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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 16:28
Archéologie : Possible découverte des mines de Salomon en Jordanie

jeudi 30 octobre 2008, par Rédaction

http://un-echo-israel.net/spip.php?article7019

La nouvelle fait déjà sensation. Selon le Times, la dernière campagne de fouilles archéologiques menées dans les mines de Salomon découvertes il y a quelques 70 ans, auraient révélées de nouveaux secrets. Ces mines de cuivre situées à Khirbet en-Nahas au sud de la mer Morte, en Jordanie, remonteraient bien au 10ème siècle avant JC soit à l’époque du roi Salomon selon les dernières analyses au carbone 14.

Lors de la découverte du site, les premiers archéologues avaient parlé des mines de Salomon mais dans les années 50 cette thèse fut réfutée. Les archéologues de l’époque avaient estimés que ces mines de cuivre étaient au plus tôt du 7ème siècle avant JC.

En 2006, une nouvelle équipe d’archéologues a commencé à travailler sur le site en question. Ils ont effectué de nouveaux prélèvements et ont mis au jour des indices d’activités métallurgiques au 9ème siècle avant notre ère. Les chercheurs affirment désormais que les activités minières avaient commencé plus tôt qu’on ne le pensait, dès le 10ème siècle avant notre ère soit au moment où Salomon commençait d’énormes travaux à Jérusalem pour construire le Temple. Les métaux extraits de ces mines auraient peut-être permis au souverain de réaliser ses ambitieux projets de construction explique l’archéologue Thomas Levy, du Levantine Archaeology Laboratory de l’Université de Californie, un des principaux auteurs de l’étude avec le Jordanien Mohammad Najjar.

De nombreuses questions restent encore ouvertes comme celle de savoir si Salomon régnait sur cette région qui, selon la Bible, était situé au pays d’Edom. La question du rapport entre le texte biblique et l’archéologie est à nouveau ouverte. L’historicité de certains textes de la Bible, remise en cause par certains savants et exégètes pendant des décennies, est également une question qui suscite déjà des débats.

 

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Découverte des plus anciennes écritures hébraïques.

http://www.israelvalley.com/news/2008/10/31/20147/

Par David Rosenfeld
Rubrique: Archéologie
Publié le 31 octobre 2008 à 06:27

Un archéologue israélien a découvert la plus ancienne inscription connue en Hébreu (3000 ans).
Cette découverte de premier plan pourrait indiquer que l’épopée biblique de l’ancien Royaume israélite de David aurait pu être basée sur des textes écrits. On pensait jusqu’alors que la Bible avait été unifiée et mise par écrit 2 siècles plus tard.

Un adolescent a découvert un tesson de poterie vieux de 3000 ans et portant 5 lignes de caractères hébraïques, et ce, dans les ruines d’une ancienne ville au sud de Jérusalem. Il s’agit de la ville de Khirbet Qeiyafa. La relique a été trouvée dans l’enceinte de la forteresse d’Elah qui est la plus ancienne connue de la période biblique.

Pour Yossi Garfinkel, l’archéologue israélien en charge de la fouille, cette relique est la preuve que les anciens Israélites étaient alphabétisés et pouvaient écrire la chronique des événements plusieurs siècles avant que la Bible ne soit écrite.

Cela donne à penser que certains passages de la Bible ont été écrits sur la base des traditions orales comme écrites.—

 

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 09:23
Benoît XVI ne béatifie pas Pie XII pour "de bons rapports avec les juifs" (postulateur)
18.10.08 | 19h25




Le pape Benoît XVI n'a pas signé le décret sur les vertus héroïques de Pie XII, une étape indispensable pour béatifier son prédécesseur accusé de passivité face à la Shoah, "car il veut avoir de bonnes relations avec les Juifs", a déclaré samedi un religieux, le père Peter Gumpel.

Le père Gumpel, qui est le "postulateur" (défenseur) de la cause de Pie XII dans le processus de béatification, a affirmé que la procédure était achevée et qu'il ne manquait que la signature du souverain pontife, dans un entretien avec l'agence Ansa.

Pour être proclamé saint, et une fois le décret sur les vertus héroïques signé par Benoît XVI, un miracle devra être encore attribué à Pie XII.

Il y a une dizaine de jours Benoît XVI a défendu la mémoire de Pie XII dans une messe pour le 50e anniversaire de sa mort et souhaité sa prochaine béatification.

Benoît XVI avait déploré que le bilan de Pie XII reste occulté par un débat historique "pas toujours serein".

"Le pape n'a pas encore signé ce décret, jugeant opportun un temps de réflexion", avait alors commenté le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

Les oppositions à la béatification du pape Pacelli s'expriment non seulement parmi les représentants de la communauté juive mais aussi au sein de l'Eglise catholique où beaucoup lui préfèrent son successeur immédiat Jean XXIII.

Selon le père Gumpel, Benoît XVI "voudrait aller en Israël le plus rapidement possible" mais il ne pourra pas le faire tant que la légende sous la photo de Pie XII dans le Musée de l'Histoire de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, "une évidente falsification de l'Histoire, ne sera pas enlevée", selon la même source.

Cette légende accuse le pape de ne pas avoir élevé sa voix contre la Shoah.

Tant que cette légende demeure sous la photo, un éventuel voyage de Benoît XVI en Israël serait "un scandale pour les catholiques", a ajouté le religieux.

"Dans le passé déjà le représentant du Saint Siège en Israël avait fait état de nos objections" concernant cette légende mais ce texte "ne peut être considéré comme déterminant dans la décision sur un éventuel voyage du Saint Père en Israël, un voyage que le pape désire effectuer mais qui n'a toujours pas été concrètement programmé", a précisé plus tard dans la soirée un communiqué du porte-parole du Vatican.

"L'Eglise catholique fait son possible pour avoir de bonnes relations avec Israël mais des rapports amicaux ne peuvent être construits que dans la réciprocité", a poursuivi le père Gumpel.

"Nous voyons que le pape a invité avec un grand sens de l'hospitalité un rabbin à notre synode et celui-ci, abusant de notre gentillesse, a attaqué à trois reprises Pie XII. Le rabbin peut dire ce qu'il souhaite, bien entendu, mais s'il est invité et qu'il parle de cette manière, il n'aide pas à améliorer nos relations", a conclu le père Gumpel.

Il y a une dizaine de jours un rabbin israélien, le premier à s'exprimer devant un synode des évêques catholiques au Vatican, s'est déclaré opposé à la béatification du pape Pie XII.

"Nous sommes opposés à la béatification de Pie XII, nous ne pouvons pas oublier ses silences sur l'holocauste", avait dit le grand rabbin de Haïfa (Israël) Shear Yshuv Cohen, selon la presse.

Mais selon le père Gumpel les juifs sont eux-mêmes "très divisés" sur Pie XII. "Certains continuent d'attaquer l'Eglise catholique disant que le Christ était le fils d'un soldat et d'une prostituée, tandis que d'autres assurent que personne n'a sauvé autant de juifs que Pie XII", a-t-il dit.

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 14:58
A History of Modern Israel

by Colin Shindler
Cambridge University Press, 2008. 400 pp. $23.95

Reviewed by Asaf Romirowsky
Director of Israel and Middle East affairs for the Jewish Federation of Greater Philadelphia and adjunct scholar at Campus Watch.

Jerusalem Post
October 12, 2008
http://www.meforum.org/article/1995

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Looking Ahead by Looking Back

One of the greatest myths in Middle East studies departments across North America and Europe is that the presence of an Israeli faculty member makes a "balanced" department. In fact, many Israeli academics have built their reputation on scholarship that is critical of Israel and its existence. These academics are frequently given center stage by the Association for Israel Studies, the Middle East Studies Association and Middle East studies centers, which host them and provide visiting appointments. This gives the scholars the visibility they seek, while allowing their hosts to claim balance in presenting an "Israeli viewpoint."

