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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 21:40
Pour aschkel.info et lessakele


Je remercie R.CHEMOUNY pour l'envoi de ce magnifique diaporama




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Destruction de la synagogue

Lors de la guerre d’Indépendance, après la prise de la vieille ville par les Jordaniens, ceux-ci détruisirent presque toute la synagogue. Seule subsista une partie de la façade. La synagogueHurva fut quant à elle complètement détruite par les Jordaniens. Deux belles synagogues existaient dans la vieille ville et, comme les mosquées sur le mont du Temple, chacune avait une coupole.

Après la reprise de la vieille ville et le retour des Juifs dans ce quartier, cette synagogue ne fut pas reconstruite. La façade ornée de la synagogue Tiferet Israël rappelle celle de la synagogue ancienne de Baraam en Haute Galilée et c’est cette dernière qui a probablement inspiré les architectes. Dans le sous-sol, il est encore possible de voir les ruines d’un bain rituel.

Les ruines de cette synagogue sont situées dans la rue des Karaïtes, au sud-est de l’endroit où fut élevée la yeshiva (école talmudique) du Mur, et à l’ouest d’un bâtiment d’habitation où se trouve la synagogue des Karaïtes (l’une des 11 synagogues Karaïtes existant en Israël). 
Sur le lieu même de sa construction, on peut voir des affiches explicatives et les photos de la synagogue avant sa destruction.

 



 
 
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 00:57
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freds



Les influences juives de Nietzsche
ou la dette (presque) oubliée.

Par Frédéric Sroussi

pour aschkel.info et lessakele




Il est temps de rappeler l'importance de la «pensée juive» dans l'histoire de la philosophie nietzschéenne. 


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Nous savons que Nietzsche a été profondément imprégné par «l’Ancien Testament» mais aussi très influencé - et cela est trop souvent passé sous silence- par la pensée de deux philosophes juifs.
Le premier, qu’il ne put connaître personnellement,fut Friedrich Heinrich Jacobi (1743-1819) et le second fut un ami très proche, je veux parler de Paul Rée. L’influence de la pensée de ces deux philosophes juifs (en particulier celle de Paul Rée) est honteusement sous-estimée dans l’histoire de la philosophie nietzschéenne et Nietzsche lui-même n' est pas étranger à la minimisation de l' apport intellectuel de ces deux penseurs.


On peut dire que Nietzsche a contracté une dette vis-à-vis de Jacobi et de Rée.

L’idée de dette est justement très importante dans la pensée de Nietzsche puisqu’elle est au cœur – comme le précise Patrick Wolting - grand spécialiste du philosophe allemand – de sa manière de «penser les relations inter-humaines au sein d’une communauté». L’auteur d’Aurore avait donc pris comme modèle –ainsi que le souligne encore Patrick Wolting– la relation contractuelle entre créancier et débiteur pour décrire les relations inter-humaines : «la faute est interprétable comme dette, idée que Nietzsche asseoit une nouvelle fois sur l’analyse linguistique». 

En effet, Nietzsche s’était basé sur la pluralité des sens du mot schuld qui veut dire à la fois faute, culpabilité mais aussi dette. Il est intéressant de noter que l’«astuce» linguistique que Nietzsche a utilisée pour prouver sa thèse ressemble à l’une des méthodes herméneutiques très souvent employées par les Talmudistes qui recourent depuis des siècles à la polysémie afin de créer de nouvelles exégèses à partir d’un mot qui recèle donc une pluralité de sens.

Revenons donc aux deux «créanciers» de Nietzsche pour comprendre en quoi Jacobi et Rée ont influencé, voire parfois totalement transformé la pensée de Nietzsche.

Commençons par Friedrich Heinrich Jacobi, l’auteur de la Lettre à Fichte a certainement marqué Nietzsche qui connaissait son oeuvre.Citons, pour se convaincre de l'influence de Jacobi sur Nietzsche, les propos du philosophe Ives Radrizzani – spécialiste de Fichte et Jacobi –
qui a écrit : «La Lettre à Fichte constitue un document capital pour l’histoire des idées, dont l’intérêt déborde largement le cadre de l’idéalisme allemand.
C’est en effet non seulement le texte où figure la première occurrence connue du terme «nihilisme», mais encore il est d’emblée associé à une thèse forte concernant l’essence de la philosophie occidentale, accusée d’être dès l’origine une vaste opération d’arraisonnement du réel. Nietzsche, qui dans toute son œuvre, ne cite Jacobi qu’une seule fois de façon tout à fait annexe et de seconde main, lui doit assurément beaucoup.»


