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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 07:20

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

 

 

Pour © 2013 lessakele/jforum.fr

Le 30 juin 2013, la Commission européenne a publié une notice d’information qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Il ne s’agit pas d’une directive (dont les effets juridiques seraient opposables), mais simplement d’un document  qui pose un cadre d’organisation dans les relations commerciales entre l’Union Européenne et Israël intitulé : « les lignes directrices sur l’éligibilité des entités israéliennes et leurs activités dans les territoires occupés par Israël depuis 1967 ». Ce document vise à priver les entreprises israéliennes implantées en Cisjordanie, des avantages douaniers réservés aux importations en Europe de produits israéliens, dans le cadre des relations commerciales UE-Israël.
Plus précisément, le problème se pose du certificat d’origine des produits commercialisés sur le marché européen : les produits en provenance des implantations juives de Cisjordanie sont étiquetés comme provenant d’Israël, ce que conteste la Commission qui les considère comme importé de « Palestine » (sic). La commission Européenne qui sanctionne le procédé depuis de longues dates sans que cela ne soit suivi d’effet, a décidé de frapper un grand coup (avis aux importateurs du 8 novembre 1997, JO C 338, p. 13 ; Procès‑verbal de la deuxième session du Conseil d’association UE‑Israël du 20 novembre 2001, Avis aux importateurs – Importations effectuées d’Israël dans la Communauté, du 23 novembre 2001, JO C 328, p. 6 ; Avis n° 2005/C 20/02JOCE C 20/2, 25 janvier 2005). Dans l’arrêt Brita rendu le 25 février 2010 (C-386/08), la Cour de Justice européenne a même précisé que les produits en provenance de Cisjordanie ne relevaient pas du champ d’application territorial de l’accord UE-Israël.
La Commission a donc posé 5 premiers principes fondamentaux qui traduisent en réalité, une terrible méprise sur le concept de frontière de « 1967 », une partialité pour les palestiniens et une violation des principes adoptés par les Nations Unies.
Tout d’abord, la Commission pose un principe, concernant les conditions dans lesquelles elle mettra en œuvre les exigences pour l’attribution du soutien de l’UE aux entités israéliennes pour « assurer la conformité des échanges avec le Droit international concernant l’absence de reconnaissance, par l'UE, de la souveraineté d'Israël sur les territoires occupés par Israël depuis Juin 1967 ». La Commission insiste donc sur le fait que les entités israéliennes situées en Cisjordanie ne font pas partie du territoire israélien. Elle procède ainsi par voie d’affirmation, notamment en laissant entendre que la Cisjordanie serait un « territoire palestinien occupé » depuis 1967, ce qui est faux. En 1967, la Cisjordanie dépendait de la souveraineté jordanienne qui l’avait annexée en 1950. C’était donc la Jordanie qui était « occupée » en 1967 (non la Palestine) et qui était concernée par la résolution 242 du Conseil de sécurité (qui exigeait d’Israël un retrait des territoires occupés). Or, lorsque la Jordanie a officiellement renoncé à sa souveraineté sur la Cisjordanie le 31 juillet 1988, elle a cessé d’être occupée dans sa partie occidentale « West bank ». Or, en continuant d’affirmer que la Cisjordanie est occupée, la Commission construit des outils juridiques sur un abus de langage. Par ailleurs, en affirmant que les palestiniens étaient concernés par « l’occupation », la Commission construit son raisonnement sur des données historiquement fausses.
Le deuxième principe définit les territoires occupés par Israël depuis Juin 1967 en l’occurrence, « le plateau du Golan, la bande de Gaza Bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est ». La Commission a tellement besoin de se convaincre de la justesse du principe qu’elle le martèle à n’en plus finir. Ce faisant, elle entend rassurer la communauté palestinienne et plus généralement musulmane, mais la méthode Coué n’a jamais fait naître de Droit ni n’a jamais pu en ôter. En 1967 les palestiniens n’avaient aucune prérogative économique ou souveraine sur ces territoires qui dépendaient de la Jordanie (pour la Cisjordanie), de la Syrie (pour le Golan) et de l’Egypte (pour la bande de Gaza). La Commission travestit donc une réalité historique pour l’aménager au détriment d’Israël.
Dans son troisième point, la Commission qui ne sait plus comment convaincre du principe d’occupation israélien des territoires de Cisjordanie (qu’elle considère « palestiniens »), réaffirme : « L'UE ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur l'un des territoires visés au point 2 et ne les considèrent comme une partie du territoire d'Israël ». Elle insiste alors : elle ne « reconnaîtra aucune modifications aux frontières d’avant 1967 ». Une fois encore, elle se méprend totalement : ne pas admettre les modifications depuis 1967 signifie que la Commission continue de considérer la Cisjordanie comme un territoire « jordanien » alors que la Jordanie, elle-même, y a renoncé. Si la Commission n’est pas informée des modifications intervenues il y a 25 ans concernant la souveraineté de ce territoire, (qui est devenu sans maître), elle ne saurait, par son ignorance, sanctionner Israël.
Le quatrième point mentionne que les lignes directrices ne concernent pas les accords entre l’UE et l’Organisation de Libération de la Palestine ou l’Autorité Palestinienne alors qu’en 1967, l’OLP et l’AP n’exerçaient aucune souveraineté sur la Cisjordanie (ce qui contredit le point précédent). La Commission décide donc de retenir les « frontières de 1967 » pour la seule partie israélienne, non pour les palestiniens alors qu’en 1967, l’OLP n’était alors qu’une organisation terroriste et l’AP n’existait pas. Le parti pris de la Commission est une nouvelle fois manifeste.
Enfin, le cinquième point traite des avantages financiers attribués à des « entités israéliennes ou à leurs activités dans les territoires occupés par Israël depuis Juin 1967 »…La Commission retient le critère des « frontières de 1967 » pour priver les entreprises israéliennes des avantages douaniers mais refuse de le retenir pour les palestiniens alors qu’ils n’existaient pas en tant qu’entité souveraine en 1967.
Il était bien normal que Benjamin Netannyahou se soit élevé contre ce « diktat de la pensée européenne » qui repose sur des principes historiquement faux, tendancieux pour la partie palestinienne, et contraire aux principes posés par les Nations Unies.
En effet, la Commission dispose certes, de prérogatives en matière douanière avec les accords conclus par l’UE, le 20 novembre 1995 avec Israël et celui signé avec l’OLP le 24 février 1997, qui se réfèrent aux frontières dites de « 1967 ». En réalité, non seulement la Commission prend une position partisane anti-israélienne mais en outre, elle oublie que le Hamas de la bande de Gaza ne se sent en rien lié par les engagements pris par l’Autorité Palestinienne, et enfin que la Palestine n’a été reconnue comme Etat (non membre de l’Onu) que le 29 novembre 2012, et ce, sans frontières particulière. La Commission tente ainsi de conférer à la Palestine, des frontières internationales que les Nations Unies ne lui ont pas données.

 

Les palestiniens jubilent déjà à l’idée de voir l’UE refuser les certificats d’origine des produits en provenances des implantations juives de Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est, et caressent même l’idée de gérer ces certificats. Toutefois, en cautionnant le « Boycott », en se méprenant sur les faits historiques, en faisant preuve de partialité et en violant les principes de l’institution, la Commission affiche son parti-pris idéologique avant le respect des règles de libre-échange.
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:20

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Cisjordanie : en rouge, la Zone C 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

 