In Europe, there is hardly any attempt to create this so-called balance; pan-Arabist scholarship has become the coin of the realm. The University of London's School of Oriental and African Studies (SOAS) in the first part of the 20th century produced great Middle East scholars such as Bernard Lewis. But over the years, Edward Said and his acolytes, such as Joseph Massad, have been the ones to receive red-carpet receptions, especially at SOAS which is notorious for having an anti-Israel atmosphere. The university's Palestinian Society is the only student society in Britain professionally run by the student union and regularly hosts controversial events such as Israel Apartheid Weeks.

Given this environment, Colin Shindler's appointment as the first professor of Israeli studies at SOAS is significant. Shindler is the author of seven books and an authority on the Revisionist Zionist movement and the emergence of the Israeli Right. His latest book, entitled A History of Modern Israel, appeared just in time for Israel's 60th anniversary. In it the author traces six decades, from David Ben-Gurion to Ehud Olmert.

The author comes to the obvious conclusion that peace between Israelis and Palestinians has yet to be found. But it is worth noting that the same radical views of the al-Aksa intifada that consumed the Palestinian mainstream were in turn used by the far Left in Britain to justify boycotting Israeli academics. As Shindler observes, "This cocktail of Israeli separation, Palestinian opposition to normalization and Islamist zeal challenged the very idea of individual Israelis and Palestinians working together for peace and reconciliation."

While the country has come a long way since 1948, it is still driven by ideological disputes and different interpretations of "Jewishness" and Judaism. Nowhere are these divisions more visibly portrayed than in the lives and ideologies of its leaders from David Ben-Gurion to Yitzhak Rabin, whose assassination is still a traumatic memory for most Israelis, and a transformed Ariel Sharon. Sharon represented the last of the old guard in Israeli leadership. His absence from the political arena highlights how desperately Israelis are searching for new leadership, which is nowhere to be found under the Olmert administration. The findings of the Winograd Committee detailing Israel's failures during the Second Lebanon War illustrate this lack of leadership, direction or vision. The magnitude of the investigation has without a doubt created a political earthquake in Israel. As did the harshness of the committee's concluding that all Olmert's mistakes "add up to a serious failure in exercising judgment, responsibility and prudence," which should have motivated him to rethink his actions as well as his government.

Israel has never experienced such a catastrophe in its cabinet until Olmert-Peretz came to power - two key leaders utterly lacking defense, military and political experience. Consequently, Shindler underscores that the tension has significantly grown between Israelis who seek stability and democratization versus those who see despair and destruction.

David Ben-Gurion, Israel's first prime minister as well as the father of the IDF, was without a doubt a war-statesman. He was one of the few leaders with the willingness and ability to think everything through. Less than two years after Israel's War of Independence, Ben-Gurion concluded that "the most dangerous enemy to Israel's security is the intellectual inertia of those who are responsible for security. This simple and fundamental idea guided me from the day that I accepted the 22nd Zionist Congress responsibility for the security of the Yishuv. And this simple and fundamental thought I tried to instill in all the comrades that worked with me on security matters before the war, during the war, and after it."

Finally, 60 years after the War of Independence, it is clear that no one individual can monopolize and maintain the military and political balance needed for Israel to regain the vision and deterrence it needs. Shindler's recount of Israeli history is one that enables the reader to understand the social and political cleavages that make up Israel of 2008 while looking back at 1948. It is that lens that would help any student of the Arab-Israeli conflict to not repeat history but learn how to move Israel forward toward the next 60 years.

Related Topics: History, Israel

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 07:52
Un rabbin dénonce le silence de Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale
En invitant le Grand Rabbin de Haïfa, Shear-Yashuv Cohen, au Synode sur la Parole de Dieu [1], les dignitaires du Vatican ne s'attendaient certainement pas à ce qu'il 'profite' (en tout bien tout honneur !) de cette tribune inattendue, pour rappeler aux dirigeants religieux de l'Eglise catholique et à certains de leurs théologiens que, malgré leur insistance et malgré l'appui reçu de deux chercheurs juifs [2] - bruyamment célébré par l'un des plus ardents zélateurs de la canonisation de Pie XII [3] -, un grand nombre d'autres Juifs, dans le monde et en Israël, estiment toujours que le pape et les prélats d'alors n'ont pas suffisamment dénoncé la terrible persécution perpétrée contre leur peuple par les nazis. (Menahem Macina).
Imprimer    Envoyer à un ami 

[1] "Une première : Un rabbin prendra la parole au cours d’un Synode".
[2] "Pie XII à Yad Vashem, « Un raccourci qui dénature »: Interview de Sir Martin Gilbert" ; Pie XII, «pape de Hitler» ? Certainement pas, mais «Juste des nations», c’est pour le moins prématuré ".
[3] "Le P. Gumpel salue les recherches historiques de Gary Krupp (pro-Pie XII)".


07/10/08

Texte repris du site du journal Le Point.

version française Clément Dossin

Reuters

Le Grand Rabbin Shear Yashuv (cliché ajouté par upjf.org)


Le rabbin Shear-Yashuv Cohen a déclaré, lors du synode au Vatican, que les Juifs "ne pouvaient pardonner ni oublier" que des hauts responsables religieux ne se soient pas ouvertement élevés contre l'Holocauste durant la Seconde Guerre mondiale.

Les propos de Cohen, premier rabbin à s'exprimer lors d'un synode, faisaient clairement référence au pape Pie XII.

« Nous ne pouvons pas oublier le fait douloureux que de nombreuses personnes, y compris des grands leaders religieux, ne se soient pas élevés pour sauver nos frères et qu'ils aient choisi de garder le silence (...) Nous ne pouvons pas pardonner et oublier cela et j'espère que vous le comprenez »,

a-t-il déclaré en présence du pape Benoît XVI.

Le mois dernier, Benoît XVI avait défendu Pie XII avec vigueur, affirmant qu'il n'avait pas épargné ses efforts pour les juifs lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le Vatican assure que le pape a beaucoup œuvré, en coulisses, pour aider les juifs et qu'une intervention plus directe n'aurait fait qu'aggraver la situation.

Cohen a, par ailleurs, appelé le synode à dénoncer l'attitude du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, qui a de nouveau prononcé un discours très virulent à l'égard d'Israël, le mois dernier, aux Nations unies.

« Je suis aussi ici pour vous demander, à vous, dirigeants religieux, d'élever la voix pour qu'ensemble, avec l'aide du monde libre, nous défendions et sauvions Israël (...) des mains de nos ennemis »,

a-t-il dit, en faisant référence au discours devant l'ONU d'un

« certain président d'un Etat du Moyen-Orient ».

Et d’ajouter :

« Cette infamie antisémite ravive chez nous le souvenir douloureux de la tragédie de notre peuple. »

Cohen, qui avait accordé un entretien à Reuters avant son intervention, a déclaré qu'il n'aurait peut-être pas accepté de participer au synode s'il avait su qu'il coïnciderait avec les cérémonies du cinquantième anniversaire de la mort de Pie XII, qui fut pape de 1939 à 1958.

 

Philip Pullella


© Reuters

 

Mis en ligne le 7 octobre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 08:56
ELSA ZYLBERSTEIN LIT HÉLÈNE BERR
 
Lundi 6 octobre 2008, 20h

(éd. Tallandier, 2008)
(Audiolib, 2008 – Morceaux choisis lus par Elsa Zylberstein)
D’avril 1942 à février 1944, Hélène Berr a tenu son journal au jour le jour.

Le manuscrit de ce journal a été déposé aux archives du Mémorial de la Shoah. Ce texte, d’une qualité littéraire exceptionnelle, mêle l’expérience  quotidienne de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant à chaque instant entre l’espoir et le désespoir.

