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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 23:46

Lorsque l’âme juive fait défaut, par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

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Dans son ouvrage publié le 19 septembre 2011, « The Wandering Who ? A Study of Jewish Identity » (« L’errance de qui? Une étude de l’identité juive »), Gilad Atzmon livre son analyse de la culture juive et de la politique identitaire juive en Israël. Il y présente le mode de vie en Israël comme une sorte d’embrigadement entouré de mythes (pour ce qu’il en est de la fondation de l’Etat), où le lobbying serait inhérent à la politique et à la culture juives. Pour lui, les juifs (sionistes) seraient des assassins prêts à tuer tous ceux qui s’opposeraient à leurs objectifs tribaux…

 



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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 19:49

Abbas – Le choix subtil des mots pour délégitimer Israël, victimiser les palestiniens et les inciter à poursuivre le combat.

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Le discours prononcé par Mahmud Abbas devant l’Assemblée Générale de l’Onu ce 23 septembre 2011, n’a pas été, loin s’en faut, un appel à la réconciliation entre palestiniens et israéliens, une démarche pour faire table rase du passé en vue de construire un avenir meilleur, ou une invitation à dynamiser les relations afin d’échafauder un consensus équilibré. Les mots employés n’ont servi qu’à délégitimer Israël sur la scène internationale et à conférer aux palestiniens un rôle de victime de la cruauté israélienne et de la captation injuste de son territoire. Ce faisant, il a habilement préparé les conséquences d’un échec de sa démarche à l’Onu.

 



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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 19:28

Al tidag, Israël, pour tes constructions en Judée Samarie!

Le 16 septembre 2011, le Président Palestinien Mahmoud Abbas a, depuis Ramallah, confirmé sa demande visant à la reconnaissance d’un Etat palestinien à l’Onu le 23 septembre prochain: « Nous nous rendons aux Nations unies pour réclamer notre droit légitime, obtenir une adhésion pleine de la Palestine à cette organisation ». Or et eu égard au vraisemblable véto américain lors de l’examen de la demande par le Conseil de Sécurité, le dirigeant palestinien pourrait solliciter un simple statut d’Etat non membre pour la Palestine, susceptible d’être entériné par un vote à la majorité simple de l’Assemblée Générale de Nations Unies…



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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:58

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Les Palestiniens Américains rejettent l’adhésion de la Palestine à l’ONU. Don’t act

Le 27 août 2011, le Réseau des Communautés Palestiniennes aux USA (USPCN) a appelé toutes les associations palestiniennes et arabes à rejeter l’initiative visant à la reconnaissance de l’Etat palestinien à l’Onu. Il considère en effet que l’initiative de Mahmud Abbas est injustifiée, irresponsable et met gravement en danger les droits et institutions palestiniens. Ce réseau, composé de plus de 20 structures démocratiquement élues dans le monde, se dit grandement préoccupé par les conséquences nuisibles de la reconnaissance de cet Etat palestinien, avis qui est également partagé par le Bureau National Palestinien pour le Boycott….[Lire la suite »]

 


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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 11:39

LE TRIBUNAL RUSSEL SUR LA PALESTINE OCCULTE LE VÉRITABLE APARTHEID : CELUI DU POTENTIEL ÉTAT PALESTINIEN


 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Le Tribunal Russel sur la Palestine doit se réunir les 5 et 6 novembre 2011 au Cap en Afrique du Sud, afin d’examiner (selon les organisateurs) « si le traitement du peuple palestinien par Israël entre dans la définition juridique du crime d’apartheid ». Plus précisément, Nozizwe Madlala-Routledge, ancien Ministre sud-africain et organisateur de la session du Cap, a déclaré le 19 juillet 2011 : « Puisse ce Tribunal qui va se réunir dans notre pays prochainement cette année, mettre fin au crime de silence ». En réalité, la session projetée en novembre 2011 (qui suit celles de Barcelone et de Londres organisées en 2010 et qui précède la session plénière prévue à New York en 2012) apparait une nouvelle fois comme une vaste entreprise de délégitimation d’Israël en créant artificiellement une similitude entre la politique israélienne à l’égard des palestiniens et celle qui prévalait en Afrique du Sud avant le renversement du régime ségrégationniste à l’égard des personnes de couleur noire.


Tout d’abord, le lieu choisi, en l’occurrence « le District 6 », l’est en considération de sa force symbolique puisque ce quartier situé en périphérie du Cap a été déclaré (par le régime d’apartheid en vigueur avant le 30 juin 1991) « zone pour les blancs ». Le régime au pouvoir y avait rasé les maisons des habitants noirs et purgé toutes les populations non blanches. En outre, et pour donner un semblant de sérieux à la réflexion, des personnes « illustres » ont été invité parmi les membres du jury, telles Stéphane Hessel (l’indigné), survivant des camps de concentration nazis et secrétaire de la commission chargé de rédiger la Déclaration des Droits de l’Homme, Alice Walker romancière et militante des Droits de l’Homme (auteur de « la couleur pourpre »), voire encore Winnie Madikizela-Mandela (seconde épouse de Nelson Mandela), ou enfin l’archevêque Desmond Tutu. Pour Pierre Galand, ancien sénateur de Belgique proche des milieux palestiniens « le Tribunal Russel doit apporter une contribution importante au mouvement international de la société civile pour réhabiliter le Droit international, réhabiliter le Droit humanitaire, et réhabiliter les Droits humains » alors que pour Ronnie Kasrils, ancien Ministre sud-africain « Le monde attend de l’Afrique du Sud qu’elle soit le champion des droits des autres peuples. C’est à cela qu’on pourra mesurer si les Sud-Africains sont à la hauteur ».