Pour © 2013 lessakele

Lors d’une conférence organisée par le Conseil Yesha le 8 juillet 2013, le Ministre de l’Economie Nephtali Bennett a déclaré « que la tentative d’établir un État palestinien sur notre terre a pris fin… nous devons annexer la Zone C de Cisjordanie maintenant, parce que l’idée de créer un État palestinien, c’est terminé. Le Ministre de l’Economie (qui ne saurait être plus clair) a franchi un cap supplémentaire concernant le sort de la Cisjordanie qu’il voudrait en partie incorporer à l’Etat juif. Il exprime ainsi tout haut, ce que nombreux osent à peine susurrer, bien que l’idée germe dans les esprits depuis bien longtemps.
Les ministres de la droite israélienne y sont majoritairement favorables : pour le vice-Ministre de la défense Danny Danon, il n’y a aucun projet de discussion ou de résolution à la Knesset sur la solution à deux états et si tel était le cas, « le Likoud et Habayit haYeoudit voterait contre ». Pour lui, la véritable solution est d’étendre la souveraineté juive sur les implantations de Cisjordanie. De la même manière, le Ministre de la défense Moshe Yaalon, considère les implantations juives en Judée Samarie comme l’essence du sionisme. Pour Zeev Elkin, vice-ministre des Affaires étrangères, il faut appliquer la souveraineté sur chaque parcelle du Judée Samarie, ce qui est encore partagé par Gilad Erdan, Ministre de la Communication et de la Défense intérieure. S’agissant de la méthode à appliquer, le Ministre des transports Israël Katz, a donné quelques précisions : « Israël doit procéder par la voie de mesures unilatérales ».
Pour sa part, le premier Ministre Benjamin  Netanyahu (qui est désormais considéré comme un modéré au sein du gouvernement) a toujours annoncé qu’Israël continuerait à construire, et que « les constructions dans les grands blocs d’implantations n’affecteraient pas substantiellement la capacité d’Israël à arriver à un accord ». Pour ce qu’il en est de la capitale,  il a confirmé «  nous continuerons à vivre et à construire à Jérusalem, qui restera toujours unifiée sous souveraineté israélienne ». Il rejoint également Nephtali Bennet concernant les armes du futur Etat palestinien : « l’Etat palestinien doit être démilitarisé, avec des accords qui le fait compter totalement sur les forces de défense israéliennes pour la sécurité  ».
Bien naturellement, le projet d’annexer la Zone C de la Cisjordanie n’a pas été applaudi par la communauté internationale, d’autant que les propos de Nephtali Bennet ont été lancés 8 jours après le départ du  secrétaire d’Etat américain John Kerry (qui n’avait pourtant pas ménagé ses efforts pour relancer ce que l’on appelle couramment « le processus de paix » entre israéliens et palestiniens).
Côté israélien, cette annexion, qui serait assez simple à mettre en œuvre, aurait pour effet d’incorporer 62 % des terres de Judée Samarie (qui contiennent des ressources aquifères, agricoles, minérales), au sein de l’Etat juif, ainsi que les 350 000 mityachvim israéliens qui y vivent, mais également, une population de 50 000 résidents palestiniens.
En tout état de cause, si le projet d’annexion se réalise, il est certain que les palestiniens auront leur part de responsabilité avec leurs tergiversations à n’en plus finir : Mahmoud Abbas ne cesse de répéter qu’il est favorable à des négociations de paix avec Israël tout en annonçant, dans le même temps, qu’il entend annexer une partie de la capitale éternelle d’Israël et introduire en Israël, des millions de réfugiés palestiniens (qui n’y ont jamais mis les pieds). Pour leur part, les palestiniens de la bande de Gaza n’ont jamais renoncé à leur projet d’éradiquer Israël...A force de perdre patience, il est normal qu’Israël avance avec l’annexion de cette zone C de la Cisjordanie, de nature à pérenniser l’Etat juif tout en fortifiant les fondements du sionisme.  
Notons que cet objectif est poursuivi par Bennett depuis longue date : dans son « initiative de stabilité d’Israël » publiée en 2012, il proposait déjà une annexion de la zone C, l’interdiction pour les réfugiés palestiniens de revenir en Israël (ou en Cisjordanie), et une autonomie de l’Autorité palestinienne dans la zones A (sous contrôle exclusif de l’autorité palestinienne qui comprend 18 % du territoire et l’ensemble de la population palestinienne) et la zone B (20 % du territoire sur lequel Israël conserve des prérogatives militaires). De son côté, il prévoyait qu’Israël se charge de la protection sécuritaire sur l’ensemble de la Cisjordanie.
En réalité, le projet de Bennett relancé en 2013, ne changerait pas fondamentalement la donne géopolitique et ne ferait que figer la situation contemporaine puisqu’Israël contrôle la planification, l’infrastructure et les constructions dans cette zone  depuis 1967. Les palestiniens n’ont pas le droit de construire en Zone C (les demandes de permis de construire déposées par les palestiniens sur cette zone sont systématiquement refusées par l’Administration civile israélienne) et les constructions sauvages sont sous le coup d’ordres de démolition. Seuls 6.5 % de ce territoire sont réservés aux palestiniens.
Le problème que poserait l’annexion de la zone C tiendrait à l’absence de contiguïté des territoires sous contrôle palestinien : les 165 cantons palestiniens  situés dans les zones A et B ne sont pas reliés entre eux puisqu’entourés par des bandes de territoires dépendant de la zone C. Il faudrait donc trouver le moyen de relier les cantons palestiniens entre eux pour une parfaite fluidité de leur déplacement, d’autant que les Palestiniens situés en Zone C sont isolés des Zones A et B. (ce que les palestiniens trouvent injuste puisque les implantations juives de la zone C sont reliées entre elles et à Israël par des routes de contournements réservées aux seuls juifs).
Les palestiniens anticipent depuis longtemps ce scénario en reprochant à la communauté internationale (et notamment aux Etats Unis) l’absence de pression sur Israël, ce qui l’a conduit à annexer progressivement, « de facto », cette Zone C, alors que  l’Etat palestinien de Cisjordanie sera assis sur une surface moindre, correspondant à 38 % de l’ancien territoire jordanien.
Depuis les dernières élections, le projet est en attente de finalisation. Des projets de lois, adoptés en 2013, ont pour objet de figer définitivement la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie. L’un d’eux interdit le gouvernement d’ouvrir des négociations sur Jérusalem et les réfugiés palestiniens sans un vote à la majorité des membres de la Knesset, (ce qui associera le peuple d’Israël aux décisions des premiers Ministres). Par ailleurs, un projet adopté le 13 mars 2013, prévoit d’appliquer la loi israélienne dans l’ensemble des implantations juives situées en Judée Samarie, dans la vallée du Jourdain, et sur toutes les routes menant à ces implantations (actuellement, l’Etat juif applique un régime spécifique compte tenu de l’extranéité). Un autre projet adopté le 13 mars 2013 prévoit l’interdiction de supprimer tous les avants postes qui ont été établies avec l'approbation de l’Etat. Enfin, un dernier projet de loi prévoit un référendum sur tous les projets qui modifient la configuration dans les territoires de Cisjordanie. Détruire Israël va devenir de plus en plus compliqué pour les palestiniens.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:46

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

Pour © 2013 lessakele


Le 3 juillet 2013, le Président Mohamed Morsi (issu des Frères Musulmans) a été destitué de ses fonctions, faute d’avoir trouvé un accord avec les opposants dans le délai (de 48 heures) imparti par l’armée. L’institution militaire, gage historique de stabilité en Egypte, a décrété la suspension de la Constitution, nommé  le président du Conseil constitutionnel Adly Mansour en qualité de président intérimaire et ce, dans l’attente de la tenue d’élections présidentielles anticipées. Le prix Nobel Elbaradai devrait occuper le poste de Premier Ministre de transition.

Ce tournant politique en Egypte n’est pas véritablement surprenant. Les islamistes ont séduit en proposant un modèle social vertueux coïncidant avec les valeurs religieuses, dans une représentation identitaire du monde arabe. Toutefois, le projet s’est vite révélé inadapté : l’islamisme n’a aucun programme politique, aucune ambition sociale, aucune volonté de progrès et se trouve dans l’incapacité de gouverner. Sa vision religieuse de la vie collective muselle le peuple et lui impose sa conception archaïque de la société nourrie de violence, de corruption, de barbarie et d’intolérance. Or, ce modèle social a précisément été rejeté par des millions de citoyens égyptiens (lors de la révolution de 2011), qui réclamaient liberté, justice et dignité. Le peuple égyptien refuse donc aujourd’hui de reconnaître la Charia comme unique source de Droit.

Lorsque le peuple égyptien s’est engagé dans le mécanisme démocratique, il entendait se choisir des représentants politiques, chargés d’agir dans l’intérêt du plus grand nombre, non de se voir imposer une organisation de la société qu’il ne se reconnaît pas. L’islamisme, dans ses ardeurs révolutionnaires, est convaincant lorsqu’il s’agit de critiquer le modèle occidental, mais sa conception du fonctionnement politique et sa constitution (inspirée par la Confrérie musulmane) sont dans l’incapacité d’appréhender la réalité économique, politique et sociale égyptienne, en particulier, et humaine, en général.

La partie n’est pas pour autant gagnée. La sensibilité islamiste est partagée par des centaines de milliers de personnes qui n’entendent pas aussi facilement renoncer à cet « acquis social ». C’est donc vers la guerre civile que les islamistes devraient tenter d’orienter le pays avec une série de turbulences pendant la période du nettoyage institutionnel.

Cette prise de conscience d’un peuple de l’Islam devrait être pédagogique pour l’ensemble des pays de la région qui se sont dotés d’institutions islamistes et qui le regrettent amèrement. Autrement dit, le « nettoyage de printemps » en Egypte devrait bientôt se propager dans les pays comme la Turquie, la Tunisie l’Iran, et bien évidemment dans la bande de Gaza, pour une raison de bon sens, par nécessité ou simplement par pragmatisme.

L’Egypte a toujours toléré le creusement de tunnels sous sa frontière la séparant de l’enclave contrôlée par la Hamas, favorisant la contrebande de produits alimentaires, de carburant et de matériaux de construction. Le gouvernement prochain ne devrait pas être si conciliant avec les palestiniens à qui ils reprochent d’avoir participé aux événements qui ont fait chuter l’ancien président Hosni Moubarak, et d’avoir aidé à faire évader de prison, des responsables des Frères musulmans et les membres du Hamas. Des tunnels ont déjà été détruits à l’explosif, d’autres ont été soit inondés par des eaux usées, soit rebouchés avec du béton. Le carburant égyptien n’arrive plus à Gaza, ce qui devrait provoquer un arrêt des générateurs électriques et les moyens de transports voire encore une paralysie des stations de traitement des eaux usées,  de distribution de l’eau potable (90% de l’eau puisée à Gaza est polluée) mais aussi des hôpitaux.

