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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 19:14

 

 

Elie Weisel: Jerusalem is Above Politics


 
 
Traduit par Hanna pour sionisme.xooit.comAschkel.Infos,Lessakele



Elie Wiesel, auteur et activiste mondialement célèbre, Prix Nobel de la Paix, et survivant de l'Holocauste, a écrit une lettre  pour exposer son point de vue sur la ville de Jérusalem, sa lettre a été publiée en première page de grands journaux américains. Voici ses paroles telles que publiées dans l'International Herald Tribune, le Washington Post, et le Wall Street Journal en date du 16 avril 2010 et dans le New York Times le 18 avril 2010.



Jérusalem est au-delà des politiques !



C'était inévitable, Jérusalem est de nouveau au centre des débats politiques et les tempêtes internationales. De nouvelles et d’anciennes tensions remontent à la surface, à un rythme inquiétant. Jérusalem ! Dix-sept fois détruite et dix-sept fois reconstruite, elle est toujours au milieu d’affrontements diplomatiques qui pourraient mener à un conflit armé. Ni Athènes, ni Rome n’ont suscité autant de passion.

Pour moi, le Juif que je suis, Jérusalem est au-dessus de la politique. Il est mentionné plus de six cents fois dans la Torah, et pas une seule fois dans le Coran. Sa présence dans l’histoire juive est écrasante. Il n’y a pas de prière plus émouvante dans l’histoire juive que celle exprimant notre désir de retourner à Jérusalem. Pour beaucoup de théologiens, c’est l’histoire juive, pour de nombreux poètes, c’est une source d’inspiration. Elle appartient au peuple juif et elle est beaucoup plus qu’une ville, c’est ce qui lie un Juif à un autre d’une manière qui reste difficile à expliquer. Quand un Juif visite Jérusalem pour la première fois, ce n’est pas la première fois, c’est un retour aux sources. La première chanson que j’ai entendue était une berceuse chantée par ma mère à propos de Jérusalem. Sa tristesse et sa joie font partie de notre mémoire collective. Depuis que le roi David s’empara de Jérusalem comme sa capitale, les Juifs ont vécu à l’intérieur de ses murs, et, ils ont subi deux brusques changements : lorsque les envahisseurs romains, leur interdirent l’accès à la ville et, de nouveau, sous l’occupation jordanienne, les Juifs, sans distinction de nationalité se sont vus refuser l’entrée du vieux quartier juif, pour méditer et prier au Mur, le dernier vestige du temple de Salomon. Il est important de se rappeler, que si la Jordanie n’avait pas rejoint l’Egypte et la Syrie dans la guerre contre Israël, la vieille ville de Jérusalem serait encore arabe. De toute évidence, tandis que les Juifs étaient prêts à mourir pour Jérusalem, ils ne tueraient pas pour Jérusalem.


Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans, peuvent, sans entrave, vénérer leurs sanctuaires. Contrairement à certains rapports de médias, Juifs, Chrétiens et Musulmans sont autorisés à construire leurs maisons partout dans la ville. La douleur ressentie pour Jérusalem, ne concerne pas l’immobilier, mais la mémoire.


Quelle est la solution ? La pression n’engendrera pas de solution. Y a-t-il une solution ? Il doit y en avoir une ! Et, il y en aura une ! Pourquoi lutter contre le problème le plus complexe et sensible si prématurément ? Pourquoi, avant toute chose, n’est-il pas pris des mesures qui permettront aux communautés israéliennes et palestiniennes de trouver des modalités pour vivre ensemble dans une atmosphère de sécurité ? Pourquoi, ne pas ranger, pour un temps, le plus embarrassant et délicat des problèmes ?


Jérusalem doit rester la capitale spirituelle juive du monde, Jérusalem ne doit pas être un symbole d’angoisse et d’amertume, Jérusalem doit être un symbole de confiance et d’espoir. Comme le maître hassidique Rabbi Nahman de Bratslav l'a dit : "Tous dans ce monde ont un cœur, et le cœur, a lui-même son propre cœur."

Jérusalem est le cœur de notre cœur, l’âme de notre âme !Elie Wiesel.


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Hanna : webmaster 

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 12:53

 

http://www.actu.co.il/2010/04/

Elie Wiesel a publié dans le Washington Post une lettre dans laquelle il rappelle la prépondérance de Jérusalem dans la culture juive à travers les âges: « Pour moi, en tant que juif, Jérusalem est au-dessus de la politique (…) Elle apparait plus de six cents fois dans les textes saints mais pas une seule dans le Coran. (…) Depuis que le roi David en a fait sa capitale, des Juifs ont toujours vécu entre ses murailles, excepté à deux périodes: celle où l’occupant romain leur en a interdit l’accès et celle ou l’occupant jordanien leur a interdit de se rendre dans la Vieille ville et de prier au Kotel. Si la Jordanie n’avait pas rejoint l’Egypte et la Syrie dans la guerre contre Israël en 1967, ce lieu serait resté arabe. Il est clair que si les Juifs sont prêts à mourir pour Jérusalem, ils ne sont pas prêts à tuer. »

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 09:42

 

 

Yom Hazikaron : Aujourd’hui (18 Avril 2010) a 20h, débutent les cérémonies consacrées à commémorer le souvenir de tous ceux qui sont tombés dans la lutte pour le création et la défense de l’état d’Israël.
Ces cérémonies se déroulent durant les 24 heures qui précèdent le Yom Haatsmaout, jour de l’indépendance d’Israël.
A ce moment, la nation toute entière exprime son impérissable gratitude à ses fils et ses filles qui ont donné leurs vies pour l’indépendance et l’existence de l’état d’Israël.

C’est un jour où, imprégnés du sacrifice de ceux qui sont morts pour la survie de l’Etat, les vivants réaffirment leur fidélité à leur pays.

Ces cérémonies graves s’achèvent au moment où débute la liesse du Yom Haatsmaout : transition révélatrice du lien étroit qui relie le sacrifice des victimes et le maintien de l’existence d’un Etat d’Israël vibrant et dynamique.

Les guerres d'Israel

 Accès au dossier : Guerres d’Israel…

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:12

 

Parmi tant d'autres morceaux de bravoure, Janusz Korczak a écrit un conte pour enfant en 2 volumes : Mathias 1er, (chez Folio Junior). Je le lisais sur magnéto à ma fille encore bébé, lorsque je m'absentais 3 mois pour le lointain Canada. Qu'il lui soit lu pour entendre la voix de son père. Deux ans après la naissance de son frère, Matthias -comme il se doit-,  j'ai assisté, à Yad Vashem, en novembre 2002, à l'inauguration du statuaire qui est dédié à Korczak. Cet hommage est le fruit d'une promesse que Maxi Librati a faite, en quittant l'esclavage des camps, jurant que le souvenir du grand pédagogue de Varsovie ne serait jamais effacé. 

 

http://www.lemonde.fr/shoah-les-derniers-temoins-racontent/visuel/2005/07/04/maxi-librati-charge-de-bruler-les-morts-du-ghetto-de-varsovie_667736_641295.html

 

Janusz Korczak, l’héroïsme pour l’enfance

par Agnès Staes

un écho d'israel

 

La première fois que j’ai entendu parler de Janusz Korczak c’était à un cours d’ulpan où j’essayai laborieusement d’apprendre l’hébreu. Une leçon portait sur le Yad Vashem et la vie de ce personnage hors du commun.

J’emmène souvent des amis au Yad Vashem et lorsque nous sortons du mémorial des enfants en prenant le chemin du côté droit, nous passons devant une statue d’un homme d’une soixantaine d’année, grave et triste, entourant d’une grande main protectrice des enfants de tout âge, tristes eux aussi : C’est Janusz Korczak dans les derniers jours de sa vie. Elle est souvent recouverte de pierres indiquant le passage de personnes désirant l’honorer.

Janusz Korczak est surtout connu pour son héroïsme : il s’est laissé déporter avec les enfants du ghetto de Varsovie au camp de Treblinka où ils ont tous étaient exterminés. Israël en a fait un juste. Il est une figure humaine indéniable mais il ne faut pas le réduire aux dernières années de sa vie et aux circonstances insoutenables qui les ont marquées. Il est avant tout pédagogue mais aussi médecin pédiatre, journaliste, écrivain. « Le fait que Korczak ait volontairement renoncé à sa vie pour ses convictions parle pour la grandeur de l’homme. Mais cela est sans importance comparé à la force de son message », disait Bruno Betteheim.

