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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 08:26

 

 


       
New evidence on Wallenberg mystery  JPost.com et  Associated Press Traduction et adaptation d'Hanna pour sionisme.xooit.com

Nouvelles révélations sur le mystère Wallenberg !


Ce diplomate suédois qui a sauvé des juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale, n’est peut-être pas mort dans une prison de Moscou.


STOCKHOLM – Un magazine suédois ainsi que des chercheurs américains ont rapporté jeudi, que : Les archives russes, fournissaient de nouvelles preuves, suggérant que le diplomate suédois Raoul Wallenberg, reconnu pour avoir sauvé des dizaines de milliers de Juifs hongrois pendant la Shoah, était toujours en vie après que les Soviétiques aient indiqué qu’il était mort dans une prison de Moscou, (selon des rapports d’un magazine suédois et des chercheurs des Etats-Unis.)


Wallenberg a été arrêté à Budapest en janvier 1945 par l’armée soviétique, son sort est resté l’un des grands mystères de la Seconde Guerre mondiale.
Les Soviétiques ont affirmé qu’il avait été exécuté le 17 juillet 1947, sans jamais produire de certificat de décès ou de preuves de sa disparition. Même si ces déclarations n’ont jamais été vérifiées, il s’avérerait que des témoins affirment qu’il a été vu dans des prisons soviétiques ou des camps de travail, de nombreuses années plus tard.

Les services de sécurité russes indiquent qu’un homme identifié sous le n° 7, et ayant été interrogé six jours après la mort annoncée du diplomate, serait fort probablement Wallenberg.
Les services de sécurité ont signalé en novembre dernier, cette dernière découverte à Susan Berger et Vadim Birstein, qui sont deux membres d’une équipe de recherche ayant mené une enquête pendant dix ans, dès 1990, sur la disparition de Raoul Wallenberg.

Les chercheurs ont informé la famille Wallenberg, dans une lettre ouverte, par publications jeudi dernier. Les conclusions ont été également publiées, dans le magazine suédois "Fokus".
L’information doit être réexaminée, afin de procéder à quelques vérifications. Berger a écrit dans la lettre : "Si cela se révèle exact, ces nouvelles indications sont les plus intéressantes, émanant des archives russes depuis ces 50 dernières années".
Elle a ajouté que des preuves circonstancielles ont étayé la conclusion des archivistes, concernant l’identité du prisonnier n° 7.
Berger a également cité en décembre, dans une note adressée au chef des archives russes, l’Ambassadeur suédois en fonction à Moscou, Tomas Bertelman, qui disait, que si cela était véridique, le rapport serait "presque sensationnel"


En tant que diplomate suédois, envoyé à Budapest en juillet 1944, Wallenberg a contrecarré l’expulsion de 20.000 Juifs à destination des camps de concentration ou d’extermination nazis. Il a aussi dissuadé les officiers allemands, qui occupaient la capitale hongroise, à réaliser un plan de destruction du ghetto juif de la ville, évitant ainsi, le massacre de ses 70.000 habitants.
Il a été arrêté le lendemain de la prise de la ville, par l’armée rouge, avec son pilote hongrois Vilmos Langfelder. Les Russes n’ont jamais donné d’explication sur son arrestation.
Ove Bring, professeur de droit international à l’Ecole nationale de défense, à Stockholm, a indiqué que le rapport des services de sécurité russes concernant le cas Wallenberg, justifie une réouverture.

Tout ce que nous pensions auparavant (sur la mort de Wallenberg), est modifié par la présente découverte, a-t-il déclaré à l’Associated Press.
"Ce doit à nouveau, être exploré. S’il était encore en vie six jours plus tard, alors peut-être était-il en vie pendant une plus longue période", ajouta Bring. " Est-il resté en vie, plus d’une semaine, un an, voire 10 ans ? La question reste ouverte."


Teo Zetterman, porte-parole des Affaires étrangères suédoises, a déclaré que : "Le Ministère devrait examiner l’information, pour s’assurer du contenu, de façon à prendre une décision et voir ce que nous pourrons faire."

La position de Wallenberg contre les forces d’occupation nazies, sa disparition et sa supposée "détention" dans le goulag soviétique, ont fait de lui un héros populaire et l’objet de dizaines de livres et de documentaires.


Le mystère a été approfondi uniquement lorsque l'Agence centrale du renseignement américain a admis au cours des années 1990 qu'il avait été recruté pour sa mission de sauvetage par un agent du Bureau de Services Stratégiques, l'OSS, qui est devenu plus tard la CIA.

Ce fut un sujet de friction dans les relations entre Moscou et Stockholm. Le Président russe, Dimitri Medvedev s’est récemment exprimé sur son cas, lors d’une visite dans la capitale suédoise, en novembre dernier.



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Hanna : webmaster 
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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 22:42

 

DOCAS

SUR LE CHEMIN DE LA LIBERTE
ISRAEL 1947 – 1949

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II

La restauration politique juive

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II.1

Le nationalisme religieux arabe

et la présence juive sous le mandat britannique

AVIS:La publication complète ou partielle de l’article et/ou des cartes est soumise à l’autorisation préalable de l’auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).

En environ un siècle de présence juive en Palestine, entre les progroms de Damas de 1840 et l’instauration du Mandat Britannique, le statut discriminant de dhimmi – sous l’égide du Califat ottoman – est remplacé sous l’égide d’une tutelle britannique partagée entre la reconnaissance politique des minorités juives (dans la lignée de la Déclaration Balfour) et les intérêts stratégiques d’une alliance avec les élites arabes (dans la lignée de la correspondance entre McMahon et le Chérif Hussein).

L’histoire moderne du Proche-Orient – et de ce fait incluant, Israel – peut être comprise comme les différentes formes politiques et religieuses que va prendre le rejet de la tutelle occidentale après le désenchantement consécutif à la libération du monde arabe contre la domination turque.

En ce sens, la confrontation entre Juifs et Arabes ne représente qu’un épisode d’une reconquista arabe, vieille de plusieurs siècles, et visant la retour d’une hégémonie théologico-politique musulmane sur le modèle de celle qui aurait existé du vécu du prophète et des quatre premiers califes. Il s’agit ainsi du retour de l’islam comme puissance expansionniste dans lequel la guerre acharnée contre Israel constitue d’une certaine façon la clé de voûte et l’étape initiale d’une revanche impérialiste et multiforme envers l’Occident, comme le montrent clairement les appels des dirigeants arabes à une future conquête de l’Europe par la démographie.

