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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 20:25

 

 

Interview De Manfred Gerstenfeld avec Ivan Ceresnjes

 

Ivan Ceresnjes 2 (Copier)

Ivan Ceresnjes

 

 

“La mémoire de l’importante présence juive d’avant-guerre en Europe de l’Est  est en voie de destruction accélérée. Une partie de ce processus est intentionnelle ; une autre partie découle de la négligence à l’égard des sites et lieux de mémoire juifs. Pour comprendre les divers facteurs en cours, le mieux est d’observer ce qui se passe dans l’ancienne République Fédérale de Yougoslavie. Son éclatement, au cours des deux dernières décennies, a accéléré des processus ailleurs plus lents. Cela concerne aussi bien les tentatives de modifier la mémoire collective des citoyens que la dégradation des sites, monuments et lieux de mémoire juifs. On construit, habituellement, des monuments pour commémorer une personne, un évènement ou une période de temps particulièrement remarquable dans l’histoire. Des mémoriaux sont généralement en lien avec la mort et la destruction ».

 

Ivan Ceresnjes était le Président de la communauté juive de Bosnie-Herzegovine et vice-président de la Fédération des Communautés Juives Yougoslaves, jusqu’à son émigration en Israël en 1996. Il assiste la Commission du Congrès pour la Protection et la Préservation de la Propriété Américaine à l’étranger. Cette commission  a été créée en 1985 , afin d’enquêter et de rechercher les cimetières, monuments et mémoriaux juifs. Presque tous ses efforts portent sur l’Europe de l’Est, parce que c’est là, principalement, que toute cette infrastructure disparaît rapidement.


 “De façon identique aux autres pays anciennement communistes, le fait de perpétuer la mémoire a évolué dans de nouvelles directions, à l’égard du politiquement correct et de l’approche générale du passé. Dans la vision communiste, la souffrance d’un groupe de citoyens sous l’Allemagne nazie et ses alliés ne devait pas être séparée de celle des autres. On a raconté aux peuples que tous les citoyens avaient souffert, à la fois, par la faute d’ennemis extérieurs et intérieurs.


 “Beaucoup d’Européens ont collaboré avec les Allemands. Dans la plupart des régions de Yougoslavie, des membres de plusieurs groupes de peuples spécifiques ont été assassinés au même moment. Habituellement, il s’agissait d’un mélange ethnique de peuples qui pouvaient aussi comprendre – selon la configuration de la population locale – des Musulmans, d’autres ennemis du Nazisme, aussi bien que des fascistes.

 

“Après la Shoah, une nouvelle forme de perpétuation de la mémoire juive a lentement émergé. Elle a pris place au sein de la famille, à son domicile exclusivement. L’étape suivante fut qu’on a progressivement élevé des mémoriaux et des monuments se sont progressivement érigés dans des endroits appartenant et fréquentés par les Juifs, tels que des synagogues et des cimetières juifs. Apposer une plaque commémorative était même considéré comme une forme de protestation contre les communistes, puisque l’Union Soviétique ne le permettait habituellement pas.

 

“Très lentement, au début des années 1950, des monuments spécifiques aux Juifs ont commencé à apparaître dans des lieux publics, autant que des plaques sur des institutions, qui n’étaient pas spécifiquement reliés aux Juifs. Puis, on a donné une place aux Juifs dans l’histoire nationale. Perpétuer la mémoire dans les pays d’Europe de l’Est est étroitement lié au nationalisme, qui a été fortement réprimé sous les lois communistes.

 

“Après la chute du communisme, l’explosion du nationalisme longtemps réprimé a détruit la Fédération de Yougoslavie. Sept pays indépendants ont surgi, chacun d’entre eux réécrit sa propre histoire. La mémoire de la Shoah est ainsi fragmentée selon le contexte national. Dans l’histoire de l’humanité, la Shoah est un méga- évènement sans précédent. Ce consensus largement partagé, cependant, s’est perdu dans des sociétés où aucune recherche historique n’a été entreprise depuis la Seconde Guerre Mondiale ».

 

Ceresnjes observe que : “L’assassinat de six millions de Juifs en Europe n’a pas seulement affecté leurs famille de façon tragique. Cela signifie aussi que la grande majorité des sites juifs en Europe de l’Est est restée sans qu'ils fassent l'objet d'attention. Cela comprend un grand nombre de synagogues, des bâtiments communaux, des cimetières, et d’autres lieux qui pourraient devenir des lieux de mémoire de l’ancienne présence juive. Dans certains pays, la communauté juive nationale a pris soin d’apposer quelques plaques sur des bâtiments qui étaient autrefois des synagogues, mais il s’agit d’un phénomène plutôt rare.


