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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 10:27

Shmuel Trigano (Copier)

Une morale démissionnaire



 

lundi 22 avril 2013, par Shmuel Trigano

Jstreet, ce groupe de pression juif américain qui projette d’imposer à Israël « la paix » en s’aidant de l’influence américaine, refait surface.

A la veille de la visite du secrétaire d’Etat pour relancer « le processus de paix » (faut-il rire ?), cent leaders juifs américains ont rendu publique une lettre écrite à Natanyahou lui demandant « de faire des sacrifices territoriaux douloureux pour le bien de la paix », en collaborant avec John Kerry, dans l’espoir, écrivent-ils, de voir "les dirigeants palestiniens… prendre des mesures constructives similaires ».

J’admire l’adjectif « douloureux »…

Il me rappelle l’expression de la gauche israélienne pour « justifier » la vague d’attentats au lendemain d’Oslo, qualifiés de « sacrifices pour la paix ».

On retrouve ici la profonde démission morale et politique qui inspire ce courant d’opinion.

Dans son regard, les Juifs sont d’abord coupables et les autres impeccablement innocents.

Ils confondent morale et sacrifice, sacrifiant leurs intérêts légitimes « dans l’espoir » (ils peuvent attendre longtemps !) que leurs ennemis se sacrifient eux aussi.

« Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! ».

C’est une morale par procuration dont la profession de foi se déclame toujours devant des tiers dont on espère la reconnaissance.

Elle n’est d’ailleurs destinée qu’à ces derniers et c’est toujours une auto-critique, pardon : la critique d’autres Juifs, accusés à la cantonnade au point qu’on ne sache s’ils préfèrent leurs ennemis à d’autres Juifs.

Sous le poids de leur propre narcissisme, ivres de leur pureté morale, ils n’entendent ni ne voient leurs adversaires, qu’au contraire ils promeuvent en toutes occasions.

Ils n’ont pas compris le tournant que représente un Etat juif, c’est à dire l’expérience de la souveraineté et en sont restés à la vieille politique du temps des ghettos, la shtadlanout, politique d’intercession qui cherche à atteindre ses objectifs par l’entremise de tiers, sans dignité ni honneur.

C’est un signal mortel que ces leaders envoient à leur propre communauté, un avis de phase terminale.

Mais n’est-ce pas un écho à sa réalité ?

Les Juifs américains ont voté à 70% pour Obama dont les projets pour Israël sont dangereux et la politique générale a conduit au désordre grandissant du monde et au triomphe de l’islamisme.

L’analyse stratégique sur laquelle se fondent ces leaders (et leurs émules dans tous les pays de la diaspora et même Israël) est erronée sur toute la ligne, notamment en ce qui concerne le rapport au monde arabo-musulman.

 

Elle n’a pas compris que la bonne volonté y est interprétée comme un signal de l’assaut final à donner.

Tout n’est quand même pas perdu en diaspora car cent leaders juifs de Russie ont écrit à Natanyahou pour lui demander de ne pas tenir compte de leurs pairs américains.

Voilà une communauté juive forte et confiante.

Que sont venus faire en France les leaders juifs américains ?

 

Encourager le leadership juif français à les suivre sur leur pente fatale ?

Shmuel Trigano

*Paru dans Actualité juive du jeudi18 avril 2013.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:11

Shmuel Trigano (Copier)

 

Petite psychanalyse du syndrome « antisioniste »

Shmuel Trigano Professeur des Universités

dimanche 7 avril 2013  
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=35500



Le Monde nous a livré ces derniers jours deux occasions d’approfondir le syndrome psychique qui est à l’œuvre en France dans l’interprétation du conflit israélo arabe et notamment dans les médias. La caricature de Plantu dans la livraison en date du 3 avril 2013 met à nu les soubassements de la psyché collective. Ce qui apparaît bien sûr en premier dans ce dessin, c’est la symétrie que le dessinateur désire établir entre un état des choses objectif chez les Palestiniens (la séparation des sexes dans l’enseignement), événement qui motive la caricature, et un état des choses supposé chez les Israéliens.

Deux substitutions asymétriques

Cette symétrie forcée (c’est la thèse que le dessin défend sans argumentation) repose cependant sur 2 substitutions : d’un côté, la légende suggère que l’objet de la comparaison (la discrimination de genre) est attribué au Hamas, et de l’autre, la mention portée sur le bâtiment de fond nous laisse entendre qu’il s’agit de la Palestine. Force est de remarquer que le dessin représentant le Hamas n’est pas identifié graphiquement comme tel : seule la légende y supplée. Ce déséquilibre dans la symétrie induit en fait que la Palestine est supposée indemne du Hamas (ici « condamné »). L’implication en est claire : quand Israël s’affronte à celui-ci ou est exposé à ses actes violents, c’est « la Palestine » qu’il attaque mais quand les Palestiniens attaquent, c’est le Hamas qui est coupable. Au passage, donc, « la Palestine » se voit innocentée de la politique du Hamas (mais que sont les Hamasniks sinon des Palestiniens ?) comme de sa propre politique. Elle n’est que victime, quoiqu’elle fasse.

La deuxième substitution forcée concerne « les filles ». Dans le cas du Hamas, Plantu représente un genre alors que, sous la botte du soldat israélien, « les filles » deviennent les Palestiniens tout court (« filles » et garçons ?) non plus posés en rapport à leur école mais à leur pays (la Palestine) qu’un Israël artificiel (pancarte de travers) recouvre et occulte (« Palestine » et pas « territoires occupés »). Si on laisse de côté le fait que c’est la légitimité même de l’Etat d’Israël qui est ainsi mise en doute (une pancarte improvisée est apposée sur un bâtiment de base appelé Palestine), on constate que la discrimination scolaire des genres est mise en parallèle avec une supposée discrimination ethnique, politique, nationale. Celle dernière est ainsi subrepticement mise en parallèle avec une discrimination dans le genre humain (homme-femme), ce qui l’aggrave encore plus (et induit l’idée d’l’apartheid…). « Les filles » persécutées ne sont en effet pas nationalement identifiées.

Remarquons la symétrie entre les deux personnages excluants : même gestuelle, mais l’Israélien est un soldat et le Hamasnik un « homme » (religieux, innocent, non armé) en djellaba. Il porte pourtant le bandeau vert des martyrs alors que le soldat porte une étoile de David manifeste (qui bien sûr n’existe pas dans l’habit du soldat israélien). Induit-elle l’idée des Juifs en général et pas « seulement » des Israéliens ? La portée du dessin serait alors encore plus grave.

Plantu aurait pu opposer le fait que s’il est un pays où la discrimination de genre est au plus bas, c’est bien Israël, ce qui n’est le cas ni sous l’OLP, ni sous le Hamas. Il aurait pu opposer le fait que les Arabes chrétiens qui subsistent dans les territoires sous l’autorité Palestinienne et à Gaza s’enfuient en masse de ces lieux où ils sont persécutés, alors que la communauté chrértienne est florissante en Israël. Il aurait pu opposer à cette persécution des chrétiens le fait que les Arabes d’Israël sont des citoyens à part entière (sauf qu’ils sont exemptés du service militaire), qu’ils ont plusieurs partis (y compris islamique) représentés à la Knesset, un juge à la Cour suprême, leur propre réseau scolaire dans leur langue, deuxième langue nationale du pays, présente dans toutes les signalisations… Sans doute est-ce trop demander ?

Rajoutons un autre élément à peine perceptible, un « lapsus » graphique du dessinateur, dirait le psychanalyste. Au dessus de l’inscription « Palestine », on observe une sorte de tour basse, une construction : si on prend en considération la structure ainsi créée : le bâtiment à l’horizontale qui porte sur son mur l’inscription de « Palestine », la petite tour verticale, nous obtenons l’esquisse d’une croix. La pancarte de biais « Israël » rappelle le INRI des Romains sur la croix de la crucifixion.