Bien évidemment, aucune comparaison n’est possible sur un plan strictement juridique entre l’Afrique du Sud et la situation au Proche Orient et il n’est pas besoin d’un Tribunal pour l’établir. En effet, le crime d’apartheid est défini par la résolution 3068 XXVIII de l'Assemblée Générale des Nations unies du 30 novembre 1973 comme étant un acte []inhumain de caractère analogue à d'autres crimes contre l'humanité commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur n'importe quel autre groupe racial. Plus précisément les crimes d'apartheid listés sont le meurtre, l'esclavage, la privation de liberté physique, la réinstallation forcée, la violence sexuelle, la persécution individuelle et collective.


Au cas particulier, les mesures prises par Israël à l’égard des palestiniens ne visent qu’à assurer la protection de la population israélienne de la violence palestinienne. Les personnes de couleur noire en Afrique du Sud n’ont jamais décrété dans un document officiel, leur volonté d’éradiquer les personnes de couleur blanche. De même elles n’ont jamais attaqué les personnes de couleur blanche avec des couteaux ou des pierres, importé d’armes lourdes pour s’en prendre à elles, ni tiré de façon systématique des obus, des roquettes ou des missiles sur les quartier des personnes de couleur blanche.


De même, et sur un plan géographique, la bande de gaza dispose de son propre gouvernement, législation et budget sur un territoire épuré de toute personne juive. S’agissant de la Cisjordanie, ce territoire n’a jamais été annexé par Israël et n’en fait donc pas partie. Il n’y a donc pas à proprement parlé de domination d’un groupe racial sur un autre au sein d’une même entité nationale. Par ailleurs, les terres de Cisjordanie sont juridiquement des « biens sans maître », depuis que la Jordanie a renoncé à toute souveraineté sur ce territoire le 30 juillet 1988. Les implantations juives à l’est de la ligne verte ne sont donc pas une spoliation de terres dépendant d’une entité nationale reconnue. Enfin, la présence militaire israélienne et les cheiks points ne se justifient que par la nécessité d’empêcher la circulation des armes utilisées pour s’en prendre aux juifs. Il est, dans ces circonstance, regrettable que le Tribunal Russel sur la Palestine ne traite pas du seul et véritable apartheid régional, celui du potentiel Etat de Palestine.


Le projet d’Etat apartheid palestinien est pourtant régulièrement rappelé par les responsables politiques palestiniens. En Aout 2010, Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité Palestinienne s’est déclaré prêt à accepter une troisième partie qui contrôle l’exécution de l’accord, « par exemple les forces de l’OTAN, mais je n’accepterai pas qu’il y ait des Juifs dans ces forces ni un Israélien sur la Terre de Palestine ». Il l’a encore répété le 25 décembre 2010 : « Nous l’avons dit franchement, et nous le répéterons toujours: s’il y a un État palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale, nous ne serons pas d’accord pour qu’il y ait le moindre Israélien dans celui-ci ». De son côté, le chef du comité exécutif de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, a déclaré au journal londonien de langue arabe Al-Hayat le 25 avril 2011 « les dirigeants palestiniens s’adresseront à l’ONU et exigeront la reconnaissance de la souveraineté, puis insisteront sur l’intervention de la communauté internationale pour y expulser les Juifs israéliens qui vivraient alors dans le Territoire Palestinien ». Cette épuration ethnique programmée par les palestiniens (qui ne fait d’ailleurs que reprendre les thèses historiques palestiniennes) relève bien, quant à elle, de la politique d’apartheid.


Un Tribunal est théoriquement un lieu ou la justice est rendue lorsqu’il existe un différend entre des parties. Or, le Tribunal Russel sur la Palestine s’arroge le droit d’utiliser cette qualification de « Tribunal » alors que les juges n’ont aucune neutralité, objectivité, indépendance ni même respect des notions qu’ils sont censés défendre et appliquer. Une fois encore, la technique de persuasion pro palestinienne fait appel à des outils nobles et des notions humanistes sans supporter la moindre contradiction (au sein de ce Tribunal) pour apporter un juste éclairage. C’est bien dommage.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 12:38

LA HAINE VISCERALE DES PALESTINIENS ET LEUR BARBARIE, INCOMPATIBLES AVEC TOUTE RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE COMME MEMBRE DE L'ONU

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Les attaques palestiniennes perpétrées sur la route d'Eilat ce 18 août 2011, ont causé la mort de 8 personnes et blessé 29 autres. Les palestiniens ont fait usage d’armes à feu sur des bus, lancé un missile anti char sur un autocar, fait explosé un engin à l’approche d’une patrouille et attaqué des soldats de Tsahal. Plus tard dans la soirée, des roquettes ont été lancées sur Ashkelon, et un soldat a également été tué prés de l'axe Philadelphie...Le 19 août 2011, de nombreuses roquettes et autres missiles Grad ont été tirés sur Ashdod, Ashkelon et Beersheba et sur des localités situées dans le Neguev… Contraint de répliquer au moyen de diverses opérations militaires menées sur la bande de Gaza, Israël s’est vu accusé par le responsable du Fatah, Nabil Shaath, (le 19 août 2011), de contrecarrer le projet palestinien de reconnaissance à l'ONU.

En réalité, si le projet palestinien de reconnaissance de la Palestine en tant que membre des Nations Unies est voué à l’échec, ce n’est pas en raison des ripostes israéliennes, mais bien de l’attitude des palestiniens. Leur haine viscérale à l’endroit des juifs, leur barbarie systématique, leur obsession incurable à voir les juifs tomber et plus généralement le mépris de la vie juive, rend pour l’heure impossible l’admission de la Palestine dans le concert des Nations Unies.

Rappelons en effet que la Charte des Nations Unies, signée le 26 juin 1945 et entrée en vigueur le 24 octobre de la même année, l’a été en vue de voir préserver les générations futures de la guerre. Plus précisément, les Nations Unies ont proclamé leur foi dans les Droits de l'Homme, la dignité de la personne humaine, et exprimé leur volonté de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, en pratiquant la tolérance, la coexistence paisible dans un esprit de bon voisinage et le principe de ne jamais faire usage des armes (sauf dans un intérêt commun).

