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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 20:17

 

 

OUSSAMA BEN LADEN ET LES TERRORISTES PALESTINIENS EN PARFAITE COMMUNION D'ESPRIT

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

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Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


Ce 27 octobre 2010, le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden s'est adressé au peuple français et expliqué les raisons pour lesquelles il voulait attenter à sa sécurité et enlever ses ressortissants à l’étranger (qu’il a qualifié de « rapt de vos fils »). Ainsi, la capture des cinq Français au Niger a été présentée comme une réponse adaptée aux « injustices que commet la France contre la Nation musulmane». Par ailleurs, il a expliqué que le peuple français était en partie responsable de ses souffrances. Aussi, a-t-il posé la question de savoir s’il était possible de concevoir une participation à « l’occupation de nos pays », une alliance avec les Américains « pour tuer nos femmes et nos enfants », et dans le même temps, espérer vivre en sécurité et en paix. Autrement dit, pour Oussama Ben Laden, le peuple français ne peut se livrer au meurtre de Musulmans sans que ses actes restent impunis. De même, il a déploré le soutien apporté aux agents français à l’étranger (aux dépens des musulmans), et la captation des richesses dans des transactions suspectes, alors que « nos peuples souffrent de misère et de pauvreté ».  Sur ce point, le chef d’Al Qaïda dénonce un enrichissement du peuple français au détriment des musulmans qui s’opère dans des conditions proches du vol.  Enfin, il a déploré l'atteinte faite au droit des femmes musulmanes de se vêtir en France comme elles le souhaitent, et demandé aux  Français si l’oppression qu’ils exerçaient et le droit qu’ils s’arrogeaient d’interdire aux femmes libres de porter le voile, ne lui conférait pas le droit de pousser au départ « vos hommes envahisseurs en leur tranchant la tête».  En guise de conclusion, il a lancé : « L’équation est alors simple et claire » : « Tout comme vous tuez, vous êtes tués. Tout comme vous prenez des prisonniers, vous êtes pris en otages. Comme vous mettez en péril notre sécurité, nous mettons aussi votre sécurité en péril ». S’il a d’ailleurs comparé les injustices commises respectivement, c’est pour avancer que « le plus injuste est celui qui a commencé ». A la fin de son allocution, Oussama Ben Laden a néanmoins offert une porte de sortie honorable au peuple français : « la seule façon pour les français de protéger leur sécurité est de mettre un terme aux injustices (à l’égard de sa nation) », de se retirer de la guerre en Afghanistan, et de mettre fin à la colonisation directe ou indirecte ». Il a alors suggéré aux Français de tirer les conséquences de la situation de l’Amérique qui sombre « en raison de cette guerre injuste » et qui va prochainement se replier outre-Atlantique…

Il est certain que les menaces lancées ne sont pas à prendre à la légère. Le Ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a d’ailleurs reconnu, début octobre 2010, que les risques d’attentats terroristes étaient réels, compte tenu du nombre de « ressortissants européens formés et entraînés en Afghanistan ou au Pakistan », « susceptibles de revenir dans l'Union européenne avec de mauvaises intentions.». Cette mutation, dans la commission de l’acte terroriste, a été qualifiée par le coordinateur antiterroriste de l'UE Gilles de Kerchove, de « terrorisme natif qui recrute ses militants en Europe, les entraîne hors d'Europe, puis les renvoie chez eux, prêts à l'action.»… 

En tout état de cause, le discours d’Oussama Ben Laden suscite différentes observations. La première tient à son mépris de la règle démocratique. Oussama Ben Laden se présente en effet comme le représentant de la nation musulmane alors qu’aucun vote ne lui a conféré le droit de parler en son nom. Par ailleurs, il s’adresse au peuple français une fois encore au nom de l’Islam, alors qu’il n’a reçu aucun mandat particulier pour ce faire. Il explique par ailleurs que la mort de Français est une bonne réponse au choix faits par les dirigeants, alors que l’éventuel responsable est le peuple français dans sa collectivité, non pris individuellement. Il exige enfin du peuple français la modification d’une loi votée sur le territoire français, au mépris du principe de souveraineté dévolu aux Français. La seconde observation, tient au rôle de justicier du monde de l’Islam qu’il s’arroge,  imputant aux Français une partie des problèmes du monde de l’Islam, alors qu’ils sont internes et résultent d’une absence de droit d’expression politique pour les Musulmans, sans redistribution des richesses locales à leur profit. Enfin, la dernière observation tient à la justification de la guerre qu’il mène contre la France en se plaçant dans un état de légitime défense, tel un résistant, comme si finalement il était préférable d’endosser un costume de résistant pour éviter d’avoir à s’interroger sur ses propres crimes.  

Etrangement, c’est le même raisonnement qu’utilisent les Palestiniens à l’égard des Israéliens pour justifier leur méfaits. Les Français seraient collectivement responsables d’une captation des richesses musulmanes et du meurtre des enfants et des femmes de la nation islamique, tout comme les Juifs le seraient de la misère des Palestiniens, de leur oppression et de l’appropriation de leur richesse. De même, les Français portent atteinte au droit des femmes libres musulmanes, comme les Juifs porteraient atteinte au droit des Palestiniens. Ils doivent donc subir le même sort par une atteinte à leurs droits. En somme, et tout comme pour les Palestiniens, la rhétorique de Ben Laden en appelle d’une part à la vengeance : « ce que tu me fais, je te le fais de la même manière, mais sans que tu puisses t’en plaindre puisque c’est toi qui as commencé». C’est également l’argumentation des Palestiniens. Par ailleurs, l’attaque des Français s’inscrit dans une forme de légitime défense, tout comme le font les Palestiniens : « tu m’as agressé et je me vois contraint, avec mes faibles moyens, de te rendre la pareille ». Enfin, et comme les Palestiniens, Ben Laden présente ses opérations comme des actes de résistance plein de bravoure : « tu es un envahisseur qui ponctionne les richesses de ma nation et je n’ai d’autre choix que de te chasser de mes terres et de réparer le dommage injustement causé».

Bien évidemment, le raisonnement du chef d’Al Qaïda ne résiste pas à l’analyse. Les Français ne sont en rien responsables de l’oppression des Musulmans exercée par leurs dirigeants non désignés démocratiquement (comme les Juifs ne sont pas responsables de la corruption au sein de la société palestinienne qui les prive de leur richesse nationale). Par ailleurs, la France est une formidable terre d’accueil qui héberge des personnes originaires du monde entier dont une part importante de  Musulmans, tout comme Israël offre une qualité de vie à sa population arabe et des droits démocratiques, dont ils seraient privés dans l’ensemble du monde arabe.

Il faut donc chercher les responsabilités ailleurs et notamment au niveau du manque de démocratie : c’est lui qui est à l’origine des malheurs des populations musulmanes comme de ceux des Palestiniens. Notons d’ailleurs que dans les démocraties, en cas de problème, ce sont les tribunaux qui tranchent les litiges et sanctionnent les abus et les détournements, non les individus qui tranchent les gorges ou corrompent les juges pour obtenir des décisions favorables. Une fois encore, Israël met à la disposition d’Oussama Ben Laden et des Palestiniens le chapitre 16 du Deutéronome : «  Tu établiras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l'Éternel, ton Dieu, te donne, selon tes tribus ; et ils jugeront le peuple avec justice Tu ne porteras atteinte à aucun droit, tu n'auras point égard à l'apparence des personnes, et tu ne recevras point de présent, car les présents aveuglent les yeux des sages et corrompent les paroles des justes. » (Dt 16,18-19). La doctrine d’Oussama Ben Laden est un parfait moteur pour dynamiser les Palestiniens; mais si ces derniers entendent réellement vivre harmonieusement avec les Juifs, il faudra chercher une autre source d’inspiration.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 20:18

 

 

NOURRIR HAINE ET VIOLENCE POUR EXTERMINER ISRAEL, UNE METHODE DEJA EXPERIMENTEE

 

Par Bertrand RAMAS-MUHLBACH

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Lors de son déplacement au Liban les 13 et 14 octobre 2010, le Président iranien Mahmud Ahmadinejad a une nouvelle fois prédit la fin d’Israël dans un discours pour le moins inamical. Il a tout d’abord placé son propos sur le terrain existentiel en opposant les sionistes et le peuple libanais dont il a loué l’attitude: « Le monde doit savoir que les sionistes sont mortels alors que la nation libanaise est vivante et offre aux Etats de la région un modèle de comportement ». Le lendemain (a proximité de la frontière israélienne), il a encore annoncé la défaite prochaine d’Israël, promis la libération de la Palestine et rappelé sa conviction quant au départ prochain des juifs: « J'annonce que Bint Jbeïl est vivante et debout. Le monde doit savoir que Bint Jbeïl se dressera contre l'ennemi jusqu'à la fin. Il n'a d'autre choix que de capituler devant les nations et retourner dans ses foyers d'origine (...) La Palestine sera libérée ». Haranguant la foule, il a encore affirmé que l’entité sioniste ne pourrait faire face à la résistance régionale : « J'annonce que le régime sioniste poursuit sa chute et aucune puissance ne peut le sauver en raison du front résistant au Liban, en Syrie, en Palestine, en Irak et ailleurs ».