Quant à Paul Rée, on peut dire que son amitié avec Nietzsche eut de grandes repercussions sur l' oeuvre future du philosophe. Paul Rée fut celui qui introduisit Nietzsche dans le «l' univers» de l’aphorisme. Ce dernier est la «marque de fabrique» de Nietzsche, à tel point que le regretté Jean-François Lyotard avait déclaré que:«l’essentiel du message de Nietzsche, c’est son style»

En fait, le philosophe Paul Rée a grandement contribué à la création du style aphoristique de Nietzsche et a aussi donné à ce dernier le goût de la psychologie (Nietzsche s’est même défini par la suite comme «psychologue».) On doit souligner l'immense différence de style entre La Naissance de la tragédie (1872) et Humain, trop humain (1878) dans lequel s' affirme pour la première fois le style aphoristique de Nietzsche. C’est son admiration pour son ami Paul Rée qui amena donc Nietzsche à se tourner vers cette forme littéraire.


Paul Rée était en effet un admirateur des maîtres français de l’aphorisme tels que Chamfort et surtout La Rochefoucauld dont les Maximes étaient le livre de chevet. Paul Rée s’était déjà essayé à l’écriture d’un livre d’aphorismes en publiant en 1875 son œuvre maîtresse, Observations psychologiques (on notera une nouvelle fois avec attention que le livre de Rée traite de psychologie, discipline qui sera par la suite au cœur de l’œuvre nietzschéenne). Nietzsche fut emballé par le livre de Paul Rée qu’il loua avec vigueur. Dirk R. Johnson expliqua que «Nietzsche fut introduit à une tradition culturelle autre que germanique, en particulier celle des moralistes français, grâce au cosmopolite Paul Rée qui vécut en France».


On peut même aller plus loin puisque certains aphorismes de Nietzsche dansHumain, trop humain(1878) sont presque des répliques exactes des aphorismes écrits par Rée dans Observations psychologiques (1875). En effet, Rée a écrit qu’«Il est plus facile de s’abstenir des plaisirs sensuels plutôt que de les vivre avec modération», Nietzsche, quant à lui, écrira par la suite cet aphorisme : «Il est plus facile de renoncer au désir que de le vivre avec modération…».
On peut aussi trouver «troublante» la ressemblance entre le titre du livre de Paul Rée publié en 1877,L' Origine des sentiments moraux et celui de Nietzsche publié en 1887 et qui
s' intitule  La Généalogie de la morale...C’est donc Paul Rée qui introduisit l’idée qu’il pouvait y avoir une approche «historique» du sens moral. 

L’influence de Rée sur Nietzsche fut si grande qu’un vieil ami et admirateur de Nietzsche, Erwin Rohde, fut tellement déstabilisé (et il ne fut pas le seul) par le changement de cap stylistique et philosophique de l’auteur de La Naissance de la tragédie, qu’il écrivit à Nietzsche une lettre empreinte de tristesse après la lecture de Humain, trop humain : «Je vous le dis ,mon ami, que cette surprise fut douloureuse. Comment peut-on enlever une âme et la remplacer par une autre ? Comment Nietzsche a t-il pu soudainement devenir Rée ?» (lettre du 16 juin 1878).
D' autres proches de Nietzsche telle que Cosima Wagner (fille de Franz Liszt et seconde femme de Richard Wagner) attribua à « l'esprit juif » de Paul Rée le changement stylistique et philosophique de Nietzsche...
 
Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce sujet et je ne peux que vous renvoyer au passionnant livre de Robin Small, Nietzsche and Rée; a star friendship, qui décrit avec énormément de brio l’influence de Rée sur Nietzsche. Ce livre fut accueilli avec beaucoup d’intérêt par de nombreuses revues philosophiques y compris par Anthony K.Jensen du Journal des études nietzschéennes.
Le problème est que Nietzsche ne cita que très peu de fois et de façon très brève son ami Paul Rée, comme il le fit d' ailleurs pour Jacobi. Nous pensons que ces oublis sont une faute (schuld) et une dette (schuld) dont la pensée nietzschéenne reste encore coupable ("schuldig")...



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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 08:16
Merci à F. pour l'envoi de ce texte




"Froide" Egypte" 
Maurice Sartre
(Professeur émérite à l'université de Tours, L'Histoire n°351, mars 2010)


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La mémoire culturelle : Ecriture, souvenir et imaginaire politique dans les civilisations antiques




"L'égyptologue Jan Assmann part d'un constat trop souvent négligé : la brillante civilisation égyptienne a cessé depuis longtemps, si même elle le fit un jour, d'irriguer la culture et la pensée, alors que la tradition juive comme la culture grecque restent fortement présentes. Si on peut invoquer le relais du christianisme pour la première, ce ne saurait être le cas de la seconde, dont le polythéisme a disparu de notre univers culturel depuis des siècles.