Or, en vertu du premier paragraphe de l'Article 4 de la Charte des Nations Unies, « peuvent devenir Membres des Nations Unies tous (...) États pacifiques qui acceptent les obligations de la (...) Charte et, au jugement de l'Organisation, sont capables de les remplir et disposés à le faire ». La première condition pour devenir membres des Nations Unies est donc d’être pacifique. La seconde est de respecter les obligations de la Charte grâce aux dispositions d’esprit adéquates.

Au cas particulier, le Président de l’Autorité Palestinienne (qui ne dispose d’ailleurs d’aucun mandat pour présenter la demande d’admission à l’Onu) est membre fondateur du Fatah qui n’est autre que Mouvement national palestinien de libération (ou encore Olp), qui appelle à l’éviction des juifs de Palestine par l’action commando. Pour soigner son image d’homme de paix, son parti est repris sous l’appellation de Fatah (que personne ne comprend), plutôt que par celui de « organisation de libération de la Palestine  ». Il n’en demeure pas moins vrai que le parti qu’il incarne est contraire à la philosophie pacifique des membres des nations Unies. Il en est d’ailleurs de même du Hamas qui est le Mouvement de Résistance Islamique, dont les buts ne sont pas plus pacifiques. Or, les attentats meurtriers de ce 18 août, ne sont que l’application rigoureuse des messages inculqués dans les Chartes palestiniennes, qu’il s’agisse de l’Olp ou du Hamas. Ainsi, et tant que les leaders palestiniens n’auront pas, une bonne foi pour toute, déclaré caduques les Chartes palestiniennes, et coupé le cordon ombilical de la société palestinienne avec ces documents historiques qui forgent leur identité nationale, le problème restera entier. A défaut, ils ne rempliront jamais la première condition exigée par l’article 4 de la Charte des Nations Unies.

Par ailleurs, le même article 4 de la Charte des Nations Unies, exige des postulants à l’entrée parmi les Nations Unies, l’acceptation des obligations de la Charte , la capacité à les remplir et les dispositions à le faire.

Sur ce point, rappelons que parmi les obligations listées dans la Charte , figurent le maintien de la paix et de la sécurité internationale, la prise de mesures collectives  pour prévenir les menaces à la paix et la répression de tout acte d'agression (conformément au principe de justice). La Charte s’est également fixé pour but le développement des relations amicales entre les Nations, fondé sur le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ainsi que le respect des Droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de langue, de sexe, de religion.

La reconnaissance de la Palestine comme Etat d’un peuple qui dispose du droit de disposer de lui-même, ne doit donc pas occulter les principes de tolérance et les prérogatives accordées aux autres nations. A cet égard, l’Organisation des Nations Unies ambitionne d’être un centre où s'harmonisent les efforts des Nations, avec l’obligation pour elles de régler leurs différends de façon pacifique. Les membres doivent donc s'abstenir de recourir à l'emploi de la menace ou de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat.

Une fois encore, la Palestine ne pourra jamais être reconnue comme membre des Nations Unies s’il n’est pas imposé aux palestiniens une discipline commune sur la base des principes universels qu’elles défendent. Or, ce sont les Chartes palestiniennes qui égarent les palestiniens sur les voix de la violence, de la cruauté, de la brutalité. Aussi, ils ne parviendront jamais à s’en sortir, sans une intervention commune et un courage extraordinaire de Mahmud Abbas et d’Ismaïl Haniyeh, pour abroger définitivement ces textes qui structurent leur personnalité.

En tout état ce cause, et si par impossible les Nations Unies décidaient d’admettre la Palestine comme membre des Nations Unes au mépris des prévisions de l’article 4 de la Charte , Israël n’aurait pas à craindre un supposé retour aux frontières dites de 1967. En effet, aucune disposition de la Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent de la compétence nationale d'un Etat.

Par ailleurs, et s'agissant des compétences de l'Assemblée Générales, elles se limitent à discuter de sujets ou à formuler des recommandations aux membres ou au Conseil de Sécurité. L'assemblée générale peut également attirer l'attention sur les situations qui mettent en danger le maintien de la paix et la sécurité internationale et étudier les principes de coopération pour le maintien de la paix  y compris les principes régissant le désarmement (de la Palestine notamment). En revanche, l'ONU n'est ni un État ni un gouvernement. Elle n’est donc pas habilitée à reconnaître un État ou un gouvernement. Elle est simplement une organisation d'États indépendants qui peut admettre un nouvel État comme Membre ou accepter les pouvoirs des représentants d'un nouveau gouvernement. Un nouvel obstacle se posera alors à L'assemblée générale dans la mesure où Mahmoud Abbas ne dispose d'aucun mandat pour représenter les palestiniens faute d'éléctions depuis la fin de son mandat en 2009. Par ailleurs, la détermination des frontières de la Palestine ne fait définitivement pas partie de ses attributions.

Il ne reste finalement, dans les relations israélo palestiniennes, que l’article 33 de la Charte ONU qui prévoit le règlement pacifique des différends et impose la recherche d’une solution négociée ou, à défaut, le suivi des recommandations du Conseil de Sécurité qui doit présenter également des recommandations de cette nature. Dans ces conditions, l’Etat d’Israël peut attendre la demande palestinienne du 20 septembre prochain en toute sérénité.... sans craindre l'amputation de son territoire.


