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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:51

 

 

 

Se tenir prêt face au Hezbollah

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3889774,00.html

L’Armée israélienne prévoit d’entrer dans la prochaine guerre au Liban avec un puissance de feu accrue et des capacités améliorées.

 

Par Alex Fishman

Adapté par Marc Brzustowski, pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

 

suite de :  Le nouveau champ de bataille libanais (1ère Partie)

 

Publié le : 

15. 05.10, 17:01 / Israel Opinion

 

 

 

2ème Parie de l’article

 

 

Les missiles Scud, dont on a révélé le transfert de Syrie au Hezbollah, sont prévus remplir un objectif spécifique. S’il s’avère exact que les missiles clandestinement fournis sont bien des Scuds de type D, il s’agit alors d’une menace sur le réacteur nucléaire israélien de Dimona.

 

Pour autant que l’on sache, la milice de Nasrallah n’a pas le projet de prendre d’assaut des zones en Galilée. Il peut avoir la capacité de lancer des assauts sur une communauté, dans le but de produite un drame, cependant sa guerre sera concentrée sur le tir massif de roquettes et missiles sur Israël, en profondeur et sur une période longue. Pour cette raison, laplupart de ses fortifications visent à protéger et alimenter ses armes stratégiques.

 

Northern Front

 

The new Lebanon battlefield /Alex Fishman

 

Israelis don’t fully realize scope of military threat posed by Hezbollah, Alex Fishman says

Full Story

 

 

Cette protection est établie au travers de plus de 160 bastions militaries répartis au Sud-Liban, dans les villages et leurs alentours, y compris dans les enclaves chrétiennes. C’est pour cette raison que, lors des exercices militaires, l’armée fait référence à ces communautés comme s’agissant de bastions militaires, dans tousles cas de figure. Pour changer cette situation, l’armée entrera en guerre la prochaine fois au Liban en suivant un plan qui a déjà été appliqué.

 Le Hezbollah a commence à tirer les premières leçons, à l’aune de la Seconde Guerre du Liban, et les a revises à la suite de l’Opération Plomb Durci à Gaza. L’opération dans le Sud de fin 2008-début 2009 a fait la démonstration, à une plus large échelle qu’en 2006, des graves résultats de la fameuse « Doctrine Dahiya » de l’armée israélienne – et Nasrallah a pris conscience que l’armée israélienne est dans une situation totalement nouvelle, aussi bien en termes de marge de manœuvre que de puissance de feu.

 

C’est pour cette raison que le Hezbollah (autant que le Hamas) a rapidement creusé des fortifications souterraines – des bunkers, des quariters généraux, des centres de commandement et de contrôle, et des labyrinthes de passage d’un secteur à l’autre.

Quiconque veut être en mesure de déclencher un feu coordonné sur la même cible, a besoin d’un système de commandement et de contrôle bien plus avancé que celui dont disposait le Hezbollah jusqu’à présent. En fait, c’est bien là que se situe sa vulnérabilité. D’un côté, il est difficile de faire face avec une milice terroriste qui se comporte comme une armée. D’un autre côté, le Hezbollah rencontre déjà tous les problèmes d’une organisation armée institutionnalisée ; des problèmes qui n’affectent généralement pas les petites cellules secrètes de guérilla.

Durant la Seconde Guerre du Liban, l’armée de l’air israélienne a détruitles missiles de longue portée du Hezbollah dans les premières 35 minutes. Du coup, 50% des roquettes tirées à partir de lanceurs de roquettesde petite et moyenne portée avant même de pouvoir être utilisées,alors que celles restantes ont été immédiatement détruites après le premier assaut. Nous pouvons affirmer plusiuers points attestant que les capacités de l’armée de l’air et les forces terrestres israéliennes, en termes d’armement de précision et de moyens de frapper de telles cibles se sont améliorées depuis lors.

 Le rêve du Hezbollah est de maintenir sur pied unearmée de 40 000 hommes, aujourd’hui il n’en dispose que de la moitié, et l’augmentation à laquelle il aspire suppose de faire des compromis sur la qualité de cette main d’œuvre. Pire, les systèmes d’armement sophistiqué requièrent des capacités de stricte maintenance et de haute technologie. Il n’est alors plus question de se battre avec sa kalashnikov ou son RPG.

