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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 14:29

 

 

NEGOCIER LA PAIX EN L’ABSENCE DE GUERRE : UN NON -SENS

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


Ce 14 juillet 2011, le Département d’Etat américain a estimé qu’il existait une opportunité pour faire revenir palestiniens et israéliens à la table des négociations, en dépit du fossé à combler entre les parties. Plus tôt dans la journée, l’émissaire du Quartet pour le Moyen-Orient, Tony Blair, déclarait,  également, que seules les négociations pouvaient apporter la paix au Proche Orient et qu’il était urgent de parvenir à un accord entre les deux parties. Le 10 juillet 2011, le Quartet pour la paix au Proche Orient déplorait, pourtant, l’impossibilité d’annoncer une reprise des pourparlers de paix, eu égard à l’importance des divergences entre palestiniens et israéliens…Ainsi, les maîtres-mots demeurent « négociations », « pourparlers », « discussions de paix » dans les déclarations de la communauté internationale, comme si israéliens et palestiniens étaient engagés dans une véritable guerre et que seules, des concessions réciproques étaient de nature à faire cesser les hostilités. En réalité, il semblerait que la communauté internationale se méprenne sur la nature des relations entre israéliens et palestiniens et s‘enfonce dans une impasse dont elle ne parvient plus à se sortir : israéliens et palestiniens ne sont pas en guerre l‘un contre l‘autre, ce qui rend illusoire toute recherche de paix.

Tout d’abord, les israéliens ne sont pas en guerre contre les palestiniens mais ne font que s‘en protéger. Ainsi, les soldats de Tsahal préservent la sécurité du territoire israélien dans le cadre de l’exercice de la souveraineté étatique, en évitant l’intrusion d’éléments exogènes susceptibles de porter atteinte aux personnes ou aux biens. Or, la mission de protéger l’Etat d’Israël n’est pas, en soi, une participation à un conflit armé, mais s’inscrit uniquement dans une mission de défense nationale. Si d'ailleurs, Israël était engagé dans une guerre contre les palestiniens, il procèderait comme le fait la communauté internationale en Libye, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire… c’est-à-dire en bombardant l’ennemi de façon massive jusqu‘à ce qu‘il plie et qu‘il tombe. Or, si tel avait été le cas, il y a bien longtemps qu'il n'y aurait plus âme qui vive dans les territoires palestiniens. Dès lors, le recours à la notion de paix est parfaitement inadapté, voire insensé pour Israël, et ne vise qu’à l’amener à renoncer à toute ou partie de sa souveraineté en contrepartie d’un hypothétique arrêt des agressions palestiniennes.

De la même manière, les palestiniens ne se considèrent pas en guerre contre Israël, mais simplement engagés dans un processus de résistance contre un occupant sans droit ni titre, qui les aurait spolié de leur territoire. Il suffit, pour s’en convaincre, de consulter quotidiennement les sites internet d’information palestinienne dans lesquels Israël est évoqué sous le vocable : « occupant », « entité, soldats ou force sioniste », alors qu’il est recouru au terme de « citoyens » s’agissant de la partie palestinienne. Ainsi, par exemple, dans la presse palestinienne du 15 juillet 2011, on apprend que « les forces de l'occupation sioniste » ont pris d'assaut (jeudi 14/7) le village de Yamoun, à l'ouest de la ville de Jénine, en « Cisjordanie occupée », qu’elles y ont installé un barrage sur son entrée Est, arrêtant les véhicules palestiniens et vérifiant l'identité des citoyens, et fouillé une maison inhabitée appartenant au citoyen palestinien Samih Ezzat Daoud Farihat, avant de se retirer. De même, « les forces occupantes » ont pénétré dans le village de Zababeidah à l'est de la ville, alors qu’une « autre force a envahi » le village de Jouba, au sud de la ville, avant de se retirer plus tard "sans qu’aucun raid n'ait été signalé ni aucune arrestation effectuée". De même, « des sources de sécurité sionistes » ont déclaré, mercredi soir (le 13/7), que le «gouvernement sioniste » mettra en œuvre un plan de construction dans la colonie d'Itamar (conformément à la promesse de Netanyahu aux « colons sionistes ») où une famille de « colons » est morte…

Ainsi, et dans leur esprit, leur culture et leur dispositions naturelles, les palestiniens ne sont pas en guerre contre l’occupant sioniste mais juste en résistance contre un occupant qui, à les lire, n'aurait rien a faire en Palestine.

La seule différence tient à la sensibilité, variable suivant les mouvances palestiniennes : dans le discours du Fatah, c’est la Palestine dans les « frontières de 1967 » qui est présentée comme étant occupée alors que pour le Hamas, c’est la Palestine dans ses frontières d’avant le 14 mai 1948 qui l’est. Pour les palestiniens, la libération de leur territoire devrait donc pouvoir s’opérer en deux étapes : l’invocation des frontières de 67 permet, dans un premier temps, de récupérer Jérusalem (antérieurement annexée par la Transjordanie en 1949), avant, de récupérer l’intégralité de la Palestine historique, dans un second temps, conformément à la conception défendue par le Hamas, et ce sans jamais avoir reconnu Israël. En aucun cas, il ne saurait être question de compromis, de transaction ou de concessions réciproques.

Si donc, elle entendait véritablement amener israéliens et palestiniens à normaliser leurs relations (puisqu'il s'agit de cela), la communauté internationale devrait s’en tenir à la réalité de la situation géopolitique qui n'a rien à voir avec une guerre déclarée. Ce 14 juillet 2011, la Ligue Arabe a démontré que les palestiniens ne constituaient pas un peuple à part entière, mais juste une partie de la grande nation arabe, cette unité humaine dont-ils partagent la langue, la culture, la religion sans spécificité aucune. En effet, elle a annoncé son intention de présenter aux Nations Unies, la demande de reconnaissance d’un Etat Palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Or, si les palestiniens constituaient véritablement un peuple spécifique, c'est eux qui en feraient la demande. Tel n'est, bien évidemment pas, le cas puisque les palestiniens sont divisés territorialement et idéologiquement. Ils ,ne peuvent donc invoquer l‘application du droit des peuples à disposer d‘eux-mêmes.

Pour autant, les palestiniens ne sont effectivement pas tenus de vivre sous souveraineté israélienne. Ils pouraient obtenir une parfaite indépendance et autonomie sur les villes où ils sont effectivement souverains (Ramallah, Bethleem, Jenine, Naplouse, Kalkilya, Tulkarem Jéricho) s'ils acceptaient d'admettre qu’Israël n’est pas une entité coloniale, bien que que la propagande locale les ait convaincus du contraire au cours des 63 dernières années (le cas de Hébron serait traité ultérieurement). De même, les palestiniens de Gaza pourraient se constituer sous forme étatique, s'ils renonçaient au projet d'anéantissement d'Israël, que symbolisent les envois de roquettes Qassam sur le territoire israélien. Une telle perpective n'est toutefois pas aisée à mettre en place puisqu'elle reviendrait à les faire renoncer à leur projet, mais également à eux-mêmes, dans la mesure où leur identité s'est toujours confondue avec la cause.

Notons enfin qu'une éventuelle normalisation des relations entre israéliens et palestiniens ne pacifierait pas immédiatement la région. Subsisterait le problème des mouvements internationaux de candidats à l’attentat suicide (dont la France a fait cruellement les frais cette semaine avec le décès de 6 soldats en charge du maintien de la paix en Afghanistan). En effet, comme le processus n'emporterait pas l'adhésion de l’Iran, du Hezbollah ou d’Al Qaeda, ces derniers seraient en mesure de fournir du « matériel humain » aux palestiniens pour continuer la lutte, si, d’aventure, ceux-ci en oubliaient le principe. Après l’exportation du conflit, il est vraisemblable que l'on assistera son importation : mondialisation oblige.
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 11:16

LA FLOTTILLE AÉRIENNE A RENFORCÉ LA SOUVERAINETÉ ISRAELIENNE EN PLAÇANT LES PALESTINIENS DEVANT LEURS RESPONSABILITES

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


Ce 8 juillet 2011, des centaines de militants pro-palestiniens du collectif « bienvenue en Palestine » ont eu la désagréable surprise de constater qu’ils ne l’étaient pas en Israël. Bon nombre d’entre eux n’a pas été autorisé à embarquer dans les avions à destination de l’aéroport israélien de Ben Gourion, d’autres ont été, dès leur arrivée, refoulés du territoire israélien, les derniers ont été placés dans les geôles israéliennes avant que ne soit trouvée une solution pour leur expulsion. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait annoncé la veille : « tout pays a le droit élémentaire de refuser l'entrée sur son sol de provocateurs » et ce, « conformément aux lois d’Israël et aux conventions internationales ».

Effectivement, si la Palestine n’existe pas (encore), ce n’est pas le cas d’Israël. L’Etat juif peut donc valablement opposer à quiconque les prérogatives internationales que sont la souveraineté étatique et le droit de prévenir toute atteinte à l‘ordre publique. Si des « hooligans », ou des « voyous » cherchent uniquement à « porter atteinte à notre légitimité dans notre propre pays » (comme l’a rappelé le Ministre de la Sécurité Intérieure), le principe de souveraineté permet alors d’empêcher aux personnes indésirables, l’accès sur le territoire.