Ce discours charismatique a également reçu un écho tout à fait favorable au Sud Liban où la foule, acquise au Hezbollah, a accueilli le Président iranien en véritable héros et libérateur du Moyen Orient. Sur les panneaux et les bannières, il était possible de lire : « Le Sud souhaite la bienvenue au protecteur de la résistance » pendant que les participants scandaient son nom entre les cris de « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël ».

En fin de compte, le Président iranien, n’a fait que reprendre les méthodes déjà employées pour tenter d’anéantir les juifs (en général) et Israël (en particulier), en l’occurrence, réveiller, susciter ou exploiter la violence naturelle qui sommeille au cœur des individus, la libérer, générer un courant de haine puis tenter de provoquer une spirale infernale, incontrôlée, irréfléchie dans une association des juifs au mal suprême.

Chez certains individus, la violence répond à la satisfaction d’une pulsion naturelle. Aussi, inciter ces derniers à s’en prendre aux juifs, à leur faire du mal, les tuer et les détruire, leur permet de libérer l’agressivité qu’ils renferment et dont ils sont incapables de prendre le contrôle. Ces soldats, chargés de haine, se trouvent alors une utilité sans avoir à s’interroger sur la justesse de leur acte ni à endosser de responsabilité dans la mesure où les ordres résultent d’un processus hiérarchique. Cette connaissance empirique du fonctionnement humain a largement été utilisée au cours de l’histoire pour confier à certains la mission de s’en prendre aux juifs. Elle est encore exploitée dans le discours du Président iranien pour entretenir un réservoir de haine et préparer sa prochaine armée contre Israël, lorsque l’opinion publique locale aura décidé de confier aux personnes violentes de la société, le rôle de bras armé.

Pour d’autres, la violence faite aux juifs est causée par la jalousie et la volonté de les humilier. Sur ce point, envisager l’éradication de l’entité juive et l’éviction des juifs de Palestine permet d’entrevoir une captation de toutes les richesses créées en Israël depuis 62 ans. Le discours d’Ahmadinejad sur ce point est bien évidemment à rapprocher de cette technique historique consistant à spolier les juifs ou à confisquer leurs biens,  mais en présentant la méthode d’une façon valorisante grâce à la thèse selon laquelle la Palestine est la propriété collective des palestiniens.

Le problème peut néanmoins se poser de la généralisation de la violence chez les personnes qui ne sont pas naturellement violentes ni spécialement jalouses. Pour ces dernières, l’incitation à la violence suppose le recours à une justification morale. Historiquement, l’argument soutenu a été celui du juif qui veut contrôler le monde dans le cadre d’un vaste complot. S’en prendre à lui, se justifie alors par la nécessité de se défendre. De la même manière, Ahmadinejad incite à s’en prendre aux juifs, dans un élan national de résistance légitime. A cet effet, il peut être invoqué une fois encore le concept de restitution à un peuple (le peuple palestinien) du bien dont il a été dépossédé (la Palestine) puisque l’argument porte en lui, les germes d’une lutte magnifique, et installe le principe d’une libération nécessaire dans la conscience collective, envahie de sentiments passionnés. Par ailleurs, il assimile palestiniens et libanais en avançant que « les libanais ont été victimes des crimes commis par les sionistes », et les érige au rang de « témoignage vivant de la victoire sur l’ennemi, vaincu et humilié ». En fin de compte, pour le Président iranien, c’est la présence de l’Etat d’Israël en terre d’Islam qui est une véritable offense pour le milliard et demi de musulmans dans le monde. Il souhaite donc un embrasement généralisé lorsqu’il qualifie le Liban « d’école de la résistance et de la fermeté contre les dictatures dans le monde » ou encore « d’université du Djihad ».

Enfin, la dernière bonne raison de s’en prendre aux juifs se place sur le terrain religieux. En Europe, il a longtemps été soutenu la responsabilité collective des juifs dans la mort de Jésus et le refus de le reconnaitre comme étant le fils du Créateur. C’est encore le même procédé qui est employé en Islam : les juifs ont été maudits par le Ciel pour avoir refusé de reconnaître Muhammad comme le dernier prophète envoyé par le Ciel. Aussi, et pour donner une dimension mystique à son propos, le Président iranien a avancé d’un ton solennel « je suis venu de la terre de l’Imam Khomeiny et j’apporte les meilleures bénédictions du peuple et de ses dirigeants », ce qui permet dans le même temps de mettre en valeur le chiisme, assez peu représentatif dans le monde musulman....

Ce message de haine n’a manifestement pas ébranlé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu qui a choisi symboliquement de commenter le discours d’Ahmadinejad dans le Musée de Tel Aviv, à l’endroit même où David Ben Gourion a proclamé la création d'Israël en 1948. il y a alors confirmé que rien ne changerait dans la poursuite de l’édification du pays : « Nous avons entendu aujourd'hui les imprécations et le langage de mépris en provenance de la frontière libanaise (...) Nous continuerons à édifier notre pays et saurons très bien le défendre ». En fait, Ahmadinejad n’a pas tout à fait compris que les standards et les techniques de communication antisémites n’ont jamais rien apporté de bon à ceux qui proféraient des propos de haine à l’endroit des juifs.

En fin de compte, juifs et arabes, ont été les vrais précurseurs de ce que l’on nomme aujourd’hui la « mondialisation des échanges » : il y a deux mille ans, les juifs ont quitté leur foyer national (rebaptisé par les occupants romains en « Palestine »). Après une longue dispersion dans le monde, ils ont finalement fait choix d’y restaurer leur indépendance nationale en 1948. Pour leur part, les arabes sont venus envahir la Palestine au 8° siècle ec, puis ont décidé de la quitter sur invitation de leurs dirigeants en 1948 pour s’établir dans les pays arabes limitrophes. Le Président iranien qui va fêter son 54e anniversaire ce mois, n’était pas encore né lorsque les dirigeants arabes de 1948 ont suggéré aux populations arabes de Palestine de quitter le pays le temps d’anéantir Israël. C’est donc éventuellement vers eux qu’il conviendrait utilement de se tourner pour obtenir des explications.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 20:34

 

 

L’allégeance aux valeurs spirituelles et démocratiques : une leçon à méditer en Europe

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Les autres textes de Me B.R-MUHLBACH

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Le 6 octobre 2010, le Premier Ministre israélien a communiqué sur son intention d’amender la loi sur la citoyenneté du 1er avril 1952, en exigeant des requérants à la citoyenneté israélienne, qu’ils prêtent serment d’allégeance à Israël, en tant qu’Etat juif et démocratique. La philosophie du texte vise, selon le communiqué, à orienter la politique du gouvernement, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, en tenant compte de cette nature particulière qu’est l’Etat-nation du peuple juif. Cette mesure qui satisfait le leader Avigdor Lieberman du parti Israël Beitenou, ne fait pas le bonheur de tous. Pour le député arabe Ahmed Tibi, ce projet conduira les Arabes israéliens à relever «d’un statut inférieur » (un peu comme s’il craignait que les Arabes israéliens soient placés dans une forme de dhimmitude à l’égard des Juifs, comme les Juifs le sont à l’égard des Musulmans dans les pays musulmans).  De même, les Palestiniens fustigent cette exigence israélienne qui enterrera définitivement le « droit (fantasmé et purement imaginaire) au retour » des réfugiés palestiniens qui ont quitté le territoire en 1948.

Bien évidemment, cette mesure est en parfaite concordance avec la vocation que s’est fixée l’Etat d’Israël lors de sa fondation en 1948, à savoir faire d’Israël un Etat juif par les juifs et pour les juifs : « C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain ». Par ailleurs, elle prolonge le principe posé par la Loi au retour de 1950 dans son article 1er : « tout juif a le droit d’émigrer en Israël »,  qui reprend encore l’un des axes de la déclaration du 14 mai 1948 : « L'État d'Israël sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés ». Le principe de l’allégeance à l’Etat juif est d’ailleurs anticipé dans de nombreux textes comme celui de la loi de 2003 qui a limité le droit à la citoyenneté et la résidence israélienne aux  Palestinien(ne)s arabes de Cisjordanie et Gaza qui se marient avec des citoyens israéliens (principe connu sous le nom de regroupement familial). C’est encore en considération de cette nature Juive de l’Etat qu’ont été prises les mesures sur la commémoration de la Nakba en Israël (c'est-à-dire le souvenir du caractère catastrophique qu’est la naissance d’Israël pour les populations arabes). Un premier projet de Loi visait à l’interdire mais le texte a été finalement amendé : désormais les structures qui organisent les manifestations autour de cet événement ne recevront plus de dotations étatiques. Enfin, le principe d’allégeance à l’Etat juif est également en adéquation avec le vote par la Knesset d’une proposition de Loi qui donne au Ministre de l’Intérieur le droit de retirer la citoyenneté d’une personne qui s’est montrée déloyale envers Israël.