En conclusion, l’apparente condamnation du Hamas recouvre en fait une condamnation bien plus puissante d’Israël, suggérant l’idée qu’il constitue non seulement un pouvoir raciste et discriminatoire, n’excluant pas seulement les garçons et les filles en particulier mais tout un peuple, figure du genre humain. Le dessinateur cristallise ainsi la violence du Hamas, de la sorte innocenté, sur Israël, tandis que les Palestiniens se voient doublement innocentés : ce ne sont que des enfants et même le Hamasnik, excluant, n’a pas d’arme. Seul l’Israélien – à l’étoile de David - est habillé en soldat.

La transformation de la réalité reste cependant, la plupart du temps, rhétorique. A preuve, toujours dans Le Monde, un article en date du 22 mars 2013 qui est un chef d’œuvre du genre car, tout en accusant le coup d’un événement objectif, la journaliste, Elise Vincent ou son rédacteur en chef, le transforme dans son effet d’impact. L’événement, c’est que les actes antisémites ont augmenté de 58 % en 2012 alors que le gros titre de l’article, celui que retiendra le lecteur pressé, annonce : « Les actes antimusulmans progressent pour la troisème année consécutive ». Nous apprenons, cependant, dans le corps du texte, que la hausse des actes antimusulmans n’est quant à elle que de 30 %. Seul un petit sous-titre négligeable évoque les 58% mais - attention ! - « selon la commission des droits de l’homme », c’est à dire implicitement « sous toutes réserves » alors que les actes antimusulmans ont le statut, eux, de réalité sûre, sans réserve. On découvre, d’ailleurs, en lisant cet article, l’affirmation plutôt étonnante de la présidente de la Commission des droits de l’homme pour laquelle les causes de l’antisémitisme sont « essentiellement conjoncturelles » (depuis 12ans !) alors que celles des actes antimusulmans sont « structurelles ». La seule nouveauté par rapport à il y a 10 ans c’est qu’alors c’était de la faute d’Israël et que, maintenant, c’est de la faute de la France, à cause de l’affaire Merah, un Français…


Lire aussi : Les actes antimusulmans progressent pour la troisième année consécutive LE MONDE

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 09:07

 

 

Lettre ouverte à Catherine David, du Nouvel Obs,

sur Stéphane Hessel

Bernice Dubois


© primo-info, 11-11-2010

Avant-propos de l'auteur : Mon mari et moi avons connu Stéphane, Vitia Hessel et leur plus jeune fils, Michel, du fait que nos fils étaient dans la même classe à l’École alsacienne. À l’époque, nous avons sympathisé, tout comme nos fils entre eux. Je me souviens du très bon livre de Vitia, La Désaccoutumance, écrit après qu’elle eut cessé de fumer.

Mon mari avait été un résistant très actif à Grenoble pendant la guerre et avait été membre du Comité restreint de la Libération après la guerre. C’était là un point en commun avec Stéphane Hessel. 


Nous partagions aussi le même point de vue sur la guerre d’Algérie.


Lorsque notre fils est entré au Lycée en 6ème, nous avons un peu perdu de vue les Hessel. Ce ne fut que des années plus tard que, lisant et entendant des propos tenus publiquement par Stéphane Hessel, j’ai pris conscience du fait qu’il avait changé. Je ne reconnaissais pas l’homme que j’avais connu. En un mot : beaucoup plus imbu de lui-même, s’appropriant indûment du crédit pour des actes qui n’étaient pas de son fait et, en particulier, abandonnant ces qualités de mesure et de rigueur intellectuelle que nous apprécions naguère chez lui. 

 


Madame,

 

Je viens de lire, avec un peu de retard, votre article intitulé « Sakineh et Hessel même combat ».


En tant que féministe de très longue date, je suis une des défenseures de Sakineh, comme d’autres femmes victimes d’un régime totalitaire, meurtrier pour les femmes ainsi que pour toutes les minorités qui ont le malheur d’habiter cet État (dont les Baha’is ne sont qu’un exemple) et d’un intégrisme islamiste barbare. 


Comment donc ne me serais-je pas intéressée à cet article ?


Quelle stupéfaction ne fut pas la mienne en découvrant que vous compariez le sort d’une femme menacée de lapidation à celui d’un homme politique (que j’ai connu) et qui n’est confronté qu’à des critiques comme peut l’être tout homme politique dans une démocratie !

 

Toute féministe ne peut qu’être profondément choquée par votre comparaison. 


Elle serait ridicule si le cas des Iraniennes n’était pas si tragique ! 


Il nous paraît donc clair que vous ne connaissez réellement ni le cas de Sakineh, ni le parcours de Stéphane Hessel, et que vous ne vous souciez guère des règles de la liberté d’expression dans une démocratie.


Monsieur Hessel n’est victime que de ses propres mensonges. 


Il aurait voulu se faire passer pour un juif victime des Nazis. (Pourquoi ? mystère !) Il n’est juif que selon la définition hitlérienne du judaïsme (ses grands-parents paternels sont convertis au protestantisme et du côté maternel, aucune trace de judéité). .


Il fut interné, pour moins d’un an, comme résistant (déporté politique), ce qui est tout à son honneur, mais nullement comme Juif (déporté racial), sans quoi il ne s’en serait pas tiré à si bon compte. 


Dans ses mémoires (Danse avec le siècle, Paris, 1997, p. 90), il reconnaît avoir été, dans le camp de Rottleberode, « pris en sympathie par les deux Prominenten de ce petit camp, le Kapo Walter et le Schreiber Ulbricht ». 

 

Et l’ancien déporté politique Hessel ajoute : « Ils me font porter pâle et travailler auprès d’eux. Je profite des privilèges que ces déportés expérimentés ont acquis pour eux et pour leurs protégés : meilleure nourriture, un peu plus de place dans les châlits. Je dois ces faveurs à ma pratique de la langue allemande (…). Et, grâce à eux, je m’initie au fonctionnement administratif du camp. Ces tâches gestionnaires (…), les SS les ont confiées aux détenus ». 


Allez-vous dénoncer ces propos de Stéphane Hessel lui-même comme « inadmissibles » ou « scandaleux » ? 


Mais connaissez-vous l’existence des Prominenten et leurs fonctions dans les camps nazis ? 


Il a voulu, après la mort de René Cassin mais jamais auparavant, se faire passer pour « l’un des rédacteurs » de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948). 


Le problème est qu'il n’a nullement contribué à la rédaction de la Déclaration, contrairement à ce qu’il affirme çà et là*. 


Vous citez dans votre article du Nouvel Obs, portant sur le film documentaire qui lui est consacré (France 5) : « J’ai 30 ans, me voici à New York. Je m’engage dans ce nouveau combat. Je participe à la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme » (« Frère des hommes », TéléObs, 6-12 novembre 2010, p. 18). 


Dans une interview publiée en décembre 2008 par le Centre d’Actualités de l’ONU (c’est l’un de mes centres d’intérêt depuis une trentaine d’années), il avoue la vérité car, là au moins, devant ses pairs, il ne peut pas faire autrement : « Je n’ai pas rédigé la Déclaration* ».


Voilà qui est clair et net.


Je vous livre donc ci-dessous les propos qu’il a tenus, publiés le 10 décembre 2008 sur le site de l’ONU, pour information. Lire sur le site de l'ONU

En espérant que vous aurez l’honnêteté d’en tenir compte. 