L’objectif des militants pro-palestiniens était, dans le discours, de se rendre dans les territoires palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza en vue de participer à une semaine d’activité culturelle pour assurer aux palestiniens que le monde ne les oubliait pas. En réalité, leur démarche entendait illustrer « les conditions draconiennes et discriminatoires » qu’impose Israël aux palestiniens « en les isolant et en les piégeant dans un statut inférieur loin des yeux extérieurs ».

Pour ce faire, plusieurs symboles ont été exploités. Tout d’abord le choix du nom « bienvenue en Palestine » nie l’existence d’Israël et sa souveraineté. Ainsi, l’atterrissage en Israël aurait pu laisser entendre que la Palestine était sous occupation d’une entité de type coloniale, ce qui est non seulement provoquant mais encore humiliant pour Israël. Ce nom répond par ailleurs, à tous les pays dans le monde qui ne mentionnent pas le nom Israël sur les mappemondes mais seulement celui de « Palestine ». Un autre symbole résultait du choix de la date (8 juillet) qui marque l’anniversaire de la décision prise le 9 juillet 2004 par la Cour Internationale de Justice de la Haye, qui a déclaré illégale la construction du « mur » de séparation israélien édifié en Cisjordanie et l’annexion de Jérusalem-Est. Sur ce point, l’arrivée massive de pro-palestiniens aurait pu jeter un nouveau discrédit sur l’Etat juif.

Par ailleurs, les militants entendaient dénoncer les obligations qui leurs sont soumises lorsqu‘ils se rendent en territoires palestiniens via Israël : « Nous infliger de mentir, de signer des documents par lesquels nous nous engageons à ne pas nous rendre dans les territoires palestiniens, nous humilier, et refuser quotidiennement le passage à des pacifistes, n’est plus acceptable !». A cet égard, la démarche des pro-palestiniens n’était pas cohérente. Les organisateurs n’ont jamais encouragé l’Autorité Palestinienne à entretenir de bonnes relations avec Israël pour faire en sorte qu’il ne soit plus nécessaire de passer par Israël pour se rendre à Ramallah, Bethlehem, Naplouse, kalkilya…

Enfin, le dernier objectif était de condamner la politique des gouvernements occidentaux qui « s’abstiennent d’œuvrer pour libérer l’accès à la Palestine en soutenant la politique israélienne d’apartheid » (sic).

Ce fiasco pro palestinien a finalement placé les palestiniens devant leurs responsabilités : ils ne pourront jamais être reconnus comme constituant une entité nationale s’ils ne respectent pas eux-mêmes l’entité souveraine d’autrui.

La bande de Gaza n’est pas coupée de l’extérieur. Si les militants pro- palestiniens souhaitent s’y rendre, qu’ils empruntent la voie égyptienne puisqu’il n’y a plus aucun problème pour rejoindre le territoire palestinien en venant de l’Egypte (Mahmoud Abbas vient d’ailleurs d’y penser en suggérant, ce 9 juillet 2011, de réfléchir à ce mode d’accès). De façon plus utile, ils pourraient également inviter les palestiniens à abandonner la doctrine du Hamas et l’objectif consistant à anéantir l’entité sioniste, ce qui permettrait d’entrevoir la reconstruction de l’aéroport de Gaza pour leur éviter de passer par Israël pour se rendre à destination. De même, et s’agissant de ceux qui entendent se rendre dans les territoires palestiniens de Cisjordanie, il suffit de suggérer à l’Autorité palestinienne qu’elle normalise ses relations avec Israël, qu‘elle annonce officiellement l‘abandon définitif du recours à la lutte armée et qu‘elle l‘impose à ses ressortissants. Il sera alors possible de construire un aéroport international près de (la future capitale) Ramallah, ce à quoi l’Etat juif prêtera bien évidemment son concours. Les militants pro-palestiniens pourront alors en toute quiétude, rendre visite aux palestiniens sans même avoir à solliciter l’autorisation à Israël.

Les palestiniens viennent d’essuyer deux cuisants échecs avec leurs flottilles maritime et aérienne dont l’objectif était purement propagandiste. La communauté internationale ne s’est pas laissée piégée par la première, opportunément stoppée en Grèce avant que l’Etat juif ne bloque intelligemment la seconde. Les palestiniens et ceux qui les soutiennent devraient finir par comprendre que la violence ne résout rien et qu’ils ne pourront jamais parvenir à la reconnaissance d’une souveraineté palestinienne en occultant celle d’autrui. Leur déni d’Israël et leur manœuvre pour délégitimer l’Etat juif ne fait que les desservir.

La réalité de la situation géopolitique contemporaine est la seule qui puisse fonder les frontières interétatiques, non la guerre, les fantasmes, la spoliation de parties dépendant de la souveraineté israélienne ou le rêve d’un anéantissement de l‘Etat juif. En attendant le sursaut palestinien sur ce point, il faut admettre qu’Israël a formidablement géré cette nouvelle tentative de déstabilisation et fait un nouveau pas vers l’opposabilité au monde de sa spécificité.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 00:00

« ICI ET MAINTENANT » : SI FRONTIÈRES IL DOIT Y AVOIR, ELLES SERONT DE SEPTEMBRE 2011

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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A l’occasion de la troisième Conférence des Présidents qui s’est achevée le 24 juin 2011, le Président Shimon Pérès a livré son sentiment sur le processus de paix. Estimant que la crise touchait à sa fin, il a invité les palestiniens à reprendre immédiatement les négociations : « la paix ne devrait pas être remise à plus tard ». Son propos a notamment été illustré par la solidité des accords de paix passés avec deux voisins : « n’oubliez pas que les accords de paix que nous avons signés avec l’Egypte et la Jordanie ont fait leur preuve au fil du temps ». La notion de temps a donc une certaine centralité dans le débat, tout comme le suggère d’ailleurs l’intitulé du thème de la Conférence en l’occurrence, « facing Tomorrow 2011 » qu’il est encore possible de traduire par « affronter l’avenir ».

C’est précisément cette maîtrise du temps qui semble poser quelques difficultés aux palestiniens. Ceux-ci ambitionnent une reconnaissance de l’Etat palestinien en septembre 2011 tout en se transportant en juin 1967 (c'est-à-dire 43 ans plus tôt), pour en définir les contours. Ce décalage dans le temps est pour le moins inapproprié car il revient à construire « aujourd’hui » les fondations d’une relation paisible « future » à partir des outils d’un « passé » révolu dans lequel les acteurs étaient différents. Bien évidemment, si l’Etat palestinien est reconnu lors de la prochaine Assemblée Générale de l’Onu en septembre 2011, les frontières étatiques entre Israël et la Palestine seront celles de septembre 2011 et ce, en vertu d’un principe basique : « ici et maintenant ». En effet, la paix relève d’une disposition d’esprit, non d’une captation territoriale d’autant que l’histoire de ces 63 dernières années a défini un espace géopolitique qu’il est impossible de modifier par une décision politique internationale.

Cette référence à 1967 égare en réalité les palestiniens, bercés d’illusions, qui se construisent dans le passé, un territoire qu'ils n'ont jamais eu. Au moyen de cette référence temporelle, ils cherchent à donner une consistance à leur combat tout en se rassurant et en ressuscitant, de façon factice, une période idéalisée qui n'a jamais existé. Depuis 1947, les palestiniens ont toujours refusé la coexistence de deux Etats juifs et arabes vivant aux côté l'un de l'autre. Or, leur choix de 1967 est fondamental car cette date coïncide avec celle de la condamnation d’Israël par la collectivité internationale. Ainsi, et grâce à la guerre des 6 jours (dans laquelle ils n’étaient pourtant pas engagés), les palestiniens se sont inventés une histoire, une identité fictive, un peu comme s’il s’agissait d’une usurpation d'identité. Cette période pendant laquelle Israël a conquis de nombreux territoires sur la Jordanie , l’Egypte et la Syrie, donne plus de poids à leurs complaintes interminables et au ressassement d'un passé catastrophique ( la Nakba ) qui a enfermé leur identité dans une projection fantasmée. En fuyant l’« ici et le maintenant », les palestiniens se complaisent alors dans cette souffrance qui les renforce, leur donne de l'importance et leur permet de s'apitoyer et d’attirer la reconnaissance de la communauté internationale sensible à leur condition de misère. Autrement dit, les frontières de 67 les aveuglent sur un passé qui n'a, de toute façon, jamais été leur présent.

Les palestiniens se sont en fait, façonnés sur des concepts émotionnels oscillant entre le rêve, la violence, l’horreur et une haine propre à encourager la bonne volonté des justiciers chargés de reprendre des terres dont ils se inventés une spoliation. Aussi, et en rejetant l’« ici et le maintenant », dans un combat qu’ils pensent héroïque, ils se persuadent que la vie dans le présent n’a aucune importance et ne prend son sens qu’à la lumière de l’accomplissement d’un bonheur mythique qui effacerait l’histoire depuis 1948. Cette image malheureuse qu'ils ont d’eux-mêmes, donne alors une épaisseur à leur existence, confère un sentiment de victimisation et d'accablement existentiel. Pour se valoriser, ils sont en quête de pouvoir sur Israël en caressant l’espoir de le déposséder de sa capitale historique. Pire, ce décalage temporel est à l’origine d’une tension devenue insupportable pour eux qui cultivent une frustration ininterrompue les conduisant à attendre ou à regretter, au lieu de vivre dans l’« ici et le maintenant ». En d’autres termes, leur rêve les plonge dans un malaise constant et la vie décevante devient une véritable torture qui bascule leur être dans un contenu émotionnel où ils sont sans cesse sollicités.