Le pragmatisme devraient conduire les palestiniens à réaliser que non seulement il ne sert à rien de détruire l’Etat juif mais qu’en outre, ils ne peuvent survivre que grâce à lui. Les dirigeants islamistes de la bande de Gaza ont coupé les palestiniens de tous les dirigeants  arabes limitrophes : l’Egypte pourchasse les Frères musulmans (dont le Hamas est issu), la Syrie n’a jamais caché son hostilité à l’idéologie des frères musulmans (tout comme le Hamas a suggéré à Bachar Al Assad de démissionner), le Hamas a pris position contre le Hezbollah dans la crise syrienne (se privant momentanément de l’appui iranien). Dès lors, Israël pourrait bien devenir à terme, le partenaire privilégié, lorsque les gaziotes auront entrepris leur propre révolution.

Plus globalement, on peut dire que le monde de l’Islam a suivi un chemin parallèle à celui du monde occidental en associant historiquement « pouvoir et religion », mais en optant pour la dimension religieuse du monde alors que l’Europe a fait choix de sa dimension matérialiste. 

La société chrétienne s’est construite selon un mode de gouvernance autoritaire avec un Roi alors que dans le monde de l’Islam, le pouvoir est incarné par le Cheik, (chef de la tribu) ou l’Emir sur le plan national (c’est-à-dire le calife, le prince ou le sultan). Dans les deux cas, le pouvoir religieux a été utilisé comme instrument de domination des masses. Le Christianisme a alors essayé de s’imposer comme Vérité universelle avec une diffusion dans le monde avec les croisades et l'évangélisation des contrées sauvages. De son côté, l'Islam a organisé son propre prosélytisme avec sa doctrine relative à la conquête du monde et celle des âmes. Par la suite, le monde chrétien s’est entretué avec les guerres de religions fratricides entre catholiques et protestants. De la même manière, l’Islam se divise entre deux courants qui s’opposent et se font la guerre (le sunnisme et le chiisme). Dans les sociétés occidentales, le pouvoir politique est passé des mains du Roi à celui du peuple avec une division des pays entre ceux qui prônaient la conception matérialiste de l’univers avec le « le communisme », et sa contrepartie, la dictature, pour prévenir les dangers du communisme. De façon opposée, le monde de l’Islam se divise entre deux conceptions de l’organisation du pouvoir : un courant populaire religieux (l’islamisme) et une dictature militaire pour en prévenir ses dangers.

Le monde occidental a finalement trouvé sa mesure : un pays ne se gouverne ni à gauche, ni à droite mais au centre (sauf à souffrir d’hémiplégie). Comme par ailleurs, le monde est doté d’une double dimension, matérielle et spirituelle, il n’est possible d’admettre ni les politiques qui  reposent exclusivement sur la l'approche matérialiste de l'univers (comme le communiste marxiste), ni les systèmes d’organisation religieux du pouvoir qui conduisent à l’intolérance, l’intransigeance et au rejet de l’autre. Les communistes ont bataillé longtemps avant que les peuples ne réalisent le caractère inadapté de la doctrine matérialiste. Les islamistes devraient également lutter quelques temps avant que les peuples de l’Islam ne rejettent ce mode d’organisation sociale. Les égyptiens sont les premiers à en avoir pris conscience.

Le fonctionnement de l’humanité est un jeu particulier dont le but est d’amener les hommes à en retrouver la « règle » à force de tâtonnement, la nature humaine fournissant les handicaps et les atouts de la partie. Lorsque les règles du jeu seront parfaitement appréhendées, les hommes découvriront (avec surprise) qu’elles avaient été annoncées… dès l’origine.
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 09:13

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

Pour © 2013 lessakele

Le 29 juin 2013, le secrétaire d'Etat américain John Kerry, a prolongé d'une journée sa visite au Moyen orient, pour trouver les bases d’un accord de paix entre les dirigeants israélien et palestinien. Trois jours plus tôt, il répétait l’urgence de relancer les négociations de paix dans la mesure où le temps qui passe « crée un vide que remplissent des gens qui veulent que rien ne se passe ». Il expliquait alors les motivations de Mahmud Abbas, quant au principe de la création d’un Etat palestinien, et les complications et menaces qui pèserait sur Israël, en cas d’échec des négociations. En réalité, John Kerry peut multiplier ses allers retours entre Benjamin Netanyahu et Mahmud Abbas pour chercher les conditions d'une paix entre eux, il n'en sortira jamais rien et ce, pour une simple raison :  Netanyahu et Abbas ne sont pas en guerre. Si John Kerry veut pacifier le Moyen Orient, c’est Khaled Meshaal ou Ismaël Hanyeh qu’il doit rencontrer, voire la frange des palestiniens qui refusent l'existence d'Israël et qui veulent l'anéantir, non Mahmud Abbas.
Il n'est donc pas surprenant que le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, se soit montré sceptique, le 27 juin 2013, (à l’occasion de la commémoration d’Israël pour Théodore Herzl) sur les manifestations de bonne volonté de la partie palestinienne. Conformément aux prévisions de Herzl, Benjamin Netanyahu a indiqué que pour Israël, la paix reposait sur sa capacité à se défendre. En tout état de cause, le premier Ministre israélien a souligné qu’un accord de paix avec les palestiniens « n’empêchera jamais la calomnie à l’endroit d’Israël, comme ce fut le cas pour les générations de juifs tout au long de l’histoire ».
Le problème de Mahmoud Abbas est en réalité triple: il doit favoriser la création d'un Etat palestinien pour justifier sa fonction de Président de l'Autorité Palestinienne, composer avec l’ensemble des palestiniens qui refusent la paix avec Israël, et sauver l'Islam d'une désagrégation pour conserver l’appui du monde arabo musulman.
Sur le plan religieux, la présence d’Israël dans cet endroit du monde, contredit les vérités de l’Islam qui doit, à terme, embrasser le monde. Aussi, s’accroche-t-il à ces frontières « imaginaires » de 1967 pour l'implantation de l'Etat palestinien, non parce que la vieille ville (et plus particulièrement le Mont du Temple) appartient au patrimoine palestinien mais juste pour éviter la reconstruction du temple de Salomon, conformément aux prévisions Bibliques. Il n’est donc pas surprenant que le 31 mars 2013, Mahmoud ABBAS ait signé un accord avec le roi de Jordanie confirmant son rôle de « gardien des lieux saints de Jérusalem », afin de protéger la ville des tentatives de judaïsation israélienne. En d’autres termes, le Coran craint de ne pas rester le message définitif du Ciel, si la vieille ville de Jérusalem ne repasse pas sous contrôle arabe.
Plus généralement, pour éviter que le monde arabo musulman doute de la vérité de l’Islam, il serait intéressant de faire disparaître l’Etat hébreu. A défaut, l’Islam subira un sort identique à celui du Christianisme.
La religion centrée sur le caractère messianique de Jésus, s’est présentée comme le message définitif. Or, pour passer des ombres à la lumière, il suffisait de répéter, que les juifs n’ont jamais reconnu Jésus comme le Messie des hommes et que, de surcroît, ils l’ont tué (Matthieu 27,24-25). Ce message religieux, insusceptible de remise en cause, a justifié (pendant 2000 ans), la spoliation, l’humiliation, la discrimination et les tentatives d’extermination du peuple juif, dans sa globalité, avant que l’Eglise revienne sur les fondements de sa foi en admettant que, finalement, le peuple juif n’y est pour dans la mort de Jésus. Or, ce revirement est devenu grandement problématique pour le monde chrétien, à l’origine d’une crise spirituelle profonde. La perte des repères qu’il induit, a entraîné le courant athéiste et matérialiste international, un peu comme si le peuple catholique se vengeait d’un mensonge deux fois millénaire.
De la même manière, si les musulmans se sentent trahis par le message Coranique, c’est le même phénomène qui se produira au sein de la religion de Mahomet. Il faut donc absolument éviter la réalisation des prophéties Bibliques et notamment, le retour des juifs dans leur terre d’origine (contrairement à Isaïe 11,12), empêcher que le temple soit reconstruit (contrairement à Ezéchiel 40), qu’il devienne le lieu de prière de tous les peuples (contrairement à Isaïe 56,7), et qu’il n’attire les gens de toutes les cultures et de toutes les nations (contrairement à Isaïe 11,10). A défaut, « les Peuples du monde (risquent) de se tourner vers les juifs pour être spirituellement guidés par eux » (Zacharie 8,23), et pire, vénérer « le Dieu Un d’Israël » (Isaïe 2,17).
En somme, le monde de l’Islam est en pleine panique. Sa vérité (qu’il considère universelle) est contredite par celle des juifs. Aussi, la création de l’Etat de Palestine présentée comme centrale, n’est qu’un prétexte pour détourner le monde de cette problématique qui occupe le monde musulman. Le peuple juif a été calomnié pendant 2000 ans (par le Christianisme) avant qu’il ne retourne sur sa terre. Désormais, c’est l’Etat d’Israël lui même qu’il faut détruire (par la main de l’Islam) pour éviter d’installer le doute au sein des populations musulmanes. Si Israël ne disparaît pas, les croyants se sentiront abusés par les Ecritures et leurs responsables religieux, tous comme l’ont été les chrétiens.
Le Christianisme devait se défaire du peuple juif pour exister, maintenant, c’est l’Islam qui doit éliminer l’Etat d’Israël pour survivre. A défaut, l’Islam ne pourra prendre le contrôle spirituel du monde. Cela peut donc s’envisager soit par la manière forte, avec l’Iran qui concocte sa bombe atomique pour rayer Israël de la carte du monde, ou selon la méthode douce et progressive avec la prise du contrôle des lieux saints du Judaïsme, de sorte que les juifs abandonnent toute velléité de reconstruction du temple de Salomon.
Si l’Islam ne détruit pas Israël, c’est sa propre disparition qui est programmée. En effet, les peuples musulmans ne lui pardonneront jamais d’avoir véhiculé tant de haine, de corruption, de violences pour un message qui n’a rien d’universel. Les musulmans découvriront, à l'instar des chrétiens,  qu'ils ont été manipulés  par un message religieux qui les a conduit à commettre des actes d'une horreur inqualifiable. S’en suivra une crise morale et spirituelle, à l’origine de dérèglement spécifique, à l’instar de celui qui secoue le monde chrétien contemporain.
Les courants religieux (chrétien et musulman) se sont appuyés sur les mises en garde spécifiques adressées par le Ciel au peuple juif, pour considérer qu’il avait transgressé la Loi divine. Il en est ainsi des textes qui condamnent les défaillances du peuple juif (Isaïe1,4 ;10,1-3), qui expliquent sa domination par les autres peuples en l’absence de modification de son comportement (Lévitique 26, 14-46), qu’il sera maudit (Deutéronome 28, 15-69), exterminé et sera déraciné de la terre dont il doit prendre possession (Deutéronome 28, 63)…
Désormais, le projet d’éradication d’Israël sert de  support pédagogique au monde islamique. En ce sens, le sort du peuple juif est très ingrat : il doit faire grandir les nations qui aspirent à sa disparition. Patience Israël, cela n’arrivera pas.
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 21:03

