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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:33

ISRAELVALLEY CULTURE ET TRADITION - LES 70 NOMS DE JERUSALEM : LE CHERCHEUR ZEEV VILNAÏ A RECUEILLI DANS SON LIVRE YEROUSHALAÏM BIRAT ISRAËL (JÉRUSALEM CAPITALE D’ISRAËL) PARU AUX EDITIONS AHIÈVÈ À JÉRUSALEM, PLUS DE 70 NOMS, PÉRIPHRASES ET DÉNOMINATIONS

JAN 201107

 

http://www.israelvalley.com/news/2011/01/07/29810/israelvalley-culture-et-tradition-les-70-noms-de-jerusalem-le-chercheur-zeev-vilnai-a-recueilli-dans-son-livre-yeroushala

 

 

Par Samuel Nathan
Rubrique: Culture et tradition
Publié le long

 

La ville de JérusalemLa ville de Jérusalem porte 70 noms en regard des 70 noms du D. d’Israël, selon la parole de nos sages. Le nombre élevé de noms qui ont été donnés à Jérusalem montre le statut particulier et l’importance qui la caractérisent en Israël et parmi les peuples de la terre.

Le nom « Yeroushalaïm » apparaît 656 fois dans les versets de la Bible, le plus souvent sous sa forme restreinte (sans le youd avant le mèm final) et trois fois seulement sous sa forme pleine. Dans des écrits encore plus anciens, on trouve le nom « Ourousamem » et aussi « Ourousalim ».

La source du nom Yeroushalaïm n’est pas connue mais les explications du mot sont nombreuses. On pense que l’origine du nom se trouve dans les mots Yerou (il a fondé) et Chalem (nom du D. du lieu), c’est-à-dire : le D. des origines, Chalem a fondé la ville. Dans le passé, on a pensé que l’origine du nom était Ir Hashalom, la ville de la paix. Les récits talmudiques (la aggadah) ont pensé que le nom était construit à l’aide des deux mots Yiré et Chalem. Une autre aggadah dit que la source du mot réside dans le mot yeroushah (héritage). Jérusalem est l’héritage de D. Et d’aucuns disent : yerousha leolam, c’est-à-dire « héritage pour toujours », en d’autres termes : Jérusalem est l’héritage du peuple d’Israël pour toujours.

Le nom de la ville de Jérusalem est passé dans toutes les langues du monde. Les Grecs l’ont appelé Yerousalima ou Irosalima et y ont vu le mot « Iro » qui, pour eux, signifie « sainte ». Les Arabes appellent la ville Alqouds qui veut dire « le saint », et aussi Oursalim.

Le chercheur Zeev Vilnaï a recueilli dans son livre Yeroushalaïm birat Israël (Jérusalem capitale d’Israël) paru aux Editions Ahièvè à Jérusalem, plus de 70 noms, périphrases et dénominations en hébreu pour désigner la ville, sans compter les noms dans les autres langues. En voici quelques-uns : Shalem, Tsion, Yevous (ancien nom de Jérusalem), Ir David, HaÏr, Ariel, Ir Elokim, Ir hakodesh, Har hakodesh, Kedosh Israël, Kiriat moëd (cité de réunion), Ir Yehouda, Ir hatsedek, Ir haémeth, Ir kivrot avot (ville des tombes des pères), Ir houbra yahdav (ville de l’harmonieuse unité), Ir hayona (ville de la colombe), Kiriat meleh rav (cité du grand roi), Kiriat Hana David (cité où David a campé), Kiria néemana (cité fidèle), Kiria aliza (cité joyeuse), Yefé nof (beau paysage), Rabati am (la très populeuse), Rabati bagoyim (grande parmi les peuples), Nevé shaanan (résidence paisible), Aaliva, Heftsiva (la désirée), Nahala (héritage), Haïm (vie), Guila (allégresse), Eyn haolam (œil du monde), Or haolam (lumière du monde), Beth El (maison de D.), Ir shel zahav (ville d’or),

Jérusalem, ville une et singulière aux noms et aux aspirations plurielles.

Article de Tsipi Mazar paru dans le « Chaar lamathil » n°1493 du 27 mai 2008 page 14
traduit et adapté par

Samuel Nathan

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:44

 

http://blog.alexandredelvalle.com/archives/362-a-Lire-un-livre-exceptionnel-dAlain-Vincenot-Les-larmes-de-la-la-Rue-des-Rosiers;-preface-par-Elie-Wiesel..html#extended

Mercredi, 5 janvier 2011

à Lire un livre exceptionnel d'Alain Vincenot: "Les larmes de la la Rue des Rosiers"; préfacé par Elie Wiesel.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 14:09

 

 

Dossier du mois DOCAS

Dossier - Immigration de masse des arabes des pays limitrophes vers la palestine juive de 1870  jusqu'en 1948.

 


Un documentaire réalisé d'après les textes du Dr Rivka Shpak LISSAK  , textes traduits par Dominique KAHTAN, introduits et documentés par Sacha BERGHEIM, coordonnés par Aschkel LEVY.

Pour © 2011  aschkel.info ,  © 2011 contrecourant1 et © 2011 lessakele  

Toute reproduction est autorisée à la seule condition de ne changer en aucun cas le texte.

Tout autre renseignement - Contactez la rédaction > Contact

PDF -  01-2011- Immigration arabe vers la Palestine 01-2011- Immigration arabe vers la Palestine



La revendication palestinienne qui présente les palestiniens comme le peuple autochtone de la Terre d'Israël ne repose sur aucun fondement historique.

La revendication juive en Palestine repose elle sur l'histoire : la Bible, fondatrice du lien avec la Terre d'Israel, la présence continue en dépit des occupations successives, la légitimité d'un pays refuge, la lutte contre les persécutions sous la domination islamique.

La revendication arabo-musulmane, de son côté, s'appuie – en direction des populations musulmanes – sur la religion (la terre d'islam incessible depuis la conquête) et le nationalisme (l'identité arabe commune) et – en direction de l'audience occidentale – sur la démographie historique et les « droits de l'homme » revisités.

Cette théorie politique est illustrée par exemple Justin McCarthy qui écrit:

« La grande majorité des résidents palestiniens en 1947 sont les enfants de ceux qui vivaient avant que l'immigration juive moderne ne commence. Il n'y a aucune raison de croire qu'ils ne seraient pas les enfants des Arabes ayant vécu en Palestine durant des siècles. »

L'immigration récente arabe: un tabou?

De façon générique, les principales motivations à l'immigration arabe en Palestine peuvent être religieuses ou culturelle mais elles sont surtout économiques.

La croissance économique consécutive à l'immigration juive, l'arrivée de capitaux, l'industrialisation sous l'impulsion juive et l'introduction de techniques modernes (notamment dans l'agriculture) ont modifié radicalement les conditions de vie dans la région, marquée depuis la réforme foncière ottomane par une paupérisation accrue de la paysannerie et l'abandon de régions telle que la vallée du Yezreel.


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Photo industrie pharmacie juive Ramat Gan

La productivité agricole arabe dans les années 1930 avant l'insurrection est deux fois plus élevée en Palestine que dans les pays voisins (étude de Fred. Gottheil) et le revenu moyen supérieur entre 60 et 90% à celui des paysans égyptiens, syriens ou iraqiens.

De la même façon, les indicateurs de développement structurel (comme le capital, les exportations, la consommation d'électricité,..) se fait sous l'impulsion unique des l'immigration juive.

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Photo centrale hydro-electrique Rutenberg de Naharayim

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Centrale electrique près du Yarkon 1938

 

Les études du démographe U.O. Schlmelz sur les registres civils de 1905 à Jérusalem et Hébron indiquant notamment le lieu de naissance ont démontré clairement l'importance de l'immigration dans l'accroissement de la population.


Ces mouvements migratoires concernant pour moitié des migrations internes, tandis que l'autre moitié provenait d'autres pays: 43% d'Asie, 39% d'Afrique (Egypte, Afrique du Nord surtout), 20% de Turquie.


Schmelz en conclut que « la croissance de la population, qui est au dessus de la moyenne dans les villages arabes autour de Jerusalem (avec sa majorité juive) se poursuit jusqu'à la fin de la période mandataire, [dû] comme cela s'est produit ailleurs en Palestine autour des villes dans des secteurs à forte population juive. »

Dans le contexte  des années 1970, Robert Bachi présice qu'entre 1800 et 1914, « la population musulmane connaît un accroissement moyen très rapide, de l'ordre de 6 à 4 ppm, ce qui peut être comparé avec l'estimation de 4 ppm des pays dits sous-développés (Asie, Afrique, Amérique latine) entre 1800 et 1910 » et ajoute « qu'une part de l'accroissement de la population musulmane est dûe à l'immigration ».

Ce fait est contesté par une école politisée de démographes dont fait partie Justin McCarthy.

En 1935, un rapport britannique à la Société des Nations (Report by His Majesty's Government in the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland to the Council of the League of Nations on the Administration of Palestine and Trans-Jordan for the Year 1935) relevait que « 1557 personnes, incluant 565 Juifs qui ont été interpellés en cherchant à entrer illégalement dans le pays, ont été condamnné à l'emprisonnement et leur expulsion recommandée. » Soit une proportion deux fois plus importantes d'arrivée de migrants Arabes.

