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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 20:50

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2013 lessakele

Le 9 mai 2013, le  cheikh qatari Youssouf Kardawi, en visite dans la bande de Gaza, a affirmé qu’Israël n’avait pas le droit d’exister, en l’absence de présence historique de juifs sur cette terre (qui doit revenir à la nation arabe). Le discours de ce responsable sunnite, président de l'Union Internationale des Savants Musulmans (Oulémas), membre de la confrérie des Fréres Musulmans  et du Conseil Européen pour le Recherche et la fatwa,visait plusieurs objectifs. Tout d’abord, il convenait de conforter les palestiniens de la bande de Gaza dans leur motivation, s’agissant de la lutte contre Israël (jusqu’à la victoire finale). Par ailleurs, il devait rappeler au monde arabo musulman, divisé et entredéchiré (avec des croyants qui s’entretuent), que la disparition prochaine de l’entité sioniste était certaine. Enfin, il convenait d’entretenir l’idée selon laquelle l’Islam est bien la religion que le monde doit embrasser à terme, ce que l’existence d’Israël contredit.
L’influence de ce responsable religieux est considérable dans l’interprétation et le mode de compréhension de la loi islamique, ses thèses démontrant sa parfaite connaissance des outils des sociétés démocratiques, de leur fonctionnement et de leur mode d’utilisation, pour favoriser l’aboutissement du projet islamique. Ainsi, ce responsable religieux considère que la démocratie est compatible avec l’Islam, mais qu’en aucun cas, la charia ne doit être amendée ou se conformer aux valeurs et standards humains changeants. En d’autres termes, la démocratie doit permettre à une majorité de décider du choix islamique d’organisation de la société, non pas de figer le principe de liberté de pensée. Pour ce qu’il en est de la laïcité, il considère le principe démocratique de séparation du religieux et du profane comme étant condamnable. La laïcité dans les sociétés occidentales doit servir à assurer la neutralité de l’Etat ou à garantir la liberté d’exercer ou non une religion, sans jamais l’interdire.
Cet opportuniste démocratique a, en revanche, des positions plus tranchées à l’égard d’Israël. Il a toujours soutenu le Hamas pour ce qu’il en est des attentats suicide  qui sont : « l'arme que Dieu a donnée aux pauvres pour combattre les forts, telle une compensation divine ». Pour ce qu’il en est de l’éradication d’Israël, il n’a pas manqué d’affirmer : «Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux juifs, des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des croyants». Sa grande satisfaction serait d’ailleurs d’assister personnellement à l’élimination de l’entité sioniste : « La seule chose que j'espère, au crépuscule de ma vie, c’est qu’ Allah me donne l'opportunité d'aller au pays du jihad et de la résistance, ceci même sur un fauteuil roulant. Je tuerai les ennemis d'Allah, les sionistes ».
Ce responsable sunnite exerce également une influence grandissante dans les pays au sein desquels l’islamisation poursuit son ascension comme la France où il ne manque pas d’orienter le vote de la population musulmane. En 2012, il a recommandé aux citoyens français musulmans de ne pas voter pour le candidat d'un parti qui aurait soutenu la loi française contre le port du voile islamique à l'école.
En somme, et comme pour bon nombre d’adeptes, l’islamisme est un modèle social à même de se substituer au modèle démocratique, envisagé comme l’aboutissement de la civilisation humaine, ou encore comme la vérité ultime. La démocratie présente en outre, l’avantage de contenir les moyens de sa propre disparition  (ce qu’Hitler avait parfaitement compris en 1933).

Pour l’heure, les évènements contemporains ne lui donnent pas tout à fait tort : les pays musulmans ayant accédé à la démocratie ont choisi l’islamisme comme mode d’organisation de la société (Egypte, Turquie, Tunisie) et en Syrie, le chef du front jihadiste Al-Nosra (composé  de combattants syriens et de volontaires étrangers), ambitionne d'instaurer une gouvernance islamique dans la Syrie de l'après-Assad.

Dans le monde occidental, la France est un pays intéressant pour y développer les thèses islamistes. L’absence de cohésion nationale, le départ des nationaux du territoire pour des raisons fiscales ou sociales, l’incitation au départ de la matière grise, la laïcité, l’incapacité des gouvernants à rassembler la population et à cultiver un sentiment de fierté nationale, sont autant d’atouts pour substituer une théocratie islamique aux fondements du pacte social démocratique.

Al Aida, qui menace la France depuis de nombre années, maintient donc le cap : le 8 avril 2013 le chef Ayman Al-Zawahiri a menacé la France de représailles raison de son intervention au Mali : « je préviens la France qu’avec la volonté de Dieu, elle connaîtra le même sort qu’a connu l’Amérique en Irak et en Afghanistan ». (L'ambassade de France à Tripoli a finalement été la cible d'un attentat le 24 avril 2013). De même, le 8 mai 2013, Abou Obeida Youssef al-Annabi, chef du Conseil des notables Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a appelé tous les musulmans à attaquer les intérêts français dans le monde en raison de « l'agression » dont la France se rend coupable au Mali.

 
La France découvre également qu’Al Qaida forme des combattants issus de la société française. Elle les poursuit donc (lorsque cela est possible) pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes », comme le djihadiste français, expulsé du Pakistan, et mis en examen le 8 avril 2013, ou encore le jihadiste français Gilles Le Guen arrêté le 28 avril 2013 (qui affirmait « l’intervention occidentale rendra notre lutte légitime comme celle de nos frères d'Afghanistan et de Palestine. Nous nous battrons jusqu'au bout»), voire enfin de nombreux jihadistes franco africains qui partent au Sahel pour faire la «guerre sainte» et qui considèrent la France comme un ennemi prioritaire…Ce viviers de jihadistes devrait être parfaitement opérationnel lorsqu’il s’agira de passer à l’action sur le territoire français…
Le christianisme a fustigé le peuple juif « déicide » pendant deux mille ans, incitant insidieusement à la commission d’actes antisémites et conduisant à l’extermination de 6 millions de juifs dans les camps de la mort nazis. Pour les islamistes, il est également une responsabilité collective des juifs (non pas de la mort de Jésus mais) de la naissance d’Israël. Les méthodes sont donc voisines de celles d’Hitler avec des messages diffusés en boucle à des esprits faibles, confrontés à la crise morale et financière, en perte de repères, à qui il est conféré une utilité et une importance sociale particulière lorsqu’ils deviennent des soldats, serviteur de la cause.
La survivance du peuple juif contredisait la vérité de la religion chrétienne pour qui Jésus était le Messie des juifs (ce qu’ils n’ont pas admis). Les considérer comme peuple déicide justifiait alors leur élimination. De la même manière, l’existence d’Israël contredit la vérité de l’Islam. Or, tant que la religion de Mahomet n’aura pas entrepris son propre « Vatican II », l’islamisme ira jusqu’au bout de ses convictions en essayant d’anéantir Israël. En attendant, le déni d’Israël et l’affirmation de son illégitimité ne sont que des discours d’attente destinés à préparer des Mohamed Merah « potentiels », a fortiori dans les pays où le rejet de la religion génère une carence en terme de spiritualité, éminemment dommageable.
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 06:14

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2013 lessakele

 
Le film « condom lead » réalisé par les frères (jumeaux) Arab et Tarazan Nasser originaires de la bande de Gaza, sera en compétition dans la catégorie des courts métrages lors du 66ème festival de Cannes du 15 mai au 26 mai 2013. Ce premier film palestinien a été tourné en Jordanie pendant une journée du mois de février 2013, et a nécessité un budget de 7000 dollars (5300 €). En dépit des faibles moyens, le court métrage palestinien, sélectionné parmi 3500 courts métrages en provenance de 132 pays, pourrait bien remporter la palme d’or qui sera remis par la Présidente du Comité de sélection, la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion.

Le film se veut l'expression d'un symbole, en l'occurrence celui d’une forme de résistance palestinienne à la violence des israéliens, à travers… l’acte amoureux. La scène se déroule dans la bande de Gaza pendant l’opération nommée « plomb durci », menée par l’armée israélienne, entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009. Le film, « condom lead », dont le titre est lui-même inspiré du nom de l’opération (en anglais « cast lead ») montre les difficultés rencontrées par un couple de palestiniens pour partager des moments intimes pendant l’opération qualifiée par les palestiniens d’«agression israélienne ».