Israël est donc bien en train de s’acheminer vers une institutionnalisation de son caractère juif et ce, dans une dimension spirituelle dans la mesure où le peuple juif n’existe qu’en considération d’un choix Divin. Déclarer allégeance à l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif, revient ainsi à faire allégeance à toutes les valeurs spirituelles listées dans la Bible qui guident l’individu dans son corps et dans son âme. Par ailleurs l’allégeance à la norme démocratique entraine une admission de son corolaire, à savoir les Droits de l’Homme, qui ne sont qu’une transposition des principes Bibliques transcendantaux à l’échelle humaine. Ce faisant, le Peuple juif répond au rédacteur des Psaumes qui mettait en garde les Juifs de diaspora : « Si je t'oublie jamais, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies. » (137, 5-7).

Cette affirmation identitaire de l’Etat juif en considération de sa dimension spirituelle, devrait utilement inspirer les pays européens. L’Europe s’est construite dans les valeurs du Christianisme, c'est-à-dire sur le principe d’un fonctionnement spirituel de l’individu et de sa relation avec la Divinité. Dans le Christianisme,  l’individu doit constamment chercher à s’améliorer et tendre vers le bien et ce, dans le respect des valeurs que sont notamment l’amour du prochain, l’élan vers l’autre, le don de soi, l’hospitalité … C’est d’ailleurs sur la base de ces principes que l’Europe a ouvert ses portes aux réfugiés du monde entier et qu’elle accorde le regroupement familial aux conjoints des ressortissants européens qui se marient à l’étranger.

Sûrement, doit-elle éviter d’oublier sa dimension spirituelle, sa tradition historique et religieuse, son mode de transmission des valeurs au moyen d’un enseignement au catéchisme et de leur rappel lors des offices à l’église du dimanche matin. Il s’agit en effet d’un mode d’éducation parallèle qui ne peut pas toujours être dispensé par les parents. Ainsi, les valeurs évangéliques (qui sont également les valeurs du judaïsme avec en outre l’intercession de Jésus) dans leur dimension spirituelle se doivent d’être continuellement transmises aux jeunes générations. Si effectivement l’Europe oublie ses propres fondements, prive sa jeunesse d’une spiritualité historique, oublie le caractère transcendantal de ses règles sociales, les jeunes générations rechercheront l’Absolu dans les plaisirs artificiels drogues, alcool, et le vieux continent disparaîtra dans une violence généralisée.

La Chancelière Angela Merkel a pris ce 6 octobre 2010, position dans le débat qui agite actuellement l’Allemagne au sujet de  l’intégration des Musulmans. Elle a ainsi rappelé aux Musulmans qu’ils devaient respecter la Constitution et non la Charia s’ils voulaient vivre dans le pays. Or, c’est bien là le problème. La démocratie a conduit son pays à la dictature en 1933 avec les suites dramatiques qui ont ébranlé le monde. C’est encore cet outil démocratique qui conduira à la mise en place de la Charia s’il n’est pas mis en avant les valeurs historiques Chrétiennes sur lesquelles l’Europe s’est construite. L’exemple turc est éloquent à ce sujet: un référendum constitutionnel a mis en place le régime islamiste d’Erdogan, et désormais, l’islamisation progressive de la société turque s’opère par une infiltration des islamistes dans tous les pans de la vie civile.

Un autre exemple est actuellement procuré par le Hezbollah libanais qui a exploité les failles du régime démocratique multiconfessionnel pour asseoir sa position politique, militaire et stratégique et être en mesure, avec l’aide de la Syrie et l’Iran, de fomenter prochainement un coup d’état au Liban (vraisemblablement après la visite d’Ahmadinejad au pays du Cèdre les 13 et 14 octobre prochains).   

Ainsi, et tout comme les Juifs n’ont jamais oublié leur foi, leur Loi et Jérusalem, l’Europe doit se redéfinir à travers ses fondements spirituels chrétiens (les Juifs n’étant plus considérés comme étant un peuple déicide), et se faire admettre en considération de cette spécificité. L’Europe doit donc exiger de ceux qui sollicitent la citoyenneté européenne, qu’ils prêtent serment d’allégeance à l’Europe Chrétienne et démocratique. Les valeurs chrétiennes de l’Europe sont en effet sa « Jérusalem » qu’elle ne doit pas non plus oublier.

La Pérennité de l’Etat juif ne tient qu’au peuple juif, il en est de même pour l’Europe. Bon nombre d’Européens entrevoient une possible disparition du vieux continent européen au profit d’une nation nouvelle dotée d’un autre système de foi. C’est effectivement ce qui risque de se produire si l’Europe oublie son socle et ses valeurs historiques. L’avenir se construit sur les fondations et les références du passé, non sur les supputations et les improvisations approximatives.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 19:30

 

 

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL SELON AHMADINEJAD : LA REPONSE DU BERGER A LA BERGERE

 

Les autres textes de Me B.R-MUHLBACH

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Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

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Le sommet sur les « Objectifs du millénaire pour le développement » qui s’est tenu entre le 20 et le 22 septembre 2010 à l’Onu, avait pour objet de faire un point sur les différentes politiques menées en faveur des OMD, objectifs fixés lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 8 septembre 2000. A cette occasion, les Nations Unies se sont engagées, à éradiquer la pauvreté, à organiser un meilleur partage des bénéfices de la mondialisation, et ce, en assurant la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit. Plus précisément, les Etats membres ont décidé de relever huit grands défis avant 2015, en l’occurrence la fin de la pauvreté et de la faim dans le monde, la généralisation de l’éducation primaire, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, la réduction de la mortalité maternelle, l’amélioration de la santé maternelle, la lutte contre les pandémies, la préservation de l’environnement et la mise en place d’un partenariat.

Lors de son discours du 21 septembre 2010 à l’Onu, le Président Iranien Ahmadinejad ne s’est pas véritablement prononcé sur les progrès quant aux objectif à atteindre, mais s’est plutôt attaché à poser ce qu’il considère être les « fondements d’un nouvel ordre mondial ». Le thème central autour duquel s’est articulée son argumentation, a été celui de la place centrale de la religion dans le développement envisagé. Ainsi, et après avoir remercié Dieu et salué le Prophète Muhamad en introduction à son discours, il a livré son analyse personnelle sur les problèmes auxquels le monde est confronté, leurs causes, et les raisons de leur perpétuation.

Tout d’abord, il s’est livré à une description des deux modèles de fonctionnement social qui s’opposent dans le monde. Le premier, laïc (sous entendu le monde occidental), qui accorde la priorité aux intérêts matériels, conduit à un développement inégal, et à un accroissement des injustices, de la pauvreté, des privations, du mépris des êtres humains, de l’occupation (première des allusions à Israël), le tout, dans le cadre d’une ruse employée pour dominer le monde, imposer ses volontés aux autres peuples, et donner une sombre image de l’avenir à l’humanité. Le second modèle, vertueux, repose sur la foi en Dieu et dans ses prophètes (en fait le monde de l’Islam), le respect de la dignité humaine, de l’amour des autres, de la sécurité, de la liberté, du bien être et de la justice. Bref, un modèle qui donne de l’espoir dans l’avenir.

Pour le Président Iranien, l’avènement de ce monde meilleur suppose d’instaurer un autre système de contrôle dans les institutions car la situation qui prévaut actuellement ne peut plus durer : elle est contraire à l’objectif de la création du monde et de l’être humain. Il a alors cité des exemples comme la « création de richesses artificielles sur papier (allusion à l’effondrement des systèmes boursiers), les transferts sur les autres pays de l’inflation et des problèmes économiques et sociaux, la création de déficits budgétaires gigantesques pendant que d’autres états s’accaparent les richesses »… Dans sa vision dialectique, et tout comme le communisme a disparu, le système capitaliste touche lui aussi à sa fin (il reprend alors le Coran pour qui le « mal est comme l’écume qui disparait d’elle-même »).

Pour Ahmadinejad, les peuples (en cela, y  compris le peuple américain) aspirent à des changements profonds. C’est alors qu’il aborde la question de la Palestine avec un peuple palestinien « opprimé, bombardé, attaqué militairement victime d’un véritable génocide sans avoir le droit de se défendre des envahisseurs », sauf à être qualifié de « terroriste ». Les occupants sionistes (qui bénéficient du soutien inconditionnel de certains gouvernants), sont cités comme donnant des leçons sur les droits de l’homme tout en exerçant des pressions sur les autres pays. Le Président iranien reproche alors qu’un groupe minoritaire dirige une partie importante de l’économie, de la politique et de la culture mondiale, détruise la réputation des peuples européen et américain pour la réalisation d’objectifs racistes (allusion à la domination américano-sioniste du monde).