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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 17:09

 

 

LORSQUE SENSIBILITÉ ISRAELIENNE ET PERCEPTION PALESTINIENNE SE CONFONDENT

 


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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Dans un article publié ce 9 août 2011 dans le journal britannique « The Guardian », Nurit Peled-Elhanan (Professeur de langue et de pédagogie de l’Université Hébraïque de Jérusalem) a présenté son mémoire sur les livres scolaires israéliens de ces cinq dernières années, intitulé : « La Palestine dans les livres d’école israéliens : idéologie et propagande en Éducation ». Elle y développe l’idée selon laquelle le système pédagogique israélien ferait preuve d’une certaine partialité anti-palestinienne. Le point de départ de sa réflexion est un sentiment particulièrement sévère et brutal à l'endroit de la jeunesse israélienne à savoir : « le comportement d’une cruauté de ces soldats israéliens envers les palestiniens", « leur indifférence devant la souffrance humaine » et « la perpétration de ces souffrances ». Aussi, synthétise-t-elle sa problématique de la manière suivante: « comment ces gentilles filles et ces gentils garçons juifs peuvent devenir des monstres une fois qu’ils ont revêtu l’uniforme ». Elle avance alors que cette mutation trouverait sa cause dans l’éducation et dans la façon dont les livres scolaires représentent les palestiniens.

Sa démarche soulève naturellement un certain nombre d'interrogations. Tout d’abord, le postulat concernant la cruauté de l’ensemble de la jeunesse israélienne, est avancé sans la moindre nuance : certains sont peut être cruels, d‘autres moins, et bien évidemment la très grande majorité pas du tout. Par ailleurs, Nurit Peled-Elhanan indique que cette mutation s’opèrerait dès le port de l’uniforme, ce qui est encore une affirmation dénuée de tout fondement ou justification puisque de très nombreux juifs pleurent lorsqu‘ils sont obligés de faire du mal à autrui ou angoissent à l'idée d'être placé dans une situation moralement difficile à gérer.

Dans son étude, elle reproche tout d’abord aux livres d’enseignement israéliens de ne jamais désigner les palestiniens sous cette appellation mais sous celle « d’arabes » à l’exception du contexte du terrorisme. « L’Arabe avec un chameau, dans une tenue d’Ali Baba. Ils les décrivent comme des gens vils, et anormaux, et criminels, qui ne paient pas d’impôts, des gens qui vivent en dehors de l’État, des gens qui ne veulent pas s’améliorer ». « Les palestiniens, ne sont présentés que comme des réfugiés, des paysans primitifs et des terroristes. Vous ne voyez jamais un enfant palestinien, ni un médecin, ni un enseignant, ni un ingénieur, ni un paysan moderne. ».

Sur ce point, force est de constater que les palestiniens se sont toujours eux-mêmes présentés comme étant les « arabes de Palestine », y compris dans la première Charte de l’Olp de 1964 où le terme qui revient systématiquement est « le peuple de Palestine ». Ce n’est que dans la Charte de l’Olp de 1968 qu’ils ont commencé à se nommer « palestiniens » ou « peuple arabe palestinien », c’est-à-dire dans l’ouvrage qui reprend les principes de la première Charte de 1964 appelant à l’éradication de l’entité sioniste au moyen de la lutte armée. Ainsi, l’identité « palestinienne » est imbriquée dans le concept d’éviction violente des juifs de Palestine, ce que les ouvrages pédagogiques israéliens ne peuvent occulter pour être agréable à Nurit Peled-Elhanan.

L’auteur regrette également de n’avoir pas trouvé, dans « des centaines et des centaines » de livres israéliens, une seule photographie montrant un Arabe comme « une personne normale ». Sur ce point, il conviendrait pour Nurit Peled-Elhanan qu’elle précise ce qu’est « une personne normale ». Toujours est-t-il que pour leur part, les palestiniens ne se présentent jamais comme constituant un peuple avec un projet politique, économique, intellectuel et une vision philosophique de l’avenir propre à éclairer le monde… De même, et s’il existe une intelligentsia palestinienne, il est regrettable qu’elle ne s’exprime jamais, ni ne condamne les actes terroristes, ni n’appelle à renoncer à l’action violente, ni ne propose les bases d’une coexistence pacifique.

S’agissant de la création de l’Etat d’Israël, Nurit Peled-Elhanan présente les israéliens comme étant des terroristes. « Les massacres ne sont pas niés, ils sont simplement représentés dans les livres d’école israéliens, dans le long terme, comme quelque chose de bénéfique pour l’État juif. Par exemple, Deir Yassin a été un massacre épouvantable perpétré par les soldats israéliens. Dans les livres d’école, ils vous disent que ce massacre a déclenché la fuite massive des Arabes d’Israël et a donc permis la création d’un État juif, avec une majorité juive. Par conséquent, c’était la meilleure solution. C’était peut-être dommage, mais à long terme, les conséquences pour nous étaient positives»...

Ce manque d’objectivité de la part de Nurit Peled-Elhanan est déconcertant. Tout d’abord Deir yassin n’est pas un exemple parmi tant d’autres, même s’il a donné un message fort aux arabes de Palestine en avril 1948. En outre, cet épisode doit se replacer dans son contexte historique : d'une part, les arabes venaient de refuser le partage de la Palestine (entre un Etat juif et un Etat arabe), d'autre part, les arabes assiégeaient Jérusalem qu’il convenait de ravitaille. L’Irgoun et le Lehi ont donc pris la décision de rouvrir l’axe Tel Aviv Jérusalem en avril 1948. Enfin et surtout le massacre de Deir Yassin a été condamné par Ben Gourion ainsi que par les principales autorités juives : la Haganah, le Grand Rabbinat et l'Agence juive qui ont envoyé une lettre de condamnation, d'excuse et de condoléances au Roi Abdullah. De leur côté, les leaders palestiniens ne s’excusent jamais, ni n’adressent de condoléances ou de lettre de regrets aux autorités israéliennes lors des d’attentats palestiniens contre les personnes israéliennes voire, continuent de rémunèrer les terroristes palestiniens et les familles des martyrs avec l'argent de la communuté internationale (comme l’a annoncé le journal Dailymail de ce 10 août 2011).

