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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 09:35

 

http://haabir-haisraeli.over-blog.com

La clochette, qui est faite d'or pur, a ete trouvee intacte lors de fouilles dans la Ville de David. "C'est un objet unique en son genre a Jerusalem", selon un archeologue, "on peut chercher toute sa vie sans jamais faire une telle trouvaille".

צילום: ולדמיר נייחין

 

Une piece archeologique rare de la periode du Second Temple a ete trouvee dans la ville de David. Une des clochettes en or du Cohen Hagadol, de la periode du Second Temple, a ete trouvee pres du Kotel, dans une canalisation d'eau de drainage, qui etait sous la rue principale de Jerusalem et reliait la Ville de David a la piscine de Shiloah.

 

La clochette, qui est faite d'or pur, a des courbes subtiles et des parois fines, et son diametre est d'un centimetre. Elle a ete trouvee intacte lors de fouilles organisees par l'autorite des antiquites du parc national de la Ville de David et financees par la Fondation Elhad.

 

L'autorite des antiquites a explique que seul un homme respectable et puissant pouvait porter un tel bijou au revers de son manteau. Ainsi, le Cohen Hagadol, pendant la periode du Second Temple, portait sur son manteau des clochettes en or et des bijoux en formes de grenade. "Un archeologue peut chercher toute sa vie sans jamais faire une telle trouvaille", raconte tres emu l'archeologue Elie Shokroun, "pendant nos fouilles nous avons trouve de nombreuses jarres en argile, des outils et des pieces, mais la il est question d'une decouverte tres rare, mieux meme, j'ai cru comprendre qu'il s'agit d'une piece unique en son genre a Jerusalem".

 

Il raconte : "lundi la clochette a ete trouvee sous la rue principale de la ville, du temps du Second Temple, sous l'arche Robinson. Il est question d'une trouvaille particulierement rare, la clochette a ete trouvee entiere et intacte avec son anneau, pret a etre cousue sur le col du manteau du Cohen Hagadol".

 

A la question, est ce que l'on pourra etre sur qu'il s'agit d'une clochette ayant appartenu au Cohen Hagadol, Shoukroun repond "je suis un archeologue et en tant que professionnel je dois etre prudent, mais si je parle de l'homme respectable et puissant a cet endroit et a cette epoque, a Jerusalem, vous devinez facilement de qui je parle"

 

"La clochette a du tomber sans que l'on fasse attention"

 

Il ajoute : "sur son vetement il y avait de nombreuses clochettes, et ainsi, quand il passait dans la rue, elles sonnaient et les gens savaient qu'arrivait un homme important et lui liberait le passage. Extraordinaire comme cette clochette sonne comme il y a 2000 ans. Apparemment une de ses clochettes est tombee sans qu'il s'en rende compte dans cette canalisation et nous a laisse ainsi un souvenir unique de la vie de cet endroit il y a plusieurs milliers d'annees.

 

Pour l'instant la clochette est gardee dans les entrepots de l'autorite des antiquites. "Je suppose qu'apres cette publication de nombreux musees demanderont a pouvoir exposer cette decouverte".

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein a partir de http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4098615,00.html

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 15:37



  

Merci Guitel

 

Théodore Herzl, Une nouvelle lecture

par le Dr Yitshak Weisz

 

Interview Par Guitel Ben-Ishay - leptithebdo

 © 2011 www.aschkel.info

 

Paru en 2006 dans sa version française, et en 2008 dans sa version hébraïque, « Théodore Herzl, une nouvelle lecture », est un ouvrage qui bouscule les idées reçues. Plus de 100 ans après la disparition de l'auteur de l'« Etat juif », Georges Yitshak Weisz nous livre une analyse qu'il décrit lui-même comme factuelle et non personnelle de ce personnage controversé au sein de la communauté juive.

Certaines réactions des sphères rabbiniques face à cet ouvrage prouvent son importance.

 

Ainsi le Rav Yossef Ben-Shoushan après la lecture de ce livre : « Merci Dr Yitshak Georges Weisz, pardon Binyamine Zeev Hertzl z"l ». Et il poursuit : « Je tiens à remercier de tout cœur Mr Yitshak Georges Weisz, pour son excellent ouvrage, qui a été pour moi une véritable révélation. A mon humble avis, cette œuvre révolutionnaire nous dévoile le véritable visage du grand homme Herzl, dans toute la pureté et la noblesse de sa conception du retour d'Israël sur sa terre (…) Suite à ma lecture passionnée de ce livre, j'ai éprouvé le profond besoin de demander à Herzl, Pardon. Je l'ai fait aussitôt sur sa tombe.

C'est pourquoi j'ai décidé de faire Téchouva (= de me repentir) en propageant aux yeux de tous le véritable visage du générateur de notre renaissance nationale. »

 

Cette semaine, nous célèbrerons le 107e anniversaire de la mort du père du sionisme moderne. A cette occasion, nous avons interrogé Yitshak Weisz : il nous explique qui est le Théodore Herzl qu'il a découvert au cours de ses recherches.

 

Le P'tit Hebdo : Pour quelles raisons avez-vous entrepris l'écriture de cet ouvrage ?

Yitshak Weisz : Rien ne me prédestinait à une telle entreprise.

Lors de vacances, j'ai lu, au début distraitement, puis ensuite avec passion, le roman de Théodore Herzl : « Altneuland » (le Pays ancien Nouveau).

Cette lecture a été un déclic : tous les clichés dans lesquels je baignais, comme de nombreux Juifs, ont été brisés.

En rentrant chez moi, j'ai été amené à lire intégralement les écrits d'Herzl et je me suis aperçu que sa pensée avait été falsifiée et dénaturée : Herzl avait été déjudaïsé et désionisé de façon massive. Mon livre est l'aboutissement d'une dizaine d'années  de recherches.

 

Lph : Comment pourrait-on résumer alors la pensée d'Herzl ?

Y.W : Mes recherches m'ont permis de mettre en évidence la convergence entre le narratif juif (Tana'h, Talmud, Midrash, etc.) et les écrits de Théodore Herzl. On passe  sous silence que le grand-père de Herzl, Shimon Leibl, Juif orthodoxe, était un familier du Rav Yehuda Alkalai de Zemlin, dont l'œuvre considérable était essentiellement centrée sur le Retour des Juifs en Eretz Israël, qu'il définissait comme la véritable Techouva au sens premier du mot. Plus tard, dans son discours d'ouverture du premier Congrès à Bâle, Herzl définira le Sionisme comme le Retour à la Judéité comme condition du Retour en Israël, c'est-à-dire la prise de conscience de l'identité juive.        

Théodore Herzl avait parfaitement compris que le problème auquel les Juifs étaient confrontés était avant tout un problème d'identité, et c'est cela qui le rend tellement actuel.

La société israélienne est tiraillée, déchirée entre les deux composantes de l'identité juive, particulariste et universaliste. Dès le premier Congrès Sioniste, Herzl a démontré le caractère artificiel de cette opposition. Il affirmait continuellement que nous devions participer au concert des Nations, mais « en tant que juifs en brandissant bien haut notre judéité ».

  Herzl préférait parler de judéité plutôt que de judaïsme, ce qui revenait à exprimer l'idée que l'identité juive ne se résumait pas à la pratique des mitsvot. D'ailleurs parmi ses proches collaborateurs, on comptait des rabbins dont certains appartenaient même au courant 'haredi.

En effet le Talmud enseigne qu'Erets-Israël possède une dimension qui transcende la pratique des mitsvot.          

 

Lph : Pourquoi a-t-on à ce point dénaturé les écrits de Théodore Herzl ?

Y.W : Tout d'abord, il faut savoir que Théodore Herzl, lui-même, s'attendait à susciter ces réactions : « Les Juifs bien établis me haïront », pensait-il ou encore « Je m'attends à l'ingratitude de ceux qui devraient m'être reconnaissants ». Quelques années plus tard dans une lettre à Bernard Lazare, il se décrit comme « un instrument que l'on brisera après s'en être servi ».

En fait Théodore Herzl était dangereux pour les Rabbins comme pour les partisans de l'assimilation : les uns comprenaient le judaïsme uniquement comme une religion, les autres comme une philosophie universaliste mais aussi bien les uns que les autres avaient évacué l'idée même du retour des Juifs en Israël. 

 

Lph : Dans votre ouvrage vous démontez certaines idées reçues sur Herzl.

Y.W : Les longues recherches que j'ai menées ont mis en lumière deux clichés associés à Herzl qui se sont avérés être totalement faux.

Le premier est le lien que l'on a établi entre l'affaire Dreyfus et la démarche d'Herzl. Cette dernière n'a absolument rien à voir avec le spectacle dont il a été témoin en France.

En effet, Herzl était torturé par la situation des Juifs depuis au moins 13 ans avant l'affaire Dreyfus.