Henryk Goldszmit, de son vrai nom, est né d’une famille juive assimilée en Pologne le 22 juillet 1878.
Vers de l’âge de 12 ans, Janusz doit subvenir aux besoins de sa famille à cause de la maladie puis de la mort de son père. Il donne des cours privés et découvre son goût et sa capacité à communiquer avec les enfants. Il les observe et apprend beaucoup d’eux.
Vers l’âge de 15 ans, il devient passionné de lecture.

De 1895 à 1905 il étudie la médecine et se spécialise dans la pédagogie et la pédiatrie. Il voyage pour se former davantage. Durant ce même temps, il publie plusieurs pièces de Théâtre.
En 1909, il rencontre Stefania Wilczynska et la prend pour associée dans son orphelinat.
Un an plus tard, il devient directeur d’un orphelinat et construit en 1912 une institution modèle, Dom Sierot, organisée en ’république’ où les enfants ont autant de droits que les adultes. C’est une école de la démocratie et de la participation.
En 1919, il prend la direction d’un autre orphelinat Nasz Dom avec le même schéma.

Pour lui l’enfant est une réalité à prendre en compte et il milite activement pour la popularisation des droits de l’enfant par le biais d’émission de radio. De 1920 à 1936, il exerce de multiples activités en plus de son orphelinat. Il est expert au tribunal, formateur pédagogique, écrivain, journaliste à la radio. Il est précurseur de la mise en pratique des droits positifs de l’enfant : droit d’expression, de participation et d’association. Dès le début du 20ème siècle, J. Korczack fait une refonte complète de l’éducation et du statut de l’enfant en privilégiant la sauvegarde et le respect absolu de celui-ci. Il est important pour bien comprendre de remettre cela dans le contexte d’un pays occupé, les deux guerres mondiales, les violences politiques et sociales, le clivage entre les Juifs et les Polonais sans compter l’intolérance religieuse et l’antisémitisme.

De 1936 à 1942, c’est la lutte quotidienne pour la survie des enfants puis l’enfermement dans le ghetto de Varsovie à partir de 1940. Là, il porte son uniforme polonais mais refuse de porter l’étoile de David car dit il cela désacralise le symbole.
Le 6 août 1942, il est emmené avec les 192 enfants de son orphelinat et 10 « soignants » dont Stefania vers les wagons de l’enfer qui les emmèneront à Treblinka où ils seront tous exterminés dans les chambres à gaz. On raconte que J.Korsack était en tête en tenant deux enfants par la main. Les autres suivaient par rang de quatre, tous en beaux habits. Le même jour les nazis déportèrent d’Umschlaplatz 4000 enfants des orphelinats et leurs aides du ghetto de Varsovie.
Plusieurs fois on lui donne la possibilité de s’en aller, de fuir, il refusa toujours pour être jusqu’au bout avec « ses » enfants.
Janusz Korczak a joué un rôle important dans tout ce qui concerne les droits de l’enfant et qui appartient aujourd’hui au paysage institutionnel mondial.

Alors qu’il était tout jeune éducateur en 1937, feu le professeur Aleksander Lewin qui devient l’éminent directeur de l’Institut (national) de la recherche pédagogique à Varsovie a rencontré et travaillé avec J. Korczak. Il témoigne de la modestie de l’homme, mal compris, imprégné d’une mission vitale, un homme profondément impressionné par le destin des autres et qui voulait changer ces destins. « Il était donc absolument convaincu que la tâche essentielle des adultes est d’aider les enfants à devenir eux-mêmes, de comprendre et de soutenir leurs efforts quotidiens que signifie grandir, mûrir et apprendre sur soi et sur le monde environnant. Les enfants ont leur propre représentation du monde, de la justice, ils ont un rapport personnel à la vie, supérieur même dans certains domaines (les émotions, la spontanéité, l’authenticité) à celui des adultes » (Site Internet association française Janusz Korczak AFJK).

Pour terminer voici une citation de J. Korczak : « Vous dites : c’est épuisant de s’occuper des enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez : parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. Là, vous vous trompez. Ce n’est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d’être obligé de nous élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, de nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser. » Janusz KORCZAK, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK, traduction révisée en 2007 :

Un cénotaphe en sa mémoire se trouve au cimetière juif de Varsovie.

Pour en savoir plus sur Korczak : http://korczak.fr

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 11:39

 

 

Du "devoir" des Juifs
Par JPOST.FR 
12.04.10

 

 

 

Le président de l'Agence juive, Natan Sharansky, a exprimé sa vision de la Shoah, lundi, lors de sa participation à la Marche des Vivants à Auschwitz. "Il est facile de dire que les leçons d'Auschwitz ont été tirées. Il est facile de prononcer ces mots magiques 'Plus jamais ça'. Mais le plus difficile est de donner du sens à ces mots. C'est notre défi !", a-t-il déclaré.

Natan Sharansky. 
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

"Avant de veiller à ce que cela ne se produise plus jamais, tous ceux qui se trouvent aujourd'hui ici ont une obligation", a poursuivi Sharansky. "Israël a un devoir particulier. Israël a émergé afin de garantir la survie physique du peuple juif. Et nous portons cette responsabilité en prenant les menaces de nos ennemis très au sérieux et en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour les empêcher de concrétiser ces menaces."

L'Iran au centre des préoccupations

Le discours du président de l'Agence juive est ainsi venu s'ajouter aux propos de plusieurs autres responsables politiques dont une partie des discours étaient axés sur la menace iranienne. Lors de son allocution à Yad Vashem, pour Yom Hashoah, le président Shimon Peres a appelé le monde à ne pas sombrer dans "la même apathie que celle qui a coûté des millions de vies dans le passé".

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a également évoqué, à son tour, le risque iranien. Un risque de répétition de la Shoah, selon lui.

Les sirènes ont retenti, lundi matin, à travers tout le pays en hommage aux victimes de la Shoah. Des gerbes de fleurs ont traditionnellement été déposées à Yad Vashem, à Jérusalem, à l'occasion de la cérémonie nationale officielle, en présence de Shimon Peres, Binyamin Netanyahou et du chef d'état-major, Gabi Ashkenazi.

LIRE AUSSI :

Plus jamais ça >>>

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:41

 

 


PM Netanyahu’s Speech at the Holocaust Martyrs’ and Heroes’ Remembrance Day Ceremony
 
Traduction et adapation par Hanna pour sionisme.xooit.com

Discours du Premier ministre Netanyahu, à la cérémonie du Jour du Souvenir des Martyrs et Héros de la Shoah.
 

Ce soir, en cette veille du Souvenir des Martyrs et Héros de l’Holocauste, nous nous souvenons de nos frères et sœurs qui ont été assassinés dans les camps de la mort, dans les forêts et dans les champs meurtriers. Nous écoutons la voix des survivants, qui est la voix de millions de morts. 

Avant leur décès, beaucoup de tués ont supplié ; "Ne nous oubliez pas. Racontez notre histoire – dites au monde, dites aux générations suivantes – quelle a été notre souffrance, comment l’horreur a été terrible, combien a été grand notre sacrifice."

Nous avons une dette envers les survivants, pour leur courage d’être revenus à la vie, d’avoir créer des familles, et d'avoir contribuer à l’édification du pays, et aussi pour leur courage de parler et raconter leurs histoires. Ce n’est qu’au cours de ces dernières années que nous avons fait davantage pour aider et faciliter les choses pour les survivants, et nous continuerons à le faire.

Chers invités,
Il y a quelques mois, j’ai dirigé la délégation israélienne à la cérémonie marquant le 65ièmeanniversaire de la libération des camps de la mort d’Auschwitz –Birkenau. La veillée aux chandelles a eu lieu à l’extérieur devant le monument. La température était de 15 degrés Celsius en dessous de zéro, mais il faisait encore plus chaud que le terrible hiver de 1944-1945, lorsque la température varie de 30 à 35 degrés en dessous de zéro. Nous sommes restés environ 30 minutes lors de la cérémonie, bien habillés à cause de la météo, mais néanmoins nous étions gelés. Soudain, j'ai compris la simple vérité, ce que fit le froid sur des millions de mes frères et sœurs, qui étaient là dans ce lieu maudit ; Ceux qui n’ont pas été brûlés, ont été gelés, et ceux qui n’ont pas été gelés ont été brûlés.