Pour Nurit Peled-Elhanan « Les enfants israéliens sont élevés pour servir dans l’armée et intérioriser le message que les Palestiniens sont des gens dont la vie peut leur être retirée en toute impunité. Et pas seulement cela, mais que ce sont des gens dont le nombre doit être réduit. ». Ce parti pris anti israélien est une véritable insulte pour tous les Israéliens qui se battent quotidiennement afin qu'Israël vive et continue d'exister, ainsi que pour tous ceux qui ont perdu un être cher lors d'une opération palestinienne. En réalité, il se pourrait bien que ce soit elle qui ait intériorisé la perception palestinienne et que le message palestinien soit enchevêtré dans sa propre sensibilité, ce qui lui permet de projeter sur les juifs les travers des palestiniens.

Ses prises de position n'en sont pas moins emminemment perturbantes dans la mesure où elle-même a été frappée par le terrorisme palestinien. En 1997, sa fille Smadar âgée de 13 ans a été tuée par un kamikaze palestinien alors qu’elle faisait des courses à Jérusalem. Évoquant cette « tragédie », elle impute encore la faute aux israéliens : « Les attaques terroristes comme celle-ci sont la conséquence directe de l’oppression, de l’esclavage, de l’humiliation et de l’état de siège qu’on impose aux Palestiniens ». Ainsi, et en dépit de sa douleur elle accable encore Israël et la supposée complicité américaine : « le changement, ne viendra que lorsque les Américains cesseront de nous donner un million de dollars par jour pour maintenir ce régime d’occupation, de racisme et de suprématie ». Quant à Israël : « Je ne lui vois que le chemin qui mène au fascisme. Vous avez cinq millions et demi de Palestiniens contrôlés par Israël qui vivent sous un apartheid horrible, sans droits civils ou humains. Et vous avez l’autre moitié, qui sont juifs, et qui de minute en minute perdent leurs droits ».

Il s'agit ni plus ni moins d'un véritable déni de sa propre histoire et de la réalité historique : les palestiniens ne souffraient d’aucune liberté de mouvement avant le déclenchement de l’intifada de décembre 1987. A compter de ce moment, le Hamas est venu prendre le relais de l'Olp qui semblait abandonner le combat contre Israël. C’est alors la multiplicité des attentats palestiniens qui a contraint Israël à se protéger au moyen de checkpoints entre les villes palestiniennes puis, avec la construction de la clôture de sécurité édifiée à compter de l'année 2002.

La sensibilité de Nurit Peled-Elhanan la trahit et lui fait oublier que ce sont les palestiniens qui élèvent leurs enfants dans la haine des juifs mais refuse d'accepter cette réalité et inverse le processus factuel : « Tout ce qu’ils (les israéliens) font, de la maternelle à la terminale, c’est de nourrir, de toutes sortes de façons et à travers la littérature, des chansons, des fêtes et des loisirs, ces idées de chauvinisme patriotique». Selon Nurit Peled-Elhanan, c'est la jeunesse israélienne qui est instrumentalisée par les ouvrages d’enseignement scolaire pour mieux perpétuer une haine des palestiniens alors qu'il n'en est rien. Les israéliens en ont juste peur. Son analyse n'en demeure pas moins profondément attristante.

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 20:04

LA REFONTE DU SYSTÈME SOCIAL ISRAÉLIEN EN QUESTION

 


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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

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Le 6 août 2011, ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont manifesté dans les rues israéliennes pour réclamer plus de justice sociale à un gouvernement « qui a abandonné son peuple ». Le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou avait pourtant annoncé, le 31 juillet 2011, la mise en place d'une équipe interministérielle chargée d'élaborer un plan destiné à alléger le poids économique qui pèse sur les citoyens, et à modifier l'ordre des priorités dans le domaine économique. (Le comité étant chargé de convoquer les membres des différends secteur de la population pour enquêter sur la concurrence dans le système économique israélien). Il avait également admis : « Le Premier Ministre est conscient d'un mécontentement authentique dans des couches de la population qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois

Les promesses ou l'annonce de mesures qui ne remettent pas le système social à plat ne devraient donc pas calmer le mouvement de protestations sociales. Initialement, les manifestations étaient liées au coût prohibitif du logement mais désormais, la contestation porte sur les inégalités sociales et la dégradation des services publics (dont la santé et l'éducation) : « Le peuple veut la justice sociale, pas la charité ». Le projet récent visant à diminuer les impôts indirects et à renforcer la concurrence, ne devrait donc pas suffire à calmer la gronde sociale s'il n'est pas, corrélativement, procédé à une refonte intégrale du système social.

La déclaration d’indépendance de l’Etat juif a rappelé : ERETZ-ISRAEL est le lieu où naquit le Peuple Juif. C'est là que se modela sa forme spirituelle, religieuse et politique. C'est là qu'il vécut sa vie indépendante. C'est là qu'il créa ses valeurs tant nationales qu'universelles et qu'il donna au monde le Livre des Livres Eternels. Le Gouvernement israélien dispose donc d'un certain nombre d'outils et notamment les valeurs d'éthique sociale dont il pourrait utilement s’inspisrer.

Tout d'abord, le peuple d'Israël réclame une prise en considération de ses préoccupations et une réponse adaptée à ses demandes afin de vivre dans des conditions de décence et de dignité. Or cette reconnaissance n'est rien d'autre qu'une forme de gratitude qu'il réclame à l'Etat (imposée par Gn 4,8). Par ailleurs, ses demandes concernant le logement sont à rapprocher de celles concernant l'hospitalité (visée sous Gn 18). La condamnation des déséquilibres au sein de la société israélienne qu'il entend voir corriger, n'est autre qu'un appel à une plus grande justice (recommandée par Gn 18,19). S'agissant des relations commerciales, l'Ethique juive impose la passation de contrats équilibrés et prohibe ce qui est considéré comme un bénéfice excessif (Ex 22,24; Lv 25, 35-37; Dt 23, 20-21).