Le deuxième cliché est celui autour de l'Ouganda. Lorsque l'on étudie cette proposition du 6e Congrès sioniste dans le détail, on s'aperçoit que toutes les théories qui ont été bâties dessus ne sont que des calomnies incroyables. Pour Théodore Herzl, Sion était le lieu par excellence de la synthèse entre les dimensions particularistes et individualistes du peuple juif.

 

Lph : De nos jours, sommes-nous fidèles à la véritable pensée de Théodore Herzl ?

Y.W : Il est clair que Théodore Herzl serait ravi de voir que l'Etat d'Israël existe avec son gouvernement et ses infrastructures.

En revanche, il serait épouvanté de constater les clivages qui caractérisent la société israélienne. Ils sont la preuve que sa pensée a été trahie également au niveau social et que le cœur de son message n'a pas été compris.

 

Lph : Pensez-vous que les mentalités peuvent encore évoluer pour d'une part rendre au message d'Herzl son vrai sens et d'autre part l'appliquer réellement ?

Y.W : Je pense qu'il y a de bonnes raisons d'y croire. Je constate que la majorité des gens qui ont été empoisonnés par un certain discours se rendent compte que celui-ci ne résiste pas aux faits.

Nous devons tendre à créer un vocabulaire et une pensée qui permettront de rompre le dialogue de sourds en vigueur.

Dans l'Etat juif d'aujourd'hui, il est nécessaire de dénoncer un vocabulaire inapproprié à la société israélienne. Des catégories de langage et de pensées comme « religieux » et « laïc » en particulier constituent une source de divisions insurmontables. 

Il est évident que cela exige un retour aux sources vivantes de la judéité et une étude authentique des textes de Herzl dans les écoles, ce à quoi travaillent déjà certaines personnes.

Ce qui m'encourage également c'est lorsque je constate que confrontés aux faits, nombreux sont ceux qui ont pu se défaire des clichés concernant Théodore Herzl. J'en suis un exemple, bien entendu, 

Il faut donc revenir à Herzl, c'est-à-dire à une vision unificatrice de la judéité et du sionisme. Selon moi, Herzl est nécessaire aujourd'hui plus que jamais.

 

 

Points de vente :

Version française : publié aux Editions L'Harmattan. Librairie Vice-Versa, 1 rue Ben-Shatah, Jérusalem.

Version hébraïque : publié aux Editions Yediot Aharonot. En vente dans toutes les librairies.

 

L'organisation Oz le Israël, dirigée par le Rav Yossef Ben-Shoushan, organise la hazkara de Binyamine Zeev Hertzl z"l, le Vendredi 20 Tamouz (22 juillet) à 10h30 au mont Hertzl à Jérusalem.

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 13:53

http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-la-tombe-de-rudolf-hess-l-adjoint-d-hitler-a-ete-detruite-79894216.html


 

Le journal allemand "Zod Deutch Zeitung" rapporte que la tombe de Rudolf Hess, l'adjoint d'Adolf Hitler, a ete detruite avec l'accord de la famille - les restes de son corps ont ete brules.

 

 

D'apres l'article du journal, les descendants de Hess se sont resolus a ce geste apres que sa tombe soit devenue un lieu de pelerinage pour neo-nazis. 

 

Dans la ville de Wunsiedel, ville d'origine de sa famille paternelle, où il est enterre, les neo-nazis ont l'habitude de se reunir pour une « marche de la memoire ». Ces manifestations se renouvellent chaque annee, le jour anniversaire de la mort de Hess.

 

Elles furent interdites de 1991 a 2000, mais les marches eurent quand meme lieu dans diverses villes des alentours. En 2002, les marches furent de nouveau autorisees. Celles de 2002 et de 2003 rassemblerent plus de 500 personnes. Elles sont de nouveau interdites depuis 2005.

 

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein a partir dehttp://www.ynet.co.il/Ext/Comp/CdaNewsFlash/0,2297,L-4098319_184,00.html et realise avec l'aide de http://fr.wikipedia.org

 

 

Chaque mois d'août depuis vingt ans, la bourgade de Wunsiedel en Bavière vivait dans la hantise de voir défiler des hordes de néonazis vers la tombe de Rudolf Hess, ancien bras droit de Hitler, à l'anniversaire de sa mort. Mais la justice fédérale a finalement dit "stop".

Au terme de plusieurs années de bataille entre la municipalité et les militants d'extrême droite, le Tribunal administratif fédéral vient en effet de donner raison aux juges bavarois qui, en 2005, avaient interdit le rassemblement estival des crânes rasés. Les juges de Leipzig ont invoqué mercredi la "dignité" des victimes du nazisme, dans un jugement qui devrait faire jurisprudence à l'avenir. Selon eux, les risques d'incitation à la haine et de glorification de Rudolf Hess justifiaient d'interdire la réunion de 2005.

Ils ont pris le risque de se voir accusés d'écorner les droits de l'Homme, estimait vendredi le quotidien Tagesspiegel. Le parti néonazi NPD a d'ailleurs dénoncé une "attaque contre la liberté d'opinion" qui va "à l'encontre de la Constitution" allemande. Mais pour le Tribunal administratif fédéral, "la protection de l'ordre public et de la dignité humaine des victimes (du nazisme) et de leurs descendants" priment.

En 2005, la manifestation prohibée aurait probablement donné lieu à "une agression envers la dignité humaine et à l'encontre des victimes du nazisme défuntes ou encore en vie", ont estimé les juges. En outre, elle aurait donné lieu à un culte du nazisme, interdit par la Constitution allemande, "avec une probabilité proche de la certitude".
Condamné à la réclusion à perpétuité lors du procès des dignitaires nazis à Nuremberg après la guerre, Rudolf Hess, numéro 2 du parti NSDAP au début du règne de Hitler, s'est suicidé au bout de 41 ans d'emprisonnement, le 17 août 1987 à l'âge de 93 ans, à la prison berlinoise de Spandau (Berlin-ouest) dont il était le seul occupant depuis 1966.

Depuis son enterrement à Wunsiedel, en Bavière, la petite ville s'évertuait chaque année à empêcher aux alentours de l'anniversaire de sa mort des rassemblements de néonazis, qui ont érigé Hess en martyr et véhiculent, pour certains, la thèse d'un assassinat. En 2004, 5.000 crânes rasés venus d'Allemagne et d'au-delà avaient toutefois défilé dans les rues de Wunsiedel, qui compte 10.000 âmes.
Soutenue par nombre de citoyens, la mairie a alors entamé une croisade anti-néonazis, et fêtait sa victoire cette semaine. "Je me réjouis vraiment de ce succès, un tribunal fédéral tranche enfin! ", pavoisait Karl Döhler, un élu local, selon qui "le spectre brun de la mi-août va enfin disparaître! " Le Tribunal administratif fédéral s'est appuyé sur un renforcement récent du paragraphe 130 du code pénal, relatif à l'incitation à la haine raciale.

Une disposition dénoncée comme une "Lex Wunsiedel" (loi Wunsiedel) par les néonazis, qui peuvent encore porter plainte devant la Cour constitutionnelle fédérale. Reste que le jugement de Leipzig n'empêchera pas que des rassemblements de néonazis aient lieu ailleurs, en Allemagne ou au-delà, souligne le NPD. L'an dernier, pour les 20 ans de la mort de Rudolf Hess, un rendez-vous de crânes rasés avait eu lieu à Kolding au Danemark, où ni la croix gammée ni les slogans "Heil Hitler" ne sont interdits.

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/329349/2008/06/27/Des-neonazis-prives-du-culte-de-Rudolf-Hess-pres-de-sa-tombe-en-Baviere.dhtml 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 23:14

Merci Jean-Marc

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Commémoration de la Rafle du Vel d’Hiv par Jean-Marc Moskowicz


 

Convoi N°20 en date du 17 aout 1942 :

Simon Goldstein 2 ans, Bernard Goldstein 7 ans, Georges Goldstein 8 ans, Dora Binenstock 5 ans, Henri Binenstock 9 ans, Chana Binenstock 12 ans, Paul Skorupka 5ans, Samuel Skorupka 6 ans, les jumeaux Jacon et Henri Skorupka 8 ans, Denis Cynaber 6 ans, Lucien Cynaber 10 ans, Georges Cynaber 12ans, Ginette Moszkowisz 2 ans, Rachel Moszkowisz 10 ans, Marcelle Moszkowisz 11 ans, Marguerite Jakubovitch 2 ans, Armand Jakubovitch 4 ans, Rebecca Jakubovitch 6 ans, Anna Jakubovitch 7 ans,……..

C’est le second convoi par lequel les petits enfants juifs quittent la France vers le plus terrifiant des voyages : 207 garçons et 323 fillettes de moins de 16 ans.

Le 16 juillet 1942 à 4 heures du matin débute la plus grande arrestation massive des Juifs réalisée en France durant la Seconde Guerre mondiale.

La rafle a été préparée de longue date. Depuis la Conférence de Wannsee, en janvier 1942, Eichmann organise les convois de déportation dans toute l'Europe. Il sollicite les représentants nazis dans les territoires occupés pour exécuter des rafles et organiser des convois vers Auschwitz.