 “Parfois, des gouvernements ou des autorités locales ont voulu marquer des lieux juifs. Ils l’ont fréquemment fait, parce qu’ils voulaient attirer l’attention du monde occidental et montrer que les Juifs faisaient partie intégrante de leur histoire. Souvent, ils ont nourri la mémoire des Juifs assassinés et des communautés disparues, sans en dire plus sur la façon ni les raisons pour lesquelles cela s’est produit.


 “L’émergence des nationalismes réprimés dans les états qui ont succédés à la Yougoslavie a suscité le désir de réécrire l’histoire. C’est un phénomène assez équitablement répandu que les nations spécifiques tentent d’effacer toutes les autres victimes du Nazis, exceptées celles appartenant à leur propre nation. Dans ce processus, les noms des victimes juives ont aussi disparues.


 “La situation est en pleine mutation dans tous ces pays. On se posera de plus en plus de questions au sujet de l’effacement des noms des autres nationaux par les états qui ont succédé. La mémoire collective a changé et changera encore plus. Pourtant, les monuments, s’ils ne sont ni abîmés ni altérés, demeurent, alors que les sociétés changent.


 “On peut seulement se demander quel rôle tiendront les Juifs, alors que de nouvelles mémoires collectives se développent. Pour cette raison, aussi, il est important que l’infrastructure physique juive ne se dégrade pas davantage et que les lieux de mémoire sur des sites juifs soient bien conservés. Le mémorial rappelle aux peuples locaux ce qui est arrivé aux Juifs. Pour beaucoup, l’existence d’un mémorial juif  ne leur permet pas d’oublier ».


 Manfred Gerstenfeld est Président du Conseil d’Administration du Centre de Jérusalem des  Affaires Publiques.

 

(Adapté par Marc Brzustowski)

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 16:39

Même si la Shoah continue ses massacres.

 

Les Nations Unies ont attendu que près de 4 000 000 de Juifs aient été assassinés par les nazis pour intervenir le 17 décembre 1942. Dans une déclaration tardive les Nations Unies dénoncent les autorités allemandes qui « mettent en pratique la menace mainte fois répétée par Hitler de détruire le peuple juif ». Le texte chiffre les victimes à « des centaines de milliers d’innocents, hommes, femmes et enfants ». Même si certains continuent à douter de l’information, le monde est averti. Il est plus que temps d’agir pour tenter de sauver les survivants.

 

Simultanément le sort des armes bascule en faveur des Alliés après la victoire décisive d’El Alamein en Afrique du Nord en octobre 1942 et celle des soviétiques à Stalingrad en février 1943. Pour de nombreux intervenants, le Reich va s’effondrer et la victoire se profile à l’horizon. C’est dans ce double contexte que les dirigeants politiques anglo-saxons vont s’opposer. Pour les uns et ils sont majoritaires, « le sauvetage par la victoire » constitue la priorité des priorités, pour d’autres il faut intervenir d’urgence avant qu’il ne soit trop tard.

 

Le 21 février 1943 Winston Churchill justifie la position de son gouvernement : « Nous réalisons l’urgence de la situation, mais nous devons souligner les grandes difficultés que nous rencontrons (…) Même si nous obtenions la permission d’évacuer tous les Juifs, le seul transport serait très difficile à résoudre ». Churchill met en avant l’impossibilité matérielle d’évacuer « tous les Juifs » pour écarter le sauvetage de quelques-uns. Il ajoute : « Les lignes de fuite passent presque toutes par des zones de guerre où nos besoins sont prioritairement militaires et nous devons de ce fait donner la priorité aux intérêts qui mènent à la victoire finale… »

 

En septembre 1943, Eleanor Roosevelt, l’épouse du Président, est plus nuancée mais aboutit à la même conclusion : « Nous espérons que l’on pourra trouver des moyens de sauver le plus possible de gens, mais la meilleure façon de le faire est de gagner la guerre aussi rapidement que possible et c’est ce que les armées alliées sont en train d’accomplir à travers le monde ». Le Premier Ministre canadien, Mackenzie King, s’adressant au Parlement le 9 juillet 1943, conclut : « Il n’y a rien que les gouvernements alliés puissent faire pour ces pauvres gens, si ce n’est de gagner la guerre aussi rapidement que possible. (...) Les efforts pour les aider, même s’ils étaient possibles, ne feraient que faire durer leur agonie s’ils prolongeaient la guerre ».

 

Le Ministre des Affaires étrangères américain Cordell Hull va plus loin : non seulement le sauvetage est irréaliste, mais il risque de gêner l’effort de guerre et il devient condamnable. Il martèle la politique de Washington à l’Emergency Conference to Save the Jews of Europe en juillet 1943 : « Vous admettrez qu’aucune mesure n’est acceptable si son but n’est pas la destruction de la tyrannie nazie; et la seule réponse complète, c’est la défaite de Hitler et la destruction du système nazi ».  Harold W. Dodds, chef de la délégation américaine à la conférence des  Bermudes, va dans le même sens, mais plus violemment, lorsque des avocats du sauvetage lui proposent différentes opérations de sauvetage. Il maintient que ce serait une interférence avec l’effort de guerre et donc « non seulement stupide mais criminel ».