Car, malgré cet aveu dénué d’ambiguïté, l’ancien diplomate continue d’être célébré dans les médias comme « l’un des rédacteurs » de la Déclaration universelle de 1948. Et vous suivez le mouvement. 


Il est vrai que dans la plupart des médias, en France, on a pris l’habitude d’affirmer tout et n’importe quoi, sans le moindre souci d’objectivité. 


Comme si la vérification et le recoupement des sources n’avaient aucune importance. 


Je pense que vous êtes au fond de mon avis sur ce point. Car votre article constitue une frappante illustration de ces pratiques peu professionnelles.

Les déclarations du MRAP à ce sujet, comme à propos de tant d’autres, ne sont guère une source fiable. 


Si vous le souhaitez, je peux vous envoyer un rapport issu d’une enquête sur le MRAP, intitulé « Le MRAP dérape », publié en 2004 et qui fut assez bien relayé par la presse à l’époque. 


Le MRAP a fulminé mais n’a jamais agi contre nous, car le rapport en question était bien documenté.


Et nous en arrivons à la personne que vous souhaitez apparemment diaboliser, le Professeur Taguieff. 


J’avoue ne pas comprendre les raisons de votre fureur qui semble pour le moins disproportionnée. 


Je suis allée donc lire ses propos, non ceux qui lui ont été mensongèrement attribués (une phrase supposée extraite d’un passage polémique qu’il avait lui-même supprimé sur son « mur » de Facebook), mais les siens, ceux qu’il assume clairement. 


J’y ai trouvé des critiques sévères, certes, concernant les positions politiques anti-israéliennes de Stéphane Hessel. 


Mais ces critiques, qui donnent parfois dans l’ironie mordante, sont beaucoup moins virulentes que d’autres que l’on peut lire tous les jours dans les médias en France. 


Il est courant, dans nos pays démocratiques, d’exprimer des opinions, parfois de façon excessive ou injuste, à l’égard de tel intellectuel ou de tel politicien. 


J’ai lu des propos réellement sauvages, mais tant qu’il n’y a pas de calomnie (et, en France, il y en a souvent, hélas), il n’y a pas de mal. 


Dire la vérité, serait-ce sur un ton polémique, est toujours une bonne chose. En vous indignant avec ostentation de propos supposés tenus, dans une conversation privée, par le chercheur au CNRS, vous paraissez sombrer dans le « deux poids, deux mesures », et sacrifier à un détestable esprit de délation. 


Certes, la République islamique d’Iran se bat avec d’autres États amis à l’ONU pour interdire la liberté d’expression partout dans le monde, mais je me félicite du fait que cet esprit totalitaire ne se soit pas encore installé chez nous, bien que je ne sois guère optimiste pour l’avenir.


En attendant, dans nos sociétés pluralistes, la libre expression des opinions est encore un droit. Je ne vois pas au nom de quoi, lorsqu’elle vise certains personnages, son exercice devrait être tenu pour un acte sacrilège. 


L’ancien diplomate Hessel n’est pas un personnage sacré, on ne saurait le tenir pour une « icône » intouchable. 


À moins de rétablir le crime de blasphème ! 

Je ne connais pas plus le Professeur Taguieff que je ne vous connais, mais j’avoue ma perplexité devant votre rage, vos excès de langage et vos comparaisons inadmissibles.


Puis-je vous suggérer, en toute amitié, de vérifier plus soigneusement vos sources et de ne pas vous fier à n’importe lesquelles, puis de réfléchir au mal que vous pouvez faire aux femmes qui risquent leurs vies et leur liberté par vos propos.


Mais peut-être cela vous est-il égal ? Je veux espérer que non.


Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations les meilleures.

 


Bernice Dubois © Primo Info, 11/11/2010


* Déclarations faites par Stéphane Hessel dans son interview en ligne sur le site de l’ONU, 10 décembre 2008 : 


« J'étais un diplomate français frais émoulu du dernier concours. J'avais été reçu le 15 octobre 1945 et je suis arrivé à New York en février 1946. J'ai fait la connaissance d'Henri Laugier, qui était alors Secrétaire général adjoint des Nations Unies. Il m'a pris comme directeur de cabinet. Avec lui, il y avait John Peters Humphrey, directeur de la Division des droits de l'homme au Secrétariat des Nations Unies. J'étais en contact permanent avec l'équipe qui a rédigé la Déclaration, dont l'Américaine Eleanor Roosevelt et le Français René Cassin. (…) Au cours des trois années, 1946, 1947, 1948, il y a eu une série de réunions, certaines faciles et d'autres plus difficiles. J'assistais aux séances et j'écoutais ce qu'on disait mais je n'ai pas rédigé la Déclaration. J'ai été témoin de cette période exceptionnelle. »


Exemples d'amplifications médiatiques à propos de Stéphane Hessel : 


Parmi eux, Stéphane Hessel, résistant rescapé de Buchenwald et co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme Le Nouvel Observateur 12/10/10. 


Lire également ici sur Contreinfo : Stéphane Hessel est un diplomate, ambassadeur, ancien résistant et déporté français, qui a notamment participé à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948.


Hessel, diplomate, ambassadeur, ancien résistant français et l'un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948,Jean-Emmanuel Ducoin, rédacteur en chef de L'Humanité

 



Bernice Dubois
© Primo, 11-11-2010
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:57

 

trigano (Copier)

LES FOURRIERS DE LA SOLUTION FINALE II

 

Shmuel Trigano chronique dans Actualité Juive n° 1241, du 24
janvier 2013

 

Il y a quelque chose d’inquiétant à apprendre que l’Union Européenne se prépare à relancer « le processus de paix » après les élections israéliennes. Il y a quelque chose d’atterrant à avoir entendu les porte-paroles de JCall appeler à reprendre le dialogue avec « le partenaire de paix » que serait Mahmoud Abbas, au lendemain de l’admission de l’État de Palestine par l’Assemblée Générale de l’ONU. Il y a quelque chose d’affligeant à avoir entendu Shimon Pérès devant les ambassadeurs étrangers, ou des politiciens comme Tsipi Livni et Ehoud Olmert durant la campagne électorale, dénoncer le gouvernement israélien pour ne pas avoir fait « la paix » avec les Palestiniens. C’est comme si ces gens-là n’avaient pas d’yeux pour voir ni d’oreilles pour entendre.

 

Et c’est encore plus incompréhensible quand il s’agit d’Israéliens qui sont aux premières loges pour voir et entendre très clairement que la société palestinienne ne veut pas la paix mais plutôt la disparition, à court ou moyen terme, d’Israël. Les exemples sont innombrables et quotidiens et il suffit pour cela de suivre l’actualité de sites de recherche commePalestinian Media Watch ou Memri. Là, le double langage palestinien à l’égard des naïfs occidentaux est mis à nu.

 

Si la politique européenne se comprend à l’aune de ses intérêts égoïstes, sonnants et trébuchants (sans négliger la part de son malaise métaphysique envers les Juifs), la surdité des Israéliens et des Juifs est abyssale. Qu’importe à l’Europe d’engager Israël dans une impasse catastrophique, génératrice de guerres sauvages ! Mais les Juifs devraient réfléchir à deux fois. Leur méconnaissance de la nature d’un « partenaire », largement orchestrée par de pathétiques médias israéliens sauf rares exceptions, montre qu’ils ne tiennent compte ni de ce qu’il dit ni de ce qu’il fait, à commencer par la campagne mondiale de délégitimation d’Israël qui émane de Ramallah. Ils poursuivent leur petite idée fixe (« la paix », « deux États-deux peuples » et autres mantras) quoiqu’il advienne de la réalité et, plus grave, sans tenir compte de leurs échecs immenses que le tribunal de l’histoire jugera.