 

Si l’on revient sur la période charnière des années 1920, l’attribution du Mandat de la SDN sur la « Syrie du Sud » apparaît en effet dans le contexte d’une dépeçage progressif des vestiges de l’Empire Ottoman, en parallèle à l’émergence de la puissance saoudienne, sur fond de dépendance croissante aux hydrocarbures.

La sécurisation de la route des Indes et la soumission des musulmans du monde indien impliquaient par ailleurs pour les Britanniques l’instauration de contre-pouvoir à la main-mise religieuse et politique ottomane : la promotion identitaire arabe sera ainsi encouragée dès le 19e siècle chez les premiers théoriciens du nationalisme arabe (Kawakibi,…), qui avaient le plus souvent été éduqués dans les établissements occidentaux du Levant.

Si l’on observe ainsi une carte de la péninsule arabique, on remarquera comment la Grande-Bretagne va grignoter au fur et à mesure l’ensemble du littoral, établissant depuis le canal de Suez une série de protectorats, passant par l’Egypte – qui dès 1882 perd toute autonomie politique –, Aden, Oman ou les futurs monarchies pétrolières du Golfe persique jusqu’à Bassorah.

Carte Empire britannique et péninsule arabique

La présence britannique en péninsule arabique. Fin XIXe - début XXe siècle

 

L’essor de la fibre nationaliste-religieuse arabe rejoint donc indirectement les intérêts stratégiques britanniques qui vont parvenir à obtenir le soutien du maître du Hedjaz et gardien des Lieux saints de l’Islam dans la guerre contre l’Empire ottoman.

Mais, débordés par la nouvelle puissance théologico-tribale des Sa’ud – alliés stratégiques des ulama d’obédience wahhabite –, les Hachémites s’enfuient de la Mecque au début des années 1920, et rêvent d’organiser à leur avantage un royaume étendu sur l’ensemble du croissant fertile oriental, incluant Damas, Bagdad, Jerusalem via le bassin du Tigre et de l’Euphrate.

En vain.

 

Durant l’entre-deux-guerres, les révoltes arabes vont se succéder de la Syrie à l’Iraq : là où un « grand royaume arabe » avait été promis se trouve substitué un découpage du Proche-Orient en zones d’influence entre la France et l’Angleterre, concentrant l’ensemble des frustrations nationalistes arabes.

Le Proche-Orient - Aspirations nationalistes arabes. Début années 1920
Les aspirations nationalistes arabes et la présence alliée : 1917-1923

Le paradoxe réside dans le fait que l’émergence de l’affirmation collective juive sera à tort identifiée à un effet de cette mise sous tutelle occidentale. Une idée reprise à leur compte par l’idéologie crypto-marxiste plaquant arbitrairement sur le conflit proche-oriental le paradigme de la lutte des classes.

Lorsque Lord Balfour en 1917 évoque l’instauration d’un foyer national juif en Palestine, il entend la portion de territoire de part et d’autre du Jourdain.

La déclaration Balfour

 

Il faut se souvenir qu’à ce moment, non seulement le yichouv, la communauté juive en erets yisra’el, n’est pas une virtualité ni encore moins un projet dans un tiroir des chancelleries européennes, mais la restauration effective et déterminée d’un projet social, culturel et politique juif.

Une réalité que la rhétorique et l’imaginaire arabo-musulman ne sauraient concevoir puisqu’en aucun cas, la revendication juive ne s’inscrit dans les catégories onto-théologiques édictées par le Coran.

L’activisme arabe dirigé contre les Juifs et les Britanniques à partir des années 1920 provient partiellement du ressentiment arabe contre la privation de souveraineté. Il s’enracine surtout dans la volonté de revanche liée à la perte de la domination musulmane sur la société.

Or, pour les minorités chrétiennes et juives, la présence occidentale signifie, à défaut de l’abolition, l’érosion progressive de la dhimmitude : en témoigne l’essor de l’alphabétisme parmi les populations chrétiennes arabes, tandis que l’analphabétisme subsiste à un niveau élevé parmi les populations arabes musulmanes de Palestine durant l’entre-deux-guerres.

De nombreux syndicalistes européens (Le pays d’Israel, un marxiste en Palestine,…) se rendront durant les années 1920 et 1930 en Palestine. Ils seront dans leur majorité attirés par l’expérience sioniste dont la tendance collectiviste incarnée par le kibboutz semblait correspondre aux critères de la doxa marxiste d’une dilution de l’identité juive dans l’émancipation sociale.

Ils notèrent également dans leurs carnets de voyage que l’éclatement traditionnel de la société arabophone en factions diverses fondées sur l’allégeance clanique, la grande propriété foncière et l’origine ethnique (syrienne, caucasienne, maghrébine, balkanique), se combinait avec une lutte féroce pour le pouvoir entre bourgeoisie et élite religieuse.

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Bédouins près du lac Houla - Photo 1946
Bédouins près du lac Houla – Photo 1946

 

Pysans juifs et Bédouins, vallée de Houla - Photo 1946
Paysans juifs et Bédouins aux bords du lac Houla – Photo 1946

 

Ils remarquèrent que seule une portion relative de la population arabe rejetait la présence juive : il s’agissait d’une part, de la petite bourgeoisie, qui voyait d’un mauvais œil la concurrence des commerçants juifs, et surtout les revendications sociales des Juifs s’étendre aux ouvriers arabes, et, d’autre part, des élites religieuses presque toujours appartenant à la caste des propriétaires terriens égyptiens ou syriens possédant terres et villégiature en « Syrie du sud ».

En revanche, les ouvriers, les petits paysans obéissant au mukhtar, les bédouins trouvaient un bénéfice à l’amélioration des conditions de vie, à l’assainissement des territoires, aux défrichements ou à l’essor économique, et parvenaient à un modus vivendi avec les populations juives. Les recensements et rapports britanniques indiquent ainsi clairement que les mouvements migratoires arabes au sein de la Palestine mandataire se caractérisent entre 1920 et 1939 par une concentration précisément dans les zones de peuplement juives (la plaine côtière, la Galilée, la vallée du Yézréel).

