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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 10:48

 

Par Catherine Stora

(suite de :  Université Populaire de Jérusalem, journal de bord de Catherine Stora )

 

Une troisième partie détaillée suivra...

 

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UPJ : Les petites phrases qui m’ont fait « tilt », florilège

 

 

I Généralités

 

« Il est capital d’interdire. Contrairement à ce qui se disait en France en 68, l’interdit est structurant. La personnalité ne se forme qu’en se confrontant à l’interdit. » B.Gross

 

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« Liberté, égalité, fraternité, c’est le message universel du peuple juif. » Y.Charbit


 Le va-et-vient identitaire

Le va-et-vient identitaire, Y. CharbitMarie-Antoinette HilyPoinard M

 

« Les Français ont pris pour devise Liberté, égalité, fraternité, mais ils ont placé la liberté au fondement des deux autres ; dans cet ordre c’est la liberté qui rend possible l’égalité et la fraternité. Le judaïsme, lui, place la fraternité en premier, comme condition de possibilité du reste. C’est la fraternité qui fonde les deux autres. » B.Gross

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« Le spirituel doit être lié à une matérialité, et donc, à une terre ; c’est l’idée de la terre, d’un possible retour sur notre terre, qui nous a soutenus pendant deux mille ans. » B.Gross

 

« La Loi est constitutive de l’Humain. » B.Gross

 

« Il est possible de s’auto-éduquer (grâce au Moussar, aux Pirké Avot…) » G-E.Sarfati

 

G-E. Sarfati

« Il ne peut pas y avoir de vie spirituelle dans un être agité par des conflits internes. »

 

« Dans un pays musulman, il est interdit aux juifs et aux chrétiens d’occuper l’espace public pour les prières.» E.Cherki

 

 

 

 

 

« Ce que nous voyons est le résultat d’une émanation (quatrième degré de la structuration de la réalité) »  G-E.Sarfati

 

"Ionathan est assassiné à son tour, après avoir fortifié Jérusalem. Les phénomènes de traîtrise sont constitutifs de l’histoire juive, voyez J.Call aujourd’hui." G-E.Sarfati

                             

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II  Judaïsme et chrétienté, philosophie, histoire, littérature

 

« Mon Royaume est de ce monde, j’ai une vie sociale, une profession, des enfants, un quotidien, et dire « Mon Royaume n’est pas de ce monde » c’est abandonner ce monde au diable. » B.Gross

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« Si la prédication de Jésus a pris en Galilée, c’est parce que ces juifs étaient devenus semi-païens, ayant été mélangés à d’autres peuples par les Assyriens. (…) Les populations semi-païennes qu’ils étaient devenus n’ont fait aucune difficulté pour reconnaître la divinité de Jésus, et se sont laissés convertir. » G-E.Sarfati

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« Le Royaume du Nord est travaillé par l’idolâtrie et par le rétablissement du culte de Baal, principalement pratiqué dans la ville de Tyr. »  G-E. Sarfati

 

« Jusqu’où est-il légitime de faire de la philosophie ? est la question traitée dans le Guide des perplexes, écrit pour un disciple partagé entre la philosophie et le judaïsme.» G-E.Sarfati

 

«Le Maraval de Prague n’était pas intéressé au dialogue avec son environnement.»G-E.Sarfati

 

« Il y a ceux qui, comme le Maraval de Prague, ne sont pas disposés à dialoguer avec les « autres » philosophes, et ceux qui se confrontent aux philosophes non-juifs, en leur rentrant dans le chou grâce aux catégories de la pensée juive.» G-E.Sarfati

 

Avec le monde chrétien, la difficulté est d’ordre théologique : les chrétiens sont des idolâtres.

Y.Charbit

 

« Faut-il développer un esprit parfait (cf. Aristote, fin de l’Ethique à Nicomaque) ou un cœur parfait ? Le judaïsme répond un cœur parfait ».   G-E.Sarfati

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« La philosophie a été enfantée par l’univers païen. »  G-E.Sarfati

 

« Le midrash fonctionne comme un planétarium, où l’on projette des constellations : le midrash reconstruit, à sa manière, l’histoire humaine. »  Y.Cohen-Yashar

 

Hava et Yochanan Cohen-Yashar

 

« L’historien n’a pas accès aux événements dont il parle : on ne peut pas reconstituer ce qui s’est passé en 67, au mieux, c’est de la littérature. » Y.Cohen-Yahar

 

« Flaubert est mort et enterré, mais madame Bovary est toujours parmi nous : il se peut que madame Bovary ait une consistance ontologique autrement plus forte que ce qu’on croit… »  Y.Cohen-Yahar

 

« La Bible n’est pas un livre d’histoire. Mais l’histoire n’est pas absente de la Bible, elle y est même omniprésente. » G-E.Sarfati

 

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III Narratif palestinien (palestiniste?)

 

« Si le narratif palestinien contient tellement d’incohérences, c’est parce qu’il nie le narratif juif, tout en le copiant. » E.Navon

 

Emmanuel Navon

 

« C’est devenu officiel : il n’y a jamais eu de Temple à Jérusalem. Et « Si je t’oublie Jérusalem » serait une expression des Croisés. » E.Navon

 

« La négation de l’existence du fait incriminé est une technique très répandue chez les islamistes : exemple, on demande un jour à Ahmadinadjad « pourquoi êtes-vous si durs avec les homosexuels, en Iran ? », réponse d’Ahmadinadjad : - Il n’y a pas d’homosexuels en Iran. » E.Navon

 

 

« Les ONG ne connaissent pas le problème des réfugiés juifs, seulement le problème des réfugiés palestiniens. » E.Navon

 

« Le 27 mai 2011, l’A.P déclare que  les Sionistes doivent admettre devant le monde entier qu’il n’y a aucun lien entre la terre d’Israël (la Palestine) et les Israéliens. »  E.Navon

 

« Organisation des Droits de l’Homme ou Organisation des Droits de l’Homme palestinien » ?

E.Navon

 

 

 

 

 

IV La véritable nature du conflit qui nous oppose aux chrétiens et aux musulmans

                            

 

« Dans un pays musulman, il est interdit aux juifs et aux chrétiens d’occuper l’espace public pour les prières. » E.Cherki

 

« C’est la colonisation qui a changé tout cela, c’est elle qui a libéré les juifs et les chrétiens de leur statut de dhimmis en terre d’Islam. »  E.Cherki

 

« On n’a pas le droit d’arrêter le jihad, chez les musulmans. Le jihad est une guerre de défense.

Le monde ne s’appellera Dar al Salam que lorsque la dernière portion de Dar el Harb (le monde non encore soumis à la loi islamique) aura été conquise, par le jihad. » E.Cherki

 

« Le jihad est un commandement, l’islam doit devenir planétaire, et le Dar el Harb être changé en Dar el Islam. Le jihad s’arrêtera seulement quand l’humanité entière aura été convertie à l’Islam, et que le monde s’appellera Dar al Salam. » E.Cherki

 

« Pour le musulman l’état normal de l’humanité c’est la guerre. Si je ne fais pas le jihad, je suis traître à Dieu. » E.Cherki

 

« La paix est possible avec les arabes : il faut les maintenir dans l’incapacité à soutenir le jihad, dégager les musulmans de leur situation d’obligation de faire la guerre (sainte). Tsahal doit être fort. » E.Cherki

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« Les Israéliens ne sont pas les enfants d’Israël, disent les arabes. Mais ils sont taraudés par ce niveau-là, et se demandent sans cesse « et si c’était Dieu qui les avait ramenés, quand même ? Et s’ils étaient finalement les véritables enfants d’Israël ? » E.Cherki

 

« La sourate 17 verset 106 du Coran contient la Promesse du Retour des exilés. » E.Cherki

 

« Aux généreux gauchistes, prêts à céder les terres ancestrales, les terres bibliques de Judée et de Samarie, ils (les arabes) disent : Si vous parlez comme ça, c’est que vous n’êtes pas les véritables enfants d’Israël. » E.Cherki

 

« Le 27 mai 2011, l’A.P déclare que « les Sionistes doivent admettre devant le monde entier qu’il n’y a aucun lien entre la terre d’Israël (la Palestine) et les Israéliens. »  E.Navon

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« Le retour d’Israël sur sa terre met en crise les théologies chrétienne et islamique, fondées sur l’effacement d’Israël. Pour elles, c’est un choc. » G-E.Sarfati

 

« Le conflit est évidemment spirituel et métaphysique, et non territorial et politique, comme on voudrait nous le faire croire. » G-E Sarfati

 

« De la croix à la croix gammée, la Chrétienté a préparé l’humanité à la Shoah. » Y.Charbit

 

« Le monde chrétien a préparé la shoah pendant 2000 ans. » G-E. Sarfati

 

« Jésus, Paul, Simon et les autres ont été des collaborateurs des Romains. » Y.Charbit

 

 

V Sionisme

 

« Israël, c’est la guérison de l’âme juive. » I.Feldman

 

Israël Feldman

 I. Feldman avec Aimé Césaire.

« L’exil à Babylone a duré un demi-siècle, et il a été plutôt bénéfique. » G-E.Sarfati

 

« Ionathan est assassiné à son tour, après avoir fortifié Jérusalem. Les phénomènes de traîtrise sont constitutifs de l’histoire juive, voyez J.Call aujourd’hui. » G-E.Sarfati

                             

« Modiin devient en 167 le foyer de la révolte juive. » G-E. Sarfati

 

« J’ai fait mon alya il y a 42 ans. Nous redevenons des Hébreux, en venant ici. » B.Gross

 

« Le sionisme, c’est l’histoire de la révolte des dhimmis ! »  E.Cherki

 

« Le sionisme semble dater du 19è siècle. En réalité il a 2000 ans, il a commencé dès l’exil.»                                                                                                                                                     

                                                                                                          B.Gross

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 09:19

 

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Première session de l’UPJ, été 2011 Journal de bord de Catherine Stora

                                                       

 suite de :  Université Populaire de Jérusalem : Les petites phrases qui m’ont fait « tilt », florilège

Université Populaire de Jérusalem, journal de bord de Catherine Stora

 

Dimanche 31 juillet 2011, premier jour 

 

 

L’UPJ a enfin ouvert ses portes, ce matin.

 

Depuis le temps que j’attendais ça ! Il fallait être là pour 9h15, afin d’expédier les dernières formalités, payer le restant de ce que l’on devait, récupérer un dossier pédagogique…

 

Je suis arrivée un peu en avance, et comme il y avait de la place je me suis installée près du mazgan, comme un cancre l’hiver à côté du radiateur, manque de bol la clim ne marchait pas. On a pris notre mal en patience, je suis descendue fumer une clope en bas, pour échapper à la fournaise, ou disons, au réchauffement climatique de la salle de cours, en remontant j’ai trouvé les gens en train de déplacer leurs affaires et leurs chaises, j’ai dit on fait quoi, on m’a répondu « on est des juifs, on bouge ! » ce qui introduisait à merveille le premier cours de la matinée, la première de la semaine, intitulé « Histoire de deux millénaires d’exil » donné par le professeur Yossef Charbit...

 

Et voilà que cette première journée est déjà finie !