L'exemple de l'arrivée d'une immigration en provenance du Hauran syrien est évoqué ici.

Le gouverneur du Sinai écrit ainsi en 1937:

« L'immigration illégale ne venait pas seulement du Sinai, mais aussi de Transjordanie et de Syrie, et il est très difficile de s'occuper de la misère des Arabes (de Palestine) si en même temps on ne peut empêcher leurs compatriotes des pays limitrophes de partager la misère ici. »

Gouverneur du Sinai, C.S. Jarvis, "Palestine," United Empire (London), 28 (1937): 633.

ou encore pour les arabes de Syrie

L’arrière-grand-père du chef d’état syrien actuel, écrivaient en juin 1936 au Président du conseil français.

 

Qu’écrivait l’arrière grand père de Bashar Al Assad ?

 

« Ces braves juifs ont apporté la civilisation et la paix aux arabes musulmans, et ils ont dispensé l’or et la prospérité sur la Palestine sans dommage à quiconque et sans rien prendre par la force. Malgré cela, les musulmans ont déclaré la guerre sainte contre eux et n’ont pas hésité à massacrer leurs enfants et leurs femmes (...) Ainsi un destin terrible attend les Juifs et les autres minorités dans le cas ou les mandats seront annulés, et ou la Syrie musulmane sera réunie avec la Palestine musulmane ».

http://www.aschkel.info/article-l-annee-1920-porte-un-nom-maudit-dans-les-annales-arabes-elle-est-appelee-annee-de-la-catastrophe-a-ma-al-naqba-53472291.html

La difficulté à chiffrer la part de l'immigration provient du fait qu'on ne dispose pas de chiffres viables sur lesquels estimer l'augmentation. La qualité est en effet compromise par la part des immigrants illégaux qui échappent à tout recensement.

Roberto Bachi souligne justement le manque dans les statistiques de la part illégale et non vérifiable: « Une analyse détaillée [...] montre que les mouvements légaux constituent une petite fraction du totale de la population musulmane. » La question est aujourd'hui identique avec la quantification démographique de la présence des « clandestins » en Europe dont les experts souligent qu'elle est largement sous-estimée par rapport aux chiffres officiels.

En se basant sur les recensements britanniques de 1922 et 1931 et en séparant les districts du futur Etat juif (et qui avaient une population juive majoritaire) des autres districts, la population arabe passe de 321 866 en 1922 à 463 288 en 1931 soit un accroissement de 141 422 habitants.

En appliquant un accroissement fort de 2,5% par an (à supposer qu'il soit réel et stable) à la population arabe de 1922, on arrive à 393 498, soit environ 70 000 habitants en moins, ce qui représente 49% de l'augmentation de la population arabe, et environ 15% de la population arabe totale de ces districts.

Pareil accroissement atteste du lien entre condition économique et mouvement migratoire et prouve la présence d'une immigration arabe non enregistrée officiellement.

Les fondements xénophobes de la vision d'une Palestine uniquement arabe.

Selon la version politiquement correct, la Arabes de Palestine seraient les descendants des premiers habitants, les Cananéens (bien qu'ils reprennent le nom d'un autre peuple venant de Grèce, les Philistins) et la présence juive attestée par l'archéologie notamment n'y jouerait évidemment aucun rôle.

Par analogie, appliquons ce même postulat à la démographie française: la parfaite identité entre Gaulois et Français contemporains est, unanimement, ridicule, mais aussi foncièrement raciste puisqu'il vise à séparer et exclure artificiellement l'autre, l'allochtone.

On connaît également les effets du pangermanisme dont la doctrine se fondait sur un postulat similaire: la continuité entre Germains antiques et Allemands modernes, le Lebensraum, la supériorité culturelle,...

Comme chacun le comprend, l'autochtonie palestinienne est un mythe xénophobe destiné à exclure toute altérité. D'abord les Juifs: c'est pour cela que la doxa antisioniste voit dans Israel une extension ashkénaze de l'Europe et omet sciemment toute l'histoire du sionisme sépharade.

Le christianisme oriental subit à son tour les assauts de cette théorie: l'Autorité Palestinienne n'hésite pas à réécrire l'histoire dans laquelle Jésus devient musulman...

Pour sortir de la logique de guerre idéologique dans laquelle l'antisionisme cherche à enfermer le débats, il convient de revenir vers l'analyse historique.

La conclusion est toute autre, comme le souligne le démographe Roberto Bachi qui indique que l'état des sources ne permet en aucun cas de conclure de façon catégorique : la Palestine est historiquement une terre de brassage dont l'histoire et la démographie ne suivent aucune ligne continue et qui prouve que l'identité palestinienne n'a aucune source démographique

La ligne de front idéologique passe par la guerre des chiffres: la composition prétendue de la population selon l'origine et la religion, l'immigration et l'accroissement naturel.

L'insularité de la Palestine arabe est absurde.

Pourtant, elle constitue bien la première et principale revendication contre toute présence juive. La Palestine ne forme aucune unité géographique imperméable aux mouvements migratoires. Trois éléments à prendre en compte:

  • ce n'est qu'avec l'arrivée des Britanniques et des Français que des frontières sont fixées entre Liban, Syrie, Jordanie et Palestine. Avant 1920, il ne s'agit que de districts et provinces ottomanes

  • ces frontières sont en réalité des zones d'influence et d'administration entre les deux puissances européennes : concrètement, on peut passer presque sans difficulté d'un pays à l'autre: le Mufti al Husseini, activement recherché par les Britanniques pour sa responsabilité dans de multiples assassinats, franchira ainsi les « frontières » de la Palestine et du Liban vers Beirut en 1937

  • la Palestine appartient à un ensemble géographique, la Syrie, le Levant qui ne connaît aucune séparation.

Mishmar-Ha-Yarden.-Sud-lac-huleh_-poste-frontiere-francais-.jpg

Photo frontières - 


Les seules mesures restrictives prises par les Ottomans (fin 19e siècle) et les Britanniques étaient d'ailleurs appliquées uniquement aux Juifs: ainsi, en 1920, les Britanniques ont instauré des quotas d'immigration juive, et ont demandé aux Français de bloquer l'entrée de Juifs par la Syrie et le Liban tout en autorisant sans aucune restriction l'entrée libre des Arabes en Palestine mandataire. [source:Public Record Office, Kew Gardens, UK Foreign Office, 371/20819]

Les quatre vagues de l'immigration des Arabes en Terre d'Israël

D'après Dr. Rivka Shpak Lissak:


Traduction Dominique KAHTAN


La plupart des Palestiniens sont arrivés en Terre d'Israël dès 1870 et ce jusqu'en 1948.


Rappel :


Les Arabes ont conquis la Terre d'Israël vers 632-640 A.D, alors sous l'emprise byzantine. Ils ont occupé le pays de 640 à 1099, année de la conquête du pays par les Croisés.

Tout au long de ces années, le pays se transforma en un champ de bataille pour les familles arabes; il dut subir les invasions des tribus bédouines qui pillèrent et massacrèrent la population, les byzantins aussi et autres envahisseurs qui voulaient occuper le pays. Les guerres détruisirent l’économie et le pays se vit déserté par une partie de sa population d'origine, chrétienne, juive et samaritaine.

Or les arabes, bien qu'immigrés dans ce pays, ne formèrent jamais la majorité de la population, comme l'a prouvé l'Etude Archéologique entreprise par M.Aviam. La situation économique et sécuritaire ne favorisait nullement l'immigration.

La première vague date du 7ème siècle, suite à l'occupation du pays par les arabes. La plupart des experts s'accordent pour dire que la composition de la population ne varia guère aprés la conquête byzantine. La majorité de la population se composait alors de Grecs -Orthodoxes, de chrétiens et de minorités: les Juifs et les Samaritains.

Quelques tribus de bédouins nomades vivaient dans le sud. Les Arabes s'installèrent dans des villes le long du littoral et dans maintes autres, telles Jérusalem et Tibériade. Les soldats qui conquirent le pays venaient des tribus de bédouins qui s’installèrent le long des frontières.

La deuxième vague débuta au milieu du 9ème siècle et se poursuivit jusqu'en 1099. Pendant toutes ces années, les tribus de bédouins venues des déserts d'Arabie, de Transjordanie, de Syrie, du Sinaï et d'Egypte envahirent le pays et pillèrent ses habitants.

Certains s'installèrent au nord de la Samarie ou dans d'autres lieux, aprés en avoir expulsé les paysans. Il n'existe pas d'archives; il est donc difficile d'évaluer le nombre d'arabes venus s'installer dans le pays pendant cette période. Toutefois, selon des données latines et archéologiques reprises par le prof. Roni Allenblum dans son étude du Royaume des Croisés, nous sommes à même de savoir que la population s'était installée dans le pays, regroupant religion et éthnie mais avec de petites enclaves aussi : le Nord de la Samarie devint arabe; le sud, Jérusalem et ses alentours se retrouva avec une majorité chrétienne, de même que la Galilée occidentale. La Galilée orientale était juive avec quelques enclaves chrétiennes et arabes. Quant aux villes le long du littoral, elles accueillirent une population mixte.

