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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 22:09

 

 

De Kaifeng au kibboutz… Qui sont les juifs chinois -Tribu perdue ?

 

 

Le gouverneur de la province du Heilongjiang en Chine très impressionné par Israël

Danny Ayalon

Ayalon et le gouverneur de la province du Heilongjiang qui se situe dans le nord de la Chine, ont signé un accord de coopération agricole aujourd’hui à Jérusalem.

Le Vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a rencontré hier le gouverneur de la province du Heilongjiang, M. Du Jiahao.

Israël entretien une vaste coopération agricole avec la province du Heilongjiang, et au cours de la réunion, un accord de coopération agricole entre MASHAV  et la province du Heilongjiang a été signé. L’accord porte essentiellement sur l’assistance dans la construction de fermes laitières.
Heilongjiang est une province importante dans le nord de la Chine. Sa capitale, Harbin, a offert un refuge à des dizaines de milliers de Juifs fuyant la Russie à l’époque de la Révolution Blanche au début du XXe siècle.

Au début de la réunion, Ayalon a souligné la relation spéciale entre Israël et la Chine, et a déclaré que « les relations amicales entre les deux pays, et l’appréciation mutuelle des deux nations, se fonde sur le fait qu’ils ont tous les deux des cultures anciennes avec une conscience historique ».
Ayalon a déclaré que « Les économies des deux pays se complètent mutuellement »

Israël a la technologie de pointe en développement  adaptée au marché chinois et de l’expérience dans des domaines prioritaires pour les chinois, tels que l’agriculture et la technologie. » Le vice-ministre des Affaires étrangères a également mentionné la participation d’Israël à l’Expo de Shanghai qui possédait un  pavillon indépendant pour la première fois de son histoire.

Le  gouverneur Jiahao  a remercié Danny Ayalon pour sa chaleureuse hospitalité et a dit qu’il était très impressionné par Israël. Le gouverneur a ajouté que lors de sa visite à Emek Hefer, il a rencontré un groupe d’enfants israéliens qui chantait en chinois.

Cela lui a tellement fait plaisir  qu’il a décidé de les inviter à visiter la Chine. Le gouverneur a ajouté qu’il avait l’intention d’ériger un monument, en pierre de Jérusalem à la mémoire des Juifs qui ont trouvé refuge dans la province du Heilongjiang au cours de la Révolution blanche

 

 

ISRAËL CHINE – LE MINISTRE DE L'INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L'EMPLOI, PARTICIPE EN CHINE À LA RÉUNION DU FORUM ÉCONOMIQUE MONDIAL. LE COMMERCE BILATÉRAL SINO-ISRAÉLIEN A FAIT UN BOND DE 50% AU PREMIER SEMESTRE 2010.

israelvalley

 

chineLa session d’été du Forum économique mondial se tient à Tianjin en Chine. La réunion se prolongera durant trois jours, du 13 au 15 septembre. A cette occasion, Benyamin Ben Eliezer, le ministre israélien de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, effectue un séjour en Chine où il rencontrera différentes personnalités du monde de l’économie et des affaires. Cette réunion économique, qui se déroule traditionnellement dans un pays d’Asie, se tient cette année sous le signe de la croissance durable. Plus de 1.300 personnalités en provenance de 85 pays différents participent à ce Forum. Côté israélien, on remarque aussi la présence de l’homme d’affaires Shaï Agassi, fondateur de “Better Place” qui lancera bientôt en Israël la première voiture électrique.

A la veille de son départ pour la Chine, Benyamin Ben Eliezer a déclaré vouloir « accroître les échanges entre les deux pays et améliorer les structures commerciales d’Israël avec la Chine ». Au cours des sept premiers mois de 2010 (janvier-juillet), le commerce entre Israël et la Chine s’est monté à 3,6 milliards de dollars; c’est une progression de 50% par rapport à la même période de l’année précédente.

Le carnet de rendez-vous du ministre israélien est déjà bien rempli. Il rencontrera notamment trois ministres chinois qui sont responsables de domaines importants pour les relations bilatérales: Science et Technologie; Commerce; Coopération internationale. Hier, Benyamin Ben Eliezer a signé un premier accord de coopération avec le ministre de la Planification. Par ailleurs, il signera un protocole d’accord dans le domaine de l’eau avec le maire de la ville de Tianjin qui accueille le Forum mondial.

Depuis quelques années, les relations commerciales, industrielles et technologiques, entre les deux pays connaissent un regain d’intérêt. Régulièrement, de nombreuses délégations israéliennes effectuent des séjours d’affaires en Chine. Les domaines de la coopération bilatérale concernent principalement l’électronique, les communications, l’eau, l’informatique, etc.—

Jacques Bendelac (Jérusalem)

israelvalley

 


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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 22:07

 

 

D'autres vidéos

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Cette année nous vous proposerons d'anciennes vidéos d'Israël, plus interessantes les unes que les autres

 

 

Commençons donc notre collection par Jérusalem

 


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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 10:44

 

 

http://www.israel7.com/2010/09/

 

Victoire majeure pour Yad Vashem. Le mémorial de la Shoah a signé un accord, le 6 septembre dernier, avec le gouvernement polonais. En cause : l’accès aux archives des 34 provinces du pays concernant la période trouble de la Seconde guerre mondiale.

Une mine d’informations exceptionnelle qui permettra de clarifier les zones encore restées dans l’ombre. Selon le président de Yad Vashem Avner Shalev, les archives polonaises renferment de nombreux documents des nazis qui ont massacré plus de 90 % de la communauté juive locale, ceux des autorités polonaises souvent complices, ainsi que des documents inestimables de ceux qui ont été parqués dans des ghettos

Un « vrai pas en avant » dans la marche de l’Histoire, selon Avner Shalev, car les documents liés à cette période trouble en Pologne, éparpillés aux quatre coins du pays, ont longtemps été difficiles d’accès, en particulier durant la période communiste. Les autorités polonaises ont longtemps été extrêmement frileuses concernant l’examen de son passé.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 18:16

 

 

La SNCF, mise en cause aux Etats-Unis
Par AP ET JPOST.FR 
02.09.10

 

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1282804785486&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull


La Société Nationale des Chemins de Fer français (SNCF) compte bien participer à la construction du premier TGV des Etats-Unis. Elle pourrait toutefois se heurter à la résistance des survivants de la Shoah. En cause : son rôle dans le transport des Juifs vers les camps de la mort nazis.


PHOTO: AP , JPOST

Rosette Goldstein est l'une des têtes de proue de cette résistance. Elle habite en Floride. Son père a été enlevé par les autorités françaises, parqué dans un train et envoyé à la mort pendant la Seconde Guerre mondiale. Rosette Goldstein a bien l'intention de faire entendre sa voix jeudi, au nom des survivants de la Shoah, lors de la conférence que tiendra le département des transports de Floride, à Orlando.

Cette conférence portera sur un projet de TGV à hauteur de 2,6 milliards de dollars, qui reliera Tampa à Orlando. Goldstein exige des excuses de la part de la SNCF, un libre accès à ses registres ainsi que des réparations. "Pourquoi cette entreprise devrait bénéficier de mes impôts alors qu'elle a collaboré avec les nazis, laissant ses trains conduire des personnes à la mort ?", s'insurge-t-elle, à 71 ans.

Les excuses ne suffisent pas

"Le fait est que beaucoup d'ouvriers de la SNCF ont été tués par les nazis et l'entreprise était alors sous le contrôle d'un gouvernement occupé", rétorque la compagnie pour sa défense. Elle ajoute que le gouvernement français a déjà fait des excuses publiques et a offert des réparations financières.

Une explication pourtant très mal reçue. "Vous ne pouvez pas contribuer à des assassinats et ensuite vous contenter de dire 'nous y étions obligés'", assène Rositta Ehlich Kenigsberg, vice-présidente du centre d'éducation et de documentation sur la Shoah, en Floride.

Entre 1941 et 1944, 3 000 wagons à bestiaux ont été utilisés par la SNCF pour transporter des Juifs pour le compte des nazis. Ces chiffres sont ceux d'une étude commandée à l'historien Christian Bachelier en 1996 par la SNCF elle-même.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 09:32

 

 

 

Je remercie mon ami Gilles de nous avoir signalé ce documentaire hors-normes, qui aurait pu passer inaperçu, à l'heure où l'on s'interroge sur la présence et les missions de l'USS Harry S. Truman dans le Golfe Persique. La force des armées, c'est leur mental, leur esprit (Fichte), la volonté qui les anime. Tout le reste n'est que basse politique et stratégie d'Etat-Major. Pour mémoire :

 


Qu'y a t-il à bord du porte-avions Harry S. Truman?