La dimension religieuse contribue également à leur égarement temporel. La religion de Mahomet est la « dernière » religion monothéiste, qui se présente comme une compréhension globale du fonctionnement mystique de l'univers telle une forme d'aboutissement spirituel de l'individu. Le système de foi proposé est donc présenté comme étant supérieur aux « précédents » en ce qu’il les a améliorés : les prophètes de l'ancien testament demeurent des prophètes de l'Islam, mais le peuple juif y est considéré comme un peuple maudit alors que l'Islam doit définitivement embrasser le monde à « la fin des temps ». Les palestiniens ne peuvent donc se résoudre à accepter un Etat juif aux côtés de l'Etat palestinien, ce qui reviendrait à un retour à la case départ sur le terrain de la phénoménologie religieuse. La Charte du Hamas le rappelle dans nombreux de ses articles en posant notamment que le palestinien n'existe par pour lui même mais pour une finalité qui le dépasse. Les moudjahidin n'évoluent pas dans l’«ici et le maintenant » mais sont investis d’une mission quasi divine en agissant « aujourd’hui » pour laisser aux générations « futures » un monde conforme aux « prédictions » religieuses dont ils sont l'instrument de l'aboutissement. Leur propre existence est ainsi relayée au second plan même si l'action immédiate conditionne la perspective d'une rétribution dans le monde futur où 70 vierges les attendent. La société traditionnelle dans laquelle ils évoluent, repose sur des principes qui s’opposent à la modernité même si les révolutions dans le monde arabe traduisent une aspiration vers les valeurs démocratiques du monde occidental, tournées vers l’avenir, les avancées scientifiques et les progrès technologiques, qui s’opposent aux fondements de leur représentation idéologique.

Sur un plan international, cette référence rabâchée des « frontières de 67 » a progressivement pris la forme d’une norme opposable à Israël comme si la communauté internationale avait intériorisé cette projection dans une autre dimension temporelle bien que la seule référence qui vaille soit celle du présent. La communauté internationale, en oubliant que les « frontières de 67 » concernaient des entités étatiques souveraines autres que la Palestine , se livre elle-même à un déni et à un refus du présent. L’antisémitisme viscéral, conscient ou inconscient, d’une partie de la communauté internationale (pudiquement traduit par le terme antisionisme), prête alors le flan à ces revendications palestiniennes d'un retour aux frontières de 1967 en entretenant le mélodrame palestinien et en se laissant elle-même, volontairement entrainée hors de l'« ici et du maintenant ».

Aucune paix ne pourra s’établir si les palestiniens ne se libèrent pas individuellement de leur enfermement intellectuel et de leur conditionnement émotionnel qui les prive de lucidité. Leur attention doit désormais se porter sur l’instant présent. Toutefois, si d'aventure, la référence aux « frontières de 67 » était vraiment indispensable, il serait toujours possible de soutenir que les frontières de septembre 2011 (soit de 5772 dans le calendrier hébraïque) sont également celles de « 5767 ». Tout le monde serait alors satisfait (voir notre article : « d’accord pour les frontières de 67 …enfin de 5767 »).

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:07

LES FRONTIÈRES DE 1967 EMPORTENT RECONNAISSANCE INTERNATIONALE DE L’ANNEXION ARABE DE JERUSALEM EN 1949

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Le 13 juin 2011, le frère du roi Fahd d’Arabie Saoudite a indiqué que les Etats-Unis commettraient une faute grave s’ils opposaient leur véto lors du vote sur la reconnaissance de l’Etat palestinien à l’Onu, en septembre prochain : « Si les Américains pensent qu’Israël est un allié indispensable, ils vont bientôt s’apercevoir que d’autres acteurs dans la région ne sont pas moins indispensables ». Faisant une nouvelle fois référence aux frontières « dites » de 1967, le prince saoudien a ajouté : « en 1967, les arabes ont dit non à la paix. Ils ont eu ce qu’ils méritent. Maintenant, ce sont les israéliens qui disent non ». Aussi, et menaçant Israël dans un chantage déguisé, il a ajouté préférer « ne pas être là quand ils auront ce qu’ils méritent ».

Bien que le raisonnement du prince saoudien relève manifestement du sophisme (s’agissant de situations qui ne sont en rien comparables), il est encore et toujours repris la délimitation géographique des frontières « dites » de 1967, comme s’il s’agissait du point de départ non négociable dans la recherche d’une normalisation israélo palestinienne. En focalisant le débat sur ces frontières, il est sous-entendu que la victoire de juin 1967 est la faute originelle d’Israël, nécessitant un rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement. Ces frontières de 1967 confortent alors les condamnations d’Israël concernant la réunification de sa capitale mais également le refus de reconnaître sa loi fondamentale du 30 juillet 1980 qui a fait de Jérusalem, entière et unifiée, sa capitale éternelle. Cette date reprend enfin les termes de la résolution 242 du 22 novembre 1967 qui a ordonné à Israël de se retirer des « territoires occupés ».

Ce faisant, la communauté internationale fait preuve d’une extraordinaire amnésie dans la mesure où les frontières de 67 valident, a posteriori, l’annexion illégale de Jérusalem réalisée par la Transjordanie le 24 janvier 1949, en parfaite violation de la résolution du 29 novembre 1947 sur le partage de la Palestine.

En effet, les frontières de 1967 occultent la déclaration de guerre faite au jeune Etat hébreu le 15 mai 1948 et le refus arabe, en 1947, de respecter la résolution 181. Aussi, passent-elles sous silence l’annexion de Jérusalem par le Royaume Hachémite le 24 janvier 1949, entérinée par le Parlement jordanien lors de l’unification des rives du Jourdain le 15 avril 1950. Or, la communauté internationale n’a jamais sanctionné la Jordanie pour son annexion de Jérusalem qui avait vocation à être placée sous contrôle et souveraineté internationale. Elle n’a jamais annoncé publiquement son refus de reconnaître cette annexion illégale, ni exigé de la Jordanie qu’elle renonce à Jérusalem conformément aux dispositions internationales.

De même la résolution 181 prévoyait l’interdiction de porter atteinte aux lieux Saints, affirmait la liberté de culte et envisageait de laisser un libre accès de visite aux Lieux Saints, sous réserve de considérations de sécurité nationale et du maintien de l’ordre public et de la bienséance. Or, à la suite de son annexion illégale, la Jordanie a défendu aux juifs de se rendre au Mur occidental entre 1950 et 1967 sans que personne n’y trouve vraiment rien à redire.

De plus, la résolution de 1947 exigeait un respect des rites religieux de chaque communauté et du droit familial traditionnel, l’interdiction de prendre des mesures qui feraient obstacle à l’activité religieuse voire encore, de toute discrimination entre les individus du fait de la religion et de la nationalité. Ainsi, était-il prévu d’assurer un enseignement primaire et secondaire aux minorités religieuses, conformément à leurs traditions culturelles. Cette mesure n’a pas non plus été respectée par la Jordanie entre 1949 et 1967 et ce, dans le plus grand silence.

Il était enfin prévu que les lieux saints et les édifices ou les sites religieux seraient préservés avec interdiction de commettre tout acte de nature à compromettre leur caractère sacré. La légion arabe a néanmoins essayé de détruire toutes les traces du judaïsme dans la vieille ville en s’en prenant aux synagogues, aux édifices religieux juifs et aux cimetières sans la moindre sanction de la communauté internationale. Une fois encore, en replaçant le débat au niveau de la date du 6 juin 1967, la communauté internationale fait l’impasse sur ces violations répétées par la Jordanie des décisions qui lui étaient opposables.

Plus grave, en validant l’annexion illégale de Jérusalem par la Jordanie et en exigeant d’Israël qu’il revienne sur ses positions antérieures au 6 juin 1967, la communauté internationale, fait, depuis 44 ans, preuve d’un extraordinaire parti pris : dans sa résolution 267 du 3 juillet 1969, le Conseil de sécurité a censuré « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem » alors qu’aucune mesure similaire n’a été prise contre la Jordanie lorsqu’elle a modifié le statut de Jérusalem. L’on ne compte plus les résolutions qui font mention de « territoires occupés » s’agissant de Jérusalem telle la résolution 672 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 13 octobre 1990, alors que de tels reproches n’ont jamais été adressés à la Jordanie. La quasi-totalité des ambassades étrangères en Israël se situe à Tel Aviv rappelant que Jérusalem n’est pas considérée comme la capitale de l’Etat juif. Ce parti pris international se traduit désormais au niveau des décisions de justice telle une décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne rendue le 25 février 2010 (en matière de saisie douanière) selon laquelle « les frontières de 1967 sont la limite de la souveraineté israélienne », qualifiant les territoires de Judée Samarie de « territoire palestiniens occupés ».