   
S'appuyant sur les travaux des sociologues et ethnologues, au premier rang desquels Maurice Halbwachs et Claude Lévi-Strauss, Jan Assmann estime que s'opposent en définitive des "sociétés froides" dont la préoccupation permanente est d'annuler tout changement que pourraient introduire les aléas de l'histoire, et des "sociétés chaudes" qui manifestent au contraire un besoin irrépressible de changement, même lorsque, comme les Grecs, elles tiennent officiellement l'innovation pour plutôt négative. Selon lui, ce qui explique au fond le sort différent des cultures, c'est la capacité ou non à commenter. Toutes les cultures sont fondées sur un corpus de textes (écrits ou non) : les unes (comme l'Egypte) le canonisent pour le préserver de tout changement ; les autres (Israël, la Grèce) le canonisent pour le stabiliser et fournir une base commune et sûre du commentaire.

    Car c'est du commentaire que sort l'innovation, volontairement ou non. Celui qui commente cherche à approcher une vérité dont il est en définitive responsable ; celui qui récuse le commentaire juge au contraire la vérité reçue d'ailleurs une fois pour toutes. L'un entre dans la logique d'une histoire en mouvement, l'autre se satisfait de contempler l'immutabilité du temps ; l'un a l'obligation de mémoire, l'autre se contente de répéter et de vénérer.

    L'histoire est, à cet égard, un bon révélateur des attitudes mentales : il existe un fossé insondable entre ceux qui notent les événements pour établir une chronologie et des généalogies, et ceux qui tentent de comprendre dans le déroulement des faits ce qui fait sens dans une histoire en mouvement, qu'elle soit l'oeuvre de Dieu (Israël) ou des hommes (les Grecs). Pour Jan Assmann, le caractère sacerdotal de la culture égyptienne lui a sans doute permis de résister mieux que toute autre à la rupture majeure que constitua l'hellénisation de la Méditerrannée orientale, mais le refus de l'exégèse la figea en lui interdisant de s'adapter aux conditions mouvantes de l'histoire. Le tout s'exprima dans le temple d'époque tardive, "codification canonisée de la grammaire culturelle égyptienne", à laquelle on ne peut rien retrancher, rien ajouter. Culture close, en quelque sorte, et donc devenue inaccessible aux autres avant de le devenir pour les Egyptiens eux-mêmes."
Par Aschkel
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 08:18
Jean Ferrat n'est plus - Hommage

Décès de Jean Ferrat à l’Âge de 79 ans

(Tenenbaum : son vrai nom)

Jean Ferrat

Faiblesse et Capitulation des Démocraties

A méditer. De plus la chanson est très belle Jean Ferrat l'interprète magistralement

EN SOUVENIR D'EUX......

Cette semaine en Angleterre tous les programmes relatifs à la commémoration de la Shoah ont été retirés de certains établissements scolaires, avec pour motif que cela "heurte" la population musulmane, qui renie l'existence de la Shoah.

C'est le signe de l'approche d'une catastrophe qui progressivement s'organise dans le monde, un témoignage du laisser-aller des pays s'y soumettant.

60 ans se sont écoulés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe.

Ce mail est envoyé dans le but de former une chaîne du souvenir et en mémoire des

6 millions de juifs,

20 millions de russes,

10 millions de chrétiens,

1900 prêtres catholiques,

aux tziganes,

aux homosexuels qui ont été tués, violés, incinérés, humiliés et sont morts de faim par ceux qui cherchaient un "autre chemin" !

Aujourd'hui, plus que jamais, avec les efforts de l'Iran et d'autres pays ayant déclaré que la Shoah était une "légende", il est impératif de tout faire pour que le monde n'oublie jamais.



 

 

 

Par Aschkel
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 12:31



Dernière minute : La soirée Primo - cinéma Atalante autour du film La Rafle est un plein succés. Il n'y a plus une place. La direction du cinéma a pourtant décidé de faire plusieurs séances dans la journée. Tout est réservé. Nous en sommes navrés pour nos amis qui auraient voulu y assister et nous rejoindre à l'occasion. Rendez-vous tous dans votre salle de cinéma habituelle pour ce film exceptionnel.
 