 

Hormis un exposé intitulé Les usages politiques de la Shoah, en dernière heure, qui n’était pas très bon, et à dire vrai m’a même franchement agacée dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié la qualité des interventions. J’essaierai plus tard d’expliquer en quoi l’exposé de madame Share m’a laissée sur ma faim, et en même temps m’a tellement « gavée », comme disent les jeunes : ça paraît contradictoire de rester sur sa faim et de repartir « gavée », mais c’est la vérité. C'est sûr qu'entendre gloser une heure et demi sur le négationnisme, le révisionnisme et les élucubrations de ceux que l’on appelle les « Nouveaux historiens » n’a rien de très réjouissant en soi, c’est même une épreuve assez terrible, j’ai trouvé. Mon mécontentement n’était cependant pas dû à ce sujet pénible, mais à la manière dont il avait été traité, ou devrais-je dire maltraité ? On devrait penser à fonder une association caritative pour œuvrer en faveur de tous les sujets maltraités ! Il fallait voir et entendre cette dame éviter consciencieusement de formuler la moindre analyse personnelle, ou quoi que ce soit qui y ressemble, et se contenter de répéter « heu, c’est complexe ! » chaque fois qu’elle voulait éviter d’expliquer quoi que ce soit, se contentant de brosser un tableau minutieux et très complet de tous ceux qui nient la Shoah ou la minimisent, ou encore accusent Israël d’ « avoir trop joué avec ses morts », sic. On ne m’ôtera pas de l’idée qu’elle fait partie elle-même de ces « Nouveaux historiens » dont elle cite les « œuvres » et les « idées » sans jamais se demander si peut-être tous ces gens ne souffriraient pas d’une pathologie sévère, et laquelle. J’y reviendrai plus tard. Patience.

 

Donc, hormis la dernière, nous avons assisté à des conférences remarquables, pour ce premier jour, pris tout plein de notes, commencé à faire connaissance un peu les uns avec les autres, l'ambiance est bon enfant, l'assistance est cependant très attentive; Jessica Sarfati a filmé les intervenants, on n’entendait pas une mouche voler mais parfois juste un peu le bruit de la cassette qui arrivait au bout, on a pu échanger -pas assez, à mon goût- un peu avec les intervenants, bref, je n’ai pas vu le temps passer.

 

 



 

 

Nous avons donc commencé par écouter l’histoire de deux millénaires d’exil, retracée magistralement et en une heure et demie par le professeur Yossef Charbit, qui a commencé en disant « Barouh ha Chem nous sommes revenus, nous avons eu chaud pendant deux mille ans… » L’époque byzantine (celle de la première chrétienté)  a été évoquée, puis les Pères de l’Eglise, et là, Charbit a eu une formule-choc, « De la croix à la croix gammée », pour résumer son idée : que la chrétienté a préparé la Shoah pendant 2000 ans. Ce qui à mon sens est la vérité vraie, mais doit être insupportable pour des oreilles chrétiennes… Personne, dans l’auditoire, n’a pipé mot, j’en déduis qu’il ne doit pas y avoir des masses de chrétiens, dans la classe, ou alors ils ont un sacré self-control.

 

Sur le sujet il nous a conseillé un livre, La marche de la folie, de Barbara Tuchman, consacré à la papauté de la Renaissance. (Si quelqu’un l’a et peut me le prêter, ma foi, je dis pas non.)

 

Le cours a réellement été passionnant, d’un bout à l’autre, j’ai entendu par exemple pour la première fois de ma vie expliquer pourquoi les juifs étaient expulsés, en général : si les Etats décidaient d'expulser les Juifs, c’était la plupart du temps pour éviter d’avoir à rembourser leurs dettes ! Expulser le créancier, voilà une idée qu’elle est bonne, non ?

Un exemple ? L’expulsion des juifs d’Espagne, en 1492, s’est faite deux mois après la fin de la Reconquista, réussie grâce aux prêts des Juifs !

 

C'est le rabbi Grünewald, un homme frêle et assez  âgé (et assez sourd aussi, le pauvre) qui se chargea du cours intitulé Initiation au Talmud (une étude de cas) et le fit avec une vivacité d'esprit et un humour remarquables; il ressort qu’en fait les Talmudistes sont aussi et surtout des logiciens qui s’attachent à traiter les problèmes en étudiant presque exclusivement les cas du point de vue logique, ou grâce aux catégories de la logique, je ne sais pas trop comment dire. Des raisonnements minutieux et fort ingénieux, mais un peu trop tarabiscotés à mon goût. 

 

 

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Après la pause déjeuner, (boissons et sandwiches offerts par la maison) reprise de l’enseignement avec un cours intéressant et stimulant intitulé Histoire de la judéophobie, dispensé par le professeur Georges-Elia Sarfati, qui est revenu pour commencer sur le thème hélas trop bien connu de la contestation d’Israël à tout prix : nous voilà avec des mosquées sur le Mont du Temple, et la généralisation du mensonge à l’échelle planétaire…Il faut faire ce constat : les deux monothéismes issus du judaïsme prétendent se substituer à lui et tendent à son effacement. Il y a usurpation d’identité : les chrétiens se prétendent le véritable Israël. Il a cité Léon Poliakov, Histoire de l’antisémitisme, et aussi L.Pinsker, Auto-émancipation, il nous en a lu un passage que je connaissais et que j’adore, pour le style et la profondeur de l’analyse, aussi l’originalité, c’est tellement bien vu, et tiens, je ne résiste pas au plaisir de vous le faire partager :

« C’est sous l’aspect sinistre d’un mort qui marche avec les vivants qu’il réapparût à la vue du monde (…). Et si la peur des revenants est un mécanisme inné que la psychologie des peuples justifie dans une certaine mesure, comment s’étonner du déclenchement aigu de cette peur, face au spectacle d’une nation morte et néanmoins vivante ? L’horreur du fantôme juif s’est transmise et fortifiée de génération en génération, de siècle en siècle. Elle a conduit à une prévention qui (…) a fait place à la judéophobie (…). La judéophobie est une variété de la démonopathie. (…) La judéophobie est une psychose. En tant que psychose, elle est héréditaire, et en tant que maladie transmissible depuis deux mille ans, elle est incurable. »

 

Imparable, hein ? Une explication originale, en tout cas. Peut-être un tout petit peu pessimiste…Car depuis 1882 (date de parution du livre de Pinsker) la médecine et la psychiatrie ont tout de même fait quelques progrès. Mais Pinsker n’avait pas prévu cette maladie terrible qui frappe ces « Nouveaux historiens » : il semble que la maladie qu’il décrit ait muté, changé de cible, et nous aurions fort besoin du diagnostic d’un nouveau Pinsker concernant ces victimes d’un genre nouveau : les intellectuels juifs gauchistes et judéophobes. Car la haine de soi n’explique pas tout…

 

 

 

Mais assez digressé, et revenons au cours : il nous fut expliqué que l’antijudaïsme religieux virait à l’antijudaïsme sociologique et politique, et qu’il s’agissait, de l’accusation de crime rituel (Affaire de Damas) à l’affaire al-Dura, aux mêmes arguments recyclés depuis le Moyen-Age. De nos jours, le discours judéophobe postule la criminalité d’Israël : Israël persévèrerait dans son aveuglement, telle la statue aux yeux bandés au fronton des églises qui le personnifie…De même,  pour l’islam les Juifs seraient coupables d’avoir falsifié leurs Ecritures et de n’avoir pas reconnu que les Patriarches étaient musulmans..

Même un type comme Marx a affirmé l’équivalence du judaïsme et du capitalisme, et l’on se demande comment il a pu écrire de pareilles sornettes, et affirmer par exemple « la nécessité de s’émanciper du judaïsme », comme si le judaïsme était une servitude !

 

J’ai écouté toutes ces choses que je savais déjà, mais qu’il est bon de réentendre, par exemple que les deux criminels Eichmann et Al-Husseini étaient de mèche pendant la Shoah, que la Charte de l’OLP n’a jamais été abrogée, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, et que ce qui prime, à notre époque, ce sont malheureusement les rapports de forces et non la probité intellectuelle…

 

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Le professeur Sarfati a raison, il faut "tenir bon, ne pas rentrer dans l’auto-justification et s’affirmer soi-même". Mais comme c’est difficile de résister à la folie ambiante ! Surtout ici, en Israël, où l’on a toutes les peines du monde à faire voter une loi contre le boycott, et empêcher ainsi certains activistes de gauche de boycotter par exemple le centre culturel d’Ariel, pour la raison qu’il serait « en territoire palestinien ». A ordonner une enquête sur l’origine des fonds octroyés aux ONG qui travaillent sans relâche à déligitimer et diaboliser d’Israël…sur le sol israélien ! Car faire voter une loi qui permettrait de connaître l'origine du financement de ces organismes serait, aux yeux de certains, anti-démocratique. Une atteinte insupportable à la liberté d'expression. Au secours, Pinsker ! Ils sont tous devenus fous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 08:08


Photos du jour - L'injustice Britannique - La Spoliation des terres Juives 

Adapté par Aschkel -  © 2011 www.aschkel.info

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Rappel - les Britanniques ont amputé 77 % du territoire prévu pour la création du Foyer National Juif et ont créé la Trans-Jordanie qu'ils ont donné à la famille Hachémite (Saoudienne et gardiens de la Mecque), en compensation de l'installation des Saoud en Arabie. Ils délimitèrent également les frontières de l'Irak et y installèrent le prince Fayçal.

Cette terre a été ensuite appelée la "Palestine arabe", puis encore plus tard la Jordanie. Les Juifs ont eu l'interdiction de s'y installer, l'immigration vers ces terres  

fut déclarée illégale, en pleine montée du nazisme.

Le reste, les 23 % furent octroyés aux Juifs et reçu pour nom la "Palestine juive". l'immigration y fût également limitée, toujours en plein montée du nazisme.

la deuxième partition celle de 1947, ce fera sur les 23 % de la Palestine juive, et non sur celle de la Palestine arabe.

les Juifs acceptèrent tout de même cette flagrante injustice, les arabes refusèrent et lancèrent leurs armées contre les citoyens d'Israël.

Qui colonise qui ?

 

Aschkel

 

 

 

Firas presse (média arabe) expose la manière dont les "organistations sionistes" étaient en colère contre la première partition de la Palestine qui a créée la Trans-Jordanie sur la terre allouée pour le Foyer National Juif.

 

Les murs de la vieille ville ne sont pas les frontières de Jérusalem

La Jordanie n'est pas la frontière de notre peuple

La mer n'est pas la frontière de notre peuple

Parti Hérout 1948

 

L'article montre quelques affiches où les "sionistes expansionnistes" n'exigent plus que la Jordanie fasse partie d'Israël et sont prêts à la donner aux arabes palestiniens

 


 

 

Par Aschke

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 16:14

TOUT CHEZ LES JUIFS EST HISTOIRE

Messagepar Nina » Août 12th, 2011, 1:58 pm


Lorsque les cris d'orfraies de la gauche israélienne, des pacifistes du monde entier, des arabes et de leurs 25 pays et des 57 pays musulmans auront cessé de nous mettre les nerfs à vif, il nous faut sans hésiter, sans timidité nous accrocher à la justice et à la vérité autour du conflit qui est soit-disant le mal absolu pour la paix sur toute la planète.

Nous connaissons l'histoire d’Israël ? Vraiment ? FAUX.

Si, comme nous l'assurent les élites intellectuelles de gauche en France et dans le reste du monde, il suffisait de rendre la Judée Samarie pour avoir la paix avec les arabes, je demeure convaincue que c'est faux et qu'en plus, nous n'avons pas le droit d'abandonner le berceau du judaïsme à des arabes disposant déjà de 25 pays.

La radicalité ne devrait pas être l'apanage des seuls arabes pour défendre une cause. Il y a des erreurs qui ont conduit l'État d'Israël à ne pas revendiquer ce qui pourtant lui revenait de droit. Gagner des guerres, perdre des soldats et civils pour reculer sous la pression des pays arabes et des pays amis des arabes n'est pas une solution. Même les arabes ne comprennent pas cela.

Pourquoi, alors que nos patriarches et matriarches ne représentent rien pour les arabes, devrions-nous encore attendre des siècles avant de pouvoir nous y recueillir ?

Nous savons ce que deviennent nos lieux de pèlerinage, nos tombeaux entre les mains des musulmans : des mosquées ! Même notre Mont du Temple a été envahi par la mosquée d'Omar ! Que nous reste-t-il ?

Si dès le départ, le fameux « foyer national juif » dans la Palestine mandataire a été offert pour 80 % au futur état jordanien qui est une fabrication totale des britanniques pour faire plaisir aux saoudiens, nous n'aurions jamais du accepter que les arabes restent sur les 20 % restant.