Plusieurs mois avant, j’avais visité la Villa Wannsee à Berlin. Quand j’y étais, j’ai vu l’original de l’appel d’une réunion de hauts responsables nazis, au cours de laquelle ils ont décidé de la destruction du peuple juif. Sur l’invitation qui a été envoyé par le chef adjoint de la SS, il était écrit : "Le chef du bureau de sécurité du Reich, Reinhard Heydrich, vous invite cordialement à une discussion sur la solution finale au problème juif. Le petit déjeuner sera servi à 09:00."
C’est ainsi que, dans une élégante villa sur la rive d’un lac pastoral, au cours d’un déjeuner et verres de cognac, que 15 hommes étaient assis et ont décidé de détruire notre peuple. Nulle possibilité de réagir, personne n’a exprimé aucun doute quant à la mission, soit de sa nécessité ou de sa justesse. Immédiatement après le repas, ils ont commencé leur travail pour effacer la descendance d’Abraham de la Terre.

Comme je marchais dans la villa, me déplaçant d’un document à l’autre, je me suis senti devenir rempli de rage impuissante, et ce sentiment a continué de croître jusqu’aux larmes. A la fin de la visite, mon hôte allemand m’a demandé d’écrire quelque chose dans le livre d’or. Je me suis assis dans le fauteuil et la tristesse, la colère croissaient en moi, au point de m’envahir. Et, à cause de cette déferlante d’émotions j’ai écrit trois mots : Am Israël Chai. [Le peuple juif vivant, et debout].
Ce soir, au mont Herzl, je le répète : Am Israël Chai. Le peuple continuera à vivre. Il a rétabli son pays, a rassemblé ses exilés, construit son armée, s’est installé dans sa patrie et retrouver sa capitale, Jérusalem "  La Terre d’Israël est la patrie du peuple juif. " C’est ainsi que David Ben Gourion a débuté la Déclaration d’Indépendance". L’Etat d’Israël est né sur les ruines et les cendres, et aujourd’hui, il impressionne le monde entier avec la force de sa créativité et son innovation, ses recherches et ses connaissances avancées, avec l’élan de son économie et sa société libre et démocratique.

En plusieurs décennies, l’Etat d’Israël est devenu, l’un des pays le plus avancé dans le monde, les produits israéliens aident à guérir des maladies et nourrissent des millions de personnes, le développement israélien aide à irriguer les champs et les vergers sur tous les continents, les idées israéliennes aident à économiser de l’énergie dans tous les coins de la planète. Israël est un nid de source d’innovations pour le monde qui se tourne vers l’avenir.

Néanmoins, aujourd’hui, nous devons nous poser la question : Qu’a-t-on appris des leçons de l’Holocauste ? Je crois qu’il y a trois leçons : Fortifier notre force, enseigner les bonnes actions, et combattre le mal.
.La première leçon – fortifier notre force, [autorité] – cela nous concerne tous, le peuple d’Israël, a été abandonné et sans défense face à des vagues de haine meurtrière qui se sont dressées contre nous, à maintes reprises.



"A chaque génération, il y a ceux qui se tiennent debout avec haine contre nous. " Et, notre génération, doit renforcer son autorité et son indépendance de sorte que nous soyons en mesure d’empêcher l’ennemi actuel de réaliser son plan. 

Fortifier notre puissance est la première condition de notre existence. 

Puis, il est également nécessaire, pour boucler la boucle, de faire la paix, avec les voisins qui acceptent notre existence.

La deuxième leçon – C’est d’enseigner les bonnes actions – ou plutôt, c’est puiser de ces enseignements, l’acceptation de l’autre avec ses opinions divergentes. C’est la reconnaissance qui est le fondement du dessein du peuple juif, que tout homme a été créé à l’image de D.ieu et que tout homme a droit à la liberté, à la vie et choisir sa propre vie.

C’est l’essence même d’une société libre. C’est à la base, empêcher la croissance d’une idéologie nazie ou toute autre idéologie fanatique qui prêche le génocide et l’exécute.

C’est ce que nous enseignons aux enfants d’Israël, Israël, qui est un pays magnifique, un modèle de tolérance dans une région sombre et fanatique.

Mais, Mesdames et Messieurs, enseigner les bonnes actions, a un côté complémentaire, et c’est la troisième leçon à tirer de l’Holocauste : Se battre contre le mal. Il ne suffit pas de simplement faire le bien et être tolérant. Une société libre doit se demander ce qu’elle va faire face à des forces destructrices du mal qui cherchent à détruire l’homme et piétiner ses droits.


Il n’y a pas de tolérance sans limites, et la limite de la tolérance, doit être signalée. C’est la réponse que tous les pays libres, doivent se fixer.

L’échec historique de la société libre face à l’animal nazi, c’est qu’ils n’ont pas résisté à temps face à lui, alors qu’il y avait encore une chance pour l’arrêter. 

Nous voici aujourd’hui, encore les témoins de l’incendie de la nouvelle haine, la haine des Juifs, qui est exprimée par les organisations et les régimes associés à l’islam radical, dirigé par l’Iran et ses mandataires.
Les dirigeants iraniens s’activent pour développer des armes nucléaires et ils déclarent ouvertement leur désir de détruire Israël. En face de ces déclarations répétées pour détruire l’Etat juif de la surface de la terre, dans le meilleur des cas, nous entendons une faible protestation, qui a tendance à s’estomper.
La protestation ferme requise, [que nous sommes en droit d’attendre], n’est pas entendue – pas une ferme condamnation, pas un cri d’alerte.

Le monde continue comme à son habitude, et il y en a même qui nous haissent, qui haissent Israël.


Aujourd’hui, 65 ans après l’Holocauste, nous devons dire en toute honnêteté que ce qui est si bouleversant est l’absence de toute forme d’opposition. Le monde accepte progressivement les déclarations de l’Iran visant à détruire Israël, et nous ne voyons toujours pas la ferme détermination internationale nécessaire pour empêcher l’Iran à se doter de l'arme nucléaire.



Nous avons tiré des leçons de l’Holocauste, et nous ne devons pas garder le silence et nous décourager en face du mal.

J’appelle tous les pays éclairés à s'ériger avec force et condamner fermement les intentions destructrices de l’Iran, à agir avec de réelles déterminations,  pour l’empêcher de se doter d’armes nucléaires.

Ce sont les trois leçons de l’Holocauste : Le mal doit être combattu, il faut enseigner les bonnes actions et fortifier notre puissance.


Mes amis, d'où notre force vient-elle ? De notre unité, de notre héritage, de notre passé et futur commun. Nous chérissons notre passé et forgeons le sentier de notre avenir.

Nous ne sommes pas ici par hasard. Nous sommes revenus à cette terre parce que c’est notre terre, nous sommes revenus à Sion [Jérusalem], car c’est notre ville. Nous pavons des routes au Nord et au Sud et transformons une terre stérile en un jardin prospère. C’est notre réponse à ceux qui cherchent notre destruction.Comme le prophète Isaïe dit:

Au lieu de l'épine s'élèvera le cyprès, Au lieu de la ronce croîtra le myrte ; Et, ce sera pour l'Éternel une gloire, Un monument perpétuel, impérissable.
 




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Hanna : webmaster 
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 18:56

 

 

Le secret se lève peu à peu…



L’Allemagne tente d’empêcher la publication de documents sur la manière dont Adolf Eichmann a réussi à s’enfuir en Amérique du sud. 