 

What's on board the carrier Harry S Truman?

http://one-village.spaces.live.com/blog/cns!BC643D0EE3B38628!12132.entry?sa=160674445

 

Adaptation Marc Brzustowski

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

 

Le Porte Avion USS Truman à Marseille

Porte-avionsHarry S. Truman-

 

 

Le Capitaine Herman Shelanski, l'officier commandant l'ensemble de la force de frappe conduite par le porte-avions Harry S. Truman, est le premier capitaine de porte-avions à être assuré d'un minyan les vendredi soirs. On peut le voir allumer les bougies pour Hanoukah, à bord en décembre, tout comme entendre son adjudant chanter Maoz Tzur, avec, entre les mains, un Siddour rédigé dans un authentique rouleau.


Sous cette photo, on peut voir encore bien d'autres informations fascinantes sur l'activité à bord de ce porte-avions.



 !cid B2A946C80B664926B56EDFEAC54A9821@PcPortableSG 

 

Torah historique dédiée au navire américain de la Marine.
Source: US  Navy - Photos: US Navy


 

Norfolk (Virginie) – Un rouleau de la Torah rescapé de Lithuanie a trouvé un abri plus sûr à bord du porte-avions Harry S. Truman de la Marine des Etats-Unis.
 

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 070624-N-5345W-072 NORFOLK , Va. (24 Juin 2007)


-A gauche, le capitaine Herman Shelanski, officier commandant l'USS Harry S. Truman (CVN 75), avec le Sénateur du Michigan, le Sénateur Carl Levin (Démocrate), Président des services armés du Sénat.

Le Comité, en prière au début de la cérémonie de don de la Torah dans le hangar du quai du porte-avions Nimitz. La Sainte Torah juive à l'arrière-plan, est l'un des rares rouleaux de Lithuanie à avoir été sauvé de l'enfer de la Shoah. Elle a été présentée à Truman par l'Union des Fédérations juives de Tidewater et sera prêtée au Truman et exposée à bord durant une période de 41 ans, soit la durée prévue pour le service de ce navire.


La Torah de taille plus petite au premier plan, connue sous le nom de Torah de Truman, fut présentée au Président Harry S. Truman par le premier Président de l'état d'Israël, Chaïm Weizmann, en remerciements pour la reconnaissance diplomatique, par l'Amérique, de l'Etat d'Israël en 1948.

 

-Photo de la Marine américaine par le 2nde classe Kristopher Wilson, spécialiste de communication grand public.-


Le porte-avions est l'un des rares vaisseaux de la marine américaine à disposer de sa propre Torah. Peu de navires sont, d'ailleurs, assez vastes pour avoir besoin d'en avoir une, explique Sam Werbel, un des organisateurs de la cérémonie de don à laquelle a assisté une foule d'environ 500 personnes, parmi laquelle des survivants de la Shoah.

 

 

« Ce n'est pas une simple cérémonie », raconte Mark E. Talisman, fondateur et Président de la Fondation du Projet Judaïca. « Il s'agit de l'humanité, ou plutôt du manque d'humanité en son sein. Il s'agit de nous tous, pour comprendre la dignité de la vie humaine. » Plusieurs membres d'équipage juifs ont célébré l'évènement, prenant des photos durant le port du rouleau haut de 72 cm, qui renferme les paroles de la biblique hébraïque.


 !cid 8A18ABBEFC3049A2BBA4AFE776165031@PcPortableSG 

Jesse Kopelman, équipier machiniste de 3ème classe sur l'USS Harry S. Truman (CVN 75), et dirigeant laïc juif, porte une sainte Torah juive, l'un des rares rouleaux de Lithuanie à avoir survécu à la Shoah, et qui fut présentée à Truman.

 

Environ 5%, voire moins, de la population juive de Lithuanie a survécu à la Shoah. D'après les organisateurs, on pense qu'aucun objet de culte religieux, autre que cette Torah, ne subsiste de la population juive de ce pays. « Je suis très fier de nos hommes d'équipage qui servent ici, et je suis très fier qu'ils aient vus comme un honneur de recevoir une Torah à bord du navire », raconte Julius Marcus de Portsmouth, qui a assisté avec sa femme, Jeanne.


 !cid E8F3F77E5BDD4BA79371159D52D6C463@PcPortableSG 

Le 14 mai 1948, le Président Truman était le premier dirigeant mondial à offrir la reconnaissance diplomatique au jeune Etat d'Israël renaissant. Le premier Président d'Israël, Chaïm Weizmann, remercia Truman par le don d'un rouleau de la Torah, qui appartient désormais à la bibliothèque présidentielle du (porte-avions) Harry S. Truman. Cette Torah a été prêtée au porte-avions et exposée près de la Torah qui a été consacrée. 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 22:13

 

 

 

 

 

Les Synthèses d'A.Rubin

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Je remercie Alain pour cette mise au point à l'adresse de S.SAND qui méprise le Peuple Juif - son histoire et l 'histoire en général. 

Aschkel

 

Petit cours d'histoire à l'adresse de Shlomo Sand et à ses disciples ignorants

 

Par Alain RUBIN

 

pour aschkel.info et lessakele

 

 

 

 

 

Bonjour Chers Lecteurs,


Je voudrais répondre aux théories de l'universitaire Shlomo Sand. 

 

Les arguments de l’universitaire sont étonnamment sommaires, pour ne par dire qu’ils sont grossiers et prennent l’opinion publique pour un ramassis d’ignares. Il n’est pas le seul, mais ce n’est pas une raison, surtout si l’on pose à l’universitaire chercheur.


Concernant les Kazars, qui constitueraient explique-t-il la principale substance humaine du judaïsme ashkénaze, Arthur Koestler, qui s'était entiché de la "13ème tribu", a répondu cette théorie, avec précision, il y a déjà longtemps. Je rajouterai que Koestler a carrément tordu le coup à cette soit- disant origine turco tartare des Juifs d’Europe orientale.

L'ancien cadre du Parti communiste palestinien a précisément montré, au moyen de témoignages d'époque, en particulier ceux d'un témoin direct, voyageur arabe et musulman, que c'est l'aristocratie d'une confédération tribale, non ethniquement homogène, mais non la masse de ces groupes turcs qui s'est convertie.

Cette aristocratie tribale a formé un vaste royaume où cohabitaient plusieurs peuplades et religions. Mais le judaïsme de la noblesse tribale khazar n’était pas le judaïsme rabbinique né après la (seconde) destruction du temple de Jérusalem par les Romains. C’était un judaïsme de convertis au karaïsme (1).

Koestler a montré, par les témoins du temps qu'il a appelé à la barre, qu'aux côtés d'une aristocratie turque ayant adopté le judaïsme caraïte, outre des Khazars chrétiens et d’autres musulmans, il existait dans ce royaume une importante et ancienne diaspora d'hébreux, ceux de Crimée (la Crimée faisait partie de leur royaume), ainsi que des communautés de Juifs venus de Judée ayant fui les persécutions et la politique de conversions forcées au christianisme poursuivie par les autorités de l'empire grec (l'empire romain d'orient/Byzance/Constantinople).

Je ne vais pas réécrire Koestler. Monsieur Sand devrait le lire ou le relire, peut-être se dirait-il alors qu’il vaut mieux tourner sept fois son doigt sur le clavier de son ordinateur avant de lui faire cracher de nouvelles découvertes bouleversant l’histoire des Juifs. Ces découvertes, dont il est certain qu’une presse avide de nier la légitimité d’Israël ne va pas manquer de s’emparer, ne sont des découvertes que par la grâce de la suffisance de notre universitaire, l’ignorance et la mauvaise foi de ses supporters.


En outre, pour qui, n'ignore pas tout, des Caraïtes d’Europe orientale, l'histoire a retenu trois choses montrant que notre universitaire fait une grossière confusion, que j’ose espérer involontaire :


- 1° une tsarine, je crois que c'est la grande Catherine, décida de taxer spécifiquement les Juifs de l'empire russe, les « yévreï (les hébreux) dit-on en russe.
Les caraïtes de Crimée vinrent alors voir la tsarine qui les reçu. Ils lui expliqueront qu'ils n’étaient pas des Hébreux de la diaspora comme l’étaient les Juifs rabbanites ; ils lui expliqueront et la convaincront qu’ils n’avaient rien à voir avec ces derniers, qu’ils étaient eux des Turcs suivant la religion de Moïse ; qu’ils n’observaient que la loi écrite (2), qu’ils n’avaient rien à voir avec les rabbins ; qu'ils descendaient des Kazars installés en Crimée et n'avaient par conséquent rien à voir avec les Hébreux, sauf qu’ils étudiaient leur langue pour la prière. Il était par conséquent injuste que l’administration russe leur demande de payer l'impôt des Juifs. La grande Catherine, qui ne crachait pourtant pas sur toute rentrée fiscale possible, fut convaincue par les arguments de la délégation des caraïtes de Crimée.  

Ces arguments furent corroborés par l’enquête ultérieure des autorités tsaristes en Crimée. La tsarine n'eut pas à recevoir de délégations de Juifs rabbanites.