Pour leur part, les dirigeants politiques font parfois montre d'un certain manque de modération (pourtant exigée par Gn 39,12), de bienveillance (Gn 24,18-20), d'humilité (Nb 12,3), d'intercession pour les opprimés (Ex 2, 11-12), lorsqu’ils ne sont pas impliqués dans des pactes de corruption (condamnés par Gn 6,11-12)... Bref, le peuple d'Israël demande à son gouvernement d'appliquer les principes historiques du Judaïsme. Autrement dit, comme D. est un modèle de Justice et de droiture (Gn 18,25) et que l'homme a été créé à son image (Gn 1,27), il devrait être en mesure de l'imiter (Dt 11,22)... a fortiori en Israël.

De façon immédiate, les principes d’humanité ont vocation à jouer dans les situations où il existe un déséquilibre nourri par un rapport de forces inégales : entre membres d'une même famille, entre jeunes et anciens, employeurs et salariés, entre riches et moins fortunées, et bien évidemment, entre les dirigeants étatiques et leurs administrés. La contestation population israélienne actuelle ne vise finalement qu'à voir appliquer la prescription Biblique « tu aimeras ton prochain comme toi-même », et la justice qui doit présider dans les rapports entre les individus (Dt 16,20 ; Dt 6,18). Cette démarche n’est d’ailleurs pas si saugrenue puisque la destinée d'Israël dépend de la dimension morale de l'individu (pour les derniers Prophètes : Jer 9,23; Am 2,6-14; Mi 6, 7-8).

De façon plus fondamentale, les bouleversements contemporains dans le monde ne font qu'illustrer le combat mené par l'inhumanité contre l'humanité. D'ailleurs, la décadence, les violences et les malheurs qui frappent le monde, ne sont que la conséquence de la déshumanisation des sociétés et l’oubli des fondements moraux, piliers de la vie en collectivité.

Aux Etats Unis, la crise financière et le gouffre abyssal de la dette frappe une société matérialiste où l’individu, à la recherche un confort matériel et d'un bien être artificiel, dépense des sommes qu’il n’a pas encore gagnées. D'autres, indélicats, attendent la réalisation d'une plus value lors de la revente d’unités économiques non encore constituées. En Europe, la crise financière est une conséquence de la destruction des identités nationales (lois, frontières, monnaie, service national, religion), dans l'espoir de créer une identité européenne alors qu’il n’existe aucune solidarité au sein de cette nouvelle unité humaine. Dans les pays africains, l’absence de développement est la conséquence d'une captation des richesses par les dictateurs qui privent leur population de toute redistribution (avec la collaboration d'entités étrangères qui fonctionnent sur un profil de type néo colonial).

En Chine, le développement et les fortunes constituées résultent d'un management dictatorial qui viole les Droits de l'homme et qui cautionne la contrefaçon de produits, soit encore la captation illégale de la valeur patrimoniale d'autrui. Dans les pays arabes, les richesses nationales ne sont pas partagées et les dirigeants sont parfois contraints de décimer leur population à l'arme lourde pour mater les contestations. Enfin, les islamistes, au sommet de l'inhumanité, nient l'individu en le transformant en instrument au service d'une cause qui le dépasse et qui lui est extérieure.

Après avoir imposé (pendant 20 siècles) des actes inhumains aux juifs, pour les faire disparaître, il est désormais instiller de l'inhumanité au sein de la société israélienne pour qu'Israël oublie sa raison d'être et son message éternel. C'est l'objet des agressions ininterrompues dont il fait l'objet. Les préoccupations sécuritaires en Israël ne doivent donc pas faire oublier le développement de l'Etat juif et le bien être de la population.

Le 7 août 2011, le Président Shimon Pérès a recommandé de prendre au sérieux la détresse des jeunes. En principe, l'application localement des règles historiques du judaïsme devrait bien évidemment rassurer la jeunesse israélienne, la sortir de la détresse et contribuer au renforcement de la cohésion nationale. Son utilité devrait également dépasser le cadre national juif en corrigeant les dysfonctionnements et les errements au delà des frontières, lorsqu'il sera envisagé une transposition de ces règles dans les différentes législations nationales.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 01:28

 

 

LE PROJET DE MARMOUD ABBAS AU REGARD DE LA LEGISLATION SUR LES POPULATIONS AUTOCHTONES

 


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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


Ce 27 juillet 2011, le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas a réitéré son intention de demander aux Nations Unies une reconnaissance de l'indépendance de la Palestine en Septembre prochain, mais cette fois, que les négociations avec Israël aient ou non reprises. Sa demande est en réalité double : elle porte tout d’abord sur le principe d’une reconnaissance de l’indépendance de la Palestine et, d’autre part, sur une délimitation territoriale calquée sur les frontières dites de « 67 ». Or, si la revendication concernant l’indépendance, l’autonomie et la reconnaissance de la Palestine au sein des Nations Unies n‘est pas en soi choquante, rien ne justifie une captation de tout ou partie du territoire de l’Etat juif.

Mahmoud Abbas devra donc de s‘en tenir aux règles du Droit international et plus particulièrement au cadre juridique réservé aux populations autochtones en l’occurrence, la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones adoptée le 13 septembre 2007 (les palestiniens se qualifient d’ailleurs fréquemment comme étant un peuple autochtone dans les articles de Droit international). En effet, et selon la définition, il s’agit d’un ensemble de personnes (ainsi que leurs descendants) qui vivaient sur une terre avant que des « colons » (ou une population de culture ou d'origine ethnique différente), ne s’y installent et deviennent par la suite prédominants, à la suite de conquête, d'occupation, de colonisation ou de tout autre moyen.