 
Le BND (Bundesnachrichtendienst), les services de renseignements allemands, semblent vouloir bel et bien sauver l’honneur du Vatican et du régime nazi en empêchant que soient ouvertes certaines archives sur Adolf Eichmann rassemblées dans un impressionnant document de quelque 4 500 pages.
Ces archives, qui selon certains spécialistes contiendraient tous les noms de ceux qui ont aidé de nombreux nazis à fuir après la guerre, ont été récemment " mises au secret " et interdites d'accès pour cinquante années supplémentaires. En fait, certains de ces documents capitaux démontreraient comment l’Allemagne et le Vatican ont ensemble organisé la fuite à l'étranger des responsables nazis. Mais si le BND assure avec tant d'insistance que ces archives ne renferment " aucune preuve de ce genre ", alors pourquoi ce nouveau décret adopté par le gouvernement de Berlin allongeant d'un nouveau demi-siècle le secret planant sur la mémoire si douloureuse et gênante relative à cette époque… ?
« Une grande partie des renseignements contenus dans ces archives proviennent de sources étrangères et s'ils sont publiés un jour, explique un officiel allemand, les agences de renseignements étrangères ne voudront plus partager leurs informations avec l’Allemagne de peur que leurs propres sources soient divulguées ». Or, la plupart des historiens, journalistes et juristes connaissant cette affaire ne sont pas convaincus par cet argument… Et ce, alors que le tribunal administratif de Leipzig étudie leur requête demandant la levée immédiate du secret pesant sur ces archives..
Ainsi, selon le journaliste Gabriele Weber, ces dossiers montreraient clairement qu’Eichmann, “ l’architecte de l’Holocauste ”, n’a pas du tout fui en Amérique latine par ses propres moyens : beaucoup de fonctionnaires auraient été soudoyés en Allemagne et à l'étranger, et ces documents montreraient en détail le rôle précis joué par le Vatican.
« Il y a de bonnes raisons de croire qu’Eichmann a reçu l’aide de l’Allemagne, de certains hauts fonctionnaires italiens et du Vatican », prétend-il. 
Cette évidente responsabilité du Vatican ne constitue guère une surprise pour rabbi David Skolsky, le directeur des Archives de la Shoah à Bné-Brak (Ginza'h Kiddush Hachem : « Après tout, nous savons tous que le Vatican a commis des crimes pendant toute cette période, et il n’est pas surprenant d’entendre que le soutien se soit étendu aussi aux chefs nazis en fuite », remarque-t-il. Et d'ajouter que le rabbin Moché Prager, z”l - le fondateur de " Ginza'h Kiddush Hachem ", a lui-même écrit plusieurs articles sur le rôle du Vatican. 
Esther Farbstein, qui est conseillère aux archives de Bné-Brak, a précisé quant à elle qu’il était important de faire la différence entre le Vatican " en général ", qui avait pour politique de ne pas aider les Juifs persécutés, et les églises qui ont souvent agi seules ici et là : « En France et en Belgique, les églises ont ainsi parfois organisé des plans de sauvetage de Juifs pourchassés par les S.S., la gestapo et les forces nazies ». Selon elle, le Vatican n’est pas intervenu pour arrêter les massacres, et c’est justement dans les régions les plus profondément catholiques comme la Slovaquie, qu'on a enregistré la plus vaste collaboration locale avec les nazis.
Au Vatican, on répète à ce sujet que le " Saint Siège " et le fameux pape Pie XII n’avaient aucune influence sur les nazis. Mais en Hongrie par exemple, l’opposition du Vatican aux massacres de masse a eu un effet certain, même si cet appel a été prononcé bien trop tard…
Comment Eichmann s’est enfui…
On sait qu'Adolf Eichmann était le responsable en chef de toute la logistique de la " Solution finale ". C'est en 1946 qu'il fut arrêté par l’armée américaine sous le faux nom d'Otto Eckmann. Mais il a pu ensuite s'échapper et il est parvenu à se cacher un certain temps en Allemagne même. Puis Eichmann a quitté l’Allemagne en 1950 pour l’Italie, se présentant comme un " réfugié " sous le nom de Riccardo Klement. 
Avec l’aide de Rome et de l’évêque allemand Aloïs Hudal, qui était connu pour aider les nazis à échapper à la justice européenne, Eichmann obtint ensuite du Comité international de la Croix Rouge un " passeport humanitaire " et un visa pour l’Argentine. Il passera donc dans ce pays une quinzaine d'années, parfois même sous son vrai nom : il y fondera même une famille et travaillera à l’usine VW. Or en 1960, une équipe du Mossad fut envoyée à Buenos Aires avec l’ordre de le kidnapper et de le ramener en Israël pour y être jugé. Il sera pendu le 31 mai 1962 après avoir été condamné pour " crimes contre l’humanité ". 
Les " ratlines "…
L’évêque allemand Aloïs Hudal avait joué un rôle-clé pour aider les nazis à se procurer des passeports afin de s’enfuir par les " ratlines ", ces fameuses routes et autres " voies d'évacuation " vers des lieux sûrs en Amérique du sud, comme l’Argentine, le Paraguay, le Brésil et le Chili. D’autres trouvèrent aussi refuge aux États-Unis, au Canada ou dans tout le Moyen-Orient. 
Aloïs Hudal était le recteur de l’Institut " Pontificio Istituto Teutonico Santa Maria dell Anima " à Rome, un séminaire pour prêtres autrichiens et allemands. Or après la fin de la guerre, il sera nommé en 1944 comme représentant du Vatican pour s’occuper des " détenus civils " parlant allemand en Italie. C'est sous les instructions personnelles transmises par le pape Pie XII qu'il a ensuite fait transférer de nombreux responsables nazis en Amérique du sud, grâce notamment à " Caritas ", une organisation catholique de charité couverte par la Croix Rouge… 
Hudal était un ami proche de Walter Rauff, l'inventeur des chambres à gaz mobiles. Il l’aurait aidé personnellement, ainsi que 30 000 autres criminels nazis - dont Eichmann et Franz Stangl, le sinistre commandant du camp d'extermination de Treblinka - à fuir l’Europe avec des passeports du Vatican.
Après la guerre, Franz Stangl - qui s’était fait remarquer et désigner comme le " meilleur commandant de camp " pour son efficacité barbare en Pologne - a été capturé par les Américains après la guerre. Il fut remis aux Autrichiens et transféré, fin 1947, vers une prison civile ouverte à Linz d’où il est sorti. Il s’est ensuite retrouvé en Italie avec Gustav Wagner, l'un des commandants du camp de Sobibor, justement grâce à Hudal et son réseau du Vatican qui leur auraient fourni de faux passeports pour se rendre au Brésil. 
Le " Saint-Siège " s'obstine à nier tout cela, mais de l’aveu même de Stangl recueilli par Gitta Sereny, une historienne de la Shoah, c’est Hudal en personne qui l’a aidé. Stangl a ainsi expliqué qu’il était allé chercher lui-même l’évêque Hudal, dont il avait entendu qu’il aidait efficacement les responsables allemands en fuite. Et de fait, Hudal lui a trouvé un logement à Rome, puis des papiers, de l’argent et un passeport de la Croix Rouge avec un visa pour la Syrie, où l’évêque a continué à lui envoyer de l’argent et lui a même trouvé un emploi dans une usine textile. 
Un autre nazi, Erich Priebke - l'un des responsables des massacres des grottes Ardeatine à Rome en 1944 où 335 Italiens, dont 75 Juifs, furent assassinés de sang froid -, a lui aussi explicitement mentionné ce prêtre. 
En 1946, Priebke a réussi à s’enfuir d’un camp anglais de prisonniers au nord-est de l’Italie et a rejoint Rome. Il a raconté à la journaliste du quotidien italien " La Repubblica ", Emanuela Audisio, que Hudal lui avait fourni un faux visa pour gagner Buenos Aires, ce qui a été reconnu par l’historien du Vatican, le père Robert Graham SJ… 
Hudal a également aidé le sinistre " docteur de la mort " du camp d’Auschwitz, Josef Mengele, et aussi les chefs nazis Aloïs Brunner, Klaus Barbie - entre autres responsable du camp de détention de Drancy près de Paris - et aussi Edward Roschmann, surnommé " le boucher de Riga ". Grâce à ses services zélés, d’autres nazis ont pu trouver refuge en Italie. Dans ses mémoires, Hudal raconte d'ailleurs sans aucune gêne comment il leur a fourni à tous des faux papiers !
Dans leur fort intéressant livre intitulé " Unholy Trinity " (" Une Trinité fort peu sainte "), les historiens Mark Aarons et John Loftus écrivent que Hudal a été le premier prêtre catholique à s’occuper de si près des criminels nazis. Selon eux, c'est suite à des articles très critiques parus au début des années 50 dans la presse nationale italienne qu'il a été ensuite forcé à démissionner de ses fonctions ecclésiastiques en 1953.
Le réseau croate…
Un autre réseau était celui qu'animaient des prêtres de Croatie dirigés par le père Krounoslav Draganovic. Cette organisation était très sophistiquée avec un QG. établi à Rome au séminaire " San Girolamo degli Illirici ". 
À ses débuts, cette " ratline " devait fournir de l’aide aux membres du mouvement pronazi des Oustachis de Croatie, dont Ante Pavelic, le cruel dictateur croate, avait lui-même bénéficié. Rappelons que les collaborateurs directs des nazis que furent les Oustachis ont commis des atrocités innommables pendant la Shoah, comme l’assassinat de plus d’un demi-million de Juifs et de Serbes en Croatie.
L'existence et le mode de fonctionnement de cette " ratline " de Draganovic étaient en fait un " secret de polichinelle " au sein de la communauté des services internationaux de renseignements, tout comme à Rome… Mais quand le délégué spécial britannique dépêché au Vatican, Francis Osborne, demanda à Domenico Tardini, un haut fonctionnaire du Vatican, d’autoriser la police militaire britannique à fouiller les institutions de Vatican installées même en dehors du territoire du Saint-Siège à Rome, Tardini a refusé en niant obstinément que l’Église catholique ait protégé des criminels de guerre…
Cependant en 1947, l’agent spécial de la CIA, Robert Clayton Mudd, devait rapporter que des membres du cabinet oustachi de Pavelic Ustacha habitaient encore soit à San Girolamo, soit au Vatican même. Après avoir réussi à infiltrer un agent dans le monastère de San Girolamo, Mudd a pu confirmer la présence de nombreux membres oustachis qui attendaient leurs papiers et des visas pour l’Amérique du sud. 
Précisons enfin que cette " ratline " du père Draganovic a chaque fois été mentionnée par tous les historiens sérieux du Vatican.
Qui payait ces réseaux ? 
En fait, les historiens de la Shoah ont prouvé que le coût de cette fuite organisée des criminels nazis avait été payé… par leurs victimes !
En effet, le fameux " trésor " d'or des Oustachis - évalué à 80 millions de dollars - était constitué par les biens que les membres de cette milice avaient volés à leurs victimes avant de les assassiner. Les traces de cet argent ont été retrouvées au grand camp de concentration croate où environ 700 000 Juifs et Serbes ont été massacrés. 
Cet or fut conservé dans la Banque du Vatican et a servi à payer les circuits d'évacuation de ces " ratlines ". William Bill Dorich, un journaliste américain qui a déposé une plainte contre la Banque du Vatican, déclare à ce propos : « Les nazis se sont enfuis en Argentine avec l’or qu’ils ont arraché des dents de ma famille ! ».
D'autres témoins ont raconté que l’or oustachi avait été transporté dans dix gros camions vers Rome au monastère franciscain Saint Jérôme, où le leader croate Ante Pavelic, s’était lui-même caché après la guerre.
D'ailleurs courant 1986, le gouvernement américain a dévoilé que le Vatican avait lui-même organisé la fuite en Argentine de Pavelic et de 200 de ses proches conseillers. Avant de fuir ainsi l'Europe, ces fascistes se cachaient dans des églises en se déguisant en prêtres - Pavelic s’est ainsi enfui déguisé en prêtre catholique, d'autant que de nombreux prêtres catholiques croates furent eux-mêmes des membres des Oustachis. On sait aussi que les aumôniers de l’armée croate incitaient à la violence contre les Juifs et que pendant toute la guerre, l’Église a appuyé le gouvernement fasciste de Pavelic. 
Au sein du monastère franciscain de Sirkoï Brijeg, des journalistes ont pu filmer un sanctuaire secret en l’honneur des Oustachis. Une plaque dédiée aux moines qui avaient été membres de cette organisation pronazie a été filmée dans un grand sanctuaire aux murs recouverts de photos de soldats oustachis, certains habillés en uniformes nazis. Ce sanctuaire a certes disparu par la suite, mais la preuve de son existence est restée sur les cassettes vidéo tournées sur place, ce qui a servi comme preuve pour déposer une plainte contre la Banque du Vatican concernant la curieuse " disparition " de l’or oustachi…
Peu à peu toutes sortes de preuves historiques apparaissent les unes après les autres pour montrer le rôle réel que jouèrent le Vatican et l'Église catholique pendant la guerre. Reste à savoir si l’Allemagne acceptera à présent d’ouvrir au public les 4 500 pages capitales de documents relatifs à cette période.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 10:22