Vient alors le tour des Américains : il est « inacceptable qu’un groupe situé à plusieurs milliers de kilomètres du Moyen Orient apporte massacres, guerre, terrorisme et oppression qui sont contraires à la paix et qui constituent une ingérence dans les affaires d’autrui alors que les peuples de la région crient à l’injustice (référence à l’Irak et l’Afghanistan). Ahmadinejad critique alors l’occupation d’un pays sous le prétexte d’une lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue (qui ne font qu’augmenter) pendant que des milliers d’innocents sont tués. De même, il fustige l’importance des budgets militaires et des ventes d’armes, alors que d’autres pays sont contraints de renoncer au progrès  scientifiques (allusion à son programme nucléaire dont le développement lui est interdit). En fin de compte, l’Organisation des nations unies et le Conseil de sécurité agissent de façon partiale dans l’intérêt exclusif et suivant le diktat de certains. Il appelle donc à la « révision des structures pour en faire une organisation populaire libre, juste et influente » avec la «suppression du droit de véto au Conseil de Sécurité » qui est un privilège injuste.

Il termine alors sa démonstration en posant que le libéralisme et le capitalisme sont coupés de la morale et de Dieu : « les dirigeants (du monde occidental) ont détruit le sens de la justice et ne peuvent apporter la paix et la justice dans le monde » pendant que « L’oppression des peuples sans défense s’appelle désormais Droits de l’homme ». Il préconise donc de réinstaurer le « monothéisme », dont la disparition a laissé la place à l’adoration du moi : « Les prophètes et les justes sont venus pour montrer aux êtres humains leur vérité et leurs responsabilités individuelles et sociales ». Il cite dans son discours Noé, Abraham, Moïse et Jésus car les prophètes sont le meilleur cadeau de Dieu à l’humanité, comme s’ils étaient venus annoncer la religion parfaite de l’Islam, tel un mode de foi unique, exclusif et définitif : « C’est alors que s’ouvrira la voie de la spiritualité et du mouvement vers Dieu, avec la manifestation des Noms divins ».

En somme, le Président Iranien n’a fait que répondre à Georges Bush qui avait justifié ses interventions au proche Orient, le 29 janvier 2002, par l’existence d’un « axe du mal » à l’origine des attentats dramatiques du 11 septembre. Dans l'esprit, Ahmadinejad a une nouvelle fois laissé entendre, ce 23 septembre 2010, que les attentats du 11 septembre 2001 avaient peut être été orchestrés par des éléments du gouvernement américain.  

Cette démonstration rhétorique est sûrement convaincante dans le monde de l’islam qui ne supporte plus la suprématie outrancière des valeurs occidentales. Elle ne l’est, en revanche, pas lorsqu’il utilise les outils du monde occidental et affirme tenir sa légitimité d’une désignation par le peuple iranien « dans des élections grandioses et libres » (pourtant contestées). On ne peut décidément pas confondre les registres.

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 07:30

 

 

 

 

Les autres textes de Me B.R-MUHLBACH

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LE PARDON DANS LE CONFLIT ISRAELO PALESTINIEN

Par Me Bertrand  RAMAS-MUHLBACH

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Ce 18 septembre 2010, les juifs ont marqué le Yom Kippour qui est encore le jour le plus saint et le plus solennel du calendrier hébraïque, à l’occasion duquel, la Bible ordonne de faire propitiation et de s’humilier (Lv 16,29-31 ; 23,27-32). Ainsi, et selon un rituel spirituel et mystique, les juifs doivent reconnaitre les transgressions commises au cours de la période passée, déclarer leur repentir et expier leurs fautes pour obtenir le pardon Divin, et ce, tout en s’humiliant par la pratique du jeûne. Pour autant, le pardon obtenu ne vaut qu’à l’égard des péchés commis contre D, non ceux contre les hommes. Le pardon d’autrui ne peut être demandé et obtenu que de la personne offensée (Mishna Yoma 8:9).

Pour leur part, les personnes victimes d’offenses à qui le pardon est demandé, se doivent de l’accepter. Elles doivent en effet faire preuve de compassion à l’égard du prochain et pardonner l’auteur du dommage sans jamais lui en tenir rigueur, une fois encore, pour bénéficier de la miséricorde et mansuétude Divine à raison de ses propres fautes.

Le principe du pardon demandé ou accordé, est fondamental pour entretenir une atmosphère harmonieuse, tant pour ce qui l’en est de la relation avec autrui que de l’apaisement individuel. Naturellement, l’engagement d’une telle démarche n’est pas toujours aisé. Il n’est pas facile de pardonner les iniquités, les injures ou les actes malveillants commis par autrui. Le sentiment d’injustice qui nait à l’occasion d’une offense subie, engendre de la haine, ou plus simplement de la colère et bien souvent un désir de vengeance. En faisant à autrui ce que l’on a soi même subi, on se fait justice en obtenant une réparation personnelle pour le mal occasionné. Ce n’est pourtant pas la voie préconisée dans la Bible. Il n’y a d’autre choix que celui du pardon, de la réparation, et bien évidemment de l’engagement  de ne plus recommencer.

Cette philosophie du pardon développée dans le judaïsme a d’ailleurs ses traductions sur le plan physique et physiologique. En fait, le pardon développe un état d’esprit positif qui confère des dispositions d’esprit comme l’espoir, la patience et la confiance en soi, en réduisant la colère, la souffrance, la dépression les maladies mentales, le stress et les maladies cardiaques. Inversement, l’absence de pardon génère des émotions négatives qui libèrent des enzymes, et font monter le taux de cholestérol et la tension artérielle. Des études scientifiques ont ainsi démontré que les personnes qui pardonnent sont en meilleure santé mentale et physique que les autres. Les symptômes psychologiques et physiques comme le mal de dos lié au stress, les insomnies ou les douleurs abdominales sont considérablement réduits chez les sujets qui pardonnent. Inversement, la colère et l’animosité déclenchent la production de protéines inflammatoires dans le sang, durcissent les artères et provoquent des maladies cardio-vasculaires.

Dans cet esprit, et pour ce qu’il en est des pourparlers de paix engagés par le Premier Ministre israélien Netanyahou et le chef de l’Autorité palestinienne Mahmud Abbas, le principe du pardon ne doit pas être occulté. Aussi, et dans le cadre de l’accord à venir, il pourrait être envisagé un grand pardon mutuel entre les peuples juifs et palestiniens.

Le peuple juif pourrait présenter ses excuses auprès du peuple palestinien pour avoir décidé de revenir sur sa terre ancestrale, c’est à dire sur les lieux de sa construction spirituelle et politique, afin d’y restaurer son indépendance nationale et de se prémunir contre les tentatives de massacres dont il est continuellement menacé.

Les palestiniens comprendraient alors que la Palestine conquise par les arabes lors des invasions musulmanes du VII° siècle ec, ne l’était que de manière provisoire. Les palestiniens réaliseraient également que leurs origines sont tout à fait disparates et que l’Islam n’est pas leur seul dénominateur commun. Ils sont les descendants d’envahisseurs soit à l’époque de Mahomet, soit à celle des mamelouks égyptiens qui ont pris le contrôle de la Palestine au 13° siècle ec, ou simplement issus des personnes juives et chrétiennes converties à l’Islam voire des populations arabes qui se sont réfugiées en Palestine lorsque les Mongols ont déferlé sur l’Irak et la Syrie au 13° siècle ec.

De leur côté, les palestiniens pourraient demander pardon au peuple juif pour n’avoir pas compris sa motivation fondamentale, et avoir essayé de se défendre en appelant à son éradication. Le pardon demandé le serait également pour avoir terrorisé les populations juives, pour les blessures, les enlèvements, les meurtres et l’enseignement à leurs propres enfants, de la haine à leur endroit. Les juifs accepteront alors de comprendre les palestiniens et de les regarder comme des personnes manipulées, abusées par leurs dirigeants ou par les dignitaires de l’Islam qui entendent asseoir la prééminence de leur religion par un contrôle politique et religieux de la Palestine. Par ailleurs, les juifs comprendront la peine pour les palestiniens à se trouver une place entre les différentes influences culturelles qu’ils ont subies au fil des siècles et notamment la culture islamique héritière de Saladin qui a reconquis Jérusalem à l’époque des croisades (son nom signifie « rectitude de la foi »). Par ailleurs, ils utilisent les méthodes de cette secte redoutable qui sévissait à l’époque des croisades, « les haschischins » (d’obédience chiite), qui assassinaient en public à l’aide d’un poignard, les vizirs, princes et dignitaires de haut rang, pour démystifier le pouvoir de la victime, mais sans jamais redouter la mort (dans ces cas, l’objectif consistait à renforcer l’influence chiite sur le sunnisme).

Théoriquement, le pardon fait partie des traits de moralité recommandés en Islam. Dans le Coran on peut citer (24, 22)  « qu’ils pardonnent » ou encore (3,134) « l’Eden est destiné à …ceux qui savent maîtriser leur colère et qui pardonnent à ceux qui les offensent », voire aussi (42,43) « supporter avec patience et pardonner font partie des plus belles dispositions ». Le souci résulte d’une contradiction dans un verset qui incite au pardon tout en autorisant, corrélativement, la vengeance : « celui qui pardonne et s’amende sera récompensé par Dieu. Mais aucun recours ne pourra être exercé contre celui qui se venge d’un tort injustement reçu » (42,40-42). Or, comme en Islam, le meurtre est autorisé par la loi du talion (17,33), il suffit de tuer dans le cadre d’une vengeance pour ne pas être sanctionné. Ainsi, et pour rester en paix avec leur conscience, les palestiniens invoquent la vengeance pour commettre leurs crimes.