A force de répéter que la terre était plate, un bon nombre d'individus a fini par s’en convaincre. Cette forme géométrique de la terre a certainement rassuré, confirmé que les hommes étaient au centre du monde, illustré que les principes religieux dominants de l’époque étaient avérés et justifié la torture et le meurtre de tous ceux qui soutenaient le contraire.

La référence aux frontières de 1967 est du même acabit. La référence internationale aux frontières de 1967 est une ineptie d’une gravité identique, un mensonge universel, une obsession paranoïaque internationale qui permet de nuire à Israël tout en se retranchant derrière des principes d’une pseudo légalité. Sur ce point, le danger ne tient pas tant à cet acharnement de la communauté internationale contre Israël mais bien à son refus d’appliquer le droit international, voire de laisser le politique prendre le pas sur les considérations d’ordre juridique.

Les frontières de 1967 étaient israélo-jordaniennes, syriennes et égyptiennes, non palestiniennes. Par ailleurs, elles se sont déterminées sur une configuration qui violait les dispositions internationales de 1947 notamment par l’annexion illégale de Jérusalem. La communauté internationale se doit donc d’être juste et équitable. Le 23 mai 2011, le premier Ministre Netanyahou a déclaré « Je veux vous assurer d’une chose, (la paix) doit garantir la sécurité à Israël et donc Israël ne peut retourner aux frontières indéfendables de 1967». En réalité, le retour aux frontières de 1967 est impossible, non pas parce qu’elles sont indéfendables mais bien parce que rien ne les justifie.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 20:14

 

L’ARGENT, UN PIÈGE QUI SE REFERME SUR LA CAUSE PALESTINIENNE

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Le 5 juin 2011 correspondait au 44ème anniversaire de la défaite de la coalition arabe contre Israël, lors de la guerre des 6 jours. Pour marquer l’évènement, des centaines de palestiniens ont essayé de franchir la frontière située sur le plateau du Golan entre la Syrie et Israël, provoquant une riposte mesurée de l’armée israélienne qui s’est tout de même soldée par des morts et des blessés (même si le nombre avancé par la partie palestinienne a été volontairement exagéré). L’opposition syrienne a alors livré une information très intéressante sur la présence, lors de la manifestation, d’agriculteurs d’origine druze qui avaient été grassement payés pour leur participation, avec promesse d’une prime supplémentaire en cas de décès causé par les tirs de l’armée israélienne. Autrement dit, la manifestation n’était qu’une sorte de production de type hollywoodien parfaitement cynique, destinée à salir Israël, tout en détournant l’attention portée sur le massacre de sa propre population, perpétré par le dirigeant Bachar Al Assad. Ainsi, cette manifestation illustre une nouvelle fois la place et le rôle de l’argent pour les palestiniens, comme s’il permettait de rémunérer un service sans lien avec l'affirmation de l'identité palestinienne.

Rappelons que depuis 1948, des sommes faramineuses sont versées aux palestiniens qui ne sont pas employées pour leur développement, mais généralement appréhendées par leurs dirigeants. Ainsi, le dirigeant et fondateur de l’Olp Yasser Arafat a été répertorié parmi les plus grandes fortunes du monde (alors qu’il n’a jamais été ni commerçant ni industriel). L’argent généreusement donné par l’Union Européenne et la communauté internationale, est ainsi venu alimenter ses comptes bancaires personnels en Suisse, au lieu de favoriser le développement culturel, social ou encore la santé des palestiniens (sans que personne n’exige une justification de l’affectation des fonds). Dans ce registre, Souha Arafat épouse du Rais, première dame palestinienne (Chrétienne convertie à l’Islam), de nationalité palestinienne, née à Naplouse le 17 juillet 1963, qui a embrassé la cause palestinienne, a quitté les territoires palestiniens pour prendre la nationalité française, puis tunisienne (dont elle a été déchue) avant de partir vivre à Malte, à la suite de ses démêlés judiciaires pour détournements de fonds. Rappelons enfin que les documents d’Arafat trouvés dans le quartier général de la Moukata à Ramallah, ont révélé que les seuls transferts d'argent l’étaient au profit d’organisations terroristes, qui en reversaient une partie aux familles des terroristes Kamikazes. Sur ce point, on observe encore que l’argent non capté par le dirigeant palestinien, était distribué pour nuire à Israël au lieu de favoriser les palestiniens.

Cette fonction particulière de l’argent, se retrouve encore chez les partenaires des palestiniens, comme notamment, lorsque le régime de Saddam Hussein (dans les années 90), entraînait les membres du Front de Libération de la Palestine au maniement d’armes et d’explosifs et utilisait cet organisme pour acheminer l’argent aux familles des kamikazes palestiniens afin d’entretenir l’intifada. Une fois encore, l’argent pour les palestiniens n’était pas destiné à construire ou créer un univers viable mais l'était bien pour détruire et semer la désolation en Israël.

Hormis ces affectations, l’argent destiné aux palestiniens est utilisé pour financer une vaste entreprise publicitaire de lamentation. Un organisme, l’Unrwa, a été créé en 1949 par la résolution 302 de l’Assemblée Générale de l’Onu pour apporter un programme d’aides aux palestiniens en Cisjordanie, à Gaza, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Le mandat de cet organisme était temporaire mais a, depuis, été constamment renouvelé. Grâce à lui, les palestiniens qui vivent dans les camps, ne dépendent pas du Haut Commissariat aux réfugiés, mais disposent d’un organisme censé répondre à leurs besoins en matière de santé, d'éducation, d'aide humanitaire et de services sociaux.

Pour autant, les palestiniens conservent le statut de « réfugiés » alors même qu’ils vivent sur des territoires sur lesquels ils sont parfaitement autonomes comme à Gaza (pas moins de 8 camps) ou en Cisjordanie (19 camps) et reçoivent chaque année des centaines de millions de dollars de l’Union Européenne et des Etats-Unis (et 4% de la ligue Arabe), non pour se développer mais pour entretenir leur rêve d’envahir Israël. Sur ce point, l’argent versé installe les palestiniens dans une sorte de nostalgie, de souvenir d’une histoire qui leur aurait été volée, de rêve de retour dans les villages de Jaffa, Akka (Akko), Bir As-Sabaa, Asqalan (Ashquellon), Asdoud (Ashdod)… d’où leurs auteurs auraient été chassés par la force et la contrainte…Ainsi, et au lieu de vivre, construire, avancer, ils cultivent un phantasme, celui de se rendre sur des terres qu’ils n’ont jamais foulées.

Ce rôle donné à l’argent par les palestiniens pourrait en réalité devenir un piège qui va se refermer sur eux. L’Organisation des Nations Unies envisage, en effet, de discuter en septembre prochain d’une motion soumise par la Ligue arabe, visant à reconnaître l’Autorité palestinienne en tant qu’Etat avec des frontières dessinées conformément aux lignes temporaires d’Armistice de 1949, qui ont, en leur temps, défini l’Etat juif.

Or, ce projet pourrait très bien ne pas aboutir, une fois encore, pour des raisons financières. L’ex ambassadeur américain à l’ONU, John Bolton a, le 5 juin 2011, laissé entendre que le Congrès américain pourrait cesser toute contribution à l’Onu en cas de reconnaissance ou d’autorisation donnée à la création d’un Etat palestinien. Autrement dit, si l’Onu s’aventurait à reconnaître un Etat palestinien, elle risquerait de perdre la généreuse contribution des Etats Unis. Les responsables palestiniens Yasser Abed Rabo (numéro 2 palestinien), Saeb Erakat (négociateur) et Nasser Al Qidwa (ancien ambassadeur palestinien à l'Onu), ont donc parfaitement compris le sens d’une telle menace dans la mesure où les palestiniens pourraient perdre la généreuse dotation américaine faite à l’Unrwa. Ils ont donc tout bonnement conseillé à Mahmoud Abbas de renoncer à son initiative uniquement en raison du véto américain !

Une fois encore, le jeu malsain des palestiniens se révèle au grand jour. L’argent dont ils ont bénéficié depuis 1949 n’a jamais servi à préparer la fondation de l’Etat palestinien. Si tel avait été le cas, l’évènement se serait produit depuis longtemps. Les palestiniens renoncent d’ailleurs aujourd’hui à leur projet, uniquement par crainte de perdre les subventions américaines alors que leur rêve de fonder l’Etat (auquel ils aspirent depuis si longtemps), ne devrait pas être différé pour des raisons pécuniaires. Les palestiniens devraient annoncer fièrement au monde qu’ils refusent l’aumône des Etats-Unis et qu’ils s’en sortiront seuls avec leurs principes, leurs valeurs, leur combativité et leur ténacité… Rien de tout cela. Le versement des fonds américains prime sur la création de l’Etat de Palestine.

Bien évidemment, la fonction donnée à l’argent par les palestiniens conduit à poser une autre question : celle du rôle de la collectivité qui a entretenu les palestiniens dans cet état d’esprit, d’oisiveté, de paresse et d’assistanat. Les palestiniens sont ils réellement considérés par la communauté internationale comme un peuple susceptible de bénéficier du droit à l’autonomie ou au contraire, comme le seul moyen d’empêcher l’accomplissement du dessein d’Israël ?