Ils  pensaient tous, depuis toujours, être formés d'Hébreux en exil ; exil volontaire ou involontaire, pour ceux chassés de leur patrie géographique: la terre d'Israël à la suite des conquêtes assyro chaldéenne et romaine.


La tsarine de toutes les Russies, malgré ses besoins de rentrées fiscales avait accepté les arguments des « juifs » turcs Kazars de Crimée. Elle les exempta de l’impôt des Juifs.

Tous les autres Juifs, je veux parler de leurs voisins dans l’empire russe ou on les nomme « yévreï » (Hébreux), ces ashkénazes rabbanites, imprégnés de leurs traditions, des études quotidiennes de la Torah écrite et de la Torah orale (le Talmud) préféraient se « mystifier », si l'on suit la fable de notre universitaire.

Même si elle était lourde cette fiscalité. Elle provoquait des privations quotidiennes. Même si elle entraînait des vexations, voire des massacres (comme lors de la révolte des cosaques zaporogues et de leurs alliés Tatars qui fit au milieu du 17ème siècle 250 000 tués parmi les Juifs d’Ukraine et des parties sud orientales de la Pologne Lituanie) l’identité assumée par tous les Juifs étaient qu’ils se pensaient tous Hébreux en exil. Ceux que l’on appelait Yévreï, paieront, rubis sur l’ongle, l’impôt discriminatoire dirait-on aujourd'hui, l’impôt des Juifs.


Soulignons ce fait historique (3): Aucun Juif rabbanite ne se hasarda à venir trouver la tsarine pour lui dire : Majesté, nous ne sommes pas un fragment d'Israël en exil. Nous ne sommes que des Russes et des Lituaniens qui avons opté pour la religion de Moïse et qui suivons, pour cela, les 613 règles de conduite fixées par la Halakha ; mais nous n’avons cependant rien à voir avoir les descendants physiques des auteurs du Talmud.

Non, aucun ne vint dire cela à la grande Catherine ; n’en déplaise au Professeur Shlomo Sand et à tous les écervelés de l’anti sionisme théorisé ; aucun yévreï ne vint dire qu’il n’était pas Israël en exil afin, comme les Kazars karaïtes, d’échapper à une lourde fiscalité oppressive et vexatoire. Comme en 1941, aucun Juif rabbanite ne se hasarda à prétendre auprès des autorités nazies qu’il était comme les caraïtes de Pologne, Lituanie et Crimée que les nazis exemptèrent du massacre parce qu’ils n’étaient que des juifs de « confession » et non des hébreux de l’exil.

En Russie, soulignons le, on ne dit pas Juif, mais yévreï, c'est à dire hébreu, comme en Italie ou les Juifs, installées à Rome depuis l'époque romaine, sont aussi appelés hébréo, c'est à dire, hébreu. Mais peut être que tout cela ne signifie rien dire ; peut être que ce sont deux autres auto- mystifications partagées, l’une en Russie, l’autre en Italie par les populations qui les accueillerons? Des Kazars convertis se seraient-ils glissés jusqu'en Italie ou ils auraient abandonné le judaïsme caraïte pour le judaïsme des rabbins du Talmud?...


Outre la question de : qui à converti qui ? Il y a la question de la langue.

Comment nos Kazars auraient-ils pu produire un créole d'allemand dialectal rhénan, d'hébreu et d’araméen bien vivants formant plus de vingt pour cent du yiddish, entremêlés aux fragments et tournures de langues de l'ancienne Europe, témoignages de la circulation diasporique des Hébreux en exil ou en voyages d’affaire ? Ce créole juif, témoigne d'un Humour bien particulier et commun à tous les Juifs ; Ces prétendus Kazars utilisaient la forte présence de l'hébreu dans les différentes circonstances de la vie quotidienne : le recours à l’humour, la morale, et même les activités professionnelles spécifiques des Juifs.


2° Pendant la guerre, pour leur éviter la shoah, les spécialistes interrogés par les autorités nazies expliqueront que les caraïtes de Pologne et de Lituanie étaient, comme en Crimée des Kazars convertis, que c’étaient des Turcs mosaïstes et non des Hébreux de l'Israël en exil. Leur langue turque, leurs vêtements, les titres de leurs notables, tout semblait témoigner d’ailleurs en ce sens. Je dis semblait, parce que les spécialistes Juifs consultés par les nazis répugnèrent à faire une sorte de « hérem », en excluant ces caraïtes du peuple d’Israël en exil. Ils le firent pour sauver la vie de ces hommes et ces femmes et leurs enfants, pour leur éviter l’enfermement dans les ghettos de la famine, les ghettos des épidémies et des déportations vers les chambres à gaz, en pensant, en leur for intérieur, que les caraïtes de Pologne et Lituanie étaient cependant, comme eux, des Bné Israël, mêmes s’ils se croyaient sincèrement des descendants de Turcs (les Kazars) judaïsés avec lesquels ils avaient dû se mêler.


3° toujours en Crimée, toujours convaincus d'être des Turcs suivant la loi de Moïse, de nombreux caraïtes, firent comme leurs voisins Tatars : Sollicités par les autorités allemandes, ils s'enrôleront dans les forces allemandes pour s'opposer au gouvernement de Staline et à sa bureaucratie.

 
Par contre, un Alzheimer profond frappait tous nos autres soit disant « Kazars » ashkénazes. Ceux pratiquant le judaïsme des rabbins du Talmud, et même leurs enfants devenus marxistes des différentes tendances, subissaient cette grave maladie de la mémoire : ils continuaient à se prendre pour des Hébreux en exil et finirent fusillées en masse ou déportés, alors qu'ils auraient pu aisément échapper au massacre industrialisé, en se souvenant de ce que vient de « découvrir » notre brillant universitaire : qu’en réalité ils n’étaient pas des Hébreux en exil mais des turcs convertis.

S’ils s’en étaient souvenus, ô miracle : ils auraient échappé à l’enfermement  dans des quartiers surpeuplés et fermés ; ils auraient échappé aux fusillades massives puis, pour les survivants, ils auraient échappé aux déportations exterminations industrialisées.

 

Heureusement qu’est venu le professeur Sand.

Grâce à ses lumières de non spécialiste, peut être que les cinq millions de Turcs (les Ashkénazes) et de Kabyles (les Séfarades) d’Israël qui se prennent toujours, avec la quasi-totalité des Juifs de la diaspora, depuis des siècles et des siècles, pour des Hébreux exilés, vont cesser de s’obstiner à vouloir rétablir l’état national souverain de la nation hébraïque sur sa terre grande comme la Bretagne.

Grâce à notre « révolutionnaire » universitaire, peut- être se résoudront-ils à retourner d’où ils sont venus : en Europe orientale pour une petite moitié d’entre eux, pour l’autre moitié, retour dans les pays d’Islam ou les Juifs ou considérés tels résidaient  en dhimmis, ces inférieurs institutionnels, qui subsistaient à la façon dont vivaient, jusqu’avant les lois civiques, les noirs des états sudistes des Etats-Unis.

Ahmadinejad n’aura plus son prétexte à vouloir sa bombe atomique pour la jeter sur Tel Aviv. Grâce à la fable du professeur Sand, la paix aura fait un grand bond en avant.

 

Soyons un peu sérieux et revenons sur la question :
Pour ce qui concerne les « Kabyles convertis », les Sépharades. C'est encore plus sidérant.
Convertis au judaïsme au 7ème siècle au judaïsme, nous dit-on du côté du professeur Sand.

 

Le 7ème siècle, c'est le siècle de la conquête arabe. Les berbères résistent les armes à la main pendant plusieurs dizaines d'années. Bien sur il y avait des Berbères judaïsants, mais bien avant le 7ème siècle. Comme de nombreuses tribus noires d'Afrique subsahariennes et d’Afrique orientale, des tribus berbères s’étaient mêlées à des fragments en exil des tribus de l’ancien Israël (le royaume de Samarie). Elles en conservent souvent le souvenir, généralement très précis, et les traditions vivantes, sous l’islam imposé.

Comment en arrivèrent-elles à ce prétendu choix du 7ème siècle qui, en vérité, remontait beaucoup plus loin dans le temps, plus de mille ans avant la conversion découverte par Shlomo Sand ?