Durant la prochaine guerre, la FINUL ne se trouvera plus au Sud-Liban. Ses membres le quitteront dès que la guerre éclatera, mais si on évite d’en parler dès à présent. La FINUL ne dispose pas de mandat pour s’interposer dans les combats, et il a un intérêt certain à préserver la vie de ses soldats.

 Sur un autre front, les 15 000 hommes de troupe de l’Armée libanaise déplyés au Sud du Litani ne constitue pas un cible de l’armée israélienne, à cette heure. Cependant, on s’attend à ce que cette armée se mette en ordre de bataille dès que la guerre aura éclaté. Se basant sur cette logique, l’Armée de défense israélienne affrontera cette armée en tant que force hostile. En d’autres termes, tout combat qui incluera un mouvement des forces terrestres israéliennes au Liban devra repousser et neutraliser ces 15 000 hommes de troupe aussi rapidement que possible.

 

 

 

Apparemment, Nasrallah n’est pas convaincu que sa milice ait atteint le niveau optimal pour se lancer dans une guerre. Il dispose de stocks infinis de roquettes, mais de suffisamment de missiles de précision et de longue portée. Nous pouvons affirmer que dès qu’il aura accumulé d’un arsenalsuffisant, le compte à rebours commencera. Le déclenchement des hostilités ne sera plus qu’une question de temps.

 

Et c’est précisément le moment de se demander ce que fait le gouvernement israélien pour que ces violations du point critique en matière d’armement ne continuent pas de tomber entre les mains du Hezbollah, et pourquoi les convois qui traversent la frontière entre la Syrie et le Liban devraient continuer de bénéficier d’une parfaite impunité sous les auspices de la résolution 1701 de l’ONU

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:50

 

 

 

évaluation au 18/07/2006

Le nouveau champ de bataille libanais (1ère Partie)

Les Israéliens ne réalisent pas toute l’ampleur de la menace militaire que pose le Hezbollah


 

Titre original : The new Lebanon battlefield

 

Par Alex Fishman

Adaptation : Marc Brzustowski

pour www.aschkel.info et http://lessakele.over-blog.fr

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3889542,00.html

 

Publié le : : 

14.05.10, 15:09 / Israel Opinion

 


 1ère partie de l’article

 

Suite, ici :  Se tenir prêt face au Hezbollah (2èmePartie)

 

Personne ne sait si une guerre éclatera au Liban cet été. Mais ce qui est totalement évident, est qu’une guerre dans le Nord – si et quand une telle guerre se déclarait- n’aurait rien de semblable avec la précédente qui s’est déroulée en 2006. Le Hezbollah devient, chaque jour, plus fort, en termes de nombre de combattants, de quantité de missiles et de capacités. Surtout, ce qui est le plus significatif : la façon dont cette puissance militaire sera employée sera différente, à un point vital.


 Au rythme des semaines qui se succèdent, de nouvelles pièces à conviction font leur chemin à travers les médias et esquissent le nouveau visage de la confrontation qui prend tournure au Liban. Les deux camps se préparent de toutes leurs forces pour le prochain round, bien que le citoyen lambda ne comprenne pas grand-chose de ce qui se joue. « Bon et alors ? Un nouveau type de roquettes a été transféré en contrebande au Hezbollah, mais il en dispose, de toute façon, de 40 000, quelle différence ?, se disent les gens. Toutes les roquettes se valent, pense l’Israélien moyen.


Close Encounter

 

Time examines Hezbollah's war preparations / Ynet

 

American weekly's journalist visits south Lebanon to find Shiite group ready and waiting for next conflict with Israel. 'Next war is coming, 100%, but we don't know when', one fighter says

Full Story

 

 

 

Cependant, notre Ministère de la Défense ne se tracasse pas beaucoup pour informer le public sur le genre de confrontation à laquelle il devrait se préparer. Les citoyens israéliens se sont, pourtant, déjà étonnés de l’ampleur des dommages que l’autre camp peut occasionner et ont légitimement demandé : « Comment se fait-il que nous n’en savions rien ? Comment se fait-il que nous n’étions pas prêts ? Et qui est responsable de cette faillite ? C’est aussi, exactement, ce qui est en train de se produire aujourd’hui.