Alors que certains se lamentent comme des couards sur les conséquences de la guerre des six jours et l'occupation de notre patrie historique, je n'y vois personnellement qu'une juste récupération.

Ariel Sharon, dans le livre de Uri Dan « Entretiens intimes » le dit bien mieux que moi.

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Question de Uri Dan : Un général de 39 ou 40 ans décide de transférer l'ensemble des bases militaires et vous parlez d'une armée qui ne se mêle pas de politique ? N'est ce pas un acte politique que d'installer des bases de l'armée en Judée-Samarie ? Obéissiez-vous à un intérêt sécuritaire, politique ou national ?

Ariel Sharon : A la fois historique, sécuritaire et national. Mais ma motivation première était et demeure historique. Ce fut d'ailleurs l'une de mes erreurs pendant trente ans, de ne pas assez souligner cette dimension historique. La Judée- Samarie est le berceau du peuple juif, et le sentiment d'avoir pour soi le droit – qui est un élément crucial de la sécurité – dépend avant tout du fait de vivre à l'endroit qui vous appartient.
L'idée que seul l'aspect sécuritaire importait était une erreur, pas uniquement la mienne, mais certainement aussi la mienne.


Uri Dan : En quoi consistait votre erreur ?

Ariel Sharon : D'avoir, pendant toutes ces années, mis plutôt l'accent sur l'argument sécuritaire pour justifier la nécessité de garder la Judée-Samarie et d'autres territoires.
A l'argument sécuritaire, on peut opposer quantité de réponses lénifiantes et à terme, acceptables : on vous donnera telle ou telle assistance, telle ou telle garantie, tels ou tels armements. La question de la sécurité a une dimension temporaire et il est facile d'en débattre, alors que l'aspect historique, qui est capital, est plus fort que tout.
La force d'attraction d'Eretz-Israel tient dans les récits bibliques, les fêtes, les saisons et les paysages.
Tout chez nous est histoire. Le Tombeau des Patriarches à Hébron, par exemple : aucun autre peuple au monde ne possède un tel monument, un mémorial de quatre mille ans d'âge où sont enterrés les ancêtres de la nation juive.
Abraham et Sarah, Isaac et Rébecca, Jacob et Léa.
Aux États-Unis, des millions de personnes viennent contempler avec émotion le tombeau de Jefferson ou le monument érigé en mémoire de Lincoln, vieux d'un ou deux siècles ; ici, nous parlons de sites plusieurs fois millénaires.
C'est un facteur de droit et de force.
Oui, je reconnais avoir commis l'erreur de n'avoir pas mentionné pendant des années que là est en réalité la question primordiale à laquelle l'argument sécuritaire ne se rattache que dans un second temps.


Alors que l'immense majorité des nations voient chez les israéliens installés en Judée-Samarie des extrémistes juifs, je ne vois moi que des hommes et femmes n'ayant pas renoncé à leurs valeurs, leur histoire et tout ce récit juif qui a fait de nous ce que nous sommes.

Que le débat sur le droit historique du peuple juif à demeurer sur sa terre, là où reposent nos patriarches et matriarches, là où se sont élevés nos deux temples soit à nouveau ouvert.

Jusqu'à ce jour, je m'estime encore dans un de ces navires desquels les britanniques n'ont pas voulu que nous débarquions. Nous ne pouvons accepter d'être encore à bord de l'Exodus et de contempler ce qui a fait notre peuple, notre identité, notre histoire. Osons reprendre notre histoire en mains.







Tombeau de Rachel sur la route de Bethléem :

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Encore des barbelés pour rester non loin du caveau de nos patriarches à Hébron...

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 18:54

 

Par Anita Varden - Jeudi 11 août 2011 à 12:43 

http://www.guysen.com/

 

 


L'excavation, commencée en 2007, d'un ancien tunnel de drainage qui court sous Jérusalem, dans un quartier aujourd’hui essentiellement arabe de la partie est de la ville, Silwan, a permis la découverte d'objets datant de la guerre livrée aux Romains par les Juifs il y a deux mille ans, ont indiqué la semaine dernière des archéologues.

 

 

Le tunnel était probablement destiné à évacuer les eaux de pluie, mais il aurait aussi servi de refuge aux rebelles qui se sont soulevés contre l'occupation romaine à l'époque du second temple, détruit en l'an 70 par les légionnaires venus écraser l'insurrection juive.


 

L'épée découverte le mois dernier par les archéologues de la Direction israélienne des antiquités mesure 60 centimètres de long et est accompagnée d'un fourreau de cuir intact. Elle appartenait probablement à un membre de la garnison romaine.


 

« Nous avons trouvé beaucoup d’objets dont nous pensons qu’ils appartenaient aux rebelles qui se cachaient ici et qui les avaient emportés avec eux, peut-être dans l’espoir qu’ils reviendraient », explique l’archéologue en charge des fouilles Eli Shukron.


 

Son équipe a également découvert une clé de bronze datant de la même période, des pièces de monnaie où les rebelles avaient inscrit « Liberté de Sion », et une représentation sculptée brute d’une menorah, le candélabre à sept branches qui était l’un des objets les plus sacrés du Temple.
 

Une clochette ornementale en or appartenant probablement à un prêtre avait été exhumée le mois dernier.



Le sort des insurgés a été solidement documenté par l'historien Josèphe Flavius, un général rebelle juif qui s'est rallié aux Romains pendant la révolte, et qui en a livré le plus important témoignage, toutefois mis en doute par nombre d’historiens contemporains.


 

Lorsque les Romains ont mis le feu à Jérusalem pour mater de manière définitive l’insurrection juive, les rebelles ont confié leur dernier espoir à ces galeries souterraines. Ils espéraient attendre, cachés, le départ des soldats ennemis, et retourner en ville, dit-il.


 

« Mais il s’est révélé que ce rêve était vain, et qu’ils n’étaient point destinés à échapper à Dieu ni aux Romains ». Ces derniers ont arraché les dalles de la rue et découvert leurs caches.


 

« Ils ont alors découvert les corps de plus de deux mille insurgés. Certains s'étaient suicidés, d’autres avaient été tués par leurs compagnons. La plupart étaient morts de faim », écrit-il, précisant que les vainqueurs se sont livrés au pillage « de tous les objets qu’ils trouvaient sur leur passage ».



Le nouveau tunnel sera ouvert au public au cours des prochaines semaines.
 

Il s'ajoutera au réseau de passages souterrains totalisant 1,6 kilomètre, accessible sous Jérusalem. Ces tunnels comptent parmi les principaux attraits touristiques de la ville puisqu’ils ont accueilli plus d’un million de visiteurs en 2010.



Des habitants palestiniens et nombre d’associations militantes pro-palestiniennes ont accusé les promoteurs de ce projet d’agir pour des motifs politiques et de créer des désordres. De nombreux Palestiniens et leurs soutiens occidentaux et arabes, rejetant la souveraineté israélienne sur cette partie de la ville, clament que ces trouvailles présentent un intérêt exagéré pour l’histoire juive ici, et qu’elles sont une menace sur leur revendication de Jérusalem, qui selon eux leur revient de fait et de droit.
 

En 1996, l’ouverture d’un nouveau passage de tunnel sous le quartier musulman de la vieille ville avait provoqué une rumeur, selon laquelle Israël avait l’intention de saper les fondations de la mosquée. Des affrontements avaient abouti à des dizaines de morts.
 

Ces dernières années, cependant, les fouilles ont peu se dérouler sans incident.

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 21:35



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Au nom de l'alliance

Au Nom de l'alliance par Yoshuah Ben Shalom - L'émergence du nationalisme antisémite (3/...)

(Feuilleton en ligne)

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L'émergence du nationalisme antisémite (3/...)

 

 


Les Juifs s'égareront donc une fois de plus, de leur voie séculaire. Ils oublieront l'implacable destin qui leur commandait l'attente d'une rédemption nationale. Dans l'euphorie d'un début de XXème siècle lumineux et par métamorphose d'une espérance tant attendue qui apparaissait maintenant chimérique, les Juifs d'Europe ne croiront plus au caractère expiatoire de leur exil. Ils n'adhéreront plus à leur mission originelle. Ils se persuaderont par spéculation rationnelle et volonté d'affranchissement qu'ils ne s'étaient maintenus comme tels que parce que l'antisémitisme du milieu environnant les avait adaptés aux contraintes du cloisonnement. A présent que les esprits avaient radicalement changé et qu'ils étaient intégrés à la vie socio-économique de l'occident, il leur paraîtra aberrant de prolonger leur isolement par des mœurs désuètes. Ils s'affranchiront alors des obligations qui les singularisaient au sein des nations. Cette attitude entérinera leur volonté d'enracinement. Elle s'affichera dans tous les pays d'Europe, défiant délibérément l'antique avertissement mosaïque.

"Et parmi ces nations-mêmes tu ne trouveras pas de repos, pas un point d'appui pour la plante de ton pied."(Deut.XXVIII, 65)

Promus citoyens un siècle plus tôt par la Révolution, les Juifs français avaient affronté les premiers ce bouleversement. Ils ne dérogeront pas aux habituelles conséquences de l'ouverture de l'environnement. Ils y avaient répondu massivement par une intégration aussi rapide que possible. Beaucoup opteront pour une conversion au christianisme. D'autres, plus nombreux, se retrancheront derrière le concept, plus nuancé, d'appartenance religieuse. Les Juifs de France se revendiqueront désormais Français de confession israélite.

Les Juifs allemands connaîtront le même cheminement. Lors de la paisible République de Weimar, le caractère feutré de l'antisémitisme leur permettra de se greffer aisément dans le tissu national apparemment consentant. Ils parviendront ainsi à une parfaite intégration. Rien ne les distinguera plus de leurs concitoyens non-juifs. Cette identification les détachera entièrement de leur souche originelle. Leur cœur ne battra plus qu'en symbiose du génie allemand.

Ces Juifs s'adonneront bientôt, chacun selon sa sensibilité, au nationalisme le plus sectaire ou à l'internationalisme le plus cosmopolite. Ces hommes libérés des entraves d'une naissance estimée humiliante défendront alors avec ardeur ces valeurs nouvelles qui les sublimaient. Elles auront pour eux les dimensions exclusives de la foi passionnelle. Leur ferveur les conduira souvent au militantisme le plus extrême. Elle les poussera même à la tête des mouvements les plus radicaux. Ils se distingueront ainsi, un peu partout en Europe, dans ces actions populaires qui précéderont la montée du nazisme.

Pour ces Juifs politiquement engagés une revendication nationale spécifique était naturellement obsolète et anachronique. Ils la dénonceront violemment et rejetteront sans ménagement toutes les prétentions sionistes. Cette attitude, loin de demeurer isolée, se répandra dans tous les milieux y compris chez les Juifs traditionalistes nouvellement immigrés des pays de l'Est. Originaires de Russie, et surtout de Pologne, ils avaient fui les persécutions antisémites et découvraient ébahis la prospérité des Juifs de l'Ouest. Ils penseront à leur tour que le ghetto avait été responsable de tous leurs maux, qu'il les avait confinés dans une vie rituelle faite d'habitudes sectaires et de contraintes obscurantistes. Quant à ceux, des plus intellectuels, qui demeureront dans ces pays de l'Est, ils pactiseront intimement avec les idéaux marxistes. Ils se livreront ainsi entièrement aux mouvements de luttes sociales qui fleurissaient un peu partout dans ces pays. Souvent même, ils en deviendront le fer de lance. Passés maîtres dans la dialectique, ils ponctueront leur combat révolutionnaire de violentes réquisitions à l'encontre du judaïsme. Leurs diatribes, ils les justifieront par une approche analytique des plus consternantes. Ils voyaient dans le judaïsme un archaïsme élitiste dont les aspirations nationalistes ne pouvaient être, au regard de leurs ambitions universalistes, qu'éminemment condamnables. Ils dénonceront ainsi le judaïsme de leurs ancêtres comme la pire des autarcies réactionnaires. Comme telle, ils le combattraient.

