Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 18:47



T R O I S I E M E    C O M M U N I Q U E

 

le 9 juin 2010

Cher(e)s ami(e)s signataires,

Depuis quelques jours, il n'est question dans la presse que de la "guerre des Juifs".

Un premier point est notable : "Raison Garder" commence sa percée dans l'opinion publique. Cependant, nous ne pouvons souscrire à cette interprétation. Les médias oscillent entre l’occultation d’une partie de la réalité ou sa caricature.

Notre appel n'avait qu'un seul objectif, à présent atteint au delà de toute prévision, compte tenu du matraquage publicitaire entourant la pétition bruxelloise: démontrer que les positions soutenues par JCall n'étaient pas les seules et qu'elles n'emportaient pas l'adhésion de la majorité d'entre vous, loin s'en faut.

Cette démonstration est faite. Les presque 11 000 signatures soutenant "Raison Garder" ne se réduisent pas à une saute d'humeur. Elles correspondent à une vison lucide de la situation au Moyen Orient et de la façon dont il faut affronter les épreuves à venir.

Notre objectif ne consiste donc pas à entretenir telle ou telle polémique avec quiconque ou avec les initiateurs de J Call qui n'ont au départ consulté qu'eux mêmes et dont beaucoup d'entre eux semblent ne plus se retrouver dans ses affirmations.

Notre objectif est de nous adresser à tous nos concitoyens en France, en Europe, ailleurs encore, pour leur faire comprendre que les combats menés par l'Etat d'Israël ou en son nom ne sont pas à son seul usage mais qu'ils concernent au plus haut point la préservation du modèle démocratique et du régime des libertés publiques dans tous ces pays.

Il est aussi d’affirmer une autre vision des questions relatives à Israël.

De ce point de vue, et entre autres événements marquants de ces derniers jours, l’affaire de “la flottille”, la constitution de la nouvelle triplice Turquie - Syrie - Iran bouleversent les données stratégiques et les possibilités d'une coexistence véritable au Moyen Orient. Ces événements font plus qu’ébranler les présupposés de "l’Appel à la Raison".

Des défis vitaux obèrent l’horizon, auquel il faut faut désormais se confronter

Les premières promesses de don commencent à arriver. Noubliez pas de les confirmer et de les encourager. La pétition est toujours ouverte.

Pour faire le point sur notre mouvement et penser à son avenir, nous vous donnons rendez-vous

le Lundi 28 juin à 20 h 30
dans les locaux de FIAP Jean Monnet
30 rue Cabanis
75014 Paris


Vu le nombre limité de places il est prudent de réserver par e-mail à l'adresse

raisongarder@dialexis.org


Nous avons besoin de votre présence active. 

Repost 0
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 23:26

 

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-les-contradictions-de-bhl-et-de-finkielkraut-51971109.html

 

one.jpg Certes, BHL écrit, "pourquoi je défends Israël", et Finkielkraut fait de même sur un plateau TV, il n'en reste pas moins qu'ils défendent tous deux le projet dit "Jcall" qui, loin d'amener à la paix, ne fait qu'encourager les extrémistes de tous bords, la plupart islamistes ou nationaux-arabistes, à profiter de cette fausse opportunité pour avancer leurs pions comme le souligne le groupe Raison garder. A savoir éviter de remettre en cause leur revendication centrale, (Jérusalem venant en second) le retour des dits "réfugiés" au coeur même d'Israël et non pas dans un futur Etat palestinien. Bill Clinton l'a même écrit dans ses Mémoires: citons-en quelques passages puisqu’il en fut le témoin direct, et ce de façon plus équilibrée qu’un de ses conseillers Robert Malley dont les propos à l’époque avaient rejeté l’échec des négociations en priorité sur les israéliens :

 

December 23 [2000] was a fateful day for the Middle East peace process. After the two sides had been negotiating again for several days at Boling Air Force Base, my team and I became convinced that unless we narrowed the range of debate, in effect forcing the big compromises up front, there would never be an agreement. Arafat was afraid of being criticized by other Arab leaders; Barak was losing ground to Sharon at home. So I brought the Palestinian and Israeli teams into the Cabinet Room and read them my « parameters » for proceeding. These were developed after extensive private talks with the parties separately since Camp David. If they accepted the parameters within four days, we would go forward. If not, we were through.

I read  them slowly so that both sides could take careful notes. On territory, I recommanded 94 to 96 percent of the West Bank for the Palestinians with a land swap from Israel of 1 to 3 percent, and an understanding that the land kept by Israel would include 80 percent of the settlers in blocs. On security, I said Israeli forces should withdraw over a three-year period while an international force would be gradually introduced, with the undestanding that a small Israeli presence in the Jordan Valley could remain for another three years under the auythority of the international forces.  (…). 

On Jerusalem , I recommended that the Arab neighborhoods be in Palestine and the Jewish neighborhoods in Israel, and that the Palestinians should have sovereignty over the Temple Mount/Haram and the Isrealis sovereignty over the Western Wall and the « holy space » of which it is a part, with no excavation around the wall or under the Mount, at least without mutual consent.

On refugees, I said that the new state of Palestine should be the homeland for refugees displaced in the 1948 war and afterward, without ruling out the possibility that Israel would accept some of the refugees according to its own laws and sovereign decisions, giving priority to the refugees populations in Lebanon. I recommanded an international effort to compensate refugees and assist them in finding houses  in the new state of Palestine, in the land-swap areas to be transferred to Palestine, in their current host countries, in other willing nations, or in Israel. Both parties should agree that this solution would satisfy UN Security Council Resolution 194. (…).

I said these parameters were non negotiable and were the best I could do, and I wanted the parties to negociate a final status aggreelent within them. (…). On the twenty-seventh, Barak’s cabinet endorsed the parameters with reservations were within the parameters, and therefore subject to negociations anyway.

It was historic : an Israeli government had said that to get peace, there would be a Palestinina state in roughly 97 percent of the West Bank, counting the swap, and all of Gaza, where Israek also had settlements. The ball was in Arafat’s court. (…).

I still didn’t believe Arabe would make such a colossal mistake. (…).

 

(…) On New Year’s Day, I invited him to the White House the next day. (…) When Arafat came to see me, he asked a lot of questions about my proposal. He wanted Israel to have the Wailing Wall, because of its religious signifiance, but asserted that the remaining fifty feet of the Western Wall should go the palestinians. I told him he was wrong (…). The Old City has four quarters : Jewish, Muslim, Christian, and Armenian. It was assumed that Palestine would get the Muslim and Christian quarters, with Israel getting the other two. Arafat argued that he should have a few blocks of the Armenian quarter because of the Christian churches there. I couldn’t believe he was talking to me about this.

Arafat was also trying to wiggle out of giving up the right of retourn. He knew he had to but was afraid of the criticism he would get. I reminded him that Israel had promised to take some of the refugees from Lebanon whose families in what was now northern Israel for hundreds of years, but that no Israeli leader would ever let in so many Palestinians that the Jewish character of the state could be threatened in a few decades by the higher Palestinian birthrate. (…). Arafat had acknowledged that by signing the 1993 peace agreement with its implicit two-state solution. (…). Arafat’s rejection of my proposal after Barak accepted it was an error of historic proportions. (…).

 

 On le voit, près de neuf ans après, la situation est au même point. Et pourtant, l’on ne peut guère taxer Bill Clinton d'être un "ultra" alors qu’il a juste tenté de faire son possible pour atteindre une solution sinon logique du moins rationnelle au sens d’articuler des revendications mesurables à des considérations culturelles et historiques. Il n’est donc guère sérieux de considérer qu’un tel échec soit à mettre uniquement sur le compte de la partie israélienne. Pourtant, au lieu d'aller voir Bill Clinton, nos globe trotters de la "philosophie" (ami de la sagesse) veulent en réalité réinventer l'eau chaude persuadés qu'il suffirait de tout céder ("la paix contre les territoires") pour avoir "la" paix ; comme si les principaux ennemis de celles-ci, islamistes et nationaux arabistes, n'avaient pas leur propre "agenda", leur propre "paix", puisqu'ils n'ont rien à faire en réalité de la nouvelle conception universelle liée à la notion de paix basée sur le développement mutuel des valeurs communes ou droits humains, ce serait d'ailleurs les mépriser que de croire le contraire.

Mais rien à faire, BHL et Finkielkraut du haut de leur certitude sans faille restent persuadés que tout le monde raisonne dans le même idiome, ce qui est évidemment faux, mais BHL et Finkielkraut restent eurocentrés, pis, ils sont parisiano-centrés donc persuadés, comme Edgar Morin d'ailleurs, que "les" Palestiniens aspirent à une solution "raisonnée". Cela me l'a été confirmé d'ailleurs par une connaissance, haut placée, surtout dans les cercles académiques : "jamais, me dit-il, jamais les Arabes n'accepteront la réalité israélienne, jamais... ou alors fondu dans une espèce d'Union Européenne". J'en étais resté coi. Quelqu'un que je respectais vivement pour la qualité de ses vues, m'avouait qu'Israël avait été une "erreur" et que l'Histoire allait tôt ou tard rectifier le tir... Je restais pétrifié. Ne voulant même pas argumenter, disant seulement que les Juifs étaient en meilleure position qu'en 1940 pour se défendre... C'est ce que sous-estiment la plupart des critiques et des "amis-qui-vous-veulent-du-bien" : quand vous êtes adossé à des millions de cadavres, rien ne peut plus être pis, surtout si l'on ne panique pas, si l'on a des leaders forts, une société unie et fière où l'équité règne malgré les corruptions diverses (humaines trop humaines).