S'inscrire pour le 6 octobre 2008

http://www.memorialdelashoah.org/

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 16:48
Si ça peut intéresser Siné et ses soutiens : leurs petits-enfants pourraient aussi, un jour, être tentés par la conversion...

Le petit-neveu d’Adolf Hitler s’est converti au judaïsme et vit en Israël

Un descendant de Hitler s’est converti au judaïsme et vit en Israël. L’histoire est à peine croyable. Elle ressemble même à une de ces légendes urbaines, ces rumeurs sans fondement, colportées dans nos rues. (TG.).

Source : Tribune de Genève - jeudi 7 août 2008

 

   Le rabbin Aaron Shear-Yashuv, fils d'un Waffen SS

La journaliste britannique, Tanaya Gold, avait déjà lu quelque chose à ce sujet dans un obscur fascicule de la communauté juive orthodoxe de New York, daté d’août 2006. Cet été, elle a voulu en avoir le cœur net. Elle est partie à Jérusalem sur les pas de ce petit-neveu de Hitler, fils d’un nazi convaincu, officier de la Wehrmacht. Et elle a retrouvé ce descendant d’Alois junior, demi-frère du führer Adolf Hitler, l’initiateur de la solution finale, qui extermina cinq à six millions de Juifs européens.  

Après un séjour de six semaines passées en Israël, dans le cadre d’études de théologie, ce fils de protestant décidait, en 1977, de poursuivre ses études à l’Université hébraïque de Jérusalem. Converti au judaïsme, il est aussi tombé amoureux d’Israël. Et a épousé là-bas une Allemande, convertie comme lui.  

Avant-hier, The Guardian a publié l’article de Tanaya Gold ["The sins of their fathers"] dans son supplément du jour. Et la lecture de ce reportage réserve bien d’autres surprises. Ce professeur, dont elle a préservé l’anonymat, n’est pas le seul descendant de nazi, converti au judaïsme. Ils seraient même environ trois cents, selon OU’s, la modeste revue des juifs orthodoxes new-yorkais.  

Mais pourquoi ces «enfants du nazisme» se sont-ils convertis? s’interroge la journaliste britannique. Elle a posé la question à Aaron Shear-Yashuv, rabbin des armées en Israël. Son père à lui était Waffen SS. Un père qui l’a renié quand il a décidé d’embrasser la religion juive, de s’appeler Aaron et de faire son rabbinat en Israël. Pourquoi s’est-il converti ? Aaron répond théologie et refuse toute explication liée à son histoire familiale. Pourtant, pour Dan Bar-On, professeur de psychologie à l’Université Ben Gourion, cela ne fait aucun doute: «La motivation des convertis est de rejoindre la communauté des victimes. » On parle même, dans certains cercles juifs, de «pénitents», expiant inconsciemment les fautes de leurs aînés. Le petit-neveu de Hitler témoigne à demi-mot de ce cheminement inconscient, évoquant des images de l’Holocauste qui l’obsédaient:

«Je vois un soldat qui tient un enfant et le tue. Je partage la peur de l’enfant. Et je peux voir mon père et mon grand-père qui assistent à la scène. Tout ce que je peux dire, conclut-il, c’est que depuis que je suis arrivé en Israël, ces impressions se sont évanouies.»

Un autre descendant de dignitaire nazi, arrière-petit-neveu du maréchal Goering, est, lui aussi, devenu un «pénitent». Son père était un médecin militaire antisémite. Lui, Matthias Goering, a été, au début des années 2000, physiothérapeute à Zurich. Il porte aujourd’hui la kippa et l’étoile de David autour du cou, en Israël.

 

Source: Olivier Bot, 24 Heures, Tribune de Genève - jeudi 7 août 2008


[Information aimablement communiquée par Matsada – Infos, Israël.]

 

© Tribune de Genève

 

Mis en ligne le 7 août 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 20:51
Palestinisme et palestiniens: histoire d’une manipulation

J’ai été frappé, lorsque, allant sur des sites français pour m’informer de ce qui se passe au Proche-Orient, il m’arrive de lire les commentaires que laissent des internautes manifestement pro-palestiniens, de la méconnaissance profonde de l’Histoire dont ils témoignent. Cela se rapproche plus d’une mythologie ou des contes de bonne femme que de la vérité historique. Politiquement cela s’appelle de la propagande éhontée, de la veine de celle du Dr. Goebbels qui disait : « plus c’est gros, plus ça passe. ». Historiquement cela s’appelle une manipulation et c’est de ce point de vue que je voudrais me placer.

Si on lit ces interventions, on a l’impression que, de toute éternité, en tout cas depuis plusieurs millénaires, juifs et arabes vivaient en paix sur cette terre de Palestine sous la sage administration des palestiniens dont Jérusalem est la capitale éternelle. C’est après la deuxième guerre mondiale que le vilain sionisme, colonialiste, impérialiste, (voire nazi !) est venu troubler cette belle harmonie. Certes, il ya eu la Shoah, reconnaissent certains propagandistes palestiniens, (encore que d’autres leaders islamistes comme le Président iranien vont jusqu’à la nier), mais ce n’est pas notre faute. Pourquoi le sang des juifs que l’Europe a fait couler retomberait-il sur nos têtes ? Nous ne sommes pas coupables et les européens n’avaient qu’à trouver d’autres formes de dédommagement que d’aider les sionistes à voler notre terre.

On retrouve bien sûr dans cette argumentation l’effet de la propagande palestinienne sur des cerveaux européens bien enclins à la croire sur parole. La difficulté, et c’est ce qui m’a poussé à écrire ce texte, c’est qu’elle n’est qu’un amoncellement de contre-vérités historiques. On ne fait pas la paix avec un mensonge ou plus exactement maintenir une fiction historique comme base de revendication n’est jamais le signe d’un désir sincère de trouver un compromis.

1) D’abord, l’imposture du mot : Palestine.

C’est cette imposture qui m’a poussé par réaction, entre autres raisons, à écrire mon ouvrage « le 3ème Temple – Retour à Massada» dans le contexte de sa véritable réalité historique.

Pour cela il faut en revenir à l’apparition de ce mot sur les cartes au deuxième siècle de l’ère chrétienne.

Au début du premier siècle, après la mort d’Hérode, l’ancien royaume de David, conquis par le général Pompée en -67 est passé directement sous l’administration des procurateurs romains, nous dirions aujourd’hui sous administration coloniale.

En 44, Cuspius Fadus, est nommé préfet en Judée Samarie pour succéder à Ponce Pilate de sinistre mémoire. A sa mort en 62, un nouveau préfet, Albinus, est désigné pour lui succéder. En 65, Gessius Florus succède à son tour à Albinus. Pendant toute cette période, divers soulèvements de faible ampleur, facilement réprimés, eurent lieu au sein de la population juive.

Le Sanhédrin, l’organe religieux suprême de la religion juive, avec le grand prêtre à sa tête, jouait la carte de l’occupant romain, estimant, non sans raison, qu’une révolte armée serait fatale à l’existence de l’identité religieuse juive. Il préservait aussi de la sorte son pouvoir sur le peuple juif et les richesses provenant des offrandes qu’il recevait.

Mais en 65, le grand sacrificateur Ananius est assassiné par les Zélotes, assassinat commandité par Menahem ben Yaïr, le chef des Zélotes, ce qui creusa un peu plus profondément le fossé entre les différentes factions juives.
La première guerre juive avait vraiment commencé en 66, après les exactions du nouveau procurateur Gessius Florus, corrompu jusqu’à la moelle, qui avaient abouti à un soulèvement généralisé, à la fois contre l’occupant romain et contre le Sanhédrin, tribunal suprême de la religion juive, gestionnaire du Temple, accusé de pactiser avec l’ennemi.