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

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Ce 22 juin 2013, la paracha traitait de l'inquiétude du Roi Balak de Moab, pays situé dans la partie orientale du Jourdain à proximité de la mer morte. Lorsqu'il a vu les hébreux s'apprêter à traverser son territoire pour se rendre sur la terre de Canaan, il a craint qu’ils n'appauvrissent ses terres. Il a donc fait appel à un sorcier, Balaam, afin qu’il maudisse ce peuple « car il est plus puissant que moi » : « peut-être parviendrai-je à le vaincre et le repousserai-je du pays. Car, je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit ». Le prophète Balaam qui était animé d’une haine viscérale à l’endroit des hébreux, pensait pouvoir exploiter la colère divine afin de la retourner contre eux. Il se disait en effet, « yodea daat haélion », c'est-à-dire celui qui connaît les intentions du Trés Haut. 
Balaam n’est certes, jamais parvenu à maudire le peuple juif, mais sa volonté d'empêcher les hébreux de s'établir en terre de canaan n’est pas sans rappeler le fonctionnement et l’état d’esprit des palestiniens. Tout en essayant de chasser le peuple juif par la guerre, les palestiniens se sont lancés dans une campagne de dénigrement systématique d'Israël afin de jeter l’opprobre international sur lui, un peu comme si les palestiniens  poursuivaient, aujourd'hui, l'entreprise initiée par Balak.   
Balak redoutait l’arrivée en nombre des hébreux, et désormais, ce sont les palestiniens qui déplorent la présence des juifs dans ce qu'ils nomment « la Palestine ». Or, pour fragiliser les hébreux (afin de les rendre plus vulnérables), Balak a fait choix de les maudire, en demandant à Balaam de leur adresser des malédictions pour que la colère divine s'abatte sur eux. De la même manière, les palestiniens ont trouvé un moyen contemporain de lancer un mauvais sort sur les juifs qui porte un nom : la campagne Boycott Désinvestissement Sanction.
Dans l'épisode de Balak, le prophète voulait nuire au peuple juif en ternissant son image aux yeux du Ciel. Dans le cas des palestiniens, la mauvaise opinion qu'ils tentent d'installer à l'endroit des juifs ne concerne pas le regard divin mais celui de la communauté internationale. La finalité est d’installer dans l’esprit du plus grand nombre, le principe d’illégalité d’Israël. Avec la campagne de dénigrement systématique, les juifs apparaissent, comme étant les responsables d’un crime international, ce qui est de nature à les affaiblir dans un premier temps, et permettra de les défaire plus facilement dans un second.
Dans ce cadre, la campagne « Boycott Désinvestissement Sanction » milite pour le boycott systématique des produits, des activités et des services en provenance ou à destination d'Israël. L'idée consiste à marteler le caractère illégal d'Israël et de sa politique à l'égard des palestiniens qui « luttent pour la liberté, la justice et la fin de l’apartheid ». La campagne BDS a ainsi, tenté (vainement) d'empêcher la tenue du Festival du film israélien dans le Centre culturel de Nairobi (Kenya), présenté par l’Ambassade d’Israël entre le 11 et 15 juin 2013. Tout récemment (le 13 juin 2013), la Campagne BDS a adressé une  lettre ouverte à Julien Clerc lui demandant de ne pas se produire en Israël, le 7 juillet prochain à Tel Aviv, parce qu’Israël « refuse d’accorder le droit au retour des palestiniens de 1948 en Israël », qu’il « colonise la Cisjordanie », qu’il les « emprisonne à Gaza », mais également parce que le « peuple palestinien ne pourra venir l’applaudir, cloisonné derrière le mur de séparation ». Interrogé sur cette question, le Chanteur avait indiqué à un journaliste du Nouvel Observateur (le 3 juin 2013) : « Je ne peux que prêcher la tolérance mutuelle et souhaiter qu’Israéliens et Palestiniens arrivent un jour à vivre ensemble » (la réponse n'avait pas satisfait les palestiniens)Sur le plan culturel et artistique, cette demande de boycott a également été présentée à Alicia Keys qui doit se produire à Tel Aviv dans un concert privé le 4 Juillet 2013 (au Nokia Arena de Tel Aviv). Sur le plan industriel, les palestiniens se sont régalés lorsque l’usine Teva de Sens a été perquisitionnée dans le cadre de l’enquête sur le conditionnement de boite Furosémide à l’origine de plusieurs décès. Le leader mondial, pour les médicaments génériques, est considéré par les palestiniens comme tirant ses profits, à leur détriment, avec ce qu'ils considèrent être « l’occupation de leur terre »…). 
Lorsque Balaam est parti pour aller maudire le peuple juif, il « a sanglé lui même son ânesse » alors qu’en principe, sa bête aurait dû être préparée par un de ses serviteurs. Les talmudistes ont ainsi expliqué que la « haine de l'autre » détruit « l’ordre établi »  (mekalkel et achoura) et que, s'agissant de Balaam,  sa haine viscérale des hébreux l'a conduit à se comporter de manière précipitée. Notons également que la haine de l'autre exclut tout bon sens, et aboutit à des attitudes qui se contredisent. Ainsi, par exemple, lorsque le 13 juin 2013, le responsable de l’OLP Nabil Shaath  a déclaré aux journalistes israéliens (à Ramallah) que l’Autorité Palestinienne consacrait une partie de son budget pour « financer la protection des implantations juives contre les attaques des combattants palestiniens » (pour rassurer la communauté internationale sur la bonne volonté palestinienne d'endiguer le terrorisme), ce fut la consternation dans les territoires sous contrôle palestinien. Au lieu de se réjouir du respect du droit à la sécurité des juifs, les palestiniens ont fustigé l'Autorité palestinienne, qualifiant cette attitude de trahison du peuple palestinien. Il en est de même, lorsque Mahmud Abbas a confirmé son aide pour arrêter les islamistes palestiniens. Les palestiniens lui ont alors reproché de protéger « les tueurs d’enfants, les voleurs de terres et les terroristes qui vandalisent nos mosquées et mettent le feu à nos champs de céréales et nos vergers ». Ils estiment même que l’Autorité palestinienne trompe le peuple palestinien, les Etats arabes et l’opinion publique musulmane. En somme, la communauté internationale doit être émue par la « misérable condition » des palestiniens, mais pas être rassurée par leurs intentions pacifiques...  
L'égarement intellectuel des palestiniens se retrouve également dans les divergences de vues entre les terroristes du mouvement sunnite palestinien Hamas et ceux de l’organisation chiite libanaise Hezbollah:   le conflit en Syrie a terni la relation privilégiée des ennemis d’Israël qui s’est transformée en une guerre intestine lorsque le Hamas a pris position contre le gouvernement syrien du président Bachar al-Assad alors que le Hezbollah s’est  impliqué militairement pour soutenir le régime. Leur état d’esprit haineux ne leur permet même plus de se rejoindre dans la finalité antisioniste de leur mouvement respectif…
Notons, sur un plan religieux, que Bilaam s’est imaginé pouvoir maudire le peuple d’Israël de sorte que D.ieu se retourne contre lui, et qu’il cesse de le protéger. Pour attiser la haine du Ciel, Balaam entendait exploiter la faute commise par les hébreux lors de l’épisode du Veau d’Or. Aujourd’hui, c’est toujours ce raisonnement qui prévaut en islam : il est rappelé dans le Coran que les juifs étaient le peuple élu et préféré du Ciel mais qu’il a cessé de l’être à compter de cet épisode lors de la sortie d’Egypte. C’est d’ailleurs sur ce fondement qu'agissent les islamistes du Hamas et ceux du Djihad Islamiques, contre juifs. 
Les ancêtres moabites peuvent donc être fiers des palestiniens qui poursuivent parfaitement la voie qu’ils ont tracée. Ce qui est d’ailleurs rassurant : dans l'épisode de Balak, les malédictions contre Israël se sont transformées en bénédictions.
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:20