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 22:06

LE BLOCUS PALESTINIEN DE LA BANDE DE GAZA

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Fin juin 2011, une nouvelle flottille devrait s’élancer en direction de la bande de Gaza pour « tenter de briser le blocus israélien de ce territoire palestinien», manifestation pro palestinienne qui bénéficie d’un large soutien international. Un bateau français quittera Marseille pour la rejoindre, un autre est affrété par le groupement d’associations belge « belgium to gaza », un autre sera canadien… avec pour objectif de libérer un million et demi de palestiniens emprisonnés par les bourreaux israéliens qui leur refusent tout accès vers l’extérieur, les privent de nourriture, de soins, de dignité, et ce, dans une arrogance qui bafoue les règles humanitaires. De façon tout à fait étonnante, cette méthode consistant à dénoncer la puissance militaire israélienne dissimule une autre réalité dont personne ne parle : un véritable blocus palestinien de la bande de Gaza.

En effet, si les palestiniens de la bande de Gaza sont privés de mouvement, c’est bien l’Autorité palestinienne qui en est à l’origine. Elle refuse en effet de délivrer des passeports à des milliers d’entre eux afin de les empêcher de quitter le territoire. Les intéressés en font pourtant la demande soit pour obtenir des soins à l’étranger (une personne handicapée doit se faire poser une prothèse, une autre aimerait suivre un traitement contre sa stérilité…), soit afin de poursuivre des études, voire enfin pour faire un pèlerinage. Or, faute de passeport, les départs sont impossibles.

Le 22 mai 2011, les palestiniens ont organisé une manifestation à Gaza pour dénoncer le refus de délivrer des passeports, à l’origine justifié par l’absence de réconciliation entre le Hamas et le Fatah. Les gaziotes ont alors scandé dans les rues que cette réconciliation ne servait à rien « si les citoyens de Gaza ne peuvent obtenir leurs droits fondamentaux ». Les organisateurs ont également décidé de se tourner vers les organisations palestiniennes de défense des droits de l’Homme et vers la Ligue arabe pour solutionner le problème. Ainsi, l’organisation palestinienne des Droits de l’Homme Addamer a ainsi rappelé que le droit à un passeport était un droit inaliénable garanti par le droit international : « Nos représentants ont eu plusieurs réunions avec des responsables de l’AP en Cisjordanie. Nous avons prévu d’engager une action en justice, mais avons attendu parce que nous avons eu la promesse que l’affaire serait réglée une fois l’accord de réconciliation signé ».

Lors de la manifestation, d’autres ont exprimé leur indignation de voir les dirigeants palestiniens décider de leur sort et de leur liberté de mouvement en parfaite violation avec toutes les règles posées par les Droits de l‘Homme. Pour sa part, l’organisateur de la campagne a critiqué le Ministre de l’intérieur (résidant à Ramallah) en posant la question « sommes-nous en train de payer le prix de notre sensibilité politique ?». Il a également demandé les raisons de ce refus et notamment, si les pétitionnaires étaient considérés comme des espions agissant pour des gouvernements étrangers.

Bien que celà ne soit pas officiellement déclaré, le blocus palestinien de la bande de Gaza est essentiellement lié au souci d’éviter la fuite des palestiniens. En effet, les membres de la société palestinienne sont à l’image de ce que l’on retrouve dans toutes les sociétés: certains sont animés de violence, de haine, d’agressivité et d‘une certaine propension à la guerre. Ces personnes trouvent leur place dans la société palestinienne qui légitime et confère une certaine noblesse à leurs actes en présentant l’Etat juif comme étant un monstre. D’autres, naïfs et crédules, adhèrent à toutes les thèses qui leur sont soumises, a fortiori si elles représentent l’opinion majoritaire. Les convaincre de la justesse du combat s’opère alors par un matraquage idéologique de thèmes répétés en boucle et la projection d’images qui valorise cette guerre pour la liberté. Il y a néanmoins une troisième catégorie de personnes, parfaitement lucides, animées de bon sens (et ce, quelque soit leur degré d’instruction) qui comprennent le caractère vain, inutile et insensé du combat contre Israël, et qui ambitionne de s’enfuir si l’occasion se présente.

Par son blocus de la bande de Gaza, l’AP met tout en œuvre pour éviter de laisser apparaître l’exode comme étant une option, et permettre sa généralisation qui ôterait tout intérêt au conflit. Les gaziotes se rendraient en Europe et solliciteraient un statut de réfugié politique, que les pays européens auraient mauvaise grâce à refuser. L’Autorité Palestinienne n’a donc d’autre choix que de délivrer les passeports au compte gouttes en s’assurant préalablement que le requérant reviendra bien à Gaza à l’issue de son séjour passé à l’étranger, tout en confinant les palestiniens lucides dans ce territoire, les privant de conditions de vie décentes.

Cette véritable séquestration par l’Autorité palestinienne de ses ressortissants trouve bien évidemment son écho dans la communauté internationale où nombreux antisionistes ou antisémites, peu soucieux de la situation des palestiniens attendent une chute ou, tout au moins dans un premier temps, une déstabilisation d’Israël. C’est bien évidemment l’objet de la nouvelle flottille pour la liberté, nouvelle manifestation de type publicitaire pour délégitimer Israël et le forcer à plier sous la pression internationale.

Loin d’être coupée de l’extérieur, la bande de Gaza dispose d’une frontière longue de 10 kilomètres avec l’Egypte par laquelle les palestiniens entrent et sortent librement, s’approvisionnent en armement et qui pourrait être utilisée par la flottille pour acheminer leurs matériels, a fortiori depuis que les autorités égyptiennes ont décidé de rouvrir le terminal de rafiah.

Dans la dynamique internationale visant à créer un Etat palestinien en septembre 2011, la séquestration palestinienne des palestiniens de la bande de Gaza donne ainsi un semblant de légitimité à une revendication qui n’en a pas. Par ailleurs, elle rassure la communauté internationale sur le bien fondé d’y parvenir en lui restituant un rôle majeur dans cet avènement, tout en effaçant l’erreur qu’elle se reproche d’avoir commise lors du partage de la Palestine en 1947. Elle cautionne enfin le Hamas dans sa politique d’éradication de l’entité sioniste en évitant de véhiculer l’image catastrophique des défections dans l’équipe. Une nouvelle fois, ce que l’on nomme conflit israélo palestinien n’est finalement rien d’autre que le combat d’une vérité fabriquée qui sied à une majorité, mené contre un processus de type dialectique qui n‘intéresse personne.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 22:31

L’ETAT JUIF DOIT EGALEMENT SE RECONNAÎTRE COMME TEL


 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Ce 24 mai 2011, le Premier Ministre Benjamin Netanyahou a, dans son discours devant le congrès américain à Washington, rappelé la profonde amitié qui unit Israël et les Etats-Unis ainsi que leur « combat commun contre le terrorisme et en faveur de la liberté et de la démocratie ». En livrant son analyse sur la configuration géopolitique future conduisant à l’établissement d’un Etat palestinien aux côtés d’un Etat juif, il a repris l’ensemble des problématiques en terme géographique et sur le terrain de l’identité nationale. Toutefois, et en demandant aux palestiniens de reconnaître le caractère juif d’Israël, la question se pose de savoir si Israël se reconnaît bien lui-même comme Etat juif, et quels seraient les aménagements à effectuer pour figer cette nature spécifique.

Tout d’abord, le Premier Ministre israélien a évoqué le danger que représente l’Iran qui appelle régulièrement à l’éradication d’Israël a fortiori si ce pays parvient « à se doter de l’arme nucléaire ». Aussi, n’a-t-il pas manqué de saluer la mise en place de sanctions contre l’Iran tout en envoyant un message sans équivoque « que l’Amérique ne permette jamais à l’Iran de développer ses armes nucléaires ». En effet, « moins de sept décennies après que 6 millions de juifs aient été assassinés, les dirigeants iraniens nient l’holocauste tout en appelant à l’anéantissement du peuple juif ». Aussi, Benjamin Netanyahou a-t-il indiqué que les juifs prenaient très au sérieux les appels à la destruction de notre nation : « nous sommes une nation qui renait des cendres de l’holocauste ». Quand nous disons : « plus jamais » nous voulons dire « plus jamais ». Sur ce point, il y a peut être un lien entre shoah et fondation de l’Etat d’Israël qui est susceptible de desservir l’Etat juif. Les antisémites et antisionistes soutiennent, en effet, que l’Etat d’Israël est né de la mauvaise conscience des européens à la suite des actes commis pendant la seconde guerre mondiale. Aussi, Israël serait la conséquence d’une décision politique de type colonial prise par les Nations Unies, lui conférant un caractère illégitime, a fortiori si, comme le soutiennent les négationnistes, le massacre n’a pas eu lieu. L’Etat d’Israël pourrait donc porter un autre regard sur le massacre commis au cours de la seconde guerre mondiale. En effet, en sa qualité d’Etat juif, Israël n’est pas né des horreurs nazies mais est bien le résultat d’un processus plus ancien qui a débuté au 19ème siècle, et qui répond à une injonction inscrite dans la Torah. Autrement dit, la shoah n’est pas à l’origine de la création d’Israël mais est, au contraire, l’ultime tentative (d’Amalek) pour empêcher le peuple d’Israël de retrouver sa terre et de reconstruire son unité, conduisant l’ensemble des nations à en admettre le principe

De même, Benjamin Netanyahou a poursuivi son propos sur la nécessité de parvenir à la paix avec les palestiniens même si cette paix emporte renonciation à une « partie de la terre de nos pères ». Regrettant le manque de volonté du côté palestinien, il a suggéré au président palestinien Mahmud Abbas qu’il se tienne devant son peuple pour lui dire « je suis prêt à accepter un Etat juif », même si le tracé du futur Etat palestinien doit prendre en considération les évolutions démographiques et le principe d’indivisibilité de la capitale Jérusalem. Il a alors évoqué la possibilité d’instituer, dans le futur Etat palestinien, « un droit au retour des palestiniens », à l’instar de celui réservé au juifs qui entendent émigrer en Israël, pour régler le problème des réfugiés palestiniens. Corrélativement, Israël pourrait assumer pleinement sa vocation historique au regard de sa judéité.