Les Juifs européens, dominés à l'ouest par des valeurs nationalistes et à l'est par des idéaux cosmopolites, remanieront ainsi profondément leur identité originelle. Ils salueront dans ce réajustement la naissance de ce XXème siècle prometteur. Ce ralliement aux génies des Nations rendra obsolète les antiques aspirations juives. Leur désir d’assimilation condamnait à terme la pérennité d'Israël. L'attrait des nations, magnifié par un début de XXème siècle rayonnant, avait brisé les dernières résistances juives. Il désolidariserait les Juifs d'Europe de la destinée d'Israël.

Le Juif n'aspirait plus en ces temps prometteurs qu'à la tranquillité du citoyen anonyme. Il acceptera pour concrétiser son dessein de masquer d'abord, d'étouffer ensuite, les différences de toutes sortes qui le séparaient encore de ses concitoyens non-juifs. Cette adaptation, pensait-il, éteindrait toute velléité de rejet et rendrait enfin sincère son acceptation nationale.

Les Juifs se conformeront ainsi aux exigences des tempéraments nationaux. Cette identification conjurerait à leurs yeux les fondements mêmes de la ségrégation antijuive. L'abandon concerté de leurs préceptes séculaires donnera à toutes ces prévisions une grande efficience. L'irrésistible osmose qui en résultera, précipitera les masses juives dans le chemin irréversible de l'assimilation. Les mariages mixtes et les conversions se généraliseront alors à toute l'Europe. Ils mineront le peuple juif, atteignant à nouveau le souffle même d'Israël.

Un consensus révolutionnaire unissait cette fois les Nations et les Juifs. Il visait par l'absorption nationale des Juifs à extirper du sein des peuples, l'épineux problème de la pérennité d'Israël. Un tel accord allait constituer une véritable singularité depuis la Dispersion. Pour la première fois, les Nations acquises à la pensée humaniste des temps modernes et l'élite intellectuelle juive, maître d’œuvre de cette pensée, se rejoignaient. Elles avaient adopté d'un commun accord la solution naturelle de l'assimilation. Cette voie qui avait réussi de tout temps à toutes les minorités, sera désormais celle des Juifs débarrassés de leur particularisme.

Ainsi, en ce début de XXème siècle, dans cette Europe des lumières, une volonté juive clairement définie affirmait ses objectifs. Elle devait annihiler les résidus de l’antisémitisme environnant par la dilution d'Israël au sein des nations. 

                                                                                            

                                                                                                                                                    

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Yoshuah Ben Shalom - visionhistoire © 2011 www.aschkel.info 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 15:25

 

 

Au Nom de l'alliance par Yoshuah Ben Shalom - LE REVEIL SIONISTE

( 2/...)

(Feuilleton en ligne)

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Aschkel

 

 

 

 

 

Au nom de l'alliance

 

Episode précédent > Au Nom de l'alliance par Yoshuah Ben Shalom - LE PHENOMENE ANTISEMITE (1/...)

 

Si le sionisme est une notion moderne, le thème du retour à Sion n’était pas nouveau. Il apparaîtra dés le premier effondrement national, en 587 av. J.C. Les Judéens, défaits par Nabuchodonosor et déportés à Babylone, en feront déjà l'antidote de leur captivité.

 

A l'instar de ce premier exil, ces deux derniers millénaires réactiveront avec plus ou moins d'actualité, l'imminence de ce retour. Néanmoins, en cette fin de XIXème siècle,  l'émancipation des Juifs d'Europe génèrera pour la première fois un grand scepticisme à l'égard de cette espérance. L'intégration nationale rendra bientôt obsolète cette attente rédemptrice, rompant ainsi les attaches originelles du peuple d'Israël avec sa terre ancestrale. Ce déviationnisme affectera gravement l'intime lueur qui soutenait jusqu'alors les générations de l'exil. Il corrompra irrémédiablement la subtile énergie de la pérennité juive. En occultant l'échéance providentielle qui devait mettre un terme à l'errance d'Israël, cette mutation détournera le peuple juif des engagements de l'Alliance.

 

La foi en ce retour se transmettait pourtant, d'année en année, lors de la célébration de la pâque. Le vœu sacré, "l'an prochain à Jérusalem", continuerait à symboliser l'exil juif. Il clôturait rituellement la commémoration de cette suprême libération. Curieusement, ce sera à l'aube de cette ère industrielle, à l'heure même où l'assimilation juive se ferait incisive, que l’option d'un retour à Sion réapparaîtra avec le plus d'acuité. Fille de l'adversité antisémite, elle se renforcera du développement sioniste.

 

L’idéologie sioniste naîtra avant tout de l'impasse socioculturelle à laquelle les Juifs se trouveront confrontés. Elle traduira leurs exaspérations devant les brimades et les persécutions qui perdureront malgré leur intégration nationale. Engendrée par les violences antisémites, elle aura, à ses débuts, une seule ambition : la création d'un asile où les Juifs persécutés pourront vivre et travailler en paix. L'arbitraire antijuif, répandu dans toute l'Europe, amplifiera fortement ce mouvement de sauvegarde.

 

Le concept sioniste aura d'emblée un retentissement considérable dans les couches intellectuelles les plus exposés aux exactions antisémites. Il brisera le joug de leur passivité. Il les affranchira de leur soumission aux violences et vexations.

 

Les Juifs russes seront les premiers concernés par le message sioniste. Ils étaient alors les plus exposés aux menées antisémites mais également les plus politisés. Ils adhéraient déjà, pour la plupart, aux mouvements de luttes sociales qui s'épanouissaient un peu partout dans les pays de l'Est européen. Beaucoup de ces Juifs seront le fer de lance du Combat Révolutionnaire.

 

Assez rapidement, le doute s’insinuera dans l’esprit de certains. Ils ne parviendront à croire que la Révolution prolétarienne apporterait la solution au problème juif. Pour ces dissidents de la première heure, elle ne pouvait dépendre que du peuple juif lui-même. Ces Juifs ne se désolidariseront pour autant du communisme. Ils continueront à croire aux vertus de cette idéologie qui apportait, selon eux, le salut aux peuples opprimés. En penseurs avisés, ils opteront néanmoins pour l'approche sioniste du problème juif. Ils pressentiront ainsi que seule la création d'un foyer national pouvait briser le sort du Juif si dramatiquement suspendu aux mouvements d'humeurs des populations.

 

Cette appréhension ne sera pas vaine. Les ambitions universalistes des idéaux bolcheviques ne tarderont pas à se révéler décevantes pour les juifs. Elles s'avéreront tout aussi impuissantes à maîtriser les fièvres du vieil antisémitisme tsariste. Les bouleversements de la Révolution d'Octobre ne modifieront en rien la condition profonde du Juif soviétique. Cette fatalité ancrera définitivement les idées sionistes dans ces milieux juifs révolutionnaires. C’est pourquoi leur essor ne procédera que de la seule pensée marxiste. Ce parrainage singulier assignera ainsi, au sionisme originel, sa dynamique laïque et politique. Il n'aura ainsi de motivation religieuse. L'abord marxiste du problème juif restera néanmoins circonscrit à la seule sphère russe. En Europe occidentale, l'atmosphère de progrès et de liberté poussera les Juifs dans la voie de l'assimilation. De nombreux penseurs,  parmi lesquels Théodore Herzl, proposeront même d'en hâter l'accomplissement par la conversion massive au christianisme ou le mariage mixte systématique.

 

La diffusion du sionisme à toute l'Europe ne s'amorcera qu'en 1894, à l'occasion du cataclysme psychologique provoqué par l'Affaire Dreyfus. L'éclosion de cette tragédie dans une France idyllique bouleversera la donne sioniste. Le déchaînement antisémite dans cette France de l'Emancipation et des Droits de l'Homme déstabilisera tous les projets d'assimilation. Il interrompra brutalement l'extraordinaire engouement suscité pour les solutions pragmatiques au problème juif.

 

L'Affaire Dreyfus retentira ainsi comme un véritable coup de semonce. Elle obscurcira les attraits de l'assimilation et assurera la promotion des aspirations sionistes. Le foyer juif évoqué par les révolutionnaires russes en sera le premier bénéficiaire. Il gagnera en pertinence et notoriété dans tous les milieux juifs d'Europe.

 

Le judaïsme occidental, en déliquescence accélérée, sera du même coup tiré d'affaire. L'environnement élevait un cloisonnement d'hostilité qui le préservera de l'annihilation.

Les retombées alarmantes de l'Affaire Dreyfus ne tiendront pas tant à ses débordements antijuifs. Elles proviendront surtout d'un constat d'évidence. Il consternera les Juifs de tous bords. Il révélait que même la plus parfaite des intégrations n'éteindra jamais l'antisémitisme. Le drame qui se déroulait dans le pays champion de l'intégration démontrait, que bien au contraire, elle l'exacerbera. Tel se voudra d'ailleurs le message dissimulé derrière la dégradation publique du capitaine Dreyfus. Cette humiliation en pleine place de l'Ecole militaire atteindra son but. Elle produira une amère désillusion dans tous les milieux juifs. Elle jettera la stupeur jusque dans les rangs les plus enclins à l'assimilation.

 

Le déferlement antisémite dans cette France de l'Emancipation aura un impact considérable. Il prouvait que les préjugés antijuifs persisteront jusque dans la plus parfaite des intégrations. Cette prise de conscience bouleversera profondément l'intelligentsia juive. L'iniquité qui frappait le capitaine Dreyfus, et les débordements antisémites qui l'accompagneront, lui fera reconsidérer son approche du problème juif. Elle saura dorénavant que l'intégration, voire l'assimilation qui chaque fois lui emboîtait le pas, n'éradiquera jamais le spectre antisémite. L'enracinement juif dans une quelconque patrie d'accueil ne parviendra jamais à ses fins. Il sera chaque fois interrompu par l'interposition inattendue d’événements contrariants.

 

"...je vous poursuivrai l'épée haute... " (Lev.XXVI, 33)

" Et parmi ces nations-mêmes tu ne trouveras pas de repos, pas un point d'appui pour la plante de ton pied."(Deut.XXVIII,65)

 

L'assimilation ne conjurera jamais l'exil d'Israël. Une telle option aboutira toujours à l'impasse, alors même que les conditions en sembleront éminemment favorables.

 

La fièvre antisémite dans cette France de l'Emancipation et de l'Intégration constituera une solennelle interpellation du peuple juif. Personne ne pouvait imaginer qu'elle sera un ultime avertissement pour les Juifs d'Europe.

Par son ampleur exceptionnelle, l'Affaire Dreyfus dépassera largement les aléas d'un antisémitisme national. Elle sera une dernière mise en garde à l'encontre du renoncement juif.

 

Le désarroi des Juifs d'Europe ne durera cependant longtemps. Il sombrera bien vite dans l'oubli une fois les remous du drame estompés.

 

Malgré son retentissement exceptionnel, la flambée antisémite de l'Affaire Dreyfus ne constituera que le pendant occidental des manifestations antijuives européennes. Depuis quelque temps déjà de violentes exactions secouaient régulièrement les pays de l'Est. En Russie notamment, elles prendront la forme de véritables ruées macabres déferlant inopinément sur les quartiers juifs. D'une rare brutalité, elles semaient terreur et désolation. Ces razzias dévastatrices caractériseront les pogromes de sinistres mémoires. Elles deviendront fréquentes et meurtrières surtout à partir de 1881.

 

En réponse à ces excès débridés, des comités juifs à caractère politique se constitueront dans plusieurs de ces pays. Ils considéreront que seule l'autonomie juive pouvait être une alternative efficace à toutes ces violences antisémites. Leur thème sera ainsi l'autogestion dans des régions qui pourraient encore leur être propices. Certains opteront d'emblée pour les terres délaissées de Palestine. Elles constituaient alors une lointaine province de l'Empire Turc. Ils y créeront sans attendre leurs premières colonies agricoles.