 

Les faits sont têtus. Que furent les accords d’Oslo, quand on les considère rétroactivement, sinon la remise par un État, sorti vainqueur d’une guerre d’extermination contre lui, de territoires, d’une armée, d’une reconnaissance internationale à un ennemi invétéré sans avoir obtenu de lui le moindre traité de paix ? Pis : « l’Autorité palestinienne » qui n’a existé que par la volonté d’Israël a non seulement rompu toute négociation mais s’est retournée contre Israël en proclamant unilatéralement une sorte de pré-indépendance, en rameutant contre lui le monde entier. Dans l’histoire des relations internationales, on n’a jamais vu une telle ineptie, une telle démission pour un État souverain.

 

Si le plan palestinien réussit à être imposé par Europe interposée, Israël se retrouvera dans une très grave situation stratégique, car il est absolument évident, sur le plan de la géopolitique et de l’état du monde musulman, qu’il n’y a pas de place pour deux Étatssouverains dans ce territoire exigu. Retour à la politique du « corridor de Dantzig » : qui s’est rendu compte que le territoire palestinien couperait Israël en deux pour assurer la communication avec Gaza? Comment personne ne voit-il cela ? Et comment conférer une souveraineté à une entité ennemie surtout après les catastrophiques retraits du Liban-sud et de Gaza qui ont fait place à des puissances terroristes et dictatoriales ? Israël est terriblement vulnérable : la route de Jérusalem, l’aéroport de Ben Gourion sous les kassamdes Palestiniens ? Tel aviv sous la menace des collines de Ramallah ? Jérusalem divisée ? Qui accepterait cela ? Cela signerait la fin de l’État d’Israël (1).

 

Je ne peux voir dans les menées des « pacifistes » de tout genre (Etats, individus, mouvements) que la promotion d’une forme nouvelle de la solution finale qui consiste à engager le peuple d’Israël dans une impasse mortelle et une défaite structurelle. Ils pratiquent le même travestissement des données de la réalité par la même manipulation du langage que les nazis, qui avaient édicté une « règle de langage » (sprachregelung) afin de travestir par les mots l’entreprise d’extermination des Juifs et d’abord de les endormir pour qu’ils se dirigent « pacifiquement » vers les chambres à gaz. C’est exactement ce qui est demandé aujourd’hui aux pacifistes juifs par les élites d’un Occident démissionnaire déjà pour lui-même.

 

Je fais référence ici au langage imposé par les médias, les politiciens, les pacifistes qui ont réussi à faire du conflit palestino-israélien un abcès de fixation du ressentiment planétaire, une obsession délirante, une quasi foi.

 

Le plus gros bluff de la règle de langage en question, c’est l’expression de « processus de paix » : cette formule recouvre en fait plusieurs guerres et opérations militaires, une terrible vague d’attentats, l’isolement international d’Israël, sa délégitimation… C’est à la source que la « règle de langage » est à l’œuvre. Palestinian Medias Watch a rendu publique le guide terminologique que l’AP a édité. Il enseigne, à la façon d’un pouvoir totalitaire - car cela n’arrive que dans les régimes totalitaires - comment travestir les actes perpétrés (19/6/2012) à destination de l’Occident.

 

Il faudrait que nous établissions un contre-dictionnaire du langage de la solution finale II. A propos de la formule de « territoires contre la paix », Bat Ye’or avait bien montré que c’était une expression découlant d’un concept de l’islam dans la conquête des « Infidèles » enjoints de céder leurs territoires pour échapper à la mort et bénéficier de la dhimma. Et combien d’autres formules : « colons », « occupation », « droit international »… Il faut signaler « Apartheid » qui témoigne d’une grande créativité dans la tromperie. Les Arabes israéliens l’emploient beaucoup. C’est un cas typique : nous avons là une minorité abusive qui pratique un nationalisme palestinien radical, s’oppose à la légitimité de l’État, traîne dans la boue la Hatikva, nourrit des contacts avec l’ennemi ( et combien d’autres traits qui feraient scandale dans la République française) tout en ayant une douzaine de députés (y compris des islamistes) à la Knesset mais qui dénonce « l’apartheid » dont elle souffrirait. En somme, l’auto-exclusion de cette population est grimée en exclusion subie à motivation raciale alors que le mépris racial est de son côté. Il en va de même de l’autre côté de la barrière de sécurité : l’Autorité Palestinienne, dont le projet de constitution définit l’État projeté comme exclusivement arabe et musulman mais qui ne veut pas reconnaître d’État juif en Israël, dénonce l’apartheid israélien. La barrière de sécurité qui visa à mettre un terme à une campagne atroce d’assassinats programmée par l’Autorité palestinienne se voit ainsi « renversée » en barrière de ségrégation.

 

Mahmoud Abbas, le « partenaire de paix » des pacifistes juifs excelle dans ce double langage.

 

Originaire de Safed, il a déclaré en novembre dernier renoncer à son « droit au retour ». Son porte parole, Abbas Nabil Abou Roudeineh, rectifie après-coup. Il n’exprimait qu’une « position personnelle » car le droit au retour reste encore à négocier. « Nous sommes engagés envers les principes palestiniens décidés par le Conseil National Palestinien », c’est à dire l’OLP et sa stratégie « par étapes ». Nous voilà ramenés bien loin en arrière. Shimon Perès est pourtant tombé dans le panneau pour fustiger Natanyahou au lieu de stigmatiser la rouerie du « partenaire de paix »! Et combien d’autres exemples donnés par le « partenaire de paix », notamment un tout dernier avec son discours du 4 janvier 2013 pour l’anniversaire du Fatah. Ce chef d’œuvre de rhétorique de guerre exalte le projet du « retour des réfugiés » - autre langage trompeur : entendez « l’invasion d’Israël par six millions de personnes » - , célèbre Hadj Amine El Husseini, le mufti de Jérusalem allié des Nazis, pour sa contribution à la lutte palestinienne, source d’inspiration pour le peuple palestinien (2), et autres affirmations guerrières…

 

Le plus accablant pour les mentors de JCall, au regard de leur responsabilité face à l’histoire, c’est qu’on n’a jamais entendu la critique urbi et orbi de leur « partenaire de paix » alors qu’ils ne ménagent pas leur critique envers Israël.

 

On ne fait la paix qu’avec son ennemi. Or, la condition d’un rapport réaliste à un ennemi, c’est d’abord d’entendre ce qu’il dit et de le prendre au sérieux. Mais c’est aussi sans doute d’avoir la force de l’identifier comme un ennemi. Les Juifs en sont-ils encore capables ?

 

*A partir d’une chronique dans Actualité Juive n° 1241, du 24 janvier 2013.

 

Notes

(1) Voir la carte topographique géo-stratégique d’Israël «élaborée par Marc Langfan :

http://www.marklangfan.com/updatedkatyushagraphic.html

(2) Cf. Lt. Col. (ret.) Jonathan D. Halevi, « Abbas Reinstates Radical Political Doctrine », Jerusalem Issue Brief, January 10, 2013, Vol. 13, No. 1,11 January 2013. Jerusalem Center for public Affairs. www.jcpa.org

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:04
  • PETITION : FRANÇOIS HOLLANDE DOIT DÉSAVOUER EVA (...)

PETITION : FRANÇOIS HOLLANDE DOIT DÉSAVOUER EVA JOLY.

 

http://www.jforum.fr/forum/france/article/francois-hollande-doit-desavouer

mercredi 11 avril 2012, par Eva Joly, par Verts, par Gaza, par Camp De Concentration

La candidate écologiste à l’Elysée, Eva Joly, a dit lundi "signer" une phrase de Nathalie Arthaud (LO), comparant les territoires palestiniens, en particulier Gaza, à des "camps de concentration à ciel ouvert", tout en soulignant qu’il s’agissait d’un "mot très fort".