 Les responsables de la Défense et les experts universitaires ont une vision très claire du prochain champ de bataille au Liban, mais l’homme de la rue, qui sera pourtant pleinement partie prenante du prochain combat, n’en a aucune idée. Personne ne lui dit rien.

 

Coïncidence, un journal étranger très professionnel, a récemment publié un point sur les missiles M-600 envoyés par la Syrie au Hezbollah. Encore une fois, certains en Israël ont préféré garder cette information confidentielle, tout comme le transfert de missiles Scud au Liban, est resté secret en Israël, jusqu’à ce qu’il soit dévoilé par un journal arabe. Ici et là, quelqu’un fait allusion aux tensions sur la frontière nord. Occasionnellement, les média arabes font mention d’un survol inhabituel de la force aérienne. Cela dit, l’accès au sens de toute cette activité reste interdit au citoyen lambda, sur ordre des autorités.

 

Aussi pourquoi Israël n’a t-il pas tout fait pour empêcher le transfert de missiles et roquettes à l’intérieur du Liban ? C’est une bonne question. Nous pourrions bien en connaître la réponse dans les livres d’histoire qui restent à écrire dans l’avenir.

 

 Terroriser les Civils.


Il est important que nous comprenions bien que les missiles en possession du Hezbollah ne sont pas simplement un nouvel accessoire dans son arsenal. C’est, au contraire, l’ADN, le code génétique sur lequel se bâtit le nouveau modèle que prépare le groupe pour la prochaine confrontation.

 

Partons du fait que le M-600 n’est pas une roquette, mais plutôt, une arme bien plus précise et efficace, selon ses capacités stratégiques, selon des normes moyen-orientales. Théoriquement, le Hezbollah serait alors en capacité de frapper les quartiers généraux de Tsahal au centre de Tel Aviv, durant la prochaine guerre, s’il le voulait. En 2006, il était loin de posséder cette faculté.

 Est-ce que cela signifie que ce à quoi nous avons assisté, durant la Seconde Guerre du Liban  -des centaines de roquettes de courte et moyenne portée tirées, chaque jour, sur le nord d’Israël- ne se reproduira pas ? Pas du tout. La plupart des 40 000 roquettes du Hezbollah sont toujours de ce type, et la fois prochaine, il les emploiera à nouveau dans un effort pour semer la destruction au sein des communautés du nord et frapper les troupes israéliennes avant qu’elles n’entrent au Liban.

 

Basé sur l’expérience de la dernière guerre, ces roquettes sont une “arme statistique”. Le tir est imprécis, la plupart des roquettes atterrissent dans des zones inhabitées, et le nombre de victimes et l’étendue des dégâts n’est pas énorme. Cependant, durant la prochaine guerre, et en supplément des tirs de barrage que nous connaissons, le Hezbollah disposera de l’option de tirer, simultanément, des dizaines de missiles de précision, depuis des dizaines de sites de lancement à travers le Liban – tout en les dirigeant sur une même cible spécifique.

 

Non seulement les dommages causés par ces missiles seront bien plus précis et sérieux, mais il est bien plus complexe de repérer et de détruire des dizaines de missiles isolés qui surgiront simultanément de différents endroits.

 

 

 

Les missiles de précision, en possession du Hezbollah, ont pour objectif de détruire des cibles stratégiques au centre d’Israël. De tels missiles sont déjà déployés au Sud-Liban, avec l’intention apparente que le Hezbollah lance quotidiennement des dizaines de missiles durant de nombreux jours. Au même moment, le groupe projette de tirer des milliers d’autres roquettes, et à travers ces attaques combinées, de détruire l’infrastructure nationale et diverses installations.