 

La portée de ces cellules de réflexions restait néanmoins limitée à leur seule sphère d'influence. Un fédérateur d'envergure s’avérait à présent nécessaire. Il donnerait corps à toutes ces pulsions libératrices.

 

L'histoire le désignera bientôt. Ce sera ce même Théodore Herzl, que rien pourtant ne prédisposait. Elle lui assignera alors le devoir révolutionnaire de concevoir la renaissance nationale du peuple juif. Une conviction mystique s'emparera en effet de cet homme. Elle le soumettra implacablement à l'entreprise exclusive de penser l'Etat juif. Pour Herzl, cette préoccupation deviendra bien vite une mission extraordinairement obsessionnelle. Elle s'insinuera au plus profond de son être,  capturant jusqu'au moindre de ses répits.

 

Une puissance stupéfiante, un charisme exceptionnel et une obstination sans faille feront de ce Herzl l'unificateur des velléités de libération juive. Il créera ainsi, en pendant à l'antisémitisme outrageant de cette Europe de l'Emancipation, la première organisation politiquement structurée du peuple juif. Elle proclamera bientôt à la face du monde les ambitions révolutionnaires du  Sionisme.

 

Cet homme, qui entrera dans la légende de l'Etat hébreu moderne, naîtra dans une famille assimilée de Budapest, en 1860. Une émigration précoce le fera grandir dans la ville de Vienne. Devenu juriste et journaliste, il sera intimement confronté au problème juif dans la société occidentale. Le sort des intellectuels et des couches moyennes le consternera tout particulièrement. Des carrières entravées pour seule raison confessionnelle le révolteront profondément. Cette ségrégation constituera pour Herzl une frustration aussi détestable qu'injuste. Elle expliquera ses premières positions en faveur de l'assimilation rapide des Juifs.

 

La dimension réelle du problème juif, Théodore Herzl ne la saisira qu'à l'occasion de l'Affaire Dreyfus qu'il couvrira à Paris pour le compte d'un journal autrichien. Il en prendra conscience grâce aux convergences surprenantes de son approche analytique. Les implications qui en fuseront, l'interpelleront alors au plus profond de sa raison. Elles déstabiliseront son pragmatisme légendaire.

 

Ce Juif assimilé et confortablement installé dans la société autrichienne n'attendra pas cette fois l'apaisement de la crise française, comme le faisaient par fatalité et impuissance tous les Juifs de l'exil. Il s'insurgera au contraire contre ce drame antisémite. Il activera finalement les ambitions sionistes qui balbutiaient à peine dans les pays de l'Est européen.

L'Affaire Dreyfus réveillera ainsi l'étrange faculté accolée au destin juif. Elle faisait qu'à chaque période d'assimilation surgissait, immanquablement, un événement capable de réveiller la haine du juif. Ce coup du sort isolait brutalement les Juifs et ruinait imparablement cette nouvelle tentative de dilution. Le drame dreyfusard illustrera parfaitement cet obscur mécanisme. Herzl en sera cette fois le témoin éveillé.

 

Le pragmatisme de cet homme n'y résistera pas. Ce phénomène obstinément récurant lui révélera avec stupeur la dimension suprarationnelle du problème juif. Il comprendra alors que seule la création d'un Etat juif en assumera l'heureux dénouement. Cette clairvoyance prophétique stimulera l'enthousiasme d'Herzl. Elle le pliera inconditionnellement aux diktats de son engagement passionnel. Concevoir l'Etat juif lui deviendra bien vite une dévorante obsession. Pour cette entreprise, il délaissera sa famille et renoncerait à sa carrière de journaliste.

 

Le 14 février 1896, la publication d'un petit opuscule intitulé "l'Etat Juif" couronnera tous ses sacrifices. Cet essai aura d'emblée un impact considérable. Certaines idées sous la plume de ce rationaliste surprendront fortement. Elles introduiront des notions totalement étrangères aux milieux juifs intellectuels.

 

L'antisémitisme s'y démarquera ainsi de ses vieilles attaches raciales pour se recentrer dans un contexte social réactionnel. Il ne sera plus une simple expression de la xénophobie raciale mais un phénomène aux attributs complexes. Herzl en appréhendera pour la première fois la véritable nature. Il l'énoncera clairement comme une induction naturelle de la présence juive au sein de nations, l'un se nourrissant de l'autre au travers d'occultes interactions.

 

Il comprendra ainsi que l'un et l'autre perdureront indéfiniment tant que les Juifs conserveront leur statut social d'exilé. Il reconnaîtra même, au travers d'une étonnante lucidité, que cet état de fait ne sera jamais aboli. C'est pourquoi, conclurait-il, tant que ce statut persistera, l'antisémitisme existera et tant que l'antisémitisme perdurera les Juifs conserveront ce statut d'exilé.

 

 

"Les Juifs, attachés à leur foi, reviennent fièrement à leur peuple lorsque éclatent les persécutions... Or, plus l'antisémitisme tarde à se manifester, plus il éclate avec virulence." (L'Etat Juif - Introduction)

 

Cette formulation explicitait clairement les fondements de la pérennité juive au sein des nations. Elle traduisait le fatalisme inexpugnable de la condition juive à travers ses pérégrinations. Herzl savait désormais que la solution à cette quadrature infernale passait par la création d'un Etat juif. Il avait compris  que le peuple juif traînerait le boulet antisémite jusqu'au terme de son exil. Seule sa rédemption nationale en briserait résolument la lourde chaîne.

 

 

Cette conviction transcendera tout son être. Elle ne lui laissera désormais plus aucun répit. Elle l'exaltera nuit et jour, l'étreignant parfois jusqu'aux limites du tourment. Son sentiment se jouera dés lors des obstacles et des déceptions. Rien ne freinera plus sa démarche obsessionnelle. Réveiller son peuple deviendra sa mission princeps. Il ne s'en détournera plus. Il lui insufflera la volonté de sa libération. Il secouera le joug de son exil jusque tombe l'oppression antisémite.

 

 

Le projet sioniste d'Herzl était cependant éloigné du formalisme traditionnel de l’idée de rédemption. Il s'accordait du pragmatisme du personnage. La terre d'Israël n'y était ainsi qu'une option idéale. C’est pourquoi l'ambition d'Herzl ne résistera pas longtemps au réalisme politique. Elle s'accommodera bientôt des opportunités et des compromis éloignés des spécificités juives.

 

Les masses juives d'Europe, dans leur grande majorité, resteront néanmoins insensibles aux appels pathétiques d'Herzl pour son projet. Leur inertie et la difficulté de mobiliser des capitaux lui seront une grande source d'affliction. Elles le mèneront bientôt de désillusions en déceptions.

 

Cette idée de libération juive par la création d'un foyer national ne soulèvera ainsi d'enthousiasme général. Dans certaines communautés, elle suscitera même inquiétudes et réprobations. Celle de Munich notamment détiendra un troublant privilège. Elle empêchera la tenue dans sa ville du 1er Congrès Sioniste Mondial qu'elle prétendait provocateur pour leurs concitoyens non-juifs.

 

Elle tentera par son hostilité de conjurer les gênantes aspirations nationalistes de cette manifestation. Cette surprenante attitude trouvera ses fondements dans la parfaite intégration des Juifs allemands qui n'avaient alors que faire des prétentions sionistes. La ferme détermination des Juifs munichois obligera le déplacement en dernière minute des assises de ce 1er Congrès. 

 

Ce serait finalement en Suisse, dans la ville de Bâle que se déroulera, le 29 août 1897, cet événement historique. Lors de la clôture de ce 1er Congrès, le carnet intime de Théodore Herzl s'étoffera d'une fière remarque: "A Bâle, j'ai fondé l'Etat juif".

 

 

Cet Etat manquait cependant de l'essentiel: sa délimitation territoriale. Les premières lueurs avaient pourtant été prometteuses. Elles laisseront d'abord entrevoir les terres délaissées de Palestine. Mais bien vite cette espérance s'amenuiserait. Au fil des congrès, elle s'avérera même de plus en plus illusoire. Les difficultés qui en surgiront, ébranleront dangereusement l'édifice sioniste. Deux tendances en émergeront finalement.Elles s'affronteront âprement sur cette notion de territoire.

 

 

La première tendance défendait les positions du sionisme affectif. Elle préconisait la poursuite de l'infiltration juive en Palestine, commencée quelques années plus tôt par des groupuscules russes comme  "le Bilu" ou " les Amants de Sion".

La seconde tendance représentait le sionisme pragmatique. Elle cherchait avant tout l'obtention d'une charte internationale qui reconnaîtrait aux Juifs le droit de s'implanter dans le territoire que les puissances leur attribueraient.

 

 

Le mouvement sioniste, malgré tous ses efforts, ne parviendra finalement à mobiliser les masses juives d'Europe. Il donnerait bientôt des signes inquiétants d'essoufflement. Il ne résisterait encore longtemps aux frictions et atermoiements sionistes. Une crainte indicible se saisira alors d'Herzl. Une obstination juive pour les terres de Palestine ruinera, à coups surs, toute son œuvre.

 

L'urgence et le réalisme commandaient de trancher. Il n'hésitera pas. Il fera face au plus pressé. Son Etat juif devait surmonter l'obstacle de la terre ancestrale. Une autre contrée valait mieux que pas d'Etat du tout. Dans sa volonté d'ouverture, qui n’en sera pas moins un renoncement au patrimoine d'Israël, Herzl suggérera même l'allemand comme langue officielle du futur foyer juif.

 

 

Saisi de lassitude, laminé par l'usure, Herzl abondera finalement en faveur de la tendance pragmatique du sionisme. Il rompra ainsi délibérément les attaches sacrées du peuple juif pour la terre d'Israël. Il occultera de la sorte l'indéfectible adéquation qui reliait cette terre à son peuple. Cette décision résonnera comme l'approbation d'une union illicite. Elle illustrera les dispositions déviationnistes de la tendance pragmatique.

 

Certes, le constat sioniste était alors des plus sombres. Toutes les démarches pressantes d'Herzl pour un foyer juif en Palestine n'avaient pas abouti. Les interventions auprès du Kaiser, du Tsar, du Roi d'Italie, du Pape et du Gouvernement anglais étaient demeurées sans conséquence. Les nombreuses entrevues avec le Sultan de l'Empire Ottoman, alors maître de la Palestine, n’avaient rien donné de plus concret. L'histoire le voudra ainsi. La rédemption nationale juive sur sa terre ancestrale ne sera portée au crédit d'aucun grand de ce monde.

 

De jour en jour, des dissensions fondamentales élargissaient le fossé entre les deux tendances sionistes. L'une, dans l'orientation messianique, réclamait une renaissance nationale juive dans le respect de ses aspirations historiques. L'autre, plus encline au pragmatisme, acceptait toute enclave territoriale qui serait octroyée aux Juifs affligés. Les uns restaient fidèles à la sensibilité rédemptrice du peuple juif, les autres s'en démarquaient au nom du rationalisme.

 

L'histoire retenait son souffle. Une décision aux répercussions incommensurables allait bientôt être prise. Elle invaliderait pour la première fois les engagements réputés indéfectibles de l'Alliance. La légitimité des enfants d'Israël sur la terre d'Israël s'en trouverait irrémédiablement battue en brèche. Elle  rejoindrait alors l'utopie des croyances mythiques.

Les positions définies par le XIème Congrès Sioniste, de 1903, s’orientaient inéluctablement vers le réalisme politique. Elles rendaient inévitable l'acceptation de la solution"intérimaire" défendue par la tendance pragmatique.

 

Les récents pogroms russes et leurs cortèges de victimes innocentes précipiteront la décision. Magnanime, l'Angleterre proposerait à titre humanitaire, une province d'Ouganda comme foyer pour les Juifs persécutés. Une majorité de délégués, entraînée par Herzl, entérinera cette offre généreuse. Elle s'accommodera de l'opportunité du moment, comme en conviendrait Herzl. Il confiera en privé: "mon cœur est pour Sion, ma raison pour l'Afrique".