 

Dans l'histoire de l'Afrique, publiée par la maison d’édition Hachette en 1968, sous l'autorité de Théodore Monod (membre de l’académie des sciences, professeur au muséum d’histoire naturelle et Directeur honoraire de l’institut français d’Afrique noire), on peut prendre connaissance du contenu de relations de voyage d'Al Idrîsi (1154), un arabe musulman qui sillonna l'Afrique noire, et celles de Al-Bakry (1038). Ces voyageurs et/ou acteurs de l’expansion- conquête de l’Islam, témoignent de la très ancienne et importante présence juive qui avait formé des royaumes juifs avec de puissantes armées. Ces Juifs étaient noirs, c’étaient bien sûr des sangs mêlés, Hébreux et noirs africains unis, comme les Béta Israël d‘Ethiopie, les "Falachas" ; comme les Bené Israël de la Nigeria, ou comme les Dan de côte d’ivoire et les Lembas d' Afrique noire orientale. Mais, cultures, rites quotidiens, mémoires des origines et génétiques, témoignent de la parenté intime de ces groupes africains avec les prétendus "kabyles" et les "Kazars" prétendument "convertis", malgré la différence des couleurs et des vêtements. Ils forment un seul peuple, une seule culture unifiée par la place de la Torah et la mémoire partagée, sous les diversités culinaires et autres régies par des fragments plus ou moins importants de la halakha.


Question à cinq francs, ou un euro, à notre universitaire, qui se voudrait découvreur iconoclaste, variante laïque et de "gauche" des Naturei karta :

Et les Juifs expulsés d'Espagne et du Portugal après 1492, ils étaient quoi ces Sépharades ? Etaient-ils des Kabyles eux aussi ?

Répétons notre question : Ils étaient quoi les sépharades d’Espagne et du Portugal, des "kabyles convertis"eux aussi?

Leur présence en Espagne remontait à la coopération commerciale entre Hébreux et phéniciens ; voyageant ensemble ils établirent des colonies sur le pourtour occidental de la Méditerranée. Carthage est une de ces créations communes aux Phéniciens et aux Hébreux. Ainsi, les Juifs de la péninsule ibérique, qui formaient 10% de la population au moment de leur expulsion, seraient des descendants de ces Numides, alors que précisément les Phénico carthaginois ne parvinrent jamais à les assujettir ? Décidément, il faut croire au voyage dans le temps et à l’histoire qui se réécrit en fonction des besoins de la stratégie politique.

Si l’on disait à monsieur le professeur Sand qu’il fait penser aux historiens de l’école stalinienne des années vingt- trente, il protesterait probablement. Mais que fait-il de différent de cette école de faussaires, réécrivant les événements en fonctions des virages et des embardées politiques du secrétaire général ?

S’ils étaient « Kabyles », ainsi que le prétend Shlomo Sand, nos Juifs d’Espagne et du Portugal expulsés d’Espagne en 1492, ils auraient été des hommes de Tarik, amenés sur la péninsule peu après leur conversion au judaïsme, par le conquérant futur vainqueur des Wisigoths ; ils auraient été des Kabyles ayant abandonné l'islam récemment adopté ? Peu convainquant comme explication, Professeur Shlomo Sand, vous ne trouvez pas, sachant que l’islam ne permet pas l’apostasie ?

Ils devaient être immensément nombreux, les soldats de Tarik, pour qu’autant d’entre eux (plusieurs centaines de mille) aient, en Espagne conquise par les berbères islamisés, puis abandonné l’islam pour donner tant de force au judaïsme récemment écrasé au Maghreb, puis détruit en Afrique noire par la conquête arabe.

 

Dans la péninsule ibérique, Espagne et Portugal, 10% de la population étaient en 1492 des Juifs. Et quand les prédicateurs catholiques les accusaient fréquemment d'avoir tué Jésus, ils répondaient à chaque fois : comment aurions-nous pu avoir tué le Juif galiléen, qui est selon vous le Messie, nous qui sommes venus ici avec les Phéniciens ? Nous étions donc ici bien avant la naissance de Jésus?! Comment nous reprocher la décision de certains Juifs de Judée ?

En d’autres termes, les Juifs de la péninsule ibérique vécurent dans cette partie de l’Europe méridionale presque deux millénaires avant que les monarques d’Espagne et du Portugal les en expulsent, soit plus de douze siècles avant l’islamisation de l’Afrique du nord et avant leur imaginaire conversion judaïque découverte par l’universitaire israélien devenu hostile au sionisme.

 

Nous voyons ici, que pour les besoins de la délégitimation de la présence des Juifs en Israël, Juifs d’Israël que l’on veut assimiler à une variété d’afrikaners, il faut tordre l’histoire dans toutes sortes de sens et étrangler les événements réels pour les remplacer par des événements imaginaires; il faut inventer des événements, en l’occurrence la conversion au judaïsme au 7ème siècle des Berbères d’Algérie, les Kabyles, et en effacer d’autres.

 

En Galilée, un village arabe, un village palestinien, s’appelle Kabyliya. On en a parlé il n’y a quelques semaines, à cause d’affrontements consécutifs à une tentative d’assassinat d’un enfant de neuf ans d’une « colonie » juive voisine, par un jeune palestinien protégé ensuite par les habitants de ce village.

Kabyliya, coïncidence phonétique ou résultat de l’installation en Galilée de certains des membres de la « smalah » de l’émir Abd El Kader ?

On n’a pas oublié que le farouche lutteur n’était pas venu seul et que certains de ses compagnons firent souche en Palestine ottomane ; Palestine qui ne s’appelait d’ailleurs pas Palestine et qui était partagée en quatre fragments administratifs rattachés, l’un à l’Egypte, et les autres, à l’Arabie (la future Jordanie), à la Syrie et au Liban. Ces Algériens (Arabes et/ou Kabyles), ces Maghrébins là, seraient-ils plus légitimes en Galilée que leurs voisins « colonialistes », ces autres maghrébins d’Israël, des « kabyles juifs », sur cette terre d’Israël, parce qu’ils pensent être des hébreux longtemps exilés? Il faut le croire si l’on suit les chemins tortueux du professeur Shlomo Sand et celui de ses supporters.

 

Lorsque nous lisons les écrits des adversaires d’Israël, ce sont les Juifs qui se voient accusés de sectarisme religieux ou ethno racial…Décidément, nous pourrions paraphraser Lafontaine et dire que, selon que vous êtes Juif ou non, pour les mêmes actes vous serez déclaré innocent ou coupable. Et si vous êtes Juif, vous n’aurez aucune circonstance atténuante, même si vous n’avez commis qu’un centième, voire un millième des fautes de vos accusateurs qui cherchent à vous éliminer.

 

Si Shlomo Sand était sérieux, s’il croyait juste un tout petit peu à sa fable de la non hébraité des Juifs ashkénazes et sépharades, ils nous dirait : ces derniers sont en réalité des Ibères ayant adopté le judaïsme il y a fort longtemps, il y a plus de deux millénaires et demi et ils ont oublié leur conversion, ils croient dur comme fer être des Hébreux venus fonder des colonies corses, marseillaises, carthaginoises, hispaniques, en compagnie de navigateurs et de commerçants phéniciens.

Mais nous raconter qu’ils sont des Kabyles (des Berbères convertis au 7ème siècle), quand les tribus arabes envahissaient l’Afrique du nord pour y répandre l’islam à la pointe du sabre... pour qui nous prend-il ? Restons sérieux. Mais il reste vrai, que « plus le mensonge est gros, plus il a de chances d’être cru ».


Les Sépharades, les expulsés d'Espagne et du Portugal, des Kabyles convertis?


Ils auraient donc été, à en croire la légende de notre brillant universitaire, des cousins des hommes de Tarik, des membres eux aussi de ces clans berbères qui vont produire les Almohades et les Almoravides, ces sectes musulmanes djihadistes, qui prendront le pouvoir en Espagne et y pratiqueront la politique violente des conversions forcées, contraignant Maimonide et sa famille à l'exil. Les chants et les mélodies judéo andalouses, la langue de culture judéo arabe (une sorte de yiddish arabo hébreu de l'Afrique du nord) seraient des produits d'une population « kabyle » qui a toujours résisté à l'arabisation linguistique? Curieux paradoxe.


Vraiment révolutionnaire notre universitaire?! Curieux son conte de fée carabosse de l'auto dénigrement.

Au Maroc il n'y a pas encore bien longtemps, les populations berbères n'étaient toujours pas arabophones, après plusieurs siècles de conquêtes et d'islamisation… Par contre, au Maroc toujours, les soit disant "kabyles" convertis (des berbères judaïsant, nous veut-il  faire accroire) qui quittèrent ce pays pour Israël ou la France, comme leurs anciens, étaient tous arabophones, en plus du judéo arabe, du français et de l'hébreu des prières et des expressions humoristiques ou morales.