 

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

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Le 18 juin 2013, le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan a fait part de son souhait d’accorder de nouveaux pouvoirs à la police, afin de pouvoir répondre de façon adaptée, aux émeutes qui secouent la Turquie depuis le début du mois.  Le Gouvernement entend également cautionner les actions des services d’ordre qui ont, notamment le 15 juin 2013, énergiquement évacué les milliers de manifestants installés dans le parc Gezi d’Istanbul à coup de bombes lacrymogènes, arrosant copieusement les récalcitrants, avec leurs canons à eau. Le 14 juin 2013, le fondateur du parti de la Justice et du développement avait pourtant choisi la voie de l’apaisement avec la suspension des projets d’aménagement du site du parc Gezi d'Istanbul, un referendum sur son devenir,  et …..une enquête sur les responsables des violences policières.
Les événements populaires survenus au cours du mois de juin 2013 en Turquie, dépassent largement l’issue judiciaire concernant les travaux d'aménagement du centre commercial (dans un bâtiment imitant le style d'une ancienne caserne ottomane sur la place Taksim), dont la suspension a été décidée par le Tribunal Administratif le 31 mai 2013 : ils traduisent simplement le rejet, par une partie de la population turque, de la conception islamiste de la société, qu’impose le gouvernement. La frange éclairée de la société turque aspire  à la réintroduction dans les valeurs nationales, des principes historiques de la Turquie, et bien évidemment la démission du gouvernement (qui parait improbable).
Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement d’Erdogan tente en effet, d’instaurer en Turquie un ordre moral islamique, avec une formation de la jeunesse conforme aux principes religieux (qu’il dit appartenir aux « valeurs et principes de la nation »). Il a engagé une réforme de l’éducation qui a donné voix aux écoles coraniques en vue de cantonner le rôle de la femme à sa fonction exclusive de reproductrice (l'avortement est donc devenu quasiment impossible dans les cliniques et les hôpitaux). Par ailleurs, les modes de communications occidentaux sont progressivement abandonnés : les théâtres publics sont fermés, il est envisagé la démolition de la salle de concert du Centre culturel Atatürk (pour y construire un « opéra » et une mosquée), Facebook et Twitter sont considérés « antidémocratiques », le pianiste virtuose Fazil Say a été condamné pour blasphème (après une série de tweets critiquant la religion musulmane), et le 24 mai 2013, une loi a limité la vente d’alcool et la publicité sur les boissons alcoolisées.. …
Plus généralement, le parti AKP a progressivement muselé le droit de vote (tout comme la démocratie), contrôlé la presse et les médias (les journalistes couvrant les manifestations ont été victimes de violences). Même l’armée, traditionnelle gardienne de la laïcité est passée sous la coupe du pouvoir central. Parallèlement, le paysage turc s’est profondément modifié : les immeubles en construction se multiplient à vive allure, la spéculation immobilière est intense (d’autant que le pays est faiblement endetté à moins de 40% du PNB), pendant que la corruption gangrène le pays.
Or, la Frange intellectuelle du peuple turc n’accepte pas la modification des bases du contrat social turc et notamment l’abandon du principe de laïcité et plus généralement celui de République. Elle a donc décidé d’en découdre une bonne fois pour toute avec le Gouvernement parvenu au pouvoir dans une forme de réflexe identitaire et d’opposition entre les valeurs du bloc occidental et les principes religieux de l’Orient. Le choix islamique du pouvoir peut être fait par une population privée de connaissance, d’ouverture d’esprit et nourrie d’une culture qui incite au rejet de l’autre et de sa différence. En revanche, l’enfermement intellectuel, moral et spirituel dans lequel l’islamisme cloisonne l’individu, ne convient pas à la population turque qui a accès à la connaissance et qui a eu l’occasion d’apprécier la douceur du fonctionnement social, démocratique et laïc de la société.
La partie n’est toutefois pas gagnée. Erdogan surfe sur la vague d’un développement économique et social fulgurant avec une croissance qui atteint un taux annuel de 8% profitant au peuple (qui a vu son revenu moyen triplé au cours de ces 10 dernières années). Or, le Premier Ministre turc associe le miracle économique à sa politique et à l'orientation islamique du pays. l’AKP d’Erdogan imagine donc pouvoir monopoliser le pouvoir et décider seul de la finalité étatique. Pour autant, l’autoritarisme d’Erdogan est devenu insupportable, tout comme sa conviction selon laquelle le destin du pays ne dépend que de lui (il caresse d’ailleurs l’idée de devenir Président de la République lors des élections qui se dérouleront en 2014, pour figer le régime islamiste de la Turquie).
Contrairement à sa terminologie, le parti AKP est considéré par les intellectuel turcs, comme étant un parti injuste est rétrograde qui ne colle plus à la sensibilité populaire. En ce sens, le mouvement qui s’exprime dans le pays est tout à fait atypique : une population a décidé démocratiquement de la mise en place d’un gouvernement islamique pour s’occuper des affaires de l’Etat, et qui entend désormais le débarquer sur le même fondement.
La population turque instruite réclame de la démocratie et de la liberté, qu’il s’agisse des jeunes, des anciens, du monde rural ou citadin, des composantes représentatives des différents milieux professionnels, des religieux comme des laïcs. Le gouvernement devrait donc rencontrer quelques difficultés pour contenir la révolution en marche, les intellectuels ne supportant plus la répression policière, et le détournement des valeurs historiques nationales.
Prosaïquement, la classe intellectuelle du peuple turc se rebiffe contre l’islamisme et considère que la religion fait partie de la sphère privée, qu’elle appartient au monde des convictions personnelles et qu’elle ne peut être imposée et généralisé à autrui. Il s’agit ni plus ni moins qu’un véritable camouflet pour les tenants de l’islamisme politique. En effet, les pays qui se sont dotés démocratiquement d’un pouvoir islamiste imaginent pouvoir généraliser à terme ce mode de pensée, et sont persuadés de son caractère définitif.
Il devrait s’en suivre un bouleversement des convictions chez les idéologues islamistes : l’islamisme n’est finalement qu’un mode d’organisation sociétal parmi d’autres. Rien n’empêche de l’essayer, mais il se révèle rapidement inadapté en raison des contraintes qu’il impose, parfaitement incompatibles avec le principe de diversité inhérent à la nature humaine.
De même, cette prise de conscience, devrait entraîner un apaisement des craintes au sein des populations occidentales qui redoutent une volonté, en Islam, d’embrasser le monde. Si des musulmans réalisent la nécessité d’abandonner l’islamisme comme système politique, c’est donc que le caractère universel du message de Mahomet est grandement contestable.   
Enfin, au sein des musulmans, la prise de conscience du caractère éphémère  de leurs convictions religieuses, devrait les conduire à considérer l’Islam comme étant un mode d’organisation alternatif, relatif, un mode de foi parmi tant d’autres, et non le dernier message du Ciel qui doit s’imposer au monde.   
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 01:02

 

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

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Le 5 juin 2013, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou a appelé le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, à donner « une chance à la paix » et à entamer des négociations sans conditions préalables. De son côté, le Président Palestinien continue d’exiger, avant toute négociation, le gel des constructions dans les implantations, le retour aux « frontières (dites) de 1967 », la reconnaissance de Jérusalem comme capitale palestinienne, la libération des prisonniers, le retour en Israël des réfugiés palestiniens dispersés dans le monde depuis 1948... C’est un peu comme si les deux responsables politiques construisaient, chacun de leur côté, un puzzle de la situation géopolitique, tentaient de le réaliser et le présentaient comme correspondant à une image commune, alors que leur projection du devenir régional n’est en rien identique dans les deux cas.  
Pour Israël, l’image du puzzle se construit à partir d’une situation contemporaine et tend à se rapprocher de la projection idéale visée dans la Bible. En revanche, dans le monde arabo musulman, l’image du puzzle correspond à la représentation Coranique  de la Palestine qui ne fait nullement référence à une présence juive. Israël reste donc un occupant sans droit ni titre dans cette région du monde, et doit se retirer de Jérusalem, dans un premier temps, et des terres de Palestine dans un second. C’est ce qui ressort encore des commentaires palestiniens concernant la marche de Jérusalem, organisée le 7 juin 2013.  
Le 6 juin 2013, la Fondation Internationale d’Al Qods (Jérusalem) avait appelé les membres de la nation arabe et islamique à témoigner leur solidarité avec la Palestine à l’occasion du 46ème anniversaire de « l’occupation de Jérusalem » (suite à la guerre des 6 jours de juin 1967), dans une « marche mondiale de Jérusalem » à laquelle étaient conviés « les individus, les associations, les institutions, les partis et les militants soucieux de soutenir le peuple palestinien et de défendre la ville d’Al qods », pour dénoncer les «violations et crimes de l’occupant israélien et la judaïsation de la ville».
Pas moins de 60 pays ont donc été invités à participer à cette marche vers le point frontalier le plus proche de Jérusalem en scandant le slogan : « les peuples du monde veulent libérer Al Qods. Nous la protégerons ensemble et nous la libérerons ensemble (dans un grand mouvement populaire international), des griffes de l’occupation israélienne ». Nous condamnons « les pratiques, les agressions et les crimes sionistes commis contre la ville sainte et sa population palestinienne », de sorte qu’Al Qods « soit au sommet de l’ordre du jour des forces populaires du monde arabo-islamique et dans le reste du monde ». Le message ne saurait être plus clair : la libération de la Palestine et de Jérusalem reste l’objectif à terme.
La marche s’est ainsi déroulée en Cisjordanie, à Gaza, en Jordanie (où les manifestants se sont rendus dans la vallée du Jourdain), en Egypte (avec des manifestations qui ont débuté au Caire près du monument du Soldat Inconnu et se sont dirigées vers le Stade International), en Tunisie (où le déplacement s’est opéré des mosquées de la capitale vers l’avenue Habib Bourguiba) pendant que des marches simultanées étaient organisées en Mauritanie, au Maroc, en Malaisie, en Indonésie, en Turquie, au Pakistan et dans des dizaines de places publiques dans les capitales et d’autres villes dans le monde. En Europe et aux Etats-Unis, des manifestations se sont tenues devant les ambassades israéliennes et des manifestations ont été organisées à Istanbul, Ankara et Londres, Moscou, Oslo, Berlin, Aix-la-Chapelle, Stuttgart, New York et Vancouver…
Ainsi, pendant que Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas tentent de négocier les conditions d’une paix, les populations musulmanes restent majoritairement convaincues de l’usurpation des terres par Israël et son obligation d’en partir.
Bien que sommé par les Etats Unis d’être un tantinet plus pragmatique, Mahmud Abbas ne peut faire l’impasse sur cette projection géopolitique de la Palestine par le monde musulman. Il faut donc se rendre à l’évidence : le Puzzle musulman de la Palestine n’a rien à voir avec l’image que s’en font les juifs. Pour Benjamin Netanyahu, le point de départ des négociations se situe en 2013, alors que pour les palestiniens, il faut reprendre la situation qui prévalait en 1948, c'est-à-dire avant la naissance de l’Etat d’Israël.
D’ailleurs, dans le monde musulman, peu importe de savoir si c’est par la guerre que Jérusalem sera reprise. L’option a été clairement annoncée par les organisateurs de la marche de Jérusalem : « il s’agit d’un message d’avertissement des peuples du  monde entier, à l’État de l’occupation, et une expression de la colère populaire vers les pratiques continues et les crimes incessants du racisme israélien, en particulier les raids perpétuels contre la Mosquée bénie d’el-Aqsa, la menace de la diviser, les tentatives de la détruire, ainsi que la menace quotidienne pour tous les lieux saints islamiques et chrétiens, et les campagnes de nettoyage ethnique contre le peuple de Jérusalem »….
Plus précisément, « l’ennemi occupant israélien se trouve face à la réalité de sa disparition et les lieux saints islamiques seront évidemment libérés, le printemps arabe va réellement toucher un jour les territoires palestiniens occupés, et libèrera la Palestine, notamment la ville sainte d’el-Qods occupée et sa mosquée bénie d’el-Aqsa ». Les organisateurs palestiniens ont même exhorté les régimes arabo-islamique à se motiver et soutenir leurs peuples pour la libération de la Palestine et ses lieux saints avec un message triple : « la libération prochaine de Jérusalem, le soutien aux Jérusalémites et l’appel au soutien des régimes arabes pour protéger Jérusalem des attaques israéliennes ».
A titre de comparaison, attendre un résultat des négociations entre le Premier Ministre israélien et le Président Palestinien, c’est un peu comme s’il avait suffit de négocier avec Adolf Hitler pour que les choses rentrent dans l’ordre pendant la période de l’Allemagne nazie. Lorsque le sang de la haine est déversé dans le cœur des populations, c’est l’idéologie qu’il faut détruire pour réveiller la conscience des populations, non se perdre en palabre. Le monde de l’Islam reste convaincu de la destruction de l’entité sioniste à plus ou moins brève échéance, telle une étape dialectique, alors que pour l’Etat hébreu, la terre d’Israël, est le cœur du foyer juif, son devenir et sa finalité. Cette contradiction est insurmontable.
Mahmud Abbas peut donc toujours négocier (dans le vent) avec Benjamin Netanyahu, il ne pourra jamais aller à l’encontre des projections que se fait de Jérusalem, le monde de l’Islam. Il faut donc arrêter de se leurrer en pensant qu’un peu de bonne volonté de part et d’autre, suffit pour y arriver. Les pièces du puzzle israélien et palestinien ne font pas partie du même ensemble. Elles ne pourront jamais s’emboîter les unes dans les autres puisque leurs dimensions, leurs formes et leurs courbures, ne le permettent pas. Il n’existe définitivement aucun moyen d’encastrer les pièces palestiniennes et israéliennes, les unes dans les autres, puisque les jeux ne correspondant pas.
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 23:11

 

 