En 1099, lors de la conquête par les Croisés, les massacres contre les populations arabes conduisirent de nombreux survivants à prendre la fuite.

La 3ème vague débuta aprés l'occupation du pays par les Turcs (1516) pendant les 16ème et 17ème siècles. Arabes et Musulmans originaires de plusieurs pays vinrent s'installer dans le pays. Selon un recensement turc datant du 13ème siècle, il y avait alors plus de 300,000 habitants dans le pays, avec une majorité de musulmans. Mais la situation économique et le manque de sécurité humaine encouragèrent les départs, musulmans inclus.

Pendant le 18ème et la première moitié du 19ème siècle, le chiffre de la population alla s'amenuisant. Les touristes, les écrivains, les diplomates en poste à Jérusalem, venant d'Europe et des Etats-Unis trouvèrent et décrirent un pays abandonné par ses habitants et une terre en friche.

À partir de 1870: la 4ème vague

La dernière vague, la plus importante, débuta au milieu du 19ème siècle et se prolongea jusqu'à l'établissement de l'Etat d'Israël, en 1948. Arabes et Musulmans venus des pays islamiques entrèrent illégalement dans le pays pendant la domination turque d'abord, et britannique ensuite. Ils passèrent les frontières au nord, à l'est et au sud, à la recherche des emplois crées par le Mouvement Sioniste, les investisseurs juifs et le Mandat Britannique (1918-1948).

D'origine algérienne (venus de Syrie vers Safed), du Caucase (les Tcherkesses, fondant par exemple le village de Saruna avant de l'abandonner), de Jordanie comme les Bédouins fondant par exemple en 1920 le village de Taybe, Bosniaque vers Acre, d'origine turque (liés à la domination ottomane) ou Egyptienne, mais aussi arménienne ou grecque, l'immigration en Palestine s'accroît nettement avec l'essor juif: des régions entières qui étaient infestées par la malaria sont rendus fertile par le travail des pionniers: vallée de Yezreel, plaîne côtière, vallée de Huleh: c'est là qu'on trouvera les plus grande concentration de population.

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 travail dans les marais

Les régions habitées par les pionniers juifs ont offert des chances d'emploi, c’est- à-dire dans les régions habitées par les juifs; c'est ainsi que, de 1922 à 1944, la population arabe installée entre Tel-Aviv et Haifa passa de 10 000 à 30 000 habitants; la population arabe et musulmane du long du littoral, de Jaffa à la frontière égyptienne, augmenta de plus 200% entre 1922 et 1944.

De 1870 à 1948, on assista à un accroissement de la population arabe et musulmane de 270%, alors qu'en Egypte, le pays arabe avec le taux de naissances le plus élevé, l'accroissement de la population n'était que de 105%. Le recensement britannique en Palestine (nom conféré au pays par le Mandat Britannique) de 1931 révéla que plus de 50 langues étaient parlées au sein de la population arabe et musulmane. Vus le taux de mortalité infantile, l'espèrance de vie moindre, et le manque de services médicaux dans le pays, il était impossible d'atteindre un taux de naissance de 270%.

En résumé , la population arabe et musulmane qui comptait 250 000 âmes aux environs des 1880, dont un quart arrivés après 1831 d'Egypte, atteignit les 1 250 000 en 1948 avec un grand pourcentage de travailleurs immigrés.

Un rapport britannique de 1920 relevait à ce titre que « les peuples à l'ouest du Jourdain ne sont pas Arabes mais arabophones. La majorité de la population est composée de fellahin. [...] Dans le district de Gaza, la plupart sont Egyptiens; dans les autres, ils proviennent de différentes origines »

Tableau des régions d'origine des habitants musulmans de Jérusalem en 1931 (1931-Census)

Palestine

Syrie

Jordanie

Chypre

Egypte

Albanie

Arabie (Hejjaz)

Iraq

Yemen

Perse

Turquie

Tripoli

Ferghana

(Asie centrale)

Sous-continent indien

Indonésie

Algérie

Maroc

Tunis

Tableau des langues maternelles des habitants musulmans de Jérusalem en 1931 (1931-Census)

Albanais

Arabe + variantes dialectales

Turc

Bosniaque

Tcherkesse

Pashto

Hindustani

Sindhi dialectes indiens

Kurde

Dari

Farsi

Takruri

Russe

Azeri

Le cas de la plaine du Sharon: L'Immigration des Ouvriers Egyptiens en Israël pendant le Mandat Britannique

D'après Dr. Rivka Lissak Shpak


Traduction Dominique KAHTAN


Historique

Le Professeur Moshe Bayer de la faculté de géographie de l'université de Tel-Aviv, géographe de renommée mondiale, basa ses études, « L'immigration, facteur de croissance du village arabe en Israël » (Revue Economique, 1975) sur une enquête menée par le Gouvernement Mandataire dans les villages arabes, à laquellel il avait participé et qui comprenait des interviews des Mukhtars (chefs) de village pendant la période mandataire.


Comme la plupart des villages arabes du long de la côte méridionale avaient été détruits pendant la Guerre d'Indépendance, une deuxième enquête fut menée entre 1968 et 1978 dans les villages qui n'avaient pas été détruits lors de la guerre. L'étude se porta sur les mouvements migratoires des ouvriers et des fermiers démunis, venus d'Egypte, de Syrie, du Liban et de Transjordanie vers la Terre d’Israël sous le Mandat Britannique.

Un des thèmes de sa recherche portait sur l'immigration des ouvriers égyptiens pendant la période mandataire et leur implantation principalement le long des plaines côtières méridionales. Bien que des immigrants venus d'autres pays se soient aussi installés le long des plaines côtières, cet article se concentre sur ceux en provenance de l'Egypte.

Selon l'étude de Braver, une vague d'immigration de l'Egypte vers Israël arriva avec l'armée britannique, lors de sa conquête du pays, après sa victoire sur les Turcs en 1917-18. Elle se poursuivit jusqu'à la moitié des années 1940 (c'est-à-dire jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale).


Les ouvriers égyptiens, qui étaient au service de l'armée britannique, suivirent celle-ci jusqu' en Israël. L'immigration égyptienne fut aussi grandement influencée par la croissance de l'industrie juive des agrumes qui avait décuplé pendant les années 1920 et 1930 et nécessitait donc une plus grande main d'oeuvre. Les camps militaires britanniques érigés dans la région, les travaux de construction juifs et les travaux publics entrepris par le Gouvernement Mandataire et l'Agence Juive nécessitaient aussi des ouvriers. Les ouvriers égyptiens saisirent ces grandes opportunités d'emploi et vinrent s'établir sur la Terre d'Israël, le long des plaines côtières méridionales.

L'accroissement démographique dans les villages des plaines méridionales et côtières ne peut s'expliquer par la seule croissance naturelle, surtout si on tient compte des taux de mortalité infantile, de l'espérance de vie, et du niveau des services médicaux dans les villages arabes. Les immigrants égyptiens contribuèrent de façon signifiante à cet accroissement.

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Jordanie

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Jéricho début 1900 

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Turcs a nazareth 1903

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Cheick Mohamed Saleh et ses mercenaires.

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Juifs au travail Port de 'Haifa 1935 et Usine textile de Holon 1938

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Les juifs au travail - Rmat Gan conserve d'aluminium 1935 - Et une  Conserverie 1941

Le Professeur Bauer conclua que 1/3 au moins de l'accroissement démographique dans ces villages est dû aux émigrants venus d'Egypte.

De 1922 à 1944, la population de Bet-Dajan augmenta de 127%, celle de Yazour de 214%, celle de Salame de 476%, celle de Yavné de 203%, de Kubeiba ( prés de Réhovot) de 211% et à Fajjah, l'accroissement atteignit les 630% alors que Sawalme atteignit un record avec un accroissement de 1040%. Des chiffres semblables ont été enregistrés dans les autres villages arabes des plaines centrales et méridionales.

Carte population arabe region TA

Carte immigration

Le gouvernement mandataire mena une autre enquête dans plusieurs villages, en 1941, à laquelle le Prof. Bauer participa. Les enquêteurs interrogèrent les Moukhtars (chefs) qui confirmèrent que les villageois qui ne possédaient pas de terre dans le village, étaient des immigrants égyptiens venus s’installer dans les villages.

L'ancien Moukhtar de Yabne, enfui de Gaza en 1948, dans une interview à Gaza, aprés qu'Israël ait conquis Gaza en 1976, attesta que « dans son village, beaucoup d'égyptiens s'étaient établis à Yabne du temps des Britanniques. »

Les ouvriers égyptiens, qui, comme nous l'avons déjà mentionné, ne possédaient aucune terre, avaient l'habitude d'habiter à l'écart, dans leurs propres blocs de logements et établirent ainsi des quartiers d'immigrants dans ces villages.