 

En Israël, la vie se figera durant 2 minutes, lorsque la sirène du souvenir retentira, autour de 11H. En Diaspora aussi, sachons nous arrêter, ne serait-ce que deux minutes de l'Eternité pour êtrel'espace d'un instant, avec eux. 

Lecture pendant 24h des noms des Juifs de France morts en déportation

 

 

EJP European Jewish Press

dimanche 11 avril 2010



Durant près de 24 heures à partir de dimanche soir, vont être lus à haute voix les noms de Juifs de France morts en déportation et qui sont inscrits au Mémorial de la Shoah à Paris, pour commémorer Yom HaShoah, la journée de l’Holocauste. Près de 76.000 noms figurent sur le mur des déportés au Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy l’Asnier (IVe arrondissement). Chaque année, depuis dix ans pour Yom HaShoah, à l’initiative du Mouvement Juif libéral, sont lus les noms des déportés réunis selon le numéro du convoi qui les a emmenés vers les camps d’extermination nazis.

La lecture a lieu au Mémorial de la Shoah depuis son ouverture il y a 5 ans.

Cette année, on ne lira que les noms des déportés des convois 25 à 66, parce qu’il faudrait plus de 24 heures pour égrener tous les noms des 79 convois, ont indiqué les organisateurs de la cérémonie.

La date de Yom HaShoah a été fixée au 27 Nissan du calendrier juif par l’Etat d’Israël en 1951, à la fois pour honorer la mémoire des victimes de la Shoah et rappeler le soulèvement du ghetto de Varsovie. Cette année, cette date correspond au samedi 10 avril, jour de shabbat, et la lecture a donc été reportée au dimanche 11.

Pour la première fois, ce sont des personnalités politiques, diplomatiques et religieuses - juives et non juives - qui liront les noms du 1er convoi (le n° 25 cette année) et des enfants prendront la relève.

François Zimeray, ambassadeur de France pour les droits de l’Homme, en charge de la dimension internationale de la Shoah, participera à la lecture commémorative, placée sous le Haut Patronage du Président de la République.

Simone Veil, présidente d’honneur de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, assistera à la cérémonie, de même que Serge et Beate Klarsfeld, Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, Joachim Bertele, représentant de l’ambassadeur d’Allemagne, le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, David de Rothschild, président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, ainsi que des élus de Paris et des personnalités de la communauté juive.

Yom HaShoah est célébré dans toutes les synagogues. Le Consistoire de Paris organise une cérémonie lundi soir au Temple des Vosges-synagogue Charles Liché (place des Vosges dans le IVe arrondissement.)

Sur les 75.721 Juifs déportés de France vers les camps de la mort —dont quelque 11.400 enfants— entre 2.500 et 3.000 ont survécu. Environ 500 sont encore vivants.

Il y avait en France environ 330.000 Juifs en 1940, dont 190.000 de nationalité française et 140.000 venus de Pologne et d’Europe de l’Est après la première guerre mondiale ou d’Allemagne et d’Autriche après l’arrivée d’Hitler au pouvoir.

Les trois-quarts des Juifs vivant en France ont échappé à la déportation grâce à l’aide de Français non juifs, qui ont caché, nourri des familles et/ou des enfants, leur ont fourni des faux-papiers, etc. Le Mémorial Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de "Juste" à près de 3.000 de ces sauveteurs del’ombre et à tout le village protestant du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) dont la population contribua à sauver près de 5.000 Juifs.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 15:26

 

 

Le rôle réel de la Turquie durant la seconde guerre mondiale.