 

Le compromis sur l'Ouganda attentait néanmoins à la finalité du sionisme. Il constituait une grave violation des attentes ancestrales. Il corrompait les modalités attendues de la rédemption nationale du peuple juif. L'histoire ne l'admettrait pas. L'inattendu surviendrait et rétablirait comme chaque fois la destinée d'Israël.

 

En 1904, peu après ce XIème Congrès, Herzl mourra subitement à l'âge de 44 ans. Cette soudaine défection laissera le mouvement sioniste en plein désarroi. Elle décapitera néanmoins les orientations de la tendance pragmatique et rétablirait l'unité sioniste.

 

La tendance affective en sortira renforcée. Elle focalisera bientôt toutes les espérances du judaïsme traditionnel. Leurs prétentions n'avaient alors rien d'utopique. La Palestine demeurait une région étrangement disponible malgré les deux millénaires écoulés.

 

De nombreux peuples y séjourneront certes, mais pas un seul n'y prendra souche. En ce début de XXème siècle, il sera encore une province délaissée aux confins de l'Empire Ottoman. Ce désintérêt des occupants successifs pour Eretz Israël expliquera le délabrement des terres découvert par les premiers défricheurs juifs. Venus dés 1880, sous l'impulsion de mouvements russes comme le "Bilu", ils ne trouveront qu'étendues désertiques, abandonnées à l'érosion et aux marécages. Le pays d'Israël, dévasté et renommé Palestine, ne s’était jamais relevé du désastre romain.  

 

"... votre pays restera solitaire, vos villes resteront ruinées."(Lev. XXVI, 33)

Alors, quand les générations futures, vos descendants qui naîtront plus tard et l'étranger venu d'une contrée lointaine, observeront les plaies de ce pays-là et les calamités dont le Seigneur l'aura affligé: terre de souffre et de sel, partout calcinée, inculte et improductive, impuissante à faire pousser une herbe..."(Deut. XXIX, 21, 22)

 

La terre d'Israël ruinée par Rome assumera ainsi, jusqu'au bout, la vacance de son peuple. En n'exhibant que des oripeaux affligeants d'un dramatique veuvage, elle se déroberait aux convoitises des autres peuples. Elle se préserverait ainsi, pendant prés de deux millénaires, pour l'ultime génération de l'exil.

Sur cette terre d'Israël tragiquement mortifiée, aucun peuple ne succédera aux Juifs chassés par Titus. S'il en avait été autrement, ce peuple y aurait naturellement constitué au fil des siècles une entité nationale spécifique. Elle aurait alors interdit aux Juifs la moindre prétention sur un territoire perdu depuis deux mille ans.

 

L'idée même d'un retour à Sion aurait été définitivement impensable et à jamais réalisable. La France d'aujourd'hui s'inquiéterait-elle d'une récurrence gauloise? Les Etats-Unis d'Amérique s'alarmeraient-ils des revendications indiennes?

 

En aspirant aux terres de Palestine, le sionisme originel ne défiait aucune nation différenciée sur Eretz Israël. Cette région attendait dans le dénuement le plus complet le retour de son peuple exilé. Elle demeurerait malgré les deux millénaires écoulés, l'héritage incessible des enfants d'Israël.

 

En œuvrant de la sorte, la mouvance sioniste constituait le support historique de la rédemption nationale juive sur sa terre ancestrale. En planifiant la fin de l'errance, elle mettait un terme à l'exil d'Israël.

 

Cette fabuleuse singularité sera cependant contrariée par les grands bouleversements de la Révolution française. L'Emancipation de 1789 avait entraîné, dans toute l'Europe, un profond remaniement du statut des Juifs. Ils ne devaient plus être ces individus honnis soumis à l'arbitraire des nations mais des citoyens à part entière, engagés dans le plus sincère des patriotismes.

 

De tels changements inauguraient une ère d'intégration, qui transformera profondément les mentalités juives. La notion même de rédemption nationale spécifique deviendra incongrue. Sur les onze millions de Juifs européens de ce temps, seuls deux cents milles adhéreront à l'idée de retour à Sion. La renaissance nationale juive, espérance de longs siècles d'exil, perdra bientôt tout écho. Subjuguée par les caresses d'une émancipation enjôleuse, l'âme juive se livrera ainsi à la société-hôte. Elle s'affranchira de ses préceptes et s'identifiera entièrement au peuple d'accueil. Cette mutation emplira les Juifs européens de vanité.

 

Aucune inquiétude ne troublera plus la sérénité de leur identification nationale. Toutes les secousses antisémites, préludes aux débordements nationalistes de ce deuxième tiers de XXème siècle, n'assombriront plus le ciel de leur intégration.

 

Dans ce concert de renoncement, seuls les Juifs de Galicie, de Russie et des provinces orientales de l'Empire Austro-hongrois resteront attachés au projet sioniste. Ils y verront la seule réponse aux agressions antisémites dont ils étaient encore trop souvent les victimes.

 

 

L'audience sioniste restera finalement limitée dans tous les pays d'Europe. Elle ne suscitera aucun enthousiasme débordant. Les Juifs se montreront très peu concernés par le message rédempteur. Ils avaient déjà trouvé dans les principes égalitaires de 1789 les fondements mêmes de leur salut.

Pour la bourgeoisie, "la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" constituait une charte si prometteuse qu'elle y répondra massivement par une politique d'assimilation. Un foyer national juif lui semblerait dès lors totalement insensé.

 

Pour les milieux ouvriers, la solution au problème juif passait par la révolution prolétarienne. Seul le renversement du capitalisme sera le sésame qui mettrait fin aux causes mêmes de l'antisémitisme. Leur analyse s’appuiera sur les affirmations du penseur juif Karl Marx, développées dans "La Question Juive".

 

Ce pamphlet publié en 1843 dénonçait avec véhémence, l'existence d'une nationalité juive. Pour le père du marxisme, cette revendication était à l'origine de tous les maux. Elle reposait, selon lui, sur la prédisposition naturelle des Juifs à se démarquer des non-juifs. Il ne percevra, à l'instar d'Herzl, la réciprocité occulte qui pérennisait la présence juive au sein des nations.

 

 

Dans cette Europe de la Belle Epoque régnait ainsi un consensus général d'assimilation. Les Juifs et les Nations se détournaient résolument des premières lueurs de rédemption nationale juive. Ce concept de renaissance spécifique sera tout particulièrement rejeté par les Juifs de France et d'Allemagne. Pour ces Juifs déjà parfaitement intégrés dans un environnement national homogène, il apparaîtra désormais obsolète.

 

En ces temps euphoriques d'un début de siècle prometteur, les Juifs et les Nations adoptaient ainsi une politique délibérée de dilution nationale. Cette paisible intégration laminera bientôt le particularisme juif. Elle le mènera doucement à sa disparition. Cette émancipation conduisait Israël à son extinction naturelle. Après deux millénaires de pérégrination, l'impossible se produisait finalement. La spécificité juive, sauvegardée de génération en génération, s'évanouissait au sein des nations. L'étrange pérennité du peuple juif connaîtrait bientôt son terme.

 

Cette résorption du problème juif par une politique nationale d'intégration n’était pas une tentative nouvelle. Elle avait été inaugurée, un siècle plus tôt, par l'Abbé Grégoire mais l'initiative souffrirait de son manque de maturité. En ce début de XXème siècle, elle se présentait sous de bien meilleurs auspices. Les nations absorbaient sereinement leurs Juifs et ces derniers se montraient des plus empressés. Rien ne s'opposait plus à la fusion des deux entités.

 

Le trouble et l'égarement s'emparaient à nouveau d'Israël. Ils susciteront une vague d'assimilation et de conversions qui submergerait toute l'Europe. Elle emportera d'abord les milieux intellectuels pour lesquels la différenciation juive n’était qu'une vieille invention antisémite. A leurs yeux, une saine intégration nationale abolira rapidement cette sordide rumeur. Ils délaisseront alors leur judaïsme et s'engouffreront soulagés dans l'ouverture nationale.

Le souffle du modernisme forgeait ainsi de nouvelles identités juives dans la diaspora d'Europe. Il produira bientôt les premières scissions nationalistes qui briseraient le concept d'unité du peuple juif. L'attente rédemptrice d'Israël n'y résisterait pas. Seules subsisteraient encore par delà les frontières quelques réminiscences religieuses.

 

Le Juif français se déclinera désormais Français de confession israélite et le Juif allemand, Allemand d'ascendance juive. Cette métamorphose annihilera toute conscience nationale originelle. Les Juifs s'observeront dorénavant avec le détachement, voir la même hostilité, que le Français ou l'Allemand catholique ou protestant. La Synagogue et les rabbins, par mimétisme de circonstance, se résoudront alors aux apparences de l'Eglise.

 

Le judaïsme se vidait ainsi de sa substantifique moelle. Il ne cimentait plus les Juifs les uns aux autres. Il ne soutenait plus la confiance de ce peuple en sa rédemption nationale sur la terre d'Israël.

 

Les Juifs européens, dont les valeurs spécifiques se transformaient en aspirations nationalistes ou internationalistes, n'adhéraient plus aux attentes ancestrales. Ils se dérobaient aux contraintes de leur destinée. Ils n'assumaient plus les engagements de  l'éternelle Alliance.

 

L'histoire comme chaque fois réagirait. Elle induirait un antisémitisme stéréotypé dont l'intensité serait proportionnelle à la gravité de l'égarement.

 

La virulence antisémite, exacerbée par le redoutable fléau des nationalismes, se révélerait sans précédent.

 

 

Yoshuah Ben Shalom - visionhistoire © 2011 www.aschkel.info 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 09:03

 

Bann C.E.NEPHTALI

 

 

 

Allons-nous être une deuxième fois réduites en cendres ?

Dis-nous, Chalom, est-ce que c’est vrai que……… ?

Par Charles-Etienne NEPHTALI

pour  © 2011 www.aschkel.info

 

La semaine dernière, un incendie se déclarait à Jérusalem menaçant Yad Vashem qui fut de suite évacué. On pensa immédiatement qu’il s’agissait d’un incendie criminel car 4 « départs de feu » furent décelés.

 

 

Est-ce cela qui me fit faire ce curieux rêve, moi qui dors si peu ? Un rêve au cours duquel j’eus l’impression « d’entendre des voix ». Mais quelles étaient donc ces voix ? D’où venaient-elles ? Que disaient-elles ? Pourquoi s’entretenaient-elles avec moi ? Pourquoi me questionnaient-elles ?

 

*

*      *

 

« Quoi ? Encore de la fumée ? Encore des flammes ? Allons-nous être une deuxième fois réduites en cendres ?Cela ne finira donc jamais ? Dis-nous, Chalom (1), quand cela se terminera-t-il ? » me « demandèrent » des millions de voix, me « demandèrent » plus de 100.000 photos qui « quittèrent leur palace et m’entourèrent ».

 

« Et ces 50 millions de documents, réunis avec patience et ténacité par des hommes remarquables tels MM. Wisenthal et Klarsfeld entre autres, vont-ils eux aussi être réduits en cendre ? Et le Hall des Noms avec des témoignages sur celles et ceux qui n’ont pas sépulture et que nous représentons, va-t-il être détruit lui aussi ? Que deviendra le Mémorial pour le million et demi d’Enfants assassinés où leur Nom, leur âge et leur pays d’origine sont entendus en permanence ? Et celui commémorant lesouvenir de l’Héroïsme des Combattants des Maquis ainsi que celui des Résistants et Révoltés des différents Ghettos, que vont-il devenir ? Que va-t-il advenir du Jardin des Justes des Nations, ces courageux non-Juifs qui risquèrent leur vie pour sauver des Juifs ? Et le Wagon-Mémorial des Déportés, sera-t-il détruit ? Et le Monument rappelant la Révolte du Ghetto de Varsovie, va-t-il lui aussi disparaître totalement comme le fut le Ghetto ? Et la Place Janusz Korczak, que va-t-elle devenir ? »

 

« De celles et ceux que nous représentons, de toutes ces victimes de la barbarie sur les bras desquels des numéros furent tatoués, de ces « codes-barres » comme vous dites maintenant, il ne restait que nous pour ne jamais les oublier et pour pouvoir dire « Plus jamais ça ! » Est-il possible que tout cela puisse être englouti à tout jamais ? ».