Enfants juif et arabe dans la plaine de Sharon. Photo 1934

Arabe accompagnant les pèlerins juifs lors de Lag baOmer (1939) à Méron, tombeau de Rabbi Shimon Bar Yo'haï

Rencontre entre les habitants juifs de Zihron Yaakov et arabes de Subrin - Photo 1940

Zihron Yaakov et Subrin réunis : Jabri Amin alHaj, Deb Ail Ali, Yaakov Epstein, Zeev Neiderman, Dov Leitman - Photo 1940

Arabes visitant le kibbouts Amir, vallée de Houla - Photo 1940

Paysan juif de Dorot donnant de l'eau pour le bétail des bédouins de passage par dessus la clôture - Photo 1943

Arabes de Dabburia fêtant l'établissement du kibbouts de Dovrat au pied du Mt Tabor - Photo 1946

Arabes de Dabburia fêtant l'établisement du kibbouts Dovrat au pied du Mt Tabor - Photo 1946

 

 

Toutefois, tant que la puissance mandataire exerce le pouvoir – contre lequel tant le yichouv que les arabes lutteront en vue de l’indépendance – la question de la souveraineté exercée sur l’autre ne se pose pas. Du côté arabe, il est inconcevable qu’une portion de territoire ne retourne pas dans son giron. C’est pourquoi dès 1923 Vladimir Jabotinsky perçoit l’inéluctabilité du conflit et souhaite favoriser la constitution de groupes d’auto-défense juifs. Pour lui, le sionisme est synonyme de régénération par le labeur, le travail de la terre, mais aussi de souveraineté.

Or, la libération sociale et culturelle prônée par la pensée sioniste ne saurait exister sous la forme d’une nouvelle tutelle musulmane dont le vécu des Sépharades soulignait la dureté et l’iniquité. Les pionniers juifs venant du Yémen témoignaient de cette vie humiliante sous la domination et l’arbitraire. Dès lors, les projets unificateurs comme celui d’Abdallah de Jordanie ne pouvaient trouver aucun écho, car inclure la population juive au sein d’une majorité musulmane ne pouvait concrètement que signifier la réinstauration d’une nouvelle soumission, que le souvenir des pogroms de Turquie, de Syrie, d’Egypte, et bien sûr des années 1920-1930 rendait tout autant inconcevable.

Maisons juives détruites à Jaffa à la suite d'attaques arabes - Photo déc. 1936

Maisons juives détruites suite aux attaques arabes de Jaffa - Photo déc.1936

 

Le statut juridique prôné en islam pour les Juifs et les Chrétiens inclut la loyauté au pouvoir musulman, ce qui se concrétise dans l’interdiction de porter une arme. Toutefois une telle exigence impliquait aussi l’interdiction de se défendre en cas d’injustice, les règles juridiques islamiques n’offrant qu’une inégalité institutionalisée lors d’un litige avec un musulman.

Dans la continuité de ce principe théologico-politique, les chartes et textes législatifs de l’OLP ne font, aujourd’hui encore, aucune mention à un statut juridique égalitaire avec les populations non musulmanes.

Des années 1920 aux 1940, les affirmations respectives des nationalismes juifs et arabes se dirige quasi inexorablement vers un point de non-retour, un état de fait inconciliable résultant essentiellement d’une non-reconnaissance de l’autonomie juive.

Le sionisme ne saurait être compris sans cette réalité vivace et douloureuse d’un vécu sous l’arbitraire politique, l’injustice sociale et le déni culturel le plus complet.

Or, en tant que tel, l’idéal libérateur sionisme contenait les ferments d’une contestation frontale du mode de relations sociales et interconfessionnelles des sociétés musulmanes.

 

Pour résumer, une ligne de fracture se dessine ainsi graduellement et définitivement entre l’idéologie nationale-religieuse arabe et le projet sioniste, avec pour résultat concret une situation paradoxale où un projet autonomiste juif se heurte à son interprétation arabo-musulmane comme avatar de la domination occidentale.

Les indépendances arabes après-guerre (Liban 1943, Syrie 1946, Transjordanie 1946,…) verront ainsi dans la Palestine mandataire le chaînon manquant d’une représentation de l’espace où devrait être réinstaurée la suzeraineté arabo-musulmane, alors que les élites aux tendances régionalistes faisaient achopper le projet d’unification.

L’affrontement acharné contre l’indépendance juive maintient jusqu’à aujourd’hui encore une unité compensatoire dans l’imaginaire arabe où la défense exagérée de l’umma ou encore le sauvetage fantasmé de ses lieux saints attisent l’hostilité antijuive et réactive l’illusion revancharde d’une fierté à restaurer.

Les pogroms de 1929 commenceront par l’appel du mufti al Husseini à la « défense d’al Aqsa » censée être menacée par la seule présence des pèlerins juifs au Mur occidental… Aujourd’hui encore, la même thématique sert à justifier autant des violences antijuives que la destruction du patrimoine culturel mondial non musulman sur les territoires régis par les factions mafieuses de l’OLP.

On comprendra aussi caractère artificiel de la question « palestinienne » en rappelant que la Jordanie, pays de population arabe « palestinienne », dominée par un roi hedjazien entouré de sa garde bédouine et tcherkesse, et le produit d’un marchandage, n’a survécu qu’à travers le soutien britannique qui dès 1922 met en place la Légion arabe.

L’implication ambiguë des troupes britanniques lors de l’invasion arabe de 1948 – par exemple lors du bombardement de Tel Aviv par les avions égyptiens alors que Londres tenait le canal de Suez –, jusqu’aux manipulations historiographiques contemporaines, laissent entendre que la compréhension du conflit échappe globalement à toutes les réductions complaisamment servies dans la plupart des médias.

A suivre …
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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 21:05
Aimablement transmis par B. 

Les cigognes de Pessah

Comme des centaines de milliers de promeneurs, pendant cette période de fête, nous redécouvrons la Galilée et le Golan. 

Et comme chaque année à Pessah, les cigognes sont au rendez-vous. Quelques 100.000 cigognes  reviennent de leurs quartiers d’hiver d’Afrique en direction des plaines d’Europe de l’est en passant par le territoire israélien. Six fois citée dans la Bible, la cigogne avec ses grandes ailes blanches ourlées de noir et son corps fuselé vole au dessus de nous, avec en arrière plan, les neiges du Golan.

A chaque apparition de cet oiseau de légende, des centaines de voitures s’arrêtent sur les bas cotés des routes et des sentiers de la Haute Galilée pour admirer le spectacle somptueux de cette transhumance.

En moyenne entre 100.000 et 200.000 cigognes migrent par Israël. 500 millions d’oiseaux migrateurs survolent le territoire israélien deux fois par an en automne et au printemps. 4000 sortes d’oiseaux migrateurs ont été référenciés en Israël, soit 40 % des types d’oiseaux migrateurs  existant dans le monde. Plusieurs sortes d’oiseaux font leurs nids au cours de leur passage en Israël et notamment les cigognes. Un tel spectacle explique que quelques 5000 ornithologues et observateurs d’oiseaux viennent chaque année en Israël. Israël est donc devenu en matière d’ornithologie une destination incontournable. Mis à part le spectacle visible à oeil nu, plusieurs radars en Israël suivent les déplacements de ces oiseaux et permettent d’obtenir des données précises servant de base à des études internationales sur les migrations d’oiseaux. 