Cette révolte avait été inspirée par les Esséniens dont, selon toute probabilité, le personnage historique du Christ était issu. On leur devait certainement l’Apocalypse, dite de St-Jean, qui était un brûlot messianique contre la « bête » romaine.

C’est leur branche « dure », les Zélotes, avec son chef Menahem ben Yaïr, qui avaient soulevé le peuple. Menahem se proclamait descendant de David et prétendant au trône. Il avait rassemblé une première armée qui avait chassé de Jérusalem en 67 le général romain Cestius Gallus, Légat de Syrie, qui fut battu sévèrement à Beth Horon près de Jérusalem. Mais Menachem fut assassiné à son tour par le fils du grand prêtre Ananius, Eléazar. La ville avait été libérée de sa garnison romaine, mais, sans leader, fut abandonnée aux différentes factions juives, menées par plusieurs chefs de guerre, qui s’entredéchirèrent à belles dents.

Entre temps, Vespasien, alors général de l’armée d’orient, avait débarqué à Antioche en Syrie à la tête de 3 légions et de leurs troupes auxiliaires. Il devait reconquérir une à une toutes les villes de Galilée grâce à un matériel de siège efficace, pendant qu’à Jérusalem les luttes intestines occupaient toute l’énergie des différentes factions et de leurs chefs.

L'armée romaine monta ensuite le siège de Jérusalem. L'assaut final fut entravé à deux reprises par des révoltes parmi les troupes romaines, dues à la succession de Néron et à l'accession au trône de Vespasien, sans que les insurgés juifs minés par leurs divisions puissent mettre à profit ces délais inespérés. Le nouvel empereur envoya son fils Titus parachever la défaite des juifs. Titus entama un nouveau siège en avril 70 et réussit à prendre la ville qui fut pillée et incendiée. Le second Temple fut détruit (accidentellement, dit Flavius Josèphe). La grande Menora, symbole de l’Alliance, fut emmenée comme trophée à Rome. La reine Bérénice et l’historien juif romanisé Flavius Josèphe, de son vrai nom Yossef Ben-Matityahu, suivirent Titus à Rome.

La 2ème guerre juive commença 59 ans plus tard, en 132. La révolte éclata lorsque l’empereur Hadrien lança une vaste campagne d’hellénisation de la population juive et voulut interdire la circoncision. Il avait décidé d’introduire dans tout l’Empire le culte de son amant, Antinoüs, divinisé, mort en 130, ce que les Juifs avaient refusé, non sans quelques considérants peu amènes sur l’origine du nouveau culte. Par rétorsion, il voulut éradiquer la religion juive qui pourtant était une religion reconnue par l‘Empire : ‘religio licita’. Le légat, Tineius Rufus, pour faire du zèle, décida de faire de Jérusalem une ville à la gloire de l’empereur qu’il voulait appeler Colonia Aelia Capitolina. Colonia, car c'était une colonie romaine. Aelia, en l'honneur de l'empereur Hadrien dont le prénom était Aelius. Et Capitolina, parce que la cité avait été dédiée à Jupiter Capitolin et qu’il voulait construire un temple de Zeus sur les ruines du 2ème deuxième Temple.

La réaction des Juifs à ce déni de leurs libertés religieuses, pourtant garanties par l’Empire, a conduit à la deuxième des grandes révoltes de l'ère romaine. Simon Bar Kosiba anima le soulèvement, qui atteignit son paroxysme en 132. Cette fois il eut le soutien des plus hautes instances religieuses du peuple juif, avec le rabbi ben Akiva, un des plus grands rabbins de l’époque, contrairement à la première guerre juive. En 67, les romains étaient venus mater la révolte des Zélotes, mais sans toucher à la tolérance religieuse dont bénéficiait le culte juif, comme ‘religio licita’. Cela leur avait apporté le soutien du Sanhédrin, avant la révolte, et la neutralité des rabbins de l’école de Yabne ensuite, ce qui avait fait grandement défaut aux rebelles et entretenu les divisions au sein du peuple juif.

Bar Kosiba avait organisé une puissante guérilla armée et réussi à chasser les Romains de Jérusalem et d'Israël. Les succès de Bar Kosiba avaient encouragé beaucoup de gens du peuple et des religieux - et parmi eux Rabbi Akiva - à croire qu'il était le Messie. On l'avait surnommé " Bar-Korba ", ou " fils de l'étoile ", allusion à un verset dans le livre des Nombres: " Une étoile viendra de Jacob ", cette étoile étant censée désigner le Messie.

Cette fois, la révolte avait donc un leader, le « fils de l’étoile » qui se déclarait, comme Menahem ben Yaïr, 60 ans plus tôt, prétendant au trône du royaume d’Israël. Il était soutenu par le clergé et réussit à faire l’union autour de lui. Son armée compta jusqu’à 100.000 hommes, l’équivalent de 4 quatre légions romaines et de leurs troupes auxiliaires, et remporta d’incontestables succès initiaux. Il a établi, pendant une brève période, un Etat juif indépendant qui put battre monnaie.

Rome ne pouvait pas, à son tour, subir un tel revers militaire sans réagir à la situation. Les fondements politiques et économiques de l’Empire étaient remis en cause et la révolte juive pouvait être contagieuse chez tous les peuples assujettis.

Mais les Juifs, unis cette fois, ne furent pas faciles à vaincre. Les Romains perdirent une légion entière dans une bataille, la 22ème légion romaine qui était tombée dans une embuscade et avait été massacrée.

Hadrien envoya de plus en plus de troupes en Israël pour combattre les forces de Bar-Korba, au point de consacrer douze légions et leurs troupes auxiliaires à cette guerre, la moitié des forces armées dont disposaient l’Empire, plus de 240.000 hommes. Cela représentait près de quatre fois ce que les Romains avaient mobilisé pour écraser la " grande révolte ", 60 ans plus tôt.

C'est le meilleur général romain, Julius Séverus, qui commandait cette armée énorme. Mais malgré la puissance dont il disposait, il avait peur d'affronter les Juifs dans une bataille rangée. Ce fait est à lui seul très révélateur de leur état d’esprit, parce que les Romains étaient passés maîtres dans ce genre de combat. Mais ils craignaient les Juifs, parce qu'ils pensaient qu'ils étaient prêts à mourir pour leur foi, une attitude que les Romains tenaient pour un suicide pur et simple. Le bruit courait, que tous les soldats de Bar Korba s’étaient coupés le petit doigt de la main gauche pour prouver leur courage.

C’est l'historien romain Dion Cassius, qui a « couvert » la 2ème deuxième guerre juive, comme Flavius Josèphe avait relaté la première, qui explique cette tactique :

"Séverus ne s'aventura pas à attaquer ses adversaires en rase campagne, étant donné leur nombre et leur désespoir, mais en interceptant de petits groupes. Grâce au nombre de leurs soldats et de leurs officiers, et en les privant de nourriture et en les encerclant, il parvint - lentement mais sûrement, en tout cas sans courir de grands dangers - à les écraser, à les épuiser et à les exterminer. Très peu d'entre eux ont survécu. Cinquante de leurs plus importants avant-postes et 985 de leurs plus célèbres villages furent rasés de fond en comble, et 580 000 hommes moururent dans divers raids et batailles, le nombre de ceux qui sont morts de faim, de maladie et au feu ne pouvant être chiffré."

On fut donc loin pour les romains du ‘veni,vidi,vici’ de César, car l’empereur Hadrien, lors de la présentation de l’état de l’empire devant le Sénat de l’année 133 omit volontairement l’apostrophe rituelle, qui commençait son rapport sur l’état de l’Empire : « Si vous et vos enfants êtes en bonne santé, c'est bien. Quant à moi et mes légions, nous sommes en bonne santé ! ».