Aussi est-il plus utile d'observer la situation sans les oiseaux de mauvais augure (même si leur venin peut être utile à petite dose pour s'en vacciner) : que se passe-t-il sur le terrain ?... le camp islamiste accentue sa pression mené par les Turcs et les Iraniens, les flottilles vont arriver comme autrefois les bombes humaines, comme le boycott d'Israël désormais bien en place : produits, films, et même danse ; les nationaux arabistes hésitent, mais tout récemment les Egyptiens viennent de déchoir de leur nationalité les Egyptiens mariés avec des Israéliennes, ce qui est un signe de durcissement d'une bureaucratie en déroute qui refuse de passer la main à l'ancien responsable de l'AIEA, Mohamed Elbaradei, et pourrait dans ce cas, si l'opportunité s'ouvrait, rompre avec Israël et entamer comme la Turquie le long chemin vers la rupture et donc la guerre, profitant ainsi des problèmes extérieurs pour camoufler la faillite à l'intérieur. Il faudrait alors une provocation de plus, des navires "humanitaires" iraniens, ou alors et probablement le refus iranien de voir l'un de ses bateaux arraisonner -afin de vérifier sa cargaison comme le permet désormais la dernière résolution votée pour la première fois par la Chine et la Russie - pour aller à la guerre.

Le Hezbollah est sur-armé, le Hamas aussi puisqu'il ne s'est pas battu la dernière fois en réalité, et l'Iran est en mesure désormais de faire au moins une bombe comme l'a relaté dernièrement l'AIEA d'où les sanctions actuelles. Que va-t-il se passer ?

Nous allons vers la guerre.

Et ce en France même aussi ; puisque les cohortes alter-islamistes accentuent en ce moment même leur recrutement, surtout chez les jeunes, en leur faisant croire qu'ils faut agir comme autrefois à l'encontre de l'apartheid en Afrique du Sud, alors que les Arabes israéliens refusent d'être intégrés dans le dit "futur" Etat Palestinien, on se demande bien pourquoi....

Et comme les Talibans font feu de tout bois, qu'en Irak les factions s'entre-déchirent, il suffit désormais d'une étincelle... sans que l'Iran n'ait d'ailleurs à utiliser pour le moment sa bombe... L'accentuation brownienne des effets pervers (crise économico-financière, retards structurels divers, fractures morales et civilisationnelles, effondrement des institutions traditionnelles y compris à gauche) chauffe le chaudron vers sa température volcanique "adéquate" : aussi s'il s'agit d'être prêt, surfer sur de la lave ou sur le dos d'un tigre enragé ne sera pas une mince affaire... (et si celle-ci n'était pas si sérieuse, je dirais, un peu comme Obélix: enfin un peu de mouvement, je commençais à m'ankyloser...). Exagération ? J'aimerais tant me tromper. En même temps, on ne voit pas pourquoi en effet la roue sans pitié de l'Histoire humaine ne se mettrait-elle pas à nouveau en route pour le meilleur comme pour le pire.

rhino.jpg

My life, New York, Alfred A.Knopf, 2004, pp. 936-945.

My life,op.cit., p.941.

Il parle de sa rencontre avec Arafat le 2 janvier 2001.

Repost 0
8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 22:28

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/08/la-guerre-des-juifs-ne-doit-pas-avoir-lieu_1369167_3232.html#xtor=AL-32280184

 

 

       Point de vue
La guerre des juifs ne doit pas avoir lieu

Luc Rosenzweig, journaliste et essayiste et Jacques Tarnero, documentariste.

Les nouvelles qui nous parviennent du Proche-Orient sont angoissantes : l'assaut donné par Israël à la flottille organisée par des organisations islamistes pro-palestiniennes, a provoqué une réprobation mondiale et a tourné au fiasco politique pour Israël. Personne n'a voulu voir le piège, ni la manipulation des ces faux humanitaires. Voilà le Hamas crédité d'un statut d'innocente  victime ! Une intense bataille de communication est d'ores et déjà engagée, à l'image de celle qui a accompagné, en septembre 2000, le déclenchement de la deuxième intifada. Ce à quoi Israël est confronté va bien au-delà de la critique de la politique de son gouvernement : l'unanimité des condamnations avant même toute connaissance de la vérité des faits dit autre chose. Cette spontanéité haineuse qui compare Israël à l'Allemagne nazie cache un autre objectif : présenter Israël comme coupable par nature, non pas pour ce qu'il fait mais pour ce qu'il est. Les slogans criés dans la manifestation parisienne ne laissent place à aucun doute : "Israël partira, Palestine vaincra".

 

Est-il alors pensable que les juifs de diaspora continuent à se chamailler dans leur impuissance à peser sur leur propre histoire autant que sur celle d'Israël, cet Etat avec lequel ils entretiennent une relation passionnelle ? Peut-on continuer, comme ces dernières semaines, à vociférer les uns contre les autres, déniant à l'autre la connaissance de ce qui est bon pour les juifs et bon pour Israël en nous accusant réciproquement d'aveuglement ? Dès lors, cette guerre des juifs ne peut profiter qu'à ceux qui cherchent à délégitimer Israël. Les uns, Jcall, disent que la politique actuelle du gouvernement d'Israël mène le pays au désastre, les autres, Raison garder, dénoncent au contraire l'autisme des signataires de Jcall devant les menaces qui pèsent sur Israël. Une autre tribune de Jcall, dénonçait la "chape de plomb" pesant sur la parole juive à propos d'Israël. Fichtre ! N'ont-ils jamais remarqué l'accueil réservé aux Esther Benbassa, Shlomo Sand, Ivan Segre, Rony Brauman, Eyal Sivan ? Ne sont-ils pas présents sur les plateaux des télévisions à dénoncer les turpitudes de l'Etat d'Israël ? De quel côté se trouve la pensée unique ? La remise en cause de la légitimité historique et éthique de l'Etat des juifs est devenue banale, alors qu'elle était longtemps restée confinée aux marges de l'ultra gauche et de l'extrême droite. Le juif qui s'y prête est fêté comme le messager de la bonne parole : table ouverte dans tous les estaminets politiquement corrects !

Ah ! Bien sûr Intérêt pour la Shoah reste infini et Arte est prêt à lui programmer des soirées interminables. Que les juifs sont émouvants quand ils sont battus ! Comme ils font de beaux livres sur leurs pérégrinations ! Comme ils savent être drôles sous la menace ! Qu'ils sont intelligents, subtils, délicieusement névrosés lorsqu'ils sont en diaspora ! Comme ils savent si bien composer, inventer, philosopher quand leur dispersion est source de pensée. Rien à voir avec cet Etat grossier, fruste et antipathique. "Comment être juif après Gaza ?" questionne Esther Benbassa, sans que jamais une question parallèle ne soit énoncée : comment partager le monde avec Ahmadinedjad ? Le projet du président iranien n'est-il pas l'anéantissement d'Israël ? N'est-il pas négationniste ? Ne s'est-on pas, ici, gargarisé de "plus jamais ça" alors que certains proposent que "ça" recommence ?

S'il existe une chape de plomb et un mur du silence, c'est plutôt ceux qui pèsent sur les intellectuels qui sortent du consensus général de démolition systématique de l'action du gouvernement israélien, et de la grille "progressiste" d'analyse de l'évolution de cet interminable conflit. Shmuel Trigano ou Pierre-André Taguieff et quelques autres, dont les productions récentes, comme la critique minutieuse du rapport Goldstone ou l'analyse de la "nouvelle propagande antijuive" sont systématiquement passés sous silence dans les grands médias.

PENSER AVEC ISRAËL, ET NON PAS À SA PLACE

Alors que cherche-t-on en provoquant, au sein d'une communauté pluraliste dans tous les domaines, une binarité conflictuelle : d'un côté les Jcall, de l'autre les Raison garder ? Veut-on peser sur les positions du gouvernement français ? Il est déjà sur la ligne de Jcall depuis belle lurette, avec quelques zigzags de faible ampleur selon le locataire de l'Elysée. Que peut-on attendre de l'Europe dont la ministre des affaires étrangères Catherine Ashton, multiplie les condamnations d'Israël ? A réanimer la gauche et le "camp de la paix" qui souffrent de langueur en Israël ? C'est aux Israéliens, dans le cadre de leurs institutions démocratiques, qu'il appartient de leur redonner des couleurs. Quel est aujourd'hui le principal obstacle à la paix ? L'attitude du gouvernement d'Israël ou la fracture au sein du mouvement national palestinien ? Si les deux parties se partagent les responsabilités en la matière, alors pourquoi n'y a-t-il pas d'"Arab call for reason" mais un déchaînement de l'antisémitisme chez la plupart des  intellectuels arabes, y compris dans les pays dits " modérés" comme l'Egypte ? Leïla Shahid a déclaré trouver dans Jcall un interlocuteur pour les Palestiniens. Qu'elle envoie alors ces intellectuels qui admettent la légitimité du projet national juif en Palestine, et pas seulement le "fait israélien". Ils seront accueillis à bras ouverts.

Indubitablement, cette guerre des juifs fait les délices des gazettes et provoque la jubilation des ennemis d'Israël. La nouvelle situation créée par l'affrontement sanglant en Méditerranée devrait inciter les juifs de France à ne pas céder aux invectives internes.

La sagesse voudrait aujourd'hui que les initiateurs de Jcall et de Raison garder se parlent et tentent de définir les moyens de faire face aux nouveaux périls. Le déni de légitimité dont est victime aujourd'hui l'Etat juif nous concerne tous, quelle que soit notre sensibilité politique. La solidarité avec Israël n'est pas synonyme d'aveuglement : les juifs de diaspora ne sauraient se confondre avec les communistes idolâtres de l'URSS de jadis. "Right or wrong, my country" n'est pas notre tasse de thé et ce que nos amis israéliens nous demandent, ce n'est pas de la dévotion, mais de comprendre leurs problèmes avant de leur donner des leçons.

Ils n'ont pas besoin de nos clameurs, mais de notre intelligence. Ils sont exposés à des périls immédiats : on vocifère à leurs frontières nord et sud, et la gestation de la bombe atomique iranienne est proche de son terme. Il faut être soit naïf soit pervers pour penser que ces menaces cesseront avec le gel des constructions dans les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Avant de repenser les relations entre Israël et la diaspora, il faut écouter les grondements sourds de la guerre qui s'approche. Et penser avec Israël, et non pas à sa place.