NB:  Les chiffres sur les migrations d’oiseaux m’ont été transmis par le Centre Ornithologique  israélien d’études des migrations situé à Latrun

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 09:57

Pour lessakele et aschkel.info



OCAAM1
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de la boucle

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Article "Juif" de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (1751-1772) - "Nous ne connoissons point de nation plus ancienne que la juive".
http://diderot.alembert.free.fr/J.html#JU
   "[...] Si, pendant que Jérusalem subsistoit avec son temple, les Juifs ont été quelquefois chassés de leur patrie par les vicissitudes des Empires, ils l'ont encore été plus souvent par un zèle aveugle de tous les pays où ils se sont habitués depuis les progrès du Christianisme & du Mahométisme. Réduits à courir de terres en terres, de mers en mers, pour gagner leur vie, par-tout déclarés incapables de posséder aucun bien-fonds, & d'avoir aucun emploi, ils se sont vûs obligés de se disperser de lieux en lieux, & de ne pouvoir s'établir fixement dans aucune contrée, faute d'appui, de puissance pour s'y maintenir, & de lumieres dans l'art militaire. [...] En un mot, on ne peut dire combien, en tout lieu, on s'est joué de cette nation d'un siecle à l'autre. On a confisqué leurs biens, lorsqu'ils recevoient le Christianisme ; & bien-tôt après on les a fait brûler, lorsqu'ils ne voulurent pas le recevoir. [...] Nous ne connoissons point de nation plus ancienne que la juive. [...]"

Article "Palestine" de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (1751-1772) - "la Judée, la Samarie & la Galilée".
http://diderot.alembert.free.fr/P.html
   "(Géogr. mod.) la Palestine, ou la Terre-sainte, ou le pays de-Chanaan, est un pays d'Asie, aujourd'hui soumis à la Porte Ottomane ; il est sec, désert, entierement dépeuplé, & d'ailleurs couvert par-tout de rochers arides : sans doute qu'il étoit aussi cultivé qu'il peut l'être, quand les Juifs le possédoient. Ils avoient des palmiers, des oliviers, des ruches de miel ; ils avoient porté de la terre sur les rochers pour y planter des vignes, qui donnoient du bon vin ; cette terre liée avec des éclats de rocher, étoit soutenue par de petits murs. Cependant malgré tous les efforts des anciens Juifs, la Palestine n'eut jamais de quoi nourrir ses habitans ; de-là vint qu'ils se répandoient par-tout [...].
    L'état actuel de la Palestine est plus misérable que jamais : on n'y voit que des petites bourgades, villages dépeuplés, & quelques vieux châteaux délabrés. Le plat-pays est la proie des Arabes, qui le courent de toutes parts ; & comme il n'est cultivé & semé qu'en peu de lieux, ils attaquent le voyageur & les étrangers pour en tirer quelque chose. Les garnisons turques sont trop foibles & trop écartées les unes des autres pour réprimer ces brigandages. [...] Les pélerins la divisent en trois provinces ; la Judée, la Samarie & la Galilée, gouvernées chacune par un émir, sous le bon plaisir du grand-seigneur, qui, outre cet émir, y entretient deux sangiacs subordonnés au bacha de Damas. [...]
    Suivant le pere Nau, la Palestine comprend aujourd'hui le pays de Gaza, le pays d'Elkahill, ou d'Hébron, le pays d'Elkolds, ou de Jérusalem, le pays de Naplos, ou Naplouse, le pays de Harcté, le pays de Jouret-Cafre-Kanna, ou de Nazareth, le pays de Sapheth, & enfin le pays au-dessus du Jourdain, où il est dangereux de voyager à cause des Arabes qui l'occupent. Il ajoute que ces divers pays forment autant de gouvernemens, dont cependant le nombre n'est point fixe, parce que le grand-seigneur partage quelquefois un gouvernement en deux, & quelquefois il en unit deux en un. [...]"

Article "Jérusalem" de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (1751-1772) - "son histoire devint celle de la nation des Juifs".
http://diderot.alembert.free.fr/J.html#JU
   "(Géog.) ancienne & fameuse ville d'Asie, capitale du petit royaume d'Israël, après que David l'eut conquis sur les Jébuséens. Depuis ce tems-là Jérusalem éprouva bien des événemens, & son histoire devint celle de la nation des Juifs [...]."
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 20:44
Pour lessakele et aschkel.info



Nous avons le plaisir de vous proposer un texte de Monsieur Jean Perrot professeur émérite de la Sorbonne.


Nous remercions le Pr Jean Perrot  de la Sorbonne pour cette analyse.........




palaisdedarius

pups.paris-sorbonne.



Le palais de Darius à Suse

Une résidence royale sur la route de Persépolis à Babylone
(dir.) le Pr Jean Perrot
Jean Perrot

Directeur de recherche honoraire au CNRS où il est entré en 1946, Jean Perrot, archéologue tourné vers la préhistoire récente du Proche et du Moyen-Orient et les origines de la civilisation orientale, a fouillé de nombreux sites anciens de Palestine, de Turquie et d’Iran, animant la recherche au niveau international. En charge de la Mission archéologique française de Suse de 1968 à 1979, amené à prendre des mesures de sauvegarde des vestiges de la période achéménide (VIe-IVe siècle avant J.-C.), il a repris l’exploration des ruines du palais de Darius avec le soutien et les encouragement des autorités gouvernementales et la participation d’archéologues et techniciens du Centre iranien de recherche archéologique et du musée national de Téhéran.