Dans le cas des palestiniens, la notion de peuple autochtone est certes imparfaite dans la mesure où des sous populations autochtones en font partie (comme la population bédouine qui bénéficie d’une reconnaissance spécifique à l’Onu), mais également parce qu’une partie des palestiniens sont des descendants des tribus hébreux et des Moabites et Edomites convertis au Judaïsme par le Roi David avant d’être convertis de force à l’Islam. Enfin et surtout, les juifs étaient établis sur cette terre avant leur dispersion et la conquête de Jérusalem par le Calife Omar en 638. Pour autant, comme les palestiniens ne se définissent plus, depuis la Chate de l’Olp de 1968, comme étant les « arabes de Palestine », ils constituent une unité humaine particulière qui répond à la définition.

La Déclaration du 13 septembre 2007 a reconnu aux populations autochtones le droit de renforcer leurs institutions, leur culture et leur tradition conformément à leurs besoins et leurs intérêts. Pour ce faire, l’article 4 leur offre de s’administrer et de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes, avant que l’article 7 rappelle leur droit à la vie, à l’intégrité physique et mentale, et à la liberté en tant que peuples distincts. Conformément à ces textes, Mahmud Abbas peut solliciter l’indépendance des palestiniens sur les territoires de Cisjordanie qu’il contrôle (soit la partie nord) en exigeant le retrait des check points et autres atteintes à la liberté de circulation. De même, la population judéo musulmane de la ville de Hébron, qui ne se trouve pas sous la juridiction de Mahmud Abbas, pourrait également constituer une population autochtone judéo-arabe et obtenir une autonomie de type binationale.

En tout état de cause, l’application de cette Déclaration ne sera pas sans poser de problèmes à Mahmud Abbas.

Le premier problème pour Mahmoud Abbas tient à la philosophie du texte qui souligne l’importance de la démilitarisation des peuples autochtones pour contribuer à la paix et aux relations amicales entre les nations et les peuples du monde (article 30). L’accent est également mis sur l’éducation, l’instruction et le bien être de l’enfant conformément aux droits de l’enfant. L’Onu s’arroge d’ailleurs un rôle fondamental dans la promotion et la protection des droits autochtones avec un contrôle des normes institutionnelles qui doivent être conformes aux normes internationales relatives aux Droits de l’homme (article 34). Il conviendra de vérifier si les palestiniens marquent leur accord sur de telles règles du jeu.

Le second problème, plus gênant, vient de l’article 18 qui confère au peuple le droit de participer au prise de décision par l’intermédiaire des représentants choisis. Ainsi, Mahmud Abbas dont le mandat est expiré depuis plus de deux ans, devra préalablement, organiser des élections pour s’assurer qu’il a bien qualité pour représenter les palestiniens de Cisjordanie et connaître l ‘étendu du mandat confié. Son illégitimité actuelle est un obstacle rédhibitoire.

Le troisième problème résulte de ce que Mahmud Abbas ne pourra représenter que les palestiniens de Cisjordanie et non ceux de Gaza. En effet, l’article 23 rappelle que ce sont les peuples autochtones qui définissent et élaborent les priorités et les stratégies « en vue d’exercer leur droit au développement ». Les palestiniens de la bande de Gaza ont des orientations idéologiques différentes de ceux établis en Cisjordanie et bénéficient à ce titre d’une représentation propre. Il conviendra donc de vérifier s’ils acceptent par la suite de se considérer comme étant un autre peuple autochtone.

Le quatrième problème concerne l’assiette territoriale. L’article 28 de la Déclaration prévoit un droit à réparation avec restitution de terres ou, « lorsque cela n’est pas possible, une indemnisation juste, correcte et équitable pour les terres, territoires et ressources qu’ils possédaient traditionnellement ou occupaient ou utilisaient et qui ont été confisqués, pris, occupés, exploités sans leur consentement préalable ». La récupération de terre n’est donc pas automatiques puisqu‘à défaut, il est prévu le versement d‘indemnités. Théoriquement, aucune indemnisation ne sera due puisque Jérusalem ou les autres territoires annexés n’ont jamais été sous souveraineté palestinienne mais bien ottomane, anglaise puis jordanienne.

S’agissant du mode de règlement des conflits, l’article 40 prévoit que les peuples autochtones bénéficient de procédures justes et équitables en cas de différends avec les États ou d’autres parties. Si donc Mahmud Abbas est réélu, il devra régler le différent par l’intermédiaire de l’Onu, et non de façon unilatérale, après avoir aménagé des institutions conformes aux Droits de l’Homme et démilitarisé sa population.

Bien évidemment ces normes sont non seulement opposables à Mahmud Abbas mais également à la communauté internationale, même si elle répète sans discontinuer, sa volonté de voir créer un Etat Palestinien sur les frontières de 1967. La reconnaissance de l’Etat palestinien ne va donc pas sans poser de problèmes sur le plan strictement juridique. La communauté internationale sera tenue de respecter les normes qu’elle a établies pour éviter un discrédit généralisé en laissant entendre que les règles démocratiques ne sont finalement que des vœux pieux ou plutôt un moyen d’asservir les autres nations qui ne partageraient pas ce mode de pensée philosophique. La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones est, en l’état, la seule qui puisse être appliquée aux palestiniens dans l’arsenal des règles du Droit international. Si donc la communauté internationale viole ses propres principes et les normes internationales concernant les Droits de l’homme qu‘elle a elle-même fixées, qu’elle ne soit pas surprise du chaos qui s’en suivra.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 10:00

 

 

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Le Foyer national juif n'héberge plus ses enfants

 

Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 

  

aschkel.info 

  

et © 2011  

  

 lessakele

 

 


Ce 23 juillet 2011, 20 000 personnes ont manifesté sur la Place Habima  à Tel Aviv contre la hausse des prix de l’immobilier qui empêche les jeunes israéliens d’acquérir leur résidence principale ou de louer des logements qui remplissent les conditions minimales d’habitabilité. Le mouvement de protestation contre l’envolée des prix de l‘immobilier a débuté le 15 juillet, et s’exprime de façon symbolique à travers le pays (Jérusalem, Tel Aviv,  Béershéva, Ashdod, Afoula …) où de jeunes personnes dorment sous la tente.