Après la fondation et l'essor de Rishon leTsion, le village déserté de Sarefand el Kharib aux débuts des années 1880 est rapidement peuplé de bédouins et d'Egyptiens travaillant au village juif. Grasovsky notait qu'il y avait dix fois plus d'Arabes autour du village qu'il n'y avait de Juifs à Rishon leTsion. Sarefand Amar, Agar, Yadzur, Beit Dagon sont des villages créés à la suite des fondations de villages juifs.

En 1897, à Petah Tiqvah on comptait 2 600 habitants juifs, 600 résidents arabes et plus de 1 100 migrants, travailleurs temporaires arabes venus d'Egypte pour l'essentiel.

L'augmentation exponentielle de la population arabe provient essentiellement de l'immigration égyptienne

Le Prof. Bauer, en comparant les statistiques sur la croissance démographique naturelle dans les villages entièrement arabes de la région de Jénine, réfuta l'affirmation selon laquelle la poussée démographique dans les villages le long des plaines côtières était due à une croissance naturelle.

Entre 1922 et 1924, la croissance démographique variait de 50% à 80% ; les mouvements de la population étaient des moindres et le nombre des partants était comparable à celui des arrivants immigrés. Ce qui amena à la conclusion suivante: l'accroissement démograhique dans la région de Jénine était le résultat d'un accroissement naturel avec un taux de 70% comparé à celui allant de 119% à 1040% le long des plaines côtières.

Les résultats furent aussi comparés à ceux de la région de Naplouse et de Ramallah et aussi à ceux de la Syrie et du Liban. Les taux étaient identiques à ceux de Jénine et de ses alentours.

Le mouvement migratoire interne des Arabes concerne surtout Jérusalem, Jaffa, Haifa

L'étude envisagea aussi la possibilité que la croissance des villages des plaines côtières ait été due à une immigration interne des arabes des villages de la Galilée et de la Samarie qui seraient venus et se seraient installés dans les plaines côtières, à la recherche d'un emploi meilleur.

Or il a été établi que les habitants de la Samarie sont partis soit pour l'étranger, soit pour les villes de Jérusalem, de Haifa, et de Jaffa; mais trés peu ont déménagé vers les villages des plaines méridionales.

Une immigration antérieure à partir de l'Egypte vers la Terre d'Israël a fait l'objet d'une étude du Professeur Moshe Sharon, de l'Université Hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l'histoire des Bédouins (il a publié entre autres "les Bédouins en Terre d'Israël, sous l'Islam, 1988), et de Yussuf Suwa'ed, lui-même bédouin , qui publia un article en 1995 sur « La Domination des Cheiks Bédouins dans la Partie Nord de la Terre d'Israël »

.

Selon ces études, la tribu des Naddis d'Egypte immigra en 1914 dans la région de Gaza, et cette immigration contribua à la composition de la population des villes et villages, le long des plaines côtières pendant la période ottomane. Akkal et les hommes de sa tribu servirent le gouvernement ottoman mais le combattirent aussi, et prirent le contrôle de la Galilée pour un temps.


De 1832 à 1840, la Terre d'Israël fut gouvernée par Muhammad Ali, le vice-roi d'Egypte et par son fils, Ibrahim Pacha. Durant toutes ces années,les immigrants venus d'Egypte, des paysans en majorité, colonisèrent dans différents endroits: Beisan, Naplouse, Irbid (en Transjordanie), Acre, Gaza, Jaffa qui comptait en 1844 d'après les estimations 8 000 Egyptiens sur un total de 13 000 habitants.

En conclusion, en s'appuyant sur ces faits, il semble raisonnable et logique d'affirmer que la majorité de la population arabe du long des plaines côtières d'Israël est originaire d'Egypte. Les réfugiés Palestiniens de la bande de Gaza sont bien ces mêmes Egyptiens, leurs enfants et leurs petits-enfants.

En remontant, ne serait-ce que 5 générations en arrière le monde serait stupéfait de découvrir la réalité au sujet des arabes vivant dans cette région.

Les familles de bédouins qui s'étaient fait une spécialité durant le mandat britannique de passeurs de main-d'oeuvre d'Irak, d'Egypte ou de Syrie auraient tellement de choses à raconter. D'ailleurs les registres des britanniques sont là pour le prouver, le grand-père même de l'actuel président syrien Al-Assad ayant du faire face à une famine terrifiante avait laisser partir des dizaine de milliers de personnes.

Ceux-la même qui se revendiquent aujourd'hui 'Palestiniens"

Rappel les arabes de cette région se font appeler 'palestiniens" depuis 1964 - de l'article - http://www.aschkel.info/article-les-habitants-de-gaza-tentent-desesperement-de-prouver-qu-ils-sont-egyptiens-60260992.html

Puisque les réfugiés Palestiniens ("Palestiniens", c'est ainsi que se définissent les arabes, mais depuis les années 1960 seulement) étaient originaires du territoire de l'Etat juif, il serait logique d'affirmer et de rappeler que nombre de ces soi-disant Palestiniens sont de fait des arabes et des musulmans venus des pays arabes et musulmans.

La revendication palestinienne qui présente les palestiniens comme le peuple autochtone de la Terre d'Israël ne repose sur aucun fondement historique.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 09:22
Pederzoli, la suite

 

http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Do-428674773

(Mise à jour 4 janvier 2011)

Nous avons promis de vous tenir régulièrement informés de la suite de ce qu'il faut bien appeler maintenant l'Affaire Pederzoli. 

Contrairement à l’usage, qui aurait voulu que cela se passe en décembre 2010, Catherine Pederzoli est passée en conseil de discipline ce lundi 3 janvier à 8 h du matin. Il était prévu, avant la mesure conservatoire dont elle a fait l’objet, qu’elle reprenne ses cours à 10 h. 

L’administration de l’Éducation Nationale a de bien curieuses manières de considérer ses professeurs. 

Cela signifie que Catherine, avant ce conseil de discipline ignorait tout de sa nouvelle affectation à deux heures de la reprise de ses cours. 

Primo a fait un appel pour soutenir ce professeur, injustement accusé de plusieurs méfaits et troubles au sein de ce grand ministère. 

Vous avez été nombreux à répondre à notre appel, souvent pour nous encourager, nous dire Bravo, parfois en faisant un don pour soutenir cette action. 

Résumons les faits : 

Notre amie Catherine organise, dans le cadre de son enseignement et donc du mandat qui lui a été confié, des voyages à visée pédagogique, dans les camps d’extermination. 

Catherine Pederzoli a été mise à pied, par mesure conservatoire, pour une période de 4 mois, par le recteur de Nancy pour avoir utilisé, dans la construction de ses projets pédagogiques, le mot « Shoah » en lieu et place du mot « génocide », plus politiquement correct.

Ce pinaillage intellectuel est inique pour ceux et ils sont encore nombreux, qui pensent que la Shoah a et aura toujours un caractère exceptionnel. 

Mais nous pensons que cette tentative de jeter le discrédit sur une professeure pour cette raison précise en cache d’autres, plus inavouables. 

Un tel acharnement contre une enseignante isolée n’est pas compréhensible sauf à penser qu’il s’est élaboré, au fil des mois, une complicité tacite, parfois involontaire, entre acteurs de l’éducation nationale, surtout du côté de l’inspection académique. 

Comme le relève le député Jean-Pierre Brard, particulièrement actif dans cette affaire, un rapport remis par les inspecteurs généraux de l’Éducation nationale reproche à Catherine l’emploi abusif du mot « Shoah » mais il va également jusqu’à mettre en doute sa « bonne santé mentale ». 

Il s'agit du rapport officiel. 

De manière tout à fait calomnieuse, une certaine Madame Gashet, inspectrice certainement très compétente en Histoire, mentionne dans une de ses « communications » le fait que Catherine Pederzoli est également une fauteuse de trouble. 

Elle en veut pour preuve que Catherine aurait (conditionnel) suscité une grève des élèves pour protester contre l’état désastreux de toilettes des garçons et, circonstance aggravante, qu’elle aurait pour compagnon un journaliste éminent de l’Est Républicain. 

Les deux affirmations sont, bien entendu, totalement fantaisistes, ne correspondent en rien à la réalité et n’ont pas à figurer dans un rapport portant sur l’enseignement de la Shoah.

Ce qui démontre à l’évidence qu’un climat délétère s’est installé depuis quelques années au Lycée Henri Loritz de Nancy, que les rumeurs circulent dans le petit microcosme des responsables éducatifs et qu’elles sont prises pour argent comptant. 

Curieux, tout de même, pour des personnels hautement qualifiés qui devraient pourtant savoir prendre du recul vis-à-vis des rumeurs et des impressions. 

Lorsque des inspecteurs académiques en sont à remuer une telle fange, l’abus de pouvoir n’est jamais loin. L’idéologie qui sous tend ce petit complot provincial n’est pas à la hauteur des enjeux éducatifs.

On reste pantois devant de telles affirmations figurant dans un document officiel. 

Luc Chatel, gentil ministre de l’Education nationale, a été souvent et correctement interpellé par des députés, des syndicats mais a toujours botté en touche, se réfugiant derrière la sacro-sainte règle du respect des procédures. 

Parlons-en ! 

Tout professeur mis en accusation doit avoir libre accès, c’est le règlement, à son dossier administratif. 