Luc Rosenzweig, journaliste et essayiste et Jacques Tarnero, documentariste. 
Repost 0
8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 20:36

 

 

ET SI ON SE SOUCIAIT VRAIMENT DES GAZAOUIS?

mardi, 08 juin 2010 - source : la vie sauve à condition d'éclairer

 

Un brin d'angélisme, mêlé à la reconnaissance du chantage mené contre Israel par le Hamas et ses partisans. Cet article s'efforce de démonter, en partie, les arcanes du coup monté de "free gaza". Les blagues les plus courtes sont les meilleures, dit-on. Mais ce n'est pas le point de vue de Teheran.

En dépit de la farce de la "flottille", l'Iran croit ne pas être en reste en envoyant sa propre flotte prendre position en Méditerrannée par le biais d'une autre feuille de vigne pseudo-humanitaire. Il suffit pour cela d'emboiter le pas à la Turquie, docile alliée, qui a déjà préparé le terrain miné pour Israel : prendre le risque d'une confrontation avec une puissance souveraine, et surtout porter le terrain du conflit sur son propre sol.

Derrière l'affaire de la flottille, se jouait le rôle de leadership de la doctrine anti-Israel que parraîne aujourd'hui Ankara et Teheran, à défaut du rôle historique du Caire et de Damas. Le Fatah, grand perdant de l'histoire, reste le premier à souhaiter voir l'ennemi sioniste infliger une défaite au mouvement islamiste que lui-même ne serait pas en mesure d'infliger.

Reste que la question essentielle de la reconnaissance d'Israel par le monde musulman passe au second plan, seule véritable chance de parvenir à la paix. Car on ne peut effectivement pas demander à un pays, quel qu'il soit, de se saborder au nom d'idéaux, slogans creux de puissances occidentales sur le déclin.

 

par Sacha Bergheim pour Aschkel et Lessakele

 

Au lieu d’offrir au monde leur mise en scène de flottille de la paix, les humains humanitaires devraient veiller à ne pas soutenir le Hamas dont la population de Gaza est l’otage. Nos bonnes fées pacifistes sont-elles les complices volontaires du Hamas et de son organisation sœur turque IHH à la tête de cette opération médiatique, ou sont-elles les idiots utiles de l’IHH ?

On aura la réponse en lisant une autre presse, celle qui révèle ce qui se cache derrière cette opération.


 

1) Le Hamas reconnait avoir pris la population de Gaza en otage

 

logo_mai.gif

 

source : MediArabe.infoun article de Khaled Asmar daté du jeudi 3 juin 2010

 

Selon Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas basé à Damas "les retombées de l’opération ont atteint, voire dépassé, les objectifs qui lui avaient été fixés".

 

« Selon le quotidien koweïtien « Al Seyassah », Khaled Mechaal a exprimé, dans une lettre adressée aux dirigeants du Hamas à Gaza, « sa grande joie quant aux bénéfices engrangés par le mouvement islamiste grâce à la bonne coordination de la campagne médiatique pour dénoncer l’opération israélienne contre les navires humanitaires affrétés par des militants islamistes et pro-palestiniens, européens et arabes ».

Dans son message, Mechaal, exilé à Damas, demande aux dirigeants basés à Gaza d’insister sur le rôle turc et syrien dans cette opération, affirmant que « la coordination entre le bureau politique du Hamas, le ministère syrien des Affaires étrangères, et le cabinet du Premier ministre turc, a permis de financer la flottille et d’organiser le voyage vers Gaza ». Il a suggéré que les victimes de l’opération israélienne soient considérées comme des « martyrs de la cause palestinienne et que les noms de ces martyrs soient donnés aux rues de Gaza en guise de reconnaissance ».

Le quotidien koweïtien croit en outre savoir que le bureau politique du Hamas, à Damas, « a sciemment provoqué Israël, dans le cadre d’une campagne minutieusement préparée depuis longtemps », et ce, dans plusieurs objectifs :


1- d’abord, le Hamas entendait détourner l’attention de la population de Gaza et occulter, grâce à la flottille de la paix, la misère qu’il peine à contenir et pour faire oublier les scandales liés à la corruption du Hamas.


2- ensuite, Mechaal, en coordination avec Damas, Téhéran et Ankara, entendait à travers « l’opération humanitaire » et les accrochages voulus avec l’armée israélienne, empêcher la reprise des négociations de paix entre Tel-Aviv et l’Autorité palestinienne de Ramallah, sous l’égide des Etats-Unis, et mettre en échec les efforts de Georges Mitchell, l’émissaire de Barack Obama dans la région.


3- le bureau politique du Hamas, basé à Damas, cherchait à travers cette campagne et à travers la mobilisation politique, médiatique et populaire prévisible dans les pays arabes, à mettre un terme aux pressions des pays arabes modérés, lesquels exigent la conclusion de la réconciliation avec l’Autorité palestinienne (médiation de l’Egypte). Le Hamas cherchait également à contenir les critiques liées à sa participation à la guerre au Yémen et contre l’Arabie saoudite, à la demande de l’Iran et de la Syrie, en soutenant les rebelles zaïdites (Al-Houthi) de Saada.


4- enfin, le Hamas entendait exploiter ces événements pour obtenir des concessions israéliennes dans le dossier des prisonniers, estimant que l’Etat hébreu serait obligé de céder sur ce terrain pour améliorer son image particulièrement ternie par l’assaut de la marine contre la flottille.

Le quotidien conclut que « le Hamas est particulièrement satisfait de l’évolution de la situation » et espère profiter de quelques mois de répit grâce à ces événements pour se refaire une santé financière à travers les aides iraniennes, Téhéran étant sollicité pour augmenter le budget alloué au mouvement, et grâce à une campagne politique, diplomatique et médiatique coordonnée avec Damas et Ankara pour anéantir le processus de paix israélo-palestinien.

Cependant, en montrant sa « réjouissance », Khaled Mechaal se dévoile et atteste, une fois encore, que le cynisme syro-irano-turc est sans limite [cliquez ici pour lire « l’industrie de la mort est rentable pour le Hamas (7 janvier 2009) »]. Il reconnait avoir pris la population de Gaza en otage, et confirme l’exploitation de la misère à des fins politiques. Ce faisant, le Hamas sauve Israël, critiqué par le monde entier pour avoir utilisé une force disproportionnée contre des « pacifistes ». Dans ce cas, comment les militants pro-Hamas peuvent-ils encore justifier leurs appels aux manifestations en Europe, et particulièrement à Paris, dans les jours à venir ? »

 


 

2) Gaza : la misère des Palestiniens sert de carburant à la propagande du Hamas. Le gouvernement refuse l’aide humanitaire si elle passe par Ashdod

source : MediArabe.info

Selon la télévision « Al Arabiya », les Palestiniens de Gaza, qui dénoncent le blocus israélien qui les affame et qui se soulèvent contre l’attaque de la flottille de la paix, refusent aujourd’hui de recevoir la cargaison de cette flottille par voie terrestre, en transitant par le port d’Ashdod.

Suite ici


 

3) L’aide humanitaire seulement pour les partisans du Hamas

Dans un article du magazine allemand SPIEGEL ONLINE International, on lit :

 

“Les gens qui ne sont pas en cheville avec Hamas ne voient pas l’ombre des secours envoyés, ni vivres, ni argent.» dit Khadar. “Seuls les partisans du Hamas reçoivent des maison préfabriquées, du mobilier et du travail salarié. Nous ne recevons rien » se plaint Khadar.

Et la suite de l’article nous apprend que si la famille de Khadar ne reçoit rien, c’est que comme beaucoup de ses voisins, il soutient le Fatah, l’ennemi juré des islamistes radicaux. C’est pourquoi Khadar a peu d’espoir de voir une miette des 10 000 tonnes d’aide apportée par la flottille militante.

 


Un commentateur du Haaretz écrit qu’Israël est prisonnier du blocus qu'il impose à Gaza. Mais il semble finalement que ce blocus fait aussi le jeu du Hamas.

Mais pour moi comme pour tous ceux qui se soucient d'Israël, la question est de savoir comment mettre fin à ce blocus en garantissant la sécurité d’Israël.

Alors il faut être sérieux. On ne peut pas à la fois demander à Israël de mettre fin au blocus et laisser les mains libres au Hamas et à ses alliés.

Une chose est sûre, c’est que nos humains humanitaires se contrefichent de la sécurité d’Israël. Ou ils agissent comme si le Hamas n’existait pas, ou ils marchent avec lui, la main dans la main.

 

ALLEGRA

Repost 0
8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:50

 

 

Une passion funeste : l’antisionisme

Raphaël Draï sur le site Magistro

mardi 8 juin 2010


 
L’analyse qui suit n’est sûrement pas destinée aux esprits pour lesquels la cause est entendue : l’Etat d’Israël n’aurait pas de raison d’être, sa légitimité est inexistante, il ne fait que se survivre au détriment d’un autre peuple et cela en usant de la force aveugle . Bref , comme l’a déclaré sur RTL le politologue Roland Cayrol à qui l’on demandait de définir à son tour l’Etat d’Israël : « C’est un Etat au dessus des lois et à qui se permet d’agir comme on ne le supporterait pour aucun autre Etat » .

Une passion funeste : l’antisionisme

Raphaël Draï Sur le fondement d’une telle définition dont le caractère nuancé et non partisan n’échappera à personne , un fort coup de sonde est donné dans le vieux fonds mythologique de l’Europe dite cultivée et enseignante puisque l’on est aussitôt conduit à se demander ce qui autorise l’Etat d’Israël à se comporter de la sorte , sinon parce qu’il s’appuie sur des Pouvoirs inter- galactiques dont nul ne saurait identifier la source exacte . Autrement l’on aurait de la peine à expliquer comment un Etat d’un peu plus de sept millions d’habitants , dont un million et demi de citoyens arabo- musulmans, puisse en somme dicter sa loi à toute la planète .