 

par Nina, pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info 

 

 

On nous a souvent présenté la Turquie comme le pays qui sauva ses ressoritissants juifs durant la seconde guerre mondiale. Il y eut quelques diplomates qui tentèrent et réussirent à sauver des personnes du départ de quelques wagons vers les camps de la mort.


C'est louable bien sûr et il n'y a rien à redire sur ce point. Ce sont des Justes parmi les nations.


Toutefois, ces actions furent le fait de quelques hommes et non la volonté de l'Etat Turc comme certains aimeraient nous le faire croire.


Alexandre Adler, par exemple, ne cesse de nous vendre les bons côtés de l'histoire juive sous les différents régimes Ottomans.


Qui n'a pas été ébloui par l'incroyable saga des Mendès, originaires d'Espagne, passés au Portugal, aux Pays Bas  puis par l'Italie ? Donna Gracia et ses neveux ont dû souvent déjouer la haine des Rois très catholiques et leur histoire serait digne d'un grand film.


Don Joseph Nasi, neveu de la veuve la plus riche d'Europe a dû prendre les rênes d'un empire financier, la banque Mendès et le sauver de l'avidité des monarques du 16è siècle. L'Eglise aussi convoitait le trésor. A défaut de n'avoir pu les éliminer physiquement ou en faire de bons chrétiens qui ne judaïseraient pas en secret, le Pape Pie III (tiens...encore un Pie), envoya force agents secrets afin de localiser la famille de Donna Gracia-Nassi-Mendes.

Il s'en est fallu de peu que toute cette famille qui, indépendamment d'être très riche, était fondamentalement juive,  ne soit anéantie. Même si, au lendemain de l'arrêt d'expulsion des juifs d'Espagne (1492), ils durent s'enfuir au Portugal et se convertir au catholicisme, les Mendès-Nasi continuaient clandestinement à honorer la foi de leurs pères.

Les voilà donc à Venise, après tant de voyages, de fuites pour échapper au couroux des Rois et du Pape. La Sérénissime est assiègée par la flotte Turque et va bientôt tomber. C'est alors que Soliman accepte de recevoir Don Joseph Nasi et propose l'asile à sa famille ainsi qu'à tous les juifs qui en feront la demande.


Cela n'est pas gratuit, mais préserver sa vie et celle de ses frères est un commandement majeur.

Les Mendès-Nasi, une fois hors de danger,  n'auront de cesse de sauver tous les juifs qui fuient l'horreur inquisitoriale. Ils rachèteront des bateaux entiers d'esclaves juifs en partance pour des pays où ils n'étaient pas sûrs d'arriver vivants et encore moins d'échapper à la pire des conditions.

Oui, les juifs avaient trouvé un endroit où, tout en payant l'impôt de l'infidèle,  ils pouvaient cependant survivre dans des conditions relativement bonnes. Bien sûr, ils n'avaient pas le droit de prétendre à certains postes et devaient subir bien des humiliations, mais ils étaient vivants.

Ce n'est pas ce cours d'histoire que je voulais donner. J'en serais incapable mais l'extraordinaire épopée de la famille Mendès mérite d'être contée encore et toujours.

Ce que je tente de faire est de démêler le vrai du faux. Tous, nous avons en mémoire cette commémoration de 2005 à Auswchitz-Birkenau où furent cités les noms des 20 diplomates Turcs ayant contribué au sauvetage de nos frères juifs durant la seconde guerre mondiale.

Ils étaient des hommes, seuls, face à leur conscience et surtout face à leur pays : la Turquie.

Beaucoup d'entre vous serez comme moi, un peu renseignés sur le comportement de cette Turquie entre 1939 et 1945.  La neutralité ? Vraiment ?

Il semblerait que non. Voici un livre paru en 2009 :
"La Turquie, les Juifs et l'holocauste" par Corry Guttstadt (Verlag Assoziation A, Berlin).

L'historienne y présente un travail bien documenté, basé sur des archives turques et allemandes,  concernant le comportement de la Turquie durant la seconde guerre mondiale. L'image d'Epinal en prend un coup.

On nous a trompé. Voici ce que dit en substance Corry Guttstadt, preuves à l'appui :

Les Juifs turcs ont été abandonnés au nazisme

En refusant de rapatrier les Juifs venus de Turquie, comme l’Allemagne nazie le lui avait demandé en octobre 1942, Ankara se serait rendu coupable d’un « refus d’assistance » à leur égard. Attitude qui aurait coûté la vie à 2 500 d’entre eux. Cette thèse est avancée par l’historienne allemande Corry Guttstadt, auteure de la première étude académique sur la question. Après la chute de l’Empire ottoman en 1923, quelque 70 000 Juifs de Turquie avaient choisi l’exil en Europe face à la montée d’un nationalisme qui déniait les droits des minorités. Pendant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’en février 1945, l’Etat turc était resté neutre. « Il avait donc tout à fait la possibilité d’influencer le régime nazi ou d’intervenir pour sauver ses ressortissants », commente Martin Kroeger dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung. « Mais au final, Ankara n’a rien fait, parce que son intérêt primordial était d’empêcher les Juifs turcs de revenir au pays ». Taxer la Turquie de passivité semble en-deçà de la vérité. Non seulement, elle n’a pas rapatrié ses citoyens Juifs mais elle les a déchus de leur nationalité, rappelle Corry Guttstadt, les privant de leur dernière protection face à la machine de mort nazie. Son étude n’est sans doute pas la dernière ; il reste d’autres archives à explorer. L’auteure a trouvé porte close devant celles du ministère des Affaires étrangères turc.


La vérité a besoin de respirer. On ne doit pas ignorer sous peine de revivre les même tourments, combien les juifs furent isolés.


Aujourd'hui, plus que jamais, sachons que nous et nous seuls sommes à même de nous entraider.


L'amour c'est la solidarité. Le judaïsme c'est sentir ce lien qui nous unit depuis des millénaires. C'est pleurer lorsqu'un soldat meurt en Israël, ressentir une fierté lorsqu'un savant juif fait des découvertes qui feront avancer l'humanité, avoir honte lorsqu'un juif aura trahi les siens, ne pas jouir pleinement de nos petits bonheurs quotidiens parce que tous nos frères ne sont pas à l'abri.

Dona Gracia hantait les quais de Constantinople tous les matins pour racheter ses Juifs enchaînés sur des bateaux. Elle, la noble femme riche n'a eu de cesse de déjouer tous les complots pour l'amour de la foi de ses pères, pour l'amour des Juifs.


Sachons nous souvenir de ses actions. Sachons nous souvenir qu'être juif c'est d'abord aider, protéger nos frères où qu'ils se trouvent. Sinon à quoi bon ?


Admettons une fois pour toute que nous ne sommes pas un peuple ordinaire.

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 21:20

 

 

Liberté et identité
 

Jerusalem Post
 
Adaptation française de Sentinelle 5770 


Entretien exclusif avec le Président de l’Agence Juive et ancien dissident soviétique Natan Sharansky.
 
