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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 10:03

 

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Sur l'excellent blog de Jean-Dominique Merchet, 

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/lincroyable-saga-de-thadée-diffre-compagnon-de-la-libération-catholique-et-officier-de-tsahal.html

11/07/2010

L'incroyable saga de Thadée Diffre, compagnon de la Libération, catholique et officier de Tsahal

Diffre4Pour qui se passionne pour elle, l'histoire militaire recèle parfois de belles pépites. Ainsi, la saga de Thadée Diffre - dont j'avais croisé le récit du destin insolite, grâce à quelques amis. M'étant penché sur cette étonnante biographie, je vous en livre des élements encore partiels.

Thadée Diffre ou Teddy Eytan ? C'est toute l'histoire... Thadée Diffre est né le 24 octobre 1912 à Cambrai (Nord). Issu d'un milieu bourgeois et catholique, il entre dans l'Adminstration coloniale et s'embarque pour le Congo, en 1936. "Réformé définitif" pour cause de santé, il ne participe pas à la guerre de 1939-40, mais, après avoir tenté de gagner Londres, il répond à l'appel du général De Gaulle dès l'été 1940 et contribue ainsi au ralliement de l'Afrique équatoriale française à la France libre.

Engagé au sein du Bataillon de marche n°1, il participe à la campagne de Syrie en 1941, au cours de laquelle il est blessé. Muté comme sous-lieutenant au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, il participe, avec la colonne Leclerc, aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie, durant lesquelles il est trois fois cité.

En Tunisie, il est chargé du recrutement de la Division Leclerc et contribue à l'engagement de 1200 jeunes français, parfois issus de l'ex-armée de Vichy. Après un passage au cabinet du Haut-Commissaire aux Colonies, il se porte volontaire pour le Bataillon de Choc, au sein duquel combat pour la libération du territoire national.

A la Libération, il retrouve des postes dans la Haute fonction publique et il est notamment envoyé en mission aux Etats-Unis. En 1947, pourtant, il demande à être mis en disponibilité. Il s'engage alors dans la guerre d'Indépendance de l'Etat d'Israël.

Diffre2Il rejoint une organisation, baptisée Mahal (Mitnavei Houtz Laharetz, en hébreu. Les volontaires de l'extérieur du pays), qui lui permet de rejoindre les rangs de la Haganah - l'armée juive qui deviendra Tsahal (1). En novembre 1947, il est au camp de Sathonay, dans la région de Lyon, où les volontaires sont regroupés. Il y est  formé comme caporal, alors qu'il est capitaine dans l'armée française. Après un passage par Marseille, il débarque à Haïfa le 26 avril 1948, toujours sous adminstration britannique, avec les faux papiers d'un réfugié lithuanien.

Photo : Thadée Diffre, au volant d'une jeep dans le Negev. (DR)

Durant quatorze mois, il va participer aux combats pour l'indépendance d'Israël contre les armées arabes, qui n'ont pas accepté le plan de partage de la Palestine des Nations Unies. Il rencontre un personnage de légende, Itzhak Sadeh, le chef du Palmach, les troupes d'élite de la Haganah. Celui-ci comprend tout le profit qu'il peut tirer de l'experience militaire de Thadée Diffre... qui est rebaptisé Teddy Eytan. Il le charge de rédiger un manuel d'instruction d'infanterie. Diffre conseille également les Israéliens sur l'emploi des dix Half-tracks qu'ils viennent d'acquérir. Il croise Itzhak Rabin et Moshe Dayan.

Il est nommé commandant d'un bataillon, qu'il quitte à la suite de problèmes relationnels et créé alors sa propre unité, le Kommando Hatsarfati (commando français), avec près de 300 volontaires francophones. Quasiment tous sont juifs, originaires de France, d'Afrique du nord ou de Belgique. Lui, qui ne parle ni hébreu, ni yiddish, est un catholique pratiquant.

Ils vont combattre dans le Negev, le désert du sud du pays, face aux troupes égyptiennes. Monté sur des Jeeps, à la manière des SAS, son commando harcèle l'ennemi sur les arrières et participe au ravitaillement des kibboutz.  Deux faits marquants marquent cette campagne : la prise de Beer Sheva (où il serait entré le premier) et la défense de la colline 113 à Tze'elim.

Teddy Eytan a livré le récit de cette guerre dans un livre paru à Neuchatel en 1950 : "Negev. Volontaire français à la tête des commandos de la Haganah."

S'intéressant aux parcours de ces "sionistes chrétiens", Frédéric Encel évoque, dans la Révue Hérodote "une authentique foi chrétienne comme variable primordiale de la prise de décision consistant à aller combattre en faveur d’un État-nation juif, au péril de sa vie. N’apparaissent en effet chez ces soldats nulle trace de démarche en vue d’une conversion au judaïsme, aucun mariage avec une femme juive en Israël, et pas davantage de haine antiarabe ou antimusulmane.'

En 1949, Thadée Diffre rentre en France... et reprend sa carrière administrative. Il occupe des postes dans des cabinets ministériels et outre-mer (Centrafrique, Polynésie). A partir de 1958, il est en poste en Cote d'Ivoire, comme conseiller du président Houphouët-Boigny et sera même, de 1966 à 1969, secrétaire général du gouvernement ivoirien !  Engagé en politique dans les rangs des gaullistes de gauche, il ne parvient pas à se faire élire comme député. Il meurt dans un accident de la route le 30 décembre 1971.

Thadée Diffre était compagnon de la Libération, officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre et Médaillé de la Résistance.

(1) L'épopée du Mahal a fait l'objet d'un documentaire sur Arte, "les volontaires de l'étranger" par Didier Martiny et Bernard Edinger.

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 00:36

 

 

JERUSALEM CAPITALE D’ISRAEL
Extrait de son dernier ouvrage Jérusalem : Le dernier rempart

Alerter le monde qui se prétend libre, prendre le problème à bras le corps, ne pas renoncer à JERUSALEM, la ville symbole, capitale du seul pays du Moyen-Orient où règne la démocratie. Parler sans sacrifier à la sacro-sainte langue de bois qui paralyse et emprisonne toute résistance occidentale à la décadence programmée par l’Islam, cet Islam fanatique qui bafoue la vie en commettant un nombre incalculable de méfaits à travers la planète sans que personne n’ose émettre la moindre réserve. Cela laisse pantois un homme comme moi, judéo-arabe par mon ascendance, occidental par ma naissance dans une Algérie française, ni meilleur ni pire qu’un autre. Ni plus raciste, ni moins angélique, ni plus intelligent, ni moins patriote. Un homme qui arrive à la croisée des chemins, qui s’approche à grands pas de la vieillesse avec le sentiment de ne pas avoir pris le bon wagon de la défense naturelle de ses enfants et de ses petits enfants face à la déferlante islamique.

Voila qu’on se trouve devant une composante du monde, l’Islam, qui veut imposer sa loi au reste de l’humanité. Un reste de l’humanité léthargique qui feint de juger ce danger avec circonspection. Que faut-il de plus que ce long chapelet d’attentats, de décapitations, d’enlèvements, de barbarie de tous genres, de guerres dans les pays islamiques. Il me faudrait une journée entière à énumérer les meurtres commis au nom de l’Islam fanatique et les pays qui soutiennent ces nations sanguinaires. Ce que je vois, moi homme occidental, ni apôtre d’une solution finale anti-islam, ni complice d’un regard bienveillant sur ces régimes dictatoriaux, pourquoi d’autres occidentaux, plus importants que moi, n’alarment-ils pas les consciences de pays civilisés avant qu’il ne soit trop tard. Ai-je un don de double vue pour voir ce qui devrait sauter aux yeux du commun des mortels ? C’est bien beau de faire des ronds de jambes devant l’infâme capitulation d’un monde occidental qui a sa propre croyance et sa propre histoire ! Minimiser la sauvagerie d’un monde barbare qui mise sur la faiblesse de l’occident et sur le ventre de ses femmes pour lever une armée qui submergera la planète toute entière, cela n’est plus de mise.

N’est-il pas temps, messieurs les occidentaux, d’ouvrir les yeux et de prendre les mesures qui s’imposent avant que les barbares ne descendent dans les rues. Ce n’est pas se livrer au plus stupide racisme, cette denrée si courue de nos jours que les islamistes déploient pour stigmatiser les défenseurs de l’occident, que de dire des vérités premières. Faut-il se livrer pieds et poings liés à cette macabre danse de la mort jouée par les virtuoses du fanatisme islamique sous prétexte que le politiquement correct a droit de cité dans nos rues ? Si ces gens là y voient un quelconque racisme, c’est que les mots sont vidés de leur substance car on ne peut parler de racisme face à la déferlante venue des pays arabes et qui poursuit sa progression jusque sous nos fenêtres. Et si l’on doit évoquer un racisme, parlons d’un racisme islamique qui refuse toute tentative d’un dialogue avec les dépositaires d’autres religions. Dire des vérités sur le danger que fait courir cette lecture de l’islam dans nos démocraties est non seulement un acte militant mais également une démarche de salubrité publique. Dire que les nations civilisées ont le droit et le devoir de faire la police chez elles pour le bien-être de leurs peuples ne reléve pas d’un manichéisme de circonstance mais d’une volonté inébranlable de donner un signe fort à l’immigration islamiste. Que cette immigration soit trop ou pas assez nombreuse ne me regarde pas, cette question est à débattre par les politiques et je ne suis pas un politique. Je ne suis qu’un citoyen français avec des droits et des devoirs que la constitution m’a octroyés et non pas les droits de l’homme qui bafouent la mémoire de nos anciens en profitant de la mansuétude de nos dirigeants. S’attaquer à cet islam radical, intolérant avec les femmes, avec les « infidèles » chrétiens, protestants, juifs, athées ou de toute autre religion, ces « mécréants de la pensée » ainsi qu’avec le peuple arabe que les dirigeants maintiennent dans un moyen-âge politique pour mieux les contrôler. S’attaquer à ces gens là, c’est survivre !

Internet est un formidable vecteur d’images qui charrient sur les cinq continents la sauvagerie d’une part et l’outrecuidance d’une autre. L’autre jour, une bande de fous d’Allah claironnaient à qui voulaient les entendre la parole de l’islam pur et dur en plein cœur de Londres. Devant les forces de l’ordre de sa Majesté britannique qui désiraient mettre fin à cette mascarade, les fous d’Allah se sont permis d’interdire aux « bobbies » d’intervenir sur des musulmans en éructant des menaces à plusieurs reprises : « Comment oses-tu toucher un musulman ? » Le mécréant avait osé repousser avec des gestes, pourtant, mesurés, la déferlante islamique !

Je suis resté stupéfait devant mon ordinateur. La scène se déroulait en pleine journée, à Londres, capitale de la Grande Bretagne, pays occidental s’il en est ! Que les musulmans pratiquent la religion qu’ils veulent, de la façon qu’ils désirent, entourés de gens qui partagent leur croyances mais pas avec cette haine pour celui qui ne partage pas ses convictions religieuses qu’ils affublent du nom de mécréant. Pour cela, qu’ils aillent chez eux!

Grace à Dieu et, surtout grâce à la mansuétude du monde libre, cinquante sept pays arabes cohabitent sur cette terre que les nations dites civilisées prétendent d’amour et de charité où coulent le lait et le miel. Les pays colonisateurs ont laissé à ces jeunes nations des richesses insoupçonnées que les nouveaux maîtres n’ont pas sues ou pas voulues redistribuer à leurs peuples. Il n’y a qu’à voir la richesse indécente des cheiks d’Arabie pour s’apercevoir que le peuple est laissé pour « solde de tous comptes » par les rois et autres princes du pétrole. Comment un peuple aussi méprisé par ses dirigeants se laisse-t-il conduire à la mort sans se rebeller, sans émettre la moindre protestation ? Il est vrai qu’en d’autres temps et qu’en d’autres lieux, d’autres peuples ont subi même punition (quel doux euphémisme pour parler de la Shoah !) sans réagir.

Un peuple musulman qui endosse toutes les turpitudes de ses dirigeants tout au long de son histoire. Pour quel résultat ? Des pays qui restent en rade de la modernité, des hommes qui attendent le bon vouloir des autres pays pour émigrer pour une année ou pour toute une vie, une jeunesse féminine qui n’a pas son mot à dire sur un hypothétique mariage, des jeunes hommes que guettent les fous d’Allah pour les enrôler dans un combat où la mort rode, des enfants que l’on éduque dans la haine du juif et de l’Occident, seuls responsables de la misère moyen-orientale ?

Avidité ou mauvais calcul, le résultat est misérable et catastrophique. Les peuples affamés sont tenus par une adroite politique religieuse et par la crainte du bâton sans élever la moindre protestation, leur esprit étant conditionné par leur éducation qui désigne l’ennemi héréditaire : Israël. L’ennemi responsable de tous les maux, coupable d’avoir fait d’un mouchoir de poche où ne poussaient que des cailloux, un beau pays où coulent le lait et le miel tant promis par les gouvernements arabes.

Alors, ils se tournent vers l’Islam qui les conduira infailliblement au paradis d’Allah où les attendent de jeunes et belles vierges musulmanes après avoir repoussé les Israéliens jusqu’aux frontières du Moyen-Orient.
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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 23:00

 

 

 

Un trés vif remerciement à Osnat

et au Ministère des Affaires Etrangères Israélien (MFA) pour ce superbe document.

 

pour aschkel.info et lessakele


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DOCAS

 

 

L’histoire d’Israël en cartes
    
 
 
 
 
 
 
 

Introduction

Depuis plusieurs décennies, le conflit israélo-arabe et le processus de paix font l’objet d’une attention soutenue dans le monde - de la part des médias, des universités, des institutions politiques et gouvernementales, des ONG, des groupes religieux, du monde des affaires et de l’opinion publique en général.

Avec le temps, certains critiques d’Israël ont laissé leur approche du problème être façonnée de plus en plus par des mythes, des slogans, des préjugés et des connaissances lacunaires plutôt que par des faits établis. On l’a vu par exemple dans les questions concernant les territoires en litige entre Israël et les Palestiniens : souvent, le contexte historique est méconnu ou délibérément ignoré. En outre, même lorsqu’on traite de la situation actuelle - le problème du terrorisme, des dangers régionaux et de l’impact de la topographie sur les frontières - le contexte, bien souvent, n’est pas pris en considération.

La présente publication a pour objet de fournir des faits et des données de base sous forme de cartes et de graphiques traitant des aspects-clés d’Israël, du conflit israélo-arabe et du processus de paix. Elle ne prétend pas aborder tous les sujets, mais en traite bon nombre.

Il faut espérer que les illustrations et données présentées ici permettront une meilleure compréhension des faits - des événements passés, de la réalité actuelle et des occasions de paix à l’avenir.

Jérusalem, 2006



Sommaire

CARTES ANCIENNES
Les royaumes des rois David et Salomon
(1077-997 av. l’ère chrétienne)...............................................7
L’époque hérodienne (années 30 av.
l’ère chrétienne à 70 de l’ère chrétienne) ............................8
Les juifs dans le Pays d’Israël (VIIe-XIe siècles) ...............9

CARTES D’AVANT L’ETAT
Délimitation de la frontière sud (1906)...............................10
Délimitation de la frontière nord (1916-1923) ..................11
Le mandat britannique ..........................................................12
Séparation de la Transjordanie (1922) .............................13
Plan de partage de l’ONU (1947)........................................14

MODIFICATIONS DES FRONTIERES D’ISRAEL
Lignes d’armistice (1949-1967)...........................................15

 

Israelencartes1-MFA-Aschkel.info Document >Israelencartes1-MFA-Aschkel.info

 

La frontière avec la Syrie .......................................................16
Accord d’armistice avec la Jordanie (1949) ......................17
Localités juives perdues pendant la
guerre d’Indépendance .........................................................18
Jérusalem avant la guerre des Six jours (1949-1967).....19
Evénements ayant conduit à la guerre
des Six jours (1967)..................................................................20
Israël après la guerre des Six jours (10 juin 1967) ............21
Jérusalem après la guerre des Six jours (1967).................22
La Vieille Ville de Jérusalem ..................................................22
Les lignes du cessez-le-feu de la guerre
de Kippour (24 octobre 1973) .................................................24
Plateau du Golan - lignes du cessez-le-feu
(octobre 1973) ...........................................................................25
Israël-Syrie - accord de désengagement
(mai 1974)...................................................................................25
Accord intérimaire avec l’Egypte (1975) ................................26
Traité de paix avec l’Egypte et redéploiement
dans le Sinaï (1980-1982) .......................................................26
Plan de désengagement d’Israël (2005)...............................27

L’ISRAEL CONTEMPORAIN
Israël et la région.....................................................................28
Israël (frontières et lignes de cessez-le-feu) ....................29
Jérusalem ................................................................................30
Vieille Ville de Jérusalem.......................................................30

Israelencartes2-MFA-Aschkel.info Document > Israelencartes2-MFA-Aschkel.info

 

Judée et Samarie ....................................................................31
Plateau du Golan .....................................................................32

CARTES DU TERRORISME
Principaux attentats terroristes 
1948 - 1967.................33
1967 - 1993.................36
1993 - 2000.................37
2000 - 2005.................41

 

israelencartes3-MFA - Aschkel.infoDocument > israelencartes3-MFA - Aschkel.info


La clôture de sécurité d’Israël contre le terrorisme ...........50

MENACES ET TOPOGRAPHIE
Menaces régionales pesant sur Israël..................................51
Coupe transversale des hauteurs de la Samarie ..............52
Etroitesse du territoire d’Israël ...............................................53
Coupe transversale du plateau du Golan.............................54
Menaces des Kassam et Katiouchas ...................................55

DIMENSIONS COMPAREES
Israël - Argentine ...................................................................56
Israël - Australie.....................................................................56
Israël - Canada .....................................................................57
Israël - Chine..........................................................................57
Israël - France........................................................................58
Israël - Allemagne.................................................................58
Israël - Inde.............................................................................59
Israël - Italie ...........................................................................59
Israël - Mexique .....................................................................60
Israël - Pologne .....................................................................60
Israël - Russie.........................................................................61
Israël - Espagne ....................................................................61
Israël - Royaume-Uni.............................................................62
Israël - Etats-Unis ..................................................................62

 

Israelencartes4-MFA-Aschkel.info Document > 4 Israelencartes4-MFA-Aschkel.info

 

 

Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 00:42

 

 

LE PEUPLE JUIF EN TERRE D'ISRAEL

DEPUIS L'ÉPOQUE ROMAINE

ENTRE CONTINUITÉ ET TRADITION

I

LA TERRE D'ISRAEL

AUX PREMIERS SIÈCLES DE L'ÈRE CHRÉTIENNE.