La présente analyse est surtout destinée à ceux et celles qui s’interrogent plus sérieusement pour tenter de comprendre les décisions de cet Etat ou ses réactions qui paraissent souvent disproportionnées , comme on l’a répété à l’envi lors de l’opération « Plomb durci » menée contre le Hamas à Gaza en décembre 2008 et ces jours derniers à la suite de l’intervention conduite contre une flottille qualifiée d’humanitaire dont l’un des bateaux qui la constituaient : le « Marmara » , turc comme son nom l’indique , a été le théâtre d’une extrême violence , soldée par une dizaine de morts . Dès que la nouvelle de cet arraisonnement meurtrier s’est diffusée , et avant même que les faits et les circonstances en fussent réellement connus , une véritable déferlante de condamnations a parcouru le monde médiatique et politique . Le schéma activé était on ne peut plus binaire : d’un côté la flottille de la paix , de l’autre la soldatesque israélienne n’hésitant pas à faire feu de toutes ses armes contre les militants pacifistes décidés à forcer l’inhumain blocus de Gaza . Je me trouvais en Israël lorsque ces faits se sont produits et il m’a été donné d’en suivre à la télévision et sur les radions l’onde de choc en France, à quelques 3000 kilomètres de distance . Ce qui frappait aussitôt était le caractère assurément impulsif , je n’ose dire jaculatoire , de ces condamnations . Pour nombre de commentateurs matinaux ou vespéraux , décrétant le vrai à des milliers de kilomètres du théâtre des opérations, cette fois la ligne rouge avait été franchie .Rien ne pouvait justifier le comportement de soldats opérant en eaux internationales contre des civils venus soutenir la population exsangue et assiégée de Gaza , « Gaza la martyre » comme n’hésitera pas à la qualifier en pleine Assemblée nationale un Hervé de Charrette faisant montre à cette occasion d’une agressivité – heureusement verbale- peu commune . Mais l’on reviendra sur cette séance ubuesque de questions au gouvernement retransmise par FR3 . Le gouvernement n’a pas tardé non plus à faire part de sa réprobation radicale alors que le Ministre des Affaires étrangères se trouvait à Nice pour le sommet France – Afrique et qu’il n’avait pas eu le temps minimal de visionner les images provenant cette fois de l’armée israélienne . Car cet arraisonnement, sans conteste meurtrier, avait été filmé par d’autres caméras et il était alors possible de se livrer à la comparaison des deux sources d’images : celles provenant des militants islamistes turcs - mais aussi français et d’autres nationalités - embarqués sur le « Marmara » , et celles de l’armée israélienne . Il faudra attendre l’émission « Mots croisés » d’Yves Calvi pour que les images en provenances d’Israël fussent diffusées et commentées . En attendant que l’a t-on pas entendu ! Deux interventions ont été réellement dignes d’un prochain bêtisier : celles de Dominique de Villepin puis celle de Roland Dumas.L’un comme l’autre se sont livrés à une attaque en règle de l’Etat d’Israël et de son gouvernement , Roland Dumas allant jusqu’à évoquer Hitler , la guerre d’Espagne et les brigades internationales, nous faisant grâce de la Guerre des étoiles . Quant à Dominique de Villepin sa thèse est notoire : l’Etat d’Israël n’est pas viable et il compense par sa violence intrinsèque son absence de légitimité réelle . Par là même il travaille à sa propre destruction .Le reste suit . Face à de pareilles outrances , l’on en arrivait à se faire deux réflexions . Quel préjudice irréparable , quelle offense à leur propre personne cet Etat a –il bien pu être la cause pour que ces anciens éminents responsables politiques perdent à ce point le sens commun ? Car ,compte tenu de leurs propres déboires juridictionnels , s’il est deux hommes qui devraient être prémunis contre les instructions à charge et les réquisitoires impitoyables ce sont bien ces deux là . Mais ce serait précisément ne pas tenir compte du caractère passionnel de l’antisionisme , autrement dit de cette idéologie qui dénie les mobiles historiques et humains dans lesquels l’Etat d’Israël trouve justement sa raison d’être ,et cela souvent avec le concours d’intellectuels juifs comme Noâm Chomsky et d’universitaires israéliens comme Shlomo Sand ou Elie Barnavi , ce dernier , ancien ambassadeur de l’Etat d’Israël en France , le plus inconsistant qui s’y soient succédés et où il n’a guère laissé un souvenir impérissable , menant de Bruxelles où il est émigré une véritable guerre personnelle contre le gouvernement Netanyahou .

Lors des question au gouvernement le mercredi suivant , ce fut encore pire , si cela se pouvait .Ce jour là ,l’hémicycle s’est vite transformé en chaudron, la charge étant menée par les députés communistes avec une hargne et une violence qui faisaient douter que l’on se trouvât dans une enceinte parlementaire . Réduits à ne représenter pas même 1/ 00 du corps électoral , les survivants du PCF trouvaient ainsi le moyen de se prouver à eux mêmes leur existence , avec cette véhémence exterminatrice qui caractérisait leur parti au temps où Staline vivant dictait sa conduite . Mais là n’est pas le principal sujet d’étonnement , pour ne pas dire de stupéfaction . Celui ci se trouve dans l’absence, en ces moments d’ivresse justicière de toute réponse à cette attaque pour le coup disproportionnée contre un Etat que nul , bien sûr , ne représentait en ce lieu où la Loi se fabrique pour y expliquer son point de vue et ses raisons spécifiques . Dans l’idée que l’on peut se forger d’une démocratie réelle , comment est –il possible que sur quelque cinq cents députés il ne s’en soit pas alors trouvé un seul pour faire valoir les droits d’une information bilatérale et contradictoire ? Etait-ce un remake de l’Affaire Dreyfus ? L’Assemblée Nationale s’était –elle transformée en nouveau Conseil de guerre ? A leur banc les ministres étaient mutiques , réduits à échanger des regards parfois narquois et des billets confidentiels , le Premier d’entre eux , déjugeant son discours au CRIF il y a quelques mois , s’associant à une charge aussi aveugle . On se serait cru au Parlement turc . Imaginons la même scène à fronts renversés dans tout autre parlement du monde où la tête de la France eût été inclinée sur le billot : il y aurait du rappel d’ambassadeur dans l’air . A part cela , c’est l’Etat d’Israël , omnipotent et ubiquitaire , qui dicterait sa loi au monde . Ce qui n’empêche pas les tenants de cette fantasmagorie tout droit tirée des Protocoles des Sages de Sion remis au goût du jour d’affirmer du même mouvement que cet Etat « n’a jamais été autant isolé sur la scène internationale » . Isolement relatif , quoi qu’il en soit , lorsque l’on fait partie d’un peuple qui a connu les solitudes physiques et morales des combattants du ghetto de Varsovie .

Cependant et peu à peu l’information , surtout diffusée sur le Net et par des télévisons honorant enfin leur cahiers des charges , cette information s’est « symétrisée » . Les images de « l’accueil » réservé aux soldats israéliens par les militants « pacifistes » , armés de couteaux et de barre de fer , n’hésitant pas à se livrer au lynchage des ceux dont ils avaient réussi à se saisir , ont été également diffusées dans le monde entier . En réalité le « Marmara » avait été affrété non pas une ONG humanitaire « baba cool » mais par l’IHH , une organisation islamiste à façade humanitaire . Les militants qu’elle avait pu infiltrer dans des conditions encore obscures parmi les passagers de ce navire arborant le drapeau national turc étaient décidés à en découdre pour tenter de forcer le blocus mis en œuvre par la marine israélienne non pas en violation du droit international mais en application de celui- ci . Il faut être d’un parti pris obtus pour ne pas savoir qu’une intense contrebande d’armes sévit toujours entre l’Iran , la Syrie , d’autres pays encore , et le territoire de Gaza sous domination du Hamas acharné à la destruction de l’Etat « juif » .La mise en place de ce blocus a été l’une des conditions acceptées par les parties en cause , dont l’Egypte ,à l’incitation de la France , pour que l’opération « Plomb durci » prenne fin .Vouloir le forcer c’est accepter que cette contrebande s’aggrave, qu’à nouveau les populations civiles d’Israël soient bombardées et condamnées à se réfugier des jours et des semaines durant dans des abris . C’est en ce sens que l’antisionisme est bien une passion funeste si la passion obnubile l’exercice minimal de la raison . Aussi bien dans nombre de médias qu’à l’Assemblée nationale il allait de soi qu’au moins les deux points de vue fussent exposés , les deux versions entendues et comparées , afin d’éviter de donner cette image désastreuse de la France : un Etat en belligérance épidermique contre un autre Etat , créé en 1948 , dont par ailleurs elle tente de se concilier sa population francophone , désormais bien plus nombreuse et bien plus efficiente que celle des autres Etats de la région et qui regarde assidûment les chaînes de la télévision hexagonale . S’il est clair que les unités de la marine israélienne sont tombées dans une véritable embuscade sans doute parfaitement menée en termes de guerre d’images , les dégâts collatéraux de sa condamnation grégaire doivent aussi être évalués tant pour la France que pour l’Europe . Trois sérieuses inquiétudes se font jour à ce propos .

La première concerne la politique de la Turquie menée par le trio Gul , Erdogan et Davitoglu ,. La Turquie est en principe membre de l’OTAN et alliée d’Israël . Depuis dix ans, elle dérive vers une autre configuration dans laquelle l’islamisme de ses dirigeants devient de plus en plus affiché . Ceux ci se trouvent désormais en état d’harcèlement diplomatique et médiatique constant vis à vis de l’Etat d’Israël . C’est bien de Turquie que l’opération a été menée et il est difficile de croire que les autorités de ce pays n’en ont pas été informées . Sans plus de commentaires à ce sujet , l’on se demandera simplement ce qu’il adviendrait de l’Union européenne si cette Turquie là qui veut redevenir en même temps une puissance islamique dominante , tactiquement acoquinée à l’Iran , en devenait membre. Mais l’on peut aussi se demander réversiblement et plus largement si la nouvelle stratégie turque n’est pas motivée par les rebuffades qu’entraîne sans cesse sa candidature à l’Union Européenne et dont Israël d’une certaine manière fait maintenant les frais - Israël qui , soit dit au passage, a voté pour la candidature française à l’organisation de l’Euro de foot- ball en 2016 et dont le vote a sans doute déterminé la décision finale en ce sens .