Ce livre a pour but d’éclairer une page de l’histoire de l’Empire perse au sommet de sa grandeur, il y a 2 500 ans, et l’image d’un homme d’exception, le Grand roi Darius Ier (522-486), roi des rois, roi des Perses, pharaon d’Égypte. Le palais qu’il a fait construire à Suse aux confins de la Perse et de la Babylonie, au centre géographique d’un empire qui s’étendait de la vallée du Nil à celle de l’Indus, est un témoin unique de l’architecture orientale à la fin du vie siècle avant l’ère commune. Ce palais, reconnu il y a 150 ans par l’archéologue britannique W.K. Loftus, puis par l’archéologie française, s’est trouvé révélé dans ses dimensions et sa complexité par dix années de recherches sur le terrain, de 1969 à 1979. Son souvenir, gardé par la Bible aux livres d’Esther, d’Esdras et de Néhémie, avait aussi trouvé un écho dans des pièces du théâtre grec et français ainsi que dans la littérature de l’Antiquité ; souvenir ravivé en 1888 par l’arrivée dans les salles du musée du Louvre d’un gigantesque chapiteau à têtes de taureau et de frises de briques émaillées alignant des « archers » richement vêtus, tenant la lance, ou d’inquiétantes figures de lions et de monstres ailés. Mettant en œuvre de surprenantes techniques, le palais de Darius s’est élevé sur les ruines déjà millénaires de la vieille capitale élamite ; il marque une étape sur la route du Fars vers la Babylonie et, au-delà, vers l’Asie antérieure et le monde égéen. Sa construction a rapproché deux cultures, deux traditions architecturales ; celle de la plaine mésopotamienne qui ne dispose que de terre et d’eau, de la brique crue et des roseaux, et celle du haut plateau iranien dont les matériaux sont aussi la pierre et le bois. La convergence des deux manières de bâtir a débouché, dans un esprit de connivence, vers des solutions élégantes, comparables dans le domaine de l’architecture à celles que connaissent, dans le même temps, les arts plastiques. En témoigne, dans cet autre domaine, la statue colossale de Darius, dressée en Égypte au bord d’un canal reliant le Nil à la mer Rouge et à la Perse, avant qu’elle ne soit apportée à Suse par Xerxès. L’ornementation du palais introduit une iconographie nouvelle, une imagerie humaniste qui met fin au règne des monstres de l’ancienne mythologie et révèle un aspect de l’idéologie de Darius, chef de guerre charismatique, mais aussi homme de religion, administrateur et législateur à l’échelle du monde alors connu.

Sous le haut patronage de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et coordonné par Jean Perrot, directeur de la mission archéologique de Suse, cet ouvrage rassemble des contributions d’historiens, archéologues et spécialistes français de la période achéménide, professeurs au Collège de France, chercheurs au CNRS, conservateurs du département des Antiquités orientales du musée du Louvre.




 

Par Aschkel
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 19:36
La résurrection des Juifs de Kaifeng
Date: lundi 22 mars 2010


http://www.israelmagazine.co.il/r%C3%A9surrection-juifs-kaifeng-n-1615.html
_
Oui, il y a des Juifs en Chine ! Il ne s'agit pas ici des Juifs arrivés pendant la Deuxième Guerre mondiale pour échapper aux nazis, ni d'une partie des hommes d'affaires de Hong-Kong, mais des légendaires Juifs de Kaifeng, que l'on croyait disparus à jamais, et qui réapparaissent aujourd'hui… Voici le récit de ces Juifs de Chine, telle que relatée pour Israël Magazine par Gustavo Perednik, spécialiste des relations entre la Chine et Israël :
La résurrection des Juifs de Kaifeng

Vers l'an 1120, l'empereur Hsiua Tsung autorise 8 familles de Juifs de Perse à s'installer à Kaifeng, où ils détiendront le monopole du commerce du coton avec la Perse. Les avis divergent quant aux origines des Juifs de Kaifeng. Certains prétendent que dès le deuxième siècle, les Juifs sont présent en Chine et font du commerce avec Rome. Mais les premières traces officielles datent du douzième siècle. C'est l'époque de la dynastie Song. Cette dynastie va essayer de pousser la Chine à son paroxysme sur les plans intellectuel, artistique et économique. Dès la fin du 11e siècle, la capitale de Chine est Kaifeng, à l'origine une petite bourgade sur le Yang Tze Kiang. Sous l'influence de l'empereur, celle-ci se transformera assez rapidement en mégalopole. Et vers l'an 1120, l'empereur Hsiua Tsung autorise huit familles de Juifs de Perse à s'installer à Kaifeng, où ils détiendront le monopole du commerce du coton avec la Perse. Une fresque relate cet accord (voir photos). C'est officiellement le début de la communauté juive de Kaifeng.
 

Retrouvez la suite de l’article de Nathalie Szerman dans Israël Magazine n.109.
Abonnez-vous dès maintenant à Israël Magazine par mail murielg68@gmail.com ou par tel : 00-972-8-8671599
 

 



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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 14:18


La Rafle : un film indispensable

Milliere Guy - jeudi 18 mars 2010

 

http://www.les4verites.com/La-Rafle-un-film-indispensable-2796.html

 

 

 

PS : pour avoir écrit cet article, Guy Millière se fait littéralement lynché, dans les commentaires de ce site, par la conjonction de tous les néo-pétainistes impénitents, "à cause des Palestiniens", des Dieudonno-conspirationnistes estampillés Centre Zahra, et toute une bande de cloches à l'encéphalogramme plat comme un boulevard de Téhéran, persuadés que l'Elysée a commandé ce film avant les Régionales, et j'en passe. Si vous avez un peu de temps à perdre, allez mettre une tannée au nouveau révisionnisme en temps réel!

racisme
Certains films sont destinés à distraire ou à détendre ; d’autres, plus rares, peuvent prétendre au statut d’œuvre d’art et susciter la réflexion des spectateurs ; d’autres, plus rares encore, relèvent de la salubrité et sont indispensables. C’est dans cette catégorie que je placerai « La rafle », sorti en salle voici quelques jours.
On peut, comme l’ont fait certains critiques, trouver quelques défauts dans la réalisation, même si celle-ci est, dans l’ensemble, d’une haute tenue et d’une grande qualité.

L’essentiel n’est pas là :
pour la première fois, d’une façon précise, méticuleuse, âpre, se trouvent montrées les responsabilités du gouvernement français de Vichy dans la grande rafle qui a abouti à la déportation de treize mille juifs, à Paris, en 1942. Les propos et comportements attribués à René Bousquet, Pierre Laval, Philippe Pétain sont fidèles à la vérité historique. Ceux attribués à Adolf Hitler et Heinrich Himmler le sont aussi.

Tout en rappelant que quelques poignées de Français se sont conduits honorablement, le film souligne l’indifférence du plus grand nombre, la banalité de la haine et du mépris,
la froideur glaçante de ceux qui se contentent d’exécuter les ordres sans se poser de question et qui envoient à la mort des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards.

Pendant des années, le discours officiel a consisté à nier autant que faire se peut. Pendant un temps assez bref, la parole s’est faite plus explicite. Aujourd’hui que les survivants vieillissent et disparaissent, certains voudraient, selon une expression que je n’apprécie pas du tout, laisser les morts enterrer les morts. Cela s’est senti assez nettement lors des dernières commémorations du souvenir de la shoah, voici quelques semaines. Cela permet aussi à une multitude de discours cyniques et plus ou moins obscènes de suggérer que l’éthique n’a rien à faire en politique.

Quant à moi, je trouve inquiétant et nauséabond tout ce qui nie, édulcore ou relativise, et je trouve scandaleux qu’on puisse oublier, ne serait-ce qu’un seul instant, ce qui s’est passé.