Epuisés, les Romains en eurent assez de ces Juifs qui leurs avaient causé plus de pertes en hommes et en ressources qu'aucun autre peuple au cours de l'histoire. Après avoir écrasé la révolte de Bar-Korba, Hadrien, pour parachever sa vengeance, décida que le seul moyen de ne pas s'exposer à un autre soulèvement était de couper les Juifs de tout lien avec leur terre bien-aimée. Il procéda à des déportations massives qui vidèrent le pays de son peuplement juif et il le rebaptisa Syria-Palestina pour prononcer la « damnatio memoriæ » la damnation de la mémoire du peuple juif, en donnant au pays le nom des Philistins, anciens occupants, vaincus par David, nom qu’il avait trouvé en ouvrant la Bible, dans le livre des juges, pour désigner la nation qui occupait le sud-ouest de la région, de Gaza à Ashdod.

L’Empereur Hadrien, cher à marguerite Yourcenar, est donc le premier « antisémite » partisan d’une solution finale, certes moins radicale que celle de son successeur qui a sévi pendant la deuxième guerre mondiale, mais avec la même finalité : faire disparaître la mémoire et le message du peuple juif. A cette époque bien sûr, il n’y avait pas un seul arabe palestinien dans la contrée. Il n’y avait même plus d’ailleurs de Philistins. Askhelon, l’ancienne métropole des rois Philistins était devenue depuis longtemps une ville grecque et faisait partie de la décapole, un réseau de dix villes grecques qui avaient obtenus des franchises de la part des romains.

C’est l’église catholique romaine qui a maintenu le décret d’Hadrien sur le pays tout au long de l’histoire de l’Occident chrétien pour des raisons d’abord théologiques et ensuite politiques.

Théologiques parce que, au 2ème et 3ème siècle, les pagano-chrétiens de Paul, partisans d’une déconnection totale du christianisme à l’égard du judaïsme, vont l’emporter sur les judéo-chrétiens, l’entourage primitif du Christ, en faisant valoir que le Temple de Salomon n’est plus de ce monde, mais dans le corps du Christ que représente l’Eglise et que Dieu s’est lui-même détourné du peuple élu en laissant détruire le 2ème Temple.

Politiques parce qu’après l’alliance entre l’Eglise et l’empire romain au 4ème siècle, permise par la doctrine augustinienne du péché originel et concrétisée par la conversion de Constantin, l’église devait dédouaner les romains de la crucifixion du Christ et en fait retomber la faute sur les Juifs condamnés pour cette raison à l’errance éternelle et à l’opprobre des nations.

Cette alliance maintiendra l’appellation latine Palestina (la syllabe « in » est d’ailleurs la traduction latine du pluriel masculin hébreu « im », le nom biblique étant littéralement les Philichtim) sur l’ancien royaume de David tout le temps que dura les empires chrétiens d’Occident et d’Orient et à leur disparition par le Saint Empire romain germanique qui s’en proclamait le continuateur. C’était une façon de conforter le dogme catholique en niant le lien du peuple juif avec sa terre par punition divine.

Mais les différents régimes musulmans qui se sont succédés sur la terre de Canaan, califat arabe d’abord, puis perse, puis empire ottoman n’ont jamais utilisés cette appellation pour l’ensemble de la contrée qui s’appelait « Syrie ». L’appelation arabe « Philastin » ne concernait que la région de Gaza Ashkelon, territoire d’origine des Philichtim. Même les croisés l’avait appelé « terre sainte », abandonnant pendant le royaume latin de Jérusalem le terme de Palestine.

Après la défaite turque avec celle de la triple alliance en 1918, la SDN confie à la Grande Bretagne l’administration de l’ancienne possession turque sous le nom de « Palestine mandataire » pour y créer ,selon la déclaration Balfour, « un foyer national juif en raison des liens historiques du peuple juif avec la Palestine. » La Palestine mandataire couvrait alors les territoires actuels de la Jordanie et d’Israël avec les territoires autonomes « palestiniens ». En 1922, les britanniques d’ailleurs, en violation de leur mandat, créait le royaume hachémite de Jordanie pour dédommager cette dynastie d’avoir été écarté de la succession du trône en Arabie saoudite.

Les leaders arabes à la tête desquels on trouvera Hadj Amin qui deviendra grand mufti de Jérusalem s’opposèrent à l’objectif international de création du foyer national juif et trouvèrent l’oreille complaisante de l’administration britannique qui laissa se produire les violences contre les Juifs. Mais Hadj Amin ne demanda pas à la Grande Bretagne d’accorder l’indépendance aux « Palestiniens ». Au contraire, dans une lettre à Churchill, alors ministre des colonies, de 1921, il demandait que la Palestine soit réunie à la Syrie et à la Jordanie.

L’immigration juive avait commencé dès 1880, sous l’administration turque, qui l’avait autorisée. A l’époque, la région était un quasi désert, peuplé d’environ 400.000 habitants, mais dans lequel la continuité d’une présence juive, notamment à Jérusalem et Sfad, est attestée.

Pendant le mandat britannique, Londres restreindra l’immigration juive à l’encontre du mandat reçu, mais ignorera l’immigration arabe très active. En 1930, la Commission Simpson Hope, envoyée de Londres pour enquêter sur les émeutes arabes de 1929, déclara que la pratique britannique d’ignorer volontairement l’immigration arabe illégale à partir de l’Égypte, de la Transjordanie et de la Syrie et de ne la soumettre à aucune restriction, avait pour effet de supplanter les futurs immigrants juifs et de remettre en cause la création du foyer national juif dont la Grande-Bretagne avait reçu mandat.

La population arabe augmenta le plus dans les villes où d’importantes populations juives avaient créé de nouvelles possibilités économiques. De 1922 à 1947, la population non juive augmenta de 290% à Haïfa, de 131% à Jérusalem et de 158% à Jaffa. La croissance dans les villes arabes fut plus modeste : 42% à Naplouse, 78% à Jénine et 37% à Bethléem. En tout, la population arabe augmenta de 120% entre 1922 et 1947.

En 1947, le plan de partage de la Palestine mandataire en 2 états, un juif et un arabe est voté par l’ONU. Cette décision internationale fondatrice est rejetée par les pays arabes environnants : Egypte, Jordanie, Syrie, Irak et Liban dont les armées envahissent le territoire accordé aux Juifs par le plan de partage. Les milices issues des populations arabes locales sont dissoutes et intégrées à ces armées. La défaite de ces armées en 1948 et la signature de l’armistice permet la création de l’état Israël et on parle alors de conflit israélo-arabe. Pour la plupart, les réfugiés qui fuient la zone des combats sont constitués par ces populations issues de l’immigration illégale et massés autour des villes. Les véritables « palestiniens », cultivateurs attachés à leur terre, sont restés sur place et constituent aujourd’hui la minorité arabe, musulmane et chrétienne, de la population d’Israël.

Ce n’est qu’après la guerre des 6 jours, quant tout espoir pour les arabes de renverser la situation par un conflit classique entre armées nationales va prendre fin, que, pour reprendre le flambeau de ce conflit en l’insérant dans la mouvance des mouvements révolutionnaires de l’époque, l’OLP va lui donner son contenu nationaliste « palestiniste » pour appuyer sa propagande à destination de l’occident.

D’abord, parce qu’expliquer que c’est la charria qui commande à tout musulman de mener le djihad pour imposer l’islam aux populations infidèles du Dar el Hab (la « maison de la guerre), et notamment de reprendre en priorité les terres autrefois musulmanes, n’est pas très porteur à l’égard de l’Occident, ni même à l’égard des autres mouvements révolutionnaires de l’époque, pas très réceptifs aux motivations religieuses.

Imaginer, au mépris de la chronologie historique, que la Palestine formait une nation autrefois unie puis occupée par les vilains sionistes, colonialistes et impérialistes, est beaucoup plus efficace à l’égard des bonnes consciences européennes altermondialistes.