Aussi, dans le cadre d’un Grand Pardon généralisé entre israéliens et palestiniens, il conviendra de poser définitivement l’interdiction de la vengeance qui non seulement est absurde, tout à fait inutile, nocive pour la santé physique et mentale des palestiniens installés dans la haine, et contredit définitivement le principe du pardon.

Il conviendra également de faire admettre aux leaders charismatiques musulmans que l’Islam n’est pas la religion de la Vérité mais d’une vérité, que le choix par une personne d’une autre religion ne la place pas en contradiction avec sa propre nature, et que la conversion d’une personne à l’Islam n’est pas le seul moyen de se faire pardonner les péchés et les mauvaises actions commises dans le passé. Bref, que la religion de Mahomet est tout à fait compatible avec les autres grandes religions.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 20:21

 

 

L’AFFRONTEMENT DES MODELES, ORIENTAL ET OCCIDENTAL

 

Par Bertrand Ramas-Muhlbach

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Le 31 août 2010, soit deux jours avant la reprise des négociations de paix israélo palestiniennes sous l’égide des Etats-Unis, un terrible attentat terroriste commandité par le Hamas a été commis à proximité de Hébron à l’occasion duquel 4 israéliens ont été assassinés. Le lendemain, des tirs sur un véhicule circulant dans la région de Benyamin ont fait deux blessés. Ces attentats n’ont toutefois pas modifié l’intention des responsables politiques israélien et palestinien de poursuivre les pourparlers de paix : le Premier Ministre israélien l’a immédiatement confirmé, tout comme le Chef de l’Autorité palestinienne qui a toutefois nuancé son enthousiasme compte tenu (notamment) de la poursuite des constructions dans les implantations juives de Judée Samarie. S’agissant des responsables arabes conviés à Washington, les points de vue sont également convergents : pour le roi de Jordanie, il n’y a d’autre alternative que la paix entre arabes et israéliens et ce, dans l’intérêt bien compris de la collectivité internationale, même si le Président égyptien a exhorté Israël à un arrêt des implantations en Cisjordanie.

Ce qui véritablement interpelle, c’est le décalage entre l’optimisme de la communauté internationale qui s’accroche à cette idée de paix, et la réalité sur le terrain. Les initiateurs de la paix sont persuadés que la bonne volonté des participants suffira à insuffler une dynamique positive qui conduira inéluctablement à la fin des hostilités et à la passation d’un accord global, alors que de leur côté, les palestiniens en ont déjà rejeté le principe, en bloc.

Le Hamas a en effet indiqué ce 2 septembre 2010, que Mahmud Abbas n’avait pas le droit de parler au nom du peuple palestinien ni de les représenter, et qu’ainsi les palestiniens ne seraient en rien engagés par les décisions éventuellement prises sur ce point. Il ne saurait donc être question de négocier avec l’entité sioniste qui « colonise » la Palestine, se livre à un nettoyage ethnique de Jérusalem et refuse toute pression internationale. En somme, les soi-disant négociations de paix ne sont qu’une vulgaire farce, avec la présence du Président Egyptien et du roi de Jordanie pour illustrer la compromission des dictatures du Moyen orient avec les Etats-Unis et Israël.  De la même manière, le Président iranien Ahmadinejad a dénié tout droit au Président palestinien de négocier au nom du peuple palestinien et de céder un centimètre de la Palestine aux ennemis.

Au delà de ses convictions personnelles, le Hamas conteste le principe des accords eu égard aux grandes lignes du programme préparé par Ehud Barak : les réfugiés palestiniens ne disposeront pas du droit au retour mais devront « soit être réintégrés dans l’Etat palestinien, soit dans d’autres sociétés avec une aide internationale ». L’Etat palestinien devra être démilitarisé avec une fragmentation politique et géographique pour n’être finalement qu’un Etat viable politiquement et économiquement ». Les Palestiniens ne récupèreront pas l’intégralité des territoires de 1967: seules les petites implantations seront évacuées, pendant que les plus importantes seront incorporées à l’Etat juif. Enfin, la création de l’Etat Palestinien se fera sans Al qods (Jérusalem), puisque seuls les quartiers arabes situés à l’est de Jérusalem auront vocation à être incorporés dans l’entité palestinienne. Conséquence, la mosquée Al Aqsa située sur le mont du temple ne sera pas sous souveraineté politique palestinienne, mais continuera de ressortir de la responsabilité religieuse du Waqf. Notons enfin que le Président de l’Autorité Palestinienne est sous la pression des américains qui lui allouent un budget considérable pour nourrir les milliers de fonctionnaires, ce qui ôte toute légitimité à l’accord éventuel.

Aussi, l’organisation terroriste a immédiatement rejeté les pourparlers et annoncé la reprise des combats avec notamment 13 organisations terroristes qui ont décidé d’unir leurs forces pour perpétrer des attentats plus efficaces contre Israël et notamment des attentats suicides.

En réalité, le problème se pose de savoir si le combat des palestiniens ne s’inscrit pas dans un cadre beaucoup plus global, à savoir la démonstration de l’échec du modèle occidental laïc et démocratique. Les sociétés occidentales sont considérées comme impies. Elles manipulent les opinions grâce aux médias qui sont utilisés pour transmettre l’idéologie sioniste et pour dénigrer le discours arabe et islamiste. Le terrorisme intellectuel et la propagande sévissent pour dominer le monde de l’Islam, alimenter la peur, et faire redouter une supposée talibanisation de la société.

Pour autant, et en écho à ces thèses du déclin des sociétés occidentales, l’Islam est bien en train de s’implanter durablement en Europe et à une vitesse fulgurante. Des mosquées y sont en cours de construction, le port du voile (voire de la burqa) se généralise, des grandes chaines de restauration rapide font le choix d’une nourriture exclusivement Hallal (qui respectera les périodes de ramadan), et l’on assiste à une multiplication des conversions à la religion de Mahomet. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’à l’occasion de l’inauguration d’une académie Libyenne à Rome ce 30 août 2010, le Colonel Khadafi se soit adressé à des centaines de jeunes filles, en leur offrant un exemplaire du Coran, et en leur suggérant de se convertir à l’Islam puisque Mahomet était le dernier prophète et que c’est bien son système de foi qui doit l’emporter. Or, parmi les trois d’entre elles qui s’y sont engagées, l’une a exprimé le vœu de parvenir rapidement à une Europe islamisée. Ainsi, et loin de constituer une ineptie ou une provocation, les propos du Colonel libyen traduisent avec une invitation simple, une réalité européenne, en l’occurrence un Islam qui embrasse progressivement le continent. Cette réalité conforte naturellement les palestiniens sur le caractère factice et temporaire de l’occupation sioniste, tout comme l’échec des américains en Irak ou en Afghanistan illustre en quoi il ne sert à rien d’importer la « civilisation » dans les régions soi disant barbares.

Or, et en marge de ce phénomène, l’Europe est traversée par une grave crise morale avec une jeunesse désœuvrée qui se réfugie dans l’alcool et les produits stupéfiants, qui refuse l’ordre civil et qui se jette dans un grand mouvement anarchique : « ni Dieu ni maître, ni foi, ni loi ». L’Islam et le mode d’organisation de la société qu’il préconise, apparaissent alors comme étant un remède adapté, conférant alors une prééminence au modèle oriental…

Il est effectivement certain que la société laïque qui rejette D et la spiritualité qui l’accompagne, oublie un commandement très important repris tout au long de la bible : « tu craindras ton D et tu le serviras » (Dt 6,13). Or, cette crainte de D, qui relève exclusivement du libre arbitre, est le début de la sagesse en ce qu’elle implique une profonde humilité. En son absence, l’homme finit par croire qu’il est le maître de tout, ce qui le plonge dans un profond égarement.

Aussi, et pour éviter de profondes turbulences à venir et prévenir une tentation totalitaire qui remettra de l’ordre dans la société avec les conséquences terribles qui l’accompagneront, le modèle occidental serait bien inspiré d’aménager le principe de la laïcité. Il conviendrait en fait de susciter une nouvelle spiritualité pour répondre à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les systèmes de foi des 3 religions monothéistes, pour apporter une réponse aux personnes agnostiques, et éviter qu’à terme une religion soit imposée à des personnes qui ne s’y reconnaissent pas forcément.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:35

 

 

MENUES ADAPTATIONS POUR FAVORISER LES NEGOCIATIONS DE PAIX

 

Par Bertrand RAMAS-MUHLBACH

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Le 2 septembre 2010, Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas vont se retrouver à Washington sur invitation de la secrétaire d’Etat Hilary Clinton, pour reprendre les pourparlers de paix et déboucher sur un accord, théoriquement prévu dans un délai de un an. Ces discussions, menées sous l'égide du président Barack Obama et en présence du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah de Jordanie, s’inscrivent dans le cadre d’une dynamique qui a naturellement été saluée par le quartet pour le Moyen orient (Etats-Unis, Russie, Union Européenne et ONU). De son côté, et pour montrer sa volonté d’éviter tout blocage, Israël a même accepté, ce 26 août 2010, une partie des exigences palestiniennes relatives à un arrêt des constructions en Cisjordanie : après le 26 septembre 2010, date du moratoire pour le gel provisoire des constructions dans les implantations en Judée Samarie, plus aucune construction ne devrait se poursuivre dans les implantations isolées.