 En France, c'est le SS Obersturmführer Danneker, le chef du service juif du SD en France occupée de fin 1940 à juillet 1942, qui est chargé d'organiser la rafle. Il est sous les ordres du général Oberg, chef des SS et de la police allemande en France. Eichmann est venu les voir à Paris et déclare : « Le rythme prévu jusqu'ici de trois transports hebdomadaires contenant chacun 1000 Juifs devra être intensifié rapidement, en vue de libérer totalement et le plus vite possible la France de ses Juifs. » (Compte-rendu rédigé par Eichmann, à l'issue de sa visite de 48 heures à Paris, 1er juillet 1942).

Pour cela, il négocie avec la police française qui accepte de collaborer et d'organiser seule la rafle !

Les policiers Jean Leguay (délégué de la Police de Vichy en zone occupée) et René Bousquet (secrétaire général de la Police française) négocient avec Dannecker. Ils mettront la police française à la disposition des Allemands pour faire la rafle.

Ainsi, le 10 juillet 1942, Dannecker télexe à Eichmann que la rafle sera conduite par la police française du 16 au 18 juillet et que l'on peut s'attendre à ce qu'il reste environ 4 000 enfants après les arrestations.

En fait, seule la police française et quelques officiers nazis seront dans les rues, les soldats allemands ont presque disparu de la circulation durant deux jours. Ils laissent faire leurs amis policiers français.

Les policiers français, dès l'aube, frappent à la porte des appartements où on leur a dit d'arrêter les Juifs. Ils les conduisent ensuite vers des autobus. De là, ils sont emmenés au Vélodrome d'hiver.

Le Vélodrome d'hiver, en abrégé « Vél' d'hiv' », était comme son nom l'indique une piste pour des courses de vélos, dans un stade couvert.

C'est là, dans les gradins, que furent emmenés les Juifs arrêtés. Le lieu fut choisi parce qu'il pouvait contenir un grand nombre de personnes.

Dans tout Paris, des cars de police sillonnent les rues. Les policiers investissent les immeubles et les pavillons, réveillent les familles, les obligent à faire hâtivement leurs bagages avant de les emmener dans les camions qui les mèneront au centre de rétention. Parfois, des suicides se produisent : une mère jette ses enfants par la fenêtre du quatrième étage et les rejoint dans la mort, une autre petite fille fait de même, un médecin de Montreuil s’empoisonne avec sa famille. Les rumeurs couraient en effet depuis quelques jours sur une "grosse opération" contre les Juifs. Mais rares seront ceux qui avaient pris les mesures adéquates en vue d’échapper à la rafle. "Si on nous en donnait le pouvoir, on les trouverait bien, tous ces juifs qui restent planqués chez eux", s’exclamera un agent de police. 

 

Rafle du Vel d'Hiv

 

"Si nous avions su que c’était pour faire ce travail !" reconnaîtra toutefois un autre garde mobile. La plupart d’entre eux sont jeunes, ou anciens prisonniers de guerre et, dans l’ensemble, la police française s’acquitte de sa tâche sans zèle particulier, sans véritable opposition non plus, souvent avec brutalité. Quelques cas de compassion seront néanmoins recensés. 

Les familles sans enfants sont immédiatement envoyées à Drancy, tandis que les familles avec enfants sont parqués au Vel d’Hiv’, le complexe sportif de la rue Nélaton.

Prévu pour abriter 12.000 personnes, l'établissement en reçoit 7.000, dont 4.051 enfants… dès le premier jour de la rafle !

Les conditions d’accueil sont indescriptibles : pas de nourriture, pas de place, pas assez de sanitaires, une ambiance de terreur et de chaos. "La nuit, relate un rescapé, nous étions tous recroquevillés pour dormir et beaucoup de personnes criaient. C’était affreux." 
Un médecin dépêché sur les lieux relate : "L’atmosphère était tellement saturée de poussière qu’elle devenait par moments irrespirable et provoquait des phénomènes de conjonctivite". La chaleur estivale est écrasante. 

André Baur, qui dirige l’U.G.I.F. sur Paris (l'Union générale des Israélites de France, le "conseil juif" instauré à l'initiative allemande), a l’occasion de rendre visite au Vel d’Hiv’, dans l’après-midi du 16 juillet, soit le premier jour de la rafle parisienne :

"La vaste enceinte grouille de haut en bas. Avant d’y pénétrer, nous voyons à l’extérieur dans une courette un pompier distribuer de l’eau à des enfants, au bout d’un tuyau d’incendie qui s’alimente dans la rue. Il n’y a donc pas d’eau à l’intérieur. Dès l’entrée, de nombreux ballots épars, des hardes enveloppées dans des édredons ficelés, des valises, des sacs de tous genres. Interrogés, les gendarmes répondent : objets perdus. Nous pénétrons sur la piste centrale par le tunnel. Spectacle. Une foule énorme dans des tribunes où les fauteuils paraissent tous occupés.

A l’examen, on constate des milliers de gens assis, occupant avec leurs ballots et valises les fauteuils autour d’eux. Sur le terre-plein central, des enfants courent et semblent jouer, pourchassés par des gendarmes qui ont l’ordre de les faire remonter dans les gradins. De temps en temps, des jeunes gens apportent des baquets d’eau et tous s’y précipitent pour remplir leurs quarts, leurs casseroles, ou de simples boîtes de conserve. Sur la piste, à droite en sortant du tunnel, des brancards sont posés où geignent des femmes et des enfants étendus.

Dans une petite enceinte à gauche, la Croix-Rouge a installé une ambulance où s’affairent des infirmières et les deux médecins. On a l’impression qu’il n’y a que des enfants et des malades. Pour cet ensemble, on n’a amené qu’une cinquantaine de brancards et matelas. [...] Une femme, devenue folle, est liée sur un brancard ; une autre a cherché à tuer son enfant avec une bouteille. Un autre enfant fut amené, les veines du poignet presque sectionnées par sa mère."


 

 

 

rafle8.jpeg

 

Annette Muller, survivante, témoigne: 

"Cependant, mon petit frère et moi avions soif. Nous voulions aller aux cabinets. Mais impossible de passer dans les couloirs de sortie et, comme les autres, nous avons dû nous soulager sur place. Il y avait de la pisse et de la merde partout. J’avais mal à la tête, tout tournait, les cris, les grosses lampes, suspendues, les haut-parleurs, la puanteur, la chaleur écrasante. Assise près de nous sur les gradins, une femme très belle serrait un petit garçon de deux ans dans ses bras. Un garçon aux boucles brunes, au teint mat délicatement rosé.

Je voyais sa mère l’enlacer sauvagement, couvrir son visage de baisers. Je pensais : comme elle l’aime. Il n’y avait plus rien à boire et à manger. Un jour, des femmes au voile bleu sur la tête ont distribué de la nourriture. Au milieu des cris et de la bousculade, on nous donna une madeleine et une sardine à la tomate. J’ai grignoté le dessus bombé de la madeleine en laissant fondre lentement les miettes sucrées dans ma bouche, j’ai mangé la sardine en léchant d’abord la tomate qui la recouvrait.

C’était délicieux. Je ne me souviens pas avoir mangé autre chose au Vel d’Hiv’. Rien d’autre. Après, nous avons eu très soif. Les lèvres et la langue étaient desséchées, mais il n’y avait rien à boire. Sur les gradins, près de nous, une femme s’est subitement affaissée. Elle était morte."

 

rafle3.jpg

 

12 884 Juifs sont arrêtés : (4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes). Un nombre indéterminé, prévenu par la Résistance ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, parvient à échapper à la rafle.

Selon la préfecture de police, le nombre d'individus arrêtés s'élève à 13 1525. C'est aussi ce nombre qui est gravé sur la stèle commémorative située à l'emplacement du vélodrome. Sur les 13 152 juifs raflés, seuls 25 adultes et quelques enfants ont survécu.

Le 16 juillet 1995, le président Jacques Chirac a reconnu devant le monument commémoratif la responsabilité de la France dans la rafle et dans la Shoah. Il a notamment déclaré :

«  Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français.

Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 4 500 policiers et gendarmes français, sous l'autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.

Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.

La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.  »

Aujourd’hui, 17 juillet 2011 peut-on encore commémorer la Rafle du Vel d’Hiv quand dans certains établissements scolaires il n’est déjà plus possible d’enseigner l’histoire de la Shoah ?

 

Rafle2.jpg

 

Combien de temps encore pourrons-nous commémorer la Rafle du Vel d’ Hiv et la déportation avant que la mémoire disparaisse au profit d’un clientélisme nouveau refusant toute évocation des Juifs en France ?

Déjà des manuels d’histoire de certains éditeurs omettent de parler de la Shoah, effaçant ainsi de la mémoire collective l’histoire des Juifs en France, une histoire vieille de 2 000 ans pendant lesquels les Juifs furent toujours présents sur le territoire national.