Il montre un couple de palestiniens engagés dans une relation amoureuse, mais empêchés de mener l'acte à son terme en raison des incessantes attaques aériennes lancées par Tsahal. Au début, les corps des amoureux se rapprochent lorsque les bruits d’un drone israélien couvrent les sons et les mots échangés, provoquant la première interruption de la relation amoureuse. Une fois les bruits assourdissants du drones estompés, l’épouse revient vers son mari pour l’embrasser mais est à nouveau contrariée par de nouveaux bombardements qui perturbent l’intimité de la relation. Dans les images suivantes, on voit leur fille, terrorisée, qui se met à crier, et la mère qui abandonne momentanément son mari pour aller la rassurer et l’aider à se rendormir. Lorsque la femme palestinienne, pleine de sensualité, revient vers son époux, elle se trouve une nouvelle fois interrompue par le fracas d’une bombe qui provoque, au passage, de nouveaux cris de la fille (que la mère retournera voir pour l'apaiser). C'est alors le dévoilement de toute la symbolique du film : le père fait sauter le préservatif qu’il devait utiliser, et qui se transforme… en bulle, avant que d'autres bulles viennent progressivement remplir la maison tout au long de l'opération israélienne. Lorsque le cessez le feu est décrété au terme des 22 jours de l’intervention, l’époux sort sur le balcon et voit les bulles (résultant de la transformation des préservatifs),  qui s’envolent de toutes les maisons de Gaza…

Les réalisateurs palestiniens indiquent avoir voulu éveiller la conscience collective du monde arabe et l’importance de protéger les droits et la culture d’un peuple de l’hégémonie et de la politique. Ils qualifient cette œuvre de créatrice et d’humaine : « L’amour ne peut être mis de côté. C’est une autre forme de résistance. Le film montre que les machines de guerre ne peuvent triompher de la volonté humaine, mais qu’elles peuvent détruire l’esprit et la chair ». « Le film parle du droit des gens à l’amour. Il est possible de se remettre d’une guerre, mais il n’existe aucun remède pour l’intimité. Au contraire, amour et passion deviennent des bulles prêtes à exploser  »…

Pour les auteurs du court métrage, les relations intimes répondent à un besoin de sécurité en temps de guerre et le préservatif est censé symboliser la prévention des conflits armés. Les réalisateurs palestiniens précisent même que le film exprime une idée philosophique, à savoir l’immortalité en temps de guerre, l’importance de la joie, la peur humaine, la mort, l’assassinat et le sang dans une scène intime qui pourrait se dérouler entre tous les couples dans les périodes de guerres. Ils espèrent que le message du film surmontera les stéréotypes sur Gaza, liés à la mort et à la guerre.

Il n’en demeure pas moins vrai que le but du film est de montrer en quoi les palestiniens sont encore les victimes des méchants israéliens qui les privent de tout, même de faire l'amour. De qui se moque–t-on ?
L'opération plomb durci a été engagée pour enrayer les tirs de roquettes Qassam et de mortiers palestiniens incessants depuis le mois d'octobre 20O1. Au cours des 7 années qui ont précédées l’opération « plomb durci », les palestiniens de la bande de Gaza ont pris pour cible les civils israéliens au nom d'un soit disant droit à la résistance, persuadés qu’ils agissaient dans un cadre d’une légitime défense. Il ne faudrait tout de même pas oublier que pendant toutes ces années, ce sont des dizaines de civils israéliens qui ont été blessés et tués des suites des actions meurtrières palestiniennes, ce qu’occulte manifestement le film. De même, il oublie de rappeler que les actes terroristes du Hamas sont seuls, à l'origine de l'opération musclée israélienne, même s’ils n’ont jamais été franchement condamnés par le Conseil de Sécurité de l'Onu qui a toujours renvoyé israéliens et palestiniens dos à dos, dans une forme de partis pris anti-israélien indéniable.
Le résultat de l’opération israélienne a été à la hauteur des objectifs escomptés : destruction d’entrepôts, de postes militaires, de tunnels, de sites de production et de stockage d’armes et de roquettes, d’infrastructures et de rampes de lancement de roquettes et d’autres projectiles du Hamas … Dans le même temps, Israël n’a jamais failli à ses obligations humanitaires en ouvrant quotidiennement les points de passage pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, de la nourriture, des médicaments, et des ambulances... Si, dans un premier temps, le rapport Goldstone (publié en septembre 2009) a considéré que Tsahal avait délibérément visé des civils, il s’est par la suite (1 an et demi plus tard) ravisé. Le Juge Goldstone a reconnu que Tsahal n’avait pas mené une politique de ciblage des civils palestiniens, contrairement au Hamas qui a envoyé des roquettes sur des populations civiles israéliennes et utilisé des civils palestiniens comme bouclier humain (en plaçant des caches d’armes à proximité des hôpitaux et des écoles)...
Le film palestinien « condom lead » qui présente les palestiniens comme victimes des agissements israéliens, n’est donc qu’une nouvelle forme de propagande mensongère. Radicalement décalé par rapport à la réalité, il  vise à stigmatiser Israël, en tant qu’agresseur de la population palestinienne, ce dont la communauté internationale raffole.
Pour autant, on peut croire qu’il est une certaine sincérité chez les palestiniens lorsqu’ils décrivent leur relation avec Israël même s’ils ne se rendent pas compte que leur problème vient, non d’Israël, mais de la culture et de la pensée diffusée dans le monde arabo musulman où tout est axé sur la guerre, la mort la rancune et la rancœur. Les premiers mots prononcés par les musulmans lorsqu’ils se rencontrent sont « sallam Halikoum » (la paix pour tout le monde), alors que leur fonctionnement est radicalement opposé à la paix, ce qui place les musulmans dans une sorte de conflit interne insurmontable. Lorsque le monde de l’Islam commencera son introspection, il réalisera que son problème résulte de l’absence de condamnation du Jihad, des attentats terroristes, et du défaut de normes morales unanimes. De la Syrie à l’Irak, en passant par l’Iran, le monde de l’Islam doit être repensé dans sa globalité. C’est de cela dont les palestiniens, incapables de s’entendre entre eux, sont victimes. Israël n’est qu’un moyen de les déresponsabiliser.
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:07

 

 

 

 