 

Des Juifs partagent cette politique. Edward Grusd écrit dans le National Jewish Monthly de janvier 1943 : « Ne perdons pas la moindre parcelle d’énergie face à notre devoir immédiat. (...) Il n’y a qu’un moyen d’arrêter le massacre nazi et ce moyen, c’est d’écraser les nazis, entièrement, complètement et irrévocablement. (...) Tout pour la victoire ». D’ailleurs y a-t-il une autre possibilité ? Le 19 mai 1943, Osbert Peake, sous-secrétaire d’état au ministère de l’Intérieur britannique ne le pense pas. Pour lui « la plupart de ces gens sont pour le moment au-delà de toute possibilité de sauvetage. (...) Nous devons reconnaître que les Nations Unies ne peuvent pas faire grand-chose et même rien dans l’immédiat pour les très nombreuses personnes sous le contrôle de Hitler ».  

 

N’y a-t-il pas là, consciemment ou inconsciemment, un piège logique, un début d’excuse pour ne pas tenter de sauver un maximum de victimes désignées ?

 

Des hommes s’élèvent contre cette politique d’inaction qui mène les Juifs d’Europe à la « catastrophe ». En mai 1943, Harold Nicolson,  membre du Parlement britannique sonne l’alerte : « Si rien n’est fait maintenant, les Juifs ne seront plus en vie pour être sauvés au moment de la défaite d’Hitler ». Tout aussi directe, la revue américaine New Republic, dans son édition du 30 août 1943, s’insurge : « Rien ne révèle plus clairement la faiblesse qui a paralysé nos hommes d’Etat que la formule aujourd’hui banale et si souvent sur leurs lèvres, selon laquelle la victoire seule peut sauver les Juifs d’Europe. Un seul Juif survivra-t-il pour célébrer la victoire ? » Stephen Wise, le président du Congrès Juif Mondial, exprime son angoisse : « Vous nous dites que les Juifs seront sauvés par la victoire dans cette guerre ; mais d’ici que vous gagniez cette guerre, il ne restera plus personne à sauver ».

 

Fin mai 1943, le sénateur William Langer lance un avertissement solennel au Sénat : « Deux millions de Juifs ont déjà été tués en Europe et il y en a encore cinq millions qui vont subir le même sort, à moins qu’on ne les sauve immédiatement. Chaque journée, chaque heure, chaque minute qui passent voient l’extermination de milliers d’entre eux. (...) Si nous ne faisons rien, nous aurons un jour à supporter  la responsabilité morale d’avoir été des spectateurs passifs ». Pendant les années 1942,1943 et 1944, 3 800 000 Juifs ont péri, soit près de 3 500 par jour ! Ces chiffres angoissants donnent la mesure de l’urgence de gagner une guerre mais aussi d’intervenir simultanément dans toute la mesure du possible et non de s’enfermer dans le dogme absolu qu’on ne peut rien faire sinon de gagner la guerre aussi vite que possible.

 

Avec le recul des années, de nombreux historiens et commentateurs ont condamné la priorité donnée à la victoire sur le sauvetage. Entre temps les deux tiers des Juifs d’Europe avaient disparu. Simone Veil, une femme au passé et au présent exceptionnels, leur répond : « En ce qui me concerne, je pense que les Alliés ont eu raison de faire de l’achèvement des hostilités une priorité absolue. Si l’on avait commencé à divulguer l’information à propos des camps, l’opinion publique aurait exercé une telle pression pour les faire libérer que l’avance des armées sur les autres fronts, déjà difficile, eût risqué d’en être retardée. Les services secrets étaient informés des recherches allemandes en matière d’armes nouvelles. Aucun état-major ne pouvait prendre le risque de différer la chute du Reich. Les autorités alliées ont donc opté pour le silence et l’efficacité».

 

 

Copyrigth Marc-André Charguéraud. Genève. 2011. Reproduction autorisée sous réserve de mention de la source.


Consultez aussi mon site Expliquez-moi. (1 clic)

HILBERG Saul, La destruction des Juifs d’Europe. Fayard, Paris, p. 1046. 3 900 000 Juifs étaient morts au 31 décembre 1942, soit 75 % du total des victimes de la Shoah.

Texte complet de la Déclaration dans CHARGUERAUD Marc-André, Silences Meurtriers, Les Alliés, les Neutres et l’Holocauste, 1940-1945. Labor et Fides, Les Editions du Cerf, Genève-Paris, 2001, p. 291.

On prédit la victoire pour la fin de l’année ou le début 1944.