Ensuite parce que la référence au mot Palestine permet vis-à-vis de l’Occident, de demander, sans le dire, le retour, non pas à la situation d’avant 67, mais à celle de 47, c’est-à-dire au retour à la Palestine mandataire. Cela développe une ambiguïté dont jouent les différents mouvements palestiniens.

Enfin, comme on l’a vu plus haut, le terme Palestine réveille d’anciennes connotations anti-juives et surfe sur la crainte théologique qu’inspirent aux catholiques le renouveau de l’état d’Israël qui contrarie, dans une vision millénariste, le fondement du dogme de l’église romaine.

Ainsi a été créé un palestinisme, théoriquement le pendant nationaliste du sionisme, mais en fait faux-nez de propagande de l’Islam djihadiste en direction de l’Occident. L’utilisation du néologisme « palestinisme » au lieu de palestiniens permet ainsi de faire la différence entre la situation humanitaire et économique des habitants des territoires autonomes qui doit être solutionnée avec d’ailleurs l’implication des pays arabes avoisinants qui y ont une part de responsabilité et la propagande djihadiste qui se cache sous le vocable « palestinien ».

Ainsi pourra-t-on parler d’anti-palestinisme, comme la propagande djihadiste parle de l’anti-sionisme, sans se faire accuser d’apartheid ou de racisme.

Certes tous les musulmans ne sont pas djihadistes, mais quand les gazaouites portent au pouvoir, par voie électorale, le Hamas, dont la charte est fondée sur le djihad islamiste, ils en prennent la responsabilité. Tous les allemands n’étaient pas nazis, mais leur responsabilité collective dans l’avènement du nazisme a été reconnue.

Il arrive d’ailleurs que la propagande Palestiniste dans sa référence étymologique à la « Philistine » se prenne les pieds dans son propre tapis (oriental) à propos de Jérusalem. Si Jérusalem est une ville sainte arabe, (parce que le Dieu des Juifs s’y est manifesté), la capitale de la Philistine, c’est Ashkelon ou Gaza, si on se réfère aux anciennes sources historiques et bibliques. Cela montre la confusion entretenue entre le nationalisme arabe djihadiste qui revendique Jerusalem à ce titre et la revendication « palestiniste » qui la fait sienne, alors que Jérusalem n’a jamais été la capitale de la Philistine.



2) Impostures de l’histoire : Antisionisme et Antisémitisme.

Un des arguments de la propagande palestiniste est de mettre en avant que le peuple « palestinien » ne saurait être « puni » des exactions commis par le nazisme contre les Juifs et que c’était aux européens de supporter le poids de leur faute.

La aussi cette assertion est contredite par l’histoire.

D’abord parce que la décision de créer un foyer national juif sur la Palestine mandataire date de 1917, à l’époque où la Grande Bretagne était en conflit avec l’empire ottoman pour la maîtrise du Moyen-Orient. Après la guerre, au contraire la puissance mandataire a tout fait pour freiner l’immigration juive au mépris de ses engagements. Même en 1946, alors que des rescapés des camps de la mort attendaient dans des camps de transit, les britanniques ne changèrent pas de politique.

Le 6 juin 1946, alors que le Président Truman demanda instamment au gouvernement britannique de soulager les souffrances des Juifs enfermés dans des camps de personnes déplacées en Europe en acceptant immédiatement 100 000 immigrants juifs, le ministre des Affaires étrangères britannique répondit sur un ton sarcastique que les États-Unis voulaient que les Juifs déplacés immigrent en Palestine "parce qu’ils ne voulaient pas d’un trop grand nombre d’entre eux à New York. »

Dans les pays qui avaient pris une participation active à la Shoah, comme la France, ce fut le grand silence. La France ne voulait connaître de cette sombre période que les hauts faits de la Résistance qui lui avait permis de faire partie des vainqueurs de 1945, alors que le régime de l’état français avait été un des régimes les plus collaborationnistes de l’Allemagne nazie. En 1956, quand Alain RESNAIS monte le documentaire « Nuit et brouillard », la censure lui fit transformer une scène parce que, sur des archives filmées d’époque, on voyait l’ombre du képi d’un gendarme français. En fait la responsabilité de la France, à travers l’état français, ne fut vraiment reconnue qu’en 1995 par Jacques CHIRAC.

On ne peut donc dire que le sentiment de culpabilité de l’Europe ait été pour quelque chose dans la naissance d’Israël. En fait l’assistance que la France et d’autres états européens avait fourni au jeune état juif avait une autre raison, pas morale celle-là mais militaire.

On sait maintenant qu’entre 1943 et 1945, alors qu’ils avaient la maîtrise de l’air, les alliés n’ont rien fait pour empêcher la poursuite de la solution finale dont ils étaient informés. Les camps de la mort n’ont pas été détruits, les voies ferrées qui y menaient n’ont pas été coupées.

Le commandement allié a laissé se poursuivre l’extermination industrielle et massive du peuple juif en escomptant que la folie antisémite d’Adolf Hitler mobiliserait des forces appréciables loin des théâtres d’opération militaire spécialement au moment de la préparation et de l’exécution du débarquement du 6 juin 1944. En 1943, alors que le sort de la guerre bascule, mais que la Shoah bat son plein, ce détournement des forces allemandes hors des théâtres d’opérations est plus importante que celui qu’obtiendra la Résistance française par des coups de main encore bien limités.

Cette logique militaire choque évidemment quand on la regarde à la lumière de la morale, mais elle est imparable dans son efficacité qui a permis la victoire finale des alliés.

Mais si l’extermination du peuple juif a aidé l’effort de guerre des alliés en retenant des forces appréciables qui ont manqué à la défense des forces de l’axe, alors on doit considérer le peuple juif comme un allié objectif des puissances qui ont remporté la victoire du 8 mai 1945.

En ce sens, les 6 millions de morts de la shoah ne sont pas seulement le témoignage de la barbarie nazie et de la folie meurtrière de son initiateur, mais constituent le sacrifice que le peuple juif a consenti à la défaite du 3ème Reich, continuateur au-delà des siècles de l’idéologie totalitaire de l’empire romain, à l’issue d’une guerre de 2 millénaires. L’Etat d’Israël, expression nationale du peuple juif doit donc être considéré comme faisant partie des puissances victorieuses de la 2ème guerre mondiale au même titre que la France ou l’Angleterre. Sa création n’est pas seulement la reconnaissance du fait national juif, c’est la contrepartie de la contribution du peuple juif à la victoire de 1945.

Sans oublier bien sûr l’aide que les combattants juifs ont fourni contre la puissance nazie et notamment les brigades juives qui sont constituées dans les territoires sous mandat britannique et qui vont participer aux combats contre l’Afrika corps, en s’illustrant à Bir Hakeim.

Mais pendant ce temps-là, les « palestiniens » eux s’affichaient plutôt avec les gens d’en face. C’est notamment le cas du grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini.

En 1941, il s’enfuit en Allemagne et rencontra un certain nombre de chefs nazis. Il voulait les persuader d’étendre au monde arabe le programme anti-juif des Nazis. Le Mufti envoya à Hitler 15 avant-projets de déclarations concernant le Moyen Orient qu’il demandait à l’Allemagne et à l’Italie de faire. L’une d’elles en appelait aux deux pays pour qu’ils déclarent illégal le Foyer juif en Palestine. De plus, "ils accordent à la Palestine et aux autres pays arabes le droit de résoudre le problème des éléments juifs en Palestine et dans les autres pays arabes, conformément à l’intérêt des Arabes et au moyen de la même méthode qui permet de régler la question dans les pays de l’Axe".

En novembre 1941, le Mufti rencontra Hitler personnellement, qui lui dit que les Juifs étaient ses pires ennemis. Le Führer, cependant, repoussa la demande du Mufti d’une déclaration en faveur des Arabes, car il estimait que ce n’était pas le moment. Le Mufti présenta à Hitler ses "remerciements pour la sympathie qu’il avait toujours montrée pour la cause arabe et en particulier pour la cause palestinienne, et qu’il avait clairement exprimée dans ses discours publics… Les Arabes étaient les amis naturels de l’Allemagne car ils avaient les mêmes ennemis que l’Allemagne, à savoir… les Juifs…".

Hitler répondit :"L’Allemagne soutenait une guerre sans compromis contre les Juifs. Cela comprenait naturellement une opposition active au Foyer national juif en Palestine… L’Allemagne fournirait une aide concrète et pratique aux Arabes impliqués dans le même combat… L’objectif de l’Allemagne [est] uniquement la destruction de l’élément juif résidant dans la sphère arabe… À ce moment-là, le Mufti serait le porte-parole le plus digne de foi du monde arabe". Le dit Mufti remercia Hitler avec effusion

En 1945, la Yougoslavie chercha d’ailleurs à inculper le Mufti pour crimes de guerre, à cause de son rôle dans le recrutement pour les SS de 20 000 volontaires musulmans, qui participèrent au massacre de Juifs en Croatie et en Hongrie. Cependant, il s’évada d’une prison française en 1946 et continua le combat contre les Juifs à partir du Caire et plus tard de Beyrouth, où il mourut en 1974.

Al-Husseini est un personnage encombrant que les « palestinistes » évitent de montrer en public, car il a tendance à montrer que la différence entre antisionisme et antisémitisme est très mince et qu’elle n’est surtout qu’à usage externe.

Cela montre aussi que le cliché des « Palestiniens » bouc émissaire de la culpabilité de l’Europe ne tient guère à la lumière des faits historiques et leur attitude pendant la dernière guerre les place sans équivoque dans le camp des forces de l’axe.

Cette présentation a pour but de montrer en quoi le fait national palestinien ne tient pas à la lumière des faits historiques et ne recouvre pas la définition de la Nation telle que la donnait Ernest RENAN. Il n’y a donc pas de nation « palestinienne », mais un « palestinisme » qui est l’habillage, le faux-nez d’une idéologie islamique radicale, à destination de l’occident.

L’illustration la plus forte du « palestinisme », c'est-à-dire de l’imbrication de la revendication djihadiste avec les médias occidentaux, c’est l’affaire « Al Dura ». Un caméraman palestiniste monte une mise en scène sur la mort d’un enfant palestinien, qui est couvert par les médias français. Le reportage fait le tour du monde et alimente les accusations anti-israéliennes de « tueurs d’enfants ». Il y a même une « place de l’enfant martyr Al Dura » à Bamako au Mali. Et on s’aperçoit, grâce à la persévérance d’un homme Philippe Karsenty, qui mériterait un prix Zola, s’il en existait un, que cela ressortait de la manipulation la plus infâme. Que fait la presse française devant ce dévoilement de son rôle de caisse de résonnance du palestinisme ? Elle soutient à fond son confrère mis en cause ou abusé ! Il n’y a pas de meilleure démonstration de son impartialité.

En séparant le « palestinisme » l’idéologie radicale islamiste du sort des populations arabes dites « palestiniennes », on sortira de cette confusion volontairement entretenue. On pourra s’occuper des populations civiles, sur le plan humanitaire, social, éducatif et économique sans apporter de l’eau au moulin des palestinistes radicaux qui s’en servent comme « bouclier humain » idéologique. Et si on combat le palestinisme, en tant qu’idéologie théocratique et intolérante, on pourra le faire sans qu’on nous jette à la figure le sort misérable des populations civiles palestiniennes, entretenu, si ce n’est organisé, par ces mouvements radicaux.


Je me permets de vous informer que sur ce thème de l'histoire juive et du Temple, j'ai écrit une fiction historique « Le troisième Temple – retour à Massada » destinée à montrer à travers une « Uchronie » (équivalent chronologique de l’Utopie) ce que l’absence dramatique du peuple juif sur la scène de l’histoire politique de l’humanité a provoqué de retard dans la marche vers la civilisation et le progrès scientifique et politique.

Pour cela, comme souvent, il fallait inventer un danger extérieur et donc venu de l’espace pour mesurer le retard accumulé dans l’histoire réelle. La gageure est, pour conserver sa force à la démonstration, de rendre ce danger le plus vraisemblable possible. C’est l’objet de la première partie du roman.

La 2ème et la 3ème partie déroulent l’uchronie, l’autre histoire qui à partir du renversement de la situation à Massada va permettre la reconquête du royaume de David et la reconstruction du troisième temple, ainsi que l’accélération du progrès scientifique et politique par le retour à la forme républicaine de la civilisation romaine, ce qui évitera sa chute au 4ème siècle. Une façon que j’espère originale d’illustrer la phrase du Rav JM ROSENFELD, Directeur de l’Institut du Temple : « Le Temple de Salomon ne pourra être relevé qu’avec le consentement et l’effort conjoint de toutes les nations de la Terre.» qui est reprise dans l'article de Marc Brzustowski.

Mais comme je l’indiquais, même si le livre n’attaque pas directement la position « palestiniste », il vise, par le coup de projecteur sur cette période de l’histoire juive, le premier siècle de l’ère vulgaire, mal connue ou maintenue dans l’obscurité, à mieux la faire connaître et donc de « secouer » quelque peu les fondements pseudo-historiques de la propagande palestiniste et surtout ses aficionados européens.

« Le troisième Temple – Retour à Massada » a été publié aux éditions « Les oiseaux de papier », www.les-oiseaux-de-papier.com/, sous l’ISBN 2-916359-22-2. Il est disponible chez l’éditeur et dans les principales librairies en ligne : FNAC, Amazon, Alapage etc…

Avec mes remerciements

Michel KONIG
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 19:34
Roger Perelman, pédiatre de renommée internationale

LE MONDE | 01.08.08 |

Pédiatre de renommée internationale, Roger Perelman est mort, mercredi 23 juillet, à la suite d'un accident. Il venait d'avoir 86 ans.

Né à Varsovie en 1922, il grandit à Paris où son père vient d'émigrer pour y exercer le métier de tailleur. Passionné de sport, Roger Perelman aimait rappeler que c'est au Yiddisher Arbeter Sport Club ("club sportif du travailleur juif"), qu'il avait fréquenté assidûment au temps du Front populaire et de la guerre d'Espagne, que s'était éveillée sa "conscience politique". Débuts d'un engagement à gauche qui le conduira à participer aux travaux de la commission santé du Parti socialiste à la fin des années 1970.

Elève brillant, le jeune homme termine son année de maths sup au lycée Condorcet quand il reçoit, le 13 mai 1941, une convocation l'invitant à se rendre, le lendemain matin, au commissariat de police, soi-disant pour un simple "examen de sa situation". Il ignore alors que se prépare la première rafle parisienne de l'occupation, désignée aujourd'hui sous le nom de "Rafle du billet vert" en raison de la couleur de la convocation reçue ce jour-là par quelque 6 500 juifs polonais, tchécoslovaques et autrichiens de la capitale.

Interné au camp de Pithiviers (Loiret), Roger Perelman réussit à s'évader en août 1941. Commence alors pour lui une vie nomade faite de plusieurs changements d'identité et de domicile. Cette semi-clandestinité durera deux ans. En septembre 1943, la ville de Nice, où il croit avoir trouvé un refuge sûr, passe des mains des Italiens à celles des Allemands. Un mois plus tard, alors qu'il gagne sa vie comme directeur d'un cours privé, il est dénoncé, arrêté par la Gestapo, torturé, conduit à Drancy, puis à Auschwitz. Affecté aux mines de charbon de Janina, à une vingtaine de kilomètres du camp principal, il sera, lors de son évacuation en janvier 1945, l'un des deux seuls survivants du convoi par lequel il était arrivé quinze mois plus tôt.

"La haine de l'humiliation"
A son retour à Paris, après plusieurs mois d'errance à travers la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, l'Ukraine et l'Allemagne, le jeune homme reprend ses études. Roger Perelman choisit la médecine et se fait remarquer par quelques grands professeurs de l'époque, comme Robert Debré ou Thérèse Bertrand-Fontaine (qui devint, avant-guerre, la première femme médecin des Hôpitaux de Paris). Auteur de plusieurs manuels universitaires qui se vendront à des centaines de milliers d'exemplaires, il termine sa carrière, de 1975 à 1988, comme chef du service de pédiatrie générale à l'hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis).

Au Monde, qui l'interrogea en 2005 sur les leçons qu'il tirait de sa déportation, Roger Perelman répondait : "Un amour profond de la liberté ; une haine viscérale de l'humiliation ; une totale absence de besoins (une belle bagnole, quelle dérision après les camps !) ; une perte de la faculté d'indignation ; une tendance à juger sur le résultat et non sur l'intention (à vouloir comprendre les failles et les faiblesses des hommes, on finirait par tout excuser !)"

Dans ses Mémoires, parus en février sous le titre Une vie de juif sans importance (éd. Robert Laffont), cet homme pudique mais réputé pour son franc-parler assurait attendre la mort "sans angoisse". Ajoutant seulement : "Je désire être alors incinéré, et que mes cendres soient répandues sur cette terre d'Auschwitz où j'ai tant souffert ; ma place est là, je le crois, tout comme celle des marins morts est dans la mer."
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 12:19
Shalom à tous,

Je ferai volontairement l’impasse sur l’actualité O combien difficile
d’Israël ses dernières semaines pour me concentrer sur le reste, il
existe suffisamment d’organes de presse pour transmettre les bonnes et
mauvaises nouvelles. Encore une fois, le but de Road 90 est de
partager du beau, ce que justement la majorité des medias omet de
faire.
Allons-y pour la petite sélection vidéo de la semaine :

- Shir Lamaalot accompagné de magnifiques images d’Israël :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/45095947d3/id=7WCYW4azDr

- Barack Obama était au Kotel ce jeudi matin, c’était, disons, animé,
même à 5h :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/63210f6d64/id=DraQV72jx1

- Tel Aviv est aussi la ville du Bauhaus, style architectural typique
de la « ville blanche » :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/2dc3738c1c/id=MOdaJFZkKw

- Shiri Maimon, la star israélienne du moment :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/e1efd409dd/id=U6AGNJjBfX

- Défendre notre Jérusalem, et la laisser unie :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/a14766319e/id=dMN6xAhnFN

- Il ne reste que deux synagogues à Alexandrie, mais elles sont
magnifiques :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/c90daf235e/id=qHYaqNNxsp

- La grande Ofra Haza avec son titre Im Nin’Alou :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/81d5b9b7a7/id=HVMyL6wHH4

- Si vous ne connaissez pas le cratère de Mitspe Ramon, en voici un
aperçu :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/1011dcf25d/id=MGygnVrudX

- … le reste sur le site…

Nous attendons de vous voir vous inscrire sur Road 90 et de nous faire
le plaisir de partager avec ceux qui aiment Israël vos films de
vacances et d’excursions. Notre Terre et notre Peuple méritent d’êtres
montré, à vous de jouer ! C’est ici :
http://cts.vresp.com/c/?Road90/c650d23f63/2e50d5a43a/08d17abb43
    

Passez tous et toutes un bon Shabat,

Eli

P.S. : je me dois de remercier tous les internautes pour les nombreux
emails de sympathie et d’encouragement que nous recevons. Road 90,
c’est nous tous qui assureront son succès, merci encore…


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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 09:35

Yossef Tommy Lapid :
2008-06-01 09:54:00

L'ancien journaliste et homme politique israélien, Yossef Tommy Lapid, s'est éteint a l'âge de 77 ans des suites d'une longue maladie.

Journaliste de renom, il était notamment connu pour ses éditoriaux au quotidien Maariv et avait également fondé le parti laïc Shinoui.

Son expérience de la vie politique du pays avait incité Ariel Sharon, alors chef du gouvernement, à le nommer ministre de la Justice et vice-Premier ministre.

Il avait notamment permis à son parti d'atteindre des sommets lors des élections législatives en 2003, puisque le Shinoui obtenait à lui seul 15 sièges à la Knesset.

Cependant, à la suite de querelles internes et de mauvais résultats électoraux, Tommy Lapid s'était retiré de la vie politique en 2006 pour se consacrer à la présidence du Conseil du Mémorial de la Shoah Yad Vashem.

Une cause qui lui tenait particulièrement à cœur, puisqu'il était lui-même survivant des camps de concentration nazie pendant la seconde guerre mondiale.



Former Minister Yosef Lapid dies at 77

Renowned author, journalist, who crossed lines to politics as Shinui chairman a decade ago, succumbs to cancer at Sourasky Medical Center in Tel Aviv. Lapid served as justice minister in Ariel Sharon's government, chairman of Yad Vashem Council


Photo: Eli ElgaratTommy Lapid  Photo: Eli Elgarat

Ynet

Published:  06.01.08, 06:54 / Israel News
Former journalist and Justice Minister Yosef (Tommy Lapid) died Sunday morning at the age of 77.

 

Lapid, who suffered from cancer, was hospitalized several days ago in serious condition at the Sourasky Medical Center in Tel Aviv. On Saturday evening he was still full conscious.

 

Lapid served in the past as the chairman of the Shinui party and as a minister in Ariel Sharon's government. In recent years he serves as the Chairman of the Yad Vashem Council.

 

Lapid, who is a Holocaust survivor, lit the memorial torch this year at the Holocaust Memorial Day ceremony at Yad Vashem in Jerusalem. Recently he went back to writing opinion pieces.

 

Lapid, who initially became known as a senior journalist, joined Shinui ahead of the elections for the 15th Knesset. Under his leadership, the party won six Knesset seats. In the subsequent elections in 2003, the party boasted a stunning showing and won 15 seats.

 

The successful showing prompted Shinui to join the Sharon-led government. Lapid was appointed as deputy prime minister and justice minister.

 

In January 2006, following a split in the Shinui party (ahead of the 2006 elections,) Lapid announced his resignation from the movement and from political life.

 

A life's work

Lapid was born in 1931 in the city of Novi Sad in the Kingdom of Yugoslavia (today Serbia) to a Hungarian Jewish family. When he was 12 years old, his father, a lawyer and journalist, was taken to a concentration camp and never returned. Lapid and his mother fled to Budapest, and immigrated to Israel at the end of 1948.

 

He served as a technician in the Israel Defense Forces, studied law at Tel Aviv University, and began his journalistic work in a Hungarian daily. He then moved to the Maariv daily, first as editor Azriel Carlebach's personal secretary, and later as a writer and columnist.

 

He established the At women's monthly magazine and served as director-general of the Israel Broadcasting Authority between 1979-1984.

 

Until the elections for the 15th Knesset in 1999, Lapid served as a senior editor and op-ed writer in Maariv, was a member of the panel of Channel 1's "Popolitica" program, and had a weekly radio show on current affairs on Israel Radio.


 

Alongside his journalistic work, Lapid also wrote many plays and books, including guide books for tourists.

 

He was survived by his wife, author Shulamit Lapid, and his two children, Merav Lapid and columnist and television host Yair Lapid. His eldest daughter, Michal, was killed in a road accident in 1984.

   

Meital Yasur-Beit Or contributed to this report

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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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