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2013 lessakele

Le 26 avril 2013, le Bureau Central Palestinien de Statistiques a publié le résultat d’une étude indiquant que la population palestinienne dans la Palestine dite « historique » (territoires israéliens, Cisjordanie et Gaza) dépasserait la population juive israélienne en 2020 : 7.2 millions de personnes palestiniennes (en ce compris les personnes considérées comme arabes israéliennes), contre 6.9 millions de juifs. Ainsi, pendant que les décideurs internationaux encouragent israéliens et palestiniens à faire la paix, les palestiniens continuent de nier l’Etat juif en considérant que la Palestine « historique » doit institutionnellement, démocratiquement et philosophiquement revenir aux palestiniens. Aussi, et pour les palestiniens, rien ne sert d’anticiper une reconnaissance inutile (voir ridicule) de l’Etat juif dans la mesure où sa disparition est logiquement, mathématiquement et historiquement programmée. Dans leur schéma de pensée, la Palestine historique est un territoire indivisible sur lequel doit s’organiser le mode d’organisation politique.
Or, et s’ils n’arrivent pas à défaire l’entité juive par la guerre, les palestiniens ambitionnent d’y parvenir par la démocratie (qui donne le pouvoir au nombre) sauf à obtenir ce résultat par l’invasion, avec une reconnaissance internationale du « soit disant » droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël. Pour ce faire, les palestiniens considèrent qu’il suffit de copier le mode opératoire juif puisque c’est la volonté juive de s’établir en Palestine au 19° siècle qui a conduit la communauté internationale à l’encourager, avec la déclaration de Balfour puis avec la résolution concernant le partage de la Palestine en 1947.
Comme les juifs, les palestiniens ont d’abord dû se faire reconnaître en tant que peuple pour pouvoir invoquer le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Aussi, et dans la seconde Charte de l’Olp de 1968, les palestiniens se sont-ils présentés comme « le peuple arabe palestinien » et non plus comme « les arabes de Palestine », comme visés dans la première mouture de la Charte en 1964. En se disant membres de la grande nation arabe, aucune affectation territoriale ne pouvait leur être réservée alors qu’en tant que peuple arabe palestinien, ils fondaient leur revendication territoriale.
Par ailleurs, tout comme les juifs ont été chassés de Palestine par les romains, les palestiniens ont soutenu que leur expulsion de la Palestine (Naqba) était la conséquence des actes commis par les juifs au moment de la guerre d’indépendance en 1948. Ils s’arrogent ainsi un droit de propriété sur la Palestine historique, imputent à Israël le mécanisme de la spoliation et culpabilisent la communauté internationale pour sa complicité dans l’éviction. Parmi les thèmes repris par les palestiniens, figurent également le rêve juif d’un retour sur la terre de Sion et s’agissant du mode opératoire, les palestiniens ont, à l’instar de la Haganah, choisi le terrorisme comme moyen de conquérir le territoire, puisqu’il est, en partie, à l’origine de la fuite des palestiniens en 1948.
Bien évidemment, et tout comme les juifs au cours de la seconde guerre mondiale, les palestiniens soutiennent avoir subi des exactions et continuent d’être maltraités par Israël, pour émouvoir la communauté internationale et lui donner bonne conscience après le massacre des juifs commis en 1939 1945, dont elle se considère en partie responsable.
Toute la psychologie palestinienne va donc se construire et s’organiser autour de ces paramètres avec une centralité dans le message des Chartes (et de la philosophie) palestiniennes : le retour des juifs en Palestine est le résultat d’un endoctrinement religieux qu’il faut combattre par un conditionnement concurrent.
La Charte de l’Olp du 17 juillet 1968 va donc affirmer que la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien (Article 1), que les palestiniens disposent d’un droit au retour dans leur foyer (article 2) et que leur identité se transmet des parents aux enfants (Article 3, article 4), même en cas dispersion (Article 5). Pour la prise du territoire, l’article 7 souligne qu’il est un devoir national d'éduquer les individus Palestiniens dans un esprit révolutionnaire, avec une préparation à la lutte armée. La dimension historique du combat est visée à l’article 8, avec la lutte armée qui constitue la seule façon de libérer la Palestine quand l’article 9 pose que l'action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine. Selon l’article 10, il faut sauvegarder l'identité palestinienne et développer la conscience de cette identité, pour éliminer le sionisme (article 12) avec une philosophie dotée d’une dimension spirituelle (article 15), humaine (article 16) et un rejet de toutes les décisions internationales qui les ont spoliés comme la partition de la Palestine en 1947 (Article 17), la déclaration de Balfour (article 20) et toute solution qui serait un substitut à la libération de la Palestine (article 19). Pour sa part, le sionisme est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansionniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes (article 21)…
La  Charte du Hamas du 18 août 1988 reprend les mêmes thèmes dans une dimension religieuse avec une définition du mouvement et une base idéologique centrée sur l’Islam (article 1 et suivants)  pour hisser la bannière de l’Islam  sur chaque pouce de la Palestine (article 6) comme maillon de la chaine de la lutte contre l’envahisseur sioniste (article 7) avec le jihad comme route et la mort pour la cause d'Allah son plus haut souhait (article 8). La Charte affirme donc que Palestine est un Waqf islamique consacré aux générations de musulmans jusqu'au Jugement Dernier et que pas une seule parcelle ne peut en être dilapidée ou abandonnée à d'autres. L’article 11 rappelle que les initiatives et les soi-disant solutions de paix et conférences doivent être rejetées et qu’il n’y a pas de solution excepté le jihad (article 13) face à l'usurpation, par les juifs, de la terre de Palestine  (article 15). Il faut donc suivre l’enseignement islamique (article 16) avec la femme (article 17) qui inculque les valeurs morales et les pensées de l’islam (18) contre le complot juif mondial (articles 20, 22 32)… 
Les palestiniens ne renonceront donc jamais à la conquête de la Palestine. A leur décharge, si un pays étranger investissait en France dans l’économie des sociétés nationales, dans le patrimoine foncier, dans les clubs de football, dans la construction de lieux de culte et finançait les banlieues pour renforcer son assise territoriale, rien ne l’empêcherait de solliciter une partition administrative et souveraine du territoire, si telle devenait la volonté de la population locale… Or, en cas d’aval donné à ce partage par la communauté internationale, une partie des français (tout comme les palestiniens) pourrait très bien le contester et décider et de se placer (de façon similaire) en résistance, dans un combat pour la dignité avec interdiction d’abandonner la cause.
Le devenir d’un pays dépend de ce qu’en font les gouvernants. S’il n’y a pas de lois nationales, de frontières, de monnaie et de religion, il n’a pas d’identité nationale. Les nouveaux arrivants peuvent alors librement imprimer leur marque, leurs valeurs, leur système, comme l’ont fait les juifs en Palestine. Ne serait-ce pas un exemple à suivre ?
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 10:43

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2013 lessakele


Le 10 avril 2013, les Ministres des Affaires étrangères du G8 réunis à Londres, ont publié une déclaration concernant le processus de paix au Moyen-Orient. Ils ont confirmé « leur engagement pour une paix juste, durable et globale», convenu de « la nécessité urgente de faire progresser le processus de paix au Moyen-Orient », salué « la visite du Président Obama dans la région et sa déclaration » concernant «  « la paix entre les Israéliens et les Palestiniens nécessaire, juste et possible », appelé «les parties à s’abstenir de toute action unilatérale et à créer une atmosphère propice à la paix », réaffirmé « que les actions unilatérales par l’une ou l’autre des parties ne peuvent préjuger de l’issue des négociations »  et enfin, exprimé « leurs sérieuses préoccupations au sujet de la mauvaise situation de l’économie palestinienne et de l’impact qu’elle a sur les efforts pour la construction d’un État palestinien ».  
Cette déclaration des responsables politiques internationaux reprend les mêmes mots, objectifs et intentions que dans celles exprimées par le passé, et qui n’ont jamais  eu le moindre résultat. Or, s’il est indispensable pour Israël de faire la paix avec les palestiniens (pour sa sécurité), cette paix est également nécessaire du côté palestinien, pour des raisons économiques. Les problèmes économiques des palestiniens trouvent notamment leur source dans le bouclage des territoires qu’ils gèrent et notamment le contrôle des entrées et des sorties des personnes et des marchandises des villes palestiniennes de Cisjordanie.
Les conséquences en sont désastreuses pour les palestiniens : la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement sur l’économie en Cisjordanie du 13 juillet 2012 TD B 59/2 a confirmé que les perspectives de développement de l’économie palestinienne sont quasiment irréalisables, que les restrictions à la circulation, la diminution des flux d’aide, la paralysie du secteur privé et la crise budgétaire chronique interdisent tout espoir de progrès. De même, le rapport spécial de l’Onu pour la Palestine de septembre 2012 indique que l’Etat juif contrôle  82 % des nappes phréatiques et 40 % de la surface de la Cisjordanie sans que les palestiniens ne puissent s’y rendre s’ils ne disposent pas d’un permis à cet effet. Corrélativement, la population juive y a augmenté de 15 579 personnes au cours de l’année précédente, grâce aux incitations étatiques dans les domaines de la construction, du logement, de l’éducation, de l’industrie, de l’agriculture et du tourisme…
Côté israélien, les 520 points de contrôle installés en Cisjordanie interdisent la circulation des armes entre les villages palestiniens et préviennent tout risque d’attentats. Par ailleurs, et tant que les palestiniens rechigneront à signer la paix, Israël poursuivra son implantation territoriale sur les terres désertiques de Cisjordanie, à l’origine de ce que les palestiniens appelle une « bantoustanisation » du territoire dont les conséquences à terme seront irréversibles. Or, la paix, du côté palestinien, est la condition sine qua non du redressement de leur économie puisqu’elle conduira à une levée de toutes les restrictions qui entravent la circulation des biens et des travailleurs palestiniens. Ainsi, le refus, pour les palestiniens, d’abandonner leur valeurs guerrières est à l’origine de la paralysie de la situation comme s’ils étaient leur seul problème, sans pour autant en avoir conscience.
Les Ministre du G8 ne réalisent pas non plus en quoi les instances internationales ont leur part de responsabilité dans la paralysie de l’économie palestinienne. En victimisant les palestiniens, elles cautionnement leur comportement et la poursuite de ce qu’ils nomment la « résistance ». On peut citer le rapport du FMI du 23 septembre 2012, celui de la Banque Mondiale d’avril 2012, le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé du 27 septembre 2012 (qui fait état des conséquences de la politique israélienne et l’impact des privations économiques sur la santé des Palestiniens). A ces rapports anti israéliens, il faut ajouter les rapports incendiaires d’Amnesty International comme celui du 4 avril 2013 qui « recommande à Israël de cesser l’usage d’une force excessive contre les palestiniens », le rapport du 26 mars 2013 concernant « la grève de la faim d’un détenu palestinien », celui du 12 mars 2013 sur « l’interdiction faite à la famille d’un détenu palestinien de lui rendre visite », celui du 20 février 2013 sur les soit disant « crimes de guerre et crimes de droit international commis par Israël »…
Inversement, pendant que la communauté internationale enfonce les palestiniens dans la récession économique en les incitant à poursuivre la résistance, Israël poursuit son développement économique (notamment) dans une partie des territoires de Cisjordanie, qui seront, par la suite, incorporés à l’Etat juif. Ce développement s’opère grâce au partenariat avec de grands groupes internationaux comme Caterpillar Incorporated, (matériaux de construction), Veolia (eau, gestion des déchets, transports), Group4Security (sécurité), Dexia (groupe bancaire), Ahava (cosmétique), Volvo (camions, autocars, engins de chantier), Riwal Holding, (nacelles élévatrices), Elbit Systems (électronique de défense), Hewlett Packard (services informatiques), Mehadrin (agro-industrie), Motorola Solutions Inc. (électronique et télécommunication), Mul-T-Lock, Cemex (matériaux de construction)…
Or, les lobbys palestiniens ne devraient plus pouvoir contester ces partenariats. En effet, le 13 mars 2013, la Cour d'Appel de Versailles a jugé que les organisations palestiniennes ne peuvent poursuivre pour complicité de crime contre l'humanité, les sociétés qui exportent leurs services en Cisjordanie, dans la mesure où la Convention de Genève est applicable aux seuls Etats, de surcroît qui en sont signataires, ce qui n’est le cas, ni de l'Autorité Palestinienne, ni de l’Olp.
Corrélativement, la population palestinienne commence à réaliser le rôle tout à fait néfaste des dirigeants palestiniens sur son devenir. La prospérité artificielle de l’économie palestinienne est le résultat d’emprunt de milliards de dollars auprès de banques mondiales et d’institutions étrangères, qu’il faudra rembourser, non le résultat du génie financier du gouvernement Fatah et de son premier ministre (démissionnaire), ancien économiste de la Banque mondiale de 1987 à 1995, envoyé en Cisjordanie par le Fonds Monétaire International (FMI). Par ailleurs, et sur le plan humain, les palestiniens réalisent que le Hamas traite ses citoyens sans la moindre considération, que la corruption se propage et que le niveau d’ingérence atteint dans la vie privée est insupportable…
Conséquence : soit les palestiniens renoncent à l’éradication de l’Etat juif, présentent leurs excuses à Israël pour le mal causé, et commencent à arbitrer les Frontières communes avec l’Etat juif, soit ils continuent leur résistance stérile avec le soutien de la communauté internationale, et dans ce cas, c’est bien leur disparition qui est programmée. Les Ministres du G8 seraient inspirés d’en prendre la mesure.
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 07:41
Les relations commerciales israélo canadiennes dans le collimateur des palestiniens