EPPLER Elisabeth in Rescue Attempts during the Holocaust, Yad Vashem, Jérusalem, 1977, p. 59.

WYMAN David,L'abandon des Juifs. Les Américains et la solution finale, Flammarion, Paris, 1987, p. 200.

ABELLA Irving, PROPER Harold, None is too many : Canada and the Jews of Europe , 1933-1948, Random House, Mew York, 1982, p. 152.

FRIEDMAN, Saul S. No Haven for the Oppressed: United States Policy towards Jewish Refugees 1938-1945, Wayne State University Press, Detroit, 1973, p. 19.

La Conférence des Bermudes se tint en mai 1943.

FEINGOLD Henry, The Politics of Rescue : The Roosevelt Administration and the Holocaust , 1938-1945, Rutgers University Press, New Brunswick, N.J. 1970.

BERMAN Aaron. Nazism, the Jews and American Sionism, 1933-1945, Wayne State University Press, Dertroit, 1990 p. 127.

BAUER Yehuda, American Jewry and the Holocaust : The AJJDC 1930-1945, Wayne State University Press, Detroit, 1981, p. 193.

BOLCHOVER Richard, British Jewry and the Holocaust, Cambridge University Press, Cambridge,1993, p. 99.

WYMAN, op. cit. p. 202.

BAUER Yehuda,  Jewish Reactions to the Holocaust, Mod Book, Tel Aviv, 1989, p. 104.

WYMAN, op. cit. p. 193.

VEIL Simone, Une vie, Stock, Paris, 2007,  p. 95.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 20:17


www.michelgurfinkiel.com

 

 

 

 

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/400-France-Soutenir-inconditionnellement-Isral.html

 

 

 

SOUTENIR « INCONDITIONNELLEMENT » ISRAEL

 

 

Ne demandez pas aux victimes de la Shoah ou aux Juifs chassés des pays d’Orient ne pas soutenir « inconditionnellement » l’Etat juif. Ne demandez pas aux démocrates de ne pas soutenir la seule démocratie du Proche et du Moyen-Orient.

 

 

PAR MICHEL GURFINKIEL

 

 

 

La plupart des Juifs de France soutiennent inconditionnellement Israël. C’est un fait. C’est aussi une sorte de nécessité ontologique, dont on ne saurait ni s’étonner, ni s’indigner. Pour trois raisons.

 

 

D’abord, l’expérience historique particulière de cette communauté. Les Juifs français d’aujourd’hui sont, pour la moitié d’entre eux, des survivants de la Shoah, ou bien des descendants directs, sur une ou deux générations, de ces survivants. Et pour l’autre moitié, des Juifs chassés des pays d’islam, ou bien, sur une ou deux générations là encore, leurs descendants directs.

 

Les deux tragédies, il convient de le souligner, sont liées entre elles. La Shoah, là où elle a eu lieu, a frappé indistinctement les Ashkénazes et les Séfarades. Les idéologies dont elle s’est nourrie, ou qui l’ont rendue possible, ont directement influencé ou réactivé celles qui, en Orient, ont conduit à l’épuration ethnique ou communautaire. Dans les deux cas, les Juifs ont été broyés en tant que Juifs. Dans les deux cas, ils ont été trahis : par des gouvernements en qui ils avaient placé leur foi et leur confiance ; par des sociétés dont ils se croyaient membres à part entière.

Comment, dès lors, les Juifs français ne seraient-ils pas attachés au seul Etat juif du monde, fondé et habité par d’autres rescapés de la Shoah et d’autres expulsés des pays d’islam ?

Mais cette raison ne suffirait peut-être pas à elle seule. Deux raisons complémentaires lui donnent tout son sens : l’existence même d’Israël est toujours contestée à ce jour par la plupart de ses voisins et par des Etats plus lointains, en violation des principes et de la charte de l’Onu ; l’Etat d’Israël, en dépit de cet état de guerre perpétuelle et des menaces génocidaires qui pèsent sur lui, est une démocratie, et les décisions que ses dirigeants sont amenées à prendre sont donc, la démocratie étant à juste titre le principal critère moderne de la légitimité politique, absolument légitimes.

Le soutien que les Juifs français portent à Israël, si pur soit-il, fait pourtant l’objet de deux types de critique – ou de rejet.

Le premier émane de milieux non-juifs, et tout particulièrement de politiques, qui n’hésitent pas à évoquer à cet égard, ouvertement ou obliquement, en termes brutaux ou en recourant à l’insinuation, une « double allégeance ». Ou, ce qui revient au même aujourd’hui, au « communautarisme ». Je serai clair à leur propos. Leurs arguments s’inscrivent, au minimum, dans l’antisémitisme classique, qui ne concède aux Juifs d’existence que dans la soumission ou l’humiliation.

