n’informent plus mais diffusent une vulgate sélective » (p.99). L’université est le lieu de cette réécriture de l’histoire garantie par une forme auto-proclamée de scientificité qui se prolonge dans le monde juridique où s’applique cette idéologie (« un savant peut être convoqué pour authentifier une posture idéologique », p.111) et sanctionne la non-conformité sans contrôle démocratique (tribunaux universels en symbiose non plus avec la loi mais avec des principes prétendument « moraux », épousant notamment des causes portées par diverses ONG).

Le post-modernisme est aussi une post-démocratie : sous les oripeaux de la démocratie, les décisions sont en réalités prises « ailleurs », par des experts, des lobbies, des ONG, des conseils « représentatifs » et actées par les politiques dans un simulacre législatif. Trigano parle de « démocratie participative » : le peuple participe, accompagne mais ne décide pas. Poursuivant encore son analyse, Trigano voit dans le post-modernisme un avatar de l’ébranlement de la démocratie, et du « retour du ‘‘refoulé’’ d’un double passé : colonial et communiste ». Il y lit le déclin d’une civilisation et considère que « cette expérience du choc civilisationnel, autant identitaire que politique, est […] celle des peuples abandonnés par leurs élites » (p.129). Nouvelle lecture de l’évolution politique de la nation, son analyse débouche sur une vision de l’Europe comme renaissance originale d’une forme politique apparentée à celle de l’empire : « « ainsi le multiculturalisme achèverait-il de massifier les nations historiques, en les malaxant, les réduisant à une matière première magmatique d’où sortirait une identité adéquate à la forme Empire. […] La discrimination positive aiderait à renverser la loi de la majorité dans les états démocratiques originels. » (p.135). Seuls compteraient alors les origines et les appartenances pour fonder l’existence politique, contrôlée par une bureaucratie aux prétentions morales.

L’ambition démesurée et totalitaire du post-modernisme entreprend de changer l’espace politique, métaphysique, l’humain même — élan que J-C Milner a pu appeler « l’illimité ». Dans ce système, la puissance de décret du verbe permet de redéfinir radicalement le sujet et se mue en toute-puissance. Le story-telling incarne le pouvoir. En maître de la sociologie de la connaissance, Shmuel Trigano articule la puissance descriptive des concepts à l’audace critique. Le grand intérêt de sa réflexion est de montrer que les mutations idéologiques entrent avec la société dans un rapport de pouvoir et de transformation. Ce ne sont pas de simples idées qui seraient plaisamment et utopiquement échangées autour d’un verre : par son emprise radicale sur notre pensée, sur la promulgation de la loi et, partant, de la morale, le discours post-moderniste agit notre société. Il lui donne d’autant plus forme que dans ce cadre post-démocratique, l’Europe, l’Economie, les Médias et les Campus sont des lieux d’exercice du pouvoir qui échappent au contrôle démocratique et se hissent en position de surplomb moralisateur. Il faut en effet bien comprendre que c’est au moyen d’une lutte discursive incarnée par sa puissance politique que le post-modernisme s’impose chaque jour un peu plus…

Un ouvrage capital pour rendre l’actuel pensable.


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-fin-modernite-mene-droit-utopie-totalitaire-retour-livre-choc-shmuel-triganojean-szlamowicz-559819.html#TXJBk5rteq8dF1Yy.99 
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Mercredi 17 octobre 3 17 /10 /Oct 08:52

Les éditions de Passy sont heureuses de vous convier à leur

 

Café Politique de la rentrée

 

mercredi 24 octobre 2012

 

de 18h30 à 20h30

 

L'enseignement de l'Histoire:

tabous, silences et désinformation

 

avec

 

François REBIERE

agrégé d'Histoire, fondateur des "Oubliés de la République" et auteur de:

"L'Autre esclavage: esclaves chrétiens en terre d'islam" (éditions de Passy)

 

 

 

et

 

Me Gyslain DI CARO

avocat à la Cour et auteur de

"Spécial victimes" (éditions de Passy)