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2013 lessakele

Le 18 mars 2013, les palestiniens du village de Bil’in ont déposé plainte contre le Canada devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour son absence (supposée) de respect du pacte International relatif aux droits civils et civiques. Les palestiniens reprochent au Canada la violation de son obligation extra territoriale pour n’avoir pas empêché deux sociétés canadiennes, en l'occurrence Greenpark International et Greenmount International, de participer à la construction d’ensembles immobiliers dans l’implantation de Modi’in Illite et d’en tirer des profits substantiels. Les palestiniens estiment que cette implantation juive (46 000 habitants), s’est construite sur des terres agricoles dépendant des terres de Bil’in (1800 habitants),  l’implantation juive ayant (selon les palestiniens) confisqué  des terres fertiles (situées à 12 kilomètres de Ramallah), lors de l’édification de la clôture de sécurité la séparant du village palestinien.

L’assiette d’implantation de cette localité juive a déjà été discutée par les palestiniens devant la Cour Suprême israélienne en 2007. A cette occasion, la Haute juridiction avait ordonné le démantèlement d’une portion de la clôture (finalement réalisé en 2011), permettant un transfert aux palestiniens d’une superficie de près de 25 % du territoire de l'implantation juive.

Non contents de cette décision, les palestiniens ont, par la suite, directement saisi les juridictions canadiennes. En 2008, ils ont déposé plainte, devant la Cour supérieure du Québec, contre les deux compagnies montréalaises, pour des soit disant « crimes de guerre », que sanctionnent la Convention de Genève et la Loi canadienne sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Nouvel échec cuisant : Les palestiniens ont été éconduits à deux reprises. Se déclarant incompétente sur le plan territorial, la juridiction de Montréal a invité les parties à soutenir leur cause devant la Cour Suprême israélienne, décision confirmée par la Cour d'Appel québécoise. Or, et compte tenu de l’impossibilité de ressaisir la Juridiction israélienne qui avait déjà tranché le litige, les palestiniens ont finalement décidé de se tourner vers le Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies.

Pour fonder leur plainte, les palestiniens invoquent une nouvelle fois la Quatrième Convention de Genève au terme de laquelle « une puissance occupante ne peut pas transférer sa population civile dans le territoire qu’elle occupe ». A défaut, il s’agit d’un « crime de guerre en vertu du Statut de Rome qui définit  les règles de fonctionnement de la Cour Pénale internationale».
 
Les palestiniens se fondent également sur la Déclaration de principe tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale (Organisation internationale du travail de 2006) selon laquelle les entreprises et les pays où elles sont immatriculées, doivent s’assurer du respect des normes du Droit international dans leurs activités professionnelles, notamment celles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Selon Michael Sfard, l’avocat qui défend les intérêts des palestiniens du village de Bil’in, il s’agit « d’une approche nouvelle dans l’application des Droits de l’homme en droit international  ». « Les obligations des États ne s’arrêtent pas à contraindre les ressortissants à ne pas violer directement les droits de l’homme, mais ont aussi le devoir de contrôler l’activité de leurs ressortissants et entreprises quand ils agissent à l’étranger ».

La question se pose donc (encore et toujours), de savoir si Israël peut ou non se voir reconnaître la qualité d’occupant au sens du Droit international, même si cette thèse est largement partagée, généralement admise et abondamment diffuséeA la suite de la guerre des six jours engagée en juin 1967, la résolution 242 du Conseil de Sécurité du 22 novembre 1967 a condamné l’« acquisition de territoires par la guerre » et demandé le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Ce texte mentionne donc clairement qu'il existe une occupation par Israël de terres qui ne dépendaient pas de sa souveraineté. Toutefois, cette occupation concernait un territoire particulier, en l'occurrence le territoire jordanien (et non la Palestine qui n'existait pas), puisque la résolution 242  affirme l’« l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

Cette occupation par Israël de la partie occidentale de la Jordanie n'a toutefois duré que jusqu'au 31 juillet 1988: à compter de cette date, la Jordanie a définitivement  renoncé à la Cisjordanie sans pour autant que ce territoire soit rattaché à une entité souveraine spécifique.  La Palestine, reconnue le 29 novembre 2012 comme Etat non membre de l’Onu, d’une part, et sans affectation de territoires d’autre part, ne pouvait donc être occupée en 1967.

Il ne faut donc pas laisser aux palestiniens de Bilin la possibilité d’imposer une nouvelle fois aux Nations Unies, la qualification juridique des terres de Cisjordanie d’autant que l’Avocat des palestiniens n’entend pas en rester là : « si la plainte aboutit, cela impliquera que les Etats devront contrôler la conduite extra territoriale des entreprises. Ce serait une énorme évolution dans le domaine du Droit international des Droits de l'Homme ». Il faudra bien expliquer à cet éminent avocat que les Droits de l'homme ne sauraient être appliqués à un mensonge historique.

Le Canada dispose d’un délai de 6 mois à compter du dépôt de la plainte soit jusqu’au 18 septembre 2013, pour donner sa réponse. Passé ce délai le Comité devra donner sa décision. Il conviendrait donc pour Israël qu’il intervienne auprès des autorités canadiennes afin qu’elles développent l’absence d’occupation par Israël de la Cisjordanie sur le fondement de la résolution 242 du Conseil de sécurité, ce qui ferait tomber l’ensemble des poursuites. De même, l’Etat hébreu doit mettre un terme aux agissements de tous ceux qui font obstacle au partenariat entre Israël et les entreprises qui contribuent au développement des territoires sans maître de Cisjordanie. Enfin, il convient de régulariser toutes les résolutions internationales de l’Onu qui condamnent Israël à raison de cette soit disant « occupation » (qui ne l’est plus), avant d’entamer des discussions sur le partage territoriale de la Cisjordanie entre la Palestine et Israël. A défaut l'Etat juif restera enclin à poursuivre l’aménagement des terres désertiques de Cisjordanie, ce qui continuera d’attiser la colère des palestiniens et éloignera toute solution négociée.

La croissance démographique juive est de 5.3 % en Cisjordanie pour les 520 000 juifs qui y résident (dont 200 000 situés à Jérusalem Est), alors qu'elle n'est que de 1,8% à l'intérieur de la ligne verte. Israël ne doit donc pas négliger ce débat, d’autant que l’Autorité palestinienne a (pour l’heure), suspendu ses velléités de poursuivre Israël devant la CPI.

Le Canada est décidément dans le collimateur des palestiniens : l’Autorité Palestinienne vient également de déposer plainte contre lui en avril 2013. le Ministre canadien des Affaires étrangères a rencontré la Ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni dans son bureau de Jérusalem-Est, pour évoquer les négociations de paix. Or, le fait de se rendre à Jérusalem Est implique une reconnaissance canadienne de la souveraineté israélienne sur Jérusalem Est… Toujours déconnectés de la réalité, les palestiniens devraient enfin cesser de se plaindre ou de poser des bombes, pour commencer à séduire des entreprises internationales comme les sociétés canadiennes, très friandes des marchés au Moyen Orient.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 08:10

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Le 25 mars 2013 s’est ouvert, en Arabie saoudite, le procès d'un dignitaire religieux portant le nom de Nimr al-Nimr.  L’imam, qui milite depuis de nombreuses années pour faire avancer la cause de la minorité chiite, a déjà été arrêté en mai 2006 à son retour du Bahrein, puis de nouveau en août 2008 pour sa supposée proximité avec l’Iran. Sa dernière arrestation date de juillet 2012, lorsqu’il a lancé une pétition demandant au gouvernement saoudien de reconnaître la foi chiite et de réformer les programmes scolaires (il demandait notamment que soient retirées des ouvrages scolaires les mentions spéciales concernant les chiites). Il est, depuis le 8 juillet 2012, en détention provisoire et croupit dans les geôles saoudiennes dans l’attente de la prochaine évocation de son affaire, prévue le 9 avril 2013.

Il est reproché au leader radical chiite d’être un « instigateur de troubles  sectaires », « d’aider au terrorisme », et d’insulter dans ses sermons « les dirigeants du Golfe et des savants en doctrine islamique ». L’imam originaire de la partie orientale du pays n’a en effet jamais craint d’appeler à la sécession de la région al Qatif ou de qualifier les dirigeants saoudiens de tyrans qui seront condamnés dans l’au delà.

Compte tenu de la gravité des faits reprochés, le Procureur a naturellement requis la peine de mort par crucifixion, et plus précisément la haraba qui s’accompagne d’un démembrement du condamné. En effet, le système judiciaire saoudien offre plusieurs techniques de mise en œuvre de la peine de mort : à coté de la crucifixion (punition islamique traditionnellement utilisée pour les voleurs et les escrocs), on trouve la simple décapitation par l’épée ou le peloton d’exécution.

Pour fonder sa préférence pour la crucifixion, le procureur a insisté, dans son réquisitoire, sur le fait que l’imam faisait « la guerre à Dieu », ce qui est un crime dans la charia  (faute de liberté de pensée, les croyants saoudiens doivent respecter le courant du wahhabisme, et non le chiisme, sous peine d'être considérés comme des hérétiques).

L’imam a aujourd’hui de bonnes raisons d’être inquiet sur son sort : dans le système judiciaire saoudien, les principes juridiques ne font l’objet d'aucune codification écrite. Aussi, les juges ont-ils un pouvoir, exclusivement discrétionnaire, pour prendre leurs décisions fondées sur leur interprétation personnelle de la charia, non sur un texte de loi ou une jurisprudence particulière. Conséquence pour les justiciables : des faits identiques peuvent donner lieu à des sanctions différentes en fonction du juge, ce qui est à l’origine d’une disparité de traitement en fonction des régions.

L’absence de corpus législatif et la volatilité du système judiciaire sont également à l’origine d’une cruauté dans le traitement des faits de vol. Le 13 mars 2013, sept jeunes saoudiens (âgés entre 20 et 24 ans) ont été condamnés à la crucifixion pour avoir braqué des bijouteries en 2004 et 2005. Ils ont toutefois bénéficié d’une certaine clémence de la part de l’institution judiciaire qui a finalement décidé d’une exécution par balle et non d’une décapitation suivie de la crucifixion des corps démembrés. Certes, dans la bande de jeunes, deux étaient mineurs au moment des faits. En outre, ils ont été arrêtés, torturés et condamnés à mort sans appel en 2009, hors la présence d’un avocat (en dépit des protestations d’Amnesty International), et ce, en parfaite contradiction avec la Convention relative aux Droits de l'enfant ratifiée par l’Arabie Saoudite en 1996 (l’article 37 a de cette convention dispose en effet que les « États parties veillent à ce que nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans »). En réalité, si la crucifixion a été commuée  en peine de mort par balle, ce n'est pas par hasard. L’Arabie saoudite connaît une pénurie des vocations pour la profession de bourreau et, en tout état de cause, il convenait de ménager l’opinion internationale.

Notons enfin, parmi les formes de traitements inhumains que réserve l’Arabie Saoudite à ses sujets, le cas de Ali al-Khawahir condamné à la paralysie en avril 2013, après avoir purgé  10 ans d’emprisonnement bien qu’il était âgé de 14 ans, lorsqu’il a poignardé l’un de ses camarades retrouvé paralysé. Désormais, et pour empêcher l’application de la loi du talion et lui éviter une cynique paralysie, un philanthrope se propose de réunir la somme de 200 000 euros pour la reverser à l’Etat.

Cette cruauté dans le système judiciaire saoudien n’empêche pas la poursuite des relations commerciales avec les partenaires économiques de tous horizons. Le 4 novembre 2012, le Président français François Hollande s’est rendu en Arabie saoudite pour évoquer les problèmes internationaux (Syrie, Liban) mais également la coopération économique entre les deux pays. Le Président a confirmé sa volonté de développer des relations personnelles et de confiance avec le roi Abdallah (son plus important fournisseur de pétrole), et a proposé les prestations françaises pour ce qu’il en est des marchés locaux évalués à 400 milliards de dollars, prochainement investis pour la modernisation des infrastructures du royaume avec notamment la construction de centrales nucléaires.

L'Arabie Saoudite ou la France offrent chacune un modèle de gouvernance étatique spécifique. Dans le premier cas, la dictature saoudienne fait peu de cas de la nature humaine, de la libre pensée, de la liberté individuelle et la barbarie inqualifiable s’inscrit dans le cadre d’une l’idéologie religieuse. Pour ce qu’il en est de la France, la démocratie laïque donne l’image d’une primauté de l’individu avec une place du Droit au sommet des institutions mais les responsables politiques français (qui ne se privent pas de donner des leçons de morale ou des recommandations pratiques) détournent des fonds publics ou recèlent des sommes résultant de fraudes fiscales, ce qui est une autre forme de mépris du peuple et des droits de la population française. Bien que leur philosophie diffère, les deux pays acceptent toutefois de traiter ensemble, en raison des avantages économiques procurés.  

L’Etat d’Israël doit bien évidemment tirer les leçons de ces modèles politiques dans lesquels les dirigeants font peu de cas des populations qu’ils administrent. Les exemples de dictatures dans le monde de l'Islam ou de démocraties, dans lesquelles la corruption gangrène le système, rappellent que la fonction politique ne doit pas être embrassée dans le but de s’enrichir, de flatter son ego ou d’imposer une idéologie dont les valeurs primeraient celles des adversaires. Les partis politiques israéliens qui ont montré leur désunion, leur absence de convergence de vue, et leur difficulté pour constituer une coalition, devraient se souvenir qu’ils doivent agir individuellement ou collectivement, mais dans un intérêt unique : celui de la pérennité d’Israël et de la nation juive. Aussi, les sensibilités diverses doivent-elles se compléter, s'enrichir mutuellement, et contribuer à l'avènement d'un système éclectique qui fasse fleurir la collectivité.  A défaut, il conviendrait également pour Israël de s'inspirer des fondements de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens de 1789 : « l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements ».


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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 11:57

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Le 22 mars 2013, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a adopté 4 résolutions condamnant Israël, l’une sur ce qu’il appelle « les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien (considéré) occupé, y compris Jérusalem-​​Est, et le Golan syrien (considéré) occupé » (A/HRC/22/L.42), la seconde sur « le droit du peuple palestinien à l’autodétermination » (A/HRC/22/L.43), la troisième sur la situation des Droits de l’Homme dans le « territoire palestinien (considéré) occupé , y compris Jérusalem-​​Est » (A/HRC/22/L.44), la dernière, sur « la mission chargée d’étudier les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le territoire palestinien (considéré) occupé, y compris Jérusalem-​​Est » (A/HRC/22/L.45). 
L’Etat hébreu a naturellement refusé de participer à ce qui est appelé «l’examen périodique universel  » sur les Droits de l’Homme, ce qui n’a pas manqué de provoquer la critique des organisations palestiniennes et israéliennes des Droits de l’Homme. Ces dernières estiment que ce boycott est « un précédent dangereux… qui pourrait bien être suivi par d’autres États refusant de collaborer avec les Nations Unies afin d’éviter des évaluations critiques ». Pour sa part, le Ministre des Affaires étrangères israélien a justifié la position de l’État juif de la manière suivante : « Les mesures contre-productives – comme ce rapport devant nous – ne feront qu’entraver les efforts pour trouver une solution durable au conflit israélo-palestinien. Le Conseil des droits de l’homme s’est malheureusement distingué par son approche systématiquement partiale et dépourvue d’objectivité à l’égard d’Israël. Ce dernier rapport nous le rappelle de façon regrettable. » 
Pour ce qu'il en est de la première résolution, le Conseil a condamné « les annonces récentes d’Israël concernant la construction de nouveaux logements pour des « colons » israéliens en Cisjordanie et sur le pourtour de Jérusalem-​​Est (considérée) occupée qui compromettent le processus de paix, mettent en péril la solution fondée sur deux États et la création d’un État palestinien d’un seul tenant, souverain et indépendant ». Imputant à Israël la responsabilité du blocage dans le processus de paix, le Conseil demande même à l’Etat juif qu’il confisque les armes et assure l’application de sanctions pénales, « dans le but d’empêcher les colons israéliens de perpétrer des actes de violence, ainsi que d’autres mesures propres à garantir la sécurité et la protection des civils palestiniens et des biens palestiniens dans le territoire palestinien (considéré) occupé »....Ce texte est bien évidemment contestable à plus d’un titre : il donne une image faussée de la réalité géopolitique qui assimile Israël à un État colonisateur. Par ailleurs, en affirmant que les territoires sont « occupés », que les colons sont illégalement armés et qu’Israël est responsable de violences faites aux palestiniens, les palestiniens sont confortés « internationalement » dans leur position de victime, et partant, encouragés à poursuivre les actes qu’ils qualifient de « résistance ».      
Dans la seconde résolution, le Conseil indique réaffirmer « son soutien à la solution consistant à avoir deux États, la Palestine et Israël, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ». Le Conseil indique son souhait de « respecter et de préserver l’unité territoriale, la continuité territoriale et l’intégrité de tout le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-​​Est ». Enfin, il invite tous les États Membres à apporter « aide et soutien au peuple palestinien en vue de la réalisation rapide de son droit à l’autodétermination ». Israël se voit encore dans ce texte, imputer l’entière responsabilité dans l'absence d'avènement de la paix, l’occupation illégale de la Cisjordanie et une captation illégale de sa capitale Jérusalem. Pour la communauté internationale, une partie de la ville sainte doit, de facto, revenir à l’Etat de Palestine. Bien que le Conseil répète en boucle que la Cisjordanie et la partie orientale de Jérusalem sont occupées, rappelons que l'Etat de Palestine a été internationalement reconnu le 29 novembre 2012, et ce, sans affectation d’un territoire particulier. Si donc l’entité palestinienne dispose depuis longtemps d'institutions, d'un budget, d'une police et d'une entière autonomie administrative sur les territoires qu'elle contrôle...la Palestine ne pouvait être occupée avant d’exister. Il faudra bien qu’un jour le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies mesure l’absurdité de ses déclarations sur ce point.
S’agissant de la troisième résolution, Le Conseil exige qu’Israël « respecte les obligations juridiques que lui impose le droit international et qu’il arrête immédiatement la construction du mur dans le territoire palestinien (considéré) occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-​​Est, qu’il démantèle dès maintenant l’ouvrage situé dans ce territoire et répare les dommages causés par la construction du mur, qui est lourde de conséquences pour les droits de l’homme et les conditions de vie socio économiques du peuple palestinien ». Affirmer qu’Israël viole les règles internationales, qu’il est à l’origine d'un préjudice causé aux palestiniens et qu’il doit le réparer, est une falsification de la situation géopolitique. La qualification impropre de « palestiniennes » donnée aux terres de Cisjordanie, est seule, à l’origine de l’erreur commune, puisque l’Etat de Palestine n’existait pas.
Le Conseil indique même qu’Israël est auteur «d’actes de violence, de terreur, de provocations, d’incitations, de destructions, d’un recours excessif à la force contre les civils palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza… ». Il demande alors à Israël de mettre un terme aux bouclages prolongés et aux restrictions imposées à l’activité économique et au blocus de la bande de Gaza ». Manifestement, le Conseil des Nations Unies ne doit pas être informé du refus, par les palestiniens de la bande de Gaza, de reconnaître Israël qui doit se protéger pour éviter de disparaître.
Enfin, dans sa dernière résolution, le Conseil martèle qu’Israël a mis en place des « colonies de peuplement illégales », un « mur de séparation illégal » et qu’il faut prendre « les mesures et initiatives nécessaires pour les faire cesser ». Aussi, propose-t-il à la mission interna­tionale indépendante de suggérer des mesures et de lui présenter son rapport à la session de mars 2014...
Le Conseil des Droits de l’Homme fait, consciemment ou non, une confusion. La Cisjordanie, partie intégrante de la Jordanie, était occupée en 1967. Elle ne l'est plus depuis le 31 juillet 1988, lorsque la Jordanie a officiellement renoncé à toute souveraineté sur ce territoire annexé en 1950. Aussi, la résolution 242 du Conseil de Sécurité concernant la Cisjordanie « occupée » est caduque depuis 1988, la Jordanie ayant même signé un traité de paix avec Israël le 26 octobre 1994. Si l'Onu substitue l’expression de « territoires palestiniens occupés » à celle « de territoires jordaniens d’occupés », la qualification est juridiquement, historiquement et géographiquement fausse. La fixation des frontières devra donc intervenir dans le cadre d’un accord futur entre israéliens et palestiniens, non d'une lecture faussée d'un texte de source internationale. 
Enfin, le Conseil des Droits de l’Homme feint d’oublier qu’une partie non négligeable des palestiniens ne veut pas entendre parler de paix avec Israël. Israël doit donc continuer de se défendre contre les palestiniens et se battre contre le mensonge historique, habilement entretenu. Il ne suffit pas de répéter pendant des siècles que la terre est plate pour qu'elle le soit. La vérité finit toujours par éclore.
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 21:51

 

 

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Le 21 mars 2013, une mosquée située au nord de Damas a été frappée par un attentat suicide : un musulman a actionné sa ceinture explosive, tué 42 personnes (dont un imam, partisan de Bashar Al Assad), et blessé 84 personnes. Le dignitaire assassiné et visé par l'attentat, bien que sunnite, était porte parole du pouvoir d’obédience alaouite (qui est encore une branche du chiisme). En Syrie, les différentes mouvances de l’Islam se mènent une guerre pour le contrôle étatique et religieux du pays, conduisant les musulmans à s’entretuer.


Tous les moyens employés par les différentes branches de l'Islam, sont bons pour parvenir à leur fin. Le 20 mars 2013, toujours en Syrie, les partisans du pouvoir (alaouites) et les rebelles (sunnites) se sont mutuellement accusés d'une utilisation d’armes chimiques dans le conflit armé qui les oppose. Des armes non conventionnelles sont donc utilisées pour garder ou conquérir le pouvoir politique et religieux du pays.


Le 22 mars 2013, le Président pakistanais Musharraf a annoncé l’imminence de son retour au Pakistan, en vue de participer aux élections prévues pour le mois de mai 2013 (Il avait conquis le pouvoir lors du coup d’état de 1999 mais avait été contraint à la démission en 2008, en raison de son implication présumée dans le meurtre d’opposants politiques et de celui de son ancienne premier ministre Benazir Bhutto en 2007). Passablement agacés par son alliance avec Washington dans la guerre contre le terrorisme lancée à la suite des attentats du 11 septembre 2001, les talibans ont annoncé avoir mis sur pied « une escouade spéciale pour envoyer Musharraf en Enfer » composée de « kamikazes, de tueurs d’élites, d’une unité spéciale d’assaut et d’une équipe de combat rapprochée », dès le retour de l'ancien Président sur le territoire. Les talibans, musulmans sunnites salafistes (responsables de la mort de 6000 personnes au cours des 6 dernières années au Pakistan), imaginent donc recourir au meurtre d’un musulman pour empêcher son retour au pouvoir puisqu'il ne partage pas leur conception, notamment religieuse, du pouvoir.


Le 22 mars 2013, le Hamas (proche d’une conception chiite de l’Islam), a ordonné l’arrestation de terroristes salafistes (sunnites) qui avaient tiré des roquettes sur Israël (la veille) alors que le Président Obama était en visite au Moyen Orient pour tenter de relancer le processus de paix entre israéliens et palestiniens. Le fait de lancer des roquettes sur Israël ne pose pas de problème particulier au Hamas, sauf si l’initiative est prise par une mouvance sunnite qui risque de menacer son influence politico religieuse sur la bande de Gaza. Or, les salafistes, idéologiquement proches et financés par Al-Qaïda, réclament une application stricte de la Loi islamique (Charia). Ils vouent une haine profonde et définitive au Hamas (issu de la mouvance des Frères musulmans égyptiens) qui les réprime sans merci depuis leur contrôle de la bande de Gaza en 2007, autorise les cyber-cafés, les cinémas et dont les dirigeants ont des moeurs dissolues...


Au Mali, les activistes islamistes (proches d’Al Qaeda) ont tenté de prendre le pouvoir avant d'être chassés par les armées maliennes et françaises au cours des deux derniers mois. Si les Touaregs revendiquaient un Etat indépendant dans la partie nord du pays, les islamistes aspiraient à la mise en place d’un Etat islamique sur l’ensemble du territoire. Aussi, et pour se venger de la perte du pouvoir, les islamistes ont, le 21 mars 2013, perpétré un attentat suicide à la voiture piégée dans la ville de Tombouctou, tuant un soldant malien et en blessant 10 autres. Il s'agit encore d'opérations musulmanes de représailles visant des personnes musulmanes dans le cadre d’une lutte de pouvoir, conformément à une vision politique et religieuse du pays.


Le meurtre n’est toutefois pas le seul crime que commettent les musulmans dans leur combat politique : l’enlèvement de personnes est également très prisé, même s'il conduit à des situations pour le moins ubuesques : le 22 mars 2012, des bédouins musulmans, ont enlevé un arabe israélien musulman et sa petite amie norvégienne (dans le Sinaï), en vue d’obtenir la libération d’autres prisonniers musulmans détenus en Egypte…


Les guerres de religion menées au sein des pays arabo musulmans, ne sont pas sans rappeler les guerres de religion entre catholiques (soutenus par l’Espagne) et protestants (soutenus par l’Angleterre) qui ont frappé l’Europe au XVI ° siècle. D'ailleurs, les massacres commis en France dans les deux camps ont, comme en Islam, été à l’origine de milliers de morts jusqu’à ce que l’Edit de Nantes, promulgué par Henri IV en 1598, accorde la liberté de culte, des places fortes et l’égalité civile aux protestants. Le principe a subi une première entorse avec Richelieu qui a enlevé aux protestants leurs places fortes avant que l’Edit de Nantes ne soit révoqué par Louis XIV en 1685 (200.000 personnes ont alors du quitter la France). Il faudra attendre la Révolution de 1789 pour que soient institués les principes de liberté religieuse, de laïcité de l’Etat et d'égalité entre les Français.


L'avantage de la religion chrétienne, résulte de sa condamnation du meurtre, en toutes circonstances, ce qui lui a permis de corriger les incohérences de son intolérance au Moyen Age, et plus tard à l'égard des juifs.


Ce n'est hélas pas le cas en Islam. Le monde arabo musulman traverse une crise de la pensée religieuse voisine de celle qu’a connue le christianisme qui se déchirait entre catholiques et protestants. Toutefois, si la religion de Mahomet contient des appels à la tolérance, à la solidarité et au respect de l’autre, aucune autorité religieuse musulmane n’impose de hiérarchie entre les principes (qu'ils soient moraux ou non, d'ailleurs). Or, faute de condamnation définitive du meurtre, les musulmans se trouvent dans l'incapacité de surmonter l'intolérance des principes religieux.


Ce n’est pas le cœur ou l’intelligence qui guide les relations entre individus en Islam, mais uniquement le rapport de force. D’ailleurs, le mode d’expansion de l’Islam s’est lui-même opéré par les conquêtes guerrières et meurtrières, seul mode de généralisation du système de foi.


Sur le plan politique, l'épanouissement de l'individu n'est pas à l'ordre du jour. La démocratie est utilisée pour mettre en place des systèmes islamistes pour une raison bien simple, l’Islam ne se conjugue pas avec le principe d’une séparation des pouvoirs religieux et temporels. De plus, les pays musulmans ne privilégient pas le développement socio économique des populations, l’encouragement de la jeunesse ou l’élévation de la société sur le plan scientifique, médical, technologique…tout est encore axé sur le message religieux islamique.


Or, faute de guides éthiques et moraux, les musulmans se trouvent dans l'incapacité d'entamer une réconciliation entre les différentes mouvances de l’Islam, comme ce fut le cas avec l’Edit de Nantes en France. Le nombre de prix Nobel donnés aux personnes musulmanes dans les disciplines telles que la physique, l’économie ou la médecine ne devrait donc pas augmenter dans les années à venir. C'est bien dommage.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 21:18

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele

 

Le 14 mars 2013, le Président François Hollande a laissé entendre qu’il pourrait contourner l’embargo sur les armes à destination des rebelles syriens décrété par l’Union européenne, si les partenaires européens ne révisaient pas leur position sur la question. Deux jours plus tôt, c’est le Premier Ministre Britannique, David Cameron qui emboîtait le pas, préoccupés par le massacre de dizaines de milliers d’opposants au régime de Bachar Al Assad.

Si la Grande Bretagne a toujours manifesté une certaine autonomie par rapport aux institutions européennes, ce n’est pas le cas de la France qui a toujours prôné le principe d’une discipline commune européenne. Sa voie discordante est donc pour le moins surprenante d’autant que cette décision politique n’a été concertée, ni avec les responsables politiques locaux (y compris de l’opposition) et encore moins avec l’Europe.

Sur un plan géopolitique, la livraison d’armes aux rebelles syriens aurait immanquablement pour effet d’affaiblir l’Iran avant une probable attaque israélo américaine sur les installations nucléaires du régime des Mollah. Le risque resterait toutefois important de voir la région s’embraser avec l’opposition d’un camp Iran, Russie et Chine contre le camp Etats-Unis, Ligue Arabe et Europe. Pour autant, les « va t-en guerre » français ou Britanniques n’ont pas cerné en quoi le problème n’était pas géopolitique : il est exclusivement religieux. En effet, toute la problématique en Syrie, repose sur la lutte d’influence entre le Chiisme iranien qui voudrait bien devenir leader du monde musulman et le sunnisme d’al Qaeda qui prône sa propre conception d’un monde islamisé.

Bachar el-Assad est de confession alaouite, branche du chiisme qui ne représente que 11 % de la population de la république de Syrie, alors que les sunnites en composent 75 %, (les chrétiens représentent 10 % et les druzes 4%). Si l’Iran veut imposer le leadership Chiite sur le monde musulman, il ne doit pas perdre son satellite syrien (également courroie de transmission avec le Hezbollah libanais).

Avec sa conception laïque, la France ne comprend pas le monde musulman, ses codes, ses mécanismes, ses sensibilités et sa conviction selon laquelle la religion de Mahomet doit, à terme, être adoptée par tous. La France occulte la divergence des doctrines Chiite ou sunnite alors qu’il s’agit du véritable enjeu local. 

A la mort de Mahomet (632), le problème s’est posé de savoir qui devait prendre la direction du peuple musulman. Pour les proches de la famille de Mahomet, le califat (succession) devait nécessairement revenir à un guide spirituel (Imam) membre de la famille de Mahomet, en l’occurrence son gendre Ali (Chiite signifie partisan d’Ali). Pour les autres, le successeur devait appartenir à la communauté des croyants (sunnites puise sa source dans le mot sounna correspondant aux actes, paroles et approbations du Prophète). Or, s’agissant de la doctrine religieuse, les Chiites (15 % des musulmans), considèrent que seuls les descendants du prophète peuvent révéler les prophéties secrètes de Mahomet alors que pour les sunnites (85 % des musulmans), la religion repose sur l’exemple donné par la vie du Prophète, ses paroles (les hadiths), et ses traditions qui sont une norme, un complément et une explication du Coran.

Aussi, depuis la mort de Mahomet, une guerre sans merci s’est ouverte pour le contrôle de la direction de la communauté entre sunnites et chiites. Les sunnites se sont d’abord vue confiés la mission avec le Calife Osman, assassiné en 656. Un an plus tard, (en 657), Ali (neveu du prophète) s’est auto proclamé Calife mais sera rapidement assassiné dans la Mosquée de Kufa (Iraq) en janvier 661. Les chiites ont donc reporté leur espoir sur les fils d’Ali : Hassan qui sera assassiné en 670 puis Hoseyn qui sera défait lors de la bataille de Karbala en 680. il en résultera pour les chiites une fascination pour le martyr puisque les imams ont tous été décimés. Depuis, les chiites cherchent à se venger ou plutôt à rétablir l’honneur perdu, avec les attentats suicides contre les sunnites (essentiellement en Irak) et le monde musulman se divise entre ces deux oppositions qui luttent pour le pouvoir, lutte classiquement incarné par les talibans sunnites de l’Afghanistan et les chiites iraniens.

Il n’appartient donc certainement pas aux pays européens de s’immiscer dans un problème qui concerne le mode de gouvernance du monde musulman. La France est certes en recherche de débouchés pour les armes qu’elle fabrique, même si elle présente son intervention pour des motifs humanitaires. Elle doit juste savoir que ses armes vont rapidement tomber entre les mains des fondamentalistes et jihadistes d’Al Qaeda qui aspirent à un renversement du régime alaouite pour voir le sunnisme reprendre la main sur le pouvoir chiite. Aussi, lorsque Bahar Al Assad sera renversé, Al Qaeda sera en possession d’un stock d’armes incontrôlable et dont la France ne maîtrisera pas l’utilisation, alors même qu’elle combat Al Qaeda au Mali. L’Union européenne se retrouvera alors dans la situation des Etats-Unis qui ont, lorsque l’Afghanistan était envahie par l’Urss, alimenté en armes les talibans qui les ont, par la suite, retourné contre leur fournisseur.

Le contrôle sunnite de l’Europe s’est déjà enclenché avec les mouvements Jihadistes qui s’organisent sur le territoire européen. Il suffit pour s’en rendre compte d’observer l’interpellation de terroristes dans la région de Marseille (le 7 mars 2013),  la découverte de Jihadistes français au Mali affilié à Al Qaeda, l’interpellation d’un jihadiste français en mauritanien en novembre 2012, et la suspicion d’une dizaine d’autre dans les rangs d’Aqmi. De même, une cellule jihadiste a été démantelée en Belgique en octobre 2012, une autre au pays bas en mars 2013… L’Europe ne mesure pas le rôle et la finalité des mouvances islamistes qui fleurissent sur son territoire. Elle ferait donc bien de s’en inquiéter avant s’occuper du conflit « sunnite-chiite »  qui ne fait pas partie de sa culture, de son histoire de ses valeurs.

L’Europe met en avant ses valeurs démocratiques pour justifier son intervention ou son absence d’intervention en Syrie alors que le problème lui est parfaitement étranger. L’Islam ne veut pas de la démocratie puisqu’il impose son mode de pensée et de valeur par les armes. Tous les pays musulmans qui ont renversé les régimes politiques totalitaires ont fait choix du modèle islamique et de la charia. C’est ce qui se produira encore lorsque Bachar Al Assad sera renversé. Les islamistes affiliés au sunnisme prendront le pouvoir, massacreront la minorité chiite qui les a écrasés pendant si longtemps et reprendront le conflit avec israël. L’intervention de la communauté internationale en Syrie accélérera la plongée du monde dans le chaos.

Les pays européens n'ont aucun sens de l'anticipation ni ne projettent ce qu'il adviendra dans les décennies à venir si les bonnes décisions ne sont pas prises immédiatement. Ils restent attachés à une vision manichéenne de l'univers du type : si la résistance syrienne est malmenée par le dictateur syrien, il faut intervenir afin de favoriser l’avènement des valeurs de l'occident…

Pour éviter que la démocratie devienne l’outil de sa propre destruction et favorise une fin qui lui est extérieure, qu’elle laisse l’Arabie saoudite et le Qatar livrer l’armement nécessaire aux opposants au régime syrien. Ils le font déjà en sous main.
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 21:49

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele

Le 6 mars 2013, l’Unicef (le Fonds des Nations unies pour l'enfance) a publié son rapport sur la « soit disant » violation par Israël du Droit international, concernant le traitement des « enfants palestiniens ». Dans ce document de 22 pages, l'Unicef indique avoir identifié des exemples de pratiques qui constituent un traitement cruel, inhumain ou dégradant au regard de la Convention sur les droits de l'enfant et celle contre la torture. Il est ainsi précisé que de nombreux « enfants » seraient réveillés en pleine nuit, conduits dans des centres d'interrogatoire les yeux bandés, privés de sommeil et dans un état d'extrême peur, sans être informés sur leur droit à la présence d’un avocat. L’Unicef décrit alors des scènes chaotiques et terrifiantes, avec des interpellations pendant la nuit à l’occasion desquelles les meubles et fenêtres seraient parfois cassées, des accusations et des menaces verbales proférés, et les membres de la famille contraints de rester à l'extérieur dans leurs vêtements de nuit, pendant que « l’enfant » accusé serait expulsé de force. Les « enfants » seraient même empêchés de dire au revoir à leurs parents et de mettre des  vêtements appropriés pour le voyage. Pour ce qu'il en est de la fréquence, le rapport mentionne que depuis une dizaine d'années, 700 enfants palestiniens âgés de 12 à 17 ans seraient, chaque année, arrêtés interrogés et détenus par l’armée israélienne, la police, les agents de sécurité, ce qui fait une moyenne de deux enfants par jours.

 

Toute la construction du document repose sur la victimisation des jeunes palestiniens qui ne sont pas considérés comme des délinquants en dépit des méfaits qu’ils commettent (et encore moins comme des combattants chargés de haine à l’endroit des juifs) mais simplement comme des « enfants », victimes des mauvais traitements de la part de l'Etat hébreu. La description de la procédure d’interpellation est elle-même stupéfiante : « l'enfant » est interpellé, puis une fois identifié, il est transféré vers le site d'interrogation. Cette présentation permet de fustiger  l'Etat hébreu,  de le présenter comme un monstre qui n'a aucun égard pour les « enfants », qu'il traite de façon lâche et inhumaine bien qu’il s’agisse de personnes sans défense.

L'Unicef conclut son exposé par des recommandations : Israël doit limiter les arrestations nocturnes des mineurs, de ne pas attacher les enfants, prévenir les familles des enfants arrêtés des motifs de la détention ainsi que de leurs droits dans leur langue. Les forces de l'ordre israéliennes doivent également essayer de faciliter et d'accélérer l'accès des mineurs à un avocat et faire « de l'intérêt de l'enfant une considération primordial »…
Ainsi, pour minimiser la responsabilité des délinquants, les jeunes palestiniens sont repris sous l'appellation « d"enfants », et non de délinquants alors que les actes incriminés consistent essentiellement dans des jets de pierres, c'est-à-dire des agressions sur des personnes ou des biens, avec armes, ce qui, dans toutes les législations démocratiques est une circonstances aggravante. De même, et pour cautionner la délinquance des jeunes palestiniens, l'Unicef dépeint Israël comme un Etat colonial au moyen de la mention « territoires palestiniens occupés », ce qui donne aux jeunes palestiniens une légitimité dans un cadre de résistance face à l’une des meilleures armées du monde. 

L'Unicef a certes repris les différents textes du corpus législatif israélien, mais pour en souligner les insuffisances au regard de la Convention internationale des droits de l'Enfant de 1989 ratifiée par  Israël en Août 1991. L’article 37 de cette convention interdit la torture et les autres traitements cruels, inhumains ou dégradants et oblige les parties à la Convention à prendre «toutes les mesures législatives, administratives, sociales et  des mesures éducatives pour protéger « l'enfant » contre toutes les formes de violence physique ou mentale, atteinte ou de brutalités, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris abus sexuels». Il est également reproché à Israël le mode « d’arrestation et de maintien en détention des enfants palestiniens » dans les prisons en Israël qui contrevient à l'article 76 de la Convention de Genève Convention relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

En réalité, l’Unicef occulte le véritable problème qui est celui pour les jeunes palestiniens de jeter des pierres sur les personnes juives et leurs biens. L'article 212 de l'ordonnance militaire 1651 stipule que « lancer  un objet, y compris une pierre, à une personne ou des biens avec l'intention de nuire à la personne ou aux  biens est passible d'une peine maximale de 10 ans emprisonnement ». Ce texte se retrouve dans toutes les législations des pays démocratiques.

S’agissant du mode d'interpellation, l’Ordonnance militaire 1651 autorise le tribunal pour enfant militaire à procéder à des auditions dans un endroit éloigné et prévoit la période pendant laquelle un enfant peut se voir refuser l'accès à un avocat. L'Unicef se focalise sur la soit disant « vulnérabilité des enfants » au  lieu de condamner les actes de la jeunesse palestinienne qui cherche à blesser ou tuer des juifs en provoquant des accidents. 
L'unicef déplore également que l’Ordre militaire 1676 soit diffusé en hébreu et en anglais, non en l'arabe, comme l'exige le droit international. L’unicef pourrait donc se charger elle-même de préciser aux jeunes palestiniens une bonne fois pour toute, et dans la langue qu’il veut que lancer des pierres est interdit.  
Notons tout de même que la loi israélienne s’est bien adaptée à la législation internationale sur les droits de l’enfant : En Mars 2010, de nouvelles procédures ont été aménagées sur le ligotage des mains afin de prévenir la douleur et les blessures, le 27 Septembre 2011, l'ordonnance militaire 1676, a relevé l'âge de la majorité dans les tribunaux militaires de 16 à 18 ans (Ce texte introduit des exigences au regard de l'information des parents et sur le droit de consulter un avocat). Le 1er Août 2012, l'ordonnance 1.685 a réduit à 4 jours le délai de présentation des enfants détenus devant un juge et l’Ordre militaire 1711 (qui entrera en vigueur en Avril 2013), réduit la détention provisoire des enfants de moins de 14 ans, à 24 heures
Dans son rapport, l'Unicef occulte donc un point fondamental : l'incitation des jeunes palestiniens à la haine des juifs et l'encouragement à perpétuer les jets de pierres sur eux ou sur leurs biens. La vocation de l'Unicef est d’améliorer la condition des enfants enrôlés de force comme soldat ou livrés à la prostitution, au lieu de recevoir de l'amour, de vivre dans un environnement protecteur et de recevoir une éducation.
l'Unicef pourrait donc passer un peu moins de temps à rédiger des rapports visant à salir Israël, et un peu plus à expliquer aux jeunes palestiniens que les jets de pierres sont interdits. Si tel était le cas, Israël n’aurait plus à prendre de mesures aussi musclées pour dissuader les jeunes délinquants palestiniens de recommencer. Il y aurait d’ailleurs un moyen très simple pour l’Unicef de faire passer le message : obliger les délinquants à réparer les préjudice causés pour responsabiliser les auteurs palestiniens. En attendant cette future démarche,  le nouveau rapport de l’Unicef, illustre une fois de plus en quoi les Nations Unies sont mues d’une extraordinaire hypocrisie et d’un parti pris anti-israélien. Plus grave, le caractère tendancieux du rapport de l'Unicef en fait en un rapport mensonger.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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