Aujourd’hui plus que jamais le devoir de mémoire est important car le danger n’est pas tant l’oubli que l’on craignait quand les derniers survivants auront disparus mais bien l’effacement pur et simple de la mémoire française de la présence des Juifs et de leur déportation.

De l’extermination d’hier jusqu’au révisionnisme historique d’aujourd’hui l’œuvre commencée par Hitler semble avoir trouvé de nouveaux relais.

Depuis plus de 2000 ans, la folie irrationnelle de l’esprit humain se focalise sur le peuple juif pour tenter de le faire disparaître. Cela relève de la psychanalyse de groupe. Le peuple juif est devenu le « bouc émissaire » par essence, coupable de tous les maux, de toutes les misères, de toutes les calamités qui s’abattent sur le reste de l’humanité.

Beaucoup se sont interrogés depuis la Shoah sur la complicité silencieuse des peuples, des populations occupées, des gouvernements.

Cette complicité d’une partie de l’Europe reste un mystère au regard de l’Europe des Lumières, des valeurs des Droits de l’Homme, des valeurs mêmes du judéo-christianisme.

Si une seule leçon peut-être tirée de la Shoah c’est celle de l’irrationnelle folie du Monde qui, en certaines conditions, peut focaliser toute sa haine sur un peuple si petit soit-il. Phénomène de masse, fonction nécessaire à toute société que celle du bouc émissaire ?

Ainsi Hitler dans « Mein Kampf » désigne pour cause de la situation tragique du peuple Allemand les juifs et le fameux complot juif mondial.

Au-delà du peuple Allemand, une partie de l’Europe s’est ralliée à cette idée que les malheurs du monde étaient dus à ce peuple juif et ainsi devenait complice de l’extermination.

Aujourd’hui se dessine au niveau planétaire le même schéma : Israël devient le fameux « bouc émissaire » mondial, focalisant tous les ressentiments, toutes les haines, toutes les frustrations des peuples.

Si l’on peut facilement comprendre qu’une partie du tiers monde et des peuples arabes, volontairement maintenus dans l’obscurantisme et l’absence de culture et d’éducation, n’ait pas les « armes » intellectuelles nécessaires pour comprendre que si l’on désigne Israël comme bouc émissaire c’est pour mieux occulter à quel point les dirigeants de ces pays maintiennent leur peuple en état de sous-développement, il n’en est pas de même pour l’Occident et les pays développés.

Or l’on assiste bien à une nouvelle « bouc émissairation » d’Israël désigné comme le pays responsable de tous les maux planétaires, fonction qu’occupait précédemment le peuple juif.

Israël n’est autre que le pays des juifs et par glissement, parce qu’après la Shoah il ne serait pas politiquement correct de continuer à s’en prendre aux juifs, c’est donc naturellement le pays des juifs, l’Etat Juif lui-même qui est désigné pour occuper cette fonction.

Alors que le monde arabo-musulman focalise sa violence contre Israël, le même phénomène saisit l’Occident par « capillarité ».

La vieille Europe, en proie à une crise économique mais aussi une crise de ses propres valeurs, s’est à son tour lancée dans la désignation d’Israël comme responsable de tous les maux et coupable par essence.

Comme pour la Shoah, l’Occident devient ainsi complice de cette entreprise irrationnelle de destruction à terme de l’Etat d’Israël car, ne nous y trompons pas, à terme il s’agira bien de détruire cet état paria, comme l’on a tenté de détruire ce peuple maudit.

Une irrationnelle folie mondiale coure sur tous les hémisphères. Irrationnelle car aucune des accusations contre Israël n’est fondée. Il suffit d’un œil objectif et d’une connaissance des faits et de l’histoire pour comprendre que rien de ce qui est reproché à Israël n’est fondé.

Déjà certains manuels d’histoire sont manipulés de façon propagandiste afin de présenter l’Etat d’Israël comme un Etat illégitime au Moyen Orient. Cette nouvelle forme de révisionnisme après avoir touché la Shoah s’attaque aujourd’hui à l’Etat Juif cette fois par pur clientélisme afin de ne pas froisser certains élèves d’origines étrangères.

 

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Près de 10 000 Juifs n'ont pas été arrêtés pendant la Rafle du Vel d'Hiv grâce à des Parisiens courageux qui les ont aidés. Nombre de français se sont illustrés en protégeant et sauvant des familles juives.

Le peuple français attaché à son histoire et sa culture saura comprendre les aspirations du peuple Juif à ne pas voir son histoire bafouée et disparaitre de la mémoire nationale française.

Jean-marc MOSKOWICZ

A mon père, l'un des derniers survivants de la Rafle du Vel d'Hiv, arrêté le 16 juillet 1942 à l'age de 10 ans avec sa mère et son frère.
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 11:03

 

 

Priorité aux personnalités pour se réfugier

aux Etats-Unis. 1940-1941.

 

Par Marc-André Charguéraud

 

Est-il moral de choisir quelles vies doivent être sauvées ?

 

Le 26 juillet 1941, Albert Einstein, l’éminent savant, écrit à Eleanor Roosevelt, l’épouse du président des Etats-Unis : « La politique qui est actuellement poursuivie rend pratiquement impossible de trouver refuge en Amérique pour de nombreuses personnes de mérite qui sont victimes de la cruauté fasciste en Europe. »[1] Einstein pense d’abord au sauvetage des « gens de mérite ». Ceux qui possèdent « un ensemble de qualités intellectuelles et morales particulièrement dignes d’estime ».[2] Cette attitude discriminatoire correspond pourtant à la politique suivie par le président des Etats-Unis.


Dès juillet 1940, Roosevelt a donné une priorité à l’accueil des « culture carriers » européens en péril. Il demande à James McDonald, qui dirige le President Advisory Committee on Political Refugees( PACPR), de préparer une liste d’éminents réfugiés auxquels le ministère des Affaires étrangères donnera un visa temporaire salvateur. Des personnes « ayant une réussite intellectuelle hors pair, un courage indomptable, prouvant être de vigoureux supporters d’un gouvernement libéral et étant en danger de mort entre les mains de la dictature », précise un communiqué de presse du gouvernement.[3]


Des listes sont soumises par le PACPR et différentes organisations juives. Sur 3 268 visas accordés, seuls 1 236 pourront être utilisés, avant qu’en janvier 1941 déjà le plan soit interrompu sous la pression des isolationnistes du Département d’Etat. Dans de nombreux cas, les réfugiés sélectionnés n’ont pas été à même d’atteindre un port d’embarquement en pays neutre.[4]


Ces dispositions en faveur de l’immigration des intellectuels ne sont pas nouvelles. Les lois américaines permettent l’entrée hors quota de professeurs qui ont enseigné les deux années précédentes et auxquels un poste d’enseignement est garanti aux Etats-Unis. L’Emergency Committee in Aid of Displaced Foreign Scholars,[5] en grande partie financé par la Fondation Rockefeller, a aidé au transfert de quelques centaines de professeurs et leur installation. Parmi eux figurent dix prix Nobel de physique qui vont contribuer de manière significative à la défense des Etats-Unis pendant et après la guerre.[6]


En 1940 et 1941 un nombre important d’intellectuels en péril se trouvent immobilisés dans la sud de la France. Parmi eux de nombreuses personnes d’origine allemande peuvent être réclamées à tout moment par les Allemands et livrées par les Français aux termes de la Convention d’armistice. Beaucoup sont des réfugiés juifs. Il faut leur obtenir un permis de sortie de France, un visa de transit en Espagne et au Portugal ainsi qu’une place sur un navire. Et si ce n’est pas possible, on aura recours à une exfiltration illégale.


Une organisation sur place devient nécessaire. Le Comité américain de secours (CAS) s’installe à Marseille en août 1940. Il est financé par l’International Rescue Committee, créé par un groupe privé américain au début de l’été 1940. Le CAS sera dirigé pendant deux ans par l’entreprenant Varian Fry. Il est l’artisan infatigable de la fuite de la zone libre française de quelque 1 500 personnalités du monde scientifique, politique, religieux et syndical. Parmi eux, on citera les artistes Marc Chagall et Max Ernst, le poète André Breton, le sculpteur Jacques Lipchitz J, la harpiste Wanda Landowska, les écrivains Heinrich Mann, Lion Feuchtwanger et Franz Werfel, la philosophe Hannah Arendt. [7] 


Ces sauvetages sont certes admirables, mais ils posent une question fondamentale sur le plan moral. Dans son livre, Le chemin des Pyrénées, Liza Fittko relate une conversation qu’elle eut avec Varian Fry au cours de l’hiver 1940 : « Vous avez aidé des centaines de gens, et beaucoup d’autres mettent tous leurs espoirs en vous. Mais il y a aussi tous les autres : ceux qui ne sont pas célèbres, qui n’ont pas de relations. Et ils ne sont que trop nombreux, tous ceux que vous ne pouvez pas aider…En partant je pensais : je n’aimerais pas avoir le pouvoir de décider quelle vie doit être sauvée. »[8] Un chiffre donne l’immensité du nombre de ceux « qui ne peuvent être aidés ». Au 30 juin 1939, les consulats américains dans le Reich croulaient sous 309 000 demandes de visas.[9] 


Le Consul américain à Alger, Felix Cole, s’indigne dans une lettre datée du 26 octobre 1940 au State Department : « Un intellectuel vaut-il plus qu’un travailleur, ou un petit marchand, qui a laissé derrière lui ses quelques pauvres possessions (...), qui doit tout recommencer et auquel on refuse (l’accès aux Etats-Unis) (...), alors qu’un professeur d’université est le bienvenu et soutenu parce que son éducation, sa parole et son écrit de qualité impressionnent les riches ? »[10]


Ce problème de choix dramatique s’est souvent posé. Du fond du ghetto de Varsovie, Emmanuel Ringelblum décrit les limites d’une politique de secours et l’alternative morale angoissante qui en résulte. N’est-il pas rationnel, disait-il, lorsque l’on sait que les secours sont insuffisants pour un sauvetage général, de s’efforcer de « sauver un certain nombre d’individus sélectionnés pour leur productivité et leur niveau intellectuel ? ( ...) Mais alors pourquoi des travailleurs et artisans, des gens de mérite qui furent productifs, et que seuls la guerre et le ghetto ont privés de leur capacité de production, seraient jugés inutiles, la lie de la société, candidats aux charniers ? On reste confronté à un dilemme tragique : (...) allons-nous donner une seule cuillère pleine à chacun avec le résultat que personne ne survivra ? Ou allons-nous donner suffisamment à quelques-uns pour qu’ils puissent survivre? »[11]


Ringelbaum à Varsovie ne peut pas augmenter le volume des secours. Il n’a aucune porte de sortie à la crise qu’il vit. A Washington, Roosevelt n’aurait-il pas dû accueillir tous les réfugiés européens de bonne foi dont la vie était en danger qui sollicitaient un visa pour la liberté. Il avait les moyens d’éviter une discrimination moralement difficile à accepter.


Pendant ces deux années qui ont précédé la Shoah, l’Amérique est neutre. Un pays de 130 millions d’habitants peut bien recevoir quelques dizaines de milliers de personnes en péril. Refuser un visa à une personne dont la vie est menacée, c’est la condamner à une mort lente ou rapide probable. Il s’agit d’un refoulement bureaucratique à distance, sans le face à face de la frontière, mais aux mêmes conséquences. Après la guerre, nombre d’historiens américains reprocheront aux neutres d’Europe ces refoulements hautement condamnables. Ils oublieront opportunément les turpitudes de leur propre pays.

 

 

Copyright Marc-André Charguéraud. Genève juin 2011


Trouvez sur mon blog : La Shoah revisitée (http://la.shoah.revisitee.org) d’autres articles récemment publiés.

 

 

[1]FRIEDMAN, Saul S. No Haven for the Oppressed: United States Policy toward Jewish Refugees 1938-1945, Detroit, Wayne University Press, 1973, p. 124.

[2] Grande encyclopédie Larousse, Librairie Larousse, Paris, 1984, Tome 10, p. 215.

[3] DIVINE Robert A. American Immigration Policy, 1924-1952, Yale University Press, New Haven, 1957, p. 102, note 47.

[4] Ibid. p. 103.

[5] Comité d’Urgence pour aider des professeurs étrangers déplacés.

[6] MORSE Arthur D. While Six Millions Died : A Chronicle of American Apathy, New York, Random house, 1968, p. 293.

[7] Ibid. p. 295

[8] GRYNBERG Anne, Les camps de la honte : Les internés juifs des camps français, 1939-1944, Editions de la Découverte, Paris, 1991, p. 193.

[9] CHARGUERAUD Marc-André, Tous coupables ? Les démocraties occidentales et les communautés religieuses face à la détresse juive, 1933-1940, Labor et Fides / Ed. du Cerf, 1998, p. 204.

[10] BREITMAN Richard , KRAUT Alan, American Refugee Policy and European Jewry , 1933-1945, Bloomington, Indiana University Press, 1987, p. 133.

[11] RINGELBLUM Emmanuel, Chronique du Ghetto de Varsovie, Laffont, Paris, 1959, p. 283.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 13:31


 

Un peu de vraie histoire !

 

Peut-être une aide pour que les "réfugiés" palestiniens comprennent d'où viennent leurs aïeux !

 


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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 13:43

Plus de 100 analyses sur le sujet

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Les réalités qui mènent la vie dure au mythe palestinien - Pèlerins et voyageurs témoins du déclin en Palestine au 19/20ème siècle - C.Tencer

pour © 2011 www.aschkel.info

Qui sont ces Palestiniens?
Qui sont ces gens qui prétendent être les propriétaires de la terre sainte?
Quelle est leur histoire?
D'ou viennent-ils?
Comment sont-ils arrivés jusqu’au pays qu’ils appellent Palestine?
On affirme sur les ondes de radios officielles que les Palestiniens vivent en Eréts depuis des centaines, si ce n’est des milliers d’années.
Pourtant et curieusement, dés qu’on leur demande de démontrer historiquement, l’ancienneté de leur présence  la plupart des chaînes et des sociétés de presse sont incapables de trouver des traces remontant au delà du début du 20ème siècle

La suite  ICI

Lire aussi > Mythes, mensonges et réalités sur la Palestine - Jean-Marc MOSKOWICZ


Pèlerins et voyageurs témoins du déclin en Palestine au 19 et 20ème siècle

Par Claude Tencer 

 

Pour les plus connus

Mark Twain "On ne peut trouver de mots pour décrire la désolation qui règne ici Même l’imagination la plus féconde ne pourrait la peupler de vie et d’animation. Nous sommes parvenus à Tabor et nous n’avons rencontré aucune âme qui vive sur notre chemin". Le consul britannique de Palestine rapportait en 1857 que "Cette terre est en majeure partie vide d’habitants; Par conséquent, le recours le plus urgent est de la peupler d’habitants."

 

Chateaubriand, dans son (Itinéraire de Paris à Jérusalem Paris.1811), la description de Jérusalem de 1806 montre une ville à l'abandon : " les maisons de Jérusalem sont de lourdes masses carrées, fort basses, sans cheminées et sans fenêtres ; elles se terminent en terrasses aplaties ou en dômes, et elles ressemblent à des prisons ou à des sépulcres... A la vue de ces maisons de pierre, renfermées dans un paysage de pierres, on se demande si ce ne sont pas là les monuments confus d'un cimetière au milieu d'un désert. Entrez dans la ville, rien ne vous consolera de la tristesse extérieure : vous vous égarez dans de petites rues non pavées, qui montent et  descendent sur un sol inégal, et vous marchez dans des flots de poussière, ou parmi des cailloux roulants. Des toiles jetées d'une maison à l'autre augmentent l'obscurité de ce labyrinthe."

 

Une vision catastrophique d'une économie détruite : " des bazars voûtés et infects achèvent d'ôter la lumière à la ville désolée; quelques chétives boutiques n'étalent aux yeux que la misère; et souvent ces boutiques mêmes sont fermées dans la crainte du passage d'un cadi. Personne dans les rues, personne aux portes de la ville."

 

La description des peuples vivant à Jérusalem, sous domination musulmane, est encore plus affligeante : " au milieu de cette désolation extraordinaire, il faut s'arrêter un moment pour contempler des choses plus extraordinaires encore. Parmi les ruines de Jérusalem, deux espèces de peuples indépendants trouvent dans leur foi de quoi surmonter tant d'horreurs et de misères. Là vivent des religieux chrétiens que rien ne peut forcer à abandonner le tombeau de Jésus-Christ, ni spoliations, ni mauvais traitements, ni menaces de mort."

 

Les Juifs ne manquent pas de surprendre Chateaubriand : "tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple, voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des autres habitants de la cité. Objet particulier de tous les mépris, il baisse la tête sans se plaindre ; il souffre toutes les avanies sans demander justice... Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère... Ce qu'il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem et rien ne peut l'empêcher de tourner ses regards vers Sion... Il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée, esclaves et étrangers dans leur propre pays. Ecrasés par la croix qui les condamne et qui est plantée sur leurs têtes, cachés près du temple, dont il ne reste pas pierre sur pierre, ils demeurent dans leur déplorable aveuglement...un petit peuple dont l'origine précéda celle des grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici. Et qu'y a t-il de plus merveilleux, même aux yeux du philosophe, que cette rencontre de l'antique et de la nouvelle Jérusalem au pied du Calvaire."

 

 

Constantin-François Volney entreprend son voyage au Moyen-Orient où il séjourne de 1783 à 1785 (Voyage en Syrie et en Egypte 1783-1785, Paris 1787). Inspiré par les idées des philosophes, sa passion est d'établir la vérité sur le passé et le présent. Il écrit : Jérusalem "présente un grand exemple de la vicissitude des choses humaines : à voir ses murailles abattues, ses fossés comblés, son enceinte embarrassée de décombres, l'on a peine à reconnaître cette métropole célèbre qui, jadis, lutta contre les empires les plus puissants". "On s'étonne encore plus de sa fortune en voyant sa situation : car, placée dans un terrain scabreux et privée d'eau, entourée de ravines et de hauteurs difficiles, écartée de tout grand passage, elle ne semblait propre à devenir ni un entrepôt de commerce, ni un siège de consommation ; mais elle a vaincu tous les obstacles, pour prouver sans doute ce que peut l'opinion maniée par un législateur habile ou favorisée par des circonstances heureuses. C'est cette même opinion qui lui conserve encore un reste d'existence : la renommée de ses merveilles, perpétuées chez les orientaux, en appelle et en fixe toujours un certain nombre dans ses murailles ; musulmans, chrétiens, juifs, tous sans distinction de secte, se font un honneur de voir ou d'avoir vu  la ville sainte et noble, comme ils l'appellent."

 

Décrivant les pèlerinages Musulmans Volney note qu' "une foule de pèlerins de tout âge et tout sexe" se rend à Jérusalem, "on en portait le nombre en 1748 à deux mille têtes", "mais, il faut convenir que ce zèle est un peu ruineux, puisque le plus simple pèlerinage coûte au moins quatre mille livres, et qu'il en est souvent qui, au moyen des offrandes, se montent à cinquante et soixante mille... Chaque pèlerin... doit une entrée de dix piastres" pour pénétrer dans les Lieux Saints, "plus un droit d'escorte", verser des "droits sur la sortie d'une denrée particulière à Jérusalem".

Le seul prestige de la ville est son patrimoine architectural, témoin du passé, elle n'a aucun rayonnement politique ou administratif, elle est "une dépendance de Damas", ce n'est qu'une petite ville dont "le nombre de ses habitants se monte à douze ou quatorze mille âmes".

 

 

Lamartine (Voyage en Orient 1832-1833) omme tous les autres pèlerins ou voyageurs, Lamartine monte vers Jérusalem, pétri d'enthousiasme, il est saisi par la beauté du site : " l'horizon s'ouvre...et laisse voir tout l'espace qui s'étend entre les derniers sommets de la Judée... et la haute chaîne des montagnes d'Arabie. Cet espace est inondé...de lumière...l'oeil ne distingue plus rien que cet espace éblouissant et si semblable à une vaste mer... La ville, ainsi portée et présentée sur son plateau large et élevé semble encore briller de toute l'antique splendeur".

Mais la ville n'est qu'illusion, le mythe s'efface devant une bien triste réalité : "c'est la vision la plus éclatante que l'œil puisse avoir d'une ville qui n'est plus ; car elle semble être encore, et rayonner comme une ville pleine de jeunesse et de vie ; et cependant si l'on y regarde avec plus d'attention, on sent que ce n'est plus, en effet, qu'une belle vision de la ville de David et Salomon." "Les murailles sont coupées de trois portes de ville, dont deux sont murées et dont la seule ouverte devant nous semble aussi vide et aussi déserte que si elle ne donnait entrée que dans une ville inhabitée... Aucun bruit ne s'élève de ses places et de ses rues ; il n'y a plus de routes qui mènent à ses portes... Personne n'entrait, personne ne sortait ; le mendiant même n'était pas assis contre les bornes, la sentinelle ne se montrait pas sur le seuil ; nous ne vîmes rien, nous n'entendîmes rien ; le même vide, le même silence à l'entrée d'une ville de 30 000 âmes, pendant les douze heures du jour, que si nous eussions passé devant les portes mortes de Pompéi et Herculanum !"

Dans la même lignée du nationalisme, alors que les premiers écrits sionistes sont connus, Lamartine s'enflamme : "un tel pays, repeuplé d'une nation neuve et juive...serait encore la terre de la promission aujourd'hui, si la Providence lui rendait un peuple, et la politique du repos et de la liberté".

"A l’extérieur des portes de Jérusalem, nous n’avons pas rencontré âme qui vive et nous n’avons entendu aucune voix humaine" 

 

Flaubert se rend à Jérusalem, en août 1850. Il fournit une description journalistique détaillée, mais tout aussi négative. "Voilà le troisième jour que nous sommes à Jérusalem, aucune des émotions prévues d'avance ne m'y est encore survenue... Jérusalem est un charnier entouré de murs; la première chose curieuse que nous y ayons rencontrée, c'est la boucherie... ça puait très fort, c'était beau comme franchise de saleté... Dans la ville sainte, la première chose que nous y vîmes, c'est du sang".

Flaubert souligne la même chape de silence, le même effondrement économique: "Tout était silencieux, nous n'entendions pas de bruit, personne ne passait...les devantures des boutiques semblent rongées par la poussière et quelques unes tombent en ruines... Ruines, partout, ça respire le sépulcre et la désolation". (Extraits des Notes de voyages T1 Italie Egypte Palestine Moyen-Orient - Œuvres complètes. Paris 1910)

Au milieu du XIXème siècle, Jérusalem est-elle une ville fantôme, une ville morte, où ses habitants ne survivent que par leur foi religieuse ou par les bénéfices des pèlerinages ? Jérusalem n'est plus qu'un souvenir mystique, une référence allégorique, où la communauté religieuse dominante ne rêve que d'escroquer les autres, de les dévaloriser, voire de leur extirper leurs racines.

 

Herman Melville,en 1857 est frappé par : "l'effet d'être escroqué à Jérusalem", par "une ville assiégée par l'armée des morts...à l'air renfermé". Il décrit : "l'insalubrité d'une si petite ville renfermée dans ses hauts murs obstruant toute ventilation, repoussant le matin et hâtant le crépuscule malsain". "La couleur de toute la ville est le gris qui te regarde comme l'oeil froid et gris d'un vieillard macabre". "Nul pays ne dissipera plus rapidement les prévisions romantiques que la Palestine, Jérusalem avant tout. La désolation du pays est-elle le résultat de l'étreinte fatale de la divinité ?" "Jérusalem semble exprimer la finalité de la chrétienté, comme si elle était la dernière religion du monde". "Dans le vide de l'antiquité inanimée de Jérusalem, les Juifs émigrants sont comme des mouches qui ont élu résidence dans un crâne". Ainsi, même l'accélération des migrations vers Jérusalem ne laisse à Melville, aucun espoir sur l'avenir de la ville.

 

 

George Robinson, (Voyage en Palestine et en Syrie. Paris 1838) fournit une vision presqu'aussi négative en août 1830, que celle de Chateaubriand : "les faibles pulsations de cette ville qui s'éteint sont à peine sensibles... on peut parcourir pendant un jour entier les quartiers... de la ville sans rencontrer une créature humaine... Les bains" sont " le seul endroit de Jérusalem où l'on trouve quelques signes de vie."

 

Robinson souligne la même misère, la même atonie du commerce : "les marchandises exposées en vente sont d'une qualité inférieure". "J'incline à croire que la population fixe de Jérusalem ne s'élève pas au-delà de 12 000 âmes, peut-être n'atteint-elle pas ce chiffre. Sur ce nombre, les deux tiers sont musulmans ; l'autre tiers se compose d'environ 2500 juifs et d'à peu près 1500 chrétiens de diverses communions". Robinson décrit la même situation d'exclus des Juifs : "assurément la partie la plus intéressante de la population de Jérusalem. Ici, comme dans toutes les villes d'Orient, ils sont relégués dans un quartier séparé... leurs maisons ont une apparence misérable". Robinson se fait l'écho de Chateaubriand : "la vue de ce peuple opprimé, condamné à vivre esclave et étranger sur une terre qui lui appartient légitimement a quelque chose d'affligeant". Quant aux Musulmans : " de même que dans toutes les villes purement religieuses, les mahométans se font remarquer par leur intolérance et leur fanatisme".

 

Renan (La vie de Jésus - 1863) "Jérusalem est aujourd'hui une ville de pédantisme et d'acrimonie, de disputes et de haines, de petitesse d'esprit". 

 

de Vogué (le Vicomte Eugène-Melchior)  (Syrie, Palestine, Mont Athos - Voyage aux pays du passé Paris 1876) évoque en 1872 : "la désolation de son aspect matériel et la tristesse de ses abords", "le commerce, le luxe, l'industrie, ces grands soucis de toute agglomération d'hommes, n'existent ici que pour les nécessités premières et les objets de piété. L'agriculture est dérisoire". "Mais du cadavre qui gît dans ce tombeau, l'âme a survécu", l'élément "qui s'est maintenu à Jérusalem, c'est l'élément religieux... le plaisir est encore plus sévèrement banni que le travail de la cité sainte". Pourtant, Jérusalem a connu une expansion démographique "sur toute la population de Jérusalem qui se monte à 26 000 âmes environ, les Juifs comptent pour plus de la moitié, 14 000 âmes. Le reste se décompose comme il suit: Chrétiens 7000 ou 8000, Musulmans 4000 ou 5000. La plupart de ces derniers sont des Bédouins du désert ou des citadins arabes ; le surplus est fourni par les Turcs, fonctionnaires et soldats". Il souligne, comme presque tous les autres, que "les fils d'Israël nourrissent plus tous les autres des prétentions d'avenir et la persuasion d'une renaissance nationale", mais cette fois, la revendication est nourrie par l'éclosion du sionisme.

 

 

Pierre Loti (Jérusalem in Nouvelle Revue 15.12.1894 -1.3.1895), il note de son voyage d'avril 1894. "Nous nous en allons par les rues étroites, sinistres malgré le soleil, entre de vieux murs sans fenêtres faits de débris... A mesure  que nous avançons, tout devient plus en ruines, plus vide et plus mort". Ce que retient Loti de son voyage, c'est avant tout le charme de la Jérusalem musulmane ; son goût pour l'Orient, pour l'Islam explique sa vision partiale. Tout est mort, sauf le Haram as-Sharif : "où s'isole...ce beau palais bleu surmonté de sa coupole et de son croissant, la belle et l'incomparable mosquée d'Omar... la merveille de l'Islam. Quelle solitude, grandiose et farouche, les Arabes ont su maintenir autour de leur mosquée bleue !"

A lire également - Le Juif est décidément mal loti, Pierre ! par Charles-Etienne NEPHTALI

 

 

Eliezer Ben Yehouda (Le rêve traversé) : "celui qui n'a connu Jérusalem que récemment, ne peut imaginer l'aspect désolant de la place à l'entrée de la Porte de Jaffa, lorsque j'y arrivai... on ne découvrait que quelques masures misérables, lugubres, symbole de la ruine de la ville détruite". L'arrivée à Jérusalem pour Eliezer Ben Yehouda, se fait dans le cadre de la découverte de la Palestine, de l'accélération du mouvement sioniste : "je revenais à cette terre, comme un étranger, fils d'une terre étrangère, d'un peuple étranger. Je n'avais sur cette terre de mes pères, ni droit politique, ni citoyenneté. J'étais ici un étranger, un métèque... Peut-être, vraiment toute mon entreprise était-elle vaine et creuse, peut-être que mon rêve d'une renaissance d'Israël sur la terre ancestrale, n'était qu'un rêve qui n'avait aucune place au réel"

Ceci est le premier article d'une série qui fera l'objet d'un document

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:53

 

 

 

ISRAËL - Un site archéologique de la période du premier temple dévoilé à Jérusalem 
par Benjamin Katane
 

Un grand complexe, des ruines des murs de la ville d'Ophel, datant de l'époque du premier temple  a été inauguré ce mardi autour des murs du parc national de Jérusalem. 


Une inauguration mettant en avant l'une des fouilles les plus complètes autour de cette période. Le site est considéré comme la "porte des eaux" mentionnée dans la Bible. 

Il été mis à jour par le docteur Eilat Mazar, de l'Université Hébraïque de Jérusalem


Selon ses descriptions, le site abriterait des Mikvaot (Bains rituels), des salles de magasins, un tour de guet et des bâtiments royaux où les archéologues ont découvert des douzaines de grands pots en argile de différentes tailles. 


Mazar estime que les ruines avaient plutôt été bien conservées: des murs intérieurs ont même conservé leur hauteur originelle de cinq mètres. 


"Notre avenir réside dans le fait que nous pouvons reconstruire notre passé " a déclaré le maire de Jérusalem, Nir Barkat lors de l'inauguration du complexe archéologique. 


Avi Mashiah, qui a supervisé les efforts de conservations, a révélé que certaines poteries ont été noircies par les incendies de la destruction du premier temple. 


Ces fouilles ont également permis aux archéologues de mieux comprendre les méthodes de constructions utilisées à l'époque. 


L'excavation a été financée par Daniel Mintz et Meredith Berkman : 

"La première fois qu'un ami nous a présenté le docteur Mazar, il nous a emmenés ici. Nous avons d'abord cru à un tas de poussière et de ruines mais le docteur Mazar a souligné qu'il se pourrait qu'il s'agisse des restes des murs élevés par le roi Salomon. J'étais consternée"explique Meredith Berkman.


Un autre document a été dévoilé ce mardi. Il s'agit d'un fragment d'un ancien document écrit à Jérusalem. Les experts estiment que ce fragment écrit en forme akkadienne est la copie d'une lettre envoyée à un roi égyptien. 


"Lorsque c'est tangible, c'est plus simple pour comprendre les choses. Les gens croient ce qu'il y a dans la Bible mais ne comprennent pas qu'ils peuvent voir et toucher ces lieux" ajoute le docteur Maza

israel-infos

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 07:31

 

 

Nous remercions Jean Aikhenbaum pour cette sélection de texte très interessante

 

 

Quand les Juifs étaient des palestiniens à part entière

par Jean Aikenbaum

pour © 2011 www.aschkel.info


 

Henri Labroue, un radical socialiste antisémite 

 

L'HISTOIRE du peuple juif depuis la destruction de Jérusalem, en l'an 70 de notre ère, est couverte d'une nuit épaisse. De temps en temps, au détour d'une page, il arrivait que l'on trouvât quelques renseignements sur cette intéressante question. Mais, du moins en France et pour l'enseignement officiel, les Juifs avaient disparu brusquement de la surface du globe. Il restait bien des personnes de religion israélite » : ce n’était au fond, qu’une religion comme les autres, pratiquée par des français comme les autres.

 

M. Abel Bonnard a eu le désir de combler l’une des lacunes de notre enseignement officiel. Une chaire d'histoire du judaïsme a été créée en Sorbonne ; le premier titulaire est M. Henri Labroue ; (antisémite notoire député appartient au parti républicain et radical socialiste) celui-ci était particulièrement qua­lifié pour cette fonction, car il est un vieux lutteur de l'antiju­daïsme, il fit une campagne élec­torale contre Mandel ; élu député, il fut des quelques parlementai­res qui élevèrent la voix pour la défense française.

 

La Sorbonne fait de la résistance  

 

Sans doute, la vieille Sorbonne ne s'est pas laissé faire sans ré­sistance. Elle qui avait eu la gloire de posséder des Durkheim, des Mauss, des Lévy et des Cohen par poignées, elle ne pouvait pas renier aussi vite ses idoles de na­guère. Aussi le premier cours de M. Labroue, le 15 décembre, s'est-il fait sans bruit. On avait vu quelques articles dans les quotidiens, mais, à l'entrée de l'amphithéâtre Michelet, une garde veil­lait qui ne laissait entrer que ceux qui étaient reconnus comme véri­tables sorbonnards. M. le doyen Vendryès n'avait daigné ni se dé­ranger, ni se faire représenter; il était interdit de photographier. On avait oublié de prévoir un ser­vice d'ordre, de sorte que quel­ques assistants, qui se croyaient déjà sous l'occupation américaine, ont tenté de saboter le cours et qu'ils ont pu se retirer sans être envoyés immédiatement dans un camp de Juifs où ils auraient pu manifester à loisir leur amour du peuple étoilé....

 

Les Juifs ? une sous race métissée

 

La  race » juive est en réalité  une sous-race métissée par son long séjour en Palestine, au con­fluent de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. Mais elle a des caractère ethniques bien établis. M. Labroue décrit le faciès particulier du Juif : nez de forme convexe, lèvres charnues, yeux peu enfouis, enfoncés dans les orbites; les particularités anatomiques, telles que les cheveux crêpelés, les pieds plats, la prédominance du sang B, ou physiologiques, telle que la prédisposition au diabète, à la tu­berculose, au cancer, permettent de reconnaître le Juif.

Mais les particularités de la race juive ne sont pas seulement de caractère somatique. C'est ainsi que M. Labroue étudie à grands traits en quoi le religion juive, dont les livres de base sont les cinq livres de Moïse et le Talmud, diffère du christianisme ; on n'y trouve ni croyance à l'immortalité de l'âme, ni morale qui dé­passe la communauté raciale ; le prochain d'un Juif ne peut être qu'un autre Juif, et les autres peuples n'ont aucun droit : « Tous les peuples ont commis des crimes, écrit Voltaire; le peuple juif est le seul qui s'en soit vanté. »

M. Henri Labroue passe ensuite en revue les différents pays euro­péens dans lesquels les Juifs se sont montrés un ferment de révo­lution et de corruption. Plus que toute autre nation, la France, qui avait été la première à donner la qualité de citoyen aux Juifs, a eu à souffrir de leur travail caché. Après l'avènement du national-socialisme en Allemagne, ils se sont efforcés de faire de la France, de l'Angleterre et de l’U. R. S. S. les instruments de leur vengeance. C'est ainsi qu'est ve­nue la guerre actuelle.

 

Je suis partout 1942

 

 

 

« Les Nations autour du Saint Sépulcre » ? 

Prédicateur en quête d'un texte, peut-être m'armerais-je du verset du psalmiste : Fremuerunt gentes et poputi medilati sunt inania. (i)Les nations ont tressailli 
et les peuples ont conçu de vains projets. Mais non ; vous m'accuseriez d'avoir cherché une épitaphe pour l'oeuvre branlante de laSociété des Nations et d'avoir 
chargé mon réquisitoire de récriminations intempestives. 

Vouloir inscrire au compte d'une race, d'un peuple ou d'une religion la population de Palestine serait une chimère. Nous sommes auxpays bibliques ; une mosaïque 
y a droit de cité. 

S'il revenait, le Bédouin d'il y a vingt siècles ne se trouverait guère dépaysé dans la campagne jordanique. Même à Jérusalem, lequartier de Damas n'offrirait pas à ses yeux trop d'anachronismes. Plus qu'ailleurs, le juif —- Je juif palestinien, s'entend  estdemeuré figé dans les coutumes ataviques. 

La portion européenne tranche nettement sur le reste des habitants. L'homme d'Europe est catalogué d'après sa foi : le catholiqueest français, le protestant anglais, le schismatique est grec. Soit dit en passant, la même classification simpliste prévaut, à unenuance près, dans toute l'Asie, à Stamboul, dans les provinces balkaniques, à telle enseigne que lorsque d'aventure, le mandatairede la France ne fait pas profession de catholicisme, c'est une énigme qui se pose devant l'es- 
prit des habitants. 

Mélange de races, mélange de cultes, c'est la caractéristique de l'antique cité de David. Et c'est la blessure dont saigne toute âmecatholique qui l'aborde,

 

 

 

Revue catholiques des institutions et du droit 1921

 

Une extrême droite toujours antisémite qui ne dissimulait pas sa fascination pour le sionisme ! 

 

La nouvelle Jérusalem

 

Les véritables prophètes se sont les poètes. Il ne fait, en effet, aucun doute, que Lamartine a appelé de ses vœux le Sionisme quand il a écrit de la Galilée « qu'un tel pays, re­peuplé d'une nation jeune et juive... serait encore la terre de promission ». Les colonies d’Israël doivent une statue à l'amant d'Elvire.

Pour et qui est de Jean Racine, qu'on lui réserve, si l'on veut, une place à côté de M. Balfour et du docteur Herzl, il serait prématuré de lui élever un buste....

Ainsi la race que l’on croit la plus avide de nouveauté et qui paraît vivre dans une perpétuelle impatience du lendemain, ne fait que céder à son vieil instinct. Cela donne à réfléchir sur la valeur des pactes et des traités par quoi on prétend instaurer en politique un esprit nouveau. Qui peut dire, en effet, si, de tous les pactes, ce n’est pas le plus ancien, celui qui lia Abraham à l’Eternel, qui est le plus actuel ? 

 

Gardons-nous toutefois de trop généraliser. Avant de quitter l'université, j'ai causé avec un professeur, homme modeste, ennemi de la publicité et qui ressemble physiquement à un sage Chinois, dont il a aussi l'aménité et, dans une certaine mesure, la sagesse.

« L'idée du Sionisme, m'a-t-il dit, est de réintégrer l'antique patrie, afin que le peuple et l'esprit juifs puissent y reprendre le cours de leur vie naturelle, ce qui est impossible dans la diaspora ».

-- L'idée, dis-je, serait fort raisonnable si la Palestine n'était déjà occupée par les Arabes.

— Les Arabes, me répondit-il, n'y sont pas nombreux, 800.000 environ. Or il y a place pour plusieurs millions d'habitants : on en comptait six à sept millions au temps d'Hé­rode. Entre eux et nous d'ailleurs un modus vivendi serait déjà établi si la féodalité arabe, féodalité oppressive et qu'aucun service ne justifie plus, ne craignait pour ses intérêts. Ce sont les Cheiks qui conduisent la révolte. On peut vivre côte à côte sans s'aimer et sans s'égorger. Les Arabes, qui sont généralement pauvres, vivraient plus confortablement dans la patrie juive reconstituée. Ils bénéficieraient de notre civilisation, ils profiteraient de nos richesses. Notre ascendant s'étendrait lente­ment sur eux. Une constitution équitable assu­rerait leurs droits. Et l'Angleterre, qui ne quit­tera jamais la Palestine, jouerait, en cas de confit, le rôle de médiateur et d'arbitre.

-- Vous comptez, dis-je, sans la fierté des Arabes, qui égale votre orgueil, et vous parais­sez oublier, en dépit d'une longue épreuve, que les minorités ont toujours souffert du caprice des majorités.

— À nous, notre longue épreuve les garantit au contraire contre les excès de la force et du nombre, c'est ce qu'ils devraient comprendre.

 

 

Je suis partout 1937

 

Textes sélectionnés et mis en forme  par Jean Aikhenbaum -hstes

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 08:04

 

 

 

Bann C.E.NEPHTALI

 

C’était un 7 juin 

 - Un témoignage de Charles-Etienne NEPHTALI

pour © 2011 www.aschkel.info 

 

 

Je n’avais que 14 ans à l’époque, un peu plus d’un an après ma Bar Mitzva (*) et pourtant je me souviens encore parfaitement de cette effrayante nouvelle qui nous parvint à Rabat : des Juifs avaient été massacrés à Oujda (frontière algéro-marocaine) et à Djérada le 7 juin 1948……………………3 semaines après la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël !

 

Ce jour-là, sans raison particulière apparente, quoique…………………., des Arabes, en médina d’Oujda, assassinèrent 5 Juifs et un non-Juif, détruisant des boutiques et des maisons appartenant à des Juifs. La police n’intervint pas et des « mokhaznis », supplétifs marocains de la police, au lieu de défendre les victimes, se joignirent aux émeutiers.

 

Le même jour, à Djérada, ville minière à 50 kilomètres d’Oujda, d’autres émeutiers, ou peut être les mêmes d’ailleurs, assassinèrent 43 Juifs et en blessèrent 155 (hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés) dont un Rabbin (Moïse Cohen) et toute sa famille (sa femme et ses 5 enfants dont le plus jeune n’avait que quelques mois……………comme à Itamar).

 

Le pacha d’Oujda, qui assista aux obsèques des victimes, fut lui-même poignardé dans la grande mosquée par un des émeutiers assassins de ces malheureux Juifs.

 

Nous étions naturellement à l’époque du Protectorat et, malgré que le Général Juin, Résident Général de France au Maroc, se soit rendu à Oujda pour faire savoir à la population que justice serait rendue, l’Administration française ne fit rien……………….ou pas grand chose.

 

Ce massacre rappela aux anciens ce qui se passa à Constantine (Algérie) en 1934, année de ma naissance. Le 5 août, 28 Juifs (hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés) furent assassinés, des dizaines grièvement blessés, des maisons et boutiques juives saccagées.

 

Contrairement à ce que certains Juifs d’Afrique du Nord veulent bien croire, ou faire croire, surtout ceux qui conservent encore des « coutumes arabes » comme ces « you-you » qu’on peut entendre jusque (scandaleusement) dans des Synagogues » (**), les relations entre Juifs et Arabes furent émaillées de certaines émeutes similaires, certes moins graves que celles d’Oujda et Djérada, comme ce fut le cas par exemple à Mekhnès et Sefrou.

 

Ces dramatiques événements ne doivent cependant pas nous faire oublier la courageuse attitude du Sultan du Maroc (devenu le Roi Mohammed V après l’Indépendance du Maroc en mars 1956) pendant la sombre période de la collaboration de l’ex-maréchal Pétain avec les Allemands. Il (le Sultan) refusa en effet d’obéir aux ordres de Vichy qui voulait étendre au Maroc le statut des Juifs décrété en France. Mais aurait-il pu résister longtemps sans le débarquement américain au Maroc en novembre 1942, débarquement auquel s’opposa le Général Noguès, Résident Général de France ? Rien n’est moins sûr !

 

Le souvenir de ce sinistre 7 juin 1948 fut non pas oublié mais atténué par un autre 7 juin, en 1967 celui-là, au 3ème jour de la Guerre de Six jours, lorsque le Général Motha Gur, à la tête de ses parachutistes, arriva au Kotel (Mur occidental) et libéra Jérusalem.

 

(*) On disait couramment « communion » comme on disait « galette » et non « matsa », « calotte » et non « kippa », « Pâques » et non « Pessah »……………….

 

(**) Tout dernièrement encore, j’assistai à une Bar Mitzva et, tant à la Synagogue que dans la salle de fêtes, on pouvait entendre des « you-you », les mêmes que ceux que les femmes arabes poussent, joyeusement et hystériquement, dans les rues de Gaza, Ramallah ou d’autres villes arabes lorsque des Juifs israéliens sont assassinés. Souvenons-nous de ces horribles « cris » de joie de femmes arabes lorsque l’assassinat de la famille Fogel (Z’’L) fut connue !

 

Charles Etienne NEPHTALI

7 juin 2011

 

A lire les commentaires sur la page de Dafina interessants....

http://dafina.net/forums/read.php?52,120401,page=1

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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