Madame Pederzoli a dû attendre plusieurs semaines pour obtenir ce droit. L’usage veut que ce dossier soit photocopié et transmis afin que le fonctionnaire puisse préparer sa défense. 

Madame Pederzoli a été dans l’obligation de se déplacer pour consulter son dossier qui lui a été facturé 275 euros par l’administration. 

Et tout est à l’avenant dans ce dossier. 

Catherine Pederzoli, appréciée par ses élèves et leurs parents, subit mesquineries administratives, fausses accusations, rumeurs infondées. 

Dans cette boue, parfois, il survient des événements cocasses qui parviennent à la faire sourire. 

Car cette affaire a traversé les océans. Le fils de Catherine Pederzoli est un musicien de talent et mène sa carrière professionnelle aux USA. 

Il est un jour amené à se produire, lui et son quatuor, lors d’un concert prestigieux au Sénat américain. Dans le public se trouvent le monde des Arts, les vedettes, les stars. 

À l’issue du concert, un grand acteur américain mondialement connu s’entretient avec le fils de Catherine et lui demande s’il a un lien de parenté avec une certaine Catherine Pederzoli, professeure mise à pied en France. 

Il répond bien évidemment qu’il s’agit de sa mère et explique la situation. Il semblerait que cet acteur, scandalisé, ait pris son téléphone pour protester auprès de la plus haute autorité de l’État français, un ami des artistes et des « people ». 

Une intervention s’en est suivie qui a jeté le trouble dans le petit monde des adversaires déclarés de Catherine à Nancy. 

Sans aucun doute, le sentiment selon lequel les Juifs contrôlent les médias et la politique s’est-il trouvée confirmée dans l’esprit étroit de nos petits idéologues de service au sein de l’Éducation Nationale.

Il faudrait écrire le roman de cette affaire et en proposer des extraits aux épreuves du bac. 

Seulement, il reste le côté sombre de l’affaire, celui que l’on écrit pas. 

Il faudrait raconter l’histoire de cette solitude devant une machine effrayante, une administration pachydermique qui broie sans concessions. 

Il faudrait raconter ces incessants déplacements Nancy-Paris pour les audiences, pour les rencontres avec les avocats. 

Il faudrait raconter les dépenses supplémentaires occasionnées par ce tourbillon, les journées entières passées au téléphone pour trouver un interlocuteur. 

Il faudrait raconter les moments de désespoir lorsque surviennent les rejets d’un milieu peu courageux mais que l’on aime par-dessus tout.

Il faudrait raconter l'angoisse de perdre définitivement un travail qui vous passionne.

Il faudrait raconter les trahisons des élites, des fonctionnaires en position d’autorité et qui ne sont plus en face-à-face pédagogique depuis des années, se permettant de juger les compétences d’une professeure. 

Une mise à pied coûte cher, très cher. En dignité, en esseulement, et en frais financiers. 

Sur le plan administratif, la règle est cassante. Une mise à pied équivaut à une amputation dramatique du salaire. 

Il faut alors affronter les regards soupçonneux tout en faisant attention à la moindre dépense, calculer le prix du voyage pour garder un peu de réserve afin de vivre, simplement vivre et payer les factures. 

Un procès est une humiliation, surtout lorsqu’on est victime. Une procédure contre un service de l’État est particulièrement éprouvante pour la santé.

C’est pour ce quotidien-là que Primo s’est engagé à soutenir Catherine Pederzoli. Des avocats, des spécialistes du Droit ont pris en main les aspects juridiques pour le côté administratif. Qu’ils soient ici remerciés pour leur rectitude ! 

Les dons, peu nombreux pour l’instant, ont tout de même permis à Catherine de vivre de meilleures fêtes et de ne plus s’inquiéter pour les aspects matériels de sa vie pour les quelques semaines à venir. 

C’est ce que nous voulions dans un premier temps. 

Nous ne pouvions laisser Catherine Pederzoli seule avec toutes ces dépenses auxquelles on ne songe même que lorsque cela nous arrive. Devant un monstre froid, ce qui compte avant tout est la solidarité, la chaleur. C’est ainsi que nous concevons notre action associative. 

Primo a recueilli, à cette occasion quelques témoignages de la part de professeurs qui confient leurs sentiments d'abandon face à une hiérarchie sourde, incompétente et surtout soucieuse de collecter les points de retraite.

Mais le combat n’est pas terminé. 

Au-delà de la procédure administrative qui consiste à rendre à Catherine Pederzoli l’ensemble de ses prérogatives et fonctions, il convient de s’interroger sur l’aspect pénal de cette affaire. 

Nous n'accepterons aucune mesure disciplinaire car même la plus petite d'entre elles figurerait dans son dossier personnel. 

'Le recteur de l'académie a décidé de prononcer à l'endroit de Mme Pederzoli une sanction dite du 'deuxième groupe', sur une échelle qui en compte quatre', précise l'administration dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le rectorat est particulièrement réactif dans cette histoire mais, peu prolixe, il ne détaille pas ce qui a motivé cette sanction. 

Les exemples sont nombreux en France de professeurs qui peuvent nuire à leur élèves sans courir le moindre risque de sanction. 

Une professeure de maths se rendait en cours en portant un casque intégral de moto. Lorsque ses élèves l'interrogeait sur cette tenue vestimentaire fort peu seyante pour dispenser son enseignement, elle répondait, d'une voix agacée, qu'elle ne tenait pas à recevoir une météorite sur la figure. Cela a duré des années avant que l'inspection académique ne réagisse et vienne s'enquérir de la santé mentale de cette professeur. Elle n'a reçu aucune sanction. 

Dans un lycée de l'ouest de la France, un autre prof, de philo celui-ci, dispense son cours, dos aux éléves. Il ne les regarde jamais, prétextant que leur nullité peut nuire à son enseignement. 

Aucune sanction là non plus. Silence des inspecteurs académiques dont l'un a même osé dire que cette attitude était louable car inspirée par la philosophie elle-même qui est de se détacher du sujet. 

Merveilleux ! 

Et Catherine Pederzoli, dont le seul tort a été de protester contre sa hiérarchie parce qu'on lui amputait son projet pédagogique de voyage à Auschwitz devrait accepter, pour le bien de la communauté éducative et à seule fin d'y ramener la paix, de voir son dossier entaché par cette grotesque sanction de niveau 2 ? 

La Shoah est une épouvante absolue, qui n'a pas d'équivalent dans le langage humain. Une solitude aux effroyables hurlements, comme le dit le livre du Deutéronome. Qui cela pourrait gêner qu'on lui donne un nom particulier ? 

Où est le drame ? Quel est le problème ? 

Que Catherine emploie un mot qui n'a plus la faveur de nos historiens officiels ? 

N'était-ce pas finalement le but de cette affaire ? Intimider les professeurs qui parlent de la Shoah afin de préserver la paix sociale dans nos lycées ? Remettre en cause l’enseignement de cette dite Shoah, ce drame UNIQUE dont personne ne peut nier le statut d’exemplarité universelle ? 

Le problème est là : pour certains syndicats très actifs et fortement marqués idéologiquement, la délégitimation systématique d'Israël passe par la banalisation de ce génocide. Il n'est que de voir, dans certaines banlieues, la difficulté à enseigner cette matière

Et ne parlons pas de ces petits colonels d'opérette que sont les proviseurs et responsables d'établissement ! Qui les juge, eux ? Qui examine leur état mental ? 

Dans l'ouest toujours, une femme hystérique occupe les fonctions de proviseur d'un grand lycée. Elle est insensible à la critique ou aux simples remarques de bon sens. 

Elle fait vivre élèves et professeurs dans une atmophère de paranoïa aigüe. Violente jusqu'à l'injure et à la menace physique, elle n'a même plus le soutien de la police locale, lassée d'être appelée dans son 'sanctuaire' pour un oui ou un non. 

Professeur sortie du rang et 'formée' par le prestigieux institut de formation des personnels encadrants du Futuroscope, elle est détestée par le corps enseignant qui, dans son ensemble, soutient qu'elle a de loin dépassé les limites de sa compétence. 

Qui pourra un jour lui dire qu'elle est décidément inapte au poste ? Personne apparemment puisqu'elle sévit encore dans la plus complète impunité. 

Les exemples à foison montrent que la rupture est proche d'être consommée entre la communauté enseignante, sa hiérarchie et les petits colonels qui ne rêvent que de devenir général. Cela, plus sûrement que le manque de moyens, est l'un des problèmes que va devoir affronter le Mammouth. 

Animal fragile, malgré son apparence, car il tolère trop d'injustice dans le traitement de ses enseignants dont certains, se sentant si peu soutenus par leur 'hiérarchie', craquent tous les jours.

On ne peut impunément utiliser une fonction d’autorité pour salir une réputation, briser une carrière et diffamer une personne. 

La sanction doit être annulée. L'affectation dans un autre lycée prestigieux de la ville de Nancy ne suffira pas à rétablir l'honneur bafoué de Catherine Pederzoli. 

La mobilisation continue et elle reste l'affaire de tous. 