A l’occasion du  débat à la Knesset du 21 juillet 2011, les Ministres des Finances et de l'Habitat, Youval Steinitz et Ariel Attias, ont  évoqué différentes solutions pour pallier à la crise telles la vente de 5000 appartements dans le secteur orthodoxe (bien que le Trésor y soit opposé compte tenu de l’importance des acquisitions immobilières dans des conditions préférentielles dont a bénéficié ce secteur dans le passé), ou encore le lancement d’appels d'offres pour la construction de 7000 habitations (dont 340 à Beitar au delà de la ligne Verte), voire enfin un plan de réduction des prix.

Il n’est pourtant pas certain que le gouvernement mesure parfaitement la portée de cette contestation populaire. En effet, et même si le débat est largement politisé avec une récupération du thème par les différents partis politiques d’opposition,  il ne s’agit pas d’un problème conjoncturel de politique intérieur : la critique (sous jacente) est celle d’un Etat qui n’est plus en mesure d’héberger ses propres enfants et qui, de ce fait, ne remplit plus sa vocation initiale, à savoir incarner le refuge de la population juive. En d’autres termes, Israël est peut être en train de perdre une partie de sa raison d’être en tournant le dos au projet sioniste.

Tout d’abord, si les jeunes israéliens ne peuvent plus se loger décemment en Israël, le pays cesse d’être en harmonie avec sa vocation historique de Foyer National Juif. A cet égard, la situation est tout à fait ubuesque dans la mesure où cette vocation a été reconnue et consacrée par le Droit international, c’est-à-dire par des personnes non juives. Dans la Déclaration de Balfour du 2 novembre 1917, la Couronne Anglaise s’est déclarée favorable au projet sioniste : «  le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif.. »

De même, le Conseil de la Société des Nations a, le 24 juillet 1922, fondé le droit international des juifs à s’établir en Israël, dans le mandat Britannique sur la Palestine : « Considérant que les principales puissances alliées ont, en outre, convenu que le mandataire serait responsable de la mise à exécution de la déclaration originairement faite le 2 novembre 1917 ». Bien évidemment, le principe a surtout été affirmé dans la Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël proclamée par David Ben Gourion le 14 mai 1948 : « L'État d'Israël sera ouvert à l'immigration juive et aux Juifs venant de tous les pays de leur dispersion ; il veillera au développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants… ». Dès lors, l’incapacité pour l’Etat d’Israël de loger ses propres enfants est profondément choquante.

Par ailleurs, et dans son message, la jeunesse israélienne rappelle que le droit au logement est considéré par le Droit international comme fondamental dans les sociétés démocratiques. Tout d’abord l’Article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 énonce  : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celui de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement… ». De même, l’article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels adopté par l'Assemblée Générale des Nations Unies du 16 décembre 1966 (Entrée en vigueur le 3 janvier 1976) stipule : «  Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants... ».

En Israël, le Droit au  logement n’est pas expressément visé mais peut être rattaché au principe de protection de la dignité de l’individu. La Loi fondamentale du 17 mars 1992 protège la dignité de chaque personne et la considère comme une valeur de l’Etat d’Israël, Etat juif et démocratique. Le principe est repris sous l’article 4 de la Loi et l’article 7 pose expressément « toute personne a droit au respect de sa vie privée et de son intimité». Or, faute de logement, il n’y a plus d’intimité. Le respect de la dignité est également un aspect de l’éthique juive puisque les rabbins ont introduit dans la Halakhah les concepts de « honte » ou « d’indignité » (BQ 8,1) avec la possibilité  pour les victimes de réclamer un dédommagement.

Plus généralement, les manifestations de la jeunesse israélienne illustrent l’oubli par l’Etat juif des principes éthiques historiques. Un rapport a été remis le 22 juillet au Premier Ministre par le Ministre du Commerce Shalom Simon selon lequel des intermédiaires s’accaparent des marges généreuses dans des conditions d’une concurrence non respectées. Ainsi, l’envolée des prix de l’immobilier n’est pas le résultat du jeu de l’offre et de la demande mais devient une forme de convoitise prohibée par l‘Exode  (20,14) ou le Deutéronome (5,18). Par ailleurs, les prix de l’immobilier dissimulent peut être des gratifications données à ceux qui ont le pouvoir d’autoriser les constructions, c’est-à-dire un cadeau corrupteur qui aveugle les yeux des sages et qui fausse la parole des justes (Ex 23,8; Dt 16,19).  Notons surtout que la détresse de la jeunesse contredit les mises en garde Biblique contre « la dureté du cœur » (Dt 15, 9-10).

Dans ces conditions, il est extrêmement regrettable que  la loi sur les « loyers modérés » (présentée par le député Shlomo Mulla (Kadima)) ait été rejetée par la coalition au pouvoir alors même que le projet prévoyait d’accorder au conseils régionaux des prérogatives pour affecter une partie du patrimoine foncier à la construction d’habitations à loyer modéré. La déclaration française des Droit de l’Homme et du Citoyen de 1789 débute par l’affirmation selon laquelle « l'ignorance, le mépris ou l'oubli des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements ». En Israël, l’ignorance, le mépris ou l’oubli des principes éthiques juifs pourrait bien provoquer la destruction de l’Etat, avant même une action concertée du Hamas du Hezbollah et d’Ahmadinejad, réunis.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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