 

 

 

animé par

Francine Girond

  au

 

 

Café de Flore (1er étage)

172, bd Saint Germain, Paris 6ème (Métro Saint Germain des Prés)

 

PAF: une consommation

Par Gad - Publié dans : résistance intellectuelle
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Jeudi 11 octobre 4 11 /10 /Oct 09:35

 

 

Al-Mulhim - Israël n'est pas le pire ennemi du monde arabe, ce sont ses gouvernants
par Gerard Fredj

 

http://www.israel-infos.net

 
Dans un article peu commun paru dans le quotidien de langue anglaise Arab news, un écrivain et journaliste saoudien, Abdulateef al-Mulhim, bat en breche une croyance bien établie dans le monde arabe concernant Israël : l'état hébreu serait l'origine des problèmes de la région.

Son article a provoqué un large débat online mais a également bénéficié d'une large popularité sur le site du quotidien.

Sous le titre "le printemps arabe et l'ennemi israélien", al-Mulhim utilise le rappel historique de la guerre de Kippour de 1973 pour s'interroger sur les ressources englouties dans les guerres, notamment dans la guerre d'Indépendance ou celle des "six jours" en 1967.

" Quel est le coût réel de la non reconnaissance d'Israël de 1948 et pourquoi, au lieu de cela, les états arabes n'ont-ils pas dépensé cet argent dans l'éducation, la santé ou les infrastructures? 
La question la plus sérieuse qu'aucun peuple arabe ne veut entendre est de savoir si Israël est vraiment un ennemi pour le monde et le peuple arabes".

L'auteur explique qu'il a décidé d'écrire cet article après avoir vu les images des ravages des guerres et des attentats en Libye, au Yemen en Syrie, mais aussi observé le sous développement dans des régions entières du monde arabe.
"Ce que j'ai vu dans ces images, c'est que les atrocités et les destructions ne sont pas le fait d'un ennemi extérieur. La misère, les tueries et les destructions sont le fait de ceux qui sont supposés protéger l'unité de ces pays et leur population, ajoutant : "alors la question est de savoir qui est vraiment l'ennemi du monde arabe?".

L'auteur poursuit :"les vrais ennemis du monde arabe sont la corruption, l'absence d'éducation, l'absence de politique de santé, le manque de respect pour la vie humaine; les dictateurs du monde arabe utilise le conflit israelo-arabe pour opprimer leur propre peuple. 
Leurs atrocités sont de loin plus terribles que toutes celles des guerres israélo-arabes".

Si il évoque les "mauvais traitement infligés aux palestiniens par les soldats israéliens", il trace les ravages "équivalents dans la région d'une guerre dévastatrice en Syrie, des bouleversements en Irak et en Tunisie".
Al-Mulhim appelle les états arabes à "cesser de blâmer Israël pour leurs malheurs" et à "cesser les guerres tout en créant de meilleures conditions de vie pour les générations futures".

L'article a été largement partagé sur les médias sociaux et republié par de nombreux journaux.
Un journaliste de Sky News, Tim Marshall, commentait sur Twitter: "si il y avait plus d'hommes comme celui-ci, il y aurait moins de morts".
Al-Mulhim, qui écrit pour plusieurs quotidiens, a l'habitude d'écrire des articles qui "mettent les pieds dans le plat" et alimentent des débats publics.

Dans un texte récent, il fustigeait les saoudiens qui se plaignent de l'afflux de travailleurs immigrés dans le royaume, dans l'autre les Etats-Unis qui n'ont jamais élu de femme à la fonction présidentielle.

L'article sur Israël a généré plus de 300 commentaires, certains félicitant al-Mulhim pour son texte, d'autres le critiquant vertement, notamment sur son affirmation que les palestiniens sont "dans une meilleure situation financière" que beaucoup d'autres arabes ou lui reprochant "d'absoudre Israël pour la situation faite aux palestiniens".

Par Gad - Publié dans : résistance intellectuelle
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Traducteur

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Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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