En effet, pour être député à la Knesset et donc représenter le pouvoir législatif israélien, l’élu doit prêter serment d’allégeance à l’Etat d’Israël. Or, les députés arabes violent chaque semaine leur serment d’allégeance en insultant l’Etat d’Israël, en qualifiant Israël d’Etat d’apartheid, voire en utilisant un vocabulaire emprunté au nazisme pour l’assimiler au régime allemand de 1933. Ainsi, lors du débat à la Knesset du 22 mars 2011, le député arabe Ahmed Tibi a comparé la loi sur la Nakba à la conférence de 1942 qui avait décidé de la solution finale des juifs. De son côté, le député Hanna Sawid s’est levé et a annoncé « la mort clinique de l’Etat d’Israël ». Le 4 mai une délégation de députés arabes s’est rendue au Caire pour assister à la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, affirmant « leur fierté d’être là ». Il est donc temps pour l’Etat d’Israël de se reconnaître pleinement comme étant l’Etat juif, en sanctionnant des personnes qui déversent leur haine d’Israël. Serait alors envisagé, en cas de violation du serment d’allégeance, une gradation des sanctions allant de la simple admonestation, à la suspension provisoire des fonctions et enfin, à l’exclusion définitive de la Knesset. Les députés arabes pourraient alors continuer de s’exprimer, mais uniquement au sein de la future assemblée palestinienne.

De même, la population arabe en Israël qui appelle à sa disparition ne manque pas de grossir. Le 19 mai 2011, un arabe israélien a été condamné par la Cour de Haifa à six ans de prison pour avoir tenté de créer une cellule du Hamas. De même, une personne arabe a, le 16 mai 2011, lancé son véhicule sur un groupe de personnes en criant « Allah est le plus grand », tuant une personne et en blessant 19 autres. Lors de la création de l’Etat palestinien, l’Etat d’Israël n’aura plus à sanctionner les criminels de simples peines d’emprisonnement mais pourra, à titre de peine complémentaire, les expulser vers l’Etat palestinien. La judéité d’Israël pourrait en effet s’accompagner d’un corpus de règles visant à protéger son caractère juif, ses symboles juifs, la judéité de ses membres et bien évidemment leur droit à la vie.

Enfin, le premier Ministre israélien a terminé son allocution par des remerciements adressés aux représentants des Etats-Unis pour leur soutien indéfectible à Israël « au nom du peuple juif et de l’Etat juif », en demandant à Dieu de les bénir. Si Benjamin Netanyahou entend parler au nom du peuple juif, c'est-à-dire au non de la nation juive toute entière, c’est qu’il entend bien la représenter. Or, sur ce point, et lorsque l’Etat palestinien aura été créé, il conviendrait d’instituer aux côtés de la citoyenneté israélienne « ezrahout » réservée aux personnes en situation régulière sur le territoire israélien, une véritable nationalité israélienne « leoumaout » réservée à l’ensemble des juifs de diaspora, et ce, quelque soit le lieu de leur résidence. Les juifs de diaspora (qui le souhaitent) disposeraient alors d’un mode de représentation spécifique en Israël et d’un droit de s’exprimer, à titre purement consultatif, non sur les questions qui intéressent la gestion quotidienne de l’Etat d’Israël mais sur celles qui concernent son devenir. Le Premier Ministre pourra alors parler en leur nom.

Les pays européens ont fait choix de renoncer à leurs spécificités nationales historiques (monnaie, frontières, lois nationales, religion chrétienne), dont ils devraient, à moyen ou long terme, ressentir des effets plus que néfastes. Inversement, et dès la création de l’Etat palestinien, l’Etat d’Israël pourrait définitivement devenir l’Etat juif et l’Etat des juifs, et accepter cette nouvelle alliance avec son peuple de diaspora par le biais de la « nationalité juive » qui ne serait pas uniquement un lien de type administratif, mais bien mystique.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 23:46

UN « CHANTAGE Á LA GUERRE » HABILEMENT TRAVESTI EN « NEGOCIATIONS DE PAIX »

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Ce 19 mai 2011, le Président des Etats-Unis Barak Obama a prononcé le discours d’orientation de la nouvelle politique américaine en direction du monde arabe. A cette occasion, il s’est clairement prononcé sur la création d’un Etat palestinien sur les lignes de démarcation de 1967 : « Les États-Unis estiment que les négociations doivent aboutir à une solution à deux États, avec des frontières palestiniennes permanentes avec Israël, la Jordanie et l'Égypte et des frontières israéliennes permanentes avec la Palestine. La frontière entre Israël et la Palestine doit se baser sur les lignes de démarcation de 1967, avec des échanges de territoires mutuels, afin d’établir des frontières sécurisées et reconnues par les deux États. ». Pour autant, et même si le Président américain qualifie systématiquement le « processus » de « négociations de paix », la question peut se poser de savoir s’il ne s’agit pas d’un abus de langage destiné à masquer une autre réalité : un « chantage à la guerre ».

Tout d’abord, il n’est jamais demandé à Israël de faire la paix avec les palestiniens mais simplement de renoncer à tout ou partie de ses territoires (dont sa capitale historique Jérusalem), faute de quoi, les palestiniens poursuivront leurs attaques. Il ne s’agit donc pas de négociations de paix entre entités en guerre mais d’une promesse supposée d’un arrêt des attaques palestiniennes si Israël se plie aux injonctions de ses voisins qui appellent à sa destruction. Israël a bien évidemment été en guerre : la coalition arabe (Liban, Syrie, Irak, Egypte et Jordanie) a déclenché les hostilités le 15 mai 1948 avant que n’intervienne le cessez le feu imposé par les américains le 7 janvier 1949. Lors de la nationalisation par l’Egypte du canal de Suez, Israël a envahi le Sinaï le 29 octobre 1956 avant que l’Onu n’impose un cessez le feu le 10 novembre 1956. Lors de la guerre des 6 jours, du 5 au 9 juin 1967, Israël a mis en déroute les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes. Le 6 octobre 1973, l’Egypte et la Syrie ont attaqué pendant la célébration du Yom Kippour, obligeant Israël à lancer une contre offensive interrompue par un cessez le feu le 22 octobre 1973 imposé par le Conseil des Nations Unies. Le 15 mars 1978, Israël a lancé l’opération Litani au sud Liban à la suite d’un attentat sanglant perpétré par des libanais. Le 5 juin 1982, Israël a mené l’opération Galilée pour se protéger des tirs libanais et a occupé le sud Liban avant de s’en retirer le 24 mai 2000. Enfin, la seconde guerre du Liban s’est déroulée du 12 juillet 2006 au 14 août 2006 suite à l’enlèvement de soldats israéliens. Contre les palestiniens, point de guerre.

En réalité, non seulement Israël n’est pas en guerre contre l’Autorité Palestinienne mais en outre, il entretient avec elle des relations, sinon chaleureuses, tout au moins courtoises. Ce qui est donc demandé à Israël, n’est pas de négocier la paix mais simplement de renoncer à une partie de lui-même contre une promesse d’un arrêt des attaques des terroristes palestiniens. Le principe qui devrait être appliqué est donc le suivant : « faute de guerre, nul besoin de négociations de paix ».

Bien évidemment, et en marge des pressions internationales exercées sur Israël pour qu’il se soumette, les demandes palestiniennes visant à une reprise des hostilités se poursuivent, tel l’appel lancé sur Facebook le 15 mars 2011, intitulé « troisième intifada » pour se rendre sur les frontières de « l’Etat palestinien » afin de libérer « son peuple » de l’oppression israélienne. Une première opération a été menée le 15 mai 2011 mais le vrai rendez vous est fixé le 15 juin 2011. De même, le 10 avril 2011, ce sont les égyptiens qui ont, devant l’ambassade d’Israël au Caire, appelé à lancer cette « troisième intifada ». Les palestiniens appellent également a commémorer l’occupation de la ville Al-Qods (Jérusalem) par les sionistes le 7 juin prochain, pour en faire une « journée d’allégeance à Al Qods » dans tous les pays du monde. Le communiqué précise que « le soulèvement est continu et la Palestine se rapproche de la libération. La sang des martyrs sèmera dignité et gloire ».