 

 

Avec le précieux concours de Danielle Elinor Guez et d'Israel Boccara

Édition, mise en page, traductions et cartes de Sacha Bergheim

Téléchargement et diffusion libre

sous réserve de la mention de la source : 

Pour © 2010 aschkel.info - © 2010 lessakele - © 2010 contrecourant

 

Entre la destruction du Second Temple en 70 par Titus et l'arrivée des premiers pionniers juifs en terre d'Israel à la fin du 19e siècle, l'histoire des Juifs sur la terre de leurs racines semble n'être qu'une longue parenthèse durant laquelle rien ou presque ne se serait passé, du moins concernant la présence juive.

Une longue éclipse que l'on doit à l'historiographique chrétienne cherchant à incarner dans le récit historique la déchéance du peuple de « l'ancienne alliance », afin de faire du « verus Israel » chrétien le véritable héritier de « l'ancien testament », l'héritier des royaumes de Salomon et de David.


Cette vision est celle qui prévaut généralement, en particulier lorsqu'il est question des fondements de l'Etat moderne d'Israel, qui serait, lit-on parfois, « artificiel » parce coupé par presque deux millénaires d'exil et de diaspora. Le lien avec Israel et le peuple juif serait au mieux affectif et symbolique, au pire totalement imaginaire.


Croire que le peuple juif serait l'objet d'une « construction » savante, d'une « invention » militante, c'est en réalité faire l'impasse sur près de deux millénaires d'histoire en terre d'Israel, et prendre un postulat indigent pour une vérité d'évangile.


Si l'existence d'une souveraineté politique juive n'est plus attestée depuis la domination chrétienne en terre d'Israel, de même qu'il n'y avait plus de souveraineté politique grecque depuis la conquête romaine en -197 après la seconde guerre de Macédoine, la continuité d'une présence juive, majoritaire dans certaines parties du pays avant de devenir minoritaire, est un fait indubitable qui mérite d'être connu et reconnu.


Quelques faits à rappeler : la constitution du judaïsme dit rabbinique en Galilée après la destruction du Temple, l'essor de la Kabbalah de Louria à Safed, où de nombreux grands kabbalistes vinrent s'y installer, ou encore l'épisode du mouvement messianique de Shabtai Tsvi, sans compter les très nombreux maîtres de la pensée qui vivront en terre d'Israel dans tous les siècles. Et il ne s'agit là que des témoignages les plus connus !


Si la vie pour les Juifs y fut difficile, marquée par les persécutions des différents dominateurs de la région, il reste indéniable que le projet de restauration politique juive émergeant dès le 18e siècle ne saurait se concevoir sans des siècles de présence juive à Jérusalem et dans d'autres villes, sans des siècles d'aliyah, certes en nombre restreint, en terre sainte.


Partons à la re-découverte de cette histoire complexe mais essentielle à la compréhension du monde moderne et des enjeux proche-orientaux.

 

 

Erets Israel 1 D.E.Guez AschkelGadSacha Lire le document >Erets Israel 1 D.E.Guez AschkelGadSacha

 

 

Pour © 2010 aschkel.info - © 2010 lessakele - © 2010 contrecourant

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:14

 

 

Merci à Myriam Esther pour l'envoi de cette lettre

pour aschkel.info et lessakele

 

 

 

« …L'Homme ne vit pas éternellement, il se doit de tirer profit de sa vie au maximum ... Je ne veux pas arriver à un certain âge, regarder autour de moi et découvrir, soudain que je n'ai rien construit ni créé. Je ne veux pas ressembler à certains hommes qui grouillent et volent comme des insectes, ne faisant jamais rien, pris par la "routine de leur vie". Ces hommes descendent un jour dans leur tombe en ne laissant derrière eux que leurs enfants qui reviendront, à leur tour, sous cette pseudo-existence improductive.

Je dois être conscient que ce n’est pas au moment de ma mort que je devrais rendre compte de ma vie.

A chaque moment de ma vie, je dois pouvoir me dire : 
« J’ai fait ceci et aussi cela ». Je dois tendre en tant qu’individu vers la perfection dans ma vie ; et ceci non pas grâce aux autres mais uniquement grâce à moi-même : je suis un « monde entier".

Si je me trompe et me détourne je reviendrai et reconstruirai. Il n’y a aucune raison que la tour que je construis autour de, moi, de ma personnalité, de mon caractère ne s’élève pas jusqu’au sommet. La mort, C'est la seule chose qui me dérange ; elle ne me fait pas peur mais elle m’intrigue…Elle ne m’effraie pas, car je ne donne pas beaucoup de valeur à une vie sans idéal.
Et, si je dois sacrifier ma vie pour réaliser cet idéal que je me suis fixé, je le ferai avec joie.

Lettre de Yonathan Netanyahou(à 17 ans)  frère de benyamin, décédé lors de la prise d’otages d’entebbé.

 

 

The Jonathan Netanyahu memorial sculpture


The Jonathan Netanyahu memorial sculpture in front of the museum was dedicated on October 16, 1986.

The sculpture was donated to the museum by Muriel and Philip Berman, who commissioned the piece from artist Buky Schwartz.

The sculpture consists of four white marble monolithic vertical blocks, roughly 7' high by 2' deep and wide, standing in a square formation. The four blocks originated from one block of stone.



Yoni Netanyahou : le sens du sacrifice

08/03/2009 
Hélène Jaffiol

"Je ne veux pas arriver à un certain âge, regarder autour de moi et découvrir, soudain, que je n'ai rien construit ni créé. Je ne veux pas ressembler à certains hommes qui grouillent et volent comme des insectes, ne faisant jamais rien, pris par la 'routine de leur vie'. Je dois être conscient que ce n'est pas au moment de ma mort que je devrais rendre compte de ma vie. A chaque moment, je dois pouvoir me dire : 'J'ai fait ceci et aussi cela'. La mort, c'est la seule chose qui me dérange ; elle ne me fait pas peur mais elle m'intrigue... Elle ne m'effraie pas, car je ne donne pas beaucoup de valeur à une vie sans idéal. Et, si je dois sacrifier ma vie pour réaliser cet idéal que je me suis fixé, je le ferai avec joie."

Yoni Netanyahou 17 ans (extrait d'une de ses lettres)

Une légende écrite en lettres d'or dans le patrimoine israélien. Le grand frère de Bibi a commandé l'opération Entebbe, le raid de l'impossible chargé de libérer une centaine d'otages israéliens en Ouganda. Yoni en est le héros et sa victime la plus emblématique. A travers sa courte vie, les échanges épistolaires de Yoni Netanyahou brossent le portrait d'un homme conscient très tôt de son destin hors du commun.

Le premier acte de la vie de Yoni se joue à l'âge de 17 ans, lorsque le jeune homme du quartier de Talpiot à Jérusalem s'envole en 1963 pour les Etats-Unis avec ses parents, Benzion et Tsila, et ses deux jeunes frères Bibi et Ido. Professeur émérite et rédacteur de l'Encyclopedia Judaica, Benzion entend poursuivre de l'autre côté de l'Atlantique ses recherches sur l'histoire juive.

Parachuté dans un lycée de Pennsylvanie, le "boy from Israël" se sent déraciné. Elève brillant, le jeune Yoni a pourtant le mal du pays : "Je sens que j'appartiens à un monde différent. Il n'y a pas un seul moment ici, même le plus magique, que je n'échangerai pas avec un retour immédiat pour Israël", se confie-t-il dans une lettre à son ami israélien Koshe. Yoni ne se reconnaît pas dans une jeunesse américaine insouciante et superficielle, aux antipodes de celle de son port d'attache, en lutte pour sa survie.

Modèle d'excellence

L'année scolaire terminée, l'aîné des enfants Netanyahou n'a qu'une hâte : rejoindre Jérusalem et les rangs de l'armée. Il se porte rapidement volontaire pour rejoindre les rangs de son unité d'élite, les parachutistes. Loin des siens, Yoni se repose, à travers la plume, dans les bras de sa fiancée Tirza Krasnoselsky, "Tutti". Une bouffée d'oxygène dans des journées harassantes, où le sommeil est un luxe et où les plaintes sont proscrites : "Durant les cours, nous pouvons à peine garder les yeux ouverts. Nous sommes tous sur le point de nous effondrer", décrit-il dans une de ses lettres. L'aîné de la tribu garde, néanmoins, un œil sur ses frères restés en Amérique, en particulier sur Binyamin, encore au lycée : ce dernier fait un "brillant essai" sur Jefferson, Yoni exige d'en lire une copie ; Bibi cherche un bon livre de physique, Yoni lui indique le meilleur. Sans oublier la leçon de morale fraternelle lorsque Binyamin sort les poings après une insulte antisémite.

En janvier 1967, le soldat est libre de retourner à la vie civile et à son loisir préféré : les mathématiques. Fils modèle, soldat émérite, élève brillant, le personnage de Yoni semble tout droit sorti d'un manuel d'excellence. La guerre des Six-Jours le fait quitter le monde des chiffres et des équations. En juin 1967, son bataillon prend part à la bataille d'Oum Katef dans le Sinaï avant d'être envoyé en renfort dans les hauteurs du Golan. Alors qu'il tente de porter secours à un soldat blessé, l'aîné Netanyahou est touché par une balle qui lui fracture le coude. Opérée à plusieurs reprises, sa main ne se rétablit jamais complètement. Une blessure de guerre qui n'entame pas le moral de Yoni. En août 1967, il épouse son amour de jeunesse "Tutti Frutti", avant de rejoindre les bancs de Harvard. Une pipe à la main, il s'abreuve de philosophie et de mathématique jusqu'à en faire des nuits blanches.

Mais très vite, Yoni est frappé par la même urgence que celle ressentie à l'aube de ses
17 ans en Pennsylvanie : quitter le confort et les dorures de Harvard pour rejoindre son pays en danger permanent. Revenu à Jérusalem, il tente pendant six mois de poursuivre ses études à l'Université hébraïque. Mais l'appel de l'armée résonne de plus en plus fort dans sa tête. En juillet 1969, Yoni remet l'uniforme et rejoint les rangs des unités d'élite "Harouv" et "Sayeret Matkal" où il retrouve ses deux frères.

Démons intérieurs

Occupé jour et nuit par des opérations tenues secrètes, Yoni Netanyahou connaît durant cette période une série de drames personnels. Fragilisée par plusieurs fausses couches, Tutti ne supporte plus une vie de couple par intermittence. A la fin de l'année 1972, le couple divorce. Yoni n'en oublie pas moins ses obligations militaires.

Durant la guerre de Kippour, l'aîné du clan Netanyahou fait la preuve de ses talents de "commandant-éducateur" et de son sang-froid inébranlable. Saluées par la médaille du mérite, ces qualités font de lui le candidat idéal pour des missions de sauvetage impossibles. L'assaut d'Entebbe est écrit pour lui. Deux semaines avant la prise d'otages, c'est néanmoins un Yoni, en plein doute, qui écrit à sa nouvelle petite amie Brouria : "Je me trouve à un moment critique de mon existence. J'ai perdu la passion qui est si vitale pour aller de l'avant." Au carrefour de sa vie, l'homme s'interroge : continuer l'armée ? Reprendre les études ? Il n'aura pas le temps de trouver des réponses.

Le 27 juin 1976, un appareil d'Air France à destination de Tel-Aviv est détourné par des terroristes palestiniens et allemands. Après une escale en Libye, l'avion trouve refuge en Ouganda sous les auspices du dictateur Idi Amin Dada. Les passagers, dont une centaine d'Israéliens, sont conduits sous bonne garde vers le terminal de l'aéroport d'Entebbé. Les heures passent. A plusieurs milliers de kilomètres de son territoire, Israël semble n'avoir aucun recours possible. Le pays devra céder aux terroristes.

Héros national

L'Etat hébreu entame une partie de cartes serrée : faire semblant de négocier tout en préparant dans l'ombre une opération de sauvetage insensée. Le 3 juillet, quatre avions C-130 Hercule décollent du Sinaï pour rejoindre l'Ouganda.

Le scénario élaboré à la descente de l'avion relève du James Bond : un sosie d'Amin Dada prend place à bord d'une Mercedes appuyée par une Land Rover. Les deux véhicules doivent permettre à Yoni et à ses hommes d'approcher au plus près des otages. Les responsables ougandais de la tour de contrôle sont confondus par le stratagème. Mais quelques détails éveillent la suspicion des gardes sur place : les véhicules ougandais n'ont pas de volant à gauche et les gardes du corps d'Amin Dada ne possèdent pas des Uzis mais des kalachnikovs.

Les Israéliens sont repérés et doivent ouvrir le feu trop tôt. Yonathan Netanyahou est touché à la poitrine. Il succombe alors qu'il est évacué dans le C-130. Malgré la mort du chef de ce commando d'élite et de trois otages durant l'assaut, l'opération de la dernière chance est considérée comme une réussite totale et le "culot israélien" fait la une de tous les journaux. Yoni Netanyahou est élevé au rang d'héros national. La mémoire du combattant de l'ombre est jetée en pleine lumière.

Le raid magistral d'Entebbe porte aujourd'hui son nom : "opération Yonathan". Son aura dépasse même les frontières israéliennes. Sa seconde patrie, les Etats-Unis, a érigé un monument en son nom à Philadelphie.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:08

 

 

 

 

 

 

Entebbe -1976.


Source ;http://palestine1967.voila.net/arme.armee/A.armee.missionspeciale.entebbe.htm


En résumé :


Suite au détournement d'un appareil d'Air France de la ligne Tel-Aviv    Paris,une centaine de passagers juifs sont retenus en otage par des palestiniens en Ouganda .

Les revendications palestiniennes sont très lourdes : libération d'un grand nombre de prisonniers palestiniens dans divers pays .
La libération des otages est loin d'être garantie ensuit,car lkes otages se trouvent à Entebbé,cad sous le contrôle d'Idi Amin Dada,dictateur fantoche,sanguinaire,et imprévisible .
Par ailleurs ,même indépendament de cette prise d'otages,le moral en Israël est au plus bas,et pour la première fois l'année se cloture par un solde négatif d'immigrations .

Deux options s'offrent au pouvoir politique israélien :

  • Risque "moyen" : céder aux exigences des ravisseurs,mais au prix d'une nouvelle atteinte au moral et au crédit de la puissance d'Israël .
  • Risque "énorme" : l'option militaire,qui,si elle est un succès va changer comlpolètement la donne politique tant intérieure qu'extérieure en Israël .
  • L’opération "Tonnerre" s'est déroulée dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976, sur l'aéroport d'Entebbe en Ouganda.
    Elle va se terminer par un succès exemplaire;la quasi totalité des otages sera sauvée,et il n'y aura qu'un mort dans les rangs israéliens  .
    L'opération "Tonnerre" a été nommée rétroactivement opération "Jonathan" après la mort du colonel "Jonathan  Netanyahu" ("Yoni"), le seul soldat israélien tué au cours du raid.

Les otages reviennent en Israël,nous sommes le 4 juillet 1976,jour du bicentenaire des USA .
L'exploit est tel,que le raid fait la "une" des journaux,même aux USA !





En détails :


La prise d'otages 


Le 27 juin 1976, le vol Air France 139, un Airbus A300, assurant le vol Tel-Aviv  - Paris avec escale à Athènes ,

transportant 244 passagers et 12 membres d'équipages décolle d'Athènes en Grèce, pour Paris . 
Peu après le décollage à 12h30, le vol est détourné par quatre terroristes. 
Les preneurs d'otages, deux du Front populaire de Libération de la Palestine et deux Allemands de la Fraction armée rouge, aussi connue sous le nom de bande à Baader, prennent le commandement de l'avion et le détournent vers Benghazi en Libye. Là, il resta au sol pendant 7 heures pour réapprovisionner en carburant, et pour relâcher une femme otage (elle était enceinte) ; puis redécolle et arrive à 03h15 à l'aéroport international d'Entebbe en Ouganda.


À Entebbe, les quatre preneurs d'otages sont rejoints par trois autres terroristes, et obtiennent le soutien des forces pro-palestiniennes du président ougandais, Idi Amin Dada. 

Les terroristes sont commandés par Wilfried Böse (et non pas, comme il est dit parfois, par Ilich Ramírez Sánchez dit "Carlos"). 
Ils demandent la libération de 40 palestiniens emprisonnés en Israël et de 13 autres détenus au Kenya, France, Suisse et Allemagne.

Les passagers sont retenus en otages dans le hall de transit du vieux terminal de l'aéroport international d'Entebbe. 

Les preneurs d'otages, relâchent dans un premier temps un grand nombre d'otages, ne gardant que les Israéliens et les Juifs, qui sont menacés de mort au cas où Israël n'accèderait pas à leur demande.

Malgré l'annonce par les preneurs d'otages que l'équipage et les passagers non-juifs seraient relâchés et mis dans un autre avion d'Air France envoyé à Entebbe dans ce but, le capitaine du vol 139 Michel Bacos annonce aux pirates de l'air que tous les passagers, y compris ceux qui resteront , sont sous sa responsabilité, et qu'il ne les abandonnera pas. 

Tout l'équipage resta sur place. 
Une religieuse française refusa aussi de partir, et insista pour qu'un des otages restant prît sa place, mais elle fut mise mise de force dans l'avion d'Air France par les soldats ougandais.