 

Ainsi « parlaient » les photos des victimes de la Shoah en « voyant » la fumée et les flammes qui envahissaient la forêt de la colline du Souvenir à Jérusalem le jour même où, en France, nous commémorions les rafles des 16 et 17 juillet 1942, gigantesque et honteuse opération policière baptisée « Vent printanier » mais connue sous le nom de « Rafle du Vel’ d’Hiv’ » au cours de laquelle 13.152 Juifs (hommes, femmes, enfants) furent arrêtés par la police française du gouvernement de l’ex-Maréchal traître de Vichy (9.000 policiers et gendarmes) dirigée par les infâmes Leguay et Bousquet (ami d’un ancien Président de la République), 13.152 Juifs arrêtés comme de vulgaires malfaiteurs.

 Lire et garder ce document >  Déportés juifs de France Déportés juifs de France

5802 femmes, 3031 hommes et 4051 Enfants furent parqués plusieurs jours au Vélodrome d’Hiver dans des conditions inhumaines, entassés sur les gradins, dans une chaleur épouvantable, sans eau ni vivres avant d’être déportés vers des camps d’internement français puis des camps de concentration et d’extermination en Allemagne et en Pologne d’où la plus grande majorité d’entre eux n’en revint pas.

 

Pour reprendre les célèbres et courageuses paroles prononcées par le Président Chirac le 16 juillet 1995 « La France, patrie des Lumière et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ». Des gens courageux s’indignèrent face à cette ignominie, risquant leur vie pour sauver des Juifs mais, malheureusement, pour d’autres, ces victimes n’« étaient que des Juifs après tout » (voir ci-dessous une partie d’un texte personnel écrit en 2004 relatant une anecdote remontant à août 1961).

  Deportes-juifs-de-France.png

Photo Georges Wojakowski FFDJF

 

Et les photos « ajoutèrent » : « Si Israël avait existé avant l’arrivée au pouvoir d’un monstre et de sa clique de criminels, en plein milieu du XXème siècle, en plein milieu de l’Europe, dans un des pays le plus civilisé, le pays de la culture et de la musique, un monstre qui transforma, « un peuple débonnaire en un peuple de chiens enragés de près ou de loin associé à l’entreprise de la gigantesque extermination »,(2)  6 millions de Juifs, dont 1 million et demi d’Enfants, ne seraient pas devenues des photos et des dossiers après avoir été humiliés, traqués, affamés, mis dans des wagons à bestiaux et transportés comme du bétail lors de voyages sans retour, inhumains et interminables, avant d’être gazés, brûlés et transformés en cendres ».

 

Dans la « Vallée des Communautés perdues », cette vallée dédiée aux Communautés juives détruites en Europe par des sauvages, par des Allemands et leurs complices, l’angoisse était la même, les pierres, muettes elles, mais portant gravées sur elles 5.000 noms de Communautés à jamais anéanties, « pleuraient ». Les lettres hébraïques composant ces noms s’élevaient dans le ciel et se mêlaient à la fumée de l’incendie.

 

Si la thèse de l’incendie volontaire se confirmait, voulaient-ils, ces criminels, faire également coïncider leur acte odieux, à l'approche du 17 Tamouz, avec ce qui se passa à Jérusalem en 69 de l’ère actuelle, ce sinistre jour où fut percée par les Romains une première brèche dans les murailles de la ville, 3 semaines avant la destruction du Temple le 9 Av par Titus et ses légionnaires ?

 

Les photos « continuèrent à m’interroger » « Qui es-tu Chalom ? D’où viens-tu ? As-tu des membres de ta famille parmi nous ? » A ma réponse « Je suis Français » et avant même que je ne puisse dire autre chose, elles me « demandèrent » :

 

« Dis-nous, Chalom, est-ce que c’est vrai que depuis quelque temps il y a de plus en plus d’actes antisémites en France et dans le monde ? Est-ce que c’est vrai qu’un homme s’appelant Sarkozy,  Président de la France, est d’accord pour que la moitié de Jérusalem appartienne aux Arabes ? Est-ce que c’est vrai qu’un autre homme s’appelant de Charrette a qualifié Israël d’Etat-voyou ? Est-ce que c’est vrai qu’en France et dans le monde les produits israéliens sont boycottés ? Est-ce que c’est vrai qu’en France et dans le monde il y a des manifestations dans lesquelles des gens crient « mort aux Juifs, mort à Israël » et que les gouvernements et les associations antiracistes ne disent rien ? Est-ce que c’est vrai qu’un organisme international (3)vient d’interdire à Israël d’effectuer des fouilles en Israël même et que le monde entier se tait tout comme il se tut lorsque celles et ceux que nous représentons furent assassinés ?Est-ce que c’est vrai qu’en France l’Éducation Nationale veut interdire le mot Shoah et qu’une enseignante (4) fut sanctionnée pour l’avoir beaucoup employé ?»

 

« Dis-nous, Chalom, est-ce que c’est vrai qu’en France un homme s’appelant Juppé, responsable des relations internationales, dit, tout comme un professeur d’université israélien (5),  qu’Israël ne doit pas et ne peut pas être un Etat juif car il y a 20% d’Arabes qui y vivent ? Est-ce que c’est vrai que ce même homme ainsi que d’autres en France et dans le monde, sont d’accord pour qu’il y ait un nouvel état arabe avec Jérusalem comme capitale, un pays qui sera interdit aux Juifs ? Est-ce que c’est vrai quece même homme, ne sait pas, ou ne veut pas savoir, ou oublie, que l’ONU vota en 1947 le partage de la Palestine en un ETAT JUIF et un état arabe et que M. Ben Gourion, le 14 mai 1948, lut la Déclaration d’Indépendance de l’ETAT JUIF s’appelant ISRAËL ».(6) 

 

Abasourdi, sidéré par toutes ces questions, je fus soulagé en me réveillant d’apprendre que les flammes furent vaincues grâce à la diligence des responsables de la lutte contre le feu, forts de la malheureuse expérience de l’incendie de Haïfa (44 morts) il y a quelques mois. Mais je fus cependant contrarié qu’il y eut quand même 8 personnes indisposées 8 personnes indisposées

 

et contrarié (c’est un euphémisme) également en réalisant que ce que me « disaient » ces voix n’était que la triste et lamentable vérité et qu’à toutes leurs interrogations je ne pouvais que répondre OUI !

 

Et les photos des victimes de la Shoah « reprirent leur place » !!!

 

 

Charles Etienne NEPHTALI

Le 28 juillet 2011

 

 

 

 

 Mon prénom en Hébreu

 Phrase du Professeur Vladimir Jankélévitch dans « L’Imprescriptible »

(3)  L’UNESCO

(4) Catherine Péderzoli

(5) Shlomo Sand

(6) Le 29 novembre 1947, l’ONU adopta la résolution 181 sur le partage de la Palestine mandataire. C’est malheureusement ce même organisme qui, le 10 novembre 1975, vota la résolution 3379 assimilant le sionisme au racisme oubliant par là-même que c’est pour échapper au racisme que des Juifs se firent sionistes. 16 ans plus tard, l’ONU reviendra sur cette inique décision (résolution 46/86 du 16 décembre 1991).

 

*

*      *

 

C’étaient des Juifs après tout !

 

……………….. En 1961, arrivant de mon Maroc natal, il me fut attribué une HLM à Bobigny, face à la gare de voyageurs d’où partirent tant de convois de Déportés. Un dimanche, au hasard d’une promenade, j’arrivai, avec ma femme et Jean-Luc, mon fils âgé de 2 ans, à Drancy distant de quelques kilomètres. Je reconnus de suite le bâtiment en U dont j’avais vu les photos sur un livre, « Drancy la Juive » lu au Maroc. Sur ce bâtiment, une plaque de marbre, maculée d’encre, indiquait ce que fut ce lieu il y avait tout juste 16 ans.

 

Une dame âgée nous demanda si nous cherchions quelque chose. Lui répondant que non, je lui fis part cependant de l’émotion de me trouver en ces lieux. Elle nous conta avec force détails ce qui s’y était passé de fin 1941 jusqu’au début de 1945 : le carrousel des autobus amenant hommes, femmes et enfants, les cris, les pleurs, la police française (ce que jusque là j’ignorais). Elle n’arrêtait pas de ponctuer son récit de « c’était affreux, Monsieur, c’était horrible ». Lui demandant d’où elle tenait tous ces détails, elle me déclara qu’elle habitait dans un pavillon juste en face et que plusieurs voisins furent témoins de ces « scènes terribles, atroces ». Et à mes questions « Vous ne disiez rien ? Vous ne faisiez rien ? », elle ne me répondit que « C’étaient des Juifs, après tout ».

 

« Des Juifs, après tout ». Des gens normaux, comme vous et moi, d’honnêtes gens, vraisemblablement de bonnes mères et de bons pères de famille se comportèrent et raisonnèrent de la sorte, restant muets face à l’horreur, muets comme cette Cité qui porte comme nom, quelle ironie, « La Muette » !

 

Pire encore, si au moment des faits, cette vieille dame ne connaissait pas encore le sort qui attendait ces malheureuses gens, au moment où elle me dit « C’étaient des Juifs, après tout », elle savait certainement ce qu’il en était advenu.

 

Les paroles de cette vieille personne, me demandant ensuite poliment de l’aider à traverser la rue, résument bien l’ambiance de l’époque parmi certaines gens. 60 ans après, face à des actes antisémites, des gens se comportent de façon similaire, allant même jusqu’à rendre les Juifs responsables de leurs malheurs.

 

Moi, « l’écorché juif », qui ne suis ni descendant, ni ascendant, ni collatéral d’une des très nombreuses victimes de cette barbarie absolue, je me considère en deuil de 6 millions des miens dont 1 million et demi d’Enfants. Je ne suis qu’un militant de la Mémoire qui…………………..

 

Charles Etienne NEPHTALI

Avril 2004

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 18:55
http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-hertzl-lecture-nouvelle-vue-d-israel-80298479.html

 

 

Mes chers amis, et ennemis,

 

Je publie aujourd'hui mon 300eme article et ce 2 jours apres avoir fete ma 4eme annee d'Alyah. Pour cette raison il m'est apparu assez juste de le consacrer a celui qui a peut-etre le plus influence ma vie, ainsi que celle de l'ensemble du monde juif, et bouleverse encore l'ordre mondial avec l'aboutissement de son projet, la creation de l'Etat des juifs, l'Etat d'Israel.

 

Beaucoup de choses ont ete ecrites sur ce prophete juif des temps modernes, celui qui a declare ""אם תרצו אין זו אגדה" (si vous le voulez ce ne sera pas un reve), ou encore ecrivit dans son journal apres le premier Congres sioniste de Bale en aout 1897 : “Si je devais résumer le congrès en un mot, (…) à Bâle, j’ai fondé l’État juif. Si je disais ceci à haute voix aujourd’hui, je serais accueilli par un rire universel. Dans cinq ans peut-être et certainement dans cinquante, tout le monde le reconnaîtra”. Cinquante ans et neuf mois plus tard, l’État d’Israël était proclamé !

 

Le ptit HEBDO nous a propose un article et une interview du Docteur Yitshak Weiss a l'occasion de la publication de son livre consacré a Theodor Herzl - "Lecture nouvelle". Tous mes collegues ayant repris cette interview j'ai voulu apporter un autre regard sur ce sujet en vous apportant un eclairage inedit sur le sujet au travers de l'avis d'israeliens. 