Quant aux arabes palestiniens qui seraient les "vrais Juifs" nous explique-t-il sans rire, qui seraient des « Juifs convertis à l'islam », mais tellement écrasés et tellement acculturés par la conquête islamique qu'ils auraient tout oublié (4), ils souffriraient d'un curieux Alzheimer collectif. Cette totale amnésie de toute une population est très curieuse. Mais pour notre universitaire israélien, l’esprit tout entier mobilisé par l’auto dénigrement : non  décidément, non vraiment, rien de curieux à ce que ces « vrais Juifs » ,-et donc les authentiques et seuls propriétaires du pays, qui souffriraient de l’irruption des « faux » Juifs sionistes-, aient tout, absolument tout oublié ; non, rien d’étrange à ce qu’ils se croient des arabes ; non, rien de bizarre, alors qu’à plusieurs reprises, dans les grands conflits qui secouèrent ce tout petit pays, les Arabes intriguent contre les Juifs et les combattent les armes à la main, avec les administrateurs assyro chaldéens, aux côtés des grecs (les macédoniens venus avec Alexandre le grand), puis comme supplétifs des Romains qui détruisirent le Temple de Salomon reconstruit par Hérode.

 

Le phénomène ne paraît pas étrange à notre universitaire.

 

Certainement, qu'il y a quelques "arabes" palestiniens qui sont des Juifs islamisés qui ont oublié qui ils étaient. Certainement, qu'à Naplouse et dans ses environs, il y a quelques descendants de Samaritains qui ont cédé à la pression islamisatrice et oublié qui ils étaient vraiment, et qui se prennent eux aussi pour des arabes. Entre les Juifs et les Arabes, les différences physiques ne sautent pas toujours aux yeux, elles sont le plus souvent avant tout culturelles et comportementales. D’un côté une culture qui fait que « deux Juifs égale trois partis », l’esprit public qui est comme une dialectique humaine assumée et théorisée par le Talmud. De l’autre l’esprit de caserne, l’esprit clanique, l’esprit de la vendetta et de la soumission absolue au chef et à Dieu imaginé comme un despote cosmique pour les temps des temps.

Parce qu’autrement, sur le plan de l’apparence, ce n’est pas comme dans le cas d’un colonisé de la France, vietnamien ou africain qui se serait pris pour un gaulois.


Mais j'insiste, le phénomène que l’on nous invite à croire est bien étrange.

 

Il contredit tout ce que l'on voit partout, au Portugal, en Catalogne, dans les îles Baléares, en Afghanistan et au  Pakistan parmi les tribus pathanes, des populations juives ayant cédés à la violence ou à la pression insidieuse ou fiscale des convertisseurs musulmans. Jamais ces différentes populations n'ont tout oublié. Elles ont toutes, au contraire, soit conscience d'être des « Bné Israël », c'est le cas des Dan de Côte d'Ivoire, des Lembas du Zimbabwe, des tribus Pathanes du Pakistan et d'Afghanistan qui restent très fières de cette ascendance se traduisant par le strict respect de nombreux rituels purement juifs halakhiques (les tribus Pathanes se sont converties volontairement à l’islam au 7ème siècle, à la suite de leur roi qui affirmait descendre de Saul).


Ces « Juifs arabisés », que notre universitaire oppose aux  prétendus "kabyles" et "Kazars" judaïsés, ces « vrais Juifs » devenus des Arabes confrontés à ces imposteurs colonialistes, à ces « harkis » de la « puissance impériale US », qui se prendraient par erreur pour des Hébreux en diaspora, ces « vrais Juifs » ont tout perdu de la culture et de l’identité de leurs aïeux que Shlomo Sand a miraculeusement retrouvé pour leur dire, aux escrocs turco kabyles israéliens : hé les gars, vous vous mettez le doigt dans l’œil, vous vous êtes égarés en venant dans un pays, Israël, qui n’est pas celui de vos aïeux, puisque vos aïeux à vous, ce sont les Kabyles d’Afrique du nord et les Kazars du Caucase, de la Crimée et du sud de l’Ukraine. Ouste, dehors et le plus tôt sera le mieux !

 

S'ils sont effectivement des Juifs islamisés, arabisés dans leur mémoire, les Arabes d’Israël, ces « vrais Juifs » de l’Israël reconstitué, sont comme seraient des Africains noirs des anciennes colonies françaises qui seraient persuadés que leurs ancêtres sont des gaulois.

                          
Notre universitaire produit un paradoxe 

Deux mythes s'affronteraient en Israël/Palestine :
- d'un côté, celui des "kabyles" et des "Kazars" se croyant des Hébreux revenus au pays de leurs aïeux
- de l'autre côté, le mythe des vrais autochtones : des Juifs se croyant des Arabes  palestiniens et niant que les Juifs aient quelque chose en commun avec le pays ou ils vivent actuellement les uns et les autres 

Tragique ces deux mythes antagoniques

Que narre le « professeur » Sand.

 

Sur le fond, en supposant que ceux que l’universitaire appelle « faux Juifs » soient autorisés à s’en retourner par les gouvernements, les uns chez leurs ancêtres Kabyles, les autres chez leurs ancêtres Kazars, cela ne changerait rien aux bases existentielles du conflit. Il risquerait très certainement de rebondir, sur place, le jour où les « arabes » palestiniens retrouveraient la mémoire de leur véritable identité. Mais peut-être que pour éviter ces retrouvailles mémorielles, notre savant fait dire des incantations pour que ses « vrais Juifs » palestiniens, brimés actuellement par de « faux Juifs », restent dans l’oubli de leur identité et de leur histoire. En d’autres termes, la médecine politique de notre universitaire « progressiste » consiste à préconiser la persistance de la pathologie palestinienne, marquée par une amnésie générale totale et une confusion identitaire sans équivalent ailleurs.

C’est beau le « progressisme » quand il faut dénier aux Juifs leurs droits nationaux!!!

 

Alain Rubin

 

Notes

 

(1) le karaïsme est apparu au 10ème siècle parmi les Juifs de Babylonie. Il se caractérise par un judaïsme à filiation patrilinéaire n’observant que la loi écrite.  

 

(2) La loi écrite se trouve dans le pentateuque, tandis que son interprétation, la loi orale, se trouve rassembler dans les 10000 pages du Talmud.

 

(3)   Peut- être que le herr professor S. Sand a découvert de nouvelles preuves historiques, qui réfuteraient les connaissances historiques jusque là établies ? Lesquelles ? Si elles existent, il convient urgemment de les livrer au grand public.

 

(4) A l'exception de quelques clans bédouins, dont les jeunes gens font tous leur service dans Tsahal en qualité de garde frontière, et dont la tradition fait remonter leur origine aux Juifs de Judée, tous les « arabes » palestiniens se tiennent pour des Arabes et rien d’autres, surtout pas des Juifs, mêmes islamisés, même quand ils sont des témoins des diversités humaines dans les différentes parties de l’empire ottoman : circassiens, des tchétchènes, des turcs ottomans, des albanais, des bosniaques, des négro africains descendants concubines esclaves. Quand ils descendent des 100 000 Syriens immigrés entre 19246 1932, ils s’estiment aujourd’hui, arabes bien sur, et Palestiniens et autochtones plus légitimes à Jérusalem que les Juifs qui formaient la majorité de la ville depuis 1840 et occupaient la partie orientale de la vieille ville.

A plusieurs reprises dans l’histoire, pourrions nous dire, les relations entre Juifs et Arabes furent difficiles. La Bible et l'historien Flavius Josèphe nous montrent en effet que Juifs et Arabes se côtoyaient et se sont heurtés : quand les premiers ont entrepris la reconstruction du premier Temple, quand ils se sont opposés à la dynastie grecque de Syrie, puis quand ils se retrouveront en guerre contre l’empire romain :


            - Quand les Juifs furent autorisés par les assyro chaldéens à quitter l'ancien Irak pour revenir en Judée Samarie y reconstruire le Temple de Salomon à Jérusalem, leur centre moral et politique, ils se heurtèrent aux Arabes qui ne virent pas d'un bon oeil la reconstruction de la future « mosquée lointaine ».


            - A l'époque de la guerre des Juifs entre eux (pour causes dynastiques) et contre les Romains, les Arabes fournirent des contingents importants de soldats aux Romains.


            - Au 5ème siècle, il y aura une 3ème révolte juive (la dernière), contre l'empire byzantin cette fois, pour restaurer l'état national, politique et religieux, des Juifs

 
            - Plus tard, au 15ème siècle, ce seront les retours individuels et collectifs consécutifs aux expulsions d'Espagne/Portugal. Les soit disant "kabyles" ayant été expulsés de la péninsule ibérique ils seront accueillis par les autorités ottomanes ; ils négocieront avec Suleyman le magnifique et purent racheter, très cher, un bout de leur pays (7 agglomérations de Galilée, dont Safed et Tibériade et les terres environnantes qu’ils transformeront de jachères en terres maraîchères).


           - Quand Bonaparte fera le siège de Saint Jean d'Acre (Acco) il rencontrera des Juifs autochtones qui n'ont rien oublié et se savent toujours une portion, non exilée géographiquement, du peuple juif


          - De même lorsque, en 1806, Chateaubriand visite Jérusalem, il observe les véritables propriétaires du pays, étrangers dans leur patrie écrit-il, misérables et opprimés, seulement mus par la volonté de transmettre la Torah à leurs fils.