Petit message pour votre soutien : Primo est composé de bénévoles et le restera. Cependant, nous faisons appel à des professionnels pour tout ce qui concerne l'informatique, principale poste de dépense. Nos revenus ne nous permettent pas d'investir pour un entretien régulier du site et l'achat de matériel performant. Vous pouvez nous aider en nous adressant vos dons à Primo, BP 24, 94100 Créteil Cedex.
Sur Primo également : Il est jeune, il est sympa, mon nazi, par Alexandre Feigenbaum. Comme le dit si bien Isaac Franco, sale temps !
TEMPS COUVERT
C’est vrai, la guerre passée, la situation de la communauté juive fut longtemps si enviable en Belgique que notre pays mérita ses témoignages unanimes de reconnaissance.
Mais ils sont peu nombreux désormais ceux parmi elle qui ignorent que le virus de l’antisémitisme achève, là, sous leurs yeux aussi, une nouvelle mue.
Il n’est pas contestable que les mécanismes de défense réagissent vigoureusement quand il s’exprime dans la même langue et s’habille des mêmes symboles d’hier, stérilisant le ventre de cette mauvaise mère et le prévenant ainsi d’enfanter un même danger demain.
Mais, consciencieusement perverti, l’esprit de ce temps néglige cette autre langue et ces nouveaux symboles dans lesquels s’élabore le devenir de l’antisémitisme.
C’est que, en effet, communiant dans une même détestation pour le Sionisme et une certaine idée de l’Amérique, il fabrique du racisme dans la langue de l’antiracisme et des droits de l’Homme et déshumanise au nom de l’Humanisme.
Si les Juifs étaient hier accusés d’être de nulle part, ils sont aujourd’hui justiciables du crime de se reconnaître et de se défendre dans le pays qu’ils ont recréé avec la caution de la communauté internationale.
En somme, après la culpabilité et la honte pour les fautes et les abandons passés, c’est libre de s’irriter de leur évocation que le virus attaque aujourd’hui les Juifs avec l’outil créé pour les défendre, Israël.
La conscience ceinte d’un keffieh, Israël est ainsi chargé des péchés de ses procureurs, rhabillé en bourreau pour hâter de les soulager de leurs fautes d’hier et offert en sacrifice pour le rachat de leurs lâchetés passées !
Empruntant à la langue du débat politique, la critique obsessionnelle d’Israël permet de dire licitement un rejet vieux comme la haine des hommes à l’égard de ceux qui ne leur ressemblent pas assez mais qui leur sont en même temps trop semblables.
Comment, sinon, expliquer que trop peu des citoyens de nos pays s’offusquent de ce qu’un Juif, ses synagogues et ses écoles, doivent encore y être protégés ?
Joschka Fischer, ancien ministre allemand des Affaires étrangères, disait de l’Europe qu’elle ne serait guérie de ses démons que lorsque ses Juifs ne devront plus être protégés dans leur vie quotidienne, ou quand l’exigence de cette protection suscitera la saine indignation de leurs concitoyens.
Nous en sommes loin, hélas.
Et nous nous en éloignons davantage dans ce pays quand ses places publiques sont le théâtre de psychodrames qui suggèrent des symétries infâmantes entre Israël et l’Allemagne nazie ;
Quand les représentants de ses partis politiques démocratiques ne désertent pas une manifestation où retentissent pour la première fois depuis la Libération les cris de Mort aux Juifs ;
Quand ces partis diagnostiquent un handicap électoral dans la dénonciation de la résurgence de l’antisémitisme ;
Quand est affirmé sur ses chaînes de télévision le droit de rire de la Shoah et de ses victimes et celui de moquer les sensibilités outragées, ou quand y sont ignorés les mots Juif, génocide, Shoah et holocauste pour rendre compte du 65ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz Birkenau ;
Quand un de ses élus progressistes invite à la Maison des Parlementaires des représentants du Hezbollah et de la chaîne de télévision Al Manar, théoriciens contemporains de l’éradication des Juifs ;
Quand un autre progressiste charge la communauté juive des ratés de l’intégration d’une partie de nos concitoyens musulmans et qu’une de ses consoeurs voit de l’extrémisme dans le judaïsme et du colonialisme dans le sionisme ;
Quand un ancien quotidien de référence de la capitale présente un relais des thèses du Hamas et un apologiste des attentats terroristes sous les traits d’un éducateur et militant pour l’autodétermination des peuples ;
Quand, en pleine tragédie en Haïti, un ministre de la Coopération témoigne de l’inflexion humaniste de son parti en fantasmant sur une prétendue crise humanitaire à Gaza ;
Quand la section belge de la Ligue des droits de l’homme plaide la liberté d’expression pour un humoriste condamné trois fois en France pour propos antisémites, et dont la récente dénonciation du puissant lobby de youpins sionistes fait en ce moment l’objet d’une instruction judiciaire ;
Quand la page d'accueil de la Grande Mosquée de Bruxelles financée par l'Arabie Saoudite et dirigée par son ambassadeur en Belgique renvoie impunément à des sites au contenu antisémite et négationniste que réprime censément la loi ;
Quand les journalistes et les élus européens désertent largement la conférence du directeur du Government Press Office israélien organisée dans leur Parlement pour ne pas entendre les raisons d'Israël et épargner à leurs certitudes sur le conflit le plus médiatisé de la planète l'épreuve d'une autre grille de lecture ;
Enfin, nous nous en éloignons davantage quand, à l’instar du maire de la ville suédoise de Malmö, il peut désormais être suggéré sinon commandé à la communauté juive de se désolidariser d’un Israël dûment diabolisé si elle veut encore prétendre à une pleine place au sein de la communauté nationale.
Mais nous nous en éloignerons davantage encore si ceux qui parlent au nom des communautés juives européennes négligent d’interpréter l’humeur de ce temps et osent encore se proclamer aussi heureux qu’un Juif en France devant leurs interlocuteurs distraits.
Isaac Franco, Bruxelles, le 11 mars 2010
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 08:29
Pour aschkel.info et lessakele