L’autre préoccupation concerne le dévoiement de la notion d’action humanitaire . Quelques jours après l’arraisonnement du « Marmara » , la marine israélienne, obéissant aux mêmes considérations, a arraisonné un autre navire , affrété en Irlande , le « Rachel -Corrie » , qui cette fois a répondu à ses sommations avant d’être conduit dans le port d’Ashdod pour vérification de sa cargaison qui rejoindra Gaza par voie terrestre . Il s’agit de savoir si l’affrètement de telles embarcations n’a pour but que des misions humanitaires ou s’il se propose de forcer, de manière délibérée , les mesures mise en place par cet Etat pour assurer la sécurité de sa population comme il en a la charge et le devoir . Dans ce cas , ces flottilles participeraient elles aussi à de véritables opérations de belligérance engageant la responsabilité des organisations qui les commanditent et des Etats qui les autorisent ou qui les couvrent . Toutefois , si le but est de faire à Israël une guerre multinationale , sous pavillon humanitaire frauduleux , il appartiendra d’une part aux ONG soucieuses de préserver ce label d’en faire respecter la signification initiale et d’autre part au gouvernement israélien de prendre les mesures qui préserveront sa souveraineté . Contrairement aux affirmations précitées , l’Etat d’Israël est un état de droit . Prétendre le soumettre d’une manière ou d’une autre à telle ou telle commission d’enquête dite internationale et tirant de ce caractère formel la présomption abusive de son objectivité , comme l’a montré le calamiteux rapport Goldstone , serait violer cette souveraineté et créer au demeurant de dangereux précédents pour d’autres Etats qui seraient moins en mesure qu’il ne l’est de faire respecter la leur .

La dernière préoccupation concerne la progression de l’islamisme en France et en Europe , un islamisme pour lequel la cause palestinienne n’est qu’une voiture- bélier destinée non pas à forcer le blocus israélien seulement mais à enfoncer les portants de la démocratie française en élargissant les aires de son influence confessionnelle , sociale et politique , et en y balisant méthodiquement sa propre « territorialité » .Dans ce projet l’islamisme fanatisé trouve des alliés actifs et politiquement irresponsables dans l’extrême gauche dont l’antisionisme lui tient lieu de nouvelle cause suprême , et des alliés passifs dans la gauche classique , actuellement en déshérence intellectuelle , qui s’efforce à la neutralité électoraliste .On aura compris que ces coalitions là sont mues par une véritable logique du pire . En ce sens , plutôt que de participer plus longtemps à un hallali diplomatico – médiatique aussi insensé , les Pouvoirs publics en France devraient faire preuve d’une plus grande lucidité sur ses finalités effectives , afin de ne pas se préparer des réveils qui les verront encore plus désemparés qu’ils ne le laissent paraître aujourd’hui .

Repost 0
8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:30

 

J'ajouterai, en exergue de ce texte que l'Etat-Major a décidé ce matin, de lancer une enquête interne pour définir l'enchaînement des responsabilités, dans les manquements à la prévision, lors de ces évènements. Impossible de prévoir si tout ce qui peut être connu sortira. L'information a couru que l'opération aurait été décidée par un seul, avec le consentement en semi-aveugle du Premier Ministre, mais sans concertation des 7 ministres qu'accuse sans savoir Elie Barnavi. Peut-être, alors que les conclusions de cette enquête seront à l'opposé de  tout ce qu'il prétend actuellement, une attention particulière étant portée ensuite à ce nécessaire processus décisionnel.

 

Petition contre JCALL

 

 

perez

 

Victor-Perez

Le dessein malodorant d’Eli Barnavi et de JCall

 

Cette semaine, mais d’autres aussi dès que le besoin s’en fait sentir, Marianne a laissé carte blanche à Eli Barnavi, historien, ex-ambassadeur d’Israël et collaborateur du journal. La carte du jour s’intitule, tout simplement : « Netanyahou, le nul ! » (1). Connaissant toute ‘’l’objectivité’’ qui marque cet hebdomadaire ainsi que l’auteur de ce texte, il est logique -en conséquence- d’y trouver des contresens, lorsque ce n’est pas tout simplement des inepties.

 

Le texte ayant comme sujet « La flottille de la liberté » Eli Barnavi y affirme d’emblée que cette dernière qui « s’apprête à apporter quelque secours aux Gazaouis enfermés dans leur bande de misère par un siège conjoint israélo-égyptien » est « évidemment, une opération de propagande montée par des organisations pro-palestiniennes qui n’imaginent pas un seul instant qu’Israël les laissera débarquer ».

 

Cette petite chose essentielle écrite mais vite expédiée, Eli Barnavi passe au fond qui le préoccupe principalement. Démontrer que Benjamin Netanyahou « est simplement le dirigeant le plus faible, irrésolu et incapable de l’histoire d’Israël » et envisager quasiment une destitution légale voire internationale.

 

Pour ce faire il échafaude les trois scénarios possibles ayant pu se dérouler, sans pour autant indiquer à ses lecteurs toutes les conséquences résultantes de ces différentes solutions. Attitude de sa part bien compréhensible, car les envisager réduirait à pas grand-chose, voire à rien, sa ‘’démonstration’’ écrite.

 

Le premier des scénarios nous dit-il, est « politiquement habile et humainement acceptable : Israël laisse passer la flottille. Le porte-parole des Affaires étrangères explique à la presse internationale que l’armée, placée devant un choix pénible – laisser bafouer leur ordre à Gaza ou risquer de faire couler le sang –, a choisi des deux maux le moindre ».

 

Le seul hic de ce ‘’plan’’ est de savoir comment se conduira alors l’état d’Israël, lorsqu’un deuxième convoi, puis un troisième, puis encore un autre, se présenteront ! Faudra t-il, alors, les laisser, là encore, passer avec le risque d’inciter toutes les ‘’organisations humanitaires’’ à convoyer les armes réclamées par la bande criminelle du Hamas, ou faudra t-il envisager un autre scénario pour éviter que les Israéliens ne se retrouvent face à un danger accru ?

                    

A cette question, l’ancien ambassadeur d’Israël ne répond pas. Peut-être pour la simple raison qu’il vit en Belgique.

 

Le deuxième scénario envisagé par notre ‘’intellectuel’’ « est politiquement neutre et humainement acceptable : Israël bloque la flottille avec des navires de guerre. Le porte-parole des Affaires étrangères explique que l’armée n’entend pas laisser bafouer leur ordre à Gaza, ni risquer de faire couler le sang. Le convoi finit par faire demi-tour ».

 

Là encore, nul questionnement quant à la possibilité qu’ont les cargos de forcer le blocus maritime et qu’Israël ne se retrouve dans le cas du scénario précédent avec toutes les conséquences néfastes pour le pays s’y rattachant. Ceci, sans omettre toutefois que le refus des bateaux d’obtempérer aux ordres israéliens peut conduire à des scénarios catastrophes, pires que ceux imaginés. Comme, par exemple, un télescopage volontaire, menaçant la vie des véritables humanitaires pris en otage par les membres de l’organisation islamiste turc I.H.H. Ou encore le refus obtus de faire demi-tour afin d’obliger ‘’l’entité sioniste’’, sous la pression internationale, à se dédire et laisser passer le convoi.

 

Le troisième scénario « est politiquement stupide, humainement épouvantable : Israël envoie ses commandos marins arraisonner la flottille de vive force. Il y a des morts et des blessés. Le porte-parole des Affaires étrangères dit n’importe quoi ».

 

C’est effectivement la solution choisie par le gouvernement israélien. A ceci près que sur six bateaux composant le convoi maritime, cinq arraisonnements se sont très bien passés. Ce qui indique, pour le moins, qu’avec une intention militaire claire, nette et affichée de maitriser tout navire désireux de violer le blocus de la bande de Gaza, et non pas une intention idéologique et politiquement correcte comme ce fut le cas pour leMavi Marmara, l’abordage militaire de tout bateau est sans danger. Quand bien même, certains individus attendraient les soldats pour en découdre.

 

Ce qui confirme que seul ce scénario est politiquement payant, car dissuadant toute ‘’organisation humanitaire’ de croire réalisable d’aller à l’encontre de la sécurité d’Israël en contribuant à ce que le port de Gaza devienne un port iranien.

 

Ces trois scénarios échafaudés par Eli Barnavi ont pour seul objectif de démontrer l’inaptitude du gouvernement de Benjamin Netanyahou à faire le ‘’bon choix’’. Un pouvoir jugé illégitime par l’auteur dans une précédente interview. Un gouvernement, nous assure t-il, « Flanqué sur sa gauche d’un ministre de la Défense modéré mais égocentrique et privé de troupes et, sur sa droite, d’une kyrielle de ministres extrémistes et intellectuellement défectueux ». (Sic). Une affirmation haineuse qui pose immédiatement la question de connaître quels sont les partis restant pour diriger le pays ? Kadima ayant soutenu l’opération maritime, seuls restent donc l’extrême gauche Meretz et les trois partis arabo-israéliens antisionistes ! De sacrées références !

 

Un objectif qui confirme qu’Eli Barnavi est en campagne au nom de JCall. Une association composée ‘’d’intellectuels juifs’’ européens se situant, selon son propre manifeste, « au-dessus des clivages partisans » mais, sans aucun doute, résolument à gauche, voire à son extrême. Une sympathie politique ne pouvant évidemment pas supporter le choix démocratiquement exprimé des électeurs israéliens et prenant pour prétexte de ne pas avoir « le temps d’attendre une hypothétique relève. ».