Il y a eu d’autres crimes contre l’humanité, hélas, mais la shoah a eu lieu au cœur de l’Europe dite civilisée : elle constitue
une immense tache indélébile qu’aucun geste, aucun mot ne pourra jamais réparer, et qui devrait imposer à tous les peuples et à tous les dirigeants européens une honte éternelle, une humilité incessante, et d’infinis scrupules lorsqu’il s’agit de parler des juifs, du judaïsme et d’Israël. Je vois fort peu de marques de cette honte, de cette humilité et de ces scrupules. D’autres pays ont leur part de culpabilité, et celle de l’Allemagne est plus grande, certes, mais la France a sa part de culpabilité aussi. Il faudrait le dire plus souvent, avant de prétendre donner des leçons à qui que ce soit.

L’antisémitisme est loin d’avoir disparu de ce pays, de l’Europe et du monde
, et il doit être combattu avec la force qu’on n’a pas mise à le combattre il y a sept décennies. L’« antisionisme » n’est qu’un masque d’imposture posé sur le visage de ceux qui veulent tenter de cacher des sentiments qui, sans cela, leur sembleraient inavouables : et ceux qui ne peuvent se retenir de cracher sur l’État démocratique du peuple juif, et le traitent comme on traitait les juifs en Europe en 1942, se taisent, de manière significative, sur l’indignité des tyrannies du monde musulman.
Le fiel qui se déverse contre les États-Unis lorsqu’ils sont gouvernés par des gens de droiture et d’idéal, Ronald Reagan ou George Walker Bush, mais pas lorsqu’ils sont gouvernés par un abruti dogmatique, montre, de la part de ceux qui en usent, qu’ils n’ont rien appris.

Je souhaiterais pour l’Europe des politiciens qui parlent comme Reagan ou Bush, qui discernent encore ce que signifie vraiment défense des droits de l’homme
, qui savent qu’il n’y a rien à attendre des dictateurs et des totalitaires, qui discernent qu’aucun compromis n’est possible avec eux, et que, lorsque certains d’entre eux parlent comme Ahmadinejad, il faut les prendre au sérieux et les briser. Malheureusement, je n’y crois pas. Je n’ai pas encore pleinement quitté l’Europe car mes parents sont très âgés. Je n’ai pas quitté la France. Mais il m’arrive très souvent de ne plus me sentir à l’aise en ce continent et ce pays. J’aimerais tant qu’il en soit autrement…
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:28

DOSSIER MYTH
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A une époque où il est de bon ton de remettre constamment en question la légitimité juive en Israël, la découverte d’un ouvrage historique capital sur cette question, écrit au XVII ème siècle, apporte un nouvel éclairage de la plus haute importance.

 

 

“Voyage en Palestine“, est le titre d’une œuvre écrite en 1695, par Hadrian Reland (ou Relandi), cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais. Le sous-titre de l’ouvrage, rédigé en Latin, s’intitule : “Monumentis Veteribus Illustrata”, édité en 1714 aux Editions Brodelet.

Cette belle histoire commence de façon quasi anecdotique, dans un rayon d’une librairie de Budapest, qui renferme des antiquités littéraires, dont une partie concerne le judaïsme : d’anciennes reliques, usées par le temps mais de grande valeur historique (et monétaire), parfois manuscrites, probablement dérobées, issues d’anciennes synagogues. Cette pièce peut aujourd’hui être consultée à l’Université de Haïfa.

L’auteur de cet ouvrage, l’un des premiers orientalistes, connaissait les langues, hébraïque, arabe et  grecque (ancien).

En 1695, Relandi (ou Reland) est envoyé en voyage d’études en Israël, en Palestine d’alors, pour un objectif bien spécifique : recenser plus de 2500 lieux (villes et villages) apparaissant dans le texte du Tanah (Bible) ou de la Michna, dans leur appellation originelle. A chaque fois, Reland y mentionne le nom hébraïque tel qu’il apparaît dans le texte et le verset exact auquel il se réfère. Reland y fait également figurer son équivalent en Latin-Romain ou Grec ancien.

Outre ce remarquable travail linguistique, l’auteur opère surtout un recensement de l’époque, pour chaque localité visitée : d’abord une considération d’ordre général spécifiant que la terre d’Israël d’alors est pratiquement déserte, très peu peuplée. La majorité de ses habitants se concentre alors dans les villes de Jérusalem, Acco (Acre), Tsfat (Safed), Yafo (Jaffa), Tveria (Tibériade) et Aza (Gaza). Surtout, le constat établi par le géographe conclut à une présence dominante de Juifs sur cette terre, quelques Chrétiens et très peu de Musulmans, dont la plupart étaient des Bédouins.

Quelques remarques extraites de cette passionnante étude :

  • Aucune localité d’alors ne propose de nom ou de source arabe
  • La grande majorité de ses villes ou villages possède un nom hébreu, quelques-uns en Grec ou Latin-Romain
  • Pratiquement aucune ville qui possède aujourd’hui un nom en arabe n’en possédait à l’époque : ni Haïfa, ni Yafo, ni Naplouse (Shehem), Gaza ou Djénine.
  • Aucune trace dans les recherches de Reland de sources historiques ou philologiques établies aux noms arabes, plus tardifs, de Ramallah, Al Halil (Hébron) ou Al Qods (Jérusalem)
  • En 1696, Ramallah s’appelle “Beteïlé” (du nom hébreu “Bet El”), Hévron s’appelle … Hévron et Méarat Hamahpéla (Caveau des Patriarches) : Al Halil, du nom donné à Avraham Avinou en arabe.
  • La plupart des villes étaient composées de Juifs, à l’exception de Naplouse (Shehem) qui comptait 120 personnes issues d’une même famille musulmane, les “Natashe”, ainsi que 70 Samaritains
  • A Nazareth, en Galilée, une ville entièrement Chrétienne : 700 Chrétiens
  • A Jérusalem, plus de 5000 habitants, dont la plus grande majorité est juive, et quelques Chrétiens. Reland n’évoque que quelques familles bédouines musulmanes isolées, composées d’ouvriers temporaires saisonniers, dans les domaines de l’agriculture ou de la construction.
  • A Gaza, près de 550 personnes, 50% de Juifs et 50% de Chrétiens. Les Juifs étaient essentiellement spécialisés dans l’agriculture : la vigne, les olives et le blé (Goush Katif). Les Chrétiens s’occupant davantage de commerce et transport des différents produits de la région 
  • Tibériade et Safed étaient de localités juives. On sait surtout que la pêche du Lac de Tibériade constituait le principal emploi de l’époque.
  • Une ville comme Oum El Fahem par exemple était complètement chrétienne : 10 familles

 

L’une des conclusions qui découle de ces recherches est la contradiction définitive et rédhibitoire apportée aux arguments arabes, à savoir l’affirmation d’une légitimité palestinienne ou même d’un “peuple palestinien”.