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"La Rafle" - Ils étaient...... Juifs en France.



158059586_c2f33f24e8.jpg__On a pu assister hier soir, sur France 2, à une longue émission présentée par Marie Drucker, autour du film de Roselyne Bosch, "La Rafle", d'après l'histoire de Joseph Weissmann, présent sur le plateau. Le film sort aujourd'hui sur les écrans français.

Des centaines de pages, des milliers peut-être, vont être consacrées à cette soirée. Plus de deux cent mille, déjà, le sont sur cette rafle du Vel d'Hiv de l'été 42.

Des faits historiques que nous connaissons retenons: la police française, sur ordre des nazis, rafle plus de 13.000 juifs à Paris, dont 4051 enfants de tous âges.

C'est le chef du gouvernement de Vichy, Pierre Laval, qui insista pour voir les enfants suivre leurs parents.

Une centaine de juifs, seulement, reviendront des camps de la mort; très peu nombreux sont ceux qui parviendront à s'échapper avant d'arriver sur le sol de l'enfer.

La police française était placée sous les ordres de René Bousquet: exécuteur zélé des basses oeuvres orchestrées par la SS.

Ce Bousquet avait un ami, un ami qu'il gardera jusqu'au dernier soir de sa vie : François Mitterrand. C'est seulement  en 1994 que l'on a reproché cette pesante amitié à celui qui était devenu président de la République Française treize ans auparavant.

Beaucoup des amis du Président étaient juifs. A notre connaissance, aucun d'entre eux ne lui a demandé publiquement à quand remontait exactement cette amitié avec Bousquet et ce qui les avait si chaleureusement rapprochés.

Et puis, et puis il y eut ce dépôt de gerbe au Mémorial du Martyr Juif, à Paris, par l'ami de Bousquet. On y entendit Robert Badinter, alors ministre de la Justice, piquer une colère mémorable contre ceux qui exprimèrent leur malaise, leur mécontentement, leurs reproches.

Badinter hurla encore plus fort qu'eux; il s'agissait de  leur rappeler qu'ils devaient le silence aux morts. Il termina son hystérique diatribe par un "je ne veux pas qu'on m'applaudisse" prémonitoire.

En effet, personne, ce jour-là, n'avait eu l'intention de l'applaudir. Le même Président, quelque temps plus tard, allait aller déposer une jolie couronne fleurie sur la tombe de Pétain, le patron de son ami à l'époque de la rafle.

D'ailleurs, aujourd'hui encore, il ne se trouve pas beaucoup de juifs pour applaudir le Jacques Attali du "il n'y a pas d'antisémitisme en France", vraiment trop récent pour être relégué aux oubliettes.

Hier soir, sur le plateau de France2, ni le socialiste Pierre Moscovici, ni l'UMP Jean-François Copé n'ont abîmé l'impressionnante décence de l'émotion qui régnait sur le plateau. Au contraire, en tant qu'hommes politiques français, ils ont ajouté à la grandeur du Peuple Juif.

Moscovici, à l'instar de l'historien socialiste Max Gallo, nous a convaincus qu'il ne pouvait avoir conservé les mêmes sentiments à l'égard de l'ami de Bousquet.

Aujourd'hui sur les écrans, ne l'oublions pas, "La Rafle" raconte une histoire vraie. Celle de l'inhumanité d'un régime et de ses complices, au premier plan desquels figurait cet ami abject jamais renié. 

Bien sûr, chacun de nous sortira de la projection en essuyant ses larmes. Avec, à l'esprit, ce devoir de mémoire dont la petite-fille de Maurice Rajfus a dit, sur le plateau, ne pas vouloir rebattre les oreilles de ses enfants. En termes à peine différents, mais cela revenait au même.

Il y aura aussi, pour la plupart d'entre nous espérons-le,de la colère sous les larmes.

Colère de ceux qui, se souvenant de leurs morts, ne comprennent pas que le monde admette que la crapule internationale, de Paris à Téhéran, nie aux vivants le droit d'avoir leur propre Etat.