 

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< Il semblerait que tout a ete ecrit et publie sur Theodor Hertzl, neanmoins l'incomprehension et la deformation apportees a son image sont les symptomes tres clairs d'une crise identitaire qui regne actuellement au sein de la societe israelienne.

 

Plus de 100 ans se sont ecoules depuis la mort de l'auteur de "L'Etat juif", et il est temps de faire tomber les differents masques qui deforment, jusqu'a aujourd'hui, son portrait et lui rendre enfin sa dimension juive et universelle.

 

Le livre du Docteur Yitshak Weiss est le fruit de huit ans de recherches au cours desquelles il s'est fixe cet objectif. Il n'est pas question d'une autre biographie d'Hertzl, mais d'une critique acerbe de ce qui a ete deja ecrit et d'une invitation a une lecture nouvelle. Et en effet, un nouvel Hertzl se revele a travers les pages du livre, comme annonce par le titre du livre - "Lecture nouvelle" et meme audacieuse.

 

Weiss raconte qu'il y a encore quelques annees il pensait comme beaucoup qu'Hertzl etait un juif assimile, un journaliste place a Paris, qui avait ete choque par l'affaire Dreyfuss, et qui a partir de la avait commence a chercher une solution a l'antisemitisme au travers d'un abri territorial quelconque, un pays comme les autres, vierge de tout signe de judeite. Mais il y a quelques annees, pendant les vacances d'ete il s'est mit a lire le seul roman qu'ait ecrit Hertzl, "Altneuland". Cette lecture "a fait s'effondrer comme un chateau de cartes tous ces cliches".

 

Weiss raconte que cette lecture lui a fait decouvrir la dimension juive et authentique d'Hertzl, et qu'a partir de la il s'est mit a lire tout ce qu'il trouvait sur Hertzl, "et j'ai decouvert que cette erreur existait en Israel, que l'on avait, dans certains milieux, transforme cet homme auquel on devait tant, en une sorte d'abomination". D'apres Weiss, il a tente de retirer le couvercle pose sur la bouche d'Hertzl et lui permettre de parler de nouveau, de faire decouvrir combien il est encore actuel et pertinent.

 

Le fondement de cette histoire commence avec le discours d'Hertzl au premier Congres sioniste, quand a la cinquieme phrase il declare : "le retour au judaisme est une condition essentielle au retour sur la Terre d'Israel". "Et je differencie judaisme et judeite, bien sur qu'il ne pensait pas que les gens devaient mettre les Tefilins et manger casher, mais il s'interessait a l'identite juive en tant que condition indispensable". Une autre phrase d'Hertzl que releve Weiss : "ne pas chasser aucun juif d'entre nous".


Weiss s'est interesse aussi au rapport entre le Rav Kook et Hertzl. "L'aveuglement et la deformation vient en particulier des Haredim et du post-sionisme, qui disent la meme chose mais d'une facon plus delicate...La verite est que pour toutes ces categories de gens il est difficile de se confronter avec les exigences d'Hertzl. Les haredim ont eu du mal a accepter que la renaissance d'Israel a une signification spirituelle, et les post-sionistes n'ont pas voulu accepter la conscience juive - et ainsi il est tombe entre deux chaises".

 

"Le Docteur Weiss nous eclaire sur certains aspects de la philosophie et du modele sioniste d'Hertzl qui n'ont jamais ete etudies jusque la", Moshe Sharaf (Archives centrales du sionisme).

 

"La passion et la competence qu'Yitshak Weiss a investi dans son livre encouragent un regard nouveau sur l'image et le role d'Hertzl et a une evaluation nouvelle du mouvement sioniste", Professeur Yehoshua Silvio (Universite de Tel-Aviv).

 

"Une creation de haut niveau qui apporte une contribution importante a la connaissance d'Hertzl", Docteur Emmanuel Nakhon (Universite de Tel-Aviv).

 

"Un voyage fascinant, important, original et bien ecrit", Yossi Hahimeir (Institut Jabotinsky).
  
"Le livre est un eclaircissement important et positif de l'histoire juive et humaine", Docteur Yohanan Manor.
 
 "La lecture de ce livre a reveille en moi l'exitation et l'interet", Haim Gouri (poete).
 
"La lecture est fascinante, il n'y a pas de doute que ce livre fera des vagues et changera le regard du public sur le sujet", Edna Klaper (journaliste).
 
Yitshak Weiss est ne a Paris et a fait son Alyah en 1972 avec sa famille, il habite a Jerusalem, il est specialiste et conferencier en Endodontie. En plus de son activite professionnelle il consacre son temps aux etudes juives et au piano. >
 
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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 09:40

 

Bann perfidie et mensonges islamiques

Palestiniens - L'archéologie au service de la distorsion de l'histoire

Extraits adaptés par Aschkel.

http://www.statesman.com/news/nation/in-palestinian-city-diggers-uncover-biblical-ruin-1635136.html?page=2&viewAsSinglePage=true

Abbas-et-l-Histoire.jpg Abbas-et-l-histoire2.jpg

Mes petites annotations en rouge comme d'habitude

Des archéologues déterrent une ruine des temps bibliques dans la ville de Sichem (rebaptisée Naplouse par les arabes), une excavation interrompue par les deux guerres mondiales et cycles de bouleversement au Moyen-Orient.

 

L'endroit est un terrain urbain qui a longtemps servi de dépotoir pour les habitants de "Naplouse" et de décharge de vieilles pièces de voiture.

Les archéologues hollandais et palestiniens souhaitent dévoiler le passé historique de la ville de Sichem, et se préparent à ouvrir le site comme parc archéologique l'an prochain.

 

 

.

Ce projet réalisé sous les auspices du Département des antiquités palestiniennes vise a faire bénéficier les habitants de Naplouse de la richesse des antiquités dans le centre de la ville, habitants ayant été en grande partie durant la dernière décennie en proie au carnage (????)et à l'isolement.

 

"La population locale commence a comprendre la valeur du site, non seulement sa valeur historique, mais aussi la valeur de sa propre identité déclare Gerrit Van der Kooj de l'Université de Leiden aux pays-Bas qui codirige les fouilles, connu comme le site de Tel Balata

Les populations locales doivent se sentir responsables du patrimoine archéologiques dans leur quartier ajoute- t'il encore.

 

La ville de Sichem, est sise dans un passage entre les monts Gazirim et Eibal et contrôle la plaine d'Askar à l'est, et fut un important centre régional il y a 3500 ans.

Ce que montre ce qui a été mis à jour sont des formications de pierres massives, ornées de portes monumentales d'un temple avec des murs de 5 verges (mètres) d'épaisseur

Le roi de Sichem, Labaya, est mentionné dans des tablettes cunéiformes retrouvées dans les archives pharaoniques de Tel Al-Armana datées du 14 siècle avant l'ère commune. Ce roi s'était rebellé contre la domination égyptienne et des soldats égyptiens avaient été envoyés pour le maitriser, mais ils échouèrent.

La ville apparait aussi souvent dans le récit biblique. Le patriarche Abraham, par exemple, passa par Sichem, quand D. a promis qu'il donnerait sa terre à ses descendants dans le livre de la Genèse.

Abraham et son fils Jacob, étaient campés devant les murs de la ville quand un prince local cananéen a violé la fille de Jacob Dinah. Les fils de Jacob pour se venger ont saccagé la ville.

Le corps du Fils de Jacob, Joseph a été rapporté d'Egypte plus tard lorsuqe les israélites ont fui l'Egypte et ils l'ont enterré à Sichem.On appréciera la façon dont le tombeau a été plusieurs fois profané, détruit, saccagé...>Après avoir tué des pélerins juifs, les palestiniens ont tenté de mettre le feu et détruire (encore une fois) la tombe de Joseph - Vidéo

Il y a 2000 ans, les Romains abandonnèrent la ville et construisirent une nouvelle ville plus à l'Ouest Flavius Neapolis (signifiant ville ouverte) qui a donné plus tard en arabe Naplouse. En hébreu elle s'appelle encore Sh'hem.

 

L'identité des habitants de la ville à l'époque reste incertaine. Une théorie postule qu'ils étaient des Hyksos, peuple venu de Syrie du Nord, expulsés ensuite d'Egypte. Selon le récit biblique, la ville était cananéenne et ensuite gouvernée par Israël, mais l'archéologie n'a pas corroboré cela jusqu'à présente explique l'Archéologue hollandais

Les nouvelles fouilles et la création du parc archéologique sont un projet conjoint de l'Office du Tourisme du ministère palestinien et du gouvernement néerlandais et de l'Unesco.  Ce projet a débuté l'année dernière et prendra fin avec l'ouverture du parc en 2012

 

En Israël, l'archéologie a longtemps été une priorité traditionnellement axée sur la découverte dans les profondeurs des racines juives.

 

Pour les palestiniens dont le département des Antiquités fondé il y a 15 ans, les fouilles démontrent un intérêt croissant dans la découverte du passé antique.

Le ministère emploie 13 travailleurs qui réalisent plusieurs de fouilles de sauvetage sur des zones devant être bâties, dit Hamdan Taha directeur du département. Dix excavations de recherche sont actuellement en cours en coopération avec des équipes étrangères.

"Toutes les périodes de l'histoire locale y compris celle des israélites bibliques font partie de l'histoire palestinienne", déclare  H.Taha Ben voyons !!

Des fouilles comme celle de "Naplouse, dit-il "donne aux palestiniens la possibilité de participer à l'écriture de l'histoire ou la réécriture de l'histoire des sources s primaires de la Palestine" Sans honte il le dit carrément !

Sichem


Monts Garizim et Ebal

Située ente le mont Garizim (à gauche) et le mont Ebal (à droite) Sichem est prééminente dans les récits bibliques, commençant avec la promesse de Dieu du pays envers Abraham.

Plus tard Jacob retournait ici avec sa famille pour s'installer pendant une courte période. Pendant la Conquête, les douze tribus se réunirent sur ces deux collines pour lire les lois de l'Eternel ainsi que les bénédictions et les malédictions accompagnant obédience et désobéissance.

Mont Garizim et Mont Ebal, vue orientale

Mur de l'âge du Bronze Moyen à Sichem

Mur du Bronze Moyen

Vulnérable de location, Sichem fut fortement fortifiée très tôt dans son histoire. Ce mur, construit de pierres cyclopéennes, fut utilisé jusqu'à l'âge du Bronze Récent sans grand changement.

Le mont Garizim dans le fond fut l'emplacement du temple samaritain entre les IVe-IIe siècles av. JC.

Porte du Bronze Moyen

Faisant parti des fortifications de la ville lors du second millenium av. JC, cette porte est typique de l'âge du Bronze Moyen, ayant trois séparations et deux chambres. Seule la fondation de pierre reste.

Cette porte était vraisemblablement utilisée du temps de Jacob et était certainement la porte principale de la ville du temps d'Abimélec (Juges 9). 

Porte du Bronze Moyen à Sichem

Temple de Baal Berith de Sichem vu du sud

Le Sichem Biblique

1. La pays fut promis à Abraham
2. Jacob achète une parcelle de terre; Dina se fait violer.
3. Les fils de Jacob tondaient les brebis ici avant d'être retrouvés par Joseph à Dothan.
4. L'alliance est confirmée ici lors de la Conquête.
5. La ville est mise à l'écart comme ville lévitique et ville de refuge.
6. Joseph est enterré ici.
7. Les dix tribus rejettent Réhoboam.

Temple de Baal Berith

Ce temple fortifié date des périodes de BM (Bronze Moyen) et de BR (Bronze Récent) et possède des murs de 3 m (17 pieds) d'épaisseur.  

Les excavateurs identifièrent ce bâtiment comme le temple de Baal Berith mentionné en Juges 9. C'est de ce bâtiment que les fonds furent pris pour financer la royauté d'Abimélec et c'est ici que les citoyens de la ville se réfugièrent contre l'attaque d'Abimélec.

biblelieux

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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