Je note la réapparition, dans leurs discours, de thèmes assez anciens. Il était courant et de bon ton, avant 1940 puis jusqu’en 1942, de distinguer entre les « Israélites » français, agrégés de longue date à la communauté nationale, qui se voulaient « discrets », et les « Juifs » étrangers, ou fraichement naturalisés, revendicatifs et bruyants. Haut Commissaire de Vichy à la Question juive, Xavier Vallat, prétendait encore sauver les premiers en sacrifiant les seconds.

Ce trope – contre lequel le Crif historique, celui de la Résistance, s’est expressément élevé en 1943, quand il a fédéré « Israélites » et « Juifs » dans un même combat – a rejailli sous la Ve République, à travers une nouvelle distinction, tout aussi fallacieuse que la première, entre Juifs ashkénazes, donc européens, donc français, donc capables de s’éloigner d’Israël, et Juifs séfarades, exotiques, inassimilables, donc inféodés à ce méchant Etat : je vous renvoie aux confidences du troisième président de cette République, Valéry Giscard d’Estaing, telles que les rapporte Renaud Camus, le Saint-Simon de notre temps, dans le volume de son journal intime consacré à l’année 2009 (Krakmo, Fayard). On peut le discerner aujourd’hui encore, notamment dans des propos que le Canard Enchaîné a fait état le 5 octobre 2011 : le président de la République notant avec « satisfaction » que la « communauté juive », c’est à dire quelques uns de ses dirigeants officiels, « s’est montrée digne et responsable à la suite de mon discours à l’Onu. ». Propos que les plus hautes autorités n’ont pas cru devoir démentir.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 20:41

Photo du jour: la Tombe de Rachel, lieu saint du judaïsme

L'entrée de la Tombe de Rachel - Kever Ra'hel

La Tombe de Rachel est située au sud de Jérusalem, à moins de 500m de la municipalité actuelle, à proximité de Bethlehem. Symbole des efforts acharnés arabes et occidentaux de déjudaïsation du patrimoine historique du judaïsme en terre d’Israel, elle a été « reconnue » par l’ONU comme une mosquée, faisant suite à une revendication incohérente de l’Autorité Palestinienne datant de l’insurrection de 2000.



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1dEsch2zZ
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 00:32

Photos du jour: Les Bedouins et Tsahal.1948 – 1950

Portrait de Bédouins de Tsahal - 1949

Traditionnellement, les Bédouins du Negev forment une société distincte du monde arabe rural ou urbain au Proche-Orient. Etroitement associés au pouvoir hachémite de Jordanie dont ils forment l’ossature militaire et qu’ils défendent selon leurs propres intérêts, ils sont présents dans le sud d’Israel. L’invasion par les forces égpytiennes du territoire mandataire attribué par le plan de partition de l’O.N.U. au futur Etat juif met en confrontation les populations bédouines avec les armées égpytiennes occupant les environs de Beer Sheva qui n’hésitent pas à mener une politique repressive pour s’assurer de leur soutien. Lors de l’opéraiton Yoav, Beer Sheva est libérée des troupes d’occupaiton le 21 octobre, les prisonniers bédouins libérés par Tsahal et de la nourriture livrée aux familles, comme en témoignent ces photos de Zoltan Kluger qui fit le portrait également des jeunes bédouins engagés dans les forces de défense israélienne dès 1949.



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1d9y9yXLT
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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 21:15

Photo du jour: Kfar Glikson

Kfar Glikson : son village d'enfants - Photo de Fritz Cohen de novembre 1950

En 1939, le kibbouts Kfar Glickson, du nom du fondateur du journal haAretz, est fondé au nord-est de Hadera par des Juifs originaires de Roumanie. Après la guerre d’indépendance, le kibbouts accueille un village d’enfants qui y reçoivent une éducation primaire dont témoignent ces photos prises par Fritz Cohen. Il est situé à proximité de ce que l’on nomme aujourd’hui le « triangle » arabe autour d’Umm al Fahm.



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1d3JvF5CY
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 22:44

“Les Pays-Bas devraient présenter leurs excuses à la Communauté Juive” Interview d’Els Borst, par Manfred Gerstenfeld

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“Si j’étais Premier Ministre, j’aurais, sans hésitation aucune, offert mes excuses à la communauté juive néerlandaise. Je fais, ici, référence à l’attitude de notre gouvernement durant la Seconde Guerre Mondiale et à la découverte très tardive, dans l’après-guerre, que le processus de restitution ait été si mal conçu ».