Le devoir de mémoire n'aurait aucun sens sans cette colère. Disons-le à nos amis : c'est elle qui est salvatrice. Si ce sont nos amis, ils acquiesceront.

Et tant pis pour les autres que notre détermination privera, dans le futur, d'émissions de télévision comme celle d'hier soir.

Jacques Dabbag
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 15:13
Nous avons le plaisir de vous présenter cette série-documentaire en plusieurs articles dont voici le premier.

Aschkel et Sacha


Avis:

La publication complète ou partielle de l'article est soumise à l'autorisation préalable de l'auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).


Sur le chemin de la liberté

Israel 1947 – 1949

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Partition de l'Inde, partition de la Palestine : 
un parallèle saisissant

 

L'abandon progressif par les Britanniques de leur Empire a conduit après la Seconde Guerre mondiale à la mise en oeuvre de partitions politiques au sein de leurs anciennes colonies.

Du British Raj sont nées artificiellement le 15 août 1947 deux entités politiques, l'une dirigée par la Ligue musulmane de M. Jinnah au Pakistan et au futur Bangladesh, l'autre sous l'égide des membres du Parti du Congrès, artisans de l'indépendance de l'Union Indienne.

1-Nehru et Jinnah
Nehru et Jinnah

 

La partition de l'Inde a eu deux principales conséquences :


·d'une part, le déplacement sanglant de plus de 20 millions d'habitants, et faisant plusieurs millions de victimes, hindous, chrétiens et sikhs fuyant majoritairement les régions attribuées à la Ligue musulmane, tandis qu'une partie des musulmans rejoignait le futur Pakistan, le reste formant une importante minorité en Inde ;


2-violences interreligieuses lors de la partition
Violences interreligieuses lors de la partition

·d'autre part, l'émergence de la question du Kashmir, région de montagne à majorité musulmane, à forte minorité hindoue, et rattachée à l'Inde.

3-Réfugiés sikhs rejoignant le Punjab oct 47- photo marga
réfugiés sikhs rejoignant le Punjab oct 47 - photo manga

 

L'assaut contre le Kashmir par l'armée pakistanaise dès octobre 1947 – sous direction britannique – s'est soldée par l'établissement d'une ligne de front permanente depuis le cessez-le-feu de janvier 1949, objet de plusieurs tentatives infructueuses de conquête pakistanaise, et suscitant un terrorisme sanglant depuis près deux décennies.

 

Le parallèle avec la gestion de la fin du Mandat britannique en Palestine est saisissant.

 

Cela concerne le déplacement des populations juives et arabes, le soutien britannique à la partition musulmane, et, sur une échelle plus large, sur le maintien d'une zone de conflit violent plus de 60 ans après les événements fondateurs, ainsi que l'émergence d'un terrorisme islamique visant les institutions démocratiques indiennes et israéliennes.

5-Lashkar eTaiba
Lashkar e Taiba

On remarquera également que les victoires indiennes contre le Pakistan (1965, 1971, 1999) tout comme les victoires israéliennes n'ont pas conduit à l'anéantissement de l'adversaire, mais à l'obtention temporaire d'une diminution de la menace à leur encontre.

Plus encore, les nationalismes arabes palestiniens et pakistanais se sont en grande partie forgés et subsistent en tant qu'idéologies de combat avec l'unique objectif de destruction de l'adversaire.

6-Terroriste Samir Quntar

terroriste Samir Kuntar

Si la partition de l'Inde laisse toujours aux prises deux puissances militaires disposant d'une profondeur stratégique et plus de 1,5 milliards d'habitants – auxquels on pourrait ajouter la Chine qui a annexé une partie du Kashmir lors de l'établissement d'une route stratégique reliant le Tibet au Turkestan –, c'est en revanche un conflit mineur au plan mondial, regroupant moins de 20 millions d'habitants, qui fait l'objet de toute l'attention médiatique.

 

 

Israel en ligne de mire du nationalisme arabo-musulman

 

La centralité artificielle de ce conflit dont les enjeux dépassent ainsi largement sa portée politique réelle, mérite aussi une plus grande prudence.

 

Si l'Etat d'Israël fait l'objet de critiques sans cesse plus virulentes, si l'apologie de la politique arabe de purification ethnico-religieuse semble trouver dans l'espace médiatique une diffusion toujours plus grande, c'est en grande partie sur la base d'un imaginaire politico-médiatique fondé sur la mise en question du droit du peuple juif à disposer de lui-même en tant que peuple.

 

Ce qui implique de reprendre le fil de l'histoire des années 1947-1949, au moment de l'accession du peuple juif à l'indépendance.

7- 29 nov 47

 29 Nov 1947

Singulièrement, la souveraineté politique juive en Israel a été favorisée par l'intransigeance arabe à reconnaître le droit du peuple juif à refuser la sujétion archaïque et religieuse, ainsi que par la déroute des forces arabes chargées d'anéantir le foyer irréductible juif.