          -Quant à leurs frères devenus "Palestiniens" et « Arabes », ils ont tellement oublié qui ils sont qu'ils en arrivent à nier : qu’un peuple juif ait jamais vécu sur cette terre et que Jérusalem est pu être leur centre moral et politique. Curieux alzheimer. Les neurologues nous expliqueront sûrement cela. Ils auront d’autant plus de travail que la légende de Shlomo Sand se diffuse, et que même en France il se trouve actuellement des gens (à l’Institut du Monde Arabe) pour raconter en substance aux enseignants venant participer à des sessions de formation « qu’il n’y eut jamais de présence juive en terre sainte avant le 19èmesiècle ».

 

AR

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:36

 

 

 

 

 

DOCAS

 

 

 

 

LE PEUPLE JUIF EN TERRE D'ISRAEL

DEPUIS L'ÉPOQUE ROMAINE

ENTRE CONTINUITÉ ET TRADITION 2/4

II
LA TERRE D'ISRAËL
DE LA PÉRIODE ROMAINE
À LA PÉRIODE BYZANTINE.

 

Adapté du cours du Professeur Rina Neher par Sacha Bergheim

Conception, édition, mise en page, traductions et cartes de Sacha Bergheim
merci à Elinor Guez pour son aide
merci à Israël Boccara pour son précieux concours pour la vérification des cartes

Téléchargement et diffusion libre

sous réserve de la mention de la source : 

 


Pour © 2010 contrecourant © 2010 aschkel.info - © 2010 lessakele - 

 

 

 

Première partie 

 Le peuple juif en terre d'Israël depuis l'époque romaine entre continuité et tradition 1/4

 

Entre la destruction du Second Temple en 70 par Titus et l'arrivée des premiers pionniers juifs en terre d'Israel à la fin du 19e siècle, l'histoire des Juifs sur la terre de leurs racines semble n'être qu'une longue parenthèse durant laquelle rien ou presque ne se serait passé, du moins concernant la présence juive.

Une longue éclipse que l'on doit à l'historiographique chrétienne cherchant à incarner dans le récit historique la déchéance du peuple de « l'ancienne alliance », afin de faire du « verus Israel » chrétien le véritable héritier de « l'ancien testament », l'héritier des royaumes de Salomon et de David.


Cette vision est celle qui prévaut généralement, en particulier lorsqu'il est question des fondements de l'Etat moderne d'Israel, qui serait, lit-on parfois, « artificiel » parce coupé par presque deux millénaires d'exil et de diaspora. Le lien avec Israel et le peuple juif serait au mieux affectif et symbolique, au pire totalement imaginaire.


Croire que le peuple juif serait l'objet d'une « construction » savante, d'une « invention » militante, c'est en réalité faire l'impasse sur près de deux millénaires d'histoire en terre d'Israel, et prendre un postulat indigent pour une vérité d'évangile.


Si l'existence d'une souveraineté politique juive n'est plus attestée depuis la domination chrétienne en terre d'Israel, de même qu'il n'y avait plus de souveraineté politique grecque depuis la conquête romaine en -197 après la seconde guerre de Macédoine, la continuité d'une présence juive, majoritaire dans certaines parties du pays avant de devenir minoritaire, est un fait indubitable qui mérite d'être connu et reconnu.


Quelques faits à rappeler : la constitution du judaïsme dit rabbinique en Galilée après la destruction du Temple, l'essor de la Kabbalah de Louria à Safed, où de nombreux grands kabbalistes vinrent s'y installer, ou encore l'épisode du mouvement messianique de Shabtai Tsvi, sans compter les très nombreux maîtres de la pensée qui vivront en terre d'Israel dans tous les siècles. Et il ne s'agit là que des témoignages les plus connus !


Si la vie pour les Juifs y fut difficile, marquée par les persécutions des différents dominateurs de la région, il reste indéniable que le projet de restauration politique juive émergeant dès le 18e siècle ne saurait se concevoir sans des siècles de présence juive à Jérusalem et dans d'autres villes, sans des siècles d'aliyah, certes en nombre restreint, en terre sainte.


Partons à la re-découverte de cette histoire complexe mais essentielle à la compréhension du monde moderne et des enjeux proche-orientaux.

 

 

Lire le document  Erets Israel 2 E.Guez AschkelGadSacha Erets Israel 2 E.Guez AschkelGadSacha

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 15:56

 

 

 

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July 29, 2010

 

 

 

 Le Pape oublié qui a défié Hitler, Rabbi Marvin Hier

(Centre Simon Wiesenthal)
   
Traduction Fabien MIKOL

Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

 

Plus tôt cette année, dix-huit intellectuels catholiques des Etats-Unis, d'Allemagne et d'Australie ont accompli un pas sans précédent en écrivant une lettre au Pape Benoît XVI, le conjurant de ralentir le processus de canonisation désignant le Pape Pie XII comme saint de l'Eglise catholique, tant que davantage de preuves n'auront pas été trouvées qui seraient susceptibles de défendre son action contre l'accusation d'avoir failli pendant l'Holocauste nazi. Le Pape Benoît a hérité du dossier Pie XII de ses prédécesseurs, mais a suscité la colère des critiques, incluant le Centre Simon Wiesenthal, quand il a publié un décret en décembre 2009 reconnaissant les "vertus héroïques" de Pie XII, l'approchant d'un pas vers la sainteté.
    Normalement, savoir qui l'Eglise catholique désigne comme saint n'est pas l'affaire des Juifs, mais Pie XII doit être une exception à la règle car il nous faudrait alors expliquer ceci à nos enfants et petits-enfants : pendant que le plus grand crime de l'Histoire était commis et que 6 millions de Juifs - un tiers de tout le peuple juif mondial - étaient exterminés, un saint était assis sur le trône de Saint Pierre.
    Alors que le Vatican continue de promouvoir la candidature de Pie XII, l'autre Pape qui a vécu à l'époque d'Adolf Hitler, Pie XI, n'est jamais mentionné comme candidat à la sainteté. C'est pourtant ce Pape, plus que tout autre, qui a été au plus près de changer le cours de la Seconde Guerre Mondiale. Achille Ratti a pris le nom de Pie XI en 1922, quand il fut élu Pape, l'année même où Benito Mussolini marchait sur Rome.
    Mais c'est la fatalité qui orienta l'église lors de l'avenue de "l'âge des dictateurs", Mussolini et Hitler. Les premières années, Pie XI, malgré ses scrupules, chercha à se les accommoder, craignant une confrontation qui fragiliserait l'église. Ainsi, en 1929, il signa un Concordat avec l'Italie fasciste, protégeant l'indépendance du Vatican mais diminuant sa capacité à affronter l'agression de Mussolini.
    Il a aussi autorisé son secrétaire d'Etat, le cardinal Pacelli (le futur Pie XII), à signer un Concordat avec Hitler en 1933, espérant préserver les institutions catholiques en Allemagne. Mais le coût moral était élevé. Il n'a pas protesté lorsque les Allemands firent passer les premières lois antisémites en 1933 excluant les non-Aryens de la fonction publique, ou lorsqu'ils firent passer les tristement célèbres Lois de Nuremberg en 1935.
    Mais Pie XI fut bientôt très troublé par son pacte avec le "diable", et plus il observait leur inhumanité et fourberie, plus il était déterminé à les affronter. Dans son Encyclique de 1937 "Mit Brennender Sorge" ("Avec une Anxiété Brûlante"), il vilipenda ceux qui vénéraient la supériorité des races. Une année plus tard, quand le cardinal autrichien Innitzer acclama l'annexion de l'Autriche par Hitler, Pie XI le convoqua au Vatican et l'obligea à une rétractation publique humiliante.
    Mais le sommet de sa résistance arrivé lorsqu'il ignora son propre cercle interne de conseillers et donna instruction au prêtre jésuite américain visitant le Vatican, le Père John Lafarge, d'écrire une encyclique condamnant le racisme et l'antisémitisme. Le Pape avait lu le livre de Lafarge sur l'injustice raciale commise à l'encontre des "nègres" américains et percevait instinctivement que Lafarge était l'homme qu'il fallait pour ce travail. Il demanda au prêtre surpris d'écrire l'encyclique comme s'il était lui-même le Pape. Lafarge et deux collègues travaillèrent avec ferveur en dehors de Paris pour préparer le document qu'ils nommèrent "Humani Generis Unitas" ("L'unité de la race humaine").
    Le 20 septembre 1938, le Père Lafarge transmit le document complet à Wladimir Ledochowski, le Père supérieur des Jésuites à Rome. Bien que le document conservait des éléments de l'enseignement catholique - que le rejet juif du Christ est cause de leur"errance perpétuelle sur la face de la Terre" -, il condamnait l'antisémitisme dans un langage jamais entendu jusque-là d'un Pape et jamais admis par l'Eglise depuis vingt siècles. "Des millions de personnes se voient privées des droits les plus élémentaires, déniées d'une protection légale contre la violence et le vol, exposées à toute insulte et dégradation publique, des personnes innocentes sont traitées comme des criminels, même ceux qui en temps de guerre ont bravement combattu pour leur pays sont traités comme des traîtres. (...) Ce flagrant déni des droits humains a expulsé plusieurs milliers de personnes sans défense sur la face de la terre sans aucune ressource. (...)"
    Par coïncidence, le jour où Lafarge remettait l'Encyclique, Pie XI, parlant à un groupe de pèlerins chrétiens, disait : "Abraham est notre patriarche. L'antisémitisme est incompatible avec cette imposante pensée. (...) C'est un mouvement avec lequel, nous chrétiens, n'avons rien à faire. (...) Non, non, je vous le dis (...), il est impossible pour un chrétien de prendre part à l'antisémitisme. C'est inadmissible (...). Spirituellement, nous sommes tous sémites."
    Le drame fut que le document du Père Lafarge était trop choquant pour certains prélats de Rome. Ils attendèrent pour l'envoyer au Pape souffrant qui ne cessait de le demander, et qui ne vit jamais avant qu'il ne soit trop tard. L'Encyclique de Lafarge sur son bureau, Pie XI mourut le 10 février 1939, avant de pouvoir la signer. Le nouveau Pape, Pie XII, refusa sa publication.
    Le document disparut bientôt mystérieusement, et aucun mot ne fut plus entendu à son sujet jusqu'à ce que le journaliste de National Catholique brise le silence quelque 43 ans plus tard.
    Que se serait-il passé si l'encyclique avait été signée ? Beaucoup pensent qu'elle aurait tant divisé les 45 millions de catholiques allemands qu'elle aurait retardé ou prévenu les plans d'Hitler pour lancer la Seconde Guerre Mondiale.
    Plutôt que de soutenir un candidat qui fit simplement trop peu pour arrêter les nazis, peut-être l'Eglise devrait-elle rappeler cette tentative significative condamnée à l'anonymat des piles cachées des archives vaticanes, la dépoussiérer et la restaurer dans la place d'honneur qui lui revient de droit dans l'histoire du 20e siècle."