Eléments à charge de la complicité d’Idi Amin :

Ces éléments "à charge" ne laissent aucun doute :

  • A l’arrivée les otages sont accueillis par des soldats ougandais qui font la tête aux preneurs d’otages .
  • Des aliments attendent les otages .
  • La vieille aérogare désaffectée a été réouverte ; l’eau remise en fonction et les toilettes remises en fonction elles aussi, or ce sont des choses qui prennent du temps .
  • Les preneurs d’otages évoluent tout à leurs aises entre les soldats ougandais .


Préparation du raid israélien 


Le gouvernement d'Israël refuse de négocier avec les preneurs d'otages et décide d'entreprendre une action militaire de secours pour libérer les otages restants. 

Israël bat le rappel de tous ceux qui ont servi en Ouganda à un moment quelconque: conseillers, pilotes, instructeurs, commerçants, bref tout ceux qui peuvent aider, par leurs relations ou leurs connaissances, à dénouer l'affaire.

Le raid - un périple de 8 000 km- paraît tout d'abord un rêve insensé. 
Depuis lundi à 17 heures, un comité spécial de six ministres siège continuellement. 

Première chose à faire , trouver en Afrique même un point d'appui. Il existe: Nairobi, capitale du Kenya. A 700 km d'Entebbé par la route. Mais à seulement une heure de vol. 
Dès le mercredi 30 juin, plusieurs dizaines d'lsraliens arrivent discrètement à l'aéroport de Nairobi. 
Ils s'installent immédiatement dans des familles israéliennes. (En dépit de la rupture des relations diplomatiques, le 1er novembre 1973, entre le Kenya et Israël, les relations entre les deux Etats n'ont jamais été totalement interrompues,et le Kenya est l'ennemi juré de l'Ouganda ; Idi Amin ne cachant pas ses intentions de vouloir s'agrandir aux dépens du Kenya,le long du lac Tanganika . 


Pour les Israéliens, I'ancien aéroport d'Entebbe n'a pas de secrets: ce sont eux qui l'ont construit. 
Des centaines de conseillers israéliens, durant près de dix ans, ont formé l'armée ougandaise et entraîné des pilotes ougandais sur des Fouga Magister français assemblés en Israël. 
Idi Amin lui-même, ex-sergent de la coloniale britannique devenu chef d'état-major, a suivi un stage en Israël, qui lui a décerné, par complaisance, des ailes de parachutiste: ses genoux déformés par la goutte l'empêchaient de sauter,et pour la petite histoire,Amine rappelle qu'une de ses filles s'appelle Sharon parce qu'il l'a conçue dans un hôtel de ce nom, au nord de Tel-Aviv.

La lune de miel se poursuit après qu'Amine, en janvier 1971, eut arraché le pouvoir au président Milton Obote. Mais elle se gâte assez vite: Amin, qui a déjà reçu d'lsraël des tanks pris à l'Egypte en 1967, lui réclame maintenant des Phantom: pour bombarder Dar es-Salaam. son voisin de Tanzanie, avoue-t-il naïvement. 

Israël refuse. 
Le 30 mars 1972, Amin rompt les relations et expulse tous les Israéliens. Les Soviétiques, et les Palestiniens prendront la relève.

Amin, I'inculte, devient violemment antisémite: Hitler a «bien agi» en exterminant 6 millions de Juifs, dlt-il, en septembre 1972, dans un télégramme à Yasser Arafat, .

En 73,durant la guerre de Kippour, il se porte «volontaire contre Israël avec 3 millions d'Ougandais». 
En 75,il parle d'ériger une statue au Fuhrer...

Tous les témoignages en font le complice des ravisseurs de l'Airbus, des détenteurs d'otages: le F.p.l.p., chez Amin, est chez lui. 

Rien ne prouve qu'il ait été averti, à l'avance, du détournement. Mais il a accepté de s'en faire l'hôte, et le complice, dès la première escale de l'appareil à Benghazi. Quand il se pose, au milieu de la nuit, à Entebbé, tout est prêt à l'accueillir: «Nous vous attendions», avoue le directeur ougandais de l'aérogare à un voyageur français. Et Amin est là, en uniforme ,assis sur un muret,veillant à l'installation des prisonniers , et les saluant d'un sonore "Welcome in Ouganda" 

Tandis que l'Airbus attendait sur la piste, les pirates de l'air -deux Allemands, deux Palestiniens- s'étaient assis tous quatre à l'avant de l'appareil, rangeant dans leurs sacs leurs grenades, remettant à leurs ceintures leurs pistolets tchèques 7.65. «C'est le moment de leur sauter dessus», murmure un passager français à un steward. Projet vite abandonné: si les «pirates» sont si tranquilles, c'est qu'ils ne se sentent plus seuls; quelque deux cents militaires ougandais veillent autour de l'aérogare. 

Trois Palestiniens armés viennent rejoindre les quatre auteurs du détournement.

Ces 7 hommes se bornent à attendre les ordres ; ils ne sont que les exécutants.

  • L'Allemand Wilfried Boese, 27 ans, est un ami du redoutable «Carlos». Il a participé, à Orly, à un attentat contre un Boeing d'El Al, mais deux fois la police française a dû le relâcher, faute de preuves. 
    C'est ce même Boese qui  passera trois heures à consoler dans ses bras, une nuit, une vieille Israélienne saisie de délire, qui se croit revenue aux temps de la déportation.
  • L'Allemande, une fille de quelque 25 ans dont l'identité était encore secrète six jours après le raid, est, diront les otages, «une chienne, une vraie nazie». 
    C'est cette même femme qui ,circulant la nuit parmi les otages dormant sur les matelas ougandais, remontera, de gestes doux, les couvertures que des enfants ont laissé glisser dans leur sommeil.


Négociations:

Jeudi 1° juillet , à 13 h 20 - Entebbé- un homme essoufflé surgit à l'entrée de l'aérogare. C'est l'ambassadeur de France, M. Pierre Renard. Il crie: Israël accepte la négociation!» 
Les otages,debout, I'applaudissent, crient leur soulagement, leur joie. Israël cède! C'est incroyable. Mais est-ce vrai? A ce moment-là, oui, sans doute; l'opération militaire envisagée n'était pas encore au point .
Les négociateurs seront sincères;personne ne leurs a dit aqu'un plan militaire était aussi à l'étude et qu'en cas de possibilité l'option militaire serait choisie par Israël .

Recueillie par les Somaliens et les Français, la réponse des terroristes arrive, dans l'après-midi, à Jérusalem. Elle dépasse toute espérance: I'ultimatum est prolongé de soixante-douze heures. Les militaires n'osent en croire leurs oreilles;ce délai inespéré de 3 jours permet un planning et une exécution de l'opération .
Il reste bon nombre de questions à se poser :

  • Comment survoler l'Afrique sans se faire repérer par les radars ?
  • Où trouver un point d'appui?
  • Est-on certain de pouvoir se poser à Entébbé ;de simples camions placés sur la piste rendraient le raid impossible .
  • Va-t-on rencontrer à l'aller ou au retour des chasseurs Ougandais ?
  • Comment éviter au maximum les pertes chez les otages? Les ravisseurs ont accepté, ce jeudi, d'en libérer cent un. Mais il en reste encore cent quatre: tous les Israéliens, une vingtaine de Français, et les douze membres de l'équipage, qui ont tenu à rester avec eux...

Du côté des preneurs d'otage,l'annonce des négociations ouvre des appétits : il n'est plus seulement question d'échange de prisonniers,mais aussi de rançons ...

Vendredi soir 2 juillet, Jérusalem propose que l'échange des otages contre les prisonniers ait lieu en territoire neutre: Paris, Genève, ou Djibouti. 
L'offre est sèchement rejetée par les ravisseurs, qui veulent uniquement entendre parler de Kampala... 

Même si Israël pense que la négociation a peu de chances d'aboutir, il faut la continuer pour deux raisons :

  • laisser une porte ouverte, au cas où le raid se révélerait impossible.
  • laisser les preneurs d'otage dans le flou concernant l'option militaire .


Jusqu'aux dernières heures du drame, I'équivoque se maintiendra. Aux dépens de l'ambassadeur d'Israël à Paris lui-même, que le Premier ministre Rabin et le ministre des Affaires étrangères Ygal Allon appellent au téléphone, le samedi 3 au soir, pour discuter durant une demi-heure chacun des «modalités de l'échange». Les «Hercules» C130 israéliens ont déjà décollé depuis trois heures pour Entebbé. MM. Rabin et Allon le savent fort bien, puisqu'ils parlent dans la salle des opérations du ministère de la Défense nationale, à Tel-Aviv. Ils supposent que la conversation est écoutée par des oreilles indiscrètes - elle l'est - et qu'elle donnera le change. Mais ils savent aussi que, si la piste d'Entebbé est bloquée, les Hercules devront faire demi-tour au dernier moment, et qu'il ne restera plus alors, pour seule issue, que la négociation. Les militaires qui, depuis le lundi précédent, préparent le raid, ont mis le maximum de chances de leur côté.

C'est cette incertitude, imposée par les circonstances jusqu'au dernier moment, qui fera crier certains au «double jeu» et soulèvera, après le raid, la colère de quelques chancelleries européennes. 
Elles n'en auront pas été les seules victimes. L'une des plus illustres n'est autre que le patron de la lutte antiterroriste en Israël, le général Rehavam Zeevi, envoyé à Paris en «négociateur» le vendredi 2, et qui a joué, de bonne foi, son rôle jusqu'au dernier moment. 

Conseiller du Premier ministre Rabin, le général Zeevi, dit «Gandhi» ,profil aigu, grosses lunettes, impitoyable,Rabin l'a, cette fois-ci, envoyé à Paris avec les instructions du gouvernement israélien, pour épauler l'ambassadeur à Paris. Ils sont allés ensemble au Quai d'Orsay discuter des modalités d'un échange. Et c'est seulement après le raid, à I h 30, le dimanche 4, qu'on l'averti qu'un raid a eu lieu et est un complet succès .
Un quart d'heure plus tard, «Gandhi», furieux, fonce vers Genève à bord d'une voiture de l'ambassade, pour attraper le premier avion à destination de Tel-Aviv. Il arrivera juste à temps pour assister à l'accueil des otages . 



Réalisation du raid .


Vol :
Après plusieurs jours passés à collecter des renseignements et à planifier l'opération, 3 avions de transport Hercules C-130 de l'armée de l'air israélienne décollent secrètement d'Israël survolent en rase motte la Mer Rouge puis l'Ethiopie ,et atterissent à l'aéroport d'Entebbe sans être repérés par le contrôle aérien ougandais. 
Ils sont suivis par un avion avec des équipements médicaux, qui atterrit à l'aéroport international de Jomo Kenyatta à Nairobi au Kenya.

Une centaine de soldats, incluant les membres du commando d'élite Sayeret Matkal, et probablement quelques hommes du Mossad sont envoyés à Entebbe, avec le soutien du gouvernement kenyan, alors adversaire du régime d'Idi Amin Dada.


Plan d'attaque :

Commando 1 : objectif : les otages .
Commando 2 : objectif : les alentours et la tour de contrôle .
Commando 3 : objectif : les avions de la chasse ougandaise .

Attérissage :
Les forces israéliennes atterrissent une heure avant minuit, les portes des avions cargo déjà ouvertes. 
Une Mercedes noire et une Land Rover, des modèles identiques à celles utilisés par Amin Dada et ses gardes du corps, sont employées pour détourner les soupçons, et conduites par les soldats israéliens de l'avion jusqu'au terminal. 
La Mercédes d'Amin étant une "automatique" (cad une voiture ne pouvant être démarrée par poussée), et étant la voiture de tête,elle devait impérativement démarrer .
Il a fallut pour être "sur" qu'elle démarre,la faire démarrer 10 minutes avant l'attérissage,ce qui devait rendre l'athmosphère à l'intérieur du C-130 "irrespirable" .
Les responsables ougandais de la tour de contrôle sont apparemment confondus par ce stratagème, si bien qu'ils laissent la Mercedes et la Land Rover approcher du terminal. 


Entrée dans les batiments .
Les otages sont assis dans le hall principal du bâtiment, directement adjacent à la voie de roulage. 
Les Israéliens sautent alors de leurs véhicules et jaillissent brusquement dans le terminal en criant: "À terre! À terre" en hébreu. Un otage court alors au devant du commando et est abattu par erreur par le commando . 

Trois pirates de l'air dans le bâtiment sont abattus. 

Sécurisation des batiments :
Un autre soldat demande en hébreu: "où sont les autres ?" en parlant apparemment des terroristes. 
Les otages désignent la porte adjacente. 
Les soldats israéliens dégoupillent alors leurs grenades à main, défoncent la porte et les lancent à l'intérieur de la pièce. 
Après les explosions, des soldats des commandos entrent dans la pièce et tuent les trois autres preneurs d'otages, assommés par l'explosion. 
Les Israéliens retournent alors à leurs avions et commencent à embarquer les otages à bord. 

Réembarquement .

Quelques soldats ougandais commencent alors à leur tirer dessus depuis le toit de l'aéroport, tuant deux otages. 
Les Israéliens répliquent sans subir de pertes et achevent l'embarquement. 

C'est en sortant de l'aérogare que le chef du commando, Jonathan Netanyahu, a été tué d'une rafale d'armes automatique tirée du toit .
Il meurt tandis qu'il était en train d'être évacué dans le C-130.


Chronométrage de l'opération finale :


t = 0          :  attérissage du premier C 130 
t = 03 min : 3 des 6 terroristes sont tués 
t = 15 min : l’aéroport d’Entebbe est sécurisé. 
t = 52 min : le premier C-130 décolle d’Entebbe avec tous les 106 otages à son bord,direction Nairobi. 
t = 89 min : le dernier C-130 décolle à son tour d’Entebbe. 


Bilan des pertes : (pour 100 otages libérés et vivants) .

Côté otages - commandos . Côtés ougandais - preneurs d'otages .
  • Le chef du commando : le colonel Netanyahu .
  • 1 otage abattu par erreur par le commando de libération .
  • 2 otages abattus par des soldats ougandais .
  • 1 otage de 75 ans est abattue après l'attaque sur son lit d'hôpital à Kampala .
  • 45 soldats ougandais
  • 6 preneurs d'otage (la totalité du commando).
  • destruction de tous les chasseurs Mig 19 et Mig 21 sur l'aéroport .
  • destruction de la tour de contrôle .
  • destruction des radars .

 


Analyse tactique :


Le succès israélien est du à un ensemble de paramètres :

  • Proximité relative de l'endroit de détention des otages (2.400 miles tout de même...) .
  • Proximité d'une base arrière (Nairobi).
  • Rassemblement des otages en un seul lieu .
  • Efficacité douteuse des soldts ougandais .
  • Efficacité nulle de la chasse ougandaise (appareils détruits au sol pendant l'attaque terrestre).
  • Effet de surprise de l'opération .
  • Effet de surprise dû à l'emploi d'un sosie crédible d'Idi Amin .
  • Connaissance détaillée du terminal (construit par une société israélienne ).
  • Connaissance détaillée de l'organisation de surveillance des otages (via la libération des otges "non juifs" ) .

La préparation du raid a été soignée :

  • Une maquette de l'aérogare a été construite grandeur nature pour l'entrainement du commando .
  • Tout quiconque avait un tant soit peu une expérience quelconque de l'Ouganda avait été "rappelé": essentiellement les architectes ayant construits les batiments de l'aéroport  et les militaires ayant participé à l'instruction de l'armée ougandaise
  • Les otages libérés ont été interrogés et réinterrogés en détails sur le moindre point pouvant avoir une influence .
  • Tout quiconque avait un lien quelconque avec l'Ouganda et plus précisément avec des officiers et même Idi Amin fut mis à contribution .
  • Une étude psychologique d'Idi Amin a été brossée en quelques heures de   façon à voir comment il serait susceptible d'évoluer durant et après la négociation (réelle) quant à la libération des otages.


Conséquences ougandaises . 


Le gouvernement ougandais a convoqué une session du conseil de sécurité de l'ONU, afin d'obtenir une condamnation du raid israélien pour violation de sa souveraineté nationale. 

Le conseil de sécurité refusa de passer une résolution dans ce sens,tant la complicité ougandaise paraissait évidente .
Le succès de ce raid a affaibli le gouvernement dictatorial d'Idi Amin Dada et renforcé ses opposants. 
Le régime tomba quelques années plus tard.



Conséquences morales pour Israël

Le succès de l'opération arrive on ne peut mieux,car le moral israélien était à ce moment au plus bas ,non pas suite au détournement en lui même,mais suite à l'ambiance générale qui rêgnait en Israël à cette époque :
Fin de l'âge d'or économique .
Fin du modèle social israélien .
Passation de main d'une génération politique à une autre .
38 % du Budget national consacré à la défense .
L'armée est critiquée : son coût,ses exigences, et la guerre de 73 gagnée de justesse .

Résultats : cette année ,et pour la première fois depuis la création d'Israël,le flux migratoire s'inverse,et 20.000 israéliens quittent le pays ....


Comme rabin l'avait prédit,le succès du raid inverse complètement la donne.
Pour preuve:
des dons spontannés affluent de tout le pays pour Tsahal ...
les grèves cessent.
les travailleurs proposent de laisser une part de leur salaire pour Tsahal ...


Entebbe aujourd'hui .



Les autorités ougandaises ont décidé de faire du vieil aéroport d’Entebbé un musée en souvenir de ce raid .

Peu après les faits, l’aéroport d’Entebbé avait été fermé et un nouvel aéroport construit,ensuite les ougandais estimment que ce raid a été le tournant de la carrière d'Idi Amin Dada et la première étape de sa chute .
(HB - Arouts-7, 04 Juillet 2004)


Les noms successifs de l'opération :

  • Stanley : abandonné parce que trop "significatif" .
  • Thunderbold : nom du dernier James Bond , a été retenu .
  • Jonnathan (en souvenir de son chef Jonnathan Nettanyahu décédé au cours du raid ) .

Les autres assauts proposés :

  • Parachutage sur l'aéroport .
  • Parachutage sur le lac Victoria, récupération sur des bateaux rapides .
  • Arrivée au Kenya et attaque terrestre .

Ce qui aurait pu arriver ...

  • Le vol en rase motte au dessus de la Mer Rouge d'abord,puis du désert éthiopien était une folie .
  • Le vol en rase motte dans un temps épouventable était extrèmement éprouvant pour les hommes qui auraient très bien pu être rendus "hors combat" par le mal de mer .
  • A l'attérissage, le temps était exécrable et une catastrophe aurait très bien pu survenir avec les C 130 2 et 3 qui eux attérissaient dans l'obscurité totale .
  • Lors de l'approche de l'aérogare, des erreurs dans le déguisement ont fait repérer le commando "trop tôt" .
  • Quand Nettanyahu est abattu d'une rafale d'armes automatiques,son corps est emporté dans le C-130 contenant tous les otages .
    Dans la confusion,on ne le fouille pas .
    Une grenade tombe de sa poche et tout le monde marche dessus sans s'en rendre compte ...
    Arrivé en Israël,on se rend comte qu'il a une grende sur lui dont la charge a été touchée par une balle ...
  • Quand le dernier C 130 décolle, les ougandais coupent l'éclairage , et le dernier appareil manque de faire une sortie de piste .

Les hommes :

Les hommes par avions .

  • Boeing 707 QG.
  • Boeing 707 hôpital .
    • Ephraim Sneh
  • Hercules 1
    • Général de Brigade Dan Shomron - 39 ans .
    • Maj. Muki Betzer (cdt en second) .
  • Hercules 2
  • Hercules 3

Les responsabilités politiques :

  • Premier Ministre Yitzhak Rabin
  • Ministre de la défense : Shimon Peres
  • Services secrets : Col. Ehud Barak


Les responsabilités militaires .

  • Chef d ’Etat Major Général Motta Gur
  • Général Dan Shomron : patron des parachutistes
  • Le Major Shaul Mofaz : responsable de l'unité des véhicules blindés . Il était responsable du contrôle des deux terminaux et de leurs abords ainsi que de la piste .
  • Le Major Ephraim Sneh avait la responsabilité de l'hôpital aérien .
  • Le Major Général Matan Vilnai avait en charge la jonction avec les "partisans" au sol ainsi que l'opération de réapprovisionement en fuel des appareils . 





Détails militaires du raid :


1°Equipement et Armement particulier :

  • Les navigateurs israéliens disposaient du tout dernier cri de système de navigation électronique .
  • Les snipers israéliens disposaient de fusil avec intensification de lumière, ce qui était à l’époque très nouveau .


2°Comment échapper aux radars ?

Plusieurs procédures seront prises :

  • a) les avions de transports C 130 voleront le plus bas possible sous la couverture radar ,et en formation serrée de telles façons qu’ils ne fassent qu’un seul et même écho .
  • b) les avions de transport C 130 volant sous la couverture radar seront surplombés par des avions volant nettement dans la couverture radar , mais évoluant au même cap et à une vitesses comparables , de telle façon que les échos résiduels de basse altitude soient considérés comme des parasites des échos de haute altitude .
  • c)Pour l’essentiel de la distance Tel -Aviv- - Entebbe le Boeing 707 se collera au Boeing 707 faisant le vol régulier ,Tel-Aviv – Naérobi de telle façon que lui aussi ne fasse qu’un spot .
  • d) Quand le Boeing 707 quittera le vol régulier, il volera ensuite à une vitesse extrèmement bien précise et  synchrone avec les radars Ougandais, de telles façons qu’il ne soit pas repéré car « en phase » avec le balayage .
  • e) Quand le Boeing se trouvera à l’aplomb du radar d’Entebbe ,il va se loger dans son cône d’ombre qui se trouve juste à sa verticale et qui est extrèmement petit : de l'ordre de 10 km de diamètre à 10.000 m juste à l'aplmob de l'antenne radar .
    Dans ce cône, il peut voler indéfiniment et à la vitesse qu’il veut ,du moment qu’il ne sort pas de ce cône d’ombre .


Il est à remarque qu’ainsi les avions échappent ainsi aux radars ennemis identifiés et au sol, mais pas à tous les radars ; il est clair qu’ils restent parfaitement visible d’un radar embarqué sur un avion, ou d’un radar placé 

« ailleurs » .
Pendant que le Boeing 707 tournait sans fin dans le cône radar d’Entebbe , il était totalement invisible d’Entebbé, mais tout à fait visible de Naérobi .

3° Comment réaliser les relais radios ?

Il faut :

  • Un relais Tel Aviv - Boeing QG.
  • Un relais Boeing QG – Troupes au sol .
  • Un relais Boeing QG – Avions C 130 .
  • Un relais Boeing QG. – Mossad Entebbe .
  • Un relais Boeing QG. – Mossad Naérobi .


4° Comment trouver le kérosène ?


Plusieurs options, toutes avec des « problèmes » :

  • Ravitaillement en vol ,mais le groupe aérien (ravitailleur plus escorte) ne passeront pas inaperçus .
  • Ravitaillement via les réservoirs d’Entebbe ,mais il faut être sûr qu’ils survivront à l’assaut, qu’ils ne seront pas à sec, que les branchements seront compatibles et qu’il y aura de l’électricité pour pomper le fuel (cad en termes clairs : il faut amener des groupes électrogènes, et tout un système de tubes adaptateurs …) .
  • Ravitaillement dans un pays étranger soit qui accepte, soit que l’on force à accepter(et dans ce cas il faut un groupe d’intervention militaire sur place là aussi …) .


5° Comment s'approcher de l'aérogare ?

Il faudrait attirer l'attention des gardes ougandais sur plusieurs choses à la fois simultanément .
Ces éléments simultannés sont tout trouvés: le premier C-130 se pose,libère par sa porte arrière les véhicules rapides , la fausse Mercédes d'Idi Amin,et les 30 commandos (vêtus de faux uniformes ougandais) , et se dirige ensuite tout tranquillement (mais vide) vers l'aérogare .

L'opération est très bien menée,mais échoue suite à deux détails insignifiants : les véhicules ougandais ont le volant à droite, et les gardes du corps ougandais ont des Kalaschnikov (et non des Uzis ...) .

Résultat ; les israéliens sont repérés et doivent ouvrir le feu "trop tôt" .
Celà aurait pu tout faire échouer,mais ce n'a été que de peu de conséquences sur le reste de l'opération .  


6° Comment s’assurer son retour ?

  • Il faut détruire tous les avions de chasse ougandais .
  • Il faut détruire les radars ougandais de telles façons qu’ils ne puissent alerter les autres états arabes de la région .
  • Il faut être sur qu'on sera reçu à un endroit bien précis où l'on pourra faire le plein des avions et faire soigner ses blessés .


7° Comment soigner les blessés ?

  • Les blessés seront tous traités dans les avions durant le vol retour pour les "stabiliser" .
  • Les blessés nécessitant des soins lourds et urgents seront traités dans les hôpitaux du premier pays où ils se poseront une fois le raid terminé,et seront rapatriés avec le reste des otages si possible,une fois les premiers soins lourds donnés .

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:47

 

 

Sur les réfugiés palestiniens en général et les gazaouis en particulier...

 

par Yaacov R.

 

http://iratika.eklablog.com/


Sur Gaza et les gazaouis, quelques précisions.

I. Les réfugiés en général.

Il s'agit d'une partie des arabes déplacés, pour la majorité d'entre eux, de leur propre chef et/ou à l'invitation des armées arabes, en 1948, durant la guerre d'indépendance de l'Etat d'Israël.

Ces arabes, dans leur quasi-totalité, se sont installés dans la zone géographique qui regroupe Israël, la Judée et la Samarie (appelée bizarement aussi "Cisjordanie", concept tout récent), et l'actuelle Gaza.

L'époque de cette installation de ces arabes se situe entre 1862 et 1948. Elle a pour cause principale l'arrivée de Juifs, par vagues successives, qui remettait le pays en valeur et fournissait du travail aux populations arabes, qui venaient de Syrie principalement, d'Egypte et d'Irak. (Période de 1862 à 1923 environ).

Puis, durant la période 1923-1948, l'autorité mandataire (Grande-Bretagne) sur la région a laissé s'installer quelques dizaines de milliers d'arabes supplémentaires (voir ici: http://lessakele.over-blog.fr/article-des-preuves-de-l-immigration-en-palestine-des-musulmans-hauranites-syrie-en-1932-50187336.htmlcependant que cette même autorité faisait preuve d'un laxisme étonnant devant les pogroms anti-juifs menés à l'instigation d'El Hadj al Husseini, grand mufti de Jérusalem et grand ami, admirateur et zélateur d'Hitler. Dans le même temps, la Grande-Bretagne fermait ce qui était alors dénommé "Palestine" à l'immigration juive ("livre blanc"), reniant ainsi son engagement d'œuvrer à la création d'un "foyer national juif" (déclaration Balfour de 1917), appellation d'origine contrôlée pour éviter de parler d'un Etat Juif.

Pendant la seconde guerre mondiale, le "Yishouv" (i.e. la communauté juive de "Palestine"), décida deux choses: participer à l'effort de guerre anglais contre les nazis, tout en continuant à restaurer le pays et en faisant ce qui était possible pour faire venir d'autres Juifs en forçant le blocus anglais.

Après la seconde guerre mondiale, le Yishouv se révolta contre la Grande-Bretagne, puissance occupante, et s'efforça de protéger sa population des arabes, dont l'agressivité et les violences croissaient.

La situation devenue intenable pour les Anglais, pour des raisons locales et d'opinion publique (épisode de l'Exodus), ceux-ci refilèrent la patate toute chaude à l'ONU, qui, en 1947 (29 novembre), proposa un plan de partage visant à l'établissement de deux états, l'un juif et l'autre arabe, sur ce qui restait de la "Palestine" déjà largement amputée par la création, anglaise, du Royaume de Transjordanie.

Ce plan était stupide dans la mesure où l'Etat juif était indéfendable (Voyez la carte: http://domino.un.org/maps/m0103_1b.gif).

Cependant le Yishouv, avec Ben Gourion à sa tête, l'accepta. Les Arabes le refusèrent.

Le 14 mai 1948 eut lieu la déclaration d'indépendance d'Israël. Le lendemain, les armées arabes envahirent le pays, ce qui donna lieu à la guerre d'indépendance, qui se fit en deux temps, avec une trève qu'Israël accepta de prolonger, ce que refusèrent les Etats arabes.

Ces derniers étaient très optimistes et demandèrent aux populations arabes de laisser le champ libre à leurs armées, leur promettant qu'elles reviendraient une fois le job accompli, i.e. les juifs jetés à la mer.

Telle est l'origine des réfugiés de "Palestine".

J'éviterai ici de parler de l'ensemble de ces derniers, par souci de concision, puisqu'aujourd'hui, j'évoque ceux de Gaza.

 

II. Les réfugiés de Gaza

Entre 1948 et 1967, le territoire de Gaza a été administrée par l'Egypte. Celle-ci s'est toujours refusée à faire quoi que ce soit, ni pour intégrer ces populations à la sienne, ni pour développer ce territoire.

Et ceci avec la bénédiction constante de la Ligue Arabe, qui estimait que la persistance de cette situation dramatique était le seul motif valable de continuer à refuser de négocier un traité de paix avec Israël.

Lors de la guerre des six jours, en juin 1967, Israël s'empara du Sinaï, les généraux de Tsahal furent choqués du sort réservé à la population gazaouïe, et Israël décida de lui ouvrir ses propres frontières.

De telle sorte que, pendant des années, des centaines de milliers de gazaouis purent venir travailler en Israël et commencer à se développer.

Ce n'est que postérieurement à 1967 que semble émerger un début de conscience nationale palestinienne -NDLR : et surtout au travers de l'Intifada de 1987-.

Mais j'insiste sur le "semble émerger", dans la mesure où 1) les différentes factions se réclamant du "peuple palestinien" ne sont jamais tombées d'accord sur une solution nationale qu'Israël est prête à négocier depuis longtemps, et 2) en raison du double-langage pratiqué par ces diverses factions, qui voudraient cacher qu'en fait, d'un état, elles se contrefichent, mais que ce qu'elles veulent toutes, c'est la disparition de l'Etat d'Israël.

Côté "palestinien", la situation est bloquée, car ces populations (Gaza, mais aussi "Cisjordanie" et Hezbollah au Liban), sont instrumentalisées par beaucoup d'intervenants, certains internes, d'autres externes.

Internes: ce sont les différentes factions palestiniennes, véritable nébuleuse de clans et d'obédiences variées, très instable et donc très changeante.

Même –pour ne pas dire en premier lieu- l'UNWRA n'a aucun intérêt à ce qu'une solution viable soit trouvée: que feraient alors ces milliers de fonctionnaires payés depuis 1948 par la communauté internationale ?

Externes: les intervenants sont là aussi très variables en fonction des moments, Grande-Bretagne, URSS à l'époque, France, Etats-Unis,  mais aussi et bien sûr la Ligue Arabe, l'OCI, l'Iran, les frères musulmans, la Turquie, la Syrie, l'Arabie Saoudite, et des quantités d'organisations non gouvernementales, et jusqu'à bon nombre de collectivités territoriales de pays occidentaux qui financent Gaza… Il faudrait un livre aussi épais qu'un annuaire pour en dresser liste complête, et j'ai conscience de ne pouvoir être exhaustif.

Côté israélien, ce n'est pas toujours clair non plus, hélas.

Ce qui reste de la gauche, elle-même à l'initiative des implantations de peuplement juif à Gaza entre 1967 et les premiers gouvernements de la droite, ne supporte pas ses défaites, patentes sur à peu près tous les plans. De plus en plus minoritaire, une composante radicale fait tout pour nuire et brouiller les cartes, parfois par intérêts politiques personnels, parfois pour des raisons moins égoistes et plus idéologiques.

Et même le gouvernement actuel ne peut être totalement clair, parce qu'il a plusieurs éléments à prendre en compte, certains le tirant dans une direction, d'autres dans une direction opposée (pour exemple, il ne peut évidemment pas abandonner l'otage Guilad Shalit à son sort, ce qui serait à la fois immoral, inhumain, contraire aux valeurs juives et israéliennes, et susceptible de créer des désordres considérables en Israël même. Mais il ne peut pas non plus faire l'impasse sur la sécurité à venir de ses citoyens qu'il est en charge de protéger. Terrible dilemme sur lequel jouent le Hamas, le Hezbollah, et bien d'autres cyniques.)

Enfin, il existe un phénomène beaucoup plus général qu'il convient de prendre en compte, et qui, à mon avis, constitue une bonne partie du problème.

Ce phénomène est visible à travers une bonne partie de la littérature récente juive et israélienne, souvent de très bonne qualité, mais très vite obsolète (je pense – ce n'est qu'un exemple, à ce très beau livre de Marek Halter, "La Mémoire d'Abraham").

Il est visible aussi à travers des mouvements tels que JStreet / JCall, ainsi que des livres qui se veulent historiques tel que celui de Shlomo Sand ("Comment le peuple juif fut inventé") ou "contributives à la paix", comme ceux d'Abraham Burg ("A mes amis arabes") ou d'Elie Barnavi ("Lettre d'un ami israélien à l'ami palestinien"), par exemple.

Là encore, je ne prétends bien évidemment pas, et de très loin, être exhaustif.

Ce phénomène, c'est un décalage dramatique entre une bonne volonté juive, emprunte de la civilisation des lumières, et le radicalisme qui est plus musulman qu'arabe (le djihad fait des morts des Philippines aux Etats-Unis).

Ce phénomène est dramatique, d'autant qu'il est alimenté par ce que j'appellerai, faute de meilleure inspiration, une méconnaissance en miroir: si des idéologies vivent et s'affrontent en Israël, elles cèdent le plus souvent la place à un esprit pragmatique.

En Occident et particulièrement en Europe, c'est le contraire. On y raisonne encore en fonction d'une opposition gauche/droite, et on plaque cette vision manichéenne sur l'échiquier politique israélien, bien plus complexe. D'où des malentendus et des déceptions réciproques.

Pour conclure, j'aimerais dire simplement :

 A ceux de mes amis occidentaux qui pensent qu'Israël ne veut pas la paix: "- Vous faites à Israël un faux procès. Vous oubliez que pour parvenir à la paix, tout le monde doit s'assoir autour d'une table de négociations, de négociations directes et sans arrière-pensée. C'est la seule et unique condition, mais elle est indispensable. Elle n'est, malheureusement, pas d'actualité."

A mes compatriotes d'Israël:

"Surtout ne lâchez rien, car alors le monde deviendrait tout-à-fait invivable. Je me réjouis d'être bientôt de retour  'Abaïta."


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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 10:15

 

 

 

 

DOSSIER MYTH

 

 

Israël est coupable de n’avoir pas été traité comme les agneaux de l’Aïd 2/2

 

Discours prononcé par Alain Rubin  pour les amitiés judéo-chrétiennes de Boulogne-Billancourt pour le 62 ème anniversaire de L'Etat d'Israël

 

Par Alain RUBIN

pour aschkel.info et lessakele

 

 

 

Première partie 

 

Israël est coupable de n’avoir pas été traité comme les agneaux de l’Aïd 1/2

 

 

[...]

Et en 1917, c’était quoi la prunelle des yeux du monde musulman et des « palestiniens » ?

 

Le numéro 213 la revue hebdomadaire « le Miroir » du dimanche 23 décembre 1917 montrait Jérusalem et ses alentours. On ne voyait sur les photos ni couverture végétale ni constructions autour de « la Sainte ». Seulement des pierres, des pierres et des cailloux, pourtant en 2010, les alentours ouest, sud et nord de Jérusalem Ha kadosh (la Sainte) ont retrouvé leur antique couverture végétale boisée et cultivée.

De la culture, des villages en 1917? Non, rien !

Et la vallée du Jourdain, redevenue un vaste maraichage aujourd’hui, c’était quoi en décembre 1917, sous la houlette du Califat ? Les photos aériennes publiées par le même numéro du Miroir montrent une vallée désertique, une sorte de petit Colorado…

En 1861, un voyageur, Félix Bovet, était lui aussi frappé par ce que les Arabes, sous la tutelle ottomane avait fait du pays « où coulait le lait et le miel ».

 

Dégradation des conditions objectives ne permettant plus de faire, de ce petit pays, un grand jardin ? Pourtant…

 

On a vu que la « prunelle des yeux de l’islam » ne présentait pas un grand intérêt pour les sectateurs de ce dernier. Pour ce qui est de l’environnement de la fameuse « prunelle » des yeux de l’islam, il n’est guère mieux soigné que la cité devenue sainte pour les mahométans à la suite de la découverte d’une grande pierre que le calife Omar prit pour la pierre sur laquelle « Dieu avait du parler à Jacob » (page 401).

Chateaubriand nous donne une information qui relativise le caractère musulman sacré de la cité et du site de l’esplanade des mosquées : C’est en effet le Patriarche Sophronius qui conseilla à Omar de construire sa mosquée sur le site sur lequel il l’emmena, et qu’il lui présenta comme étant celui du Temple de Salomon. L’inspiration coranique n’y était donc pas pour grand chose. Les Juifs n’ont jamais eu besoin du conseil d’un Sophronius quelconque pour savoir s’orienter dans la Sainte/Iroushalaïm-Ha Kadosh et savoir ce qui s’était trouvé ici et là.

 

Pour revenir à l’état du pays et à sa mise en valeur, écoutons le Juif hassidique Joseph Brak (1797-1874) qui écrivait, en parlant de son travail difficile autour de sa maison dans le village de Meron (Jarmak en arabe), près de Safed : « j’ai planté des jardins, j’ai ensemencé des champs. (…) bien que l’endroit ne se prête pas aux semences et soit jonché de cailloux. Et cependant, mon labeur a porté ses fruits et le Seigneur m’est venu en aide ».

Cette obstination à mettre en valeur n’était guère partagée par le voisinage de notre pieu cultivateur. En plus, il lui avait fallu surmonter la difficulté supplémentaire, provenant du fait que depuis des siècles les Juifs venus vivre en Europe n’étaient pas autorisés à travailler la terre et encore moins à la posséder.

 

Chateaubriand, comme tous les voyageurs qui laisseront des témoignages, ne verra pas le pays où avait coulé le lait et le miel ; il ne verra rien d’un territoire qui avait été méthodiquement mis en valeur et avait nourri, à l’époque de la grande révolte juive, une population cinq ou six fois plus nombreuse qu’au début du 19ème siècle, avec les moyens agricoles dont on pouvait disposer il y a deux millénaires, quand les fleuves du pays n’étaient que de modestes gros ruisseaux. Ce qu’il verra alors, c’est un pays devenu marigot insalubre là où stagnaient les eaux inutilisées, et un pays devenu pierrier stérile et sec partout ailleurs.

 

Parlant de la banlieue de Jérusalem redevenue verdoyante, couverte d’arbres dont les premiers furent plantés par des kibboutzim à la fin des années trente du siècle passé, l’écrivain français observait : « Jérusalem a été prise et saccagée dix-sept fois ; des millions d’hommes ont été égorgés dans son enceinte, et ce massacre dure pour ainsi dire encore ; nulle autre ville n’a éprouvé un pareil sort.(…) Dans cette contrée devenue la proie du fer et de la flamme, les champs incultes ont perdu la fécondité qu’ils devaient aux sueurs de l’homme ; les sources ont été ensevelies sous des éboulements (…) et les collines jadis couvertes de bois de sycomores, n’ont plus offert que des sommets arides ». (Page 378)

 

La Galilée nouvelle est arrivée

 

L’expulsion des Juifs d’Espagne puis du Portugal se traduisit par un mouvement de retour. Une femme énergique et riche, Dona Inès, réussira à négocier avec le grand turc, avec Suleyman le magnifique en personne et lui rachètera à prix d’or des espaces importants de la Galilée revenue à l’état de pierrier.

Les Juifs purent se réinstaller dans sept agglomérations, dont Safed et Tibériade, pour s’y livrer à la culture maraichère et aux travaux sur la Cabbale. Une florissante industrie du livre vit aussi le jour. A la mort de Suleyman Ier, il fallu recommencer la négociation, et on dû à nouveau racheter le pays à prix d’or comme on devra racheter à prix d’or le moindre arpent de terre stérile dans la deuxième moitié du 19ème siècle et au début du 20ème.

 

Le pays resta, par défaut, entre les mains d’une population en majorité formée de Juifs. C’est ce que constatera en 1695 le géographe néerlandais Reland ou Relandi.

 

La population, rare, est alors majoritairement juive.

 

Les villes, sont réduites à un état de village (Gaza est habité par 500 personnes, dont la moitié sont des Juifs, idem pour Jérusalem avec ses 5000 habitants).

J’évoquais la Galilée, elle avait été restaurée, coteaux et plaines cultivés soigneusement, mais cela ne durera pas. Les Juifs qui avaient du payer très cher Suleyman le magnifique durent payer à nouveau son fils. Puis, l’augmentation exponentielle de la fiscalité turque fit revenir la propriété et la jouissance de ces terres entre les mains de l’administration fiscale ottomane…

La jouissance ottomane des jardins juifs de Galilée se solda par le retour de la jachère générale, les pierriers et les marigots.

On ne doit donc pas s’étonner de la réponse que fit Golda Meir au généreux et pacifique souverain Hachémite quand, en 1948, il lui proposa d’accorder au Ichouv le statut de canton juif, auto administré, au sein d’un royaume arabe tolérant.

 

Golda Meir et ses amis ne doutaient pas des bonnes intentions du souverain Hachémite, mais ce dernier n’était pas seul. Sa mort, comme celle quatre siècles plus tôt, des deux Suleyman ottoman (le « Magnifique Ier » et le Magnifique II), pouvant fort probablement être l’occasion d’une remise en cause. On sait que le souverain hachémite, qui voulait que les Juifs fassent profiter leurs cousins arabes de leur savoir faire, périt, assassiné après la prière, à la sortie de la mosquée.

 

Le peuple Juif une invention sioniste au 19ème siècle ?

 

C’est ce que l’on entend dire du côté de chez la plupart de antisionistes aujourd’hui.

Pour conclure brièvement sur cette nouvelle pitrerie intellectuelle fondée sur une rare duplicité, je citerai Gustav Stresemann (1878-1929), grand homme d’état allemand, chef de gouvernement et ministre de plusieurs gouvernements pendant la période de la république de Weimar.

Il parle des Juifs, à différents moments. Ecoutons-le un instant, c’est instructif :

« (...) lisez ce qui s’est passé en 1813. Les assemblées provinciales prussiennes rédigèrent des adresses semblables aux manifestations actuelles de l’union des agriculteurs de Poméranie, représentant les ministres du roi comme des hommes voulant faire de la Prusse moderne un état juif. (…) et encore : « or si ces organisations voient tenir à l’écart un parti politique avec lequel elles ont des attaches, le temps reviendra, que nous pouvions croire périmé, ou l’on insultera la république des Juifs(…)

(Papiers de Stresemann tome I pages 208-209 et 354)

 

Les Prussiens de 1813 furent-ils les véritables inventeurs du peuple juif et non les historiens sionistes du demi- siècle suivant, comme il est prétendu par le stalinien Shlomo Sand et ses supporters?

 

Quant aux Russes, qui eurent à vivre plusieurs siècles aux côtés d’une population juive nombreuse, qui au 17ème siècle se retrouvera cantonnée dans la « zone de résidence », ils ne virent pas, à aucun moment, qu’ils côtoyaient un « mythe », une « invention des historiens sionistes du 19èmesiècle, et que le peuple juif, la nation hébraïque dispersée cela n’existait pas. A l’inverse, ils appelèrent même « yévreï » (hébreu, en langue russe) ce « mythe pernicieux » inventé quelques siècles plus tard par ces malfaisants et menteurs de sionistes.

Ils voyaient des gens qui ne parlaient pas que le russe, ou qui le parlaient souvent avec un drôle d’accent, qui parlaient tous une langue écrite comme l’hébreu et ressemblant un peu à l’allemand, ils voyaient des gens physiquement différents, des orientaux, pas des slaves et encore moins des scandinaves comme ceux qui fonderont l’état russe et lui donneront leur nom, ils voyaient des gens qui parlaient en hébreu, une langue morte disaient pourtant les Popes, quand ils se réunissaient pour parler, parler, parler, écrire, couper les cheveux du talmud en quatre, en huit, en soixante quatre, et même en quatre mille quatre vingt seize...

Ces Yévreï formeront en 1940, avec  les Juifs de Pologne leurs semblables, presque la moitié du « non-peuple » juif.

 

Quand à la constitution de l’URSS du 5 décembre 1936, elle a même l’audace et l’outrecuidance de conforter les méchants sionistes dans leur croyance insensée et dans leur mythe. Mythe dont les « palestiniens », et plus généralement les arabes et l’islam, feraient les frais si l’on en croit les ennemis d’Israël. En effet, la constitution de l’URSS leur donne un territoire dont la langue officielle est le yiddish, ce mariage ou plutôt cette union libre de l’hébreu et d’un très ancien dialecte allemand de Rhénanie parlé au 9èmeet 10ème siècle, enrichi d’apports slaves et autres. 

On peut donc lire, à l’article 22 de la dite constitution de l’URSS, rédigée par Boukharine, un vieux bolchevik que Staline va bientôt faire condamner et fusiller, je cite :

« La République soviétique fédérative de Russie est composée des territoires de : (…) ; des régions autonomes des Adighés, Juifs, (…) – chapitre I, Article 22, page 356 édition PARTIZDAT- Moscou 1937

 

Donnons aussi pour terminer le point de vue des arabes israéliens.

 

Il y a deux ans, un sondage réalisé auprès de cette population montrait que 67% d’entre eux estimaient qu’Israël était pour eux le meilleur Etat possible, en comparaison avec tout ce qui existait autour et au-delà en matière d’Etat « arabes » ou « musulmans ». Un véritable plébiscite pour le travail du sionisme que les réponses à cette enquête d’opinion parmi les arabes israéliens, une réponse implacable aux mensonges de tous les agitateurs accusant Israël d’être un état d’apartheid. Il y a deux ans, des centaines de Druzes sont venus manifester. Ils se sont rendus en délégation chez le premier ministre Netanyahou. Ils protestaient contre les efforts de l’état envers eux sur le plan social. Ils s’estimaient pas assez payés de retour pour leur loyauté depuis 1948. Le premier ministre les a immédiatement reçu et a convenu publiquement que leurs critiques et leurs demandes étaient légitimes. Vous en trouvez beaucoup des pays où le chef du gouvernement, toutes affaires cessantes, reçoit une délégation de protestataires et prend des engagements immédiats ? Et le congrès des TUC, et le cinéaste Ken Loach, et toute la cohorte des dénonciateurs du sionisme, vont encore nous parler, sans que le rouge de la honte leur monte au joues, la discrimination et lapartheid israélien...

 

Ces derniers jours, les malheurs d’un journaliste palestinien des territoires administrés par l’autorité palestinienne, ayant écrit sur le caractère dommageable de la dictature du Hamas, ne peut que confirmer dans cette appréciation la majorité palestinienne, dont ici on ne veut pas entendre la voix.

On ne veut pas plus l’écouter, et encore moins l’entendre.

 

C’est ce que le dernier congrès national congrès des syndicats de Grande Bretagne, le congrès des TUC, montrait clairement.

Depuis les années Thatcher, malgré leur dix millions de membres, les TUC se sont montrés lamentablement inefficaces et passifs face à la grave régression sociale touchant la majorité des salariés britanniques. Inexistant et prostrés d’un côté, quand il s’agissait et quand il est question de défendre la situation de leurs membres, à l’inverse, on les voit d’un autre côté, vigoureux, pour appeler à la « lutte internationale » contre la pieuvre sioniste par les moyens du boycott de toutes ses activités économiques, scientifiques et culturelles.

La virulence des dirigeants des TUC pour dénigrer le « sionisme » est inversement proportionnel à leur volonté et à leur capacité de faire jouer aux syndicats ouvriers britannique la rôle pour lequel les militants et la classe ouvrière les ont bâti et maintenu.

 

La PFGTU, l’organisation syndicale des salariés palestiniens soutient-elle cette position ?

 

Absolument pas, mais on ne veut pas l’écouter et encore moins l’entendre, dans les TUC comme dans toute une série de syndicats dont les petits noyaux dirigeants sont influencés par un « trotskisme » dévoyé ou par les débris du stalinisme totalitaire qui a produit l’effondrement de l’URSS et cette Chine où les salaires ouvriers sont 17 fois plus faibles qu’en France pour un même travail.

 

On refuse d’entendre la voix des syndicats de salariés palestiniens.

 

En effet, en 2008,  en tant que fédération syndicale indépendante de l’Autorité palestinienne et du Hamas, la PFGTU a signé des accords de coopération avec la centrale syndicale d’Israël, la Histadrouth, et elle dénonce actuellement les campagnes de boycott comme étant contraires à l’intérêt des salariés palestiniens.


 

Prenons le problème sous son aspect politico-religieux :

 

Vayetsé, lisons le texte. Il nous dit que, citons :

 

10- Jacob sortit de Beer Sheva et se dirigea vers Harân.

11- il arriva dans un endroit où il établit son gîte, parce que le soleil était couché. Il prit une des pierres de l’endroit, en fit son chevet, et passa la nuit dans ce lieu.

12. Il eut un songe que voici : une échelle était dressée sur la terre, son sommet atteignait le ciel, et des messagers divins montaient etdescendaient le long de cette échelle.

13. puis l’Eternel apparaissait au sommet, et disait : « je suis l’Eternel, le Dieu d’Abraham ton père et d’Isaac ; cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donne à toi et à ta postérité.

14. Elle sera, ta postérité, comme la poussière de la terre, et tu déborderas au couchant et au levant, au nord et au sud, et toutes les familles de la terre seront heureuses par toi et par ta postérité.

15. Oui, je suis avec toi, je veillerai sur chacun de tes pas, et je teramènerai dans cette contrée, car je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli ce que je t’ai promis.

(…) ce lieu est redoutable, ceci n’est autre que la maison du Seigneur, et ceci est la porte du ciel. (…)

 

Première question : y-a-t-il un sens particulier au double mouvement des messagers, de Dieu vers les hommes, des hommes vers Dieu ? Doit-on y voir une relation fondée sur la parole, sur un dialogue ? Dieu et les hommes doivent échanger. La relation de Dieu aux hommes n’est pas une relation univoque. Dieu apprend aux hommes et apprend des hommes. Sa création se déploie. Prévoit-il tous les futurs possibles quand même ?

 

Doit-on comprendre que les hommes ne sont pas les petits soldats de plomb du créateur de l’univers ?

 

Pour ce qui me concerne, c’est ce que je crois comprendre.

C’est ce qui correspond aussi à ce que je crois impossible qu’un méga esprit, capable de créer des centaines de milliards de galaxies si complexes, pourrait tirer satisfaction d’avoir formé le projet de fabriquer des sortes d’automates que l’on punirait s’ils s’écartent de la trajectoire décidée, comme le croient les musulmans.

 

Deuxième question : l’Eternel donne à Jacob ce lieu qui est sa maison, son point de contact en quelque sorte permanent et physique avec la terre et ses habitants humains.

Il lui donne cette terre et lui annonce qu’il (sa postérité) va en déborderdans toutes les directions.

Comment interpréter le « débordement » ?

Discontinuité de présence ?

L’histoire et le sens de débordement veulent dire qu’il restera toujours une portion de cette poussière, malgré les expulsions assyro chaldéennes et romaines, sur cette terre qui est spéciale.

Trop plein, donc,  provoquant la migration vers les autres parties de la terre ?

On nous dit, Dieu dit dans le rêve : ta postérité sera comme la poussière de la terre. La poussière, c’est cette strate mobile que les vents déplacent en tous sens.

Mais c’est une poussière qui n’est pas une terre sèche et stérile. Par elle toutes les familles de toute la terre seront heureuses. C’est une poussière fécondante, « le sel de la terre ».

 

Doit-on comprendre que les vents de l’histoire, la volonté de l’Eternel, c’est que cette poussière d’un type spécial, dotée de vertus singulières, passe son existence à tournoyer, se poser, féconder et partir ailleurs ?

 

Si 15 n’est pas la conclusion de la paracha, il est la réponse aux questions provoquées par le rêve.

L’Eternel dit à Jacob, qui devient Israël en entrant dans ce pays qui est le lieu terrestre permanent de l’Eternel : je te ramènerai.

 

Troisième question : je te ramènerai, ponctue l’Eternel. Pourquoi le ramènera-t-il ?

Ramener a un sens qui est objet de conflits de lecture. Cela peut se lire : tu ne seras plus sur cette terre bien qu’elle t’appartienne parce que je te l’ai donné, à toi et à ta postérité. En d’autres mots, tu n’y reviendras pas de toi-même, tu n’y reviendras que par moi, par ma volonté et par mes actes : je te ramènerai !

 

Parce que, nous dit le texte : Dieu a fait une promesse, et que c’est à l’issue de sa réalisation qu’il laissera Israël vaquer librement, libre d’une tutelle et d’un lien souvent pesant, même s’il peut et doit être considéré comme un insigne honneur.

Ensuite le texte revient sur l’idée qu’il précise, que ce lieu est la « porte du ciel ». Ce n’est pas une terre comme une autre. En d’autres termes, recevoir cette terre en don définitif, implique que définitivement les Bné Israël sont devenus les portiers, les huissiers de l’Eternel.

 

La question, c’est ici : comment, quelle forme prendra cet acte : Je te ramènerai ?

 

Autorité morale de l’ICHOUV, le Rav Kook a répondu à cette question qui a dressé les Juifs les uns contre les autres, et produit cet avatar lamentable que sont aujourd’hui les Naturei Karta :

 

Le consentement des nations, exprimé par les décisions de 1920-1921 de la SDN (contrariées par l’amenuisement territorial imposé par le mandat britannique), c’est une première et fondamentale manifestation du « je te ramènerai ». D’autres manifestations de ce « je te ramènerai », se produiront en 1947-1948, avec le vote de l’assemblée des Nations Unies puis l’aide militaire du gouvernement tchécoslovaque procurant les armes qui permettront de répondre aux armées venant jeter à la mer les « yahoud ».

La majorité à l’ONU cherche manifestement à contrarier ce mouvement, 88 ans plus tard.

 

Les Natureï Karta sont « Juifs », me disait l’autre soir un ami rabbin. « Juifs malgré tout!! ».

-           Juifs certes, parce qu’ils prétendent honorer la Torah et disent honorer et suivre les enseignements du Bal Chem Tov et d’autres maîtres hassidiques. Mais ce sont de curieux Juifs qui trouvent sympathique le petit Hitler iranien.

-           Juifs malgré tout, qui s’en sont allés lui donner et en recevoir l’accolade, à Qom, devant les plus hauts dignitaires du Shiisme iranien ;

-           Juifs qui sont allés cautionner la conférence iranienne niant la réalité des six millions de victimes de la Shoah. Mais peut-être pensent-ils que les 6 millions de gazés des camps d’extermination et des fosses communes de la shoah par balles n’étaient pas de vrais Juifs, et que l’on ne pourrait donc parler de 6 millions de victimes juives ? Si c’était le fondement de leurs retrouvailles avec le dictateur iranien, on observerait comme un étrange fumet malodorant de rapprochement intellectuel entre les Natureï Karta et le stalinien israélien pseudo historien faussaire : Shlomo Sand. Celui que la presse française présente comme un historien audacieux est devenu la coqueluche du club des faussaires diplômés ; je veux parler des journalistes confortablement rétribués d’un quotidien parisien du soir. L’homme, objet de leur adulation, nous débite sans honte que le peuple juif c’est comme la solitude, « ça n’existe pas », et qu’en d’autres termes, les victimes de la machine génocidaire nazie sont les principaux responsables de leur propre anéantissement, à cause de leur automystification les déterminant à se croire les descendants des Hébreux dispersés. Israël n’existait pas, Hitler génocidait par en conséquence un mythe ; l’inquisition poursuivait un mythe ; les autorités musulmanes dhimmisaient un mythe ; les autorités du tsarisme pogromisaient un mythe ; les juges de Dreyfus condamnaient injustement un mythe ; Chmielnicki, ses cosaques zaporogues révoltés et les Tatars qui les suivirent, massacreront un mythe de 250 milles personnes au milieu du 17ème siècle.

-           C’est encore un mythe qui se mit en branle, -depuis l’Ukraine jusqu’au Yémen, en passant par Hambourg, Amsterdam, Rome, Salonique, le Maroc, la Lybie, Gaza et Jérusalem-, pour répondre en majorité à l’appel de Sabbataï Tsvi.

 

Mais si c’est vrai que les Juifs sont un mythe, alors les Naturei Karta eux-mêmes et Shlomo Sand aussi sont un mythe ?

 

      Décidément, ce mythe à la vie dure…

 

Alain Rubin
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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 10:11

 

 

 

DOSSIER MYTH

 

 

Israël est coupable de n’avoir pas été traité comme les agneaux de l’Aïd 1/2

 

Discours prononcé par Alain Rubin  pour les amitiés judéo-chrétiennes de Boulogne-Billancourt pour le 62 ème anniversaire de L'Etat d'Israël

 

Par Alain RUBIN

pour aschkel.info et lessakele

 

Soixante deuxième anniversaire…

Lékhaïm toyvim vélésholem, à la bonne vie et à la paix !

 

Nous nous réunissons ce soir, soixante deux ans après que David Ben Gourion ait proclamé l’indépendance politique du Yichouv. Cet acte, national et international, avait été rendu possible par les décisions des instances internationales prolongeant la déclaration Balfour et les votes de la Société des Nations de 1920 et 1922. Ces votes avaient donné une reconnaissance internationale et une sorte de légalité reconnue à ce qui était une sorte de self government de la nation juive sur la partie occidentale de sa terre ancestrale, le Ichouv.

Partiellement autonome, le Ichouv est le résultat des Alyas, ces retours organisés vers la terre des aïeux. Elles ont eu lieu en 1882-1904 pour la première, en 1904-1914 pour la seconde, et 1919-1923 pour la troisième.

L’actualité m’amènera à aborder certains aspects que je n’avais pas envisagés de traiter. Il s’agit notamment de la place du mufti Husseini et de la stratégie de cet homme dont la défense de la réputation préoccupe si fort l’équipe de nostalgique de l’URSS stalinienne qui s’exprime dans le « monde diplomatique ». 

 

Le 15 mai 1948, le discours de David Ben Gourion n’a pas crée une présence juive qui n’avait jamais cessée, il a permis qu’elle prenne de l’ampleur, qu’elle détermine sa légalité et ne soit plus assujettie aux caprices des Califes et aux tocades brutales et sanglantes des prédicateurs djihadistes.

 

Cet anniversaire est volontiers présenté comme celui de la naissance de l’état d’Israël, en tant que réponse -du monde et des Juifs- à la shoah indissoluble d’un acte injuste de dépossession des véritables propriétaires, à savoir les « Arabes » de l’ex Palestine du mandat britannique qui, après 1967, deviendront « peuple palestinien » et revendiqueront alors une Palestine indépendante dont ils condamnaient jusqu’alors l’idée.

Avec la proclamation du 15 mai 1948, il se serait produit une tragédie arabe, la « naqba ». Partant d’une fausse symétrie, on voudrait, en commémorant la « naqba », condamner la renaissance d’Israël en tant que nation souveraine.

 

La diplomatie française parle même, ici et là, de mettre shoah et naqba en relation pour en faire un couple dialectique maudit,  une réalité antagonique.

Cette diplomatie et les médias qui la relaient mettent un signe égal entre l’extermination méthodique, jusqu’au dernier vieillard, de populations civiles désarmées et la reconstitution de l’état national des Juifs qui aurait traumatisé les « arabes » de l’ex Palestine du mandat britannique et provoqué, par la fuite et l’expulsion, le départ de six à sept cent mille arabes du nouvel Israël dont les arrières petits enfants à Gaza viennent de se voir distribuer par les Nations-Unies deux cents mille ordinateurs, tandis que tout manque, nourriture et médicaments, dans les camps hébergeant à vie les presque trois millions de soudanais, expulsés par le djihad commencé il y a trente six ans…

 

Où est la naqba ?

 

Mais avant de répondre à la question : où est la catastrophe ? Je ne crois pas inutile de rappeler ici, brièvement, en quoi, pour ceux qui ont crée le concept, elle consistait et quand est apparu ce terme politique passé avec un autre sens dans le langage politique et diplomatique international.

Au fait, de quelle naqba s’agit-il ?

L’auteur du concept est en effet un arabe chrétien, qui forgea le terme en 1920.

C’est ce que rappelait Antonius, dans son livre de 1938 « le réveil arabe » ; Antonius, cet autre arabe chrétien libanais, auquel son statut de porte-parole du nationalisme arabe lié au mufti Husseini ouvrira la porte de prestigieuses universités anglo-saxonnes, pour y enseigner, écrivait il y a 72 ans, dix ans avant la proclamation d’indépendance d’Israël. Citons le  :

« L’année 1920 porte un nom maudit dans les annales arabes, et elle est appelée année de la catastrophe, « A’ma al-naqba ».

 

La naqba, comme concept politique, dénonçait la séparation de la Syrie et des anciens sandjaks ottomans qui recouvraient le territoire de la future « Palestine », née du mandat confié à la Grande Bretagne par la SDN, l’ancêtre de l’ONU, après l’effondrement de l’empire ottoman.

 

A l’inverse, de cet arabe chrétien qui pleure la séparation entre deux portions de la Syrie, six notables syriens alaouites, parmi lesquels se trouvait l’arrière-grand-père du chef d’état syrien actuel, écrivaient en juin 1936 au Président du conseil français.

 

Qu’écrivait l’arrière grand père de Bashar Al Assad ?

 

« Ces braves juifs ont apporté la civilisation et la paix aux arabes musulmans, et ils ont dispensé l’or et la prospérité sur la Palestine sans dommage à quiconque et sans rien prendre par la force. Malgré cela, les musulmans ont déclaré la guerre sainte contre eux et n’ont pas hésité à massacrer leurs enfants et leurs femmes (...) Ainsi un destin terrible attend les Juifs et les autres minorités dans le cas ou les mandats seront annulés, et ou la Syrie musulmane sera réunie avec la Palestine musulmane ».

 

Qui subit quotidiennement une tragédie sans précédent, qui subit une souffrance quotidienne qui devraient mobiliser la communauté mondiale et ses ressources : les habitants de Djénine et les « camps » palestiniens, ou ces veuves, vieilles et toutes jeunes femmes, chrétiennes du sud Soudan, Darfouri, animistes nouba, et leurs enfants étiques au ventre gonflé par la faim qui n’a pas de cesse, sommairement hébergées sous des tentes de fortune, attendant sans espoir enfermés dans ces ilots de misère noire à vie situés sur les marges du Soudan, du Tchad, ou de l’Ethiopie ? Périodiquement, ces camps de femmes et d’enfants sont assaillis sans raison par les cavaliers Jenjawid.

 

Question : Au fait, vous en voyez-vous beaucoup des enfants de Gaza, victimes du prétendu embargo qui laisse passer des camions chaque jour et fournit de l’électricité aux frais du contribuable israélien, vous en voyez beaucoup le ventre gonflé par la faim ?

Moi, je n’en ai encore jamais vu.

Ceux que l’on nous montre, sur les vidéos du Hamas, ont l’air plutôt vigoureux. Ils se caractérisent, de prime abord, par un esprit guerrier et « martyr » à toute épreuve. On les voit, défilant en uniforme, bardés de ceinture explosive, la tête ceinte d’un bandeau guerrier avec une formule djihadiste au milieu du front. Ces enfants soldats de Gaza ont parfois six ans à peine, parfois des armes à la main presque aussi grandes qu’eux, mais de ventre gonflé par une faim tenaillante, point…J’imagine que si ces enfants souffraient de la faim décharnant les corps et gonflant les ventres, comme des dizaines de milliers de petits réfugiés des camps du Sud Soudan, du Tchad et des autres pays d’Afrique noire, ce n’est pas deux cent mille ordinateurs que l’ONU leur offrirait.

 

De leur côté, les chefs palestiniens de l’autorité palestinienne, souvent présentés comme des modérés, sont tellement modérés qu’ils ont trouvé un nouveau moyen pour contester toute légitimité aux Juifs d’Israël : la théologie. A cet effet, ils utilisent aussi le vieux procédé policier stalinien consistant à réécrire l’histoire, de fond en comble. Pour cela, ils complètent le procédé policier totalitaire par celui, spécifiquement musulman, consistant à annexer les devanciers pour réaliser leur conversion posthume à l’islam.

 

Vous verrez que bientôt on va vous dire que Jeanne d’Arc, Jeanne la bonne lorraine, qui su répondre à ses juges avec tant d’intelligence, avec tellement d’à propos et de subtilité profonde, Jeanne qui a clamé jusqu’au bout ses convictions, qui a maintenu avoir conversé avec « ses voix », qui n’a pas capitulé, même au milieu des flammes d’un bucher préparé spécialement pour qu’elle ne soit pas d’abord étouffée par la fumée avant de rôtir, bientôt Ramadan et ses comparses vont vous dire : qu’elle était « musulmane », Jeanne, puisqu’elle « s’est remise à Dieu »… Elle était une « Shahid », elle était donc « soumise » à Dieu, elle était donc musulmane.

Avec cette grille de relecture du passé des « historiens » de l’autorité palestinienne, les milliers de Juifs de Rhénanie, qui furent torturés sauvagement et tués par la première vague de la première croisade, -parce qu’ils avaient refusé la conversion et choisirent le « kiddoush hashem », le sacrifice pour la gloire de Dieu-, ces Juifs étaient en fait des monsieur Jourdain de l’Islam, sans le savoir ils étaient musulmans et pas Juifs comme ils le crurent et le voulurent jusqu’au dernier moment de leur vie consciente.

 

L’islamité, si je puis dire, consisterait dans la confiance en Dieu,

En qui on remettrait sa vie.

 

C’est pourquoi, par son martyre assumé, Jésus serait, si l’on en croit les historiens-théologiens de l’autorité palestinienne, Jésus serait, je les cite : « un Shahid et un prophète de l’islam ».

 

Certes, mais quand des Juifs d’Afrique du nord, ou des Juifs de Crimée et d’Ukraine tombés entre les mains de Tatares musulmans associés à la révolte de l’Ataman cosaque Zaporogue Kmielnicki, choisirent la mort, sous les pires tortures, plutôt que d’embrasser l’islam, en suivant la grille de lecture de nos historiens-théologiens, ils furent quoi ?

Ils furent quoi, ces Juifs massacrés d’Afrique du nord et/ou du sud de l’actuelle Ukraine, alors qu’ils auraient pu vivre en devenant musulmans on les tua sauvagement parce qu’ils voulurent rester juifs ?

 

Furent-ils quand même « musulmans » parce qu’ils refusèrent d’entrer dans l’islam ?

 

La grille de lecture de nos « historiens » de l’autorité palestinienne se complique.

Elle devient embrumée quand il s’agit du Kiddoush Hashem des Juifs d’Afrique du nord qui firent le « choix » d’être tués, -pas moins sauvagement que leurs frères et coreligionnaires d’Allemagne-, par les conquérants venus d’Arabie, plutôt que se renier en se convertissant.

 

 Leur soumission volontaire et consciente à Dieu les opposera aux convertisseurs armés sectateurs de Mahomet.

Devinrent-ils « musulmans » pour ne pas devenir musulmans…

 

La grille de réécriture de l’histoire apparaît ici clairement pour ce qu’elle est : un procédé absurde et frauduleux, utilisant un syllogisme sommaire fondé sur un jeu de mot et l’argument du sabre.

Le Kiddoush Hashem c’est le Muchlam (en hébreu : le parfait fondé sur l’étude) opposé au Mushlim ou mouslim (en arabe : le soumis qui doit obéir sans s’interroger et encore moins questionner ; bref, tout le contraire d’Abraham)… 

 

Un jeu de mot, produisant un syllogisme sommaire de camelot, permet ainsi de faire d’Abraham, Salomon, Joseph, David, Elie, Moïse,

Jésus, Marie, Jeanne d’Arc, sœur Elisabeth Stein etc. des « musulmans ».

 

Les lieux où Jeanne d’Arc sera passée vont devenir des « lieux saints de l’islam ». Ils n’appartiendront plus à la république française. Astucieux comme procédé. Sommaire, certes, mais ça marche. Le culot, ça paye. On le voit avec Jérusalem.

 

C’est ainsi que Jésus et sa mère sont devenus : « Marie la palestinienne », Marie la mère du « Shahid palestinien Jésus », et que celui-ci est désormais musulman et …« prophète de l’islam ». C’est un procédé qui ne redoute pas les anachronismes et qui à même inventé un « Samiri » (samaritain) incitant « les Banu Israîl » (les Hébreux de l’exode, la sortie d’Egypte) à fabriquer le veau d’or.

La discussion entre Juifs de l’époque relatée dans les  Evangiles, sur la question de savoir si Jésus, -qui s’appelait Ioshouah, un nom hébreu, pas Issa-, était ou n’était pas le Messie ben David, tout cela n’existe plus. Tout cela est effacé par la décision grotesque des «historiens » de l’autorité palestinienne.

Il est vrai que nos plagiaires convertisseurs posthume ont trouvé des alliés par ignorance et complaisance. Il se tient actuellement une exposition sur les manuscrits de la mer morte découverts dans les grottes de Qumran. Pour ses organisateurs, les lieux de ces mises à l’abri de milliers de rouleaux de la Tora se trouvent et se trouvaient depuis toujours en…Palestine.

La Judée, nos scientifiques de la Bibliothèque nationale (BNF) n’en ont manifestement jamais entendu parler. Pour nos fonctionnaires de la culture, la Judée, c’est un mythe surement. Tandis que la « Palestine », née pour quelques décennies,- plusieurs siècles après la rédaction et la mise à l’abri des milliers de rouleaux hébreux dans les grottes des falaises de la mer morte-, la Palestine crée sur décision d’un empereur romain, après l’écrasement de la seconde révolte juive, celle de Bar Kochba, ça c’est une réalité tangible !!

L’annexion du christianisme, par l’islam, permet aux djihadistes de Gaza de nier tout droit religieux aux chrétiens gazaouites. Ces derniers ne sont pas les seuls à souffrir d’un refus de leurs droits religieux, ils sont en bonne compagnie avec leurs coreligionnaires d’Irak et de Judée-Samarie. Quand on voit ces choses et que l’on regarde, à l’opposée, la liberté totale qui est laissée aux chrétiens d’Israël, on ne peut qu’être fortement scandalisé par les propos d’un Monseigneur Sabbah.

Israël, c’est aussi la pleine liberté de culte aux Bahaï, ce syncrétisme né de l’islam iranien. Haïfa est leur centre mondial. Quand on est en bas de la ville, leur Mecque, ou leur Rome éclate aux yeux de tous. Israël est le seul pays du proche et Moyen-Orient, avec peut-être l’Arménie a réaliser la liberté de religion sans restriction aucune pour tous les cultes comme pour toutes les idéologies, y compris celles qui appellent à la destruction de l’état nation de Juifs.

Pour revenir à Jésus et Marie les « musulmans »

 

L’église chrétienne primitive de Jérusalem, les discussions initiées par le Juif Shaoul devenu Paul, terminées, disparues, effacées. Elles n’ont jamais existé ni eu lieu. Les Evangiles, que le MHMD du coran prétendait « confirmer », ainsi qu’il affirmait « confirmer la Torah reçuepar Moïse», eh oui, tout cela c’était des livres de l’islam!!!

Vous ne le saviez pas, que Jésus est le prophète de l’islam et que les évangélistes rédigeaient les préfaces du Coran ? Rassurez-vous, Jésus et les évangélistes non plus.

 

Rappelons encore ici que, contrairement à ce que l’on croit et dit,  la « naqba » ne remonte pas au 15 mai 1948.

 

Les journalistes jouant occasionnellement à l’historien ne le savent pas ou font comme si ils ne le savent pas, -mais peut-on demander aux journalistes de ne pas ignorer quelque chose qui n’est pas écrit noir sur blanc sur les dépêches de l’AFP - ?

 

Ils font donc comme si ils ignoraient que la « naqba » remonte au début des années vingt, lorsque le mandat britannique séparera de la « grande Syrie » la toute petite portion de territoire, limitée à la seule rive occidentale du fleuve Jourdain, pour en faire le lieu exclusif d’existence du « foyer national juif ».

L’auteur de cette expression, « naqba », était un arabe chrétien. Il se situait dans le sillage d’un nationalisme arabe teinté de socialisme, -qui était un socialisme pan- arabe-, que l’on retrouvera dans le nassérisme et dans les partis Baath syrien et irakien qui préconisaient la « renaissance arabe » couplée au socialisme et au caractère non religieux des institutions étatiques.

 

En d’autres termes, ce n’est pas le 15 mai 1948 qui produira la « naqba », mais le démembrement de l’empire ottoman, trente ans plus tôt.

 

La Naqba n’est pas le résultat du 15 mai 1948, puisqu’elle avait alors déjà 28 ans quand David Ben Gourion restaurera l’état nation que les Romains, les Byzantins, les Arabes puis les Ottomans avaient tour à tour opprimé et nié.

 

Cela n’empêche pas le député arabe israélien Ahmed Tibi de déclarer, la semaine passée, que « sans reconnaissance de la Naqba par Israël (…) pas de dialogue possible entre les deux peuples ».

Si l’on traduit ce que cela veut dire : Israël devrait mettre sur le même plan et commémorer au même titre sa proclamation d’indépendance et conférer une respectabilité à l’échec de sa mise à mort. Parce qu’en effet, il n’y aurait pas eu de « naqba » deuxième manière, celle dont on nous rebat les oreilles aujourd’hui, si tous les « yahoud » avaient, en 1947-1948, subi le sort des Juifs de Safed et Hébron massacrés en août 1929. Les Juifs de l’Israël redevenu état nation souverain sont donc coupables de ne pas avoir été exterminés ou jetés à la mer... quel crime en vérité !! Mais c’est bien celui dont Israël s’est rendu coupable, ne pas s’être laissé égorger.

 

Si l’on traduit correctement Ahmed Tibi, Israël est coupable de n’avoir pas été traité comme les agneaux de l’Aïd.

 

Il est responsable des décisions prises à l’automne 1947 par les héritiers du mufti Husseini dont la défense de la mémoire est l’objet d’une campagne de la part des staliniens et des cryptos de l’équipe du Monde diplomatique.

Satisfaire l’exigence du député israélien Tibi reviendrait, en France à culpabiliser au lieu de fêter le 8 mai 1945.

La tragédie arabe du 15 mai 1948, modifierait-elle le contenu initial de la naqba, pour faire reproche aux Juifs d’Israël de ne pas avoir été vaincus, massacrés et les survivants expulsés par bateaux ou « jetés à la mer »…

Derrière cette exigence, c’est demander la reconnaissance, par les Juifs, de leur illégitimité comme nation. Derrière cette exigence relayée par le Quai d’Orsay et l’apprenti diplomate qui est son chef théorique, on exige des Juifs d’Israël qu’ils regrettent que 1948 ne se soit pas terminé comme 1929 à Hébron.

Les Juifs reconnaîtraient alors la culpabilité de leurs aspirations deux fois millénaires ; ils devraient se battre la coulpe ; ils devraient dire qu’ils auraient mieux fait de ne jamais avoir existé ou qu’ils auraient du se dissoudre et disparaître définitivement au sein des pays et nations d’accueil.

Est-ce que le député Tibi formule cette exigence auprès des enfants et petits enfants de réfugiés arabes de 1948 ? est-ce qu’il leur explique : qu’arrière- arrière petits enfants de syriens et ou d’égyptiens, pour la grosse majorité d’entre eux, ils devraient se dire qu’ils n’ont surement pas plus de droit que les israéliens juifs qui ont reconstruit un pays laissé pendant des siècles et des siècles à l’état de jachères par le califat ottoman et ses sujets soumis.

A moins que le député arabe israélien, membre à part entière de la Knesset, veuille dire, sans le dire : organisons une commémoration commune, une commémoration qui sera une réconciliation, un dépassement des haines, un jour de mémoire commun, qui reconnaîtra l’impasse et les objectifs haineux initiés par le mufti Husseini et les siens ainsi que les souffrances des uns et des autres.

Libres citoyens d’un état propriété de tous ses habitants comme le dit la déclaration du 15 mai 1948, débattons ensemble pour ouvrir la voie à une vie politique et économique commune.

 

Si c’était cela, la naqba nouvelle manière commémorée ensemble, qui pourrait être contre ? Ce ne serait pas le procès de l’état nation des Juifs qui serait fait, mais l’utilisation de haines irrationnelles et de préjugés.

Mais est-ce cela dont parle ou veut parler le député Tibi 

Et ses comparses du « monde Diplomatique ?

 

N’est-ce pas plutôt de la justification posthume du mufti Husseini, l’organisateur principal des lâches et sauvages tueries d’août 1929 ?

 

Comme je l’ai rappelé en introduction, le 15 mai 1948 David Ben Gourion proclamera l’existence de quelque chose qui existait déjà depuis presque soixante dix ans. Les Juifs l’appelaient : le Ichouv-Eretz Israël. Ben Gourion ne le crée donc pas, il proclame son indépendance, en tant qu’état souverain.

 

Les médias influencés par le stalinisme et par le pseudo marxisme tiers mondiste relaieront la protestation des nationalismes arabes, socialisants et islamistes. Ils plongeront les mains dans le cambouis, pour réécrire l’histoire eux aussi : Il n’existait rien de significatif du côté de la présence juive avant 1948, nous vendent-ils ; ou s’il existait quelque chose, c’était purement colonial, c’était condamnable dès l’origine de l’entreprise.

 

On nous vend la légende noire : les arabes ont été punis pour les crimes pour lesquels ils sont innocents, totalement innocents, à savoir les crimes des Européens pendant la seconde guerre mondiale. C’est ce qu’ils nous expliquent, dans le sillage des idéologues islamistes qui refusent d’entériner la renaissance d’Israël comme état, parce qu’une terre devenue terre islamique ne peut pas devenir ou redevenir juive ou simplement laïque.

La municipalité de Boulogne et les promoteurs l’ont découvert à leurs dépens il y a quelques temps quand les ateliers des usines Renault de Billancourt ont été démolis. La municipalité s’est retrouvée avec un lieu de prière accordée dans l’usine aux OS Marocains. Impossible de démolir ce lieu ; ce hangar était devenu « saint » et « musulman », définitivement. C’est désormais une mosquée, qui a dû, un tout petit peu, coûter à la municipalité ainsi qu’aux propriétaires des terrains qui n’étaient plus maîtres d’en disposer. Avec cette manière de voir, c’est la moitié de la France qui ne s’appartient plus, parce qu’en 732 les djihadistes n’ont été stoppés qu’à Poitiers.

 

C’est aussi pourquoi, si Israël devait disparaître, le sort de l’Arménie serait rapidement scellé.

Comme les Juifs et la Judée, les Arméniens et l’Arménie ont en effet subi les conquêtes, la destruction de leur état et son islamisation ; ils ont subi la diasporisation, puis obtenu la restauration étatique et le droit au retour de la diaspora arménienne à la suite de l’effondrement de l’empire ottoman qui les avait spoliés, persécutés, humiliés pour finir par les massacrer avec des pogromes de plus en plus vastes pendant les trois dernières décennies du 19ème siècle, jusqu’au pogrome général de 1915 qui prendra les proportions d’un véritable génocide.

 

La shoah n’a pas concerné la rive sud de la Méditerranée, nous ressasse t-on jusqu’à plus soif. Les Arabes en sont innocents, comme les enfants qui naquirent alors.

Ils « payent pour d’autres », en perdant un infime bout de la terre arabe qui devient (redevient) juive.

 

Malheureusement pour les thèses de Leila Shahid et des supporters de la théorie de la « punition des arabes pour des crimes européens », les archives allemandes n’ont pas disparu. En particulier celles du troisième Reich. Elles montrent, sans contestation possible, que depuis le début de la décennie des années trente, le proto nationalisme palestinien dominé par le mufti Husseini et les chefs des nationalismes irakiens et syriens, se retrouveront comme un seul homme, -derrière l’ancien officier égyptien nommé dignitaire religieux et mufti de Jérusalem par l’administration mandataire britannique-, pour lier leur sort à celui de l’aventure hitlérienne.

 

La démarche et l’entreprise criminelles (la shoah) n’étaient pas qu’une entreprise allemande et arabe. Khomeiny et son maître à penser voyaient dans Adolphe Hitler, « l’Imam caché » ; ils espéraient qu’il était celui qui allait tuer tous les Juifs (les yahoud), mêmes ceux qui se « cacheraient derrière l’arbre ou la pierre »….

Ahmadinejad est, en cela, absolument fidèle aux choix que firent, son mentor le guide de la révolution islamique et les leaders palestiniens, syriens et irakiens, qui lieront leur sort à celui des objectifs stratégiques du nazisme ainsi qu’à ses choix politiques et militaires.

 

La prétendue « naqba » avait déjà presque trente ans en 1948 ; elle avait produit des violences sauvages sur des personnes non belligérantes, notamment les massacres avec mutilations des victimes, de vieillards, de femmes et d’enfants d’Hébron, Safed et Jérusalem d’août 1929, le vote des nations unies à l’automne de 1947 sera le signal du déclenchement unilatéral d’une guerre se voulant totale, dont la Ligue arabe affirmera qu’elle avait pour but de jeter les « yahoud » survivants à la mer. Cette guerre, se voulant exterminatrice, a été perdue par ceux qui l’on déclenchée et qui en avaient fixé les objectifs éradicateurs.

Si 1948, le 15 mai, marquait un deuxième concept de « naqba », alors le 8 mai 1945 est une super naqba allemande !

Les victimes choisies ayant eu le dessus, ce sont elles qui sont déclarées coupables par les amis de la cause palestinienne. Coupables donc, coupables de n’avoir pas été vaincues et exterminées ou jetées à la mer… coupables d’être prudentes, concernant le retour de personnes et de leur nombreuse descendance qui affirment, encore plus fermement qu’il y a 62 ans, vouloir réaliser l’objectif exterminateur qui a échoué en 1948.

 

La question des réfugiés ne peut être isolée de ces conditions de déclenchement d’hostilités meurtrières, transformant ou voulant transformer tout « arabe » voisin des Juifs en ennemi mortel de ces derniers.

 

Soixante deux ans plus tard, les choses se seraient-elles apaisées parmi les enfants et petits enfants des réfugiés, permettant un retour et une vie nationale commune sur le territoire exiguë de l’état d’Israël ? Nous venons de le rappeler, malheureusement, non.

 

La haine qui aspirait à s’apaiser, en rejetant tous les yahoud à la mer, s’est enracinée.

 

Elle est soigneusement entretenue, dès l’enfance. Elle est nourrit, la haine, comme un enjeu eschatologique : La défaite d’Israël, cela voudra dire le triomphe des temps de la victoire totale de l’islam s’imposant à tous les humains partout dans le monde. Dans ces conditions, comment pourrait-être possible le retour de six millions d’hommes et de femmes déniant toute légitimité à la présence des Juifs sur leur terre ancestrale ?

 

Deux poids et deux mesures ?

On entend souvent ce reproche dans les milieux pro-palestinien. Israël jouirait d’un régime de faveur. On lui tolérerait ce que l’on refuse aux autres. Est-ce la réalité ?

Prenons la question du mur destiné à se protéger des bombes humaines. Vous savez qu’il n’y a pas qu’Israël qui se protège au moyen d’un mur. Parfois, le mur n’a rien de protecteur.

On observera ainsi ici, qu’on ne demande pas à la Turquie qu’elle autorise le retour des Grecs majoritaires jusqu’aux années 20 du siècle passé sur le territoire de l’ancienne Grèce d’Asie. La descendance de ces centaines de milliers de Grecs, chassés de leur pays, ne demande rien à ce sujet.

D’ailleurs on se garde bien de leur demander leur avis, aux petits enfants des Grecs de Grèce d’Asie, expulsés avec  un baluchon, comme les centaines de milliers d’Arméniens survivants, même dans le cadre de la future Union européenne à laquelle la Turquie dit vouloir adhérer en réponse aux invites réitérées de la commission européenne. Et l’on accuse Israël de bénéficier d’un régime de faveur et de « deux poids deux mesures » à son bénéfice…grotesque !

 

Pourtant mes amis, chaque jour, médias et formations pro-Palestine nous l’assènent l’argument des deux poids et deux mesures.

Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose répétait Goebbels.

 

On ne demande pas non plus le retour des deux millions et demi de Darfouri chassés par les cavaliers « arabes » Jenjawid et par les bombardements de l’aviation de Khartoum.

On ne demande pas le retour des centaines de milliers de soudanais chrétiens chassés par une guerre de presque trois décennies qui a fait pas loin de deux millions de victimes civiles dans les villes et les villages du sud Soudan.

 

On condamne le « mur » israélien, un mur seulement destiné à se protéger d’attentats suicides, des attentats comme celui réalisés il y a quelques semaines par des hommes ou de femmes bombes, camouflé(e)s sous la bourqua, attentat qui a fait 41 victimes dans un camp de réfugiés afghans au Pakistan, principalement des femmes et des enfants ; mais on ne dit rien et on ne condamne pas le mur qui coupe Chypre et sa capitale en deux ; on oublie le « détail » d’un mur turc qui a provoqué des transferts autoritaires de populations grecques et turques, bien que les Grecs chypriotes n’aient jamais organisé le moindre attentat contre leurs compatriotes turcs ni envoyé quotidiennement de missiles sur la partie turque de l’île.

 

Soixante deuxième anniversaire de la renaissance étatique

 

J’ai dit à mon ami Aldo : parler du soixante deuxième anniversaire, c’est un peu court, c’est un raccourci erroné sinon mensonger.

 

Pour les courageux qui voudraient se mettre ou se remettre au yiddish, je les invite à lire un recueil d’articles d’un certain Shalom Rabinowicz, mieux connu sous son nom d’écrivain, de Shalom ou Shoulim Aleykhem. Son livre s’appelle, je donne son titre original, je ne sais pas s’il a été traduit en français : « oif wos badorfn yid’n a land ». Ce qui peut se traduire à peu près de cette manière : « (réfléchissons) sur ce pourquoi les Juifs ont besoin d’un pays ».

 

Ces textes précisent le propos du grand et populaire écrivain yiddish. Il s’agit de défendre le point de vue la constitution nécessaire d’un état, « d’une République des Juifs ».

Leur publication initiale, à Odessa, remonte aux années 1890, 1897, 1908 et 1909.

Le grand et populaire écrivain leur donne pour titre, citons : « oif Yichouv Eretz Isroël », «  oïf wos badarfn yidn a landt » « di ershté youdishé répoublik », et « a monoumente far Hertzl »

D’autres titres mériteraient d’être cités, parmi lesquels « tzu unzéré schvester in Tzion ».

 

Rabinowicz, resta tellement populaire, que même en URSS stalinisée on continua de le publier.

 

A tous ceux-là qui voient dans le sionisme un mouvement européen colonialiste, et aux autres, ceux qui par routine ou lâcheté gobent ce qu’on peut leur dire si cela dénigre les Juifs et leurs aspirations nationales, je veux rappeler que lorsque l’on sentira poindre les événements qui, en 1912, précipiteront les unes contre les autres les nations balkaniques, véritable répétition à grande échelle de la grande guerre des années 1914-1918, Shalom Aleykhem exprimera un point de vue favorable au « cousin Ismaël » (l’ottoman). Dans une de ses nouvelles, son personnage s’adresse au grand Turc, comme à un proche, très proche d’Israël en tant que peuple. Le jeune David Ben Gourion lui-même se voudra loyal vis-à-vis des autorités ottomanes pendant le premier conflit mondial.

 

Shalom Aleykhem n’était pas le seul partisan du Ichouv et de la future 1èrerépublique des Juifs à éprouver de l’empathie plutôt pour l’ottoman représentant politiquement Ismaël que pour le « Tsar knouteur et pendeur », dont la police politique avait fabriqué le fameux faux, connu sous le nom de « protocole des sages de Sion », que le monde arabo-musulman continue d’éditer et diffuser à grande échelle, pour diffamer Israël en toute impunité.

 

Si la Turquie de 2010 s’abandonne à l’islam politique (l’islamisme soi-disant modéré), l’empire ottoman avait fait souvent preuve d’une vision et d’une pratique de l’islam chaotique mais pas réellement choquée par la restauration nationale juive. C’est peut-être ce qui explique le qualificatif de « complot turco-tartare », fréquemment employé en parlant du sionisme politique et de l’état d’Israël.

 

Quelques repères historiques, quelques balises

 

Dans la première partie de la décennie quarante du 19ème siècle, les ottomans, qui aimaient les chiffres et les impôts (ceux qu’ils collectaient), recenseront la population des sandjaks dans lesquels le futur Israël était inclus.

Que montrera cette collecte statistique ottomane ? Quelque chose qu’il vaut mieux oublier, du côté de tous ceux qui qualifient de « coloniale » la présence juive à Jérusalem, en particulier cette présence dans sa partie orientale, la présence juive dans la vieille ville. Le recensement ottoman établira que sur les 12000 habitants de la vieille Jérusalem, plus de la moitié étaient des Juifs. Les « arabes » (les musulmans) ne constituant alors qu’un petit quart de la cité que l’on cherche à nous faire passer, en 2010, comme étant la « prunelle des yeux » des arabes palestiniens et de tous les musulmans de par le monde. Si c’était, et si c’est, la prunelle de leurs yeux, nous nous étonnons et voulons leur faire remarquer qu’ils ne sont pas très attentifs à aller chez l’ophtalmologiste pour la faire soigner, la prunelle de leurs yeux.

 

C’est à peu près à la même époque que ce recensement ottoman à Jérusalem qu’un groupe de Juifs hassidim, venus des Carpates hongroises, demanda aux autorités ottomanes l’autorisation de rouvrir le plus vieux bâtiment de la vieille ville. Il s’agissait d’une synagogue construite au début du premier siècle (peu avant la première révolte contre les romains). L’autorité émanant du chef ottoman de l’Oumma musulmane accepta la requête de nos pieux et doux Hassidim venus des stettl plantés aux flans des montagnes couvertes de profondes forêts de sapins de la Transylvanie. Mais elle changea d’avis une quinzaine d’années plus tard et remis en cause l’autorisation d’utiliser la plus vieille synagogue et plus ancienne construction encore debout dans la vieille ville.

Nos Hassidim ne se découragèrent pas. Finalement au début des années soixante du 19èmesiècle, les dirigeants de l’Oumma autorisèrent la vénérable synagogue à reprendre de l’activité au service de nos disciples du Bal Chem Tov.

 

Vieille de presque deux millénaires,

La vénérable synagogue sera traitée à l’explosif en 1948.

 

Les autorités jordaniennes envoyèrent un commando faire sauter la synagogue après que des milliers de Juifs aient été expulsés de la vieille ville. C’est notamment la restauration de cette vénérable et bimillénaire synagogue que l’on taxe de « judaïsation » et de « colonisation » de la partie entre les murailles, la vieille cité de Jérusalem. 

Vous avez pu noter que des écervelés, ou des ignares, ou les deux, parmi les Juifs de ce pays, cultivant les vertus de l’esprit munichois, clament eux aussi leur désapprobation pour cette « judaïsation » provocatrice.

 

Vous avez tous entendu parler des scandaleux actes colonialistes des autorités israéliennes à Jérusalem.

Ces autorités sionistes, « judaïseraient » abusivement la vieille cité du roi David.

 

La « judaïsation colonialiste », la judaïsation inacceptable, la judaïsation de la vieille ville opprimant scandaleusement les malheureux palestiniens consistant, outre la construction de 1600 logements à Ramat Shlomo, en l’inauguration de cette synagogue, reconstruite à l’identique et remise en activité ; c’est quoi encore la « judaïsation » illégitime giflant le représentant du Président Obama ?

C’est une seconde synagogue, beaucoup moins ancienne, mais quand même assez vénérable, puisque mise en service en 1700, et inaugurée elle aussi pour la seconde fois quand le représentant d’Obama est venu en Israël.

C’est ce que la Ligue arabe et ses publications officieuses ainsi que ses officines politiques françaises plus ou moins officieuses (le quotidien Le monde, les TV, NPA, POI, la direction du PS…) qualifient de « judaïsation » illégitime de la cité de David et de Salomon.

 

Quand la plus jeune des deux synagogues « judaïsant » illégitimement « Jérusalem-Est » sera construite, Jérusalem était encore une ville, -oh une bien petite ville de 5000 habitants, à peine plus qu’un gros village-, dont les habitants étaient en majorité des Juifs. C’était d’ailleurs aussi le cas de Gaza avec ses 500 habitants, de Hébron, de Safed et de Tibériade.

 

Le géographe Relandi sillonnera le pays du nord au sud, de l’ouest à l’est dans la seconde moitié du 17ème siècle. Il ne rencontrera pas beaucoup de monde sur la Terre Sainte. Mais ceux qu’il rencontrera étaient en majorité des Juifs et quelques centaines de Samaritains et quelques plus rares arabes bédouins.

Les noms des villages de la « Terre Sainte » restaient, pour la plupart, les noms hébreux initiaux, ceux de sites dont parlaient la Bible et les Evangiles. Trouvera-t-il des noms de village arabes ? Non, sauf un, accolé à son originel nom hébreu.

 

Relandi publiera sa relation de voyage en 1695. Après en avoir eu connaissance, on peut paraphraser ce journaliste français hostile à Israël qui, il y a quelques années, écrivait : « sous Israël la Palestine », en écrivant, à notre tour : « sous la Palestine, et pas bien profond, et depuis fort peu de temps, Israël ». 

 

En 1806, quand Chateaubriand visitera et décrira la ville sainte. Elle se réduisait alors à dix ruelles, trois rues principales et sept venelles (page 386 de sa relation de voyage). Les Juifs s’y entassaient près des restes du Temple du Roi Salomon reconstruit par Hérode et détruit par Rome qui en emportera les trésors du Temple, comme en témoignent les statues du Colisée à Rome. L’écrivain utilise les repères donnés cent onze ans plus tôt par Relandi, qu’il appelle Reland.

 

Avant de se désoler, en constatant ce qu’était devenue la capitale des Juifs de Judée et de toute la diaspora-, cité de plus d’un million d’habitants quand Titus s’en empara, Chateaubriand observait, désabusé, comment le pays lui apparaitra quand il y accostera. Citons ici l’écrivain français, venu en pèlerinage :

« …Dans le lointain s’élevait l’amphithéâtre des montagnes de Judée. Du pied de ces montagnes une vaste plaine descendait jusqu’à la mer. On y voyait quelques traces de cultures, et pour toute habitation un château gothique en ruines, surmonté d’un minaret croulant et abandonné… (« Itinéraires Paris Jérusalem »- 1806- page 279).

 

On voit qu’en 1806, la « prunelle des yeux » de l’islam et de l’autorité palestinienne n’était pas seulement affligée de myopie, elle n’était pas seulement aveugle, elle était moribonde.

 

Alain Rubin

 

a SUIVRE.....

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 20:05

 

 

 

 

  


IV La reconnaissance internationale du droit à l’autodétermination juive : 1947-1948


sacha bergheim

 

 

AVIS: La publication complète ou partielle de l’article est soumise à l’autorisation préalable de l’auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).


 

L’UNSCOP.

La Commission Spéciale des Nations Unis pour la Palestine, formée le 13 mai 1947, est composée de onze pays (l’Australie, le Canada, la Tchécoslovaquie, le Guatemala, l’Inde, l’Iran, les Pays-Bas, le Pérou, l’Uruguay et la Yougoslavie), sous la présidence du suédois Emil Sandström.

 

Dr Enrique Fabregat, représentant l'Uruguay à l'UNSCOP - Photo Pinn Hans 14 juin 1947 Jerusalem

 

Dr Emi Sanström, représentant la Suède et Karl Lisicky, représentant la Tchécoslovaquie, membres de l'UNSCOP, arrivant à Jerusalem le 14 juin 1947 - Photo Pinn Hans

Dr Emi Sanström, représentant la Suède et Karl Lisicky, représentant la Tchécoslovaquie, membres de l'UNSCOP, arrivant à Jerusalem le 14 juin 1947 - Photo Pinn Hans

 

Membres de l'UNSCOP lors d'une sessions à l'YMCA de Jérusalem - 08 juillet 1947

Membres de l'UNSCOP lors d'une sessions à l'YMCA de Jérusalem - 08 juillet 1947

L'audition de Ben Gourion par les membres de l'UNSCOP (boycottée par les leaders arabes) - Jérusalem YMCA, 04 juillet 1947

Elle s’est rendue de Juin à Septembre de la même année en Palestine mandataire. Siégeant à Jérusalem, elle est d’emblée boycottée par le Comité supérieur arabe qui lui notifie sa décision le 10 juillet 1947. Décision symptomatique de deux éléments : l’ingérence des pays arabes voisins qui imposent le mufti al Husseini de retour de l’Allemagne nazie avec l’aide française, aux dépens de toute représentation locale arabe, d’une part, et, de facto le refus catégorique récurrent des dirigeants arabes d’un compromis, ne serait-ce que sous la forme d’une fédération, d’autre part.

En aucun cas, le travail de l’UNSCOP ne peut être vu comme l’enregistrement des décisions des grandes puissances favorables à la partition. Au contraire, des pays comme l’Inde, profondément marqués par les épreuves sanglantes de la partition, s’opposent d’emblée à tout solution non unitaire.

Ses travaux ont pour finalité la recherche des causes de l’échec britannique et mettent au jour le contraste entre les dirigeants juifs favorables à la négociation et les exigences bellicistes arabes.

Le 3 septembre 1947, elle remet un avis circonstancié dont les principales conclusions sont :

  1. La présence massive de troupes britanniques (1 militaire anglais pour 10 habitants) a rendu la fin du mandat ingérable.

  2. Il y a une situation de conflit entre Arabes et Juifs d’une part, et entre Britanniques, Juifs et Arabes d’autre part.

  3. Les aspirations nationales des populations juives et arabes ne peut conduire qu’à la déclaration d’indépendance la plus rapide.

  4. La reconnaissance par la Société des Nations de la « Palestine » comme terre d’origine et patrie du peuple juif, constitue la première reconnaissance juridique dont se base la Commission.

  5. Le peuple juif, ayant par ses instutitions politiques, sociales et culturelle, trouvé un mode effectif d’expression collective, est reconnu comme un entité nationale disposant d’un droit à l’autodétermination;

  6. Une période transitoire permettant la mise en place de gouvernements et garantissant la protection des lieux saints accessibles à toutes les religions est recommandée, le temps de trouver une solution juridique définitive.

  7. La Commission fait le constat de l’intransigeance arabe qui conduit à l’impossibilité d’une solution acceptable pour les deux parties.

  8. Le projet de partition recueille les voix de 7 membres, le projet de fédération de 3 voix.

  9. La proposition de Jamal al Husseini, vice-président du Comité supérieur arabe, d’un Etat unique est rejetée par l’ensemble des membres de la Commission, dans la mesure où il n’a présenté aucune garantie concernant le respect des droits des minorités juives.

  10. Le projet est accepté le 2 octobre 1947 par les dirigeants juifs, et immédiatement rejeté par les leaders arabes.

Le 1 octobre 1947 a lieu aux Nations Unies le dernier débat concernant l’instauration d’un fédération dont l’Assemblée ne parvient pas à choisir quel en serait le gouvernement.

 

L'Assemblée des Nations Unies : le débat sur la fédération binationale en Palestine - New York le 1er oct. 1947

Du 23 octobre au 19 novembre, les membres de l’UNSCOP se réunissent aux Nations Unies et consultent les autres nations. De leur côté, les Britanniques, qui soutiennent la création d’un Etat arabe afin de maintenir la continuité stratégique autour de Suez (présence militaire d’Aden, dans le Golfe, en Transjordanie, Iraq, Egypte), refusent le transfert de leur autorité aux Nations Unies, et annoncent le 20 novembre 1947 un calendrier d’évacuation de ses forces, fixée au 1er février 1948. Ce départ progressive se traduira par la remise des forteresses, stocks d’armes et positions militaires aux Arabes.


Ainsi, l’UNSCOP a préparé le travail de la Commission pour la Palestine en émettant un certain nombre de recommandations, parmi lesquelles :

- l’établissement de frontières entre les Etats arabe et juif, et autour de Jérusalem,

- la transition administrative pour les nations unies après le départ britannique,

- l’établissement d’un conseil provisoire de gouvernement dans chacun des deux Etats,

- l’organisation d’élections démocratiques dans chacun des deux Etats,

 

Le projet de partition a recueilli le plus large consensus, en raison des précédents historiques : la shoah et surtout les violences judéophobes secouant les pays arabes, rendant impossible toute garantie de protection aux minorités juives, les échanges de populations entre Grecs et Turcs au début des années 1920, le transfert de population allemande après la seconde guerre mondiale, et enfin la partition de l’Inde.

La persistance du conflit provient de la lecture biaisée du jeu diplomatique en raison de l’importance croissante du Moyen-Orient dans les économies occidentales : la question du pétrole avait représenté durant la seconde guerre mondiale un enjeu stratégique fondamentale, l’accord entre les Allemands et al Husseini incluait ainsi une garantie d’approvisionnement pour le Reich.

En même temps, les membres de l’ONU ne pouvaient faire l’impasse sur la situation en Palestine mandataire où l’économie reposait sur l’activité juive, dont l’évolution sociologique était incompatible avec le point de vue féodale et xénophobe des élites cairotes ou beirouthi.

 

 

De la résolution du partage de l’ONU à la déclaration d’indépendance israélienne

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée des Nations Unies vote le plan de partition du territoire mandataire entre la Méditerranée et le Jourdain, reconnaissant de facto la Transjordanie, Etat artificiel créé de toute pièce par les Britanniques pour installer les Hachémites chassés du Hedjaz et restreindre les revendications juives à la seule portion occidentale du territoire.

La nouvelle est accueillie par la population juive avec joie : la partition était la preuve de la reconnaissance internationale du droit du peuple juif à l’autodétermination, à la souveraineté et à la liberté. Les pogroms récents de Jerusalem, Hebron, Safed, Alep, Damas, Bagdad, Tripoli, Setif, ou du Caire, mais aussi les violences, destructions et assassinats contre les Juifs durant l’Insurrection arabe depuis étaient dans tous les esprits ; d’autant plus grande était alors la nécessité d’un gouverment souverain en mesure d’assurer la défense des habitants juifs. C’est le consensus qui existait parmi l’ensemble des partis politiques juifs.

À la différence du leadership personnel arabe que Amin al Husseini cherchait à concentrer entre ses mains tous pouvoirs, les autorités juives reposaient sur une expérience probante de démocratie caractérisée par des élections, un pluralisme politique commen en témoignaient les élections de 1944 : un symbole si fort qu’il sera cible d’attentats terroristes arabes en mars 1948.

 

Attentat arabe contre le Keren Hayesod et les institutions nationales juives le 11 mars 1948

Attentat arabe contre le Keren Hayesod et les institutions nationales juives le 11 mars 1948

Ne se cantonnant pas à une position rigide et aveugle, le futur gouvernement israélien, avec à sa tête Ben Gourion, prépare activement l’indépendance par l’instauration d’un Gouvernement provisoire dès avril 1948.

 

 L'Assemblée des Députés juifs - Jérusalem 12 sept. 1944 - Photo Z. Kluger

L'Assemblée des Députés juifs - Jérusalem 12 sept. 1944 - Photo Z. Kluger

Arrive la fin du Mandat Britannique. Deux éléments vont jouer dans le choix de déclarer l’indépendance :

  1. L’indécision de l’ONU quant au statut juridique des Etats juif et arabe – ce qui laisse entendre que l’Assemblée préfère entériner le statu quo;

  2. La déclaration de guerre tacite arabe contre les populations juives, incarnée par la présence de forces armées arabes dès 1947, mais aussi les préparatifs arabes d’invasion, ainsi que les impératifs de la défense, rendent nécessaire la constitution d’un Etat reconnu internationalement, afin d’être protégé par le principe d’intangibilité des frontières.

Photo attaques arabes

De nombreux journalistes et diplomates sont invités le 14 mai 1948 au Musée de Tel Aviv à la cérémonie de déclaration d’indépendance.

 

Tel Aviv le jour de l'indépendance - 14 mai 1948

 

Devant le musée de Tel Aviv au début d'après midi - 14 mai 1948 - Photo Zoltan Kluger

 

Archive : Invitation à assister à la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israel pour le 14 mai 1948

 

La foule se rassemble devant le Musée de Tel Aviv où va avoir lieu la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israel - Photo Fr. Shershel mai 1948

Avec émotion, Ben Gourion lit la Déclaration.

Ben Gourion lisant la déclaration d'indépendance- Photo Hershmann

Ben Gourion lisant la déclaration d'indépendance- Photo Hershmann

 

Ben Gourion lisant la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israel

 

Edition de l'indépendance : le Palestine Post - mai 1948

 

Yedi'ot Aharonot - Edition de l'Indépendance - Israel mai 1948

 

Yom haMedina - Edition de l'Indépendance - Israel mai 1948

Tel Aviv - un lecteur du journal Yom ha Medina - Edition de l'Indépendance - Israel mai 1948

 

 

 

Le peuple juif retrouve la liberté politique et le libre choix de son avenir après des siècles d’oppression et de persécutions.

 

La liesse après la déclaration d'indépendance - Devant le musée de Tel Aviv - 14 mai 1948

 

L'indépendance restaurée du peule juif - Israel 1948

L'indépendance restaurée du peule juif - Israel 1948

 

L'indépendance restaurée du peuple juif - Photo Shershel mai 1948

L'indépendance restaurée du peuple juif - Photo Frank Shershel mai 1948

 

L'indépendance restaurée - Photo Shershel mai 1948

La naissance de l'Etat d'Israel - L'indépendance restaurée - Photo Frank Shershel - mai 1948

 

 

 

La déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israel - 14 mai 1948

La déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israel - 14 mai 1948

 

 

La déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israel - 14 mai 1948

La déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israel - 14 mai 1948

 

Dès le lendemain commencera le bombardement de Tel Aviv par les Egyptiens, et d’une certaine façon, le prix sanglant pour la liberté chèrement acquise.

A suivre…

Contrat Creative Commons
Sur le chemin de la liberté – Israel 1947 – 1949 by Sacha Bergheim est mis à disposition

selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 Unported.


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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