Face au bureau du Président de l’Agence Juive Natan Sharansky, à l’entrée de la salle de conférence de l’organisation, à son siège dans la Jérusalem profonde, il y a deux portraits de grande dimension – l’un figurant le père du sionisme moderne, Théodore Herzl, et l’autre le premier Président de l’Etat d’Israël, Chaïm Weizmann. Mais celle que Sharansky voit de son fauteuil derrière son bureau bien rangé, qu’il occupe depuis sa nomination à la présidence de l’Agence en juin dernier par Zeev Bielski, c’est une photo d’Andreï Sakharov, le dernier fondateur du mouvement des droits de l’homme et dissident en Union Soviétique.
Ces trois figures ont joué un rôle éminent pour façonner la personnalité de Sharansky et faire monter en flèche le jeune spécialiste en ordinateur russe vers le prodige sur la photo dans la lutte pour la communauté juive soviétique et sa victoire finale sur les puissances obscures des autorités soviétiques, Herzl et Weizmann représentant la quête d’un Etat juif – réalisation ultime de l’identité juive – et le mentor de Sharansky représentant la lutte pour la liberté.
Et c’est la même base solide que Sharansky, âgé de  62 ans, a portée avec lui à l’agence Juive, le plus récent ancrage de l’immigrant célèbre, qui est devenu en Israël un héros instantané en 1986, et qui poursuivit en créant son propre Parti politique, ‘Yisrael Ba’aliya’, puis servit comme ministre dans trois gouvernements.
Mais c’est ici, comme LE responsable de la relation d’Israël avec le monde juif, que Sharansky se trouve en définitive le plus à son aise – et le plus concentré.
« J’ai fait le choix de quitter le gouvernement, et de venir ici », dit Sharansky, affable, dans une conversation avec le ‘Jerusalem Post’ avant Pessah’.
« Je sens qu’ici se situe la continuité très logique des sujets dont j’ai traités tout au long de ma vie – l’identité juive, et la liaison entre les luttes pour nos intérêts et comment faire du monde un endroit meilleur. Je sens qu’ici, je peux mieux influer sur le cours de l’histoire juive ».
Lors d’une réunion du bureau des gouverneurs de l’Agence Juive à Jérusalem en février, Sharansky fit se dresser quelques cheveux sur la tête quand il dit : « Faire venir plus de Juifs en Israël ne peut être notre seul objectif ». Avant l’Aliya doit préexister une forte identité juive, et avec une résolution inébranlable, Sharansky chercha à déterminer comment invoquer et renforcer au mieux un sens à l’identité juive là où elle était dormante.
 
C’est un travail austère, mais Sharansky a été confronté à des obstacles bien plus durs. En étant assis à côté de lui, il est facile d’oublier que ce personnage à la forte carrure, aux manières douces, habillé simplement, a enduré les sévères vicissitudes d’une prison soviétique, à cause d'accusations mensongères de trahison et d’espionnage pendant huit ans, jusqu’à ce qu’une campagne internationale menée par sa femme, Avital, qui a culminé en 1986, parvînt à sa libération. Il arriva en Israël dans la même nuit.

Dans sa dernière déclaration devant la cour en 1978 avant son emprisonnement, Sharansky conclut son appel par ces mots : « Pendant plus de 2000 ans, le Peuple juif, mon Peuple, a été dispersé. Mais où qu’ils fussent, partout où se trouvent des Juifs, chaque année ils ont répété : « L’an prochain à Jérusalem ». Aujourd’hui, alors que je suis plus loin que jamais de mon Peuple, par l’intermédiaire d’Avital, face à de nombreuses années d’emprisonnement rigoureux, je dis, me tournant vers mon Peuple, mon Avital : « l’an prochain à Jérusalem ».
 
Qui mieux que lui – en cette fête de la liberté – peut mettre en perspective les concepts de Nation et d’Identité que celui qui en notre génération, fut capable de dire : « Cette année nous sommes des esclaves, l’an prochain nous serons des hommes libres » et l’a fait advenir dans la réalité ?
Il y a cent ans existait une communauté juive unifiée communément reconnue dans le monde. Pensez-vous que cela est toujours vrai aujourd’hui ?
 
Je ne suis pas certain qu’il y eût jamais un Peuple juif commun unifié. Cela peut apparaître ainsi, si on le regarde dans le passé. Il y a cent ans, Théodore Herzl découvrait par lui-même l’idée de communauté juive. En découvrant la nécessité du sionisme et le besoin de sauver des Juifs, il découvrit l’idée du sionisme. C’était un Juif assimilé ; il ne se ressentait pas lui-même appartenir à une communauté juive.
 Je crois que l’idée de communauté juive a signifié différentes choses pour des Juifs divers. A ce moment-là, en Russie, il y avait des luttes importantes entre les premiers Sionistes et les Bundistes (Juifs socialistes laïques), et ils avaient tous une compréhension différente de ce qu’était la communauté juive.
 
La communauté juive américaine percevait que la Palestine ne les concernait pas, ni leur identité juive. Dans mon dernier livre « 
Défense de l’identité : son rôle indispensable dans la défense de la démocratie », j’ai inclus un texte du programme de Pittsburgh (le document essentiel du 19ème siècle sur l’histoire du Mouvement Juif Réformateur Américain adopté en 1885), et comment la terminologie du Mouvement de la Réforme se transforma au cours des années. Vous pouvez mesurer comment les principes mêmes de l’identité juive changeaient – de citoyens américains de confession juive ne voulant pas mettre en avant des idéaux sionistes, à des Juifs fidèles aux principes américains de démocratie pour laquelle Israël est la base de leur identité.
Deux choses se produisirent lors de l’exode des Juifs d’Egypte – les gens qui étaient des esclaves devinrent libres, et ils devinrent un Peuple. Cette liaison entre l’identité et la liberté – qui est bien sûr mon intérêt spécifique depuis les vingt dernières années – fut exprimée aussi profondément et significativement dans l’Exode d’Egypte.
En fait, jusqu’à ce jour, si vous observez historiquement sur quelle base des gens revenaient à la communauté juive ou la quittaient, tout le débat se situait sur l’existence d’une liaison entre liberté et identité – si quelqu’un pouvait vivre avec les grands idéaux universels juifs d’égalité, de justice, de ‘tikkun olam’ (1).

Je crois, exactement comme si nous étions à l’époque de l’Exode biblique, que les mêmes conflits étaient évidents en Union Soviétique dans les années 1970 – la profonde liaison entre la lutte pour la liberté et l’identité. Et cela reste vrai aujourd’hui.
L’enseignement sur l’identité juive ne diffère-t-il pas selon le pays où vous en parlez – qu’il s’agisse des USA, de la France, de la Russie, ou même d’Israël ?
Oui. Dans différents pays, la manière dont les Juifs perçoivent le point où ils en sont est très différente. En Russie, c’était une assimilation absolue, forcée. Par conséquent, la façon de revenir en arrière est de la relier à une connaissance basique du judaïsme.
D’un autre côté en Amérique, la meilleure façon de nourrir leur identité juive, ce sont des programmes comme ‘Birthright’ ou ‘Masa’ ou ‘Lapid’ (les programmes d’études en Israël au lycée et à l’Université), ou tout autre type d’expérience en Israël.

En France, c’est en renforçant le système d’éducation juive sioniste, etc…
Mais ce qui est important et fonctionne dans toute communauté, c’est que le renforcement de l’identité juive est pratiquement impossible sans placer Israël au centre.
Et sans aucun doute, il y a grand besoin de renforcer l’identité juive en Israël. Il est intéressant que des Israéliens impliqués dans ‘Partenariat 2000’ – le programme mené par l’Agence juive dans lequel des communautés de l’étranger, surtout en Amérique, partenaires de communautés israéliennes – découvrent par eux-mêmes, pour la première fois, leur dimension juive restée dormante depuis longtemps. Ils ne soupçonnaient même pas qu’elle existât ; et y figurent les chefs des programmes.
Ils croyaient qu’être Israélien se situe au-dessus de l’être juif. Un juif était quelque chose que nous étions pendant des milliers d’années ; désormais nous sommes Israéliens. Nous avons construit l’Etat juif, nous avons défendu l’Etat juif, nous parlons l’hébreu, nous vivons ici – vous ne pouvez pas être plus juif que cela. Mais ils ont découvert ce que veut dire communauté juive.
C’est l’un des défis et une part du nouveau plan stratégique de l’Agence juive que de développer des cours pour des écoles israéliennes en diaspora juive. C’est une très haute priorité, nous avons aujourd’hui de très bons partenaires au ministère de l’éducation, avec le ministre Gidéon Sa’ar et le directeur général Shimshon Shoshani.
Nous discutions aussi les prochaines étapes, après des programmes comme ‘Masa’  et ‘Birthright’, en mettant ensemble des groupes associés d’Israéliens et de Juifs de Diaspora, qui renforceront par une expérience en commun leur identité mutuelle. 
Quelles sont les priorités qui changent à l’Agence Juive – S’éloignent-elles de l’Aliya ? En même temps, il y a eu des changements majeurs dans le personnel dirigeant et des positions clés occupées par des gens choisis par vous. Où va l’Agence aujourd’hui ?
Nous sommes en train de tenir des réunions stratégiques pour discuter de ce que doivent être les priorités de l’Agence Juive – avec les 120 membres du conseil des gouverneurs. En juin, à l’assemblée, des propositions seront mises sur la table et espérons-le, approuvées, et en octobre, pour notre prochaine réunion, le budget sera approuvé ; et d’ici 2011, nous mettrons en oeuvre nos nouvelles priorités.   

Bien sûr, nous nous consacrons à l’Aliya, de même que nous sommes dédiés à l’éducation et à la démocratie. Ce que vous pourriez appeler « une Aliya par choix » dépend totalement du renforcement de l’identité juive.

C’est un défi pour les Juifs de Diaspora confrontés à l’assimilation, et pour les Israéliens entraînés dans une lutte pour la légitimité de l’existence de l’Etat juif, mais la clé de tout cela est de développer, d’élargir, de renforcer et de défendre ce sentiment d’appartenance à la famille juive. Ce sont les bases autour desquelles s'orientent toutes nos discussions – ce que cela signifie en termes de progrès pratique ; comment traduire ces idées générales en programmes et en budgets.
Je rejette la notion de l’éloignement de l’Agence de l’Aliya. L’Aliya est la plus haute expression du renforcement de l’identité juive. Le but de l’Aliya et du rassemblement des exilés est toujours présent. Mais ce que je dis est que le cœur de cible se déplace : de l'évasion de pays ennemis ou de tentatives de sauver des centaines ou des milliers de Juifs vers une Aliya de choix.    
 
J’intervenais il y a quelques jours devant un groupe d’Américains, tous religieux, qui ont fait leur Aliya l’année dernière. Ils m’ont demandé : comment se fait-il que vous, qui avez accompli une Aliya aussi difficile et combattu aussi longtemps
 pour pouvoir venir, déplaciez votre cible de l’Aliya vers l’identité juive?
Je leur ai répondu : « Vous savez que Kaddosh Barouh’ Hou (D.ieu) a ordonné -  lech lecha [Va] ». S’il y a des Juifs qui ne veulent pas entendre la voix de D.ieu, pensez-vous qu’ils entendront un Sheliah’ (envoyé) de l’Agence juive leur disant de faire l’Aliya ?
Il est impossible d’obliger nos envoyés à concurrencer D.ieu et d’essayer de crier même plus fort que Lui pour faire entendre le message. Vous ne pouvez pas parler plus fort que D.ieu.
Ainsi ce que nous devons faire, c’est d’aider les Juifs à entendre la voix de D.ieu. Et comment le faisons-nous ? En renforçant leur sentiment d’appartenance juive, de fierté et de tradition juives, et leur attachement à Israël. Voilà notre fonction. Notre fonction n’est pas de leur imposer ce que D.ieu ne parvient pas à imposer, mais de leur faire entendre la voix. 
 
Que pouvez-vous nous dire des Juifs dans la détresse dans certains pays du monde ?
Chaque Juif ramené du Yémen le doit à une grande coopération de la communauté juive dans le monde. Je ne veux fermer aucune porte en mentionnant quelques autres pays. Nous devons être très prudents. Nous observons les situations là où nous essayons de prévoir (une solution)  pour tout Juif qui pourrait se trouver en danger. Nous faisons de grands efforts pour être sûrs de ne pas être en retard.
 
Les Juifs iraniens pourraient bien se trouver dans l'endroit le plus dur au monde actuellement. Si j’étais l’un d’eux, je penserais très sérieusement à la raison pour laquelle j’y suis encore. Je ne veux pas mentionner d’autres pays parce cela rend plus difficile d’y aider ces Juifs.
Une part essentielle du travail de l’Agence Juive est comme celle de l’Armée - être prêt, même s’il n’y a pas de guerre. Nous devons être prêts à sauver des Juifs, même si ces Juifs ne pensent même pas à se sauver eux-mêmes. Il y a des dépenses pour sauver et des dépenses pour être prêts à sauver. Beaucoup d’efforts ne sont pas connus du public.
Quel type de message aimeriez-vous délivrer aux lecteurs du ‘Post’ pour Pessah’ ?

Nous augmentons de façon énorme notre rôle dans les campus et universités américaines. Les gens peuvent dire : « Pourquoi dépensez-vous tant d’efforts et d’argent  là-bas ? J’ai découvert il y a de nombreuses années que c’est un champ de bataille majeur où le Peuple juif se définit.
Et on en revient là où j’ai commencé.
Le défi pour les Juifs depuis des milliers d’années, c'était : comment lier votre désir de liberté et ceux des idées universelles de justice avec votre judéïté et votre loyauté à votre tribu?D’habitude, quand des Juifs sont convaincus qu’ils doivent choisir ceci ou cela, ils choisissent toujours les voies universelles.
Quand j’étais porte-parole du groupe de Surveillance Moscou-Helsinki en Union Soviétique, avec Sakharov, il y avait des gens qui disaient « vous ne pouvez appartenir aux deux – vous devez choisir ». Je sentais très fortement que je ne voulais pas choisir ;  je ne peux pas choisir. Parce que toute la force pour combattre pour la liberté provient de mon identité juive. Sans elle, il n’y a aucun sens à se battre pour ceci ou cela.
Aujourd’hui, la bataille qui a lieu sur les campus est l’une de celles où nos ennemis essaient de convaincre les étudiants juifs que pour appartenir à un monde de justice et de liberté, vous devez vous désengager d’Israël et de votre propre identité. Ces attaques, ces doubles standards et cette calomnie ont pour conséquence le fait que beaucoup de jeunes Juifs ne veulent rien avoir à faire avec leur identité juive.
Dans notre histoire, que l’on parle d’il y a 2.000 ans, ou du combat de la communauté juive soviétique, ou bien là où nous en sommes aujourd’hui, vous retrouvez cela encore et encore. C’est quelque chose que nous devons soumettre à tout jeune Juif. Si vous voulez appartenir au monde de la liberté et de justice et du ’tikkun olam’, votre identité est votre source d'énergie pour combattre pour cela – votre identité, fondée sur votre histoire, vos traditions et bien sûr votre lien avec Israël.
Quelque chose dans le Seder de Pessah’ vous soutenait-il en prison ?
Je me souviens du premier Seder de ma vie, quand j’avais 25 ans. C’était à Moscou avec Avital, qui devint ma femme quelques mois après.
Nous étions dans un grand groupe d’étudiants apprenant l’hébreu. Nous avions trois enseignants qui amenaient là leurs élèves. Aucun des enseignants ne pouvait lire toute la Haggada (2), aussi chacun d’eux en lut un tiers.
Nous avons appris quelques chansons, comme ‘Dayenou’, et je me souviens que la phrase du Seder : « Cette année nous sommes des esclaves, mais l’an prochain nous serons des hommes libres » était très émouvante pour nous.
Quelques années plus tard, j’étais au ‘mitard’ pendant une nuit de Pessah’, et je me sentais seul. Je décidai qu’avec du pain, du sel et de l’eau chaude, j’aurais mon propre Seder. Il n’y avait rien d’autre – le sel était mon ‘maror’ (herbes amères) et l’eau chaude le ‘Harosset’(3). J’essayais de répéter la Haggada, mais je ne pouvais pas m’en rappeler la plus grande part. Mais cette seule phrase : « Cette année nous sommes des esclaves, l’an prochain nous serons des hommes libres » me suffisait.
Et je me rappelais la ligne suivante : « A chaque génération, chaque individu doit se sentir comme si il ou elle était vraiment sorti d’Egypte ». Il était si facile de sentir cela si vrai – que je suis l’un de ceux dans cette génération qui maintient cette flamme de liberté. Il était facile de vous sentir vous-même partie prenante de ce grand combat historique, et cela me donna beaucoup de force. 


Notes du traducteur :
(1) ’tikkun olam’ : mission juive de « réparation du monde ».
(2) Haggada de Pessah’ : récit de la sortie d’Egypte sous la conduite de Moïse, lu par l’ensemble des personnes assistant au ‘Seder’, repas traditionnel de Pessah’, qui inaugure la fête de la libération du Peuple juif d’Egypte ; fête pendant laquelle on mange du pain azyme, sans levain (Matsot)
(3) Harosset : mélange de pommes et de noix écrasées simulant la fabrication de briques par les esclaves
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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