 

L’objectif des milliers de missiles de longue portée accumulés par le Hezbollah serait de semer la terreur à l’état pur parmi les civils et de saper notre volonté de combattre. Cependant, actuellement, selon le Hezbollah également, le groupe ne possède pas encore suffisamment de missiles de précision, dans le but de mettre cette doctrine en action. C’est précisément ce point de conjonction qui incite à une activité israélienne accrue sur la scène internationale, pour infléchir le flot d’armes de précision en direction du Liban, avant qu’il ne soit trop tard. 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 16:58

 

Dossier : LOGOOBAMA

 

De Camp David 1978 au retour à pas de loup de la Russie en Orient :

rapprochements et contrastes, d’hier à aujourd’hui.

 

Par Marc Brzustowski, 

 pour http://lessakele.over-blog et www.aschkel.info

 

Le mythe de Camp David est l’une des périodes où les rapprochements et contrastes avec la situation actuelle sont nombreux.

Ils pavent la voie pour le retour de la Russie au Proche-Orient, l’affirmation de son soutien politique et paramilitaire aux groupes extrémistes islamistes. Même si celle-ci combat les mêmes influences sur ses marches asiatiques et, parfois, jusqu'à Moscou. Cette avancée russe ne l’empêche pas de maintenir des liens cordiaux avec Israël et une diplomatie exploitant la perte de vigilance à Washington.

1)    Jimmy Carter, était opposé à la stratégie des « petits pas » de Kissinger. Il exigeait d’Israël un retour aux frontières de 67 et l’implication des Soviétiques pour une résolution globale. N’est-on pas en train de revenir à ce postulat?

 

Si cette politique avait été appliquée, la guerre froide se serait déplacée au Moyen-Orient, les deux grands se partageant des zones d’influence, comme ils l’ont fait, jadis, à Yalta.

2)    Begin voulait bien rencontrer des émissaires palestiniens, mais concevait la présence juive en Judée-Samarie comme un rempart. Son approche était tirée des expériences précédentes de 67 et 73, pointant l’absence de profondeur stratégique d’Israël.

 

3)   Sadate était favorable à l’approche de Kissinger. Il s’était retiré du giron de l’Union soviétique, à partir de 72, et surtout après octobre 73. Il était alors en conflit diplomatique avec la Syrie et ne croyait plus en l’influence américaine sur Israël. En se rendant à Jérusalem, il venait discuter une paix séparée, qui lui a coûté la vie.

 

4)   Après une suite d’échecs cuisants : l’arrivée des Sandinistes procubains au Nicaragua, l’impuissance face à la crise en Iran –comme aujourd’hui encore-, Carter a souhaité conserver le bénéfice d’un Camp David, en vue de sa réélection.

 

5)   Mais Begin et Sadate, et eux seuls, ont mis en œuvre la doctrine Kissinger, non les souhaits de Carter : Dans cette approche, la résolution du problème palestinien, la question de Jérusalem est le point ultime, l’aboutissement de toute une démarche concertée, dans l’ensemble du conflit, et non le centre de toute l’attention.

 

6)   Cela implique de tenir compte des rapports de force régionaux : c’est-à-dire, aujourd'hui, du poids déterminant de la Syrie, de l’Iran, du Hezbollah, et de la question de la reconnaissance d’Israël par les régimes sunnites.

 

Sans quoi, on obtient du cosmétique, quand ce n’est pas un blocage du processus. C’est le même scénario qui se joue, aux variantes près, actuellement. L’Administration marque Israël à la culotte, et les Russes reviennent à pas de loup au Moyen-Orient en renforçant leur coopération avec Assad, le Hamas et le Hezbollah.

Ceci nous permet d’aborder la question de la vassalité ou de l’alliance forte entre Israël et les Etats-Unis :

Obama a été élevé dans des milieux universitaires et politiques qui considèrent Israël comme un « fardeau ». Il est entouré par un Département d’Etat largement « arabiste » et des conseillers problématiques : Zbigniew Brzezinski, Brent Scowcroft, James Jones, jettent régulièrement de l’huile sur le feu, pour alimenter cette croyance.

Récemment, en avril, le Sénateur Chuck Schumer, 3è membre démocrate important du Sénat, sioniste convaincu de l’AIPAC, a protesté auprès de l’Administration contre la politique des pressions unilatérales. Le porte-parole d’Obama, Robert Gibbs l’a vertement renvoyé dans ses cordes.