 

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Gaza "camp de concentration à ciel ouvert" : Eva Joly

La candidate écologiste à l’Elysée, Eva Joly, a dit lundi "signer" une phrase de Nathalie Arthaud (LO), comparant les territoires palestiniens, en particulier Gaza, à des "camps de concentration à ciel ouvert", tout en soulignant qu’il s’agissait d’un "mot très fort".

Peu après, sur son compte twitter, Mme Joly a désarmorcé l’éventualité d’une polémique. "Elkabbach trop content de chercher à me piéger sur Israël et la Palestine : je suis fatiguée des fausses polémiques", a-t-elle écrit.

Mme Joly était interrogée sur Europe 1 au sujet d’une phrase de la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud -dans une lettre adressée au site EuroPalestine-, et qui, d’après le journaliste, affirme que "la politique du gouvernement d’Israël transforme les territoires palestiniens en camps de concentration à ciel ouvert, et en particulier dans le cas de Gaza".

Comme on lui demandait si elle signait ces propos, la candidate EELV a répondu : "oui, je signe cela".

"J’ai visité Gaza avec une délégation du parlement européen en 2008 et, réellement, ils sont enfermés, que ça soit vers la mer -la distance sur laquelle ils sont autorisés à pêcher est extraordinairement réduite-... ils ne peuvent pas cultiver les terres, et la communication est tout à fait contrôlée", a dit Eva Joly.

"Un camp de concentration alors ?", a relancé le journaliste. "C’est un mot très fort. Mais ils sont enfermés", a-t-elle répliqué.

Sur le site d’EuroPalestine, Nathalie Arthaud s’exprime en ces termes : "mon parti, Lutte Ouvrière, a toujours dénoncé avec détermination la politique du gouvernement d’Israël qui pousse les Palestiniens hors de leurs terres, enferme les populations derrière des barbelés et des murs de béton et des kilomètres de barbelés, qui transforment les territoires palestiniens en camps de concentration à ciel ouvert, et en particulier dans le cas de Gaza".


 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 08:46

TROUBLES NARCISSIQUES ET HAINE DE SOI Par KRAVI

http://jforum.fr/

vendredi 6 avril 2012, par Juifs, parAntisémitisme, par Antisionisme, par Israël, par Islam, par JCall

On entend souvent parler d’enfants abusés sexuellement par des adultes. Quand l’adulte est un parent, il s’agit alors d’inceste. Il est une autre forme d’abus que, dans notre jargon d’analystes, nous appelons narcissiques.

Ceux-ci peuvent prendre différentes formes : maltraitance de tous ordres, psychique et physique, abandon, négligence, rejet, etc. Remarquons aussi que, pour compliquer les choses, mais personne n’a dit que la psyché fonctionnait de façon simple, l’inceste est non seulement un abus sexuel mais aussi un abus narcissique puisqu’il instrumentalise et réifie l’enfant.

 

Impuissance totale

 

Le terme narcissique vient aussi du fait qu’ils ont pour conséquences d’altérer de façon profonde et durable le narcissisme de l’enfant, c’est-à-dire la valeur qu’il s’accorde à lui-même. Cette altération obérera l’avenir psychique de ces enfants pendant toute leur vie d’adulte, à moins qu’ils ne se donnent le droit de restaurer, au sens muséographique du terme, par un travail analytique (psychanalyse ou psychothérapie) leur narcissisme effondré. Mais en attendant cette éventuelle issue favorable, l’enfant reste aux mains de ses tourmenteurs, dans un sentiment d’impuissance totale d’autant plus insupportable qu’il n’aura personne vers qui se tourner.

Pour lutter contre ce sentiment de totale impuissance face à des gens qui, en principe, lui devraient amour et protection, il ne lui reste plus qu’à essayer de donner un sens à cette inexplicable maltraitance. Face des gens qui ont tout pouvoir sur lui, il lui faut retrouver un minimum de contrôle sur les douloureux événements de sa vie. Il n’a pour ce faire que le choix entre deux solutions.

Cosette : l’enfance maltraitée (Tableau Emile Bayard)

Il peut considérer être victime d’une situation injuste, et diriger alors sa haine contre ses bourreaux. Mais pour adopter cette position, il faut une certaine maturité psychique que peu d’enfants sont en mesure d’avoir acquise avant la fin de l’adolescence. Il est en outre très douloureux et difficile d’attaquer ce que nous appelons nos objets internes, à savoir nos images intériorisées du père et de la mère.

Dès lors, il ne reste plus qu’une solution pour donner un sens à cette situation, s’accuser d’en être la cause : « je souffre parce que je suis mauvais ». Ce raisonnement, toujours inconscient, présente un double avantage. Afin d’échapper à ces sentiments insupportables que sont passivité et impuissance, l’enfant préfère se dire qu’il a lui-même provoqué les événements. L’autre avantage est de s’autoriser à envisager un avenir meilleur : « si je deviens bon, mes malheurs s’arrêteront ». Il est toujours hasardeux d’étendre aux groupes humains des notions psychologiques par définition individuelles. En revanche, rien ne nous empêche de tenter d’analyser des comportements irrationnels à la lumière de ce que nous savons du fonctionnement du psychisme.

 

Comportement juif

 

 

Secte juive dite orthodoxe

 

L’un de ces comportements aberrants ne laisse pas de m’interroger : celui de juifs adoptant des positions anti-israéliennes de principe. Je m’empresse de poser que chacun a le droit de critiquer telle ou telle politique de n’importe quel gouvernement israélien. En revanche, délégitimer l’existence même de l’État d’Israël est une ignominie, tout comme accepter de laisser planer un risque mortel sur l’État juif. Si une telle posture ne nous étonne pas de la part des islamistes et des antisémites de tous poils, elle m’étonne au plus haut point quand elle est le fait de juifs, de la même façon que je suis effaré quand je découvre le racisme de certains juifs. Et mon effarement s’accroît quand je découvre que ces mêmes juifs s’avèrent être parfois israéliens.

Kenneth Levin

Kenneth Levin est psychiatre et historien. Dans son livre "The Oslo Syndrome : Delusions of a People under Siege" [le Syndrome d’Oslo : les désillusions d’un peuple assiégé], il tente d’expliquer l’attitude des juifs atteints de la haine d’eux-mêmes par l’espoir de s’attirer les bonnes grâces de leurs ennemis. Et aussi par l’envie de croire qu’Israël a le contrôle de circonstances particulièrement stressantes. Il n’en est évidemment rien puisque une paix authentique ne pourrait advenir que si le monde arabe changeait de paradigmes de pensée.

Les politiques israéliennes ont très peu d’impact sur cette haine anti-israélienne distillée à l’envi par les gouvernements arabes, les systèmes éducatifs, les médias et les prédicateurs musulmans. Depuis les premiers jours de l’édification du monde arabo-musulman, les minorités ethniques et religieuses de cette région sont au mieux inféodées, au pire persécutées. Il n’est que de voir les actuelles persécutions de chrétiens au Moyen-Orient, en Afrique et en Indonésie, ou l’arabisation forcée des berbères au Maghreb.

 

Les tares juives

 

Depuis des siècles les juifs sont humiliés, spoliés, persécutés de toutes les façons possibles. Il n’est guère étonnant que dans ces conditions ils aient cherché à s’attirer les bonnes grâces de leurs ennemis ou tenter d’infirmer les tares que ceux-ci leur prêtaient. Ainsi, les antisémites ont de tout temps prétendu que les juifs étaient exclusivement intéressés par eux-mêmes. Ce qui a conduit de nombreux juifs à épouser des causes sociales plus larges. Ce qui n’est évidemment pas rédhibitoire, mais dont il ne faudrait pas être dupe : derrière ce sentiment de justice universelle peut se cacher la motivation inconsciente de donner des gages afin d’être « aimable ».