Certes, le 20 avril 2011, le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmud Abbas s’est exprimé sur la question en affirmant qu’il ne permettra pas le déclenchement d'une troisième Intifada aussi longtemps qu’il sera à la tête de l'Autorité. Il n’a en réalité aucun pouvoir pour intervenir dans ce domaine. De très nombreux palestiniens se sont d’ailleurs immédiatement empressés de lui poser la question de savoir « qui » il était, « président illégitime d’une autorité qui l’est tout autant » pour dire au peuple palestinien ce qu’il devait faire pour sauver la Palestine. Une fois encore, le terme de « négociations de paix » apparait donc bien hypocrite alors que la détermination des palestiniens qui veulent en découdre, est intacte.

Plus grave, la référence, par le Président américain, aux frontières de 1967 ne vise qu’à donner un semblant de légitimité à la revendication palestinienne sur Jérusalem, réunifiée à l’occasion de la guerre des six jours et définitivement annexée à Israël par la Loi fondamentale du 30 juillet 1980. Il répond également aux aspirations du monde arabo musulman pour qui Jérusalem est le troisième lieu Saint de l’Islam. Aussi, et dans ce cadre du « chantage palestinien à la guerre », la demande américaine concernant le partage de Jérusalem pourrait être considéré comme une forme « d’extorsion internationale de la terre », qui n’est pas sans rappeler les méthodes violentes employées par certaines personnes qui « contre paiement », assurent la « sécurité des commerçants », c'est-à-dire s’engagent à ne pas faire exploser leur commerce, lorsqu’elles ne qualifient pas directement ces sommes « d’impôt » pour donner à leur versement un caractère légitime.

Toujours est-il que le discours de Barak Obama a donné des ailes à tous ceux qui aspirent à un calme régional. L’Union européenne, en parfait décalage avec la mentalité et le fonctionnement au Moyen orient, a salué l’annonce d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 (pour Angela Merkel, le Président américain a délivré un « message de paix très important »). Il en est de même du secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. Bien évidemment, et pour convaincre de la justesse de son analyse, le Président américain a fait part de son inquiétude quant à la volonté « du Premier Ministre Benjamin Netanyahou de faire des concessions pour aboutir à un accord de paix », lui imputant par anticipation l’échec de l’entreprise…

Pour autant, il n’est pas interdit d’envisager une relation pacifiée entre les israéliens et les palestiniens qui jouissent déjà du droit à l’autodétermination. La bande de Gaza est sous le coup d’un embargo depuis sa prise de contrôle par le Hamas dont le programme politique, la philosophie et les objectifs militaires sont centrés sur l’éradication d’Israël. L’accord pourrait alors consister dans une levée de l’embargo contre renonciation des palestiniens de la bande de Gaza à la lutte armée contre Israël. De même, et concernant la Cisjordanie, l’armée israélienne contrôle les points de passage entre les villes palestiniennes. L’armée israélienne pourrait alors, dans le cadre d’un accord avec l’Autorité palestinienne, restituer aux palestiniens une parfaite liberté de mouvement sur les terres non contrôlées ou annexées par Israël, contre renonciation aux attaques terroristes.

L’inconvénient résulterait toutefois de leur mise en œuvre. Les palestiniens n’obéissent pas à une autorité centralisée s’ils ne l’ont pas personnellement désignée. Ainsi, il serait nécessaire de signer des accords de paix avec chaque palestinien pris séparément, pour ce qu’il en est de la sincérité de l’engagement, et encore, sans avoir la certitude que l’accord passé par le père soit respecté par le fils…

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 05:40

ISRAEL HAI VEKAYAM DEVANT L’EFFONDREMENT DES SYSTEMES POLITIQUES ARABES

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Ce 10 mai 2011, Israël a célébré le 63ème anniversaire de son indépendance. Dans son discours, le Premier Ministre Benjamin Netanyahou a félicité le peuple juif pour ses réalisations dans les domaines scientifique, médical, technologique, et appelé à une reconnaissance internationale de la judéité de l’Etat. De même, il a confirmé la vocation d’Israël (en l’occurrence terre d’accueil du peuple juif), loué sa nature démocratique puisqu’il s’agit du seul pays dans la région qui protège le droit de penser, le droit de culte, le droit des femmes et des minorités, l’égalité dans la société, le droit d’être gouverné par les lois non par les hommes... Enfin, il a rendu grâce pour les 63 années de libertés et d’indépendance et renouvelé ses espoirs pour un avenir de sécurité, de prospérité et de paix.

L’émotion dégagée était d’autant plus sensible que l’anniversaire de l’indépendance suivait celui du jour du souvenir qui rendait hommage aux 22 867 des fils ou des filles, tombés pour la défense d’Israël ou victimes du terrorisme : « ce tribut humain est considérable dans un petit pays où tout le monde pleure la perte d’un parent, d’un proche, d’un voisin ». Le Premier Ministre s’est alors associé à la douleur des familles dont les êtres chers sont à jamais dans les cœurs et dans les rêves, tout en assurant « qu’Israël continuerait à se défendre pour assurer son futur avec détermination ». Le Premier Ministre s’est également montré profondément préoccupé par les actions terroristes récentes qui ont assassiné des juifs uniquement en considération de leur origine et de leur croyance, a souhaité un prompt rétablissement à toutes les personnes blessées dans des attentats, et terminé la cérémonie par le dépôt de couronnes de fleurs sur les tombes des soldats.

Il est vrai que depuis 63 ans, l’Etat d’Israël n’a jamais été épargné : guerres, opprobre jeté dans une atmosphère générale de délégitimation, et une population palestinienne environnante ultra majoritairement hostile. Pour autant, et sur un plan politique, on observe qu’Israël s’est renforcé et affirmé sur la scène internationale alors que les pays qui lui ont déclaré la guerre en 1948, n’ont jamais véritablement décollé, voire se sont politiquement effondrés.

Le lendemain de la proclamation de l’indépendance (14 mai 1948), l’Etat hébreu a été envahi par les armées de l’Egypte, de la Syrie , du Liban et de l’Irak ainsi que par la légion arabe de Transjordanie dans une optique définie par le secrétaire général de la Ligue arabe Azzam Pacha « il s’agit d’une guerre d'extermination et de massacre » dont on parlera « comme des massacres mongols et des Croisades ». Il est donc possible, 63 ans plus tard, de dresser un petit bilan de la situation.

La Transjordanie disparue pour former la Jordanie, a fait la paix avec Israël en 1994 mais sur un plan économique politique et social, le pouvoir hachémite est contesté par la population à 75 % d’origine palestinienne, qui reste profondément discriminée en fonction du lieu de naissance : les palestiniens en provenance de Jérusalem ou de Cisjordanie ne sont pas considérés comme des citoyens à part entière. En outre, le pays est marqué par les dissensions tribales, les difficultés économiques, le chômage et la cherté de la vie. Pour ce qu’il en est de l’Egypte, en paix avec Israël depuis 1979, l'endettement extérieur est très important, 40 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, la bureaucratie est tentaculaire et sclérose toute initiative économique. Enfin, les mouvements islamiques portent un préjudice considérable à l'industrie du tourisme. S‘agissant du Liban, le niveau économique est bon, la main d’œuvre qualifiée mais les divisions confessionnelles compliquent l’organisation politique du pays. Finalement, la démocratie libanaise est devenu l’instrument de sa propre destruction en ayant permis à la milice shiite Hezbollah de prendre le contrôle financier, idéologique, médiatique, associatif du pays. La Syrie, pour sa part, offre le spectacle pathétique d’un pouvoir dictatorial obligé de réprimer dans le sang les manifestations de son peuple qui appelle à plus de justice, de liberté économique, de pensée, et de partage économique. Enfin, l’Irak est complètement paralysé par la violence, moyen d’expression populaire, qui a causé des dizaines de milliers de morts victimes d’attentats…

Tout ceci n’est pas surprenant. Les pays arabes n’ont pas de projets politiques, d’unité humaine, ni enfin d’aspiration humaniste. La Ligue des Etats Arabes, fondée le 22 mars 1945, l’a été pour affirmer « l’unité de la nation arabe » et « l’indépendance de ses membres » avec pour objectif, la lutte contre l’ingérence régionale des puissances coloniales (France et Grande Bretagne), transformée en combat contre Israël, considéré comme étant une entité exogène. L’indépendance des membres a certes été atteinte, mais celà n’a pas été le cas de l’unité de la nation arabe. Il suffit pour s’en convaincre d’observer l’attitude des dirigeants arabes à l’égard de leurs peuples respectifs. En fin de compte, les sommets de la Ligue ne portent finalement que sur le conflit israélo palestinien, comme s’il s’agissait de l’unique moyen de fédérer des pays qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.