Le Dr. Els Borst-Eilers a été Ministre de la Santé Publique, du bien-être et des sports, de 1994 à 2002, ainsi qu’adjointe au Premier Ministre, au cours des quatre dernières années. Elle dit de sa formation initiale : « Je n’avais que huit ans, lorsque les Allemands ont envahi notre pays en 1940 et seulement treize, lorsqu’ils en ont été chassés. A cet âge, vous êtes déjà averti(e) de bien des choses. J’ai toujours vécu à Amsterdam. Pendant la guerre, nous habitions le quartier de Rivieren, où beaucoup de Juifs vivaient à l’époque. Nos voisins du dessous étaient des Juifs, et il y avait aussi des Juifs à quelques maisons de la nôtre. Nous avons assisté à la façon dont ils ont été quadrillés et déportés. Cela m’a laissé une impression très forte [indélébile]…

 



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1caRxTTek
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 22:43

Unesco : Faillite morale ou la dépossession du patrimoine Juif

faillite morale de l'Unesco

Nous faisons suite à notre réaction d’hier à propos du vote par l’Unesco d’accepter un état en son sein qui n’existe pas et envisage de le doter d’un patrimoine en en dépossédant un autre … Le point

  • Suspension de la contribution américaine au budget de l’Unesco
  • Israël refuse de reconnaître l’adhésion de la Palestine
  • Rappel de la dépossession par l’Unesco du patrimoine juif
  • Le vote des pays européens sur l’adhésion des Palestiniens à l’Unesco s’est effectué de la manière suivante :

 



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1cUb9XeEz
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 22:30

Washington et Londres refusent la constitution d’une armée juive. 1940-1944.

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                      Les Juifs palestiniens interdits de combattre sous leur propre bannière.

En septembre 1939, quelques jours après le début de la guerre, Chaim Weizmann, Président de l’Agence juive pour la Palestine déclare à Winston Churchill, Premier Lord de l’Amirauté, « qu’il est prêt à armer les Juifs de Palestine (…) convaincu que cela permettra aux troupes anglaises de quitter la Palestine pour le front de l’Ouest »…



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1cUXkzj4B
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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 00:12

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche   Spéciale n° 4227

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Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah


Visite guidée du Musée de l´Holocauste pour le Saoudien Mansour Al-Hadj : L´horreur de l´Holocauste n´est pas au programme dans nos écoles


Dans un article paru le 24 octobre sur le site arabe progressiste Aafaq, le journaliste Mansour Al-Hadj évoque la façon dont l´Holocauste lui a été enseigné quand il était enfant en Arabie saoudite, avec un programme scolaire ne faisant pas allusion à une extermination systématique et encourageant l´hostilité à l´encontre des Juifs et des non-musulmans. Estimant que sa visite guidée du Musée du mémorial de l´Holocauste à Washington D.C. lui a ouvert les yeux, il considère que c´est un devoir pour chacun de transmettre à ses enfants le récit de cette période sombre de l´histoire, ainsi que l´extermination systématique qui l´a caractérisée, avilissant e pour l´humanité toute entière, afin de créer un monde meilleur basé sur la tolérance, la compréhension et le respect mutuel. Extraits : (1)

"Enfant dans le Royaume d´Arabie saoudite… [J´apprenais que] des tueurs de prophètes avaient été maudits par Allah, transformés en singes et en porcs, que notre destin serait de les abattre dans une bataille à venir"

"Enfant en Arabie saoudite, j´entendais souvent parler de l´Holocauste perpétré contre les Juifs par le régime nazi en Allemagne pendant la Seconde guerre mondiale. Toutefois, ce que j´en entendais dire en général, c´est que les Juifs avaient grossi le nombre des victimes, qu´ils se servaient de l´Holocauste pour susciter la pitié du monde, et qu´ils avaient incontestablement mérité leur sort.

On ne m´a jamais appris que l´Holocauste était l´un des épisodes les plus atroces de l´histoire humaine, que le fait de persécuter [les Juifs] sur la base de leur identité religieuse était une forme de discrimination religieuse. Je ne ressentais aucune empathie pour les victimes de l´Holocauste, malgré l´atrocité des épreuves endurées – tout simplement parce qu´elles étaient juives.

Le terme ["Juif"] était associé dans ma tête aux caractéristiques négatives de fourberie, hostilité, racisme, mesquinerie et absence de parole. [J´apprenais que] des tueurs de prophètes avaient été maudits par Allah, transformés en singes et en porcs, que notre destin serait de les abattre dans une bataille à venir – au cours de laquelle, selon la prophétie de Mahomet, même les arbres et les pierres diraient : ´Ô musulman, ô serviteur d´Allah, il y a un Juif derrière moi, viens le tuer !´ Le réputé prédicateur et directeur de l´Union internationale des savants musulmans, Youssef Al-Qaradhawi, a f ait allusion à cette [bataille finale] dans un éloge aux mesures hitlériennes relatives aux Juifs, qualifiées par lui de ´châtiment divin´. Il a souligné que les musulmans feraient aux Juifs exactement ce qu´Hitler leur avait fait, disant : ´Si Allah veut, la prochaine fois [que cela arrivera], ce sera par la main des croyants.´ (1)

"j´étais indifférent, je minimisais l´horreur des événements, j´estimais que les Juifs avaient eu ce qu´ils méritaient en raison de leur corruption et de leur arrogance"

En grandissant, je n´ai pas beaucoup évolué dans mes sentiments : j´étais indifférent, je minimisais l´horreur des événements, j´estimais que les Juifs avaient eu ce qu´ils méritaient en raison de leur corruption et de leur arrogance. Tout cela jusqu´au jour de ma visite au Musée de l´Holocauste dans la capitale américaine de Washington, où j´ai eu l´honneur de rencontrer l´un [des responsables du musée], qui m´a fait la visite guidée du musée en me fournissant des explications détaillées sur l´Holocauste.

Pour la première fois, j´ai réalisé à quel point j´étais ignorant de l´horreur de cet épisode qui avait frappé les Juifs, lesquels étaient des citoyens ordinaires avec des droits égaux aux autres, menant des vies normales, jusqu´à ce que les nazis arrivent au pouvoir.

Errant à travers les couloirs du musée, je me suis rappelé un cours auquel j´avais assisté au collège, qui portait sur l´extermination de la [tribu] juive de Banu Qurayza (2). L´un des Compagnons du prophète Mahomet, Saad bin Mudah, avait donné l´ordre de tuer les hommes, de capturer les femmes et de prendre l´argent des Juifs – et le Messager avait approuvé ce décret, le qualifiant de ´décret d´Allah pour [la tribu des Banu Qurayza]´. A l´époque, les élèves que nous étions n´avaient rien trouvé à redire, ni même demandé pourquoi une tribu entière devait être exterminée pour la mauvaise conduite de quelques-uns de ses membres. Ce décret ne nous semblait aucunement injuste.

"Le programme scolaire saoudien incite encore aujourd´hui à la violence et à la haine des non-musulmans en général et des Juifs en particulier"

[Notre attitude] peut s´expliquer par le fait que les auteurs du programme scolaire saoudien ne disent rien du fait que les fours crématoires d´Hitler sont considérés comme un crime. Il n´y a pas de différence essentielle entre ce que le Messager de l´islam a fait à la tribu de Banu Qurayza et ce que les musulmans se préparent à faire aux Juifs à la fin des temps, dans cette bataille [finale] prévue. [Notre attitude] peut aussi s´expliquer par le fait que l´Arabie saoudite a plusieurs fois refusé d´obtempérer face à la demande du Département d´Etat américain d´inclure l´Holocauste au programme scolaire, lequel incite toujours à la violence, à la haine des non-musulmans en général et des Juifs en particulier.

Le manuel scolaire de Terminale Etudes sur le monde islamique (édition 2006-2007) souligne que le conflit entre Juifs et musulmans est inévitable et insoluble. On peut y lire : ´Quiconque étudie la nature du conflit entre les musulmans et les Juifs comprend une chose importante : il s´agit d´un conflit religieux, non d´une controverse politique ou nationale, ou un conflit opposant races ou tribus, ou un combat pour al terre et le pays, comme le disent certains. Il s´agit d´une hostilité profondément enracinée, d´un conflit entre la vérité et le mensonge, entre le monothéisme et le polythéisme, entre l´hérésie et la foi. Cette hostilité entre nous et les Juifs ne cessera en aucun cas, à moins que ne se produise l´une des deux choses suivantes : soit ils adhèreront à notre religion et deviendront musulmans, soit nous abandonnerons notre religion, que Dieu nous en préserve… Une fois que nous aurons compris l´essence du conflit, que cette hostilité ne peut prendre fin, nous comprendrons à quel point ceux qui prônent la résolution du conflit se fourvoient.´ (p. 91)

"L´Arabie saoudite accorde des bourses à des milliers de [jeunes] musulmans pour qu´ils puissent étudier la Charia et l´islam – mais pas les autres matières"

C´est ce que j´ai appris et ce qu´apprennent tous les musulmans qui arrivent en Arabie saoudite de tous les coins du monde. Qui plus est, le Royaume exporte ces notions à travers le monde, exploitant son statut de centre religieux et de foyer des Deux lieux saints [la Mecque et Médine], ainsi que ses importantes capacités matérielles et l´ignorance des peuples musulmans. Il fait construire des écoles, leur fournit son propre programme scolaire et ses enseignants, accorde des bourses à des milliers de [jeunes] musulmans pour qu´ils puissent étudier la Charia et l´islam – mais pas les autres matières – dans les universités saoudiennes. Et quand ils rentrent dans leurs pays d´origine, il les embauche dans les organisations islamiques s aoudiennes locales…

A l´entrée [du musée de l´Holocauste] se trouvent des centaines de brochures fournissant des détails sur tel homme ou femme victimes de l´Holocauste, qui étaient des citoyens comme tous les autres Européens : des gens qui étudiaient, travaillaient, plantaient, jouaient… Certains étaient religieux et d´autres pas…

[Mon guide] m´a expliqué que le parti nazi voulait permettre aux Allemands de se remettre de la frustration de la défaite de la Première Guerre mondiale en restaurant la splendeur et le pouvoir [passés]. A cette fin, il a lancé sa propagande de pureté raciale de la race aryenne, rejetant les autres races.