 

Une sympathie politique qui le conduira encore longtemps à faire du vent dans des journaux de complaisance. Une complaisance qui déplaît à la très très grande majorité du peuple juif et à sa composante israélienne.

 

Victor PEREZ ©

Repost 0
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:20

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=20465&artyd=10

 

Retour sur une nébuleuse proche du Hamas : le CBSP - Une enquête proposée par Marc Knobel


 




 - - Thème: Hamas

 

Jeudi 3 juin 2010, six des dix Français qui avaient embarqué à bord de la flottille internationale pro-palestinienne sont arrivés à Roissy-Charles-de-Gaulle. Parmi les représentants de la France dans cette affaire figurent sept membres du Comité de Bienfaisance et de Secours du Peuple Palestinien (CBSP), qui compte aujourd’hui 350 bénévoles et une trentaine de salariés. Retour sur une nébuleuse : Le CBSP, l’une des associations spécialisées de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), comprendre la version française des Frères musulmans.
 
 
Le CBSP, c’est quoi ?
Le 37 rue de la Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, abrite le siège du CBSP, association de collecte de fonds en faveur de la Palestine, qui travaille aussi dans les camps de réfugiés au Liban et en Jordanie. Fondée à Nancy le 20 mars 1990 par un groupe de jeunes étudiants français pro palestiniens, sous le régime de la loi de 1901, le CBSP a été enregistré à la préfecture de Meurthe et Moselle sous le numéro 9071, et a longtemps eu un bureau à Vandoeuvre, en banlieue nancéienne. Elle dispose désormais, outre d’un local parisien, d'un bureau à Lille et, depuis le 1er mai 2003, d'un autre à Lyon, et d’un dernier à Marseille.
 
Né dans l'orbite des Frères musulmans, le CBSP se présente comme une simple ONG. Il dispose en fait d'énormes fonds.
 
Les fondements religieux du CBSP
Alors que la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), dont le porte-parole, Thomas Sommer Houdeville, était à bord d’un des bateaux en partance pour Gaza, est laïque et de gauche, le CBSP a des fondements religieux, rappelle Libération du 3 juin 2010. «Chez les Frères musulmans, tout est religieux, pas seulement la prière, mais aussi l’engagement politique et social. Le soutien à la cause palestinienne est considéré comme un acte d’adoration», explique Samir Amghar, chercheur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. L’une des missions du CBSP est la mise en place de projets de reconstruction et de développement à Gaza.
 
En 2005, la politologue Fiammetta Venner publie un livre, OPA sur l’islam de France, dans lequel elle met en lumière « la face cachée de l’UOIF ». Dans une interview donnée à l’Express, elle déclare que «l'UOIF est porteuse d'une radicalité politique, l'intégrisme, et elle est en cela une organisation dangereused'autant plus dangereuse qu'elle prétend incarner un islam majoritaire en France et en Europe » ce qui, d’après elle, est faux. 
Fiammetta Venner précise que « l’UOIF bloque toute discussion théologique en se référant uniquement à la doctrine des Frères musulmans. Elle a également une mainmise totale sur le Conseil européen de la fatwa - l'exécutif religieux de l'Union des organisations islamiques en Europe (UOIE), sorte de maison mère basée à Londres - qui émet des avis sur la manière dont les musulmans d'Europe doivent se comporter, des fatwas niant le droit des femmes, rejetant l'avortement, justifiant les attentats kamikazes ». L’auteur revient sur les liens de l’organisation avec les Frères musulmans et sur l’entraide financière : « 
L'UOIF finance et soutient le CBSP, qui récolte des fonds pour le Hamasorganisation armée palestinienne inspirée par la doctrine des Frères musulmans. Sur une photographie, on peut voir les chefs de l'UOIF montrer comment on peut donner de l'argent pour le CBSP, dont les stands sont bien placés à chaque congrès du Bourget et les tracts, distribués. L'argent est, disent-ils, destiné aux familles des orphelins de Palestine. Mais comment sont morts les parents de ces orphelins? » S’interroge Fiammetta Venner. 
 
En 2003, le CBSP est désignée comme une « entité terroriste » par les Etats-Unis
En 2001, le Crédit lyonnais, qui était alors la banque du CBSP, avait signalé à deux reprises au service anti blanchiment du ministère de l'Economie et des Finances, des mouvements de fonds suspects. L'intérêt porté par les services de renseignement français aux associations caritatives musulmanes d'aide aux Palestiniens s'était alors renforcé.
 
Le CBSP a fait l'objet de plusieurs enquêtes de police en France, portant sur ses transferts d'argent à destination de pays étrangers. Une première enquête a été classée sans suite, le 19 juillet 2001. Le 30 mai 2002, le procureur de la République de Nancy a demandé au SRPJ (service régional de la police judiciaire) d'enquêter sur le CBSP, suite à des « informations susceptibles de constituer une infraction pénale » fournies par la cellule de traitement du renseignement et d'action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin). Cette enquête a été elle aussi classée sans suite, après être parvenue à la conclusion « qu'aucune information n'a pu être recueillie tendant à démontrer que ladite association a pu constituer le relais de circuits financiers clandestins, malgré les flux très importants relevés sur ses comptes ». 
En 2003, le CBSP a été désigné comme « entité terroriste » par les Etats-Unis. Le CBSP a été, accusé « d'apporter leur soutien au Hamas et de former son réseau de collecte de fonds en Europe. Après le 11 septembre 2001, les États-Unis et la Grande Bretagne avaient fait pression sur la France pour que le CBSP soit répertorié sur la liste des organisations terroristes, prétextant des liens avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, inscrit lui-même sur cette liste. « Deux enquêtes ont été diligentées par le Quai d’Orsay, dont l’une en 2003 alors que Dominique de Villepin était ministre des affaires étrangères. Nous avons été blanchis de toutes accusations », précise Kamel Bechikh , porte-parole du CBSP à la Croix (2 juin 2010).
 
Les choses sont cependant plus compliquées.
Rappel de certains faits : compte tenu de sa proximité avec les Frères musulmans, le CBSP a des relations fraternelles avec le Hamas, nous l’avons dit. Qualifié par le centre Simon-Wiesenthal, en 2004, d’«association française qui finance le terrorisme et qui est proscrite aux États-Unis», le CBSP a porté l’affaire en justice. En première instance, le Centre Simon-Wiesenthal a été condamné pour diffamation et le 8 mars 2007, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé ces propos « gravement diffamatoires », estimant que les documents apportés par le Centre n'étaient pas suffisants. Donnant raison au CBSP, il avait condamné Shimon Samuels,  le directeur du Centre Wiesenthal pour les Relations Internationales, à une amende de 1.000 euros avec sursis et à verser un euro de dommages-intérêts au CBSP.
 
Seulement, cette décision a été cassée en appel. Le caractère radical du CBSP a été reconnu par la Cour d’appel de Paris le 1eroctobre 2008 à la suite d’un procès en diffamation perdu (donc) par cette dernière. Arguant d'une enquête « très approfondie » de « plus de deux ans », Shimon Samuels avait fait appel, assurant vouloir aller « au bout de son devoir, qui est de mettre en garde les personnes généreuses, prêtes à aider les populations palestiniennes qui en ont besoin, contre le détournement de leurs dons ». Les magistrats de la 11e Chambre ont considéré que son enquête était effectivement « sérieuse » et qu'il n'avait « pas dépassé les limites admissibles en matière de liberté d'expression ».
 
Et l’argent ?
Côté finances, le CBSP revendique donc 70 000 donateurs en France, mais toucherait également, selon Samir Amghar (Libération, 3 juin 2010), de l’argent «de bienfaiteurs et mécènes des pays du Golfe, des riches Saoudiens, Koweïtiens ou Emiratis pour qui la question palestinienne compte».
 
Dans une enquête qui avait été publiée le 4 juillet 2003 sur le site Internet de Proche-Orient Info, Jean-Yves Camus avait dressé le bilan de l'année 2002 présenté par l'association. Ce bilan démontrait des moyens financiers conséquents, de plus de 3 millions d'euros. Par ailleurs, le CBSP avait parrainé en 2001 2.218 orphelins, 112 enfants handicapés pris en charge par son programme « Espoir handicap » qui concerne surtout des Palestiniens blessés par l'armée israélienne et 1.311 familles nécessiteuses, tout ceci pour une somme de 1.594.083 euros. Le montant total de l'aide alimentaire distribuée a été de 920.000 euros. La construction, à Gaza, d'un centre pour handicapés qui a ouvert ses portes en octobre 2003 et a coûté 104.442 euros. Un autre projet, nommé « Un toit, une vie », a permis de reconstruire quatorze maisons palestiniennes présentées comme détruites par Tsahal, ce pour 314.800 euros.
 
En 2006, le CBSP lance l’opération « Ensemble pour l’Espoir », qui selon cette ONG, permet de réaliser et de financer des projets sociaux et économiques dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, de même que dans les camps de réfugiés du Liban et de Jordanie. Parallèlement, le CBSP annonce qu’il s engage des actions d’aide d’urgence lors d’évènements tragiques ou de catastrophes. En 2008, le service Parrainage gérait les dossiers de 7633 orphelins, 375 personnes handicapées et 315 familles démunies. Par ailleurs, le CBSP a étendu le concept de parrainage aux enfants palestiniens pauvres. Une nouvelle action qui vise à assurer à ces derniers une vie décente au sein de leurs familles, annonce son site Internet (cbsp.fr). Le succès rencontré par ce projet aurait permis au CBSP de venir en aide à 193 enfants (pour un parrainage de 3.698.515 euros).
 
En 2009, le CBSP a consacré plus de 1,7 million d’euros afin de mener à bien de nombreux projets au profit du peuple palestinien, dont (selon le CBSP) 208.000 euros pour « le développement économique », 469.000 euros pour « l’urgence », 369.800 euros pour « l’éducation », 133.561 euros pour « la santé » et 508.000 euros pour « le social et les loisirs », grâce à quelques 70.000 donateurs.
 