Levin rapporte que pendant la deuxième guerre mondiale, après que fut révélé le programme d’extermination nazi vers la fin 1942, de nombreux dirigeants juifs américains cherchèrent à provoquer une prise de conscience sur la situation tragique des juifs d’Europe afin de promouvoir des efforts pour les sauver. Mais dans le même temps, ils limitèrent leur campagne par crainte de réveiller la colère du public contre une préoccupation juive centrée sur un problème juif. Et ce sont souvent des voix non juives qui ont insisté sur le fait que le programme d’extermination nazi n’était pas seulement un crime contre les juifs mais un crime contre la civilisation et toute l’humanité, et qu’il devait par conséquent faire l’objet de la préoccupation de chacun.

 

Hostilité contre Israël

 

Aujourd’hui, alors que de nombreux campus et médias dans le monde occidental adoptent une position hostile à Israël, des juifs vivant et travaillant à proximité de ces secteurs adoptent communément des poncifs anti-israéliens. Ce faisant, ils se drapent dans les plis de ce qu’ils croient être la vertu alors qu’en réalité, en servant d’alibi et d’idiots utiles aux pires ennemis d’Israël, ils font montre d’une inconscience criminelle d’où un profond masochisme n’est pas absent.

À cette envie de se faire bien voir, il convient d’ajouter un moyen de défense que notre psyché met en œuvre pour affronter un traumatisme que nous appelons « identification à l’agresseur », mécanisme relativement efficace bien que fort coûteux en énergie psychique. Bruno Bettelheim décrit ce phénomène dans un livre qu’il a consacré à décrire son expérience concentrationnaire. Ces juifs hostiles à eux-mêmes n’hésitent pas, dans un mouvement pervers de retournement, à accuser l’État juif des forfaits perpétrés par ses ennemis, alimentant ainsi ce renversement des termes qui témoigne de la confusion des valeurs dont se nourrit la perversité. C’est ainsi que, prenant naissance sur le terreau de la propagande antisémite arabe, les mensonges les plus fous se répandent : les israéliens sont assimilés à des nazis, la démocratie israélienne devient un pays d’apartheid, la barrière de sécurité se transforme en mur de prison, les terroristes deviennent des résistants et une entreprise génocidaire se trouvent légitimée comme guerre de libération nationale...

 

Des juifs irresponsables

 

 

Colloque de JCALL

 

Laissons Levin conclure : « les dynamiques psychologiques des communautés sous siège virtuel mis en place autour de l’État juif continueront à mener certains individus des communautés juives à soutenir leurs assiégeants et à exhorter à une réforme juive de l’intérieur, comme si c’était le plus court chemin pour obtenir un soulagement. Pourtant, la voie qu’ils préconisent n’est pas moins délirante que celle des enfants violentés s’accusant des abus qu’ils subissent. Tout autant que ses enfants, ils se destinent psychologiquement à une vie d’abnégation auto-imposée et de misère. Dans le cas des juifs culpabilisant Israël pour la haine qui est dirigée contre lui, la misère qu’ils cultivent va bien au-delà d’eux-mêmes et, en définitive, elle sape l’existence même d’Israël ».

Si, individuellement, les membres de JCall n’ont pas forcément souffert de rejet ou de maltraitance, ils se conduisent comme des enfants abusés cherchant à donner des gages pour pouvoir être aimés. Ce serait pathétique si ce n’était irresponsable.

KRAVI

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 21:29

 

 

La France et ses Juifs : chronique d’un « divorce » annoncé.L’économie israélienne une des plus fiables au monde

 

mohamed-merah-tueur-denfants-2 (Copier)

Par Marc Brzustowski 

 
Lire l'article complet sur http://www1.alliancefr.com (...)
1er avril  

Extrait:Les bouleversements du monde s’accumulent,depuis 2008-09 : guerre de Gaza (Goldstone) et appels à la haine antisioniste dans les villes du « vieux continent », « Printemps arabe », nucléaire iranien, stagnation économique, avec la « petite aiguille » de l’indicateur grec que l’édifice européen menace de s’écrouler… 

L’homme de la rue est désabusé, indécis, face aux scrutins dont il s’acquitte par défaut ou par devoir, quand il n’est pas tenté de déserter le terrain des idées et des actes. 

Les extrêmes (Mélenchon ou Le Pen ?) grignotent le camembert républicain et le Jihad fait son « beur » toulousain dans les banlieues. 
Le Judaïsme français, en plus de ses propres luttes internes d’egos, paie les « pots cassés » de 30 ans d’échec de l’intégration.

On ne saurait se faire trop d’illusion, quant à un « réveil républicain », à l’issue de la Tragédie de Toulouse. 

Pourtant, elle marque un tournant, à la façon d’un « 11 septembre français », 
selon N. Sarkozy.
Lire l'article complet sur http://www1.alliancefr.com (...)
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:22

 

 

Vendredi 23 mars 2012

   

L'Europa che flirta con le idee del killer

Il Giornale, 22 marzo 2012

 www.fiammanirenstein.com 
www.ilgiornale.it

Lady Ashton n'est pas la seule à comparer les morts de Toulouse et de Gaza comme le terroriste, beaucoup raisonne de la même façon. L'assassin d'Al Qaïda qui a tué trois enfants juifs et leur père à Toulouse, a expliqué ses motivations selon sa logique : les enfants tués sont le prix à payer par les Juifs pour les enfants tués à Gaza. Pour une personne normale, cette logique est démente non seulement parce qu'un échange d'enfants tués est intolérable mais aussi parce qu'il n'y a pas une once de vérité dans le raisonnement du criminel : l'armée israélienne n'a jamais tué délibérément un seul enfant, au contraire, elle a suspendu à de nombreuses reprises des opérations quand des innocents risquaient d'être exposés. Cela n'a pas empêché que les enfants de la bande de Gaza soient utilisés comme boucliers humains, avec le reste de la population civile, ni que certains enfants soient tués par erreur dans des opérations qu'Israël a déplorées et qui ont souvent conduit à des procédures juridiques. Mais l'Europe n'est pas normale. Elle est devenue insensée, sidérée dans sa fragilité.

C'est pour cela que le terroriste trouve malheureusement parfois des soutiens. En fait, la baronne Ashton lui a donné raison dans une déclaration qu'elle a reniée maladroitement ensuite et qui révèle son âme véritable tout en révélant un danger plus grand encore, l'âme véritable de l'Europe qui l'a élue comme Ministre des affaires étrangères : Ashton a en fait comparé les enfants juifs tués aux enfants de la bande de Gaza, endroit qu'elle avait comparé précédemment à une immense prison. Une observation idiote qui révèle son aversion irrépressible pour Israël. C'est insupportable quand on parle d'enfants juifs tués par un terroriste et d'une manière plus générale quand l'Europe parle de terrorisme, un ennemi mortel qui a tué [en Europe] 549 personnes en 2011. La position d'Ashton sur Israël est dangereuse pour tout le monde car elle dénote d'une certaine bienveillance envers le terrorisme, comme le démontre l'accueil fait à cette déclaration par le Hamas.

La haine contre les Juifs et par conséquent contre Israël conduit à nombre d'aberrations. L'Europe est remplie de personnes extrêmement dangereuses comme Ashton, qui comparent un pays démocratique à une organisation terroriste et un massacre prémédité au droit à la légitime défense. Cela conduit à des condamnations perpétuelles, des commissions d'enquête, des aberrations institutionnalisées par l'Union Européenne et par l'ONU, comme quand il y a peu, Ashton a protesté contre la détention d'un Palestinien alors qu'une situation analogue en Arabie Saoudite ne lui fait même pas froncer un sourcil. 

Les partisans européens d'Ashton, c'est-à-dire ceux qui disent des mensonges sur Israël, appartiennent à des courants soit islamistes, soit d'extrême gauche, soit de l'ultra droite. Blâmer Israël en toute occasion démontre clairement la décadence européenne. Quelques exemples : en 2009, le député travailliste britannique, Gerald Kaufman a soutenu que les Juifs se servaient du sentiment de culpabilité des non-Juifs pour « justifier l'assassinat des Palestiniens ». En dépit de tout raisonnement rationnel, l'Europe pense en termes d'Apartheid, de cruauté, de violation du droit international, et compare les enfants tués par un terroriste à Toulouse aux enfants palestiniens victimes d'un affrontement armé qui ensanglante la région depuis des années.
L'idéologie sous-jacente est bien l'antisémitisme classique et elle a conduit un intellectuel norvégien de premier plan, le célèbre auteur du livre traduit en 53 langues, « Le Monde de Sophie », Jostein Gaarder, à comparer les Israéliens aux Talibans et Israël à l'Afrique du Sud de l'Apartheid. Lui aussi comme Ashton, a pu critiquer des groupes terroristes et immédiatement après accuser Israël de vouloir « une solution finale pour les Palestiniens ».

C'est cela, l'Europe civilisée, on pourrait écrire des pages et des pages sur le sujet, en particulier parce que l'ONU suit la même voie, une voie qui conduit à la perte de soi-même, à la perte de toute raison et à un notable penchant pour l'un des pires maux de notre époque, le terrorisme. Jenny Tonge, membre de la Chambre des Lords, a déclaré clairement en 2004 (en pleine intifada) : « si je vivais dans ce contexte, je pourrais envisager le fait de devenir moi-même un terroriste-suicide ». En 2003, l'artiste grec, Alexandros Psycolghoulis, a exposé le portrait d'une femme palestinienne qui s'était fait explosée dans un marché israélien. La parlementaire belge, Véronique de Keyser, pour qui les check-points israéliens sont une mesure antiterroriste injustifiable à ses yeux, a déclaré que « si l'ambassadeur israélien me parle encore de sécurité, je sens que j'aurais envie de l'étrangler ». Voici l'Europe d'Ashton, dangereuse pour tout le monde. 

Adapté de l'italien par Danilette

 

 


 

Lire aussi :

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:51

 

 

L’ARCHÉOLOGIE, NOUVELLE ARÈNE DE L’ANTISIONISME (ET PLUS…)

 

Shmuel Trigano

http://www.jforum.fr/forum/israel/article/l-archeologie-nouvelle-arene-de-l

 

mardi 13 mars 2012, par antisionisme, par Antisémitisme, par Archéologie

La délégitimation d’Israël va très loin. On entend par ce terme l’opération qui lui dénie le droit d’exister en tant qu’il serait justifié par une réalité physique, juridique, morale, philosophique ou métaphysique. Il faudra désormais ajouter « archéologique ».

Un assaut tous azimuths est en effet livré depuis quelques années contre la « chose juive » (bien plus que l’Etat d’Israël), dont on ne retient généralement que l’aspect politique et international. C’est certes son arène centrale mais son envergure est bien plus vaste, embrassant la culture, la religion, l’histoire. Il y aurait lieu d’en faire une étude systématique, déjà pour la France, qui prendrait pour objet le discours médiatique, et notamment la presse et les magazines, mais aussi la production éditoriale et universitaire. De ce point de vue, il est intéressant d’analyser la représentation du judaïsme dans toute la presse et la littérature portant sur les religions qui a connu ces dernières années un grand développement. Des études pionnières existent mais très peu nombreuses. Une exigence méthodologique pèse en effet sur cette analyse qui la rend difficile. Pour comprendre l’errance actuelle du signe juif - et chez les Juifs eux-mêmes, qu’elle soit le produit d’un ressentiment envers le judaïsme ou de sa défense et illustration - il faut avoir une idée précise de ce qu’est le judaïsme, de ses idées et de son histoire, ce qui est beaucoup demander dans l’égarement contemporain, y compris chez des spécialistes officiellement patentés.

La revue Pardès (n° 50) dans sa dernière livraison nous aide à comprendre ce qui s’est produit depuis une dizaine d’années dans l’archéologie biblique, y compris et avant tout en Israël où un courant révisionniste radical s’est renforcé.

L’observateur attentif a sûrement entendu parler du best-seller d’Israël Finkelstein, La Bible dévoilée, les nouvelles révélations de l’archéologie, un livre dont la publication et la réception françaises en 2002, apparaissent rétrospectivement faire système avec un autre best-seller, de 2008, de Shlomo Zand Comment le peuple juif fut inventé.

Les deux ouvrages s’épaulent mutuellement dans leur projet de démontrer que le peuple juif, et auparavant hébreu, n’existe pas, en tout cas pas de façon intrinsèque mais uniquement comme produit de manipulations idéologiques. Un argument qui a trouvé un écho aussi immense qu’étrange et inquiétant dans l’opinion française, si l’on en juge par leur succès de librairie. Il cadrait parfaitement avec l’antisionisme ambiant, quoiqu’ici nous voyions bien comment un antijudaïsme plus profond s’y cache, qu’il soit la conséquence du postmodernisme et du post sionisme israéliens ou diasporiques ou de la haine des Juifs au dehors.

La thèse de l’archéologie révisionniste se résume en quelques propositions : il n’y a jamais eu de sortie d’Egypte car les Hébreux n’y résidèrent jamais ; les Hébreux de toutes façons n’existent pas comme tels : ce sont des Cananéens qui se sont révoltés ; ce qui implique qu’il n’y a jamais eu de traversée du Sinaï ni de conquête de Canaan ; le royaume de Salomon ne fut jamais qu’un petit Etat faible et Jérusalem une bourgade insignifiante ; les Hébreux n’étaient pas monothéistes ; leur Dieu avait une déesse pour partenaire. Autant de « découvertes » qui impliquent que le texte biblique n’était qu’un texte inventé de toutes pièces, dans une intention de pouvoir et de domination, celles des « scribes » de retour de l’exil babylonien, entreprenant de justifier l’appropriation des propriétés des Samaritains (un peuple que l’empire assyrien avait installé en Judée Samarie pour y remplacer les Hébreux déportés). C’est une vieille idée des doctrinaires de l’Hypothèse documentaire, forgée durant le XIX° siècle allemand et dont le référent est centralement « politique » (à savoir que les différentes couches qui s’entasseraient dans le texte biblique sont autant de couches idéologiques qui justifient une identité et un pouvoir - juifs), ce que personne ne semble avoir remarqué, et dont les antécédents théologiques (protestants) sont clairs.

A lire, dans le climat d’aujourd’hui, certains ouvrages contemporains de professeurs réputés, on croirait retrouver l’argumentaire « antisioniste » actuel. Ainsi en est-il d’un best-seller comme La Bible et l’invention de l’histoire, histoire ancienne d’Israël, de l’assyriologue italien réputé, Mario Liverani, dont les parallélismes avec les théories du complot et leur similitude avec les situations contemporaines sont saisissants.

L’archéologie devient une drôle de discipline académique : on y bâtit désormais des romans sur quelques monceaux de pierres ! La base épistémologique de ces constructions imaginaires peut être soumise à une critique fondamentale. Les archéologues utilisent en effet des concepts tirés des sciences sociales pour lesquelles ils ne sont pas formés. Parler de « nation », de « nationalisme », d’ « Etat », d’ « ethnie » - autant de notions propres à la modernité - quand on parle de la haute antiquité est tout simplement ne pas savoir de quoi l’on parle, un anachronisme dont la finalité ne peut être qu’idéologico-politique.

L’archéologie devrait être une science très humble car les « vérités » qu’elle détermine sont temporaires, en attente de découvertes qui n’ont pas encore été faites et qui les démentiront peut-être. Mais ce qui explique que ces romans fantastiques, une véritable jubilation imaginaire, trouvent un tel accueil dans le public occidental, c’est tout simplement l’ambiance hostile à Israël et aux Juifs.

On est en droit de se demander si ce n’est pas aussi l’antijudaïsme qui ressurgit aujourd’hui subrepticement, sous couvert de science (mais hier aussi la « science » avait bon dos).

Les articles de cette livraison de la revue Pardès envisagent la question sous toutes ses coutures, en dévoilant comment ce qui relève d’une énième reconfiguration de l’antijudaïsme se grime en science réputée respectable qui ne convainc que les convaincus. Remarquons sur un autre plan un fait d’évidence, une comparaison qui permet l’évaluation de ce discours réputé « scientifique », à savoir que le jeu de massacre symbolique qui a court à propos du judaïsme sur la scène publique (et je ne parle pas ici de la sphère internet où il est bien plus fort) épargne en général les autres religions et notamment l’islam. Cette réalité est pleinement documentable.

Shmuel Trigano

1 Cf. le dossier avec Raphaël Draï, sur « Les contre-judaïsmes » in Pardès n° 38/2005, « Antijudaïsme et barbarie »

*A partir d’une chronique dans Actualité juive de jeudi 8 mars 2012.

Référence de la revue : Editions In Press, 12 rue du Texel, 75014 Paris, 23 €.http://www.inpress.fr/f/index.php?s...

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:13

 

 

Manfred Gerstenfeld Interviewe Angelo Pezzana

 

Angelo Pezzana (Copier)

 Angelo Pezzana

 

 

“En janvier 2012, Ricardo Pacifici, Président de la Communauté juive de Rome, a déclaré que, chaque année, autour du Jour du Souvenir National de la Shoah, le 27 janvier, « nous sommes témoins d’actes de violence et de provocations que nous ne pouvons plus tolérer. Nous y répondrons de manière ferme et résolue ». Pacifici réagissait au fait que des vandales avaient enlevé les pierres d’achoppement de lieux de mémoire qui avaient récemment été installés. Il s’agit de pavés recouverts de laiton, portant les noms des victimes de la Shoah. Ces pierres sont placées à l’extérieur de bâtiments où vivaient ceux dont on commémore le souvenir.

 

Angelo Pezzana est un journaliste italien. En 2001, il a fondé le site internet www.informazionecorretta.com. Ce site, qui reçoit des milliers de souscripteurs et de visiteurs, a pour objectif principal de fournir une analyse critique quotidienne des media italiens. C’est aussi une source essentielle d’information en Italie, autour des problèmes politiques concernant Israël et l’antisémitisme.  

 

Pezzana nous dit : “Le 20 juillet 2000, le Parlement italien a voté la Loi 211, dont le texte est explicite : “La République italienne reconnait le 27 janvier, - date où on a abattu les portes d’Auschwitz – comme le Jour du Souvenir, des lois raciales, de la persécution des citoyens juifs, des Italiens qui ont été déportés, emprisonnés ou assassinés, autant que pour tous ceux qui, au sein de différentes organisations, se sont opposés au projet d’extermination au péril de leur vie, pour sauver d’autres vies et protéger les persécutés ».

 

“Le texte de Loi est clair. Il est important qu’il comprenne aussi la responsabilité des collaborateurs fascistes italiens. Mais, bien que les intentions du Parlement italien aient été excellentes – de vouloir conserver la mémoire vive- certaines conséquences ont été négatives, comme l’indiquent les propos de Pacifici.

 

“On commémorait, déjà, publiquement la Shoah, bien des années avant que cette loi ne soit instaurée : des journaux publiaient des témoignages des survivants, des chaînes de télévision montraient des films et préparaient des documentaires très pertinents, contenant des photographies originales tirées des archives. Dans les écoles, on lisait des textes extraits des livres d’écrivains célèbres, comme Primo Lévi. Les professeurs débattaient de leur contenu avec leurs étudiants. Les auteurs étaient fréquemment invités à parler avec les étudiants.

 

“A cette époque, le souvenir était encore un domaine qui inspirait le respect. Ceux qui haïssaient Israël n’osaient pas le manifester publiquement face à ceux qui avaient ressuscité l’Etat Juif. Ces gens participaient même aux commémorations des Juifs assassinés, parce qu’ils craignaient d’être mis au rang des antisémites.

 

“Le fait de marquer le 27 janvier comme jour du souvenir l’a transformé en évènement national, où tout un chacun peut exprimer son opinion, même si elle est déplorable. Cette dernière forme se manifeste le plus souvent dans les écoles. On tient des réunions avec des centaines d’étudiants présents, où des professeurs d’extrême-gauche sont invités à prendre la parole. Ils présentent la Shoah de manière déformée. Cela conduit, par la suite, à un débat public qui consiste à faire un lien entre les crimes des Nazis et les politiques israéliennes.

 

“Ces prêcheurs de haine sont tellement violents verbalement que les modérés ne peuvent plus faire valoir leurs propres opinions. J’ai participé à un grand nombre de ces rassemblements. L’horreur du passé est rapidement passée sous silence, dans le seul but d’exprimer sa haine d’Israël. La formule la plus fréquente se résume par : « Israël fait aux Palestiniens ce que les Nazis ont fait aux Juifs ».

 

“Ce ne sont pas des évènements isolés. C’est la conséquence de décennies de propagande qui provient du climat créé par les politiques de gauche, les unions syndicales et les églises. Cela ne concerne pas seulement l’Eglise Catholique dominante, mais aussi des Protestants de diverses obédiences. Les Eglises accueillent très souvent des réunions publiques organisées autour de la présence d’un orateur pro-palestinien. Au cours de ces rassemblements, Israël est sommairement jugé sans y être défendu. Ceux qui assistent à ces rassemblements propagandistes n’ont aucune connaissance appropriée des faits et viennent avec la volonté de croire tout ce qu’on leur dit, peu importe de quoi il s’agit. C’est d’autant plus le cas que des prêtres sont présents, qui sont en accord total avec quoi que soit que l’on y profère.

 

 

“Dans des lieux de la plus haute tenue intellectuelle, comme dans les universités, par exemple, ce sont des Israéliens antisionistes qu’on invite à s’exprimer. C’est la façon la plus abjecte, mais pourtant la plus efficace, de délégitimer Israël. Shlomo Sand, un professeur d’histoire de l’Université de Tel Aviv, s’est rendu en visite en Italie, en 2011. Son livre L’invention du Peuple Juif, a été traduit en de très nombreuses langues. Sand prétend que le Peuple Juif n’a jamais existé. Tout cela fait partie de la guerre politique contre Israël. Elle emploie des techniques subtiles qui lui permettent ainsi d’apparaître d’autant plus convaincante.

 

“A travers toutes ces manipulations, la Shoah est en train de devenir un outil efficace contre Israël. En utilisant le prétexte de la mémoire de 6 millions de Juifs assassinés, une entreprise est menée afin d’obtenir, un jour, le même résultat en ce qui concerne 6 millions de Juifs vivants. L’intention du Parlement italien était radicalement différente, pourtant la Loi 211 fournit une tribune inattendue à tous ceux qui cherchent n’importe quel moyen possible et imaginable, afin de diffamer l’image de l’Etat d’Israël ».

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adapté par Marc Brzustowski

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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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