 

Rabbi Marvin Hier is the Founder and Dean of the Simon Wiesenthal Center.

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 12:35

 

 

 

Numéro spécial de Ynet:
 
Hitler, dans le collimateur de Jabotinsky!
Adaptation : Dominique KAHTAN
Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

 
 
Le journal intime d'un colonel de l'armée britannique révèle de quelle manière le leader sioniste et révisionniste projetait d'assassiner le tyran nazi.
 
Au mois de décembre 1939, quatre mois aprés le début de la deuxième guerre mondiale, Ze'ev Jabotinsky,  le leader sioniste rendit visite à un colonel à la retraite de l'armée britannique, âgé de soixante- et- un an.
 
Le colonel en question, Richard Henry Meinertzhagen, avait été, en son temps, conseiller auprés du War Office (Ministère de la Guerre) à Londres. Il avait fait la connaissance de  Jabotinsky lors de son service militaire dans l'armée britannique en Terre d'Israël  (NDT, la Palestine à cette époque) en 1918 suite à la période ottomane.
 
Le colonel rapporte ainsi sa conversation avec le leader sioniste dans son journal personnel publié à Londres en 1959, sous forme de livre et  ayant  pour titre :" Journal du Moyen-Orient, 1917-1956 ". Voici un trés court extrait de leur conversation :
 
Jabotinsky: "j'ai là un plan pour  faire sauter Hitler et tout l'état-major nazi.
 
Meinertzhagen:  "projet ambitieux!"
 
Jabotinsky: "oui, mais réalisable"
 
Meinertzhagen: "mais encore?"
 
Jabotinsky::" C'est à Münich qu'il faudra éliminer un certain nombre de nazis haut-plaçés. Leurs collègues, ainsi qu'Hitler devront alors se déplacer pour assister aux funérailles. Au moment où ils se retrouveront tous autour de la tombe, on fera exploser  des bombes contenant 100 kilogrammes d'explosifs, cachées dans un cercueil , les envoyant ainsi de vie à trépas.
 
Meinertzhagen :"Qui va activer le dispositif?"
 
 
Jabotinsky:"un de mes amis, fossoyeur juif à Münich."
 
Le colonel, impressionné par ce plan, le présenta au Foreign Office ( (Ministère des Affaires Etrangères). Il conclua son chapitre sur  une courte phrase : le Foreign Office fronça les sourcils, et les Nazis furent ainsi  épargnés.
 
 
Le Brilliant Stratège Militaire.
 
Selon le calendrier juif,  ce lundi 12 juillet a marqué les 70 ans écoulés depuis la mort de Jabotinsky. Il mourut le 4 août 1940 (NDT: à New York, d'une crise cardiaque). Conformément à son testament, son corps, tout comme celui de  Jeanne, sa femme  furent transportés en Israël et furent enterrés le 9 juillet 1964 sur le Mont Herzl.
 
Poète et écrivain, Jabotinsky fut aussi l'un des fondateurs de l'Organisation d'autodéfense juive d'Odessa. Il participa aussi à nombre de congrés juifs en tant que délégué. Il créa le "Zion Mule Corps" ( NDT : bataillon de volontaires juifs fondé en 1914-5) qui combattit les Turcs avec Joseph Trumpeldor. Il fonda aussi la "Jewish Legion" (NDT: Légion Juive: un groupe de volontaires juifs  incorporé à l'armée britannique) qui combattit les Turcs sur la terre d'Israël (La Palestine, en ce temps-là) et fut décoré pour sa bravoure lors des combats de 1918 dans la vallée du Jourdain. Il fut aussi l'un des fondateurs  de la Haganah, l'organisation d'auto-défense qu'il commanda lors des émeutes de Jérusalem. Il fonda aussi le Bétar, un mouvement de jeunesse juive et sioniste et le Mouvement Révisionniste. Il assuma aussi, à ses débuts, le commandement de l'Irgun, l'organisation de résistants militants et sionistes.
 
Le colonel Meinertzhagen, ornithologue, avait une passion, celle d'observer les oiseaux. Commentateur politique et brillant stratège militaire, il aimait les voyages. A l'origine, son journal intime  se composait de 70 volumes qui  furent compilés en un  livre de 376 pages et traduit en hébreu par Aharon Amir. L'éditeur, Dr. Reuven Hecht, reçut un mot de remerciement officiel de la main de David Ben-Gourion, alors Premier Ministre d'Israël.
 
En 1920, le colonel Meinertzhagen prédit qu'un état juif serait mis en place 30 ans plus tard. Il commença à s'intéresser au Sionisme grâce à Aaron Aronson, son principal agent de renseignements,  l'un des chefs du Nili, le  réseau d'espionnage dont le but était de mettre fin à la domination turque.
 
 
Le Sioniste Passionné
 
Ce fut en 1920 que Le colonel rencontra Jabotinsky pour la première fois. Ce dernier venait d'être arrêté et condamné à 15 ans de travaux forcés alors qu'il se  préparait à défendre Jérusalem contre les émeutes arabes.
 
Meinertzhagen s'adressa au commandant en chef de l'armée en Terre d'Israël qui déclara ne "pas pouvoir entraver le travail de la justice". Ce à quoi  Meinertzhagen rétorqua :"mais vous pouvez entraver le travail de l'injustice." La peine de Jabotinsky se vit ainsi fut commuée en un an de prison.
 
Ils se revirent une fois encore, le 14 septembre 1939, 2 semaines aprés la déclaration de la guerre, lors d'un  déjeuner au Carlton, un hôtel de Londres. Le colonel décrit Jabotinsky comme un sioniste passionné, un combattant, "un homme  résolu, mais aussi un homme de talent". Cette fois-ci, Jabotinsky lui fit part de deux autres idées révolutionnaires qu'il transmit par lettre aux ministres du Cabinet de Churchill.
 
En décembre 1939, Jabotinsky suggéra un plan pour saboter les plateformes pétrolières allemandes du Danube. Selon le journal intime de Meinertzhagen, le plan fut étudié en  présence de plusieurs experts britanniques qui l'estimèrent réalisable,et c'est ainsi qu'on assista  à la destruction de plusieurs plateformes pétrolières. Le journal ne révèle rien de plus à ce sujet.
 
Meinertzhagen écrivit que Jabotinsky était un sioniste ardent et fougueux, un grand révolutionnaire, toujours prêt à l'action.
Force et action lui paraissaient plus imporants qu'arguments et discussions.
Bien que Meinertzhagen ait été plutôt partisan de la ligne de conduite modérée adoptée par Chaïm Weizman, le rival de Jabotinsky au sein du  mouvement sioniste, il statua que la victoire d''Israël en 1948 était bel et bien due à l'Irgun, le groupe des combattants sionistes de Jabotinsky. 
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 16:13

 

 

La Rafle du Vél'd'hiv'

Alix S., d'un collège de Belgique, me demande : « Comment s'est déroulée la rafle du Vél d'Hiv ? Où sont partis les Ju!ifs arrêtés ce jour là ? Quelles sont les dates, SVP ? »

Qu'est-ce qu'une rafle ?