Rappelons que, dans une enquête réalisée par l’Express du jeudi 15 janvier 2009, des associations ont été soupçonnées d'apporter un soutien financier aux islamistes de Gaza : chèques, promesses de dons, virements postaux. Le déclenchement de l'opération israélienne dans la bande de Gaza (en décembre 2008) a eu, en France, un effet immédiat: le CBSP a vu sa collecte de fonds prospérer plus vite qu'à l'ordinaire.
 
En 2005, le CBSP vendait des cassettes à la gloire des terroristes du Hamas !
Lors de la 22 e rencontre annuelle de l’UOIF, qui s’est déroulée du 25 au 28 mars 2005 au Parc du Bourget, un promeneur a pu acquérir pour une somme modique toute une collection de cassettes de chansons et de discours dont les couvertures étaient à l’effigie du Cheikh Ahmed Yassine, le fondateur du Hamas et de kamikazes du Hamas armés de Kalachnikov. Ces cassettes étaient vendues sur le stand du Comité de Bienfaisance et de Soutien aux Palestiniens (CBSP), qui a occupé une place centrale sous la grande halle du Bourget. Sur ce stand, pavoisé aux couleurs de la Palestine, les militants du CBSP a proposé à la vente des keffiehs, des fanions et d’autres objets du même genre, ou bien de parrainer un enfant palestinien et de financer une plantation d’oliviers. Les cassettes audio ont été mises en évidence sur le présentoir.
 
Sur la jaquette colorée des cassettes était clairement mentionnée l’adresse de l’unique distributeur, une boutique qui se trouve à Malmö, en Suède. Cette mention confirme ce que les experts pressentent depuis fort longtemps : la Suède est plus que jamais le pays d’encrage de réseaux fondamentalistes qui aident ou financent les réseaux terroristes. Après avoir acheté le stock disponible, le promeneur a fait traduire les cassettes. Pour éviter toute interprétation ou erreur, cette traduction a été confiée un traducteur assermenté. L’une des cassettes, intitulée « Le symbole des Moujahidines : Le Cheikh Ahmed Yassine », appelle à la mort des Juifs. Cette cassette est un long éloge funèbre du fondateur du Hamas, prononcé par divers orateurs, entrecoupé de prières traditionnelles musulmanes, de chansons à la gloire du Djihad et de quelques autres documents sonores. 
 
La cassette débute par cette déclaration : « Au nom d’Allah, le puissant et le miséricordieux, en mon nom et au nom des membres du conseil supérieur, depuis le domicile du défunt, je présente mes condoléances. Yassine était un homme religieux qui faisait du bien aux autres, que Dieu lui pardonne… » Un peu plus loin, une voix résonne : « Ils ont tué Omar et Osmane (les Prophètes, ndt), ils ont tué Omar, qu’Allah soit avec lui, alors qu’il était en prière. Ils ont tué Ali, qu’Allah soit avec lui, alors qu’il se rendait à la mosquée, et ils tuent Ahmed Yassine après qu’il ait prié et gagné le soutien de Dieu… » On entend ensuite une chanson : « La mort du martyr fait fleurir les roses, sa mort ramène la gloire des ancêtres. Il meurt et nous montre le vrai visage des Juifs. Il meurt et nous montre le vrai visage des Juifs. Et il meurt pour nous montrer que sans le Djihad nous sommes la plus condamnable des nations, la plus vile des nations, et le Djihad, et le Djihad est le vrai choix, hier comme demain. » Plus loin encore : « Et il s’en va le drapeau du Djihad, Ahmed Yassine, celui qui priait à l’aube laissant la nation derrière lui. Il part et son sang pur témoigne de la nature de la bataille, de la lutte entre les musulmans et les ennemis. Le tueur est juif et le tué est le musulman. Et l’arme américaine. Le Cheikh va devenir à partir d’aujourd’hui le symbole populaire et grand de la résistance musulmane, non seulement en Palestine mais dans l’ensemble du monde musulman. » Plus loin toujours : « Nous allons battre les juifs et ceux qui les soutiennent par le sang des martyrs. Et nous allons les brûler avec nos âmes de nos enfants. »
 
Immédiatement alerté, Roger Cukierman, le président du CRIF de l’époque a adressé un courrier au Secrétaire général de l’UOIF, Fouad Alaoui. Roger Cukierman a fait part de sa « consternation » et a affirmé que ces cassettes « constituent une incitation à la haine et à la violence raciale. » Parallèlement, le CRIF a alerté le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin. Et, dans un communiqué, le CRIF a demandé à l’UOIF « de veiller à ce que de tels enregistrements soient bannis de la propagande des organisations en cause ». Dans un premier temps, cette accusation a été pourtant rejetée par les responsables des stands et l’UOIF. Fouad Alaoui, Secrétaire général de l'organisation, a démenti la présence de telles cassettes et a dénoncé «une ingérence flagrante» du Crif «qui n'a pas à [lui] dire qui [il doit] ou ne [doit] pas inviter au Bourget».  « Nous sommes une organisation humanitaire en faveur des Palestiniens, il n’est pas dans nos habitudes de vendre de telles choses », a déclaré quant à lui, à l’AFP, un responsable du CBSP, Youcef Benderbal -passé en invité d'honneur sur toutes les télés, dont "C dans l'air" sur la 5-, ajoutant que les seules cassettes mises en vente étaient des « chants patriotiques palestiniens. » Changement de ton et virage à 180 degrés pourtant en fin de journée (5 avril). Interrogé par l’agence de presse Reuters à ce sujet, le Président de l’UOIF, Lhajthami Brez a fait part de ses regrets : « Il est regrettable que cela se soit produit et il est regrettable que cela ne nous ait pas été signalé à ce moment là. On aurait pu alors envoyer un huissier et saisir la justice. » « On ne peut pas tolérer que ce genre de cassettes soient vendues, c’est un appel à la haine raciale, à la haine contre les religions, on ne peut pas l’admettre », a ajouté le président de l’UOIF. Breze dit par ailleurs avoir pris contact avec le CBSP, qui a, selon lui, « nié totalement » avoir eu en sa possession les cassettes incriminées. « Les gens du CBSP doivent faire preuve de vigilance, certains ont peut être abusé de leur confiance » a ajouté le Président de l’UOIF. Quelques heures plus tard, le CRIF a communiqué qu’il prend connaissance avec satisfaction des regrets exprimés par Lhaj Thami Breze et de sa condamnation de la vente de cassettes qui appellent « à la mort des juifs. »
 
Comme nous venons de le voir dans cette enquête, le CBSP est loin d’être transparent. Et, de toute évidence, le CBSP continuera d’encourager le Hamas dans la bande de Gaza.
Repost 0
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 16:32

 

 

 

http://www.ripostelaique.com/Le-coming-out-anti-israelien-de.html

Le "coming out" anti-israélien de Mohamed Sifaoui

vendredi 4 juin 2010, par Paul Landau


Depuis la guerre contre le Hamas à Gaza, nous assistons à des revirements idéologiques spectaculaires. Il y a quelques mois, j’avais décrit le "tournant eurabien" de Caroline Fourest, ex-militante antiraciste qui avait jadis défendu Israël à Durban, et qui s’est depuis alignée sur la meute des ennemis de notre petit pays [1]. Un nouveau revirement de la même espèce vient de se produire en France : un militant anti-islamiste, autrefois réputé pour son courage, vient de lâcher Israël aux chiens. Mohamed Sifaoui, journaliste algérien qui a pourtant subi dans sa chair la haine islamiste et a été souvent menacé et attaqué, vient de publier un article d’une virulence inouïe contre Israël et contre son Premier Ministre, Binyamin Nétanyahou [2].

Le coming out anti-israélien de Mohamed Sifaoui

"Magouilleur", "petit politicien ambitieux", "chef de gang", "petite frappe", "gardien de prison" : ce sont les qualificatifs dont Sifaoui affuble notre Premier Ministre, entre autres amabilités…. Et tout cela pourquoi ? Parce que Monsieur Sifaoui n’a pas supporté les images de l’arraisonnement de la flottille du Hamas par la Marine israélienne. Mohamed Sifaoui, comme Caroline Fourest, fait partie de ces gens qui dénoncent l’islamisme, mais qui dénoncent encore plus fort Israël lorsque celui-ci se défend contre le Hamas et ses alliés. Il critique la "sauvagerie" de l’intervention israélienne contre le bateau affrété par le Hamas et ses satellites et fait porter à Israël la responsabilité de la nouvelle vague de haine islamiste qui déferle aujourd’hui sur le monde entier.

Certains avaient vu le vent tourner : depuis quelques mois, Sifaoui réservait ses attaques les plus virulentes non plus aux islamistes et à leurs alliés français, mais aux militants de Riposte Laïque, coupables à ses yeux de "racisme" ou "d’extrémisme"… A la différence de Fourest, il ne siège pas dans une lucrative Fondation euroméditerranéenne. Sa détestation soudaine d’Israël est plus mystérieuse. Il est sans doute difficile de vivre en France et de ne pas subir l’effet de la propagande contre Israël [2]. En tant qu’homme de médias, il est tenu d’afficher son hostilité à Israël, pour ne pas être suspecté de tendances "sionistes" (comme dans l’ex-URSS)… Alors, comme Fourest, Sifaoui choisit de renvoyer dos-à-dos Israël et ses ennemis, le Hamas et le Likoud, établissant une symétrie morale entre le parti au pouvoir en Israël et l’organisation terroriste islamiste, qu’il prétend par ailleurs combattre.