Là où la Légion arabe de Transjordanie est restée maîtresse du terrain, l'expulsion de toutes les populations juives a pu y être menée conformément aux objectifs de la Ligue arabe.

 

Dans un Proche-Orient aux frontières façonnées par les chancelleries occidentales depuis la fin de la Première Guerre mondiale, il faut remonter bien auparavant pour comprendre les enjeux de l'ingérence russe et occidentale, ainsi que la résurgence de la thématique de l'unité arabo-musulmane, dont le ressentiment lié aux échecs répétés s'est concentré sur l'indépendance d'un petit Etat juif.

 

Sans doute doit-on voir aussi dans l'acharnement actuel contre l'Etat d'Israël la résurgence d'un sentiment de culpabilité européenne, ancienne puissance coloniale du monde musulman, cherchant à peu de frais à détourner l'esprit de revanche nationaliste arabe à l'encontre de ce petit pays né pourtant des mouvements d'émancipation et de décolonisation du XXe siècle.

8-le bateau jewish state arraisonné par les britanniquess
Le bateau Jewish State arraisoné par les britanniques

 

Périlleux carrefour des voies commerciales menant à l'Extrême-Orient, le monde arabo-musulman s'était trouvé progressivement marginalisé à partir de la Renaissance, avant que le pétrole ne redonne aux trois détroits (Bosphore, Ormuz, Bab el Mandab) une importance stratégique.

À ce titre, la polarisation politique autour de la question d'Israël appartiendrait alors à un échange de coups stratégiques dans un grand jeu entre puissances émergentes et puissances occidentales.

 

En quête d'un nouvel âge d'or, où il représentait le modèle dominant souverain sur une partie du monde, le monde arabo-musulman a fait de la confrontation avec l'indépendance juive le coeur de sa confrontation avec le modèle occidental et s'est soldé jusqu'à présente par l'expulsion quasi complète des Juifs en terre d'islam, et celle, irrémédiable et silencieuse, des Chrétiens d'Orient.

 

Le modèle singulier qu'Israel, seul pays à majorité non-musulmane du Proche-Orient, oppose au népotisme des élites arabes, ravive alors de façon plus aiguë encore la difficulté du monde musulman à percevoir sa restauration politique hors du champ d'un conflit de cultures.

 

L'intrication des facteurs politiques, culturels, stratégiques et sociaux forme un puissant concentrateur émotionnel, où les années 1947-1949 représentent un tournant généralement déformé par le prisme des idéologies, invitées sournoises dans le jeu des alliances et des compromissions.

 

 

Un nouveau regard sur l'indépendance juive

 

En quoi la restauration culturelle et politique du peuple juif serait-elle une menace pour la paix à l'échelle mondiale ? Inversement, ceux qui cherchent au prix de la haine à dénier le droit à un peuple à sa libre expression, ne seraient-ils pas ainsi les véritables promoteurs d'une conflictualité politico-religieuse dont Israël serait la première cible ?

 

À cet égard, il nous semble plus décisif aujourd'hui de rappeler que la naissance de l'Etat d'Israël s'inscrit dans l'ensemble des mouvements d'émancipation politique de l'époque moderne, et qu'en aucun cas il ne pourrait s'agir d'une éventuelle « compensation » après l'Holocauste dont on se demanderait comment elle pourrait donner naissance à une nation.

9-L'indépendance restaurée - Photo Shershel mai 1948

 

L'indépendance restaurée-Photo Shershel mai 1948

L'indépendance de l'Etat d'Israel en 1948 consacre ainsi l'aboutissement dans le monde juif d'un risorgimento culturel et politique vieux de plus d'un siècle et demi. Néanmoins, l'idéologie dominante tente d'imposer la vision d'une indépendance entachée d'une faute originelle supposée, celle de l'expulsion des arabes de Palestine.

 

Aux mots-phrases qui trompent et mentent, que nous révèlent les archives et les images ?

Quel regard contemporain porter de l'intérieur à des événements généralement connus par le biais de réductions et d'idées toute faites ? Qui étaient ceux qui ont mené le peuple juif à la liberté ? Qui étaient les leaders arabes ? À quoi ressemblait la société multiculturelle juive des années de l'indépendance ?

 

Nous vous proposons une série d'article donnant à voir de très nombreuses images d'archives donnant à l'histoire l'épaisseur et l'authenticité qui lui manque souvent cruellement.

Et sans chercher à faire une nouvelle histoire, puisque l'Histoire était déjà présente dans l'objectif des photographes. 

A suivre...

 


Avis:

La publication complète ou partielle de l'article est soumise à l'autorisation préalable de l'auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).