Voici de nombreux mois voire de nombreuses années que les protagonistes se sont vus suggérer un retour à la table des négociations, l’absence de solutions trouvées étant à l’origine de nombreuses tensions, crispations, et reste une source d’instabilité régionale. Le problème se pose néanmoins de savoir si les accords en vue pourront être définitivement opposables aux israéliens et aux palestiniens, ou s’il convient de procéder à de menues adaptations pour en faciliter l’application. Il n’est en effet pas certain que les conditions actuelles des pourparlers garantissent le succès des solutions qui seront préconisées, si certaines précautions ne sont pas prises.

Le premier problème est celui de la représentation de la partie palestinienne. Le Comité exécutif de l’Olp a accepté le principe des négociations, mais il n’est pas certain que Mahmoud Abbas, dont le mandat en tant que représentant de l’Autorité palestinienne a expiré en juin 2009, a bien qualité pour représenter la population palestinienne. Il serait en effet dommage qu’après la conclusion de l’accord, des Palestiniens décident de poursuivre la lutte armée pour la simple raison qu’ils ne se sentent pas concernés. Déjà, les Palestiniens abordent les négociations sous le signe de la frustration, eu égard à l’importance des pressions exercées pour revenir à la table des négociations, et à la certitude que les négociations ne  serviront que les intérêts juifs. La majorité d’entre eux vit effectivement ces discussions comme une capitulation imposée, et non comme un échange constructif et équilibré. Si de surcroit, les engagements passés le sont par une personne non désignée pour les représenter, il y a peu de chance qu’ils en acceptent le principe. En fait, non seulement Mahmoud Abbas n’a aucune qualité pour imposer un accord au peuple palestinien mais en outre, les  Palestiniens affiliés au Hamas ont déjà fait savoir qu’ils rejetaient le processus : pour eux, négocier avec Israël est inenvisageable puisqu’il s’agit d’un régime d'apartheid composé de colons juifs sionistes qui massacrent les Palestiniens, les humilient aux check-points, les déportent, attaquent les convois humanitaires, et travaillent à la solde des  Américains. Dans ces conditions, la seule négociation qui vaille doit l’être en position de force (comme « Saladin »), les Palestiniens restant prêts à s’unir pour montrer ce qu’est une Ouma (nation) soudée sous le drapeau de la Shahada (martyr). Il s’agit là du premier obstacle qui pourrait être surmonté si Mahmoud Abbas soumet le cadre de l’accord futur au référendum, et qu’il obtienne non une majorité simple, mais bien l’unanimité de la nation palestinienne. En effet, dans la mesure où la population palestinienne ne connait pas le fonctionnement démocratique, les Palestiniens pris individuellement ne se sentent pas liés, par une position qui serait prise de façon majoritaire.

Le second problème est celui de la position du quartet pour le Moyen Orient pour qui les négociations de paix doivent « aboutir à un règlement négocié entre les parties qui mette fin à l’occupation qui a commencé en 1967, et qui doit donner naissance à un Etat palestinien indépendant démocratique et viable coexistant dans la paix avec ses voisins de la région ». En d’autres termes, cette position présuppose les conditions de l’accord avant toute négociation. Certes, la communauté internationale se sent une responsabilité dans le drame des Palestiniens avec le vote de la résolution du 29 novembre 1947 sur le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat Arabe. Pour autant, elle n’a pas à faire supporter à Israël les conséquences de cette décision de type colonial. Elle ne peut donc préconiser un retour « aux frontières dites de 1967 » sans tenir compte des évolutions géopolitiques produites depuis 42 ans. La ligne de cessez le feu de 1967 avec la Jordanie (non les Palestiniens) ne peut servir de frontière avec les Palestiniens qui n’étaient pas concernés par les hostilités. Or, dans le cadre de l’accord, des blocs d’implantation juives doivent être incorporés à l’Etat hébreu et par ailleurs, il est peu probable qu’Israël abandonne la partie orientale de sa capitale sur laquelle se trouve le Mont du temple (annexée en 1967) au profit des Palestiniens. Le quartet n’a donc pas à poser, dès avant l’engagement des discussions, quelles seront les conditions de l’accord, ni sceller, a priori, la question des frontières qui emporterait immédiatement obligation pour Israël de renoncer à la partie orientale de sa capitale. Pour l’heure, les Palestiniens appréhendent négativement les solutions qui seront trouvées pour Jérusalem, les implantations juives, les réfugiés les frontières, les réserves d’eau et le sort des prisonniers. Les solutions seront trouvées dans le cadre des discussions, la communauté internationale devant assumer ses responsabilités historiques et ne pas affirmer péremptoirement, des solutions non débattues par les intéressés.

Enfin, le dernier aménagement doit tenir compte de la sensibilité des Palestiniens qui oscillent  entre un nationalisme arabe non religieux et une culture islamiste. Pour de nombreux Palestiniens, le Coran est la source de toute législation, insusceptible, d’ailleurs, d’interprétation. Or, il n’y a que les théologiens de l’Islam qui sont en mesure de les éclairer sur la compatibilité des accords futurs de paix et les prédictions religieuses. Le concept de « Jihad » ou de « Guerre Sainte » présente une acception double : d’une part, il s’agit d’un effort pour le bien et d’une lutte contre les mauvais penchants. Dans ce cadre, le djihad suppose une prédication non violente fondée sur l’éducation et une foi littérale qui doit restituer à l’Islam sa prééminence. Par ailleurs, le djihad est également une guerre pour protéger les lieux saints et repousser les envahisseurs. Dans ce sens, seul le combat armé permet la libération de la Palestine de toute occupation étrangère et conduira à l’instauration d’un Etat islamique par la force. En tout état de cause, les Palestiniens religieux conçoivent le devenir de la Palestine, non à travers les décisions de représentants démunis de tout mandat, mais bien en considération d’une organisation chargée de mystères, qui relève de l’initiation voire de l’ésotérisme. Sur ce point, l’engagement d’un processus de paix avec des personnes qui n’accèdent pas aux vérités théologiques de l’Islam, voire qui les bafouent, ne peut raisonnablement prospérer sans l’intervention des dignitaires de l’Islam. Eux seuls jouissent d’un respect et d’une considération auprès des Palestiniens et sont aptes à confirmer si le processus est compatible avec les connaissances cachées de la spiritualité musulmane. Aussi et sur ce terrain, l’accord à trouver devra être validé par les dignitaires de l’Islam qu’il conviendrait utilement de convier à la table aux négociations.

Lorsque ces détails auront été réglés, il sera alors possible d’envisager sereinement la poursuite des négociations. Autant dire que la partie n’est pas encore gagnée.

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 17:08

 

 

DE JERUSALEM A NEW YORK, LE DANGER DU SYMBOLE

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

 

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Le 14 août 2010, le Président américain est revenu sur ses déclarations de la veille  concernant la construction du centre culturel musulman à proximité de l’emplacement des tours jumelles, détruites lors des attentats du 11 septembre 2001.  Après avoir déclaré, le 13 août, que les musulmans avaient le droit de pratiquer leur religion comme tout autre ressortissant du pays, il a finalement indiqué ne pas vouloir se prononcer sur le bien fondé de la construction, mais simplement sur le principe du droit de construire en tant que prérogative individuelle.

 

Ce projet de construction d’une mosquée et d’un centre communautaire musulman à Manhattan est, en réalité, fermement condamné par une large partie des Américains, qu’ils soient démocrates ou républicains. S’il est, d’un coté, encouragé par le maire de New York et soutenu par une partie de la communauté juive new yorkaise, ses détracteurs, de l’autre, considèrent que le 11 septembre 2001 est une déclaration de guerre des islamistes au peuple américain ; aussi, la construction d’une mosquée à cet endroit célébrerait la victoire et serait une invitation à continuer. Par ailleurs, elle insulterait les 3000 victimes des attentats et leurs proches, plongés dans une souffrance indescriptible et traumatisés par l’horreur de la méthode. Enfin, ce projet hypocrite de construction d’un édifice islamique dans cet endroit sacré serait un véritable sacrilège.

 

La question se pose, en fait, de savoir si ce centre communautaire d’une hauteur de 15 étages (comprenant, outre la mosquée, des salles de réunion, un espace de prière, un auditorium et une piscine) dont l’édification est envisagée près du « Ground Zéro » présente un aspect exclusivement anecdotique ou au contraire, s’il prend la forme d’un symbole porteur d’un message beaucoup plus puissant. En effet, le nom de ce centre, « Cordoba house », est inspiré du nom de la ville de Cordoue dont la mosquée, la plus grande  après celle de la Mecque, symbolisait la conquête islamique  de l’Espagne.

 

Par ailleurs, la personnalité de l’Imam de la future mosquée « Cordoba », Feisal Abdoul Rauf, n’est pas de nature à rassurer le monde laïc. Il a certes affirmé vouloir combattre l’extrémisme mais dans le même temps, confirmé vouloir construire une identité « américano-musulmane » afin que le centre soit ouvert à tous. De même, ses prises de positions sur une vision islamique de l’univers sont tout-à-fait éloquentes : en 2008, il a proposé aux Anglais d’intégrer la Charia dans le code de lois britanniques et aux Américains d’abroger le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat. En juin 2009, il a suggéré au Président français Nicolas Sarkozy, non pas d’interdire la burqa en France mais d’organiser un concours pour récompenser la plus belle. Enfin, le 28 février 2010, il a certifié que la religion était la solution des conflits internationaux.

 

Aussi, la construction de la mosquée « Cordoba » doit-elle être rattachée à la finalité historique de l’implantation de ces édifices, à savoir une affirmation de la domination de l’Islam. Après avoir conquis la Palestine au VII° siècle, les Arabes ont construit une mosquée sur l’emplacement du temple de Salomon à Jérusalem. De même, lors de la prise de Constantinople en 1453, la cathédrale Sainte Sophie a immédiatement été convertie en mosquée, le nom ayasofia ayant été conservé pour marquer la suprématie de l’Islam. Même en France, les constructions de mosquées contiennent une connotation symbolique tel le projet de construction de la grande mosquée de Paris (ambitieuse réalisation de Bertrand Delanoé, financée par la mairie de Paris à hauteur de 22 millions d’Euros) qui portera le nom de Al fath (qui signifie conquête), ou encore la très grande mosquée à Reims, ville des rois de France, dont l’achèvement est prévu pour 2011.

 

Rappelons également qu’en Islam, les mosquées ne sont pas uniquement des lieux de prières mais aussi des espaces aménagés dans des lieux de vie comme dans des centres d’affaires, comme, par exemple, la plus grande mosquée Kocatepe camii à Ankara, qui se trouve au cœur d’un centre commercial. En outre, ces lieux  sont, également, des centres éducatifs dans lesquels les enseignements ne portent pas exclusivement sur l’apprentissage de lois morales, mais également sur la différenciation entre les croyants et ceux qui ne le sont pas, l’impureté des consommateurs de viandes de porc ou encore de ceux qui ne sont pas circoncis.

 

En fin de compte, ce n’est pas le projet de construction d’une mosquée à New York sur les lieux d’un attentat islamiste, qui est susceptible d’interpeller, mais bien celui du symbole qu’il incarne. L’islam n’est pas qu’une religion mais un mode de vie exclusivement organisé autour de la présence divine et du message du prophète. D’ailleurs la foi exclusive suggérée ne tolère pas de coexistence religieuse sauf en cas d’espoir de conversion prochaine (il ne sera donc pas possible pour les Américains de construire des synagogues ou des églises en Arabie saoudite).

 

A sa décharge, si le modèle islamique de société s’oppose aux systèmes démocratiques et laïcs dans lesquels il n’y a aucune ingérence de l’Etat dans la religion, il offre un modèle alternatif de vie en société qui répond aux aspirations spirituelles de l’individu rejetées par la société laïque. L’Islam peut donc calmement s’implanter dans les pays démocratiques dans la mesure où ce n’est pas la règle qui commande l’homme mais le nombre qui décide de la règle (grâce au mécanisme des élections). Une immigration astucieuse apparaît alors comme étant de nature à modifier l’identité du décideur et à favoriser l’avènement d’une société autre, d’autant que le système laïc des sociétés occidentales est en train de montrer ses limites (véritable aubaine pour la diffusion de l’Islam). Dieu n’y est pas honoré et respecté dans le système éducatif. Coïncidence ou pas, les chefs de famille ne le sont plus non plus par leurs enfants, ni même les enseignants par leurs élèves, ni les chefs d’entreprise par les salariés et maintenant, ce sont les forces de police qui ne le sont plus non plus par les administrés, essuyant des tirs à balles réelles…

 

Pour éviter une anarchie généralisée débouchant sur le chaos, ou sur une absorption possible par le monde de l’Islam, il serait peut être temps que la société civile occidentale commence à appréhender l’individu dans sa nature double : matérielle et spirituelle. Les Palestiniens pourront alors créer leur Etat sans chercher à s’accaparer la capitale de l’Etat juif et les Américains trouveront plus opportun d’édifier sur le ground zéro, un temple comprenant une partie chrétienne, une autre musulmane et enfin une troisième réservée aux Juifs, afin de permettre à chacun de se recueillir sur ces lieux, qui resteront à jamais le symbole d’une abomination de l’histoire.

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 22:46

 

 

Israël discriminé par les normes démocratiques

 

par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

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Ce 9 août 2010, le Premier Ministre Benjamin Netanyahou a fait sa déposition devant la commission présidée par le Juge Ya'akov Tirkel, chargée,  notamment, d’étudier les circonstances de la mise en place du blocus de la bande de Gaza, mais également sa conformité aux règles du Droit international. S’agissant de l’abordage du Mavi Marmara qui a tenté de forcer le blocus et été arraisonné dans les eaux territoriales le 31 mai 2010, doivent être examinés l’identité et l’attitude des membres de la flottille à l’égard des forces de défenses israéliennes, tout comme le détail des opérations menées par le commando de la marine israélienne, à l’occasion desquelles neuf turcs ont été tués.

 

De façon tout à fait méthodique et dans un style parfaitement limpide, le Premier Ministre israélien a illustré, sans véritablement le formuler, en quoi le fonctionnement des règles démocratiques devenait progressivement un piège amené à se refermer sur les seules nations démocratiques. En effet, l’épisode de l’abordage du Mavi Marmara s’est focalisé sur le blocus en éludant les dispositions d’esprit des Palestiniens présentés tels des victimes, tout comme les personnes cherchant à voler à leur secours.

 

Tout d’abord, Benjamin Netanyahou a rappelé que le principe de l’enquête et sa comparution devant la commission illustraient parfaitement le respect par l’Etat juif des normes démocratiques internationales, à la différence des nations dans la région, qui ne les ont pas mises en place dans leur fonctionnement social, et qui se retrouvent dans le même temps dispensées de les appliquer. Le Premier Ministre israélien a alors donné l’exemple des pays du Moyen Orient où « les gouvernants assassinent les opposants politiques, répriment les femmes, les condamnent à mort par lapidation, et privent les populations entières des droits humains les plus élémentaires ».

 

Or, de tels Etats ne se voient jamais contraints de mettre en place des commissions chargées d’examiner les modalités de traitement des individus, comme si, finalement, la norme démocratique se transformait progressivement en un concept opposable aux seules nations démocratiques. Il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre d’observer que dans l’ensemble des pays de la région, « il n’y a ni liberté de presse pour dénoncer les crimes, ni tribunaux indépendants pour offrir aux accusés un procès équitable, ni d’organismes chargés de défendre les Droits de l’Homme» , faute d’admission de leur prééminence.


Inversement, « et bien que confronté depuis 62 ans aux menaces d’éradication émanant des pays de la région, et au terrorisme » (que les Palestiniens affirment être un moyen de défense légitime), Israël s’est toujours appliqué à maintenir les valeurs démocratiques figées par ses lois fondamentales : « aucun autre pays dans la région ne s’inspecte plus qu’Israël et Tsahal » et n’accepterait de se présenter devant de telles commissions.


Dans ces conditions, il est tout à fait regrettable d’observer qu’à aucun moment, l’Onu n’a proposé de mettre en place une commission chargée d’enquêter sur les finalités politiques des Palestiniens dans la bande de Gaza, « à savoir l’éradication de l’entité sioniste», « ni ne dépêche localement des inspecteurs pour examiner les conditions des tirs du Hamas ou des autres organismes qui y sont affiliés en provenance de zones civiles et qui visent des populations israéliennes», voire enfin la raison pour laquelle le Hamas reçoit « une aide croissante, financière, logistique et militaire de la part de l’Iran qui affirme vouloir rayer Israël de la carte », sans que personne ne s‘en émeuve. Une telle commission pourrait alors étudier « les conditions de vie du soldat israélien Guilad Shalit enlevé en 2006 et privé de visites notamment de la Croix rouge, en violation flagrante avec toutes les règles du droit international et des valeurs humaines les plus fondamentales », voire encore préconiser des mesures propres à y remédier.

 

En fin de compte, les actes criminels des Palestiniens sont tolérés par la communauté internationale sans qu’il soit possible de leur expliquer en quoi ils présentent une nature répréhensible, uniquement parce que les résidants de Gaza n’ont pas intégré le respect des principes démocratiques dans leur système social : pour eux, les actes de résistance sont non-susceptibles de condamnation.


Pour sa part, Israël assure la sécurité de ses ressortissants en contrôlant les marchandises qui entrent dans la bande de Gaza, tout en évitant une crise humanitaire en poursuivant les livraisons de carburant, d’électricité, de nourriture et en soignant pas moins de 1500 gaziotes chaque mois dans ses hôpitaux. Le blocus maritime a donc eu des effets bénéfiques pour les populations civiles israéliennes en évitant l’acheminement à Gaza de bateaux tels le Karine A dont les soutes regorgeaient de centaines de tonnes d’armes iraniennes, voire également le Francop qui contenait des marchandises de même nature mais elles, à destination du Hezbollah libanais. Ainsi, et de façon tout à fait absurde, Israël se voit accusé de ne pas respecter les règles définies dans les Chartes Internationales alors qu’il n’est pas exigé de réciprocité de la part de ses ennemis.

 

Les allégations sans fondements de crise humanitaire ont alimenté la provocation, mais la mort des agresseurs turcs est uniquement la conséquence du refus, par les autorités turques, « d’autoriser le contrôle préalable des marchandises contenues dans le Mavi Marmara dans un port israélien», et de la permission « donnée aux militants de l’IHH de monter sur le navire alors qu’ils recherchaient une confrontation directe avec les soldats israéliens » (« annonçant dès avant l’embarquement leur souhait de voir renvoyer les Juifs à Auschwitz »).

 

Dérive et effets pervers des principes démocratiques : il est reproché à Israël d’empêcher le transit des armes, pendant que la communauté internationale soutient Mahmoud Abbas dont le mandat de représentation du peuple palestinien a expiré en juillet 2009, et qui se maintient à ce poste en vertu de lois d’exception non démocratiques, grandement contestées localement.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 21:56

 

 

DANS LE MONDE ARABE, « PAIX » EST TROP SOUVENT SYNONYME DE « CAPITULATION »

 

Par Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

 

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Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

En cette première semaine du mois d’août 2010, l’Etat d’Israël a été sous le coup d’agressions terribles : le 2 août, des terroristes palestiniens ont lancés, depuis le Sinaï, des roquettes Grad sur la ville d’Eilat (sans faire de victime) et le lendemain, l’armée libanaise a fait usage d’armes à feu contre des soldats de Tsahal (tuant un officier israélien), désapprouvant l’arrachage d’un arbre qu’elle estimait (à tort) être en territoire libanais.

Ces actes criminels ne sont bien évidemment pas le fruit du hasard : le 1er août 2010, le Président israélien Shimon Peres et son homologue égyptien Hosni Moubarak ont évoqué la reprise des pourparlers de paix, non plus dans le cadre de négociations indirectes mais bien directes. Or, cette perspective est tout à fait perturbante pour les Etats arabes qui ne sont pas signataires d’un traité de paix avec Israël. Par ailleurs, elle est contraire aux objectifs que se sont fixés les palestiniens dans leurs Chartes fondatrices. Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal n’a d’ailleurs pas manqué de dénier toute légitimité à d’éventuelles négociations, qu'elles soient initiées par le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ou par l’intermédiaire du président Egyptien, eu égard (selon lui), aux pressions  exercées par les Etats-Unis et Israël.

Pour le Liban, les négociations de paix emporteraient reconnaissance implicite de l’entité juive, ce qui n’est pas envisageable, le nom « d’Israël » ne figurant pas sur leurs cartes de géographie. Aussi, et dans un esprit de prudence, est il préférable de s’en tenir à la voie fixée par le Hezbollah, à même d’offrir une réponse idéologique à la dislocation du système multiconfessionnel libanais. Le Président Michel Sleimane est donc bien inspiré lorsqu’il reprend ses positions anti israéliennes qui redonnent aux soldats, une combativité un temps, perdue.

Côté palestinien, les négociations de paix avec Israël reviendraient (pour une partie d’entre eux) à renoncer de facto aux droits qu’ils considèrent comme légitimes, en l’occurrence établir un Etat palestinien sur l’assiette territoriale de la Palestine mandataire. Aussi, doivent-ils rappeler sans relâche leur hostilité à Israël, au besoin en se rendant sur l’espace territorial égyptien grâce aux tunnels aménagés sous la bande de Gaza, oubliant, de ce fait, le « blocus », censé transformer la zone côtière en « prison à ciel ouvert ».

La nécessité de poursuivre le combat résulte en fait de l’absence de réflexion globale sur le message religieux en Islam,  des textes fondateurs palestiniens mais également d’une exploitation partisane des conventions internationales.

S’agissant de l’Islam, le principe de la guerre y a toujours occupé une place centrale pour diffuser le message religieux et conquérir de nouvelles terres. Le prophète Mohammad y a eu recours pour soumettre les infidèles afin qu’ils lui prêtent allégeance. Il suffit donc de suivre les injonctions coraniques qui préconisent de faire la guerre « dans le chemin de Dieu », qui assurent de l’assistance divine dans l’entreprise et qui promettent des gratifications aux combattants. Pour leur part, les coups mortels n’ont aucun caractère répréhensible dans la mesure où «  ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Dieu. Ce n’est pas toi qui lançais, c’est Dieu pour éprouver les croyants par une belle épreuve » (8, 17-18). Il serait donc grandement utile, pour les théologiens de l’Islam, qu’ils engagent une réflexion sur l’interprétation des versets coraniques, (à l’instar du Talmud de la Guemara), et qu’ils imposent une doctrine unanime aux croyants.

S’agissant des palestiniens, les premiers, nourris de la Charte de l’Olp (qui instaure un lien ombilical entre les populations arabes et la Palestine mandataire), considèrent que Mahmoud Abbas n’a pas qualité pour remettre en cause les fondements de l’identité nationale qui repose sur une récupération de la terre au moyen de l’activité terroriste. Pour les seconds affiliés au Hamas, le programme du Mouvement de résistance islamique inspiré du mode de compréhension islamique et « universel » de l’univers, interdit de pactiser avec les envahisseurs sionistes. L’article 13 de la Charte rappelle d’ailleurs que : « Les initiatives et ce que l'on appelle les solutions pacifiques et les conférences internationales, sont contraires aux principes du Mouvement de Résistance Islamique. Le fait d'abuser de quelque parcelle que ce soit de la Palestine est un abus dirigé contre une parcelle de la religion». Aucune décision politique ne devrait donc pouvoir ébranler leurs convictions s’il n’est pas envisagé de réflexion sur la portée de ces textes.

Pour sa part, la Communauté internationale procure également aux combattants des outils très intéressants pour justifier la poursuite du combat. Elle ne cesse de recourir à la notion de « territoires occupés », permettant d’invoquer la Convention IV de Genève de 1949 relative à la situation des personnes civiles en temps de guerre. Théoriquement, cette convention n’est applicable que dans l’hypothèse d’une occupation d’un Etat souverain par un autre, ce qui était le cas des palestiniens de Cisjordanie, lorsque ce territoire était intégré à la Jordanie, Etat souverain  partiellement occupé par Israël à compter du 4 juin 1967. Toutefois, lorsque la Jordanie a renoncé à sa souveraineté sur ce territoire le 31 juillet 1988, modifié ses cartes géographiques et retiré toute représentation des palestiniens au parlement jordanien, les palestiniens y demeurant ont cessé de dépendre d’un Etat souverain. Certes, leur statut est devenu tout à fait unique puisque reconnus comme constituant une nation, il ne disposent d’aucune assiette territoriale spécifique. Pour autant, ils ne sont plus sous « occupation » (depuis 1988) au sens de la Convention de Genève même si la communauté internationale a régulièrement recours au texte de la résolution 242 du Conseil de Sécurité qui concernait la « Jordanie occupée » (qui ne l’est plus depuis 22 ans). Ainsi, par exemple, l’article 49 de la Convention qui proscrit « les colonies de peuplement » par la « puissance occupante » dans les « territoires occupés » ne peut être juridiquement et techniquement invoqué. De même, si la bande de Gaza avait été occupée, la Convention de Genève n’aurait pu s’appliquer puisque l’article 5 exclut le bénéfice de la protection « aux personnes qui font l’objet d’une suspicion légitime de se livrer à une activité préjudiciable à la sécurité de l’Etat », comme c’est le cas d’une implication dans des activités terroristes.

En tout état de cause, le recours (inadapté) par la communauté internationale à la notion de « territoires palestiniens occupés » a un second effet pervers : il cautionne le principe de la résistance armée, corollaire historique de l’occupation, que les Palestiniens  considèrent comme un droit fondamental.

En somme, pour que les ennemis d’Israël cessent d’assimiler « paix » à « capitulation », il suffirait de disposer d’une analyse doctrinale unifiée de l’Islam, de réfléchir sur les textes palestiniens qui prescrivent la lutte armée contre l’entité sioniste, et un examen par la communauté internationale, de l’utilisation politique mais parfaitement abusive de la notion de « territoires palestiniens occupés» qu’exploitent les vendeurs de haine.

Des mensonges historiques ont guidé la politique d’Etats souverains pendant des siècles avant que les peuples réalisent la manipulation dont ils faisaient l’objet et rectifient les principes fallacieux dont ils ont été nourris. Tout est affaire de bon sens.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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