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La Conférence de Genève « 2 » prévue le 10 juin 2013, a pour objectif de régler le problème syrien avec une transition politique du pouvoir, l’engagement d’un processus constitutionnel, l’élection de représentants, un changement de régime et le transfert complet des pouvoirs exécutifs, notamment des forces armées et des services de sécurité. Sa tenue reste néanmoins compromise en raison des divergences de vues des participants : l'Iran ne reconnaît pas les acquis de la Conférence de Genève « 1 » (de juin 2012), les parties ne sont toujours pas d'accord sur la composition de la délégation syrienne, sur la liste des acteurs internationaux participants ou encore sur le sort du Président Bachar El Assad. Se pose une fois encore le problème de l’ingérence internationale : les acteurs internationaux voudraient trouver une solution au déchaînement de violence qui secoue la Syrie avec un raisonnement et des outils du monde occidental, sans tenir compte de la spécificité du monde de l'Islam. Rien ne devrait donc être modifié, à court terme, dans la situation géopolitique actuelle.  
Les différents parties envisagent de résoudre la guerre civile qui fait rage en Syrie, sans tenir compte des spécificités propres au monde de l’Islam et au mode de raisonnement qu’il induit en terme de rapports de force. Ainsi, et progressivement, la Syrie est devenue le théâtre d’oppositions systématiques, du peuple contre le régime, des laïques contre les islamistes, des sunnites contre les chiites, des pacifistes contre ceux qui prônent la violence, des villes contre la campagne, plongeant le pays dans des violences sectaires d’une cruauté inqualifiable. 
La révolution syrienne (dans le prolongement du printemps arabe débuté en Tunisie et en Egypte), était animée d’une volonté populaire d’accéder à la liberté et aux Droits de l’Homme. Les premiers manifestants étaient pacifiques, animés d’une foi dans l’idéal d’un changement social et politique avec la reconnaissance de droits civiques, inspirés par les grands visionnaires comme Nelson Mandela (dans sa lutte contre l’apartheid) ou encore par les enseignements de Gandhi. Seul comptait, la possibilité de se  débarrasser d’un système népotique en place depuis 40 ans. Or, le mouvement de contestation a progressivement dégénéré et la situation a tourné au drame.
Par la suite, les combattants rebelles appartenant aux classes rurales défavorisées, ont pris d’assaut les villes et se sont vengés des injustices subies aux cours des dernières décennies. Ainsi, et alors qu'ils étaient censés combattre la tyrannie des gouvernants, ils ont commis les mêmes crimes que ceux du pouvoir en place : pillage systématique des maisons, des biens des populations, des entreprises commerciales, kidnappings et demande de rançons, destruction des monuments et des symboles de villas antiques, vol de machines industrielles (revendues en Turquie), du grain dans les silos de stockage des denrées alimentaires dans les entrepôts. Par la suite, la mort a tout balayé : les rebelles ont tiré des obus de mortiers et des roquettes sur les populations, usé de voitures piégées, tué et blessé des milliers de personnes avec leurs snipers isolés tuant de sang-froid les passants… 
Dans les derniers temps, la violence en Syrie a pris une démesure démoniaque. La revendication populaire s’est progressivement transformée en combat entre groupes d’appartenances cultuelles différentes, chiites et sunnites, et récemment, elle a pris une autre dimension avec l’intervention des takfiris du Front al-Nusra (qui se disent affilié à Al Qaeda et donc en principe d'obédience sunnite).
Les takfiris sont des extrémistes  islamistes adeptes d'une idéologie violente : le terme "takfiri" signifie excommunication, du nom de la méthode dont ils usent à l'égard des autres musulmans qui ne partageant pas leur point de vue. Les musulmans qui ne respectent pas les préceptes qu’ils imposent, sont considérés  comme des apostats et ainsi des cibles légitimes pour leurs attaques. Leur idéologie exige l'élimination de tous les non musulmans quand bien même ils appartiendraient aux mouvances chiites et sunnites. Les Takfiris sont de véritables machines à tuer, qu’il s’agisse de laïcs mais également de musulmans croyants. Ils combattent en Syrie pour obtenir un l’État islamique voisin de celui auquel ils aspirent en Irak où ils ont tué des religieux sunnites et chiites, bombardé des mosquées, abattu des cheikh de tribus. Ils ont d’ailleurs abjuré ceux qui participent aux élections au Pakistan, en Irak, en Afghanistan...
La tentative de prise de contrôle des régions par les takfiris en Syrie ne pouvait que provoquer l'intervention du Hezbollah d’une part, pour « sauvegarder la Résistance et protéger ses lignes de ravitaillement », et , d’autre part, pour éviter que les groupes takifiri  ne contrôlent les provinces syriennes frontalières du Liban. Le responsable du Hezbollah libanais Nasrallah  s'en est donc pris aux groupuscules takfiris qui « arrachent les cœurs, coupent les têtes, et dépouillent les tombes » pour défendre le Liban, la Palestine et la Syrie. Il a menacé : « Si la Syrie tombe entre les mains de l’Amérique, d’Israël et des takfiris, la résistance sera assiégée et l’armement venu d’Iran dont dispose le Hezbollah, touchera à sa fin ». Le leader du Hezbollah a donc insisté dans son allocution qu’il n’y aurait alors plus de « Hezbollah pour chasser les Israéliens », précisant encore : « Si la Syrie tombe entre les mains des US et des takfiris, la résistance sera assiégée, et la Palestine perdue à jamais ».
L'histoire ne manque pas d'exemples où la folie meurtrière des hommes prend le pas sur la mesure, la réflexion et la sagesse. Lorsque le fonctionnement humain ne respecte plus la vie, la spirale mortifère devient incontrôlable.  Cela tient notamment aux contradictions internes à l'Islam avec le Coran qui contient des recommandations vertueuses et, dans le même temps, confine l’individu à l’ignorance et à la haine d’autrui.
L'échec du mouvement de contestation, (tout comme en Tunisie et en Egypte), trouve sa cause dans la culture islamique et sa fascination de la mort, (qui semble être à la fois un moteur et une étape dans l’évolution des civilisations).
Le problème syrien n’est donc pas proche de La solution compte tenu des multiples contradictions dans le choix de la résolution. Les États-Unis et l’Europe aimeraient un renversement du régime syrien, en raison de son rôle de bailleur de fonds de la milice chiite libanaise, et d’intermédiaire de la République Islamique d’Iran sans pour autant accepter un Etat contrôlé par les Takfiris. La Russie n’entend pas voir tomber son partenaire historique syrien et l’assure de son soutien logistique dans son combat contre les rebelles quel qu’ils soient. Pour sa part, le pouvoir de Bahar El Assad a trouvé une solution radicale pour se débarrasser des gangs sanguinaires takfiris (et des opposants en général) avec le recours aux armes chimiques.
Une fois encore, il convient de mettre un terme aux contradictions internes du monde de l’Islam pour pacifier le pays. L’Islam doit grandir et évoluer comme l’a fait le christianisme pour adapter la règle religieuse au principe de tolérance, de respect de l’autre et de la diversité et au fonctionnement spécifique de l’homme. Lorsque les fauteurs de guerre et les courtiers du pouvoir en Syrie cesseront de penser qu’en Islam le sang doit nécessairement couler, il pourra être envisagé une renonciation à la violence de tous et une réconciliation des groupes cultuels. 
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 16:11

 

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Le cinéaste palestinien Hany Abu-Assad (né à Nazareth en 1961) a présenté son film « Omar » au festival de Cannes dans la catégorie « Un Certain Regard ». Le film montre (comme tous ceux qui traitent de la question), une «occupation israélienne » d’un « territoire palestinien » et une résistance qui essaie de s’en défaire : trois jeunes palestiniens (dont Omar et  Tarek, frère de Nadia) décident de créer une cellule de résistance et, lorsque l’un d’eux lance : « On ne devient pas résistant juste en observant », un autre assassine un soldat israélien choisi au hasard.
Il s’en suit une réaction israélienne musclée qui conduit à l’arrestation de l’auteur du meurtre et à la découverte de ce que l’un des jeunes collaborait avec les autorités israéliennes. Pour sa part, Omar sera disculpé mais placé dans une situation inconfortable : soupçonné par les siens de travailler pour Israël et sollicité par les Israéliens qui veulent faire de lui un collaborateur.
Sans se livrer à une analyse politique de la situation, le cinéaste palestinien illustre la complexité de la situation des palestiniens (dans une violence des images), placés entre la monstruosité du geste et la banalité de leur quotidien. Le sentiment général est plutôt sombre. Le film donne l’impression qu’il n’y a plus d’espoir et que les évènements au jour le jour oscillent entre fusillade et course poursuite avec un sentiment de mort omniprésent. Il n’en demeure pas moins vrai que pour les jeunes palestiniens (enfermés dans une spirale dont ils n’arrivent plus à sortir), Israël reste l’usurpateur et « la lutte armée » le seul moyen d’accéder à la liberté.
Comme de son côté, Israël est obligé de se défendre et d’obtenir les renseignements (quel que soit le moyen employé), le film montre comment les palestiniens capturés sont contraints, par la violence, à donner des informations pour prévenir d’autres attentats, ce qui est vécu par eux comme une humiliation et une atteinte à leur honneur. (Rappelons qu’il arrive également que des palestiniens et des arabes israéliens aident les israéliens dans leur traque des terroristes et fournissent spontanément les informations aux autorités israéliennes). En tout état de cause, bon nombre de  palestiniens sont placés face à un dilemme en ne sachant plus quelle attitude adopter à l’égard des israéliens et des autres palestiniens.
Dans la photographie instantanée, le film présente la Cisjordanie sous un aspect tragique avec une jeunesse qui essaie de se libérer des obstacles impossibles à surmonter et une suspicion généralisée où les palestiniens ne savent finalement plus à qui ils peuvent faire confiance.
Sur un plan sentimental, Omar souhaiterait pouvoir vivre son histoire avec Nadia qui réside à l’intérieur de la ligne verte. Aussi, lorsque le  boulanger de Cisjordanie tente de la retrouver en franchissant  le mur de séparation (malgré les tirs israéliens), sa petite amie arrive à la conclusion : « j’ignorais que l’amour pouvait être aussi douloureux ». Le film montre ainsi une psychologie des personnages avec des moments d’amitié, d’amour, de liens sociaux perturbés par le doute, avec des individus qui deviennent paranoïaques, ce qui procure un sentiment d’impuissance exaspérant.
Tout comme les palestiniens âgés de 20 ans, le spectateur ne comprend la situation au Moyen Orient qu’à travers les photographies instantanées qui lui sont présentées. La situation factuelle définit l’ennemi et donnent l’impression que les israéliens sont bien les occupants d’un territoire qu’ils contrôlent militairement mais sans jamais rappeler que ce sont les palestiniens qui ont provoqué cette situation. Cela participe d’une forme de processus de désinformation involontaire.  
Ce film (comme tous ceux qui traient du sujet), oublie de montrer en quoi l’assassinat d’un millier d’israéliens et les violences palestiniennes dans la période dite d’ «Oslo », et au début des années 2000, sont à l’origine de la séparation des territoires de Cisjordanie et d’Israël, de l’édification d’une clôture de sécurité, de l’installation de cheik points entre les villes palestiniennes et d’une présence militaire israélienne pour prévenir la circulation des armes.
Entre 1967 et 1990, les relations entre israéliens et palestiniens étaient bien meilleures. Il n’y avait pas de points de contrôle entre les villes palestiniennes ni entre la Cisjordanie et Israël. Israéliens et palestiniens pouvaient travailler ensemble.  Le problème s’est posé le 31 juillet 1988, lorsque la Jordanie a renoncé à sa souveraineté sur la Cisjordanie, non annexée par Israël.
Il a fallu organiser un partage de souverainetés entre palestiniens et israéliens sur ce territoire qui n’a jamais été finalisé. D’un côté, les palestiniens pensait qu’il fallait faire la guerre contre Israël pour obtenir leur territoire, sans passer par la voie de la négociation. De l’autre Israël n’était pas enclin à renoncer à la souveraineté sur des villes de Cisjordanie qui renferment une partie de l’histoire biblique du peuple juif. C’est le point de cristallisation entre les deux camps avec une avance stratégique israélienne que les palestiniens voudraient rattraper par les armes.
Aujourd’hui, et c’est toute l’absurdité de la situation, les jeunes palestiniens vivent la relation avec Israël comme étant le résultat d’une occupation alors que ce sont les actes de leur parent qui ont provoqué la présence militaire israélienne.
Hany Abu Assad est un cinéaste parfaitement lucide qui a toujours pris du recul par rapport aux problèmes de sa communauté. Il a obtenu l’oscar du film étranger en 2006 avec « Paradise Now », l’histoire de deux jeunes Palestiniens de Naplouse choisis pour commettre un double attentat-suicide à Tel Aviv, qui débouche sur une situation kafkaïenne (Au moment du passage entre Israël et la Cisjordanie, une patrouille israélienne les surprend et les obligent à se séparer. Les deux hommes se retrouvent seuls, se cherchent, et finissent par se demander si la violence est la seule solution pour obtenir leur liberté).  Dans « le mariage de raina », il entendait dénoncer le poids de l’oppression d’un père et de la société palestinienne en 2002 et le combat d’une jeune fille pour l’indépendance et la liberté.
Le cinéaste palestinien pourrait donc bien essayer de rétablir la vérité, à l’origine de la situation contemporaine. La jeune génération de palestiniens est privée de liberté par les actes de leurs parents et de leurs gouvernants. Le recours systématique à la violence des générations précédentes de palestiniens est à l’origine des filtres qui sont installés par Israël. Ce que les « palestiniens » nomment « occupation » n’est que le procédé choisi par Israël pour se protéger, et ce qu’ils appellent « résistance », une présentation valorisée de leurs actes barbares. L’objectivité exige du courage pour accepter de remettre en question toutes les certitudes.
L’occupation inventée par les palestiniens n’est que le mal fait par leurs parents qui rejaillit sur eux.
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:11