 

Par Aschkel
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 21:26

Une tribu juive trouvée au Zimbabwe

Une tribu juive trouvée au Zimbabwe - © Juif.org
Les membres de la tribu Lemba, qui mangent casher et pratiquent la circoncision, ont de l’ADN juif.
 
Il est faciles de faire la distinction entre les Lemba et leurs voisins zimbabwéens, ils prient dans une langue riche en racines yéménites et hébraïques ou peignent, par exemple, des étoiles de David sur leurs pierres tombales.
 
La BBC a signalé samedi que les scientifiques britanniques ont réussis à prouver que les Lemba sont en effet juifs, comme ils le prétendent, grâce à des tests génétiques.
 
La tribu, forte d’environ 80 000 personnes, réside dans le centre du Zimbabwe et dans le nord de l’Afrique du Sud. Beaucoup de sont convertis au christianisme, mais continuent à maintenir des traditions juives, comme la circoncision, l’abattage casher ou l’interdiction de porc.
 
Selon les traditions Lemba, transmise oralement tout au long de leur histoire, leurs ancêtres étaient sept juifs qui ont quitté la Terre Sainte il y a 2500 ans, bien avant la destruction du second Temple. Ils traversèrent via le Yémen pour finalement s’installer en Afrique.
 
Beaucoup voient cela comme un autre mythe de Tribu perdue, mais les tests génétiques ont confirmé que le Lemba transporte le gène sémitique.
 
Le chanteur religieux Fungisai Zvakavapano-Mashavave déclare que peu de monde était au courant de l’existence de la tribu, et qu’il voulait que le monde soit mis au courant.
 
« Je suis très fier de réaliser que nous avons une culture riche, et je suis fier d’être un Lemba. Nous avons été un peuple très secret, car nous pensons que nous sommes un peuple spécial, » a-t-il déclaré à la BBC.
 
Le professeur Tudor Parfitt, de l’université de Londres, a déclaré qu’il avait été surpris de découvrir les nombreuses coutumes juives pratiquées par la tribu.
 
« C’était incroyable, » dit-il. « Il semble que la prêtrise ait été continué à l’Ouest par les personnes appelées Cohen, et de la même manière cela a été poursuivi par les prêtres du clan Lemba. »
 
« Ils ont un ancêtre commun que le généticiens disent avoir vécu il y a plus de 3000 ans, quelque part au nord de l’Arabie, qui est environ l’époque de Moise et Aaron, lorsque la prêtrise juive a débuté. »
 
Parfitt, un expert de renommée mondiale, a passé 20 ans à faire des recherches sur les Lemba, et a vécu parmi eux pendant six mois. Malgré leurs pratiques juives, beaucoup sont aujourd’hui chrétiens, voir même musulmans.
 
« Le christianisme est ma religion, et le judaïsme est ma culture, » déclare Perez Hamandishe, un pasteur local.
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:48

Shema Israel

Shema israel, Hachem elokeinou, Hachem e'had
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:02
Yad Vashem pleure le professeur David Bankier




"Un chercheur de haut calibre, un conférencier de talent, et un être humain à l'intégrité exceptionnelle, brillant et humble. Nous avons perdu l'un des plus importants savants du monde, dans le domaine de la recherche de la société allemande et de l'antisémitisme nazi."


Le président de Yad Vashem, Avner Shalev, a fait l'éloge de son ami, le professeur David Bankier, qui a succombé à une longue maladie, le 27 Février 2010.

 

Yad Vachem, Jérusalem.
Photo: JPost

Le professeur David Bankier est né en Allemagne en 1947. Il a étudié à l'Université hébraïque de Jérusalem, et a obtenu son doctorat en histoire juive. Sa thèse traitait de la société allemande et de l'antisémitisme nazi entre 1933 et 1938. Au fil des années, le professeur Bankier s'est vu invité dans des des universités de Londres, des Etats-Unis, d'Afrique du Sud et d'Amérique du Sud. Il a également participé au développement de centres d'études juives en Amérique latine. En 2000, il a été nommé chef de l'Institut international de recherche sur l'Holocauste, à Yad Vashem, et titulaire de la Chaire John Najmann, sur les études de l'Holocauste.

Il était un savant estimé.Parmi ses sujets de prédilection : la façon dont l'antisémitisme est devenu l'outil le plus efficace pour permettre au régime nazi de maintenir la flamme de son idéologie, tant dans ses luttes de régime internes, que pour recruter parmi les masses.

Le professeur Bankier était l'un des universitaires les plus importants et les plus cités dans la recherche sur l'Allemagne nazie. Ses publications dans ce domaine constituent une pierre angulaire de la recherche universitaire moderne, a noté le président de Yad Vashem.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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