S’il prenait le temps de s’instruire, Monsieur Sifaoui apprendrait que le Likoud est un parti démocratique, fondé par un des plus grands hommes d’Etat d’Israël, Menahem Begin, Juif et démocrate respecté par tous les Israéliens. Il apprendrait aussi que Nétanyahou, qu’il insulte sans le connaître, est un des premiers hommes politiques occidentaux à avoir mis en garde contre le danger de l’islam radical, bien avant que lui-même ne commence à s’intéresser au sujet. Quant au procédé rhétorique consistant à imputer au seul Netanyahou la responsabilité de l’opération contre la flottille de Gaza, il ne doit pas faire oublier que la décision a été prise conjointement par le ministre de la Défense – travailliste – et qu’elle est soutenue par l’immense majorité des Israéliens, de droite comme de gauche (y compris notre Président Shimon Pérès, qui n’est pas, quoi qu’en dise M. Sifaoui, un méchant "faucon" du Likoud…)

On ne vaincra pas le Hamas ou Al-Qaida en écrivant des bandes dessinées

La guerre d’Israël contre le Hamas à Gaza, qui est loin d’être finie, a fait tomber bien des masques. Un adage dit que c’est dans les moments difficiles que l’on voit qui sont ses amis. Ceux qui prétendent "aimer" ou soutenir Israël, tout en lui déniant le droit de se défendre contre ses ennemis, ne nous aiment pas. Ceux qui, comme Fourest ou Sifaoui, refusent à Israël le droit de se défendre et qualifient chacune des ripostes isaéliennes de "disproportionnée" (comme si les attaques terroristes contre nos villes, nos autobus, nos restaurants et nos discothèques étaient, elles, "proportionnées"…), lui refusent en fait le droit de vivre. Car on ne vaincra pas les islamistes du Hamas ou d’Al-Qaida - même lorsqu’ils se déguisent en ’pacifistes’ – avec des pistolets à eau, ni en écrivant des bandes dessinées.

Le nazisme a été écrasé militairement par les Alliés, au prix de centaines de milliers de morts, à Berlin et à Hiroshima, et l’islamisme sera vaincu lui aussi politiquement et militairement, n’en déplaise aux belles âmes et aux idiots utiles qui comparent, comme Sifaoui, Israël et l’Iran. La posture "morale" de ceux qui veulent imposer à Israël la paix à tout prix, comme BHL et les signataires de l’appel européen JCall – auxquels Sifaoui emprunte l’expression de "faute morale" pour qualifier la riposte d’Israël – cette "posture morale" est une imposture, car c’est la guerre qu’ils encouragent ainsi.

Le masque de Mohamed Sifaoui est tombé, et il vient de rejoindre, avec d’autres intellectuels et membres des "élites" françaises et européennes, le camp des ennemis d’Israël. Mais dans le même temps, en France et ailleurs dans le monde libre, des milliers d’hommes et de femmes qui subissent eux aussi les attaques répétées, les humiliations quotidiennes et les agressions des islamistes et de leurs alliés, redressent la tête et regardent avec espoir le combat du petit Etat d’Israël, ilôt de liberté au milieu d’un océan de haine.

La trahison des élites politiques, souvent dénoncée dans les colonnes de Riposte Laïque, s’accompagne d’un réveil populaire et d’une prise de conscience, et nous savons, en Israël, que beaucoup de résistants à l’islamisation, en France et en Europe, ont envie de dire aujourd’hui, "nous sommes tous Israéliens" !

Paul Landau

Ecrivain et chercheur, a publié récemment Pour Allah jusqu’à la mort, enquête sur les convertis a l’islam radical (Le Rocher 2008).

[1] P. Landau, "Le tournant eurabien de Caroline Fourest", Riposte Laïque, 24/11/2009.

http://www.ripostelaique.com/Le-tournant-eurabien-de-Caroline.html

[2] M. Sifaoui, "Le petit Netanyahu", Blog de l’auteur, http://www.mohamed-sifaoui.com/article-le-petit-netanyahu-51477885.html

[3] Voir sur ce sujet le dernier livre, essentiel, de Pierre-André Taguieff, La nouvelle propagande antijuive, du symbole Al-Dura aux mensonges de Gaza, PUF 2010.

Enregistrer au format PDF
Repost 0
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 20:28

 

 

 

jeudi 3 juin 2010

Ce qui se joue au large de Gaza

par Alain Legaret

Pendant huit ans, près de six mille roquettes ont été envoyées sur Israël à partir de Gaza.
Fin 2008, Tsahal lançait l'opération plomb durci pour faire cesser ces tirs.

L'attitude de la communauté internationale, silencieuse pendant huit ans puis soudain vociférante, laisserait croire que bombarder les localités juives est moral, tandis que vouloir faire cesser ces tirs est immoral.

Depuis plus de quatre ans, Guilad Shalit est otage à Gaza. Depuis trois ans, Israël maintient un blocus sur Gaza, contrôlant les marchandises pour éviter que les convois humanitaires ne transportent
des armes.

L'attitude de la communauté internationale, scandalisée dans un cas et muette dans l'autre, laisserait croire qu'empêcher le trafic d'armes est immoral, mais que retenir un être humain en isolement total serait donc moral.

Si telles sont les valeurs que défend la communauté internationale, le devoir exige de s'en démarquer.

Aujourd'hui, la Syrie est en train de transférer des tonnes de missiles au Hezbollah au nez et à la barde des forces de l'ONU chargés de prévenir ce réarmement.

Dans le même temps, nombreux sont les pays qui ont réclamé d'Israël la levée immédiate du blocus de Gaza.

Autant demander directement à l'Etat juif de se suicider.

Il doit être difficile à certains de voir une nation se plier aux règles démocratiques et résister aux assauts des dictatures alentours.

Alors qu'Israël a arraisonné cette semaine la flottille pour Gaza, déjà un nouveau bateau irlandais se prépare à vouloir briser le blocus.

Il est clair qu'Israël mettra tout en œuvre pour le stopper aussi.

Car si Israël laisse passer un premier bateau sans le contrôler, alors viendront les suivants qui transporteront des armes.

Le premier ministre irlandais a toutefois demandé à Israël de laisser passer le navire.
Il souhaite l'apaisement.

Pourtant.

Pendant des années, les dirigeants européens ont mis en garde de ne pas importer le conflit du Moyen-Orient alors qu'aujourd'hui, ils laissent leurs propres ressortissants aller affronter l'armée israélienne. Et c'est à Israël qu'ils demandent de la retenue.

Attitude démissionnaire qui abandonne à l'autre ses propres problèmes.

Car ce qui se joue au large de Gaza, ce n'est pas un simple conflit entre deux peuples, mais c'est la défense d'une certaine idée de l'occident, des libertés et de la démocratie.

En entendant quelques noms de ressortissants occidentaux embarqués sur la flottille pour Gaza, on peut se demander si c'est bien de l'Europe que l'on parle.

En allant se frotter à la marine israélienne, ils obligent le gouvernement de leur pays à choisir entre défendre ses ressortissants ou son identité.

Alors que plusieurs pays ont décidé de baisser les bras, le fait qu'Israël continue de vouloir vivre libre compromet leur projet de réédition.

Ceux qui agitent aujourd'hui le drapeau blanc, souhaiteraient que fassent de même ceux qui continuent de refuser le joug de l'obscurantisme.

Mais Israël n'a pas le choix: capituler signifierait sa destruction.

Car c'est bien en renonçant à leur identité que toutes les civilisations ont entamé leur processus de disparition.

Et si le peuple juif est toujours là, c'est parce qu'au fil des millénaires et des pogroms, il n'a jamais abandonné sa culture et ses valeurs.

Il est toujours debout parce qu'il n'a jamais fait de compromis avec le mensonge et le fanatisme.

Alors oui, Israël est intraitable. Alors oui, Israël est isolée.

Malheureusement.

Pourtant, Israël n'est pas à l'origine des violences sur le Marmara.
Si tels avaient été les ordres, il y aurait eu des victimes sur les six bateaux de la flottille et non sur un seul d'entre eux.

Pour autant, s'il y a une chose que l'on peut reprocher à Israël dans l'affaire de la flottille pour Gaza, c'est sa naïveté.

Son péché a été de ne pas s'attendre à une telle réaction.
Car dans son histoire, même aux pires moments des guerres et des tensions, le million d'Arabes israéliens a continué à se retrouver côte-à-côte avec les Juifs, civils et même soldats, dans les administrations, les parcs, ou les restaurants de l'état hébreu sans pour autant se lyncher l'un l'autre.

Ailleurs par contre, il suffit d'avoir assisté une seule fois à un défilé pro-palestinien pour constater la haine hystérique d'Israël qui se dégage des manifestants dans le monde arabe et occidental.

Recevoir alors un soldat israélien tombé du ciel est une aubaine pour une foule chauffée à bloc.

Et si cette haine d'Israël est si présente à l'étranger, c'est parce qu'elle se nourrit de phantasmes:

Non, Monsieur De Villepin! Gaza ne meurt pas de faim. Elle reçoit plus de produits humanitaires provenant d'Israël que par toutes les flottilles réunies.

Non, Monsieur Cohn-Bendit! La population de Gaza n'est pas hostile au Hamas. C'est même elle qui l'a porté au pouvoir en 2006 parce qu'elle en avait assez de la corruption de l'Autorité Palestinienne.

Non, Monsieur Dumas! Israël ne se comporte pas comme Hitler, et ceci, bien que les alliés n'aient jamais envisagé de rayer l'Allemagne et les Allemands de la surface du globe.
Inversion des rôles qui donne la nausée.

Autant de propagande abjecte qui a fini par diaboliser Israël.

Autant de mystifications mises bout à bout qui ont réussi à masquer la vérité.

C'est pourquoi sans changement radical, le peuple juif risque de se retrouver rapidement au seuil d'une nouvelle période sombre de son histoire où il y va de la survie d'Israël.

Mais c'est surtout la civilisation occidentale telle que nous la connaissions encore hier, qui est en train de complètement s'effondrer, troquant ses valeurs durement acquises pour une jouissance immédiate, en confiant au diable l'avenir de ses enfants.
 
Repost 0
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 23:49

 

 

 

 

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis