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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 23:36

 

 

Les Juifs sont confrontés aujourd’hui à une campagne de mystification

par Richard Prasquier

mardi 20 avril 2010



Richard Prasquier est le président du CRIF. Il a prononcé ce texte lors de la commémoration de la révolte du Ghetto de Varsovie, qui a été organisée par la commission du souvenir du CRIF et le Mémorial de la Shoah, le dimanche 18 avril 2010 ... Le 18 avril 1943 était la veille de Pessah. Malgré les conditions infernales, beaucoup parmi les Juifs survivants dans le ghetto de Varsovie s’apprêtaient à honorer la fête de la liberté.


Mais le message survint que les Allemands allaient entrer dans le ghetto le jour suivant. Car le paradoxe est que ces hommes coupés du monde extérieur avaient pu connaître les projets allemands, alors que les Allemands n’avaient pas eu vent des préparations des Juifs.

Depuis le 18 janvier 1943, lorsque les Allemands pénétrant dans le ghetto pour entreprendre une « Aktion » de liquidation avaient, à leur stupéfaction, été accueillis par des tirs, chacun savait que le calme relatif des dernières semaines n’était que le prélude à une opération de grande envergure. Les habitants creusaient des abris. Les organisations juives s’étaient, non sans difficultés, regroupées avec d’une part le ZOB, Zydowska Organizacja Bojowa, les bundistes et la gauche sioniste, et d’autre part le ZZW, Zydowski Zwiazek Wojskowy, sioniste révisionniste. En tout à peine plus de 700 combattants, sans entrainement militaire, équipés de façon dérisoire, puisqu’ils avaient essentiellement des revolvers aux cartouches dépareillées, non adaptés au combat de rues, des bouteilles incendiaires, quelques rares grenades, et, dit-on, une mitrailleuse. Malgré les contacts établis avec la Résistance polonaise ils en reçurent une aide globalement décevante, même si un groupe de polonais non-juifs dirigé par le capitaine Iwanski, Juste des Nations, a participé aux combats du ZZW.

Le 19 avril 1943, à 8 heures du matin les troupes du Général SS Stroop entrèrent dans le ghetto : elles y étaient attendues. Ce que furent ces combats, vous le savez et je n’en parlerai pas ici.

Marek Edelman est mort à Varsovie en octobre 2009. Dernier survivant des chefs de la révolte, légende vivante dans son pays où il fut de tous les combats pour la démocratie, asioniste et non pas antisioniste, portant le dernier flambeau d’une utopie détruite, celle du Bund avec le drapeau duquel il fut enterré, Marek Edelman refusa toute sa vie d’héroïser son action et celle de ses camarades auxquels il rendait hommage chaque année en dehors des commémorations officielles. « Il est simplement plus facile, disait-il de mourir les armes à la main que d’attendre la mort au bord d’une fosse commune ».

Si de telles réserves sont des contrefeux utiles à notre tendance à lire l’histoire en noir et blanc et de masquer ainsi la complexité et la compréhensibilité des événements, je voudrais dire fortement, après avoir lu et relu les témoignages et les livres d’histoire sur la révolte du ghetto, que ces combattants de l’honneur et du désespoir étaient des hommes et des femmes d’une qualité exceptionnelle. Honneur à Michel Klepficz, l’ingénieur de la révolte, qui s’était évadé du train qui l’amenait à Treblinka et qui lors de la révolte se précipita sur une mitrailleuse allemande pour permettre à ses camarades de s’enfuir. Honneur à l’avocat Léon Feiner, qui fut le lien du ghetto avec les organisations non-juives de la Varsovie « aryenne », qui envoya au monde libre les premiers rapports sur l’extermination des Juifs dès mai 1942 et qui fut l’interlocuteur principal en octobre 1942 de Jan Karski, lors de la visite de ce dernier dans le ghetto de Varsovie. Honneur à tous ceux dont les exploits resteront à jamais inconnus.

Puisque je viens d’évoquer Jan Karski, dont on a beaucoup parlé cette année et dont Claude Lanzmann a eu l’excellente initiative de présenter le témoignage complété pour le film Shoah, je voudrais citer les paroles, retrouvées par sa traductrice Céline Gervais, d’une conférence d’octobre 1981, où pour la première fois depuis la guerre, le Professeur Karski s’exprima sur le silence des nations : « En tant que catholique pratiquant, et bien que je ne sois pas un hérétique, je professe que l’humanité a commis un second péché originel : sur ordre ou par négligence, par ignorance ou par insensibilité, par égoïsme, par hypocrisie ou par froid calcul. Ce péché hantera l’humanité jusqu’à la fin du monde. Ce péché me hante. Et je veux qu’il en soit ainsi. »

Le silence justifie l’inaction…..Une Conférence est organisée aux Bermudes par les Américains et les Anglais, pour traiter du sort des Juifs. A cette époque les informations concordantes dont disposaient les Alliés depuis plusieurs mois permettaient de savoir sans l’ombre d’un doute que les Juifs d’Europe étaient en voie d’extermination. La Conférence qui s’ouvrit ce même 19 avril 1943 fut une mascarade qui s’acheva avec la conclusion que tout ce que les Alliés pouvaient et devaient faire était de gagner la guerre !

Quelques jours auparavant, le 13 avril 1943, la radio de Berlin avait annoncé la découverte d’un charnier dans la forêt de Katyn et avait attribué l’assassinat des officiers polonais au gouvernement soviétique. Sur le cynisme sans limite des nazis qui devenaient soudain des défenseurs de la morale de la guerre, il n’y avait pas à s’étonner, mais cette fois l’annonce recoupait les analyses dont disposait le gouvernement polonais en exil, qui le 16 avril 1943 indiqua qu’il pensait que l’information était vraie.

Impossible pour les Anglo-Américains de mettre en cause leur Allié à cette époque où les Russes menaient un combat titanesque contre l’Allemagne et où la victoire de Stalingrad avec ouvert l’horizon de la victoire commune. Le discours du Gouvernement Polonais en exil sur Katyn était politiquement incorrect. On peut dire que le discours des Juifs sollicitant une action ferme spécifiquement orientée vers leur survie était aussi politiquement incorrect : les Alliés allaient donc gagner, mais ce serait trop tard pour les Juifs. Non que les combattants du ghetto se soient fait des illusions sur leur sort. Mais c’en fut de trop pour Shmuel Zygielbojm, représentant du Bund au Gouvernement de Londres, qui se suicida le 12 Mai 1943 après avoir laissé aux gouvernants des messages qui n’eurent pas plus d’effet que les précédents.

Pour la première fois depuis les assassinats de Katyn, où ont été tués 22 000 hommes appartenant pour beaucoup à l’élite du pays, un avion devait amener en commémoration un groupe de polonais. J’y avais un ami, qui, comme bien d’autres, rêvait du jour où il pourrait s’incliner devant l’endroit où était mort ce père qu’il n’avait pas connu. Avec la disparition de cet avion disparaît une grande partie de l’élite polonaise. Dans cette coïncidence tragique je voudrais assurer à Monsieur le représentant de l’Ambassade de Pologne, puisque l’Ambassadeur Tomasz Orlowski est aujourd’hui à Cracovie, les condoléances de la Communauté Juive de France.

67 ans ont passé. Le souvenir de la révolte du ghetto ne doit pas s’estomper. Sa signification non plus. Ce fut la révolte d’un groupe de jeunes, privés de tout espoir, sans aucune perspective de victoire ou d’aide, cherchant à témoigner du refus du peuple juif de se laisser anéantir par un régime d’une barbarie inégalée. Ils étaient pour peu de temps, ils le savaient, les derniers survivants, 50 000 environ sur les 400 000 au début du ghetto, les autres étant morts de faim, du typhus ou plus nombreux encore dans les chambres à gaz de Treblinka.

Les Juifs, parce qu’ils soutiennent Israël, sont confrontés aujourd’hui à une campagne de mystification qui prend une allure exponentielle et qui ne recule devant aucun amalgame. En interrogeant Google « ghetto de Varsovie » et « Gaza », j’ai trouvé ce matin 49 200 occurrences. Peut-être y en a-t-il d’autres cet après-midi. La plupart font état de ce qu’on appelle au mieux des « troublantes similitudes ». On peut hausser les épaules devant de telles misérables monstruosités et, à titre personnel, je n’aime pas m’engager dans une comparaison, comme je n’ai pas envie de m’engager dans une discussion sur la Shoah avec des négationnistes. Mais peut-être ai-je tort et dans ce monde où les paroles perdent de leur sens, de leur poids et de leur valeur de vérité, dans ce monde surchargé d’informations où l’information cède toujours devant la propagande, il convient maintenant probablement de nous battre pied à pied avec les discours les plus efficaces, pour ne pas être les victimes d’un confusionnisme des mots qui devient rapidement, nous sommes malheureusement historiquement placés pour le savoir, l’outil privilégié de l’appel au crime.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 22:22

 

PS : l'Abbé Alain-René Arbez nous fait suivre un correctif à son précédent texte, nous le republions donc selon ses voeux : 


texte magnifique de l'Abbé Alain-René Arbez

L’ETAT D’ISRAEL, FIGURE BIBLIQUE

Il y a 3800 ans, Abraham claquait la porte d’un clan pourvoyeur d’idoles malfaisantes, et il partait à l’aventure de la foi pour répondre à un appel intérieur riche de promesses. Sans rien savoir de son avenir, il allait de l’avant, avec une confiance génératrice d’humanité.

Il y a 3300 ans, le petit hébreu Moïse était déposé sur un fragile panier d’osier voguant au fil de l’eau du Nil, au milieu de crocodiles féroces prêts à l’avaler. Providentiellement sauvé et éduqué par une femme de cœur, puis devenu adulte ayant fait ses choix, il a transmis à son peuple libéré les bases éthiques d’un vivre ensemble qui se montrent encore de nos jours utiles au monde entier.

Israël, l’état moderne est la résurgence récente de tout un peuple agressé maintes fois sur sa terre et au cours des siècles dispersé aux quatre horizons. « L’an prochain à Jérusalem ! » Jérusalem pôle de lumière, indéfectible lieu de la Présence…Depuis 62 ans, Israël est une nation reconnue qui a su survivre au milieu d’une région hostile et dont la société démocratique et interculturelle a atteint de hauts niveaux technologiques. Tandis que nombre de ses voisins semblent de plus en plus affectionner une culture de mort jurant de faire disparaître Israël dans les délirants abîmes du djihad, la devise d’Israël reste vaillamment celle de la Tora : « Choisis la vie pour que tu vives ! » Comme le petit David face au géant Goliath, Israël doit sans cesse rester sur ses gardes et faire front sur son minuscule espace vital pour ne pas être déchiqueté par une brutalité adverse parée de nobles causes dont seuls sont dupes ceux qui y ont trouvé intérêt.

Cloué au pilori sur le Golgotha des bien-pensances aveuglées, il lui est lancé au visage, comme à un certain rabbi d’il y a 2000 ans : « si tu es ce que tu prétends, fais-nous le miracle de la paix ! »Mais la paix peut-elle prendre forme lorsque la haine habite les arrière-pensées de ceux qui l’exigent sans concertation, telle une soumission unilatérale à leur projet religieusement totalitaire ?

La paix authentique, c’est le shalom biblique, l’harmonie respectueuse de réciprocité, inspirée des 10 commandements et facteur de droits de l’homme, incompatible avec les dérives de l’hégémonie coranique. L’histoire biblique se poursuit donc avec Israël et ses voisins, le combat culturel et spirituel entre oppression et liberté également, comme un miroir prophétique de notre humanité à venir.

                                                                         Abbé Alain René Arbez


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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 21:10

 

 

UNE TERRE ET DES HOMMES
ISRAEL – PAYS PIONNIER

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QUATRIEME ET DERNIERE PARTIE
DU KINNERET A TEL AVIV EN PASSANT PAR HAIFA

 

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Ce voyage touche à sa fin.

Un voyage qui nous a conduit en Erets Yisra’el, et nous avons parcouru cette terre d’Israel depuis les sables de Tel Aviv naissante jusqu’aux Lumières de Yerushalayim, ville où convergent tous les regards du judaïsme.

Puis nous avons rejoint le Yarden jusqu’à Tsfat, découvrant les fermes que les pionniers ont bâties sur ces terres abandonnées.

Oui, nous avons découvert, comme les pionniers sionistes, que ce pays était misérable, abandonné, aride et rocailleux.

A chaque pas, nous avons foulé le sol de la tradition biblique.

Et en portant le regard dans les vallées et les collines, nous y avons vu une terre en friche, où chacune des pierres a été déplacée à la main par les pionniers sionistes, pour rendre à cette terre d’Israel toute sa fertilité.

Cette facette du sionisme apparaît si loin de tout ce qu’on peut entendre ici ou là. C’est pourtant la seule, celle qui a existé et celle qui a donné au futur Etat d’Israel ses fondations. De concrètes fondations faites de draînage de marécages et de défrichage de terres abandonnées par leurs propriétaires terriens de Damas ou de Beiruth.

Le sionisme est cette extraordinaire aventure de labeur et de liberté.

Loin des persécutions, des interdictions, et des pogroms, loin des ghettos et des mellahs, loin de l’oppression, loin de la haine et de la folie.

Un amour de la terre, du temps présent, de l’enracinement créatif.

Le sionisme est amour de la terre. Il naît de la beauté de la terre d’Israel que les pionniers allaient faire revivre.

Sinon, quelle force aurait pu animer ces femmes et ces hommes pour défricher ces terres à main nue et à la sueur de leur front ?

Le sionisme est amour de la liberté. Et suscite les convoitises… Mais laissons-là tous ces enragés qui ont fait le choix de la destruction…

Notre retour vers Tel Aviv passe par Tibériade, avant de nous rendre à Haifa et à la plaîne de Sharon.

 

Tibériade, Tvérya (טְבֶרְיָה) a subi en 1837 un tremblement de terre qui a détruit une partie de la ville. En 1862, nombreuses sont encore les ruines.

tiberias 1862b

Panorama de la bourgade en 1862:

2tiberias-1862.jpg?w=499&h=348

tiberias 1862f

En 1870 :

tiberias 1870

Et en 1877 :

tiberias 1877

 

tiberias 1877

Point de vue sur le Kinneret et des environs de Tibériade en 1877 :

tiberias 1893

La léthargie et la solitude dominent les environs de Tibériade. (photo 1893)

tiberias 1893

 

En 1894 :

tiberias 1894f

Les Juifs de Tibériade vivent de façon traditionnelle sous le joug ottoman, impliquant un statut précaire, sans protection juridique ni même une quelconque égalité.

tiberias famille juive 1893

Nous rencontrons cette famille juive de Tibériade devant leur maison (photo 1894) :

tiberias juifs 1894

A Tibériade, la tombe de Rabbi Meir Baal Haness, sage appartenant à la seconde génération des Tannaim, rappelle que l’histoire juive s’est écrite en Terre d’Israel, bien avant les différentes occupations, notamment islamique et ottomane.

tiberias tombe de rabbi meir baial haness 1894

La tombe de Rabbi Meir Baal Haness :

tiberias pelerin tombe rabbi meir

La présence juive dans la région a redonné vie à cette bourgade, qui devient également un point d’arrivée de nombreux arabes syriens, attirés par les perspectives offertes par les fermes juives. En effet, les paysans arabes étaient soumis à un statut de quasi servage, dominés par de riches propriétaires terriens arabes qui déléguaient à des métayers peu scrupuleux la charge de surveiller la terre. L’achat par les pionniers Juifs de terre va modifier radicalement la donne. Les paysans arabes trouvant alors de bien meilleures conditions de travail. Il est important d’avoir à l’esprit que la famille du mufti Al Husseini est avant tout une famille de propriétaires terriens qui a vendu à prix d’or aux pionniers juifs des terres en Samarie et Galilée. Ces mêmes qui inventeront de toute pièce un nationalisme inexistant… (Photo 1928)

tiberias 1928

Comme on peut le voir sur la photo de 1911 montrant le retour des champs de paysans juifs de Kvutzat Kinneret, ce que certains appellent « colonisation » est un défrichement et une mise en culture. Pas une trace de village prospère dans les environs. Pas non plus de check points ou de chars merkava. Des étendues vides à perte de vue. Preuve, s’il est nécessaire de le rappeler, que le sionisme n’a spolié personne et qu’il est dans sa réalité historique un repeuplement légitime (retour d’un peuple sur la terre d’où il a été chassé) et légal (basé sur l’acquisition conforme au droit de parcelles achetées à prix d’or auprès de propriétaires qui en connaissaient la valeur aux yeux des Juifs).

kvutzat kinneret 1911 retour champs

Voici le corps de ferme de Kvutzat Kinneret, en 1911 :

kvutzat kinneret 1911

L’immigration musulmane est un tabou qui sape l’un des principaux arguments de la propagande anti-israélienne. Non seulement il n’y a pas eu spoliation  — et si il y a eu mouvements de population lors de la guerre de 47-48, il convient de rappeler qu’ils sont réciproques les Juifs de Samarie et Judée ont été expulsés manu militari par la Légio Arabe, et qu’à partir de 1948 commence l’expulsion (accompagnée de violences et de spoliations effectives) des Juifs du monde musulman… — , mais il y a eu aussi d’intense mouvements migratoires musulmans en direction de la Palestine géographique à partir des années 1880, comme en témoigne la présence de bosniaques, yougoslaves musulmans près de Caesaria (photo 1880) :

caesearia partie du village habitée par des musulmans yougoslaves établies à partir de 1880

Beer Tuvia en 1897.

beer tuvia 1897

La même petite ville en 1913 :

beer tuvia 1913

Et Beer Tuvia après les attaques arabes de 1937. La réalité est que les « paisibles fellahs » se sont opposés par la violence à toute autonomie juive. Car, en tant que telle, ce n’est pas la présence de Juifs –dans le sens où ils apportent richesses et main d’oeuvre — que la présence juive libre qui est radicalement refusée par les populations locales, habituées à pratiquer la discrimination envers les non-musulmans. Que des Juifs se gouvernent eux-mêmes en rejettant le statut subalterne de persécuté, voilà la raison de la haine en Palestine.

beer tuvia 1937

Les fermes juives sont ainsi l’objet d’attaques récurrentes de la part des populations arabes. Les routes ne sont également pas sûres. Ce qui conduit à la nécessité de se défendre. Ce sont des gardes juifs des fermes de Galilée, en 1915, alors que la terre d’Israel est sous le joug ottoman (d’où les vêtements de ces gardes).

gardes juifs 1915

Puis nous arrivons à Haifa ! (photo 1890 vue du mont carmel)

haifa vu du mont carmel 1890

La quartier de la German Colony de Haifa (המושבה הגרמנית) en 1897. Fondée par des Protestants allemands, le village allemand est une partie de la nouvelle ville, proche de ce qu’imagine Herzl dans son roman Altneuland :

haifa german colony 1897

Le quartier Herzliah en 1907 :

haifa herzliyah quarter 1907

Symbole de la ville et de la renaissance scientifique juive, le Technion (הטכניון) de Haifa est fondé en 1912, mais il n’accueillera des étudiants que douze plus tard.

haifa technion 1912

Etape de la construction du Technion (photo 1913) :

haifa technion 1913


Le projet pédagoqique et scientifique du Technion doit son importance à la participation de Juifs allemands à son essor. A l’époque, l’Empire allemand est aussi le principal pôle de recherche dans le monde (avec des scientifiques comme Max Planck ou Albert Einstein,…). Et en 1913 a lieu l’arrivée des premiers équipements scientifiques en vue de l’ouverture de l’établissement, qui sera retardée par la Première Guerre mondiale.

haifa technion installation equipement 1913

Le quartier musulman de Haifa, ville pluriconfessionnelle, dont l’essor va coïncider avec l’arrivée des pionniers sionistes.

haifa quartier musulman

Vue du Technion depuis le hadar haKarmel. (1915)

haifa depuis hadar ha karmel 1915

Haifa 1915 :

haifa 1915

Puis nous quittons la petite ville côtière de Haifa et nous arrivons à Zikhron Yaakov, à une trentaine de kilomètres de Haifa, abordés par des gardes juifs. La situation de ce village juif est exemplaire. En 1882, des membres des Hovevei Tsion de Roumanie fondent le village, avant de recevoir l’appui d’Edmond de Rothschild. A partir de là, les terres environnantes sont mises en culture (notamment la vigne) et le village compte dès 1885 près de 380 habitants. Puis il passe sous le patronage de la Yika de Maurice de Hirsch et d’accueillir des Juifs du Yémen faisant leur aliyah. L’enrôlement des hommes de Zikhron Yaakov dans les rangs de l’armée turque marquera durement le village durant la Première Guerre mondiale, avant que la situation ne s’améliore au cours des années 1920.

zikhron yaakov 1910 gardes

Vue sur les vignobles de Zikhron Yaakov en 1912 :

zikhron yaakov 1912 vignoblesjpg

 

Sur la route menant à Hadéra, nous croisons ces médecins itinérants, dont la principale tâche est de soigner les cas de malaria. Une chose que le sionisme a réussi à vaincre, et qui rappelle combien cette terre d’Israel était laissée à l’abandon est le paludisme qui sévissait dans les marécages côtiers que les pouvoirs successifs n’avaient jamais draînés. (photo 1910)

hadera 1910 médecins en visite itinérante pour traiter les cas de malaria

La côté méditarranéenne près de Hadéra en 1910 :

hadera cote méditerranéenne 1910

Voici une famille de Juifs russes à Hadéra (חֲדֵרָה‎) en 1910, un peu moins de vingt ans après sa fondation :

hadera juifs russes 1910

La route principale de la plaine du Sharon traverse Hadéra. Les arbres ont été plantés par les pionniers (photo 1912)

hadera route principale 1912 vallée ha sharon

La mise en valeur de la terre par les sionistes contrastent avec l’état d’abandon voulu par les Ottomans (photo 1925 des marais de kabara) :

marais de kabara 1925

Campement bédouins au bord des marais de Kabara (1925) :

marais de kabara campement bedouins 1925

Cette années débutent les travaux de draînage par les sionistes. Loin de toute mythologie, la réalité du sionisme est dans ce labeur exigeant, harassant, ingrat, en vue d’une terre rendue fertile. Comme on peut le constater les ouvriers sont des pionniers juifs: ce n’est pas une colonisation qui aurait exploité les autochtones.. Encore une fable qui s’effondre face à la vérité historique.

marais de karaba_drainage 1925

Des travaux d’ampleur similaire avait conduit à l’extension des cultures autour de Petah Tiqva (פֶּתַח תִּקְוָה) - photo 1906 -. Petah Tiqva (la Porte de l’Espérance d’Osée 2-17) est le premier village agricole moderne, fondé en 1878, et qui plus est, par des Sionistes religieux venant de Jerusalem, une fondation venant du yichouv même.

petah tiqva_ drainage des maraicages 1906

osee-2-17.jpg?w=500&h=111hoseah-2-17.jpg?w=500&h=105

Vue de Petah Tiqva en 1910 :

petah tiqva 1910

A Rehovot (רְחוֹבוֹת‎), fondée en 1890, les champs sont protégés par un garde des incursions et razzias menées contre les fermes juives. (photo 1910)

rehovot 1910 gardes

Vue de la rue principale de Rehovot (1912)

rehovot 1912 rue principale

La situation d’insécurité prévaut pour toutes les fermes. Ici, des paysans montent la garde à Rishon le Tsion (רִאשׁוֹן לְצִיּוֹן‎  ) – photo 1910 –

rishon letsion gardes 1910

Photo représentant une ferme de Rishon le Tsion en 1913, près de trente ans après sa fondation le 31 juillet 1882 par les Amants de Sion  :

rishon letsion 1913

Kfar Saba (כפר סבא) a été fondé en 1892, mais le village a été entièrement détruit par des milices arabes venant de Qalqilya le 6 août 1910. Situation révélatrice de la réalité de terrain, là encore, bien loin de l’image d’Epinal de paisibles paysans arabes. Durant la Première Guerre mondiale, la ville se situe près de la ligne de front, et sert de camp de réfugiés en provenance de Tel Aviv. En 1920, des pionniers tentent de refonder le village, comme nous le voyons sur la photo prise la même année.

kfar saba 1920

Ces fermes, protégées par quelques gardes, seront à nouveau dévastées par les arabes. En quoi une ferme les privaient-ils de leur liberté ? De leur biens ? Le fondement qui est trop souvent oublié de la Hagannah puis de Tsahal est la défense. C’est aussi pour cela que l’armée israélienne inclut dans son code éthique la désobéissance à des actes immoraux, car elle est fondée non sur la conquête mais seulement sur la défense du peuple juif.

kfar saba 1925L’exemple de Kfar Saba est, me semble-t-il, symptomatique de la confrontation entre vision juive (travail de la terre, piété, liberté) et vision arabe (fondée sur la hiérarchie théologique et la pratique de la razzia).

La fable arabo-palestinienne a cherché pendant des années à gommer cette histoire commune aux Juifs et aux Arabes. Alors que le pouvoir est aux mains des Ottomans jusqu’en 1917, il n’est pas question d’associer la restauration de ces villages à une quelconque « colonisation », concept qui forme aujourd’hui la clé de la contestation d’inspiration gauchiste, de la présence juive sur sa terre historique. Contestation teintée de judéophobie, de toute évidence.

Car toutes ces photos n’ont fait que monter la nature du sionisme : la recherche de la liberté et de la souveraineté juive sur son propre destin. Cela n’impliquait pas nécessairement une forme d’indépendance comme celle que l’histoire a connu, avec le « plan de partage » non équitable de 1947, attribué notamment l’essentiel du désert à l’Etat juif. Pour les pionniers, c’était avant tout la liberté et la sécurité. Même sous autorité ottomane. Pour cela, il aurait fallu que les élites arabes ne choisissent pas la voie de l’endoctrinement politico-religieux, selon lequel la défaite juive signifierait une victoire musulmane.

La restauration de l’Etat d’Israel trouve l’essentiel de ses racines dans la recherche d’un défense de la vie juive.

Contre les attaques, contre les missiles, contre les idéologies et autres impostures  qui cherchent à détruire ce jardin devenu si verdoyant.

israel-born-in-a-day.jpg?w=500&h=331

 

Pour ce voyage où j’ai moi-même pu découvrir des pans entiers de l’histoire moderne d’Israel, dans toute son humanité et sa grandeur, je dois exprimer ma dette envers eretz yisroel, ainsi que  mes plus chaleureux remerciements à Aschkel, qui, sans le savoir, m’a donné l’idée de ce voyage virtuel à travers le temps et Israel…

Qu’elle trouve dans ces quatre articles l’expression de ma reconnaissance.


Par Aschkel 
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 21:07

 

 

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UNE TERRE ET DES HOMMES
ISRAEL – PAYS PIONNIER
DE JERUSALEM A SAFED-3

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La Terre d’Isra’el a été laissée à l’abandon jusqu’au retour des Juifs, à la faveur de l’époque moderne.

Courants religieux achkénazes, yéménites ou sépharades vont associer leurs aspirations communautaires avec les pionniers venant du monde ashkénaze et restaurer des villages, à partir de la seule mémoire et de la tradition, sans d’autre appui ponctuel que celui de philanthropes.

Ces terres ont été défrichées.

Chaque pierre de ces champs a été déplacée à la main.

Chaque parcelle a été rendue fertile par un labeur incessant et harassant.

Il est difficile de s’imaginer, aujourd’hui, la vie en quasi-autarcie, rude et ingrate, éreintante et magnifique, pour cette oeuvre laissée aux générations à venir.

* * * * *

La renaissance juive est, à partir du 18e siècle, intellectuelle et religieuse.

Sur les ruines des errements de Shabbtaï Tsvi, le monde juif s’est progressivement reconstruit autour de la langue hébraïque (avec les premières revues publiées dès le milieu du 18e siècle, avant de connaître un essor fulgurant au 19e) , jusqu’à l’accomplissement dû à l’oeuvre exemplaire et passionnée de Eliezer ben Yehuda.

Une renaissance autour de la mémoire, avec une progressive prise de conscience de l’historicité de la vie juive (entamée par l’école de la Science du judaïsme à partir de 1822), jusqu’à la restauration politique sioniste, dont l’Etat d’Israel est l’incarnation.

Restauration culturelle et politique qui ne s’est pas faite sans difficulté, que ce soit avec les illusions de l’assimilation, ce renoncement identitaire qui, de façon tragique, n’a épargné aucune famille d’ascendance juive (car, selon les nazis, la judéité représente un facteur racial et non culturel).

Le monstre hideux de l’antisémitisme a trouvé, et trouve encore aujourd’hui de nouveaux prétextes, et son incessante résurgence est un appel à l’humanité toute entière à ne pas verser dans la barabarie, le non-sens, l’arbitraire et la déchéance.

La vie en Israel, dans cette terre chargée d’espoir s’est jouée aussi la restauration symbolique de toutes les émancipations, et restauration affirmée contre les négationnismes et contre l’oubli.

Une terre abandonnée qui, grâce à la détermination de ces femmes et de ces hommes, a retrouvé sa luminosité et son calme verdoyant, une conquête de tous les instants contre les destructions et les haines.

Et aujourd’hui, Tisha beAv, c’est à cette restauration que ce parcours dans erets yisra’el, entre le 19e et le 20e, voudrait rendre hommage.

 

 

En quittant Jerusalem, chaque pas est celui de la scansion des paroles du Tanakh. Chaque pas est à lui seul un appel, une mémoire et un souvenir. La tombe de Rakhel, en 1900 :

tombe rakhel 1900

La terre est vide d’hommes. Aucun village, aucun signe de vie. Nous voilà en 1897 près de Maale Adumim (מַעֲלֵה אֲדֻמִּים) :‎

 

 

 


 

près de maale adumim 1897

En direction de la Mer morte et du Jourdain, il faut traverser des routes inhospitalières, des chemins désertiques et caillouteux qui serpentent dans les collines. Qui penserait que nous sommes en terre d’Israel  ?  La route vers Jéricho en 1869 est marquée par la solitude, l’abandon et la dureté :

route vers jericho 1869

Puis c’est l’arrivée à Ein Gedi. Nous sommes en 1895, ce n’est pas encore l’oasis de verdure et de luxuriance que l’on connaît aujourd’hui, mais une source d’où jaillit quelque végétation :

ein gedi 1895

shir hashirim 1 14

Shir haShririm 1 14

cantique des cantiques 1 14.

Cantique des Cantiques 1 14

Nous suivons la vallée du Jourdain, quand, tout à coup, nous croisons des bergers traversant le Jourdain avec leur bétail près de Degania du bétail – 1920 :

traversée du jourdain près de degania par le bétail 1920

Degania (דְּגַנְיָה), un nom mythique, celui des communautés de pionniers, l’aventure de la liberté et de la dignité pour ces hommes et ces femmes qui n’avaient connu que persécution et ségrégation.

Ces premières maisons que nous voyons sont les premières véritables traces de vie depuis Jerusalem (photo 1912)

degania premiere maisons 1912

Les débuts, en 1909, ont été rudes, difficiles. Les maisons étaient en bois, soumises aux raids arabes (qui ont coûté la vie à Moshé Barsky en novembre 1913, d’une balle dans le dos).

On voit ici les premiers élevages, en1910 :degania 1910 premiers elevages

Nous rencontrons Yosef Baratz, un des premiers pionniers de Degania. Photo de 1909 :

degania yosef barats un des premiers pionniers de degania 1909

Ce qui ne manque pas d’étonner le voyageur, ce sont ces étendues vides, ces régions entièrement abandonnée, qui entourent notamment Beit Alfa (בֵּית אַלְפָא) – Photo 1925: ‎

beit alfa 1925

Une réalité similaire autour de Ramat Babel – Photo 1927 – où le retour à la Terre est vécu par ces pionniers comme une renaissance. Le prix de l’indépendance était ce labeur constant pour rendre cette terre accueillante et fertile:

ramat babel 1927

Car, à force d’entendre ce refrain pénible que les pionniers n’ont fait qu’envahir et détruire une terre et ses habitants arabes, il ne semblait faire de doute qu’il devait y avoir des villes prospères et chaleureuses. Quelle découverte que ce village arabe de Zarin dans la vallée du Jezreel en 1900 : misère et dénuement, sous le règne du califat ottoman, près de 67 ans avant que l’on ne parle d’occupation israélienne !

village de zarin, vallée de jezreel 1900

A Tzemah, une seule famille juive était autorisée à vivre. Ce sont des Juifs de Damas. Situation récurrente  et caractéristique du statut de dhimmi, un « protégé » temporaire, contre la vindicte populaire, réduit en réalité à un statut de seconde zone, dont la précarité et la pauvreté n’étaient pas des gages suffisamment pour vivre en paix. Photo de 1910.

juifs de tsemah originiares de damas 1910 

Tzemah, en bordure de Kinneret en 1912 :

tsemah, bord du kinneret 1912

Nous passons à proximité d’un campement bédouin, près de Kfar Nahum en 1900 :

bédouins près de kfar nahum 1900

La volonté de restauration d’une vie autonome, digne et libre, animant les pionniers, malgré leur pauvreté et l’insécurité, est un véritable contraste. En 1890, ce sont des russes, qui arrivent à Kfar Nahum :

pelerins russes à kfar naum 1890

Un peu plus loin, c’est un autre hameau arabe, du nom de Dabariya près de Kfar Tabor en 1910. Est-ce là la grande civilisation que le sionisme aurait détruit ?

dabariya près de kfar tabor 1910

Des siècles de soumission et d’apathie avaient réduit la terre d’Israel à un désert que les voyageurs-écrivains comme Mark Twain relevaient avec stupéfaction l’oubli dans laquelle elle semblait confinée.

Mais la renaissance se poursuivait, ici à Rosh Pina (ראש פנה) en 1913 :

rosh pina 1913

Nous visitons alors l’atelier de production de soie à Rosh Pina (en 1913) :

rosh pina atelier de production de soie 1913

Une aventure similaire vécue à Ayelet Hashahar (אילת השחר), ici en 1920 :

ayelet hashahar 1920

Ein Harod (עֵין חֲרוֹד) : tentes des pionniers, loin de la mythologie qui voit dans tout Juif israélien un voleur de terre et de maisons arabes. D’ailleurs, où sont-elles  ? Où sont ces villes et ces centaines de milliers d’habitants revendiqués ?

Ein harod1920

En 1925, l’immense violoniste Jasha Heifez se rend à Ein Harod pour un concert. Tous les habitants des environs se retrouvent dans le village :

Ein harod 1925 un concert de jasha heifetz

Puis nous nous rendons à Kfar Giladi (כְּפַר גִּלְעָדִי) – Photo 1916 :

kfar giladi 1916 2

kfar giladi 1916

Ensuite, nous allons à la rencontre du village de Merhavya (מרחביה), en 1913 :

merhavya 1913

Nous voici à Kfar Tabor -כְּפַר תַּבוֹר- (photos 1910 et 1913) :

kfar tabor 1910


kfar tabor 1913

Le retour à la terre n’est pas qu’un retour en Israel, c’est aussi un travail de la terre elle-même (photo 1912) …

ensemencement des champs galilée 1912

…qui contraste avec cet établissement arabe près du Houla, marqué par l’abandon, nous sommes en 1925 :

établissement arabe au sud du hula 1925

Autre mythe, autre réalité. La terre d’Israel n’est pas qu’une terre d’immigration juive, c’est aussi, avec le retour des sionistes, une terre qui attire, à la faveur de la prospérité nouvelle, des migrants musulmans de tous l’empire ottoman. Ici, ce sont des tcherkesses venus du Caucase (photo 1900) :

tcherkesses paysans nord galilée 1900

Etablis en Galilée, ils posent en costume traditionnel (phot 1900) :

tcherkesses nord galilée 1900

Et vivent à proximité des pionniers-bâtisseurs juifs (photo 1912) :

pionniers juifs galillée 1912

La Galilée et ceux qui la rendent fertile (photo 1913) :

pionniers juifs galillée 1913

Voici Afula (עֲפוּלָה), en 1917 :

afula 1917

La restauration d’une vie en erets yisra’el impose aussi de rudes travaux de terrassement afin de construire des routes,  inexistantes jusqu’alors, comme ici à Afula, en 1925 :

afula construction de la route principale par les pionniers 1925

Enfin, la vie en erets yisra’el reste indissociablement liée à sa vie spirituelle et religieuse.

Safed (צְפַת), dont nous découvrons le quartier sépharade, en 1895 :

safed quartier sepharade 1895

En 1900, vue de Safed :

safed 1900

En 1913 :

safed 1913

 

 

Pèlerins devant l’ancienne synagogue de Meron (מֵירוֹן‎). Photo 1880

meron ancienne synagogue 1890

La tombe de rabbi Eliezer en 1912 :

Meron tombe rabbi eliezer 1912

La tombe de rabbi bar Yohaï, toujours à Meron (photo de 1912)

meron juif de damas priant sur la tombe de rabbi bar yohai 1912

Jeunes étudiants dans une yeshiva de Meron en 1905 :

Meron yeshiva 1905

Il ne nous restera plus qu’à traverser la Galilée afin de clôre notre voyage et rejoindre la plaine de Sharon…

Par Aschkel 
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 21:04
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UNE TERRE ET DES HOMMES : ISRAEL – PAYS PIONNIER
DE TEL AVIV A JERUSALEM
_____

Parler d’occupation concernant la présence juive en Israel c’est de toute évidence une erreur historique, et un parti-pris idéologique marqué par la cécité et le mensonge.

Mais cela représente aussi une véritable injustice à l’égard de toutes celles et tous ceux qui ont accompli ce labeur harassant de défrichement et de construction. Parce quà leur arrivée, les pionniers n’ont trouvé qu’une terre aride, misérable, peuplée de quelques bourgades, et de bédouins itinérants à la recherche des sources et des maigres pâturages. Les yichouvim y demeurait dans des conditions précaires, tant à Jerusalem où ils étaient majoritaires qu’à Safed ou dans des petits villages de Samarie ou de Galilée.

Le pays tel que nous le connaissons aujourd’hui, accueillant, verdoyant, reboisé, avec ses villes et ses routes, a été  bâti de main d’homme, dans des conditions rudes, dans l’insécurité, mais avec une exemplaire détermination et une rare espérance.

Continuons notre découverte de cet esprit pionnier !

 Suivons ce facteur juif qui livrait son courrier aux communautés juives établies entre Tel Aviv et Jerusalem en 1925 !

facteur juif route jerusalem 1925

Mikveh Israel (מִקְוֵה יִשְׂרָאֵל) en 1906. L’école a été fondée par le fils du Rav Kalischer, un des pionniers du sionisme religieux, en 1870. Le nom du village provient de deux passages de Jérémie :

 

Jérémie 14 : 8

Jérémie 14 : 8

Yirmiyahu 14 8

Yirmiyahu 14 8

Jérémie 17 : 13

Jérémie 17 : 13

Yirmiyahu 17 13

Yirmiyahu 17 13

mikveh israel 1906

Nous voici à Gedera (גְּדֵרָה), fondée par des membres du groupe BILU, à proximité des ruines de la ville biblique de haGdera, avec pour objectif la mise en culture de ces terres abandonnées (photos 1911 et 1913).

gedera pionniers 1911

 

gedera retour des champs 1913

Un peu plus au sud, le facteur apporte le courrier aux fermes de Nahala (נַחֲלָה‎) -photo 1925:-  pauvreté, dureté du labeur et attachement indéfectible à sa terre : erets yisra’el.

nahala 1925

 

Terre laissée à l’abandon, ponctuée de quelques sources, la Terre d’Israel accueille les pionniers dans des conditions difficilement concevables, qui mettent à l’épreuve leur volonté afin de la faire reverdir.

beit shemesh 1895

 

L’école de Ness Tsiona (נֵס צִיּוֹנָה‎) en 1910.

 

Jérémie 4 : 6

Jérémie 4 : 6

Yirmiyahu 4 : 6

Yirmiyahu 4 : 6

ness tsiona 1910

Rehavia (רחביה‎) en 1921. Une photo qui révèle le sous-peuplement de la région, bien loin des logorhées assénant l’idée fallacieuse d’une expropriation juive…

rahavia 1921

 

Le kibbuts Motsa (מוֹצָא‎) est fondé en 1859 près de la source de Eïn Motsa par Sha’ul Yehuda qui s’y installe avec sa famille à son arrivée de Mésopotamie (actuelle Iraq). C’est dans ce village que Theodor Herzl vint planter un cyprès en 1898 lors de son séjour en Erets Yisra’el, symbole d’espoir et de paix que les arabes du village voisin de Qalunia déracineront en 1921 lors de leur attaque du village de Motsa.

 

Josué 18 : 26

Josué 18 : 26

Yehoshua 18 26

Yehoshua 18 26

En 1893 :

motsa kibbuts 1893

En 1897 lors de l’inauguration d’un centre agricole :

motsa kibbuts inauguration centre agricole 1897

Puis c’est l’arrivée à Jerusalem !

jerusalem 1842 by david roberts

 

La porte de Damas en 1860 :

jerusalem depuis la porte de damas 1860

Le mont du Temple en 1877. Les collines aux alentours sont vides, sans arbres, sans vie  :

jerusalem mont du temple 1877

 

La porte de Damas en 1870 : un aspect hors du temps pour une région abandonnée par le pouvoir ottoman :

jerusalem porte damas 1870

 

Le Kotel haMaaravi  en 1870 :

jerusalem kotel 1870

 

Vue du mont du Temple à proximité du quartier juif, du Kotel et de l’actuelle Yeshivat haKotel :

jerusalem mont du temple 1877 près quartier juif, du kotel et de la yechiva ha kotel d'aujourd'hui

 

La vallée de Yehoshafat / Kidron depuis Jerusalem en 1877 :

jerusalem vallée de jehosaphat 1877

 

Jerusalem depuis la porte d’Hérode en 1910 :

jerusalem porte herode 1910

1890 : Juifs en prière au Kotel haMaaravi :

jerusalem kotel 1890

 

Prières  juives au mont des Oliviers en 1893 :

jerusalem juifs en prière au ont des oliviers 1893

 

Le quartier juif de Jerusalem en 1893 (les deux photos suivantes) :

jerusalem quartier juif _1893

jerusalem quartier juif 1893Le quartier juif de Jerusalem en 1915 avec en arrière plan la synagogue Tiferet Yisra’el :

jerusalem quartier juif 1915 et synagoge tiferet

 

La « colonie allemande » (du nom des protestants allemands dissidents qui s’y installèrent au 19e siècle) – Jerusalem en 1900.

jerusalem german colony 1900 

 

 

La nouvelle ville (extra muros) depuis la porte de Jaffa. On remarque qu’il n’y a aucun village dans les environs. (photo 1910)

jerusalem nouvelle ville côté porte jaffa 1910

Et en 1913 :

jerusalem nouvelle ville côté porte jaffa 1913jpg

L’Hôpital Misgav Ladah en 1915. Fondé en 1854 grâce à la famille Rothschild, l’hôpital tire son nom du passage des Psaumes :

 

Ps 9 : 10

Ps 9 : 10

Tehilim 9 10

Tehilim 9 10

jerusalem hopital misgav ladah 1915

Ouvriers juifs lors des travaux près de Beth haKerem en 1920 :

jerusalem travaux près de bet ha kerem 1920

Travaux de construction  près de la maison Ben Yehuda en 1922 :

jerusalem construction de la e ben yehuda's house à talpiot 1922

Jerusalem et le quartier juif sous la neige en 1930 :

 

jerusalem quartier juif 1930 enneigé

Avant de reprendre la route vers Shechem !

 

En route vers Shechem depuis Jerusalem - 1913

En route vers Shechem depuis Jerusalem - 1913

Par Aschkel - 
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 20:52

 

 

Cliquez pour la suite des documentaires

DOCAS 

 

 

 

 

 

Pour ce jour, alors que rien ,n' était bati,

que mon père a bati et asséché les marais de ses ongles

la belle Aschelon telle qu'elle est aujourd'hui, autrefois Madjal, quelques maisons de torchis........

Messieurs les arabes arretez de mentir !!!! -Aschkel

 

AVIS: La publication complète ou partielle de l’article est soumise à l’autorisation préalable de l’auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).

 

 

ISRAEL PAYS PIONNIER

L’histoire de l’Etat d’Israel est avant tout l’oeuvre de pionniers, d’hommes et de femmes qui sont partis de rien, et sur une terre aride, souvent insalubre, et misérable par des siècles d’abandon, qu’ils ont réussi à faire reverdir.

Des pages d’histoire généralement omises au profit d’une version idéologique qui n’a conduit qu’à plus de haine.

L’histoire de ses hommes et de ses femmes qui ont, de leur propre main, de leur propres efforts, et grâce à leur volonté et leur amour pour cette terre d’Israel, ont acquis, plus que quiconque, le droit à y vivre. Une terre ne porte pas de titre de propriété. Elle accueille celui qui a su se montrer digne du don de cette terre.

Et ce sont quelques pages de cette histoire d’à peine un siècle que cet article souhaite présenter.

 I) TEL AVIV

Début 20e siècle, les Juifs en erets yisra’el vivent selon la loi ottomane. Cette dernière impose aux Juifs de changer chaque année de logement afin de tenter de rompre le lien qui unit  le peuple juif et sa terre, en rendant sa présence vulnérable (loi dite muhran). Les Juifs de Jaffa, bourgade côtière bordant la Méditerranée, décident alors de  construire une ville où ses habitants ne seraient plus contraints à cette éternelle précarité.

 

1899 Mariage à Jaffa

1899 Mariage à Jaffa


A leur tête, Arie Aqiba Weiss. Il organise l’achat de parcelles de terre constituées essentiellement de dunes de sable et la répartition entre 60 familles à la suite de la fête de Pessah 1909. Débute alors la construction du quartier de Ahuzat Bait : oeuvre marquée d’emblée par la liberté et la renaissance. D’où le nom de Tel Aviv.

 

Ezechiel 3 15

Ezechiel 3 15

Iezezkel 3 15

Iezezkel 3 15

 

1909 Dunes de sable où la construction de Tel Aviv va être entreprise - TEL AVIV

1909 Dunes de sable où la construction de Tel Aviv va être entreprise - TEL AVIV

 

 

1910 Harassants travaux de terrassement dans les dunes de sable. - TEL AVIV

1910 Harassants travaux de terrassement dans les dunes de sable. - TEL AVIV

 

 

 

1909 Le terrassement des dunes de sable à l'emplacement de la future ville de TEL AVIV

1909 Le terrassement des dunes de sable à l'emplacement de la future ville de TEL AVIV

 

 

1909 Travaus de terrassement de la future rue Allenby - TEL AVIV

1909 Travaux de terrassement de la future rue Allenby - TEL AVIV

 

 

1909 Emplacement du futur quartier Dizengoff - TEL AVIV

1909 Emplacement du futur quartier Dizengoff - TEL AVIV

Premier maire de Tel Aviv, Meir Dizengoff est un des pionniers du mouvement Ahavat Tsion et fut un des membres fondateurs du premier quartier de Tel Aviv.

 

1910 Conseil Municipal devant la maison de Dizengoff - TEL AVIV

1910 Conseil Municipal devant la maison de Dizengoff - TEL AVIV

 

 

1915 Travaux de construction de la rue Allenby - TEL AVIV

1915 Travaux de construction de la rue Allenby - TEL AVIV

 

 

 

1918 La rue Allenby - TEL AVIV

1918 La rue Allenby - TEL AVIV

 

 

 

21 novembre 1918 Inauguration de la rue Allenby - TEL AVIV

21 novembre 1918 Inauguration de la rue Allenby - TEL AVIV

L’école secondaire Herzliah est un des premiers établissements scolaires en erets yisra’el , fruit de la renaissance de l’hébreu comme langue commune et courant du peuple juif.

 

 

 

1910 Travaux de terrassement en vue de la construction de l'école Herzliah - TEL AVIV

1910 Travaux de terrassement en vue de la construction de l'école Herzliah - TEL AVIV

 

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1917 Ecole Herzliah - TEL AVIV

1917 Ecole Herzliah - TEL AVIV

 

 

1910 Travaux de terrassement de la future rue Nahalat Binyamin - TEL AVIV

1910 Travaux de terrassement de la future rue Nahalat Binyamin - TEL AVIV

 

 

 

1914 rue Nahalat Binyamin - TEL AVIV

1914 rue Nahalat Binyamin - TEL AVIV

 

 

1913 Travaux à l'emplacement de la future rue Aliyah - TEL AVIV

1913 Emplacement de la future rue Aliyah - TEL AVIV

 

 

 

1911 Rue Ahad HaAm - TEL AVIV

1911 Rue Ahad HaAm - TEL AVIV

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1913 Rue Herzl - TEL AVIV

1913 Rue Herzl - TEL AVIV

 

 

 

1915 Rue Herzl - TEL AVIV

1915 Rue Herzl - TEL AVIV

 

 

 

 

 

 

1920 Rue Herzl - TEL AVIV

1920 Rue Herzl - TEL AVIV

 

 

 

1919 Premiers établissements publics de la municipalité - TEL AVIV

1919 Premiers établissements publics de la municipalité - TEL AVIV

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 09:43

 

 

 

 

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NOUS SOMMES FIERS D'ETRE ISRAEL, D'ETRE JUIFS, D'ETRE ISRAELIENS

 

 

Je remercie Matthias et Lara, qui pour vous, chers lecteurs, vous offrent ces magnifiques dessins sortis de leurs coeurs tendres d'enfants

 

dessin-matthias-et-lara.jpg

 

dessins-matthias-et-lara-2.jpg

 

 

Je souhaite un merveilleux anniversaire au peuple d'Israël, le seul pays qui se souvient de mon arrière grand-père et de mon arrière grand-mère, au mur des noms de Roglit.
 
De tout coeur avec vous aujourd'hui et pour toujours!
 
Signé : Matthias avec et pour Lara.

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 18:46

 

 

La traque de "ceux qui n'oublieront jamais"
Par ABRAHAN RABINOVICH 
12.04.10

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1270724842996&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

C'est l'histoire d'une traque et d'une quête de justice. En 1965, le gouvernement israélien envoie ses meilleurs agents du Mossad en Amérique du Sud avec un objectif : l'élimination d'un ancien officier nazi. Jérusalem aimerait surtout que l'opération trouve résonance sur la scène internationale. Suffisamment pour rendre impossible en Allemagne le vote d'une loi qui limiterait l'étendue des crimes de guerre nazis. Car en cas d'adoption, des milliers d'anciens SS pourraient réapparaître libres comme l'air sur l'ancien territoire de leurs crimes : l'Europe. L'enlèvement d'Adolf Eichmann par Israël en 1960 avait envoyé un message clair aux criminels nazis expatriés : faites attention à vos arrières, nous vous traquons. Cette loi mettrait un point final à cette chasse à l'homme.


PHOTO: ILLUSTRATION : SHANNON BRADY / SAINT PAUL PIONEER PRESS / MC , JPOST

Pas question d'accepter cela à Jérusalem. Il faut frapper fort. Une cible est choisie. Il ne s'agit pas d'un Allemand, mais d'un Letton : "l'homme de main de Riga", Herbert Cukurs. Cet ancien pilote de chasse reconverti dans l'uniforme SS est responsable de la mort de plus de 30 000 Juifs en Lettonie. Il a même tué un bébé sous les yeux de sa mère. En 1946, il s'est enfui avec sa famille vers le soleil brésilien où il dirige toujours dans les années 1960 une marina à São Paulo.

Pas question d'un autre procès Eichmann

L'opération a été soigneusement planifiée, l'emploi du temps strictement millimétré. Au programme : l'usage, bien évidemment, de faux passeports... Une information qui renvoie à l'élimination à Dubaï en janvier dernier, du leader du Hamas Mahmoud al-Mabhouh. Mais là s'arrête toute ressemblance. Les événements qui nous intéressent se sont déroulés, il y a 46 ans, en Uruguay. Et fait inhabituel : l'un des membres du commando a relaté plus tard l'élimination en détail avec l'accord tacite du Mossad lui-même. La cible d'alors n'est pas un Arabe et n'a rien à voir avec la bataille actuelle d'Israël contre ses ennemis. Elle incarne plutôt un spectre du passé et son exécution délivre un message politique et moral clair, non pas au nom d'Israël, mais du peuple juif. Cet ancien agent du Mossad bien bavard, on le nommera Anton.

Le 1er septembre 1965, exactement 25 ans après le début de la Seconde Guerre mondiale, Anton assiste à une réunion dans l'appartement de "Joseph" à Paris. Un acte spectaculaire doit être réalisé, explique ce dernier, pour rappeler au monde que la Shoah n'est pas un crime qui peut s'effacer avec le temps. Jérusalem, éprouvée, ne veut pas d'un autre procès Eichmann. Un autre marathon judiciaire ne pourrait que réduire l'impact du premier. Israël est réticent, par ailleurs, à violer une nouvelle fois le territoire d'un allié pour enlever un criminel nazi, comme en Argentine dans le cas Eichmann. Mieux vaut privilégier un autre scénario plus rapide et plus commode : une élimination ciblée, à résonance internationale, qui mettrait l'Allemagne dans une position délicate et protégerait Israël de toute retombée. Joseph a déjà une idée du lieu d'exécution : il faut tuer Herbert Cukurs non dans sa patrie d'exil, le Brésil, mais dans l'Etat voisin de l'Uruguay. Pour une raison simple : le premier applique la peine de mort, pas le second. On ne peut exclure l'hypothèse que les membres du commando israélien se fassent prendre. Avant de dessiner en détail un plan d'action, Joseph décide d'envoyer Anton en reconnaissance dans le continent sud-américain.

Anton : la discrétion d'un Monsieur-tout-le-monde

Loin du physique play-boy d'un James Bond, l'agent du Mossad présente un profil idéal pour se fondre dans la masse : petit, chauve, âgé de 51 ans, Anton est né en Allemagne. De ce fait, il peut facilement se faire passer pour un vétéran de guerre. Son père, médecin, a servi dans l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale. Enfant, Anton a vu son monde s'écrouler au début des années 1930 avec l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler. Il devait faire le salut nazi accompagné d'un "Heil Hitler" en arrivant en cours. Les leçons de biologie se concentraient dorénavant sur les théories raciales nazies. Le directeur de son école, un homme digne, a décidé de résoudre ses démons intérieurs en se donnant la mort. La chance d'Anton a été d'obtenir à l'âge de 15 ans un permis pour partir étudier en Palestine. A la fin de la guerre, il réapparaît à Londres sous l'uniforme de la Brigade juive. Il assiste alors à une réunion du Congrès juif mondial. Un silence pesant s'abat lorsque des rescapés de Pologne et de Roumanie racontent l'impensable. Peu de temps après, Anton apprend la mort de ses parents dans les camps d'Auschwitz et de Theresienstadt. Il part alors en Israël se construire une nouvelle vie.

Au cours de la guerre d'Indépendance, il combat dans les rangs de Tsahal avant de rejoindre ceux du Mossad. Un homme timide et simple dans la vie, capable de se métamorphoser lors d'une mission, devenir affable et susciter la confiance des gens. Il est réputé pour garder son sang-froid dans les situations les plus délicates. Sa petite stature et son allure de "Monsieur-tout-le-monde" font de lui l'agent idéal.

Cukurs : un homme difficile à abattre

Une fois les instructions de Joseph reçues, Anton enclenche les opérations. Première étape : installer sa couverture d'homme d'affaires autrichien opérant à partir de Hollande. Trois jours après la réunion de Paris, Anton prend le train pour Rotterdam. En l'espace d'une journée, il ouvre un compte bancaire, une boîte aux lettres professionnelle, obtient les formulaires de visa de la part du consulat brésilien, reçoit les vaccins adéquats. Cerise sur le gâteau : il se rend chez un ophtalmologue et échoue volontairement aux tests de vue. Son objectif : porter des lunettes pour parfaire sa couverture. Il se laisse également pousser la moustache.

Quelque dix jours après le premier rendez-vous dans l'appartement de Joseph, la couverture d'Anton est déjà prête. Direction : le Brésil. Il faut être prudent. Rien n'indique que l'ancien "homme de main de Riga" n'est pas en relation constante avec le réseau des anciens nazis connu sous le nom d'Alte Kameraden. Dans ce cas, il serait en mesure de vérifier minutieusement la couverture d'Anton.

Dès sa descente d'avion sous le soleil sud-américain, l'agent du Mossad adhère complètement à sa nouvelle identité. A São Paulo, Anton examine pendant trois jours toutes les offres touristiques de la ville avant de se rendre dans le restaurant surplombant la marina Interlagos, celle d'Herbert Cukurs. L'ancien officier SS paraît plus vieux que sur les photos. Dorénavant, il porte des lunettes, rafistolées par un morceau de scotch. On peut presque apercevoir un reflet d'innocence sur son visage accaparé par sa nouvelle vie brésilienne. Mais ses yeux en avaient beaucoup trop vu pour se dérober, même après 20 ans. Cukurs parle allemand avec un accent balte très prononcé. Pour l'ancien nazi, les affaires ne coulent pas à flots. Ainsi lorsqu'Anton l'interroge pour un vol touristique au-dessus de la ville, le Letton répond par l'affirmative, sans hésiter.


Malgré ses 64 ans, il a conservé une constitution physique massive. Dans l'avion qui surplombe São Paulo, Anton se fait cette réflexion : Cukurs ne sera pas un homme facile à abattre. A l'atterrissage, le Letton lui offre un verre. Le piège se renferme sur l'ancien officier SS. Les deux hommes trinquent au Brandy. Anton déroule alors son identité : il représente un groupe d'investisseurs européens séduits par le potentiel touristique du Brésil. Intéressé, Cukurs répond qu'il possède plusieurs propriétés qui pourraient être transformées à cette fin. Les deux hommes sont donc faits pour se rencontrer. Du moins, c'est ce que croit le Letton. Pour mettre en confiance Cukurs, Anton fait référence à certaines amitiés en Europe : l'agent du Mossad laisse entendre qu'il a des contacts au sein du réseau d'ancien SS, Alte Kameraden.
"Mes crimes contre les Juifs ? Un ramassis de mensonges"

"Où avez-vous servi dans l'armée", demande soudainement Cukurs. Réaction instinctive d'Anton : il déboutonne le haut de sa chemise et laisse apparaître une cicatrice mineure : "Le front russe." "Quel était votre rang ?" "Lieutenant", répond Anton. A la grande surprise de l'agent du Mossad, Cukurs évoque tout de go les accusations de crimes de guerre qui pèsent sur lui. "Un ramassis de mensonges", explique l'ancien SS. Il faut dire que l'officier de Riga a connu une arrivée "difficile" au Brésil. Moins de trois ans après son installation, il avait déjà été démasqué. Il s'était alors déplacé dans différentes localités brésiliennes pour endormir la vigilance de l'importante communauté juive du pays. Avant de finalement rejoindre São Paulo et transformer sa maison en bunker : barbelés, chiens, gardes...

Mais Cukurs rumine, il lui manque des défis professionnels qui lui permettraient de faire fortune. L'offre d'Anton tombe à pic. L'agent du Mossad ressent, néanmoins, que l'instinct de survie de l'ancien SS ne sera pas facile à neutraliser. Ses yeux bleu gris n'ont pas perdu leur cruauté et leur redoutable intelligence. La moindre petite erreur pourrait être fatale à l'ensemble de l'opération et même coûter la vie à Anton.

La paranoïa de l'ancien officier SS

Une semaine plus tard, l'agent du Mossad revient à São Paulo et se rend immédiatement dans la propriété de Cukurs, ce fort imprenable protégé par des chiens et des fils barbelés. La première chose qu'il montre à son invité : ses médailles de pilote et d'officier SS. Cukurs propose alors à Anton une visite dans ses deux ranchs. L'un d'eux se trouve sur la rivière Crocodile enjambée par un pont bien frêle. Pour les deux hommes, l'endroit est idéal pour un crime parfait. Si Cukurs a des soupçons, il n'y a pas meilleur endroit pour supprimer son hôte. Mais l'ancien nazi a confiance. Du côté d'Anton, la mission pourrait elle aussi s'achever en quelques minutes. Mais il a reçu l'instruction de mener une exécution publique. Une élimination silencieuse dans la jungle ne remplit pas cet objectif.

Pas de crime donc, au cours de leur périple, mais une avancée de taille. Les deux hommes se rapprochent. Cukurs commence à s'adresser à son hôte d'un affectueux "Herr Anton" et l'agent de Mossad le gratifie d'un chaleureux Herbert. Les nouveaux partenaires d'affaires se rendent ensuite en Uruguay. Le pays sera le tombeau de Cukurs mais cette fois-ci, il ne s'agit que d'une répétition. Lors d'un dîner dans un charmant restaurant de Montevideo, "l'homme de main de Riga" s'adresse soudainement au serveur en yiddish : "Redst ah bissel Yiddish ?" (Parlez-vous un peu le yiddish ?) Cukurs avait appris quelques mots au contact de la communauté juive de sa ville natale de Libau. Le serveur n'est pas juif mais la remarque a une autre fonction : jauger la réaction d'Anton, qui demeure impassible. La manœuvre de Cukurs est en tout cas révélatrice de l'immense paranoïa de l'ancien officier SS.

De retour à Paris, Anton passe plusieurs jours à écrire son rapport avant que le commando n'élabore la phase finale de son plan : Cukurs sera attiré à Montevideo, la capitale de l'Uruguay. Puis, il sera conduit jusqu'à un immeuble isolé. Ses crimes lui seront alors notifiés, tout comme le verdict délivré par "ceux qui n'oublieront jamais." C'est seulement après cette mise en scène qu'il sera tué. Puis, une note sera accrochée à son cadavre. Quatre hommes, dont Joseph, rejoindront Anton à Montevideo la veille de l'opération. D'autres agents offriront un soutien logistique en Europe et en Amérique latine.

Chaque mouvement fait partie d'une chorégraphie complexe mais précise : itinéraires aériens, réservations d'hôtel, location de voitures, préparation de faux documents d'identité, obtention de devises étrangères, mise au point de méthodes de communication entre les membres de l'équipe... La seule donnée inconnue demeure Cukurs : va-il tomber dans le piège et accepter de se rendre seul en Uruguay pour faire affaire avec les "associés" d'Anton ? Tout repose sur l'agent du Mossad.

Quand la proie mord à l'hameçon

De retour à São Paulo, l'ancien officier SS révèle à Anton qu'il n'a toujours pas entamé les démarches pour obtenir un visa pour l'Uruguay. Anton se met alors en colère : lui et ses associés ont besoin de travailler avec des gens de confiance. Si Cukurs veut se lancer dans les affaires, il doit être parfaitement honnête et ne pas leur faire perdre de temps et d'argent. L'ancien nazi baisse la tête et s'excuse : la comédie jouée par Anton fait son effet. Mais Cukurs est traversé par un délicat conflit intérieur : quitter son bunker brésilien pour faire affaires avec un homme qu'il connaît peu et saisir sa seule chance de revenir dans la partie et faire fortune. Il résout son conflit intérieur en emportant un pistolet avec lui et prévient sa femme : "Si quelque chose m'arrivait. C'est lui (Anton) qui en est le responsable."

Il a parfaitement raison. Le 23 février 1965 est le jour du jugement pour l'homme de main de Riga. Mais il ne le sait pas encore. A 9h30, Anton accueille Cukurs sur le tarmac de l'aéroport de Montevideo. L'agent secret joue son rôle à la perfection et se montre affable avec son futur associé. Une fois les bagages de Cukurs installés dans son hôtel, place de l'Indépendance, les deux hommes se rendent dans le bureau voisin de la compagnie Lufthansa pour confirmer leurs réservations pour Santiago avant de passer dans une agence immobilière et visiter deux propriétés hors de prix : "Nous vous rappellerons peut-être plus tard", remercie l'agent secret.