Pour savoir comment nous faire parvenir votre don, cliquez ici 

Imprimer la page | Poster un commentaire Pierre Lefebvre
© Primo, 05-01-2011
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 20:46

 

 

France

Derniers développements dans l'affaire Pederzoli, Pierre Lefebvre

http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Do-579518129

Article mis à jour le 03-01-2011
Catherine Pederzoli a été mise à pied, par mesure conservatoire, pour une période de 4 mois, par le recteur de Nancy pour avoir utilisé, dans la construction de ses projets pédagogiques, le mot « Shoah » en lieu et place du mot « génocide », plus politiquement correct. Ce pinaillage intellectuel est inique pour ceux et ils sont encore nombreux, qui pensent que la Shoah a et aura toujours un caractère exceptionnel. 

Mais nous pensons que cette tentative de jeter le discrédit sur une professeure pour cette raison précise en cache d’autres, plus inavouables. Un tel acharnement contre une enseignante isolée n’est pas compréhensible sauf à penser qu’il s’est élaboré, au fil des mois, une complicité tacite, parfois involontaire, entre acteurs de l’éducation nationale, surtout du côté de l’inspection académique.[PRIMO-INFO] SUITE>>>

Soutien à C.Pederzoli (suite)

Nous avons promis de vous tenir régulièrement informés de la suite de ce qu'il faut bien appeler maintenant l'Affaire Pederzoli. 


Contrairement à l’usage, qui aurait voulu que cela se passe en décembre 2010, Catherine Pederzoli passera en conseil de discipline ce lundi 3 janvier à 8 h du matin. Il était prévu, avant la mesure conservatoire dont elle a fait l’objet, qu’elle reprenne ses cours à 10 h. 

L’administration de l’Éducation Nationale a de bien curieuses manières de considérer ses professeurs. 

Cela signifie que Catherine va entamer un nouveau trimestre sans savoir ce qu’elle deviendra, sans connaître son avenir professionnel. 

Primo a fait un appel pour soutenir ce professeur, injustement accusé de plusieurs méfaits et troubles au sein de ce grand ministère. 

Vous avez été nombreux à répondre à notre appel, souvent pour nous encourager, nous dire Bravo, parfois en faisant un don pour soutenir cette action. 

Résumons les faits : 

Notre amie Catherine organise, dans le cadre de son enseignement et donc du mandat qui lui a été confié, des voyages à visée pédagogique, dans les camps d’extermination. 

Catherine Pederzoli a été mise à pied, par mesure conservatoire, pour une période de 4 mois, par le recteur de Nancy pour avoir utilisé, dans la construction de ses projets pédagogiques, le mot « Shoah » en lieu et place du mot « génocide », plus politiquement correct.

Ce pinaillage intellectuel est inique pour ceux et ils sont encore nombreux, qui pensent que la Shoah a et aura toujours un caractère exceptionnel. 

Mais nous pensons que cette tentative de jeter le discrédit sur une professeure pour cette raison précise en cache d’autres, plus inavouables. 

Un tel acharnement contre une enseignante isolée n’est pas compréhensible sauf à penser qu’il s’est élaboré, au fil des mois, une complicité tacite, parfois involontaire, entre acteurs de l’éducation nationale, surtout du côté de l’inspection académique. 

Comme le relève le député Jean-Pierre Brard, particulièrement actif dans cette affaire, un rapport remis par les inspecteurs généraux de l’Éducation nationale reproche à Catherine l’emploi abusif du mot « Shoah » mais il va également jusqu’à mettre en doute sa « bonne santé mentale ». 

Il s'agit du rapport officiel. 

De manière tout à fait calomnieuse, une certaine Madame Gashet, inspectrice certainement très compétente en Histoire, mentionne dans une de ses « communications » le fait que Catherine Pederzoli est également une fauteuse de trouble. 

Elle en veut pour preuve que Catherine aurait (conditionnel) suscité une grève des élèves pour protester contre l’état désastreux de toilettes des garçons et, circonstance aggravante, qu’elle aurait pour compagnon un journaliste éminent de l’Est Républicain. 

Les deux affirmations sont, bien entendu, totalement fantaisistes, ne correspondent en rien à la réalité et n’ont pas à figurer dans un rapport portant sur l’enseignement de la Shoah.

Ce qui démontre à l’évidence qu’un climat délétère s’est installé depuis quelques années au Lycée Henri Loritz de Nancy, que les rumeurs circulent dans le petit microcosme des responsables éducatifs et qu’elles sont prises pour argent comptant. 

Curieux, tout de même, pour des personnels hautement qualifiés qui devraient pourtant savoir prendre du recul vis-à-vis des rumeurs et des impressions. 

Lorsque des inspecteurs académiques en sont à remuer une telle fange, l’abus de pouvoir n’est jamais loin. L’idéologie qui sous tend ce petit complot provincial n’est pas à la hauteur des enjeux éducatifs.

On reste pantois devant de telles affirmations figurant dans un document officiel. 

Luc Chatel, gentil ministre de l’Education nationale, a été souvent et correctement interpellé par des députés, des syndicats mais a toujours botté en touche, se réfugiant derrière la sacro-sainte règle du respect des procédures. 

Parlons-en ! 

Tout professeur mis en accusation doit avoir libre accès, c’est le règlement, à son dossier administratif. 

Madame Pederzoli a dû attendre plusieurs semaines pour obtenir ce droit. L’usage veut que ce dossier soit photocopié et transmis afin que le fonctionnaire puisse préparer sa défense. 

Madame Pederzoli a été dans l’obligation de se déplacer pour consulter son dossier qui lui a été facturé 275 euros par l’administration. 

Et tout est à l’avenant dans ce dossier. 

Catherine Pederzoli, appréciée par ses élèves et leurs parents, subit mesquineries administratives, fausses accusations, rumeurs infondées. 

Dans cette boue, parfois, il survient des événements cocasses qui parviennent à la faire sourire. 

Car cette affaire a traversé les océans. Le fils de Catherine Pederzoli est un musicien de talent et mène sa carrière professionnelle aux USA. 

Il est un jour amené à se produire, lui et son quatuor, lors d’un concert prestigieux au Sénat américain. Dans le public se trouvent le monde des Arts, les vedettes, les stars. 

À l’issue du concert, un grand acteur américain mondialement connu s’entretient avec le fils de Catherine et lui demande s’il a un lien de parenté avec une certaine Catherine Pederzoli, professeure mise à pied en France. 

Il répond bien évidemment qu’il s’agit de sa mère et explique la situation. Il semblerait que cet acteur, scandalisé, ait pris son téléphone pour protester auprès de la plus haute autorité de l’État français, un ami des artistes et des « people ». 

Une intervention s’en est suivie qui a jeté le trouble dans le petit monde des adversaires déclarés de Catherine à Nancy. 

Sans aucun doute, le sentiment selon lequelle les Juifs contrôlent les médias et la politique s’est-il trouvée confirmée dans l’esprit étroit de nos petits idéologues de service au sein de l’Éducation Nationale.

Il faudrait écrire le roman de cette affaire et en proposer des extraits aux épreuves du bac. 

Seulement, il reste le côté sombre de l’affaire, celui que l’on écrit pas. 

Il faudrait raconter l’histoire de cette solitude devant une machine effrayante, une administration pachydermique qui broie sans concessions. 

Il faudrait raconter ces incessants déplacements Nancy-Paris pour les audiences, pour les rencontres avec les avocats. 

Il faudrait raconter les dépenses supplémentaires occasionnées par ce tourbillon, les journées entières passées au téléphone pour trouver un interlocuteur. 

Il faudrait raconter les moments de désespoir lorsque surviennent les rejets d’un milieu peu courageux mais que l’on aime par-dessus tout.

Il faudrait raconter l'angoisse de perdre définitivement un travail qui vous passionne.

Il faudrait raconter les trahisons des élites, des fonctionnaires en position d’autorité et qui ne sont plus en face-à-face pédagogique depuis des années, se permettant de juger les compétences d’une professeure. 

Une mise à pied coûte cher, très cher. En dignité, en esseulement, et en frais financiers. 

Sur le plan administratif, la règle est cassante. Une mise à pied équivaut à une amputation dramatique du salaire. 

Il faut alors affronter les regards soupçonneux tout en faisant attention à la moindre dépense, calculer le prix du voyage pour garder un peu de réserve afin de vivre, simplement vivre et payer les factures. 

Un procès est une humiliation, surtout lorsqu’on est victime. Une procédure contre un service de l’État est particulièrement éprouvante pour la santé. 

C’est pour ce quotidien-là que Primo s’est engagé à soutenir Catherine Pederzoli. Des avocats, des spécialistes du Droit ont pris en main les aspects juridiques pour le côté administratif. Qu’ils soient ici remerciés pour leur rectitude ! 

Les dons, peu nombreux pour l’instant, ont tout de même permis à Catherine de vivre de meilleures fêtes et de ne plus s’inquiéter pour les aspects matériels de sa vie pour les quelques semaines à venir. 

C’est ce que nous voulions en premier. Nous ne pouvions laisser Catherine Pederzoli seule avec toutes ces dépenses auxquelles on ne songe même que lorsque cela nous arrive. Devant un monstre froid, ce qui compte avant tout est la solidarité, la chaleur. C’est ainsi que nous concevons notre action associative. 

Primo a recueilli, à cette occasion quelques témoignages de la part de professeurs qui confient leurs sentiments d'abandon face à une hiérarchie sourde, incompétente et surtout soucieuse de collecter les points de retraite.

Mais le combat n’est pas terminé. 

Au-delà de la procédure administrative qui consiste à rendre à Catherine Pederzoli l’ensemble de ses prérogatives et fonctions, il convient de s’interroger sur l’aspect pénal de cette affaire. 

On ne peut impunément utiliser une fonction d’autorité pour salir une réputation, diffamer une personne afin de, petit à petit, mettre en cause l’enseignement de la Shoah, ce drame UNIQUE dont personne ne peut nier le statut d’exemplarité universelle.

Primo s’y emploiera, avec votre soutien. Continuez à donner afin que Primo puisse avoir les moyens de soutenir Catherine Pederzoli. 

Pour savoir comment nous faire parvenir votre don, cliquez ici 

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Pierre Lefebvre
© Primo, 02-01-2011




http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Do-579518129

 

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 13:37

 

 

 

Les Bene Israël (Inde) - Photographies de Frédéric Brenner

 

http://www.veroniquechemla.info/


Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme(MAHJ) présente l’exposition éponyme sur les Bene IsraëlDans le cabinet d’art graphique du musée, sont montrées 18 photos de Bene Israël prises par Frédéric Brenner en 1984 ainsi qu’une stèle du cimetière de Kochi (Cochin). 


Si, comme dans d’autres pays telle la Tunisie, les communautés juives en Inderemontent à l’Antiquité, elles ont « toujours pratiqué leur religion en toute liberté », sans « avoir jamais souffert d’antisémitisme », écrit Monique Zetlaoui,historiennejournaliste et auteur de Shalom India. Histoire des communautés juives en Inde (éditions Imago, 2000).

Quatre groupes Juifs
Ce subcontinent indien a accueilli quatre groupes Juifssoit environ 30 000 Juifs dans les années 1940, 26 000 en 1951 et 15 000 en 1988. Ces Juifs ont activement contribué à l’essor de l’Inde, notamment dans le négoce de diamants, par leur collaboration à la Compagnie des Indes orientales, tel « Abraham Navarro, un Juif portugais venant de Londres, nommé comme ambassadeur de l'empereur moghol Aurangzeb en 1689 », ou au sein de l’administration britannique comme Pellegrino Treves.

Les Juifs de Cochin sont divisés en Juifs Blancs (« paradesi, étrangers en langue indigène, et meyuchasim en hébreu, les biens nés) vivant à Cochin dans la Jew Street, et Juifs Noirsd'origine indienne installés à Ernakulam, près du port et dans les villes voisines (ou « meshuacharim,les affranchis ce qui laisserait sous-entendre que ce sont des anciens esclaves affranchis ou des convertis »). Ce sont des « commerçants actifs établis depuis le roi Salomon dans le Kerala et parfaitement assimilés à la société indienne ». Ils ont joué un rôle important dans l’économie indienne, notamment sous l’occupation hollandaise (1663-1795). Ils étaient environ 3 000 dans les années 1940.
A « l'origine presseurs d'huile », les Bene Israël (ou Bnei Israël) ont été « longtemps coupés du monde juif et considérés comme une des dix tribus perdues après la destruction du Temple de Jérusalem ». Malgré les efforts des missionnaires chrétiens, ils sont restés fidèles à leur foi. La plupart ont fait leur aliyah dans les années 1950. Ils habitent essentiellement à Kolkata (Calcutta) et à Mumbai (Bombay) où ils sont environ 4 000 (environ 20 000 en 1951), ainsi qu’à Ahmadabad. La première synagogue est construite à Bombay en 1796 sous la direction de l’officier Samuel E. Divekar (Samaji Hassaji). Citons le poète Nassim Ezechiel ; les sociétés Sassoon à Bombay et B.N. Elias à Calcutta fondées par ces Enfants d'Israël.

« J’appartiens à la communauté juive d’Inde connue sous le nom de Bene Israel… Mes parents ont grandi dans un milieu juif. Ils ont fréquenté des écoles juives, appris l’hébreu dans une école dirigée par la célèbre famille Kadourie… Avec l’essor de Bombay, les gens se sont installés dans les banlieues. J’ai grandi dans un environnement pas spécifiquement juif… Si l’Inde est notre terre maternelle, Israël est notre terre paternelle », déclarait Yael Jhirad, présidente de la WIZO Inde, à Wizo Review au printemps 2008 (n° 318).
Venus du Moyen-Orient au XVIIIe siècle, les Baghdadi, parfois enrichis par la vente, à l’époque légale, de l’opium, sont plus proches des Européens. Leur nombre en 1940 est d’environ 6 500.
Enfin, les Mizos vivent aux frontières de la Birmanie. Jadis « farouches guerriers et coupeurs de têtes », ils revendiquent « depuis peu leur appartenance au judaïsme et se prétendant mystérieux descendants de la tribu de Manassé ».

Ethnologue et sociologue de formation, photographe et cinéaste spécialisé dans les Juifs de diaspora, Frédéric Brenner a saisi en 1984 ces Bene Israël dans leur vie quotidienne, dans des moments de joie (mariage à la synagogue), dans un pays majoritairement hindou. 

L’Inde est l’une des étages de son pépiple pendant plusieurs décennies, sur les cinq continents, pour conserver les traces de mondes en voie de disparition. Israël compte plusieurs dizaines de milliers de Juifs originaires d’Inde ou duPakistan qu'ils ont quittés à partir de 1948 : ces olim vivent à Lod, Ashdod, Ramleh... Les Juifs d’Inde ont aussi immigré en particulier au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie.Ils ont été visés par les attentats islamistes à Mumbai (Bombai) le 29 novembre 2008 : neuf Juifs se trouvant dans le centre Loubavitch (Chabad), dont le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse enceinte Rivka, y ont été assassinés. Après avoir effectué leur service militaire, nombre de jeunes Israéliens se rendent en Inde pour un séjour touristique et spirituel. L'Inde est devenu un partenaire/client stratégique pour l'Etat d'Israël.

Les photos de Frédéric Brenner ont été exposées en Europe, Israël, Amérique latine et aux Etats-Unis et ont valu à leur auteur le Prix Niepce et le Prix du Salon de la Photo. Certaines ont été réunies dans ses livres, dontDiaspora : terres natales de l’exil (2003). Elles montrent la variété de cette diaspora, ses similitudes – rites, conscience d’appartenir au peuple Juif, lien avec Eretz Israël - et ses différences.


Jusqu’au 9 janvier 2011

Au MAHJ 
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple. 75003 Paris
Tél. : (33) 1 53 01 86 60
Du lundi au vendredi de 11 h à 18 h
Le dimanche de 10 h à 18 h

Photo :
Frédéric Brenner
Devant la synagogue AlibagMaharashtra, Inde, 1984
© Frédéric Brenner

Les citations sont extraites du communiqué de presse.
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 22:12

 

 

Absolument atroce !

 

Par Shraga Blum

L’historien américano-polonais Jan Tomasz Gross va sortir un nouveau livre très polémique intitulé « Une récolte en or », et qui risque de provoquer une sacrée onde de choc en Pologne. Gross affirme « qu’après la libération et la fermeture du camp d’extermination de Treblinka, de nombreux citoyens polonais se sont rués vers les charniers afin de dépouiller les cadavres de déportés de ce qui pouvait encore rester en or sur eux : dents, bijoux etc., et que les nazis auraient oubliés. »

Une photo qui introduit le livre montre un groupe de paysans Polonais se faisant photographier après leur travail dans les champs, entourés d’outils et d’autres objets, mais l’éditeur du livre montre qu’il s’agit en fait de parties de corps de déportés exterminés dans le camp.

Le livre de Gross se base sur un article paru il y a trois ans dans un journal polonais connu, intitulé lui aussi « La ruée vers l’or à Treblinka ». Deux journalistes polonais qui s’étaient rendus sur le site du camp avaient témoigné comment ce lieu était devenu dans l’immédiat après-guerre une « destination de choix pour les détrousseurs de cadavres ».

Jan Tomasz Gross, qui est très mal vu en Pologne, a quitté le pays en 1969 pour les Etats-Unis, afin d’échapper à l’antisémitisme qui régnait encore fortement à l’époque, et il s’est spécialisé dans la recherche sur le rôle des Polonais dans la Shoah ainsi que sur les relations judéo-polonaises depuis la guerre. Il est extrêmement accusateur envers les Polonais. L’un de ses livres précédents, « Voisins », avait déjà provoqué l’émoi en Pologne, en 2001, lorsqu’il affirmait que ces furent des Polonais – et non des Allemands – qui avaient perpétré l’horrible massacre dans la localité de Jedwabne, lors duquel des centaines de Juifs avaient été assassinés, dont certains brûlés vifs.

 

israel7

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 16:33

Israël, berceau de l’Humanité?


Des archéologues israéliens ont découvert huit petites dents, vieilles de 400'000 ans pour certaines, dans une grotte au centre d’Israël près de l’aéroport Ben Gourion, a révélé le « Daily Mail ». Elles ont la taille et la forme des dents de l’humain moderne.

 

«L’examen des stalagmites et stalactites, ainsi que d'autres matériaux, indiquent que cette caverne a commencé à être utilisée il y a 400’000 ans», a-t-il expliqué. «Les dents trouvées dans la grotte Qessem étaient éparpillées parmi les diverses couches de la caverne, certaines remontant à 200’000 ans, et les plus vieilles à 400 000.»

L’archéologue Avi Gopher a déclaré que des recherches plus approfondies étaient nécessaires pour consolider cette affirmation. Mais si cela s’avérait être le cas, cela changerait probablement « toute la représentation de l’évolution ».

Jusqu’ici, la théorie scientifique en vigueur affirme que le berceau de l’humanité se trouve en Afrique où l’homo sapiens a évolué il y a 200'000 ans avant d’émigré vers l’Europe et vers l’Asie.

M. Gopher a précisé qu'une première dent avait été trouvée en 2006 dans la caverne Qessem. Mais ses collègues et lui-même avaient préféré continuer à fouiller pour trouver d'autres dents et procéder à une série de tests et d'examens de datation avant de faire connaître leur découverte. «Les fouilles continuent dans cette grotte. Les chercheurs espèrent trouver d'autres vestiges qui leur permettront d'étayer leurs travaux et de mieux comprendre l'évolution de l'humanité et l'apparition de l'homme moderne», a indiqué dans un communiqué l'Université de Tel-Aviv.

Sources : 20 Minutes, Guysen.com - Mardi 28 décembre 2010, ATS, AFP, La Liberté, AFP, Le Matin – Mercredi 29 décembre 2010

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 19:17
Israël ou l’origine de l’homme moderne ?

lundi 27 décembre 2010, par Misha Uzan

 

http://mishauzan.over-blog.com


On a parfois l’impression que tous les chemins mènent à Israël. Ou plutôt que tous les chemins en viennent. Comme si tout était né sur ce petit bout de terre.

Voilà que des archéologues et préhistoriens israéliens de l’Université de Tel Aviv ont trouvé des traces de ce qu’ils pensent être le plus vieilHomo Sapiens connu à ce jour. Or depuis la nouvelle classification adoptée en 2003, qui supprime la dénomination d’Homo Sapiens Sapiens, on qualifie l’homme moderne d’Homo Sapiens. Selon cette découverte donc, le plus vieil homme moderne se trouverait en Israël, du moins dans l’état actuel de la recherche. Ces données découlent de huit dents trouvées dans la grotte Kassem, un site près de la ville de Rosh Ayin, quelques kilomètres à l’est de Tel Aviv. Celles-ci prouveraient la présence d’Homo Sapiens en Israël il y a près de 400 000 ans. D’après le Professeur Avi Gofer interviewé par le quotidien israélien Yediot Aharonot, il s’agirait d’une véritable révolution dans la connaissance des origines de l’homme moderne. L’étude menée par une équipe internationale de scientifiques ayant pratiquée une analyse détaillée de la structure des dents retrouvées remettrait donc en cause la théorie de l’origine africaine du genre humain. En ce qui concerne l’Homo Sapiens du moins, c’est-à-dire la dernière espèce d’hominidé encore en vie.

Deux commentaires s’imposent, l’un concernant l’évolution de la lignée des hominidés, l’autre plus général sur la place de la terre d’Israël.

1° Je pense qu’il n’est plus possible, pour le profane que je suis en la matière, d’y comprendre quoique ce soit : les spécialistes préhistoriens ont des hypothèses bien différentes sur l’évolution des hominidés, que viennent encore plus infirmer, les découvertes de nouvelles espèces. Souvenons-nous, en 2008 des chercheurs découvraient un fragment d’os dans la cave Denisova en Sibérie, l’étude de son ADN concluait à une nouvelle espèce humaine, totalement inconnue, aujourd’hui appelée l’Homme de Denisova, faute de mieux pour le moment, et qui remet en cause le découpage des scientifiques entre les différentes espèces et l’évolution. En Asie ont été découvert également l’homme de Solo et l’homme de Florès. Mais les chercheurs sont divisés sur ces espèces. Selon l’anthropologue Baruch Arensburg de l’université de Tel-Aviv en Israël, le premier, découvert en Indonésie et vivant encore il y a 85 000 ans, serait un Homo Erectus, donc moins évolué selon la lignée évolutive, s’étant différencié du fait de son isolation géographique. Quant au second, l’Homme de Florès, le chercheur n’en fait pas même une nouvelle espèce, il ne s’agirait donc pas vraiment d’un hominidé.

D’après la théorie classique, Homo erectus quitte l’Afrique il y a environ 1,8 million d’années pour l’Asie et l’Europe. Il y a 300 000 ans, il commence à évoluer pour donner naissance à deux lignées distinctes : Homo sapiens, en Afrique et en Asie et Homo neanderthalensis, en Europe. Mais plusieurs difficultés ont amené à mettre en doute cette théorie. Selon ses partisans, quelques néandertaliens européens auraient immigré au Proche-Orient. Sauf que dans les années 1930, le squelette d’une femme présentant tous les traits propres aux Neandertal d’Europe a été découvert en Israël, encore là, à Tabun, l’une des grottes du mont Carmel. Or, elle était âgée… de 120 000 ans ! Une datation qui contredit la théorie traditionnelle : comment affirmer que les néandertaliens classiques sont apparus il y a 70 000 ans, alors qu’ils étaient déjà présents au Proche-Orient 50000 ans auparavant ? Aussi pour des chercheurs comme Arensburg, selon un article de 2006 pour le Magazine La Recherche, l’histoire de Neandertal peut être retracée d’une façon bien différente. L’Homo erectus aurait traversé Israël pour rejoindre, d’Afrique, l’Europe et l’Asie. Les grottes d’Israël fournissent des preuves claires de ce passage : plusieurs restes humains, vieux de 1,7 million d’années, de 700 000 ans, de 300 000 ans, de 120 000 ans, jusqu’à aujourd’hui, y ont été retrouvés. Les grottes de Qafzeh, au sud-est de Nazareth et de Skhul, sur le mont Carmel, ont révélé des ossements d’Homo sapiens archaïque, âgés de 92 000 et 100 000 ans. Une datation proche de celle du squelette de Tabun, géographiquement voisin. Mais là encore la découverte d’unHomo Sapiens vieux de 400 000 ans remet en cause la formation plus tardive des Homo Sapiens.

Une chose est sûre : plus personne n’est plus sûr de rien !

2° Plus largement, sur le plan sociétal, cette découverte vient renforcer la propension, juive et non juive, qu’Israël est le centre et l’origine du monde. L’Histoire se fait ici ! dit-on souvent, tout en pensant c’est ici que l’histoire a commencé ! A présent on nous dit presque que la préhistoire aussi, a commencé sur la terre d’Israël. 
Dans tous les domaines Israël est souvent placé au centre en effet. Ni l’écriture ni la première légende ne sont nées en Israël, mais la Bible, le livre le plus lu du monde y place son centre.

On pourrait s’amuser à multiplier les exemples. Avraham vient de Mésopotamie, Moïse d’Egypte, la première forme de codification du judaïsme naît en Babylonie pendant le premier exil (d’autres théories y voient aussi la base des trois grands monothéismes, voir mon commentaire du roman deMarek halter, Les mystères de jérusalem), mais Israël est la terre promise des Hébreux. Le Vatican est la capitale de l’Eglise catholique mais Jésus est natif d’Israël et y vécut. Les musulmans ont surtout pour ville sainte La Mecque et Médine mais ils placent tout de même leur troisième ville sainte à Jérusalem. La foi bahaïe est née en Perse mais ses deux grands centres mondiaux sont situés en Israël : à Haïfa et à Saint Jean d’Acre. Et pourtant ni l’indouisme ni le bouddhisme ne placent leur centre en Israël, pas plus que les deux milliards et demi de Chinois et d’Indiens. Pourtant on continue à faire d’Israël le centre de tout.

On en fait même le centre des conflits : le conflit israélo-arabe est le plus médiatisé de tous les temps (voir mon article Israël et les intellectuels français), pourtant aucune donnée chiffrable ne le justifie, ni les forces en action, ni le nombre de pertes, ni les bouleversements humains. On en fait le centre des problèmes du Moyen-Orient souvent, pourtant les rivalités arabes ne disparaîtraient pas si Israël n’était plus là, tout comme les difficultés au Liban ou ailleurs.

D’une part tous les regards sont tournés vers Israël, Israël est un centre très subjectif ; d’autre part tant d’éléments convergent vers ce tout petit pays et Israël se retrouve en position de centre objectif. A présent les chercheurs en font l’origine de l’homme moderne. Bientôt qui sait la religion rejoindra la science et un représentant religieux quel qu’il soit fera peut-être de ces dents vieilles de 400 000 ans, celle du premier homme moderne : Adam. On vous aura prévenu.

Voir le blog de l’auteur http://mishauzan.over-blog.com

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 18:31

 

 

 

La photo : La marche des vivants

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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