Ce Sénateur a expliqué, à cette occasion, qu’une lutte interne se joue au sein de cette administration. L’une des variables déterminantes est que, globalement, le Pentagone considère Israël comme un atout majeur. Il a des éléments très probants pour appuyer cette thèse. Plus on s’informe de la qualité des échanges de renseignements et de technologie entre les deux pays et plus on en est convaincu. Lorsque 66% des Américains attendent d’Obama qu’il soit plus proche d’Israël, 75% des familles de militaires américains partagent cette attente. Obama a donc un sérieux caillou dans la chaussure.

L’un des derniers présidents des Etats-Unis à avoir partagé cette vision du fardeau, avant Carter, a été Lyndon Johnson en 1967.

Johnson était réticent à faire quoi que ce soit qui favorise la position d’Israël et offense le monde arabe.

En pariant sur le lâchage américain, Nasser avait raison. Comme Assad, Ahmadinedjad et Nasrallah peuvent reprendre le même calcul. Il n’a simplement pas tenu compte du facteur « matière grise » de l’Etat-major israélien. Israël l’a emporté de façon préventive et magistrale et l’équilibre des forces a totalement basculé en sa faveur. En 73, le scénario se répète, plus douloureusement pour Israël, mais on en revient au statuquo ante. On sait que Golda Méïr aurait usé de la menace nucléaire en cas de danger existentiel (Doctrine Samson). Les Etats-Unis ont, alors, engagé un pont aérien jusqu’à ce qu’Israël regagne âprement le terrain perdu. Il n’y aura plus, après cette seconde défaite, de camp arabe unifié pour le combattre. Mais la théorie du fardeau a pris de l’ampleur, du fait de cette aide US.

Bref, Israël a gagné des victoires stratégiques, alors que les Etats-Unis se sont contentés (après le Vietnam) de coups de force, plus ou moins heureux, à Grenade ou en Somalie. Surtout, ils se retirent du Liban, faisant place nette pour l'avènement du Hezbollah, donc de l'Iran Ils cultivent encore le doute sur leurs capacités d’intervention, jusqu’à ce jour, en Afghanistan et en Irak.

Israël est donc la puissance régionale centrale qui a promu, par une victoire-éclair, les intérêts américains au Proche-Orient. La pénétration soviétique, par états arabes interposés était laminée. Le point suivant résulte de la paix avec Sadate. La percée soviétique en Afghanistan s’est soldée par un grave revers.

On doit donc envisager un autre scénario que la vassalité d’Israël, qui résulte, d'abord, des grandes victoires israéliennes : c’est parce que le modèle réussit qu’il est crédité. L’inverse ne serait pas vrai.

Aujourd’hui, Ahmadinedjad joue le rôle de Nasser en Orient. Or, l’un des tournants stratégiques des nouvelles pressions américaines s’enkyste à partir des incertitudes sur la victoire israélienne dans la guerre du Liban en 2006. Un réarmement constant est à l’œuvre depuis, pour préparer un nouvel affrontement.

Bush espérait une défaite cinglante du Hezbollah, qui profiterait au mouvement du 14 mars libanais pro-occidental. Ce sentiment était partagé par bien des chancelleries arabes et européennes. Depuis les tripatouillages de Dan Halutz et du Gouvernement Olmert, le doute s’est installé. On étudie cet épisode dans toutes les écoles de guerre anti-terroriste. Il est aussi l’un des moteurs des tergiversations diplomatiques, avec la nécessité d’envisager une date-butoir pour les retraits américains d'Irak et d'Afghanistan.

Si Gates est si réticent à l’encontre d’une frappe contre l’Iran, c’est qu’il imagine tout ce qui s’en suivrait de négatif, là où les Américains sont implantés. Il dit aussi que le plus grand danger provient des états incapables de s’autogouverner et d’assurer la sécurité de leur propre territoire. C’est le cas du Liban, de l’Afghanistan, de l’Irak, du Yémen, de la Corne de l’Afrique.

 Toutes ces zones font l’objet de l’effraction iranienne par voie de guerre asymétrique, dans le flanc de l’Amérique et d’Israël.

Qui récoltera la mise de la bataille idéologique, engagée par Obama, pour « punir » le vilain petit canard israélien ?  

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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