De façon plus fondamentale, le problème de la Ligue des Etats arabes résulte tout d’abord des postulats de son projet humaniste exprimé dans la « Charte Arabe des Droits de l’Homme » adoptée le 14 septembre 1994, et entrée en vigueur le 15 janvier 2008. Le préambule de cette Charte débute ainsi : « Proclamant la foi de la Nation arabe dans la dignité humaine, depuis que Dieu a privilégié cette nation en faisant du monde arabe le berceau des révélations divines et le lieu des civilisations qui ont insisté sur son droit à une vie digne, en appliquant les principes de liberté de justice et de paix ». Ce cadre pose ainsi clairement le principe d’un « privilège » qui aurait été accordé par Dieu à la Nation arabe, justifiant l’application de principes humanistes. Par ailleurs, la Ligue arabe s’approprie les principes humanistes des Chartes internationales sans pour autant les respecter : « Se glorifiant de ce que la Nation arabe a instauré des fondements et des principes humains …..qui lui a permis d’attirer les chercheurs du savoir, de la culture et de la sagesse ». Enfin, et bien qu’affirmant son attachement aux « principes contenus dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen », le préambule condamne « le racisme et le sionisme qui sont deux formes d’atteintes aux droits de l’homme qui menacent la paix mondiale », thème que l’on retrouve encore dans l’article 1 (alinéa b) de la Charte : « Le racisme, le sionisme, l'occupation et la domination étrangère sont des pratiques qui défient la dignité humaine et constituent un obstacle majeur à la jouissance des droits fondamentaux par les peuples ». Ainsi, et grâce à la double affirmation de l’attachement aux principes humanistes et à la nécessité de combattre le sionisme, la philosophie arabe des droits de l’homme se présente vertueuse tout en cautionnant le combat contre l’entité sioniste.

A ce jour, seuls sept pays ont ratifié la « Charte arabe des droits de l’Homme »: la Jordanie, le Bahrein, la Libye, l’Algérie, les Emirats arabes unis, le Yemen et …la Palestine, qui de toute façon n’appliquent pas les Droits de l’homme. Les Etats arabes ont donc trouvé dans le combat contre Israël un dénominateur commun, qui apparait désormais manifestement insuffisant pour assurer leur survie : le thème, moteur pendant de nombreuses années, s’essouffle. Ils devraient donc chercher de nouvelles vocations politiques pour éviter une disparition programmée. 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 20:28

 

NOUVEL ORDRE OU DESORDRE MONDIAL ?

 

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

Ce 4 mai 2011, le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou a livré à son homologue britannique David Cameron, sa position quant au principe d’une reconnaissance de l’Etat palestinien en septembre prochain lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 

Pour le Chef du Gouvernement israélien, imposer la paix par le biais d’un « diktat » serait une très mauvaise idée. De même, et lors de sa rencontre avec Tony Blair, il a appelé Mahmud Abbas à abroger l’accord passé avec le Hamas qui porte un coup très dur au processus de paix. Il s’est d’ailleurs inquiété de la condamnation par le Hamas du raid américain qui a éliminé Oussama Ben Laden considéré par le Mouvement islamiste, comme étant un Moudjahid (combattant islamiste).

 

Le lendemain, 5 mai 2011, il a averti le Président Français Nicolas Sarkozy que la France devrait prendre ses responsabilités sur la question de la reconnaissance de l’Etat palestinien en septembre prochain, à défaut d’accord de paix avec les palestiniens. Enfin, il a assuré travailler sur une initiative de paix qui sera présentée au congrès américain à la fin du mois de mai.

 

Le mot de « diktat » employé pour la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, n’est pas sans rappeler la perception par les Allemands, du Traité de Versailles du 28 juin 1919 qui leur a été imposé par la force. Ce traité, dicté par les vainqueurs de la première guerre mondiale et censé régler le conflit débuté en 1914, a été vécu par les Allemands, comme une injustice qui constituera l’une des causes profondes de la seconde guerre mondiale. De la même manière, le désordre qui résulterait d’une reconnaissance par l’Onu de l’Etat palestinien à l’intérieur des frontières « dites de 1967 » devrait être assez comparable à celui qui a suivi le « diktat » imposé aux Allemands en 1919, d’autant que les élections palestiniennes n’auront toujours pas eu lieu et que les palestiniens ne se seront pas collectivement exprimés sur le principe d’une réconciliation avec l’Etat hébreu.

 

La communauté internationale est en effet sur le point de commettre deux erreurs majeures.

 

Tout d’abord elle fait une confusion entre le principe du Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (que la communauté internationale doit encourager) et le droit à un territoire. D’ailleurs, et bien qu’ils s’en défendent, les palestiniens disposent déjà de ce Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, puisqu’ils sont reconnus comme constituant une «nation » à l’Onu, qu’ils disposent d’un gouvernement qui les représente sur la scène internationale, d’institutions qui leur permettent de fonctionner de façon autonome et d’un budget (confortable) alloué par la communauté internationale pour financer leur développement économique. Le seul problème qui subsiste concerne l’emprise territoriale.

 

Or, et sur ce point, il n’appartient pas à l’Onu de se prononcer sur une emprise qui emporterait renonciation pour l’Etat juif à une partie de sa souveraineté. En effet, la souveraineté de l’un ne doit entraîner aucune conséquence sur la souveraineté de l’autre. D’ailleurs l’Onu n’a pas, ni qualité ni compétence pour interférer dans ce domaine. Si donc les palestiniens doivent créer leur(s ) Etat(s), cela ne peut être que sur des territoires sans souveraineté spécifique, c'est-à-dire sur les territoires non annexés ou sur lesquels l’Etat hébreu n’exerce aucune prérogative.

 

A titre de comparaison, c’est un peu comme si Israël proposait de créer un Etat palestinien dans des Etats souverains qui disposent d’une population palestinienne importante comme, bien évidemment, la Jordanie (qui comprend la population palestinienne la plus importante dans le monde) mais aussi, la Syrie, le Liban l’Arabie Saoudite, l’Algérie, les Etats-Unis, l’Irak, le Brésil, le Chili ou le Brésil. Il n’est pas certain que les pays concernés y consentent aussi aisément. Il faut donc revenir au principe général et établir l’Etat palestinien sur les territoires sur lesquels il n’existe aucune souveraineté concurrente israélienne.

 

Le second problème est celui du cadre philosophique dans lequel cet (ces) Etat(s) palestinien(s) sera (seront) créé(créés). Sur ce point, il convient de reprendre le premier paragraphe de la Charte des Nations Unies sur les Droits de l’Homme :

 

« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ».

 

De façon très claire, la finalité des Nations Unies est bien celle de parvenir à la liberté, à la justice et à la paix dans le monde et ce, par l’admission du principe de dignité de l’individu.

 

En se précipitant à reconnaître l’Etat palestinien, les Nations Unies font manifestement l’impasse sur cette dimension philosophique qui doit présider à la naissance de l’Etat. Or, le 6 mai 2011, le secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a invité le Premier Ministre israélien à donner sa chance à l’unité palestinienne qualifiant d’historique l’accord de réconciliation signé deux jours plus tôt entre le Fatah et le Hamas :

 

« l’unité palestinienne est un processus qui ne fait que commencer. Il convient de l’évaluer au fur et à mesure qu’il se concrétise ».

 

Il s’agit en réalité d’une grave méprise du secrétaire général des Nations Unies. En effet, s’il n’appartient pas à l’Onu de déposséder Israël de sa capitale historique, il lui revient de veiller au respect, par le futur Etat palestinien, des principes humanistes. Les déclarations des palestiniens font, hélas, douter des bonnes dispositions d’esprit à l’égard d’Israël. Lors de son entretien avec le Président Français, Benyamin Netanyahou a rappelé qu’il n’était pas possible de faire la paix avec quelqu’un qui ne le souhaite pas :

 

« Le Hamas qui répète quotidiennement sa volonté d’éradiquer l’entité sioniste ne peut être un bon partenaire pour la paix ».

 

Une nouvelle fois, le chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal le 7 mai 2011 a confirmé la position historique du mouvement lorsqu’il s’est exprimé sur la nature de l’accord passé avec le Fatah consistant à rechercher :

 

« Comment organiser la résistance, quel est le meilleur moyen de parvenir à nos objectifs, quand utiliser la violence et quand instaurer un cessez-le-feu, désormais nous devons nous mettre d'accord sur toutes ces décisions ».

 

Ces déclarations contredisent celles faites au Caire deux jours plus tôt et témoignent de la parfaite duplicité du Mouvement islamiste. En revanche, le leader du Hamas exilé en Syrie connait parfaitement les règles humanistes lorsqu’il s’agit de commenter l’élimination du chef d’Al Quaida :

 

« il s’agit d’un acte monstrueux. Les Arabes et les musulmans sont des êtres humains, et l'Occident doit les traiter avec respect ».

 

Ce double jeu palestinien a encore été dénoncé par le Ministre israélien des Finances, Youval Steinitz :

 

« Israël n'acceptera pas un gouvernement terroriste palestinien qui d'un côté parle de paix, et de l'autre continue de s'armer».

 

Or, c’est bien dans cette configuration que s’oriente le futur Etat palestinien. En fin de compte, en s’obstinant à reconnaître un Etat palestinien sur les frontières de 1967, la communauté internationale ne fera pas que nuire à Israël, elle nuira avant tout à elle-même. Si elle ne croit plus dans les principes contenus dans ses Chartes, c’est laisser entendre qu’ils sont factices et artificiels, tout comme le prétendent les islamistes pour qui, ces principes "soi-disants humanistes" ne visent qu’à asseoir la domination de l’Occident sur le monde de l’Islam.

 

Autrement dit, la communauté internationale donnera rétroactivement raison à Ben Laden suscitant donc de nombreuses vocations pour sa succession, dans un désordre généralisé.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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