Une rafle est une opération d'arrestations, par surprise, d'un grand nombre de personnes, organisée par la police.

Une rafle demandée par Eichmann et organisée par Danneker et Oberg

     La rafle a été préparée de longue date. Depuis la Conférence de Wannsee, en janvier 1942, Eichmann organise les convois de déportation dans toute l'Europe. Il sollicite les représentants nazis dans les territoires occupés pour exécuter des rafles et organiser des convois vers Auschwitz.
     Theodor Dannecker
     En France, c'est le SS Obersturmführer Danneker, le chef du service juif du SD en France occupée de fin 1940 à juillet 1942, qui est chargé d'organiser la rafle. Il est sous les ordres du général Oberg, chef des SS et de la police allemande en France. Eichmann est venu les voir à Paris et déclare : « Le rythme prévu jusqu'ici de trois transports hebdomadaires contenant chacun 1000 Juifs devra être intensifié rapidement, en vue de libérer totalement et le plus vite possible la France de ses Juifs. » (Compte-rendu rédigé par Eichmann, à l'issue de sa visite de 48 heures à Paris, 1er juillet 1942).

     Pour cela, il négocie avec la police française qui accepte de collaborer et d'organiser seule la rafle !
Les policiers Jean Leguay (délégué de la Police de Vichy en zone occupée) et René Bousquet (secrétaire général de la Police française) négocient avec Dannecker. Ils mettront la police française à la disposition des Allemands pour faire la rafle.
Bousquet discute avec Dannecker et Oberg.jpg, en 1942.
Bousquet discute avec Dannecker et Oberg.jpg, en 1942.

     Ainsi, le 10 juillet 1942, Dannecker télexe à Eichmann que la rafle sera conduite par la police française du 16 au 18 juillet et que l'on peut s'attendre à ce qu'il reste environ 4 000 enfants après les arrestations.



IV J/SA 225a
 Ro/Bir


Urgent ! Présenter immédiatement ! 
Paris, le 10.7.1942

A l'Office Central de Sécurité du Reich IVB 4
Berlin
 

 Objet : Évacuation des Juifs de France. 

Référence: Entretien entre le S.S.-Obersturmbannführer Eichmann 
et le S.S.-Hauptsturmführer Dannecker
 le 1.7.1942 ;
mon télex du 6.7.1942 IV J/SA 225 a.
 

      L'arrestation des Juifs apatrides à Paris sera opérée par la police française dans la période du 16 juillet au 18 juillet 1942. On peut s'attendre à ce qu'il reste environ 4 000 enfants juifs après les arrestations.
     Dans un premier temps c'est l'Assistance publique française qui les prendra en charge. Comme il n'est pas souhaitable qu'une promiscuité entre ces enfants juifs et des enfants non juifs se prolonge et que l'U.G.I.F. pourra placer au maximum 400 enfants dans ses propres centres, je sollicite une décision urgente (réponse par télex) pour savoir si par exemple à partir du 10e convoi les enfants d'apatride s à évacuer pourront être évacués eux aussi.
     En même temps, je demande une décision la plus rapide possible sur la question évoquée dans mon télex du 6 juillet 1942.
Signé : DANNECKER, S.S. - Hauptsturmführer.


Une rafle préparée par la police française

En 1942, la police française prépare, avec les autorités d'occupation, une grande rafle des Juifs étrangers demeurant à Paris. Voici une lettre du directeur de la police municipale de Paris, chargée d'arrêter les juifs étrangers :

Hennequin demande des autobus pour la rafle

Le directeur de la police municipale, Hennequin, trois jours avant la rafle, 

demande à la prefecture de confirmer la réquisition des 50 autobus dont il besoin pour emmener les Juifs arrêtés au Vél'd'hiv'.

Voir aussi la page : La participation de la police française aux arrestations de Juifs, avec les instructions du même Hennequin aux agents de police.

Une rafle réalisée par la police française

La rafle se déroule sur deux jours, les 16 et 17 juillet 1942.

Main dans la main
Main dans la main, le SS et le policier français.

     En fait, seule la police française et quelques officiers nazis seront dans les rues, les soldats allemands ont presque disparu de la circulation durant deux jours. Ils laissent faire leurs amis policiers français.
     Les policiers français, dès l'aube, frappent à la porte des appartements où on leur a dit d'arrêter les Juifs. Ils les conduisent ensuite vers des autobus. De là, ils sont emmenés au Vélodrome d'hiver.
 
Lettre de Marie Jelen annonçant à son père son arrestation
Lettre de Marie Jelen annonçant à son père son arrestation.

Pour consulter l'ensemble de la correspondance de cette petite fille, voir les pages qui lui sont consacrées.

Le vél' d'hiv'

Le Vélodrome d'hiver, en abrégé « Vél' d'hiv' », était comme son nom l'indique une piste pour des courses de vélos, dans un stade couvert.
C'est là, dans les gradins, que furent emmenés les Juifs arrêtés. Le lieu fut choisi parce qu'il pouvait contenir un grand nombre de personnes.
Le vélodrome, par Brassai
Le vélodrome, par Brassai
Le vélodrome d'hiver, photographié, avant la guerre par Brassai, un grand photographe
La seule photo du vel' d'hiv'





Les autobus utilisés à Paris lors de la rafle du Vél'd'hiv, les 16 et 17 juillet 1942, stationnés le long du
 Vélodrome d'Hiver.

C'est l'unique photo retrouvée dans les archives de presse. La censure interdit sa publication en juillet 1942.


Combien ?

3031 hommes5802 femmes et 4051 enfants ont été arrêtés à Paris les 16 et 17 juillet. Au total : 12.884 Juifs étrangers.
Il manque évidemment un certain nombre d'hommes. Certains, prévenus par une rumeur, ont rapidement quitté leur domicile le 15 juillet au soir ou le 16 au matin.  Mais ils ne s'attendaient pas à ce que la police française arrête des femmes et des enfants...
Il y a une certaine déception chez les nazis et les policiers français : le chiffre de 15.000 Juifs était "espéré".

Drancy, Pithiviers, Beaune-la-Rolande

Après le Vél' d'hiv', les Juifs arrêtés sont conduits d'abord à Drancy.  De là, les Juifs sont déportés vers le camp d'Auschwitz où la plupart d'entre eux sont exterminés.
Certains sont aussi conduits aux camps de Beaune-la-Rolande ou de Pithiviers, avant d'être à leur tour déportés vers Auschwitz. (Lire là-dessus les dernières lettres de Marie Jelen, envoyées de Pithiviers)
Au cours des mois de juillet et d'août, les convois se succèdent très rapidement : 20 convois entre le 19 juillet et le 30 août 1942.


Date, en 1942
N° du convoi
Camp de départ
Destination du convoi
Nombre de déportés

19. 7

7

DRANCY

AUSCHWITZ

999

20. 7

8

ANGERS

AUSCHWITZ

827

22. 7

9

DRANCY

AUSCHWITZ

996

24. 7

10

DRANCY

AUSCHWITZ

1000

27. 7

11

DRANCY

AUSCHWITZ

1000

29. 7

12

DRANCY

AUSCHWITZ

1001

31. 7

13

PITHIVIERS

AUSCHWITZ

1049

3. 8

14

PITHIVIERS

AUSCHWITZ

1034

5. 8

15

BEAUNE-LA-ROLANDE

AUSCHWITZ

1014

7. 8

16

PITHIVIERS

AUSCHWITZ

1069

10. 8

17

DRANCY

AUSCHWITZ

1006

12. 8

18

DRANCY

AUSCHWITZ

1007

14. 8

19

DRANCY

AUSCHWITZ

991

17. 8

20

DRANCY

AUSCHWITZ

1000

19. 8

21

DRANCY

AUSCHHITZ

1000

21. 8

22

DRANCY

AUSCHWITZ

1000

24. 8

23

DRANCY

AUSCHWITZ

1000

26. 8

24

DRANCY

AUSCHWITZ

1002

28. 8

25

DRANCY

AUSCHWITZ

1000

31. 8

26

DRANCY

AUSCHWITZ



Une rafle qui s'étend à de nombreuses communes de zone occupée

Dans de nombreuses villes de la zone occupée, la rafle a lieu, en même temps qu'à Paris. A Soissons, le 17 juillet. A Dax, le 16 juillet comme en témoigne ce document :

Billet de la main de la mère de Georges Gheldman, 16 juillet 1942

Billet de la main de la mère de Georges Gheldman, 16 juillet 1942


     
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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