On en veut pour preuve le fait même qu’un nom latin, celui de “Palestine”, ait été repris à son compte par le camp arabe…

Source :actu.co.il


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3. La Palestine juive au XVIIè siècle !
adapté par Yerouchalmi de Raphaël Aouate.
"PALESTINA - Voyage en Palestinede Hadrian Reland, écrit en 1696 et essentiel sur les droits d'Israël en Palestine. A une époque où il est de bon ton de remettre en question la légitimité juive en Israël, la découverte d’un ouvrage historique capital sur cette question, écrit au XVIIè siècle, apporte un éclairage de la plus haute importance. Un exemple datant de 1695 : la "si palestinienne ville de Ramallah" avait un nom purement... Hébreu : "Béteilé = maison de D.ieu" !!  
Ouvrage consultable à l’Université de Haïfa.
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La Palestine de 1695 tirée par les Juifs 
   "PALESTINA - Voyage en Palestine", édité en 1714 aux Ed. Brodelet, est le titre d’une œuvre en Latin de 1695 de Hadrian Reland, géographe, philologue et prof. de philo. hollandais, l’un des 1ers orientalistes, pratiquant hébreu, arabe et grec anciens. 
   Cette histoire commence de façon anecdotique, dans un rayon d’une librairie de Budapest, dont une partie concerne le judaïsme : d’anciennes reliques, usées par le temps mais de grande valeur issues (ou volées) d’anciennes synagogues. En 1695, l'auteur est envoyé en voyage d’études en Palestine d’alors, pour recenser 2500 lieux apparaissant dans la Bible ou la Michna dont il mentionne pour chaque nom hébraïque, le verset dont il est issu, avec son équivalent en Latin-Romain ou Grec ancien.
   Son recensement montre que l'Israël du XVIIème  est très peu peuplée, avec la majorité de ses habitants dans les villes tirés par les présences juives locales : Jérusalem, Acco (Acre), Tsfat (Safed), Yafo (Jaffa), Tveria (Tibériade) et Aza (Gaza). 
Il conclut à une présence dominante de Juifs en Israël à la fin du 17ème !
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Le Mythe d'une Palestine musulmane
  • Aucune localité d’alors ne propose de nom ou de source arabe
  • La grande majorité de ses lieux possède un nom hébreu, quasi aucun de noms arabes : ni Haïfa, ni Yafo, ni Naplouse (Shehem), ni Gaza, ni Djénine
  • Encore moins les plus tradifs Ramallah, Al Halil (Hébron) ou Al Qods (Jérusalem)
  • En 1696, les villes étaient surtout composées de Juifs, sauf Naplouse (Chekhem) ou Nazareth, en Galilée (700 Chrétiens).
  • A Jérusalem, plus de 5000 habitants, quasi-tous Juifs, les autres, Chrétiens. Reland y évoque à peine quelques familles musulmanes isolées, d’ouvriers temporaires.
  • A Gaza,  550 non musulmans, (50% Juifs - 50% Chrétiens) : les Juifs étaient spécialisés dans l’agriculture : vigne, olives, blé  ; les Chrétiens s’occupant de commerce & transport des produits de la région
  • Tibériade et Safed étaient des localités juives dont la pêche du Lac de Tibériade constituait le principal emploi.
Témoignage qui contredit une Palestine musulmane
L’une des conclusions qui se dégage de l'étude dense, d'un auteur d'alors absolument impartial : au XVIIème siècle en Israël, 
  1. Quasi aucune présence musulmane,
  2. une présence juive quasi majoritaire partout avec, à sa suite, 
  3. une présence chrétienne et parfois faiblement musulmane . 
  4. La contradiction aux arguments musulmans d'’affirmation d’une légitimité musulmane sur Israël ou d’un mythique “peuple palestinien”



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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 13:56

Texte aimablement transmis par : Michel Grinberg à :

http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info



La synagogue du Rambam au Caire  ou l’occasion perdue 

Par Michèle Mazel *

  L’Egypte et Israël, ennemis naguère et aujourd’hui liés par une paix fragile,  ont manqué en ce début de mars une rencontre avec l’histoire. Depuis quatre mille ans que de difficiles relations existent entre ces deux pays et ces deux peuples voisins, quelques grandes figures ont émergé qui sont révérés par les uns comme par les autres.  Moise est considéré comme un égyptien sur les bords du Nil et son effigie   fait face à celle de Joseph dans le musée de cire de  Helwan. Il en est de même pour Moise Ben Maimon, le Rambam, le grand philosophe qui fut aussi médecin de Saladin. Après sa mort  Juifs et Arabes ont attribué des vertus miraculeuses à sa Yeshiva, l’école où il s’adressait à ses disciples. Ce petit édifice  au coeur de ce qui était le quartier juif du Caire, le Haret el Yehud attirait les malades de toutes les communautés qui venaient y chercher la guérison. 

Mais les Juifs ont été chassés de ce quartier comme du reste de l’Egypte et la vénérable Yeshiva a souffert des ravages du temps et de la montée des eaux d’une nappe souterraine. La synagogue adjacente s’est écroulée lors d’un tremblement de terre. Seuls de rares visiteurs étaient autorisés à venir se recueillir en ce lieu.  C’est alors que le ministre égyptien de la culture, qui briguait la direction de l’Unesco, a annoncé sa volonté de restaurer des monuments juifs.

Il y eut d’abord la grande synagogue du Caire, Shaar Hashamaim, dont le centenaire fut célébré avec faste fin 2007, puis vint le tour de la Yeshiva et de la synagogue. Un admirable travail de reconstruction aboutit à des résultats spectaculaires et tout était prêt pour la réouverture de ce lieu de mémoire. La présidente de la petite, toute petite, communauté juive du Caire commença à lancer les invitations. De partout les réponses fusèrent, positives. De France, d’Angleterre, des Etats Unis,  des Juifs qui avaient été forcé de quitter l’Egypte près d’un demi siècle plus tôt avec pour seule richesse le vêtement qu’ils portaient annonçaient leur venue. Un groupe de rabbins appartenant à la mouvance Chabad, qui fait du Rambam la clé de son enseignement religieux se décida à faire lui aussi le voyage.

 Et puis, brutalement, vint l’annonce du gouvernement égyptien. Que les Juifs fêtent entre eux et dans la discrétion : les Egyptiens quant à eux inaugureraient l’endroit en grande pompe une semaine plus tard – sans eux.

Deux dates furent donc fixées : le dimanche 7 mars, pour les Juifs et le suivant pour les Egyptiens….