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2013 lessakele

Le 13 mai 2013, la remise du trophée du champion de France au club de football « Paris Saint Germain » a tourné à l’émeute et au déchaînement de violences. Des casseurs ont profité de l’évènement pour saccager des commerces, les piller, agresser des touristes, incendier des véhicules, dégrader des scooters et bien évidemment s’en prendre aux forces de l’ordre. Curieusement, la question de la responsabilité s’est focalisée sur l’autorité encadrante en l’occurrence,  le Ministre de l’intérieur Manuel Valls, la Préfecture de police, les dirigeants du club de football, ou encore le Président de la Ligue de Football Professionnel…A aucun moment,  la réflexion n’a porté sur la raison pour laquelle des masses humaines « sans foi ni loi » se livrent ainsi à ces actes de violence, comme s’il s’agissait d’une donnée contre laquelle on ne peut rien faire.
On peut notamment citer Jean François Copé qui s’en est pris aux acteurs « en charge de  la sécurité », réclamant le départ du Préfet de Police de Paris, Bernard Boucault et assurant ne pas « lâcher » le Président de la République et le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls sur la question « des responsabilités dans les débordements des casseurs». Il s’agit, certes, d’une démarche politicienne, mais il ne s’est pas privé d’égratigner le Président de la République François Hollande et son « audace » pour avoir réaffirmé publiquement « sa confiance au préfet de police de Paris et au Ministre de l'Intérieur ». Eludant le problème de fond qui est celui du comportement des casseurs, le Président de l’UMP a même exigé une commission d'enquête à l'Assemblée, et affirmé que si le Préfet n'était pas démis de ses fonctions, la question du départ de Manuel Valls serait posée...
Sur le terrain administratif, les différents intervenants n’ont pas catégoriquement nié leur responsabilité dans la survenance des évènements. Les co-organisateurs de la manifestation, le président du PSG Nasser al-Khelaïfi, Le Directeur général Jean-Claude Blanc et Le Président de la Ligue de Football Professionnel (LFP) Frédéric Thiriez, ont accepté d’endosser une partie des responsabilités compte tenu de l’autorisation donnée de remettre le trophée au Trocadéro, et non dans l’enceinte du Parc des Princes. Pour sa part, la Préfecture de police (qui avait tout de même déployé 800 policiers), s’est interrogée sur  la pertinence d'organiser la cérémonie au Trocadéro (reconnaissant implicitement son implication dans le choix) et précisant que toute manifestation publique du club serait désormais interdite. Enfin, les syndicats de police, Alliance (syndicat de gardiens de la paix) et Synergie (syndicat d'officiers), ont également reconnu avoir sous-estimé l'ampleur de la cérémonie…Une fois encore, la responsabilité des casseurs s’en trouve atténuée par le rôle des organisateurs et du service d’ordre.
En fin de compte, les différents intervenants se sont presque excusés d’avoir voulu fêter l’événement populaire dans les rues de la ville de Paris (et non dans l’enceinte du stade) pour en faire profiter le plus grand nombre, comme cela se fait dans les grandes villes européennes. Or, cet aveu de culpabilité voilé a bien évidemment une conséquence, celui de déresponsabiliser les véritables auteurs des violences à savoir les casseurs eux-mêmes alors que le véritable problème est celui de comprendre pourquoi des individus qui ne sont pas spécialement impliqués dans le monde du football, se déchaînent dans un tourbillon de violences urbaines, au point d’influer sur le choix du lieu des prochaines manifestations festives.
La France, comme l’ensemble des pays de l’Union Européennes, connaît ce mécanisme comportemental à l’occasion de manifestations populaires, qu’il s’agisse de revendications de corps professionnels ou d’étudiants. Des groupes, sans liens avec les manifestations, profitent de la diversion causée par le monde déambulant dans les rues, pour casser et piller les magasins qui se trouvent aux alentours.
Ce comportement humain est d’ailleurs parfaitement appréhendé par le Droit puisque le Code pénal sanctionne ces agissements avec l’article 222-14-2: « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende ».
C’est le mécanisme qu’il faut comprendre : de jeunes personnes frustrées, en mal de vivre, en quête de revanche (contre la société), se réunissent pour libérer une agressivité incontrôlable. Ils cultivent une frustration et un désir de vengeance contre les « nantis » et entretiennent leur excitation jusqu’au moment du passage à l’acte. Généralement originaires de banlieues, animés par des poussées d'adrénaline, ces jeunes laissent alors libre cours à tous les dérapages. Leur nombre les désinhibe, et la furie se propage entre tous les membres alors que pris individuellement, ils ne commettraient pas les méfaits dont ils devront, en cas d’interpellation, répondre à la barre du Tribunal correctionnel.
Or, au lieu de civiliser les jeunes des banlieues, et de les éduquer pour éviter qu’il ne libère leur violence au moment des rassemblements populaires, la société civile se borne à anticiper leur réaction et à prendre les précautions suffisantes pour éviter tout risque de débordement en cas de manifestations dans des lieux publics, sans mesurer qu’au fil des années, la folie de ces bandes sera de plus en plus compliquée à contenir.
La raison en est simple. L’Etat s’occupe des masses populaires dans leur dimension collective et non individuelle. Il installe des populations dans des banlieues, les laisse  livrées à elle-même (sans que la police ne puisse s’y rendre) et ne craint pas de les voir grossir dans un abandon généralisé. Aucune gestion individuelle, aucun travail pédagogique n’est entrepris, pour communiquer sur le fonctionnement des règles républicaines ou le respect de la personne et des biens d’autrui, alors que le comportement de ces jeunes marginalisés est animal, violent et haineux. A terme, ce déni se retournera incontestablement contre l’Etat lui-même : lorsque les bandes seront suffisamment puissantes, elles pourront se  structurer et fomenter des guerres civiles.
Les palestiniens grandissent également dans cet esprit de frustration nourrie et contenue,  avec une agressivité prête à se libérer lorsque l’heure sera venue. Dans leur dimension collective, ils sont de la même manière déresponsabilisés sans apprentissage de la maîtrise de soi et de la domination des pulsions, mais juste dans une forme de victimisation (justifiant l’injustifiable) avec des responsables de la situation qui sont Israël, la communauté internationale (qui ne s’occupe pas de leur sort), et Mahmoud Abbas (cette marionnette des Etats Unis).
Les populations administrées sont à l’image des décideurs : lorsque les responsables politiques, nationaux et internationaux, seront individuellement irréprochables, ils s’occuperont des populations dans leur dimension, non plus collective mais individuelle.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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