"Lasst mich sprechen" (laissez-moi parler), crie l'officier SS. Il tente désespérément d'atteindre le pistolet dans sa poche. Joseph redoute qu'un tir alerte les ouvriers du chantier avoisinant. Alors il fourre ses doigts dans la bouche de Cukurs. Ce dernier continue à se débattre et réussi presque à mordre l'un des agents. Joseph prend un marteau et l'assomme mais le nazi n'est pas encore à terre. Impossible de le maîtriser, Joseph sort son arme et lui tire deux balles dans la tête. La mise en scène n'a pas pu aller jusqu'au bout. Mais le verdict de sa condamnation à mort, écrite en anglais, est néanmoins accroché sur sa chemise. Anton jette un coup d'œil à l'extérieur. Personne ne semble avoir prêté attentions aux coups de feu. Les agents en nage se désaltèrent dans la cuisine. Puis, ils changent de vêtements et prennent le soin d'effacer toutes leurs empreintes.Curkus remonte dans la voiture mais Anton a une dernière visite dans son programme : celle de la propriété qu'il loue pour en faire un bureau temporaire. La rue en face de la villa est vide. Anton se gare sur le trottoir opposé à l'entrée. Il ouvre la porte la laissant grande ouverte, comme pour mieux rassurer son invité. Il reste dans le champ de vision de Cukurs. L'ancien nazi est confiant, il entre. Mais à peine a-t-il mis un pied à l'intérieur que la porte se referme brutalement et trois hommes font irruption derrière lui. Ce moment, Cukurs le craignait depuis vingt ans. L'ancien nazi se débat désespérément, avec une force étonnante. Il arrache même la poignée de la porte. Anton se joint alors à l'équipe pour le maîtriser.

Rapidement, le commando s'engouffre dans deux voitures pour rejoindre le centre-ville. Au volant de la première, Anton prend soin de ne pas dépasser les limitations de vitesse. Discrétion oblige. Joseph l'enjoint d'accélérer mais le chef du commando refuse. Devant un café de la place de Cagancha, Joseph sort de voiture. Le lieu a été choisi comme point de ralliement des membres du commando sur le chemin de l'aéroport. Anton se gare près de son hôtel. Il récupère sa mallette dans le coffre et prend un taxi pour rejoindre Joseph et les autres membres de l'équipe au café. Chaque homme doit ensuite se rendre à l'aéroport par ses propres moyens. Avant d'embarquer, Anton se repasse le film de la journée afin de s'assurer qu'il n'a rien oublié.

Il appelle l'hôtel pour annuler sa réservation, tout comme les billets d'avion pour Santiago pris avec Cukurs. A l'aéroport de Buenos Aires, le commando est accueilli par un collègue qui leur fournit tous les documents nécessaires : nouveaux passeports, papiers d'identité, réservations d'hôtels durant leur séjour. Au cours de la soirée, l'équipe se retrouve dans un restaurant chic autour d'une bonne bouteille de champagne.

Mission accomplie pour "ceux qui n'oublieront jamais"

Personne n'évoque l'exécution. Ils ne sont pas des tueurs professionnels, mais aucun d'entre eux n'éprouve le moindre remord sur ce qu'il a accompli. Quelques jours plus tard, les membres du commando sont en sécurité en Europe. La deuxième partie du plan commence : l'un d'entre eux appelle les agences de presse AP et Reuters pour les informer de l'exécution. Il indique l'emplacement du cadavre et livre le verdict de "ceux qui n'oublieront jamais".

Les agences de presse transfèrent alors leurs informations à la police uruguayenne. Mais cette dernière ne parvient pas à retrouver la villa en question. L'informateur répète l'emplacement exact du bâtiment en insistant bien sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un canular. Le jour suivant, le 7 mars 1965, le cadavre en décomposition d'Herbert Cukurs, "l'homme de main de Riga", est découvert et fait la une des médias. Personne ne le pleure. L'opinion mondiale est dans sa grande majorité acquise aux tueurs, que l'on présume juifs. De nombreux survivants de Riga, qui n'avaient jamais témoigné auparavant, se manifestent alors, pour évoquer les horreurs perpétrées par l'ingénieur de Lettonie qui pratiquait l'assassinat des Juifs comme "un sport".

A la vue de ces témoignages, Anton a froid dans le dos : il a vécu au contact de l'officier SS durant des mois. L'opération est un succès total : les mesures d'amnistie envisagées par l'Allemagne sont mises au placard en 1969. C'est grâce à cette lutte contre l'oubli entre Paris, São Paulo et Montevideo qu'un autre homme doit aujourd'hui s'expliquer devant la justice : John Demjanjuk. "Ceux qui n'oublieront jamais" sont plus que jamais vigilants.

Cet article s'appuie sur un livre en cours de réalisation. abra@netvision.net.il

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 14:00

 

 

Le deuil des soldats en question
Par JUDY SIEGEL 
19.04.10
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1271664523110&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull  

Une étude universitaire pour mesurer l'impact de Yom Hazikaron sur les soldats. La faculté de Haïfa a mis en évidence que les célébrations durant le Jour du souvenir facilitaient le deuil des soldats qui ont perdu leurs frères d'armes.

La perte d'un compagnon d'armes est similaire à celle c'un être cher. 
PHOTO: AP , JPOST

Selon le professeur Shimshon Rubin, ils peuvent rester en état de choc pendant des années après leur perte même si, pour la plupart, la douleur ne se transforme pas en syndrome de stress post-traumatique (ESPT).

Néanmoins, les troubles de ces jeunes soldats endeuillés doivent être traités sérieusement. Conduite par les psychologues Shahar Mor-Yousef et Yoav Laron, l'équipe de chercheurs a interrogé 60 soldats, dont la moitié ont perdu un camarade au combat.

Les universitaires ont noté l'impact bénéfique des cérémonies comme celles de Yom Hazikaron pour ces soldats en deuil car elles permettent de donner du sens à leur sacrifice pour la défense de l'Etat d'Israël.

22 000 soldats sont morts sur le champ de bataille depuis 1948. Néanmoins, très peu d'études ont été menées sur l'état d'esprit de ceux qui restent, car la perte d'un frère d'armes génère la même souffrance que celle d'un être cher.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 12:07

 

 

 

Avec un hommage tout particulier pour les deux amis de David B., du 12è bataillon golani, récemment tombés au combat : Eliraz Peretz z"l et Ilan Zviatkovsky z"l. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Today is Remembrance Day 
by Tzvi Ben Gedalyahu
(IsraelNationalNews.com
Traduction et adaptation par Hanna pour sionisme.xooit.com       
 
 
                                                                





                                     

  

Aujourd'hui est le jour du Souvenir !     

 

      

La Journée annuelle du Souvenir des Soldats et des Victimes du terrorisme a lieu du dimanche au coucher du soleil au lundi, cette Journée du Souvenir commémore les 20.682 Soldats qui sont tombés pour la défense d’Israël et les 2.000 Victimes du terrorisme. Cette année, 112 Soldats ont été ajoutés à la funèbre liste.La cérémonie d’ouverture a eu lieu à 8:00 du soir, quand une sirène a retenti dans tout le pays. Une sirène de deux minutes se fera entendre lundi à 11 heures. La principale cérémonie a eu lieu au Mur des Lamentations, juste après que la sirène ait retenti. Elle a débuté par le message du Président Shimon Peres, adressé aux familles des disparus et a été poursuivi par le discours du Chef d’état-major Gabi Ashkenazi. Le Kaddish a été récité, cette année par un parent en deuil, un immigrant russe, dont le fils est tombé au cours de l’Opération "Plomb durci".
Le Rabbin de l’armée israélienne, ainsi que le Rabbin du Mur occidental [Kotel], ont récité la prière. L’hymne Hatikva a clôturé l’événement.La cérémonie, s’est déroulée en présence, des parents endeuillés, des dignitaires et différents gardes d’honneur des Forces de Tsahal, elle a été diffusée sur toutes les radios israéliennes et à la télévision. Tous les restaurants et autres divertissements sont fermés. La plupart des familles allument une bougie (Yahrzeit), dans leurs maisons, en mémoire des tués. Au cours de la soirée et le lendemain, les médias électroniques diffusent l’histoire, en souvenir des Soldats tués, et des Victimes du terrorisme. Cette cérémonie commémorative aura lieu à des centaines d’endroits dans le pays, en plus, de celle du Kotel, qui a eu lieu en présence du Président Shimon Peres. Des milliers de Juifs étudieront la Torah dans les Synagogues, et des conférences seront organisées. Les Grands Rabbins d’Israël et de Tsahal y assisteront à la Synagogue "Chai Hatzafon" de Petah Tikva.

Le Président de la Knesset Reuven Rivlin, dirigera une cérémonie à la Knesset où des chansons en mémoire des soldats tués au combat seront entendues. Le Ministre de la Défense, Ehud Barak y sera également. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu participera à une cérémonie militaire, lundi, au Mont Herzl. Samedi soir, il a visité la tombe de son frère Yoni, qui a été tué au cours de la mission de sauvetage d'Entebbe.


Les veuves et les orphelins :




Une étude a été menée parmi les veuves de l’IDF, qui a révélé que la plupart des enfants de soldats tués, ont des difficultés. Près de la moitié des veuves ont déclaré que l’éducation de leurs enfants, après la perte de leur mari et un véritable défi à surmonter pour elles.Une enquête réalisée parmi la population civile, ces dernières années, révèle, un sentiment de déception, envers les politiques. Seulement 22 pour cent des interrogés, ont dit qu’ils pensaient que les politiciens tenaient leurs promesses, faites le Jour du Souvenir, et que les familles endeuillées devraient être honorées tout au long de l’année.Il y a environ 4.800 veuves, et 8.000 enfants de Soldats de l’IDF, qui ont subi la perte d’un parent décédé, au service de l’armée israélienne. La veuve la plus récente, est Shlomit Peretz, dont le mari, Eliraz a été tué dans la bande de Gaza le mois dernier.

Malgré la douleur, à la fin de la commémoration du Jour du Souvenir, à la tombée de la nuit lundi, Israël célébrera le 62 ième anniversaire de la création de l’Etat moderne d’Israël.


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Hanna : webmaster 

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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