Ce qui m´a le plus frappé, c´est que la société allemande ait pu développer une telle hostilité à l´encontre des Juifs, certains rapportant qu´ils avaient des voisins juifs, seulement trois ans après l´arrivée des nazis au pouvoir.

Je n´avais aucune idée de la façon dont les Allemands avaient coopéré avec les autorités [nazies] pour discriminer les Juifs. On me dit que la situation économique a joué un rôle, que le parti nazi avait interdit aux Juifs l´accès à plusieurs professions, comme le droit, la médecine, l´éducation…

"Cela me fit penser à la politique de ´saoudisation´ "

Cela me fit penser à la politique de ´saoudisation´ encouragée par les autorités saoudiennes dans le Royaume pour résoudre le problème du chômage ; elle dépeint les étrangers comme cherchant à piller les ressources du pays et comme la cause du chômage : une politique qui a accru la haine des étrangers, notamment chez les jeunes au chômage.

L´inventivité des Allemands et leur précision dans le travail, les documents rassemblés et leur classification aident à garder [la mémoire] des agissements atroces perpétrés par le régime nazi. J´ai été surpris par les mécanismes mis au point dans le but de répertorier le nombre, la classe, les dimensions, le poids, l´âge et les maladies des Juifs. J´ai été également surpris d´apprendre que le régime obligeait les Juifs à marquer leur bras et leur buste afin de les distinguer, et qu´il les avait parqués dans des quartiers spéciaux.

"le second calife, Omar bin Al-Khattab, avait aussi forcé les Juifs à se distinguer des musulmans par leur habillement"

Sur une photo, j´ai pu voir que le ghetto dans lequel les Juifs avaient été transférés se trouvait sur la route menant à la ville : les passants pouvaient ainsi assister jour après jour à la misère des Juifs. Je me suis tout de suite souvenu que le second calife, Omar bin Al-Khattab, avait aussi forcé les Juifs à se distinguer des musulmans par leur habillement.

Le régime nazi a commis un grand nombre d´atrocités ainsi que plusieurs expériences médicales sur les Juifs. Il a en outre stérilisé les enfants nés de couples mixtes.

Dans ce musée, j´ai pu voir un exemple de camp de concentration où les Juifs étaient envoyés, en attendant leur extermination, et des exemples de chambres à gaz… Mais ce que je garde en mémoire, ce sont ces photos de milliers de Juifs de tous âges, résidents du même village, revêtus de leurs plus beaux habits, avant l´Holocauste : un jeune homme et sa petite amie, une famille composée d´un père, d´une mère, de frères, d´un grand-père et d´une grand-mère, des gens en tenues de travail : un médecin, un soldat, un ouvrier d´usine, un enseignant, un menuisier, un forgeron…

A la fin de la visite, j´ai vu les photos et lu les noms de héros européens qui avaient risqué leurs vies pour sauver des vies juives, les abritant chez eux, leur donnant de quoi manger et s´habiller.

"c´est une grave erreur de nier, minimiser ou justifier l´horreur ou l´Holocauste"

De ma visite dans ce musée, j´ai appris que ce qui est arrivé aux Juifs est une tragédie humaine dans le sens fort du terme, que c´est une grave erreur de le nier, d´en minimiser l´horreur ou de la justifier, et que tous doivent œuvrer de concert afin que cela n´arrive plus jamais, à aucun peuple au monde. Nous sommes tous des êtres humains, et nous avons le devoir d´enseigner l´Holocauste à nos enfants, ainsi que les autres crimes d´extermination qui déshonorent l´humanité. Nous devons encourager nos enfants à œuvrer pour un monde meilleur, où tous les êtres humains connaîtront la tolérance, la compréhension mutuelle et le respect, quelle que soit leur race, leur couleur, leur religion ou leur foi."

(1) Voir MEMRI TV Clip No. 2005, "Sheik Yousuf Al-Qaradhawi: Allah Imposed Hitler upon the Jews to Punish Them - "Allah Willing, the Next Time Will Be at the Hand of the Believers," January 28-30, 2009, http://www.memritv.org/clip/en/2005.htm .

(2) Tribu juive qui vivait sur la péninsule Arabique au 7ème siècle. Les membres de la tribu furent expulsées ou tuées par les forces musulmanes. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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