On se demande quel personnage au sein du gouvernement de l’Egypte a pu prendre une décision aussi invraisemblable que choquante. Nous y reviendrons. Le jour venu, des petits groupes de gens plus très jeunes ont pris le chemin de la synagogue. Dans ce pauvre quartier où aucune rue n’est asphaltée, les autorités avaient pris soin de goudronner la veille une unique ruelle, la  seule par laquelle les visiteurs étaient autorisés à passer. Les riverains avaient été priés de rester chez eux et de fermer portes et fenêtres, pour éviter tout contact ; à chaque rencontre avec une autre allée, des bâches de tissu bariolé  avaient été tendus pour en barrer l’accès. 

C’est en pure perte que journalistes égyptiens et étrangers voulurent entrer au temple : les uns et les autres furent vigoureusement refoulés par les forces de l’ordre, dont le nombre dépassait celui des participants. La consigne était stricte : l’événement devait se passer sans publicité aucune.  Il y a vingt ans, dix ans peut-être, c’eut été possible. A l’heure du blackberry et des téléphones intelligents, la bataille était perdue d’avance, d’autant que les rabbins étaient venus avec une caméra de télévision pour commémorer ce qui pour eux étaient une occasion historique. Le soir même on pouvait voir sur CNN et sur la deuxième chaîne de la télévision israélienne les images d’une cérémonie toute simple mais profondément émouvante en présence de l’ambassadeur d’Israël Itzhak Lebanon et de Margaret Scobey, ambassadeur des Etats Unis ; le lendemain la presse égyptienne s’en faisait écho, les journaux d’opposition en particulier.  

Il y avait ceux qui protestaient contre l’usage de fonds publics pour restaurer un site juif, et ceux,  non moins nombreux, qui s’indignaient de la présence de l’ambassadeur d’Israël dans un haut lieu musulman. Tous s’accordaient à évoquer les festivités prévues pour la semaine suivante.

Au bout de quelques jours les officiels égyptiens ont enfin compris ce que de telles festivités sans les Juifs auraient de grotesque. Mais comment annoncer leur annulation sans perdre la face ? En blâmant Israël et les Juifs évidemment. Un communiqué très officiel expliqua donc que la célébration prévue n’aurait pas lieu, et ce pour deux raisons.

D’une part, on ne pouvait fêter la rénovation d’une synagogue alors que les Israéliens portaient atteinte à la liberté du culte des Musulmans dans les territoires occupés ; de l’autre le spectacle des vénérables rabbins buvant de l’alcool durant la cérémonie avait profondément choqué les Egyptiens. En ce qui concerne le premier argument, s’agissant d’une inauguration purement égyptienne sans le moindre Juif ou Israélien, on ne voit pas très bien le rapport. Pour le second, les Juifs ont bien le droit de se conduire comme ils l’entendent à l’intérieur de leurs temples.

La restauration et la rénovation de ces deux sanctuaires si chargés de signification pour le peuple juif aurait pu, aurait du être,  l’occasion d’une rencontre fraternelle avec le peuple égyptien au sein duquel Moïse Maimonide a vécu.  Cela, le régime ne l’a pas voulu. C’est bien dommage. 

 

* Michèle Mazel est l’épouse de Zvi Mazel, ancien ambassadeur d’Israël au Caire.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 08:13
Pour aschkel.info et lessakele




Merci à Viviane pour cet émouvant rappel



Albert Londres visionnaire, sioniste avant l’heure !
article préparé par Viviane Scemama Lesselbaum
 


 

Albert Londres est né à Vichy en 1884. Il est porté disparu le 16 mai 1932 lors de l’incendie du paquebot Georges Phillipar. Il fut le plus grand reporter de tous les temps. Un prix « Albert Londres » est attribué chaque année à un reporter de talent.

Dans son ouvrage : « Le Juif errant est arrivé » édité chez Albin Michel en  1929  et réedité au « Serpent à plumes en  1998. A travers son voyage dans les pays de l’est, bien avant la Shoah, il nous fait découvrir la misère des juifs entassés dans des ghettos insalubres, les prgroms. les injustices. Il partageait, aussi, au milieu de ces pauvres hères, l’espoir qu’ils portaient en eux,  de remonter, un jour proche, à Jérusalem.

Non Juif, sa barbe de taille moyenne le faisait passer, parmi les antisémites, pour un Juif ; ce qu’il prenait toujours pour un compliment.

Un poème inédit d’Albert Londres.

 
vue sur la terre promise

 

           LA TERRE PROMISE
 

Ô cœur jamais comblé, tu mourras de désir !

Voilà que malgré moi tu m’entraînes vers Tyr

Tu m’y fais débarquer et me conduit soudain

Aux tribus d’Israël où coule le Jourdain

Ô quand j’étais enfant que j’apprenais Moïse

Qu’elle m’a fait rêver cette terre promise !

Comme je vous aimais, pauvres Juifs en exil

D’avoir abandonné les rivages du Nil

Dans l’espoir de bâtir une cité nouvelle

Où l’existence enfin ! pour vous serait plus belle !

 

Je ne la verrai pas moi non plus ma Judée

Ma terre tant promise et jamais accordée

Mon pays estompé de brumes et de bleus

Je ne le verrai pas le pays de mes vœux

L’île où dans les sentiers, les femmes non vêtues

Sans honte, rêveraient comme ici nos statues

Où l’aurais-je de la gloire à dire qui je suis

Où le jour je jouirais du labeur de mes nuits

Non, malgré qu’au poète un songe soit facile

Je ne franchirai pas les remparts de mon île.

 

Quand tu mourrus, Moïse, au pic du mont Nébo,

Quand tes derniers regards, par bonté du Très-Haut

Découvrirent enfin le pays de ton Maître

Quaénd tu sentis la mort descendre dans ton être

Et qu’au même moment, tu vis, bonheur cruel

Pour la première fois la terre d’Israël

Quand tu mourrus d’angoisse,Ô Moïse, mon frère

As-tu noyé ton cœur aux flots de la colère ?

Bientôt j’éprouverai moi-même ta douleur

La terre du poète apparaît quand il meurt.

 

Notre désert à nous, c’est notre jeune âge

Lorsque nous arrivons à la fin du voyage

Et que notre pays se dessine au lointain

C’est que nous n’avons plus à vivre qu’un matin

Alors, D.ieu nous conduit au haut d’un promontoire

Et dis : « Tiens ! Le voilà, salue enfin ta gloire ».

Et pareil à Moïse au sommet du Nébo,

Nous voyons la Judée un pied dans le tombeau

Quelle doit être amère à l’âme qui s’enlise

L’ultime vision de la terre promise ! 
Par Aschkel
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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