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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 14:19

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute 

 

Clip n° 3847

 

Le parlementaire égyptien Muhammad Al-Saghir prêche le djihad et l´antisémitisme à Gaza

 

Pour voir la vidéo sous-titrée en anglais, cliquez ici

 

 


 

 

Ci-dessous des extraits d´un discours public prononcé par le membre du Conseil de la Choura égyptien Cheikh Mohammed Al-Saghir, lors de sa visite à Gaza, et diffusé sur la télévision Al-Aqsa du Hamas le 9 mai 2013 :

Mohammed Al-Saghir : Prenez [mon] cœur, qui est devenu dur comme de l´acier, et utilisez-le pour lapider tous les juifs. Prenez-le et utilisez-le pour lapider tous les juifs. Prenez mes yeux. Peut-être un beau garçon devenu aveugle peut-il les utiliser pour retrouver la vue. Prenez ma peau. Faites-en un détonateur ou un lance-pierre pour un enfant, car cette terre engendre perpétuellement des garçons aussi fiers que [Khaled] Ibn Al-Walid.

[...]

Chers frères, la Jama´a Islamiyya et le Parti de la construction et du développement, et son chef, l’érudit djihadiste injustement emprisonné aux Etats-Unis, Dr Omar Abd Al-Rahman...

Applaudissements

L´Amérique est le protecteur d´Israël, l´enfant abandonné. C´est l´Amérique qui a plongé un poignard empoisonné de haine dans le cœur de la nation arabe et islamique. L´Amérique tient la télécommande, et dirige les mouvements de ses singes, ses porcs et ses malfrats juvéniles à la frontière terrestre de la gloire. L’Amérique... N´oubliez jamais, quand vous voyez une marionnette en mouvement : ne prêtez pas attention à la marionnette elle-même. Cherchez toujours les mains sales qui contrôlent cette marionnette.

[...]

Je représente le peuple [égyptien] en tant que prédicateur d’Al-Azhar et membre du parlement. Tous ceux qui ont publié des messages sur ma page [des médias sociaux] ont demandé la même chose : « O Cheikh, Jérusalem est dans nos cœurs, et la Palestine est la prunelle de nos yeux. Si nous ne sommes pas autorisés à visiter [la Palestine], nous les rencontrerons au battement des tambours du djihad. » Ils m´ont demandé d´embrasser les têtes des mères et des pères des martyrs, et si c’est impossible, ils m´ont demandé d´embrasser, au nom du peuple égyptien, le chef du symbole de la résistance, Ismail Haniya. C´est donc ce que je vais faire.


Al-Saghhir se dirige vers Haniya, le bénit et l´embrasse sur le front.


Applaudissements et acclamations de la foule
.


[...]


Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org. 

  

Pour consulter l’intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d’accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 13:57

 

 

 

 

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute 

Un post publié en trois langues sur un forum djihadiste menace les directeurs et gardiens des prisons françaises

 

Un nouveau membre du forum djihadiste en ligne Shumoukh, portant le pseudo Ala al-Ahd Baqoun, a menacé de publier les noms des "responsables" des prisons françaises afin que ces derniers deviennent la cible de loups solitaires, si le gouvernement ne met pas fin à l´ "humiliation" des prisonniers musulmans. Ce post a été mis en ligne en trois langues : arabe, français et anglais, le 28 mai 2013. L´auteur fait l´éloge du tueur du soldat britannique et des terroristes de Boston. Une liste de comptes twitter de journalistes et médias français a été mise en ligne par le même membre du forum, appelant les autres membres à propager le message.[1]  
  

Ci-dessous le message publié en français :

"Nous avons appris que nos frères captifs dans vos prisons sont mal traités, sans aucun respect pour leur dignité et honneur. Ils sont en train de subir toutes sortes de tortures psychologiques, et ils ne sont pas traités comme les autres prisonniers, dans un pays qui prétend respecter les droits de l´homme, oui, les droits de l´homme européen et américain, mais l´homme musulman n´a aucun droit dans le noir et l´obscurité de vos prisons.

Est ce que l´américanisation de la France a atteint vos prisons jusqu´au point d´assister prochainement à des nouveaux crimes, version ´Abou Ghraib France´ ?

Non, jamais ce ne sera le cas, parce que "grâce à Dieu le Tout Puissant", nos lions individuels sont partout parmi vous et dans des sites que vous ne pourrez jamais imaginer. Regardez ce qui est arrivé au soldat britannique - tueur de nos enfants en Afghanistan - qui a été assassiné par le lion individuel Michael Adebolajo, et n´oubliez pas les deux autres lions individuels - les frères Tsarnaev - héros des attentats de Boston. Le raisonnable et équilibré est celui qui tire des leçons de ce qui arrive aux autres.

Ou bien vous cessez de nuire à nos frères et leur donnez tous leurs droits ; ou bien on va publier une liste qui contient les noms des responsables dans les prisons françaises.

Fais attention, M. le directeur et gardien de prison, le lion individuel pourrait être ton voisin, ou ton chauffeur ou ton compagnon dans le métro ou même ton collègue!!! A ce moment-là, la réponse sera ce que vous verrez de vos propres yeux et non pas ce vous entendrez, et les politiciens qui vous donnent des ordres à exécuter ne pourront rien faire pour vous parce qu´ils sont protégés, et c´est vous qui payerez le prix de leurs décisions à leur place.

L´équation est très facile : Votre sécurité et sûreté = Notre sécurité et sûreté. Votre dignité = Notre dignité."
[2] 


Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org. 

  

Pour consulter l’intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d’accès, visiter le site www.memri.org/french. 

 



[2] Le texte relu par MEMRI a subi quelques corrections de langue par souci de clarté.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 09:52

 

 

 

http://www.lefigaro.fr

L'agresseur présumé du militaire poignardé samedi a été arrêté mercredi dans les Yvelines, à l'ouest de Paris. Connu des services de polices, il a été retrouvé grâce à son ADN laissé sur une bouteille de jus d'orange.

Le profil de l'agresseur présumé de Cédric Cordiez,poignardé samedi au cutter sur le parvis de la défense, se dessine peu à peu. Arrêté mercredi matin dans les Yvelines, cet homme de 22 ans est maintenant entre les mains des enquêteurs. Selon les premiers éléments de l'enquête, ce jeune SDF selon les informations de BFM-TV, est partisan d'un «islam traditionaliste voire radical, depuis trois ou quatre ans». Toutefois, il n'est pas connu comme un «tenant du djihad», a-t-on ajouté en incitant à la prudence, l'enquête n'en étant qu'à son début. «L'enquête devra déterminer à quel moment il a basculé dans un projet djihadiste», a ajouté une de ces sources.

Il était jusqu'alors connu des services de police pour des faits de petite et moyenne délinquance, notamment des vols. L'agression dans le quartier de la Défense de ce militaire, qui participait au déploiement antiterroriste dans le cadre du plan Vigipirate, avait été filmée par la vidéosurveillance et la police disposait d'images nettes. Elle disposait également d'un sac abandonné par l'agresseur, contenant un couteau et une bouteille de jus d'orange, ce qui a permis d'identifier l'homme, notamment grâce à ses traces ADN, a précisé une source policière.

Le procureur de Paris s'exprimera en fin de matinée

A la suite de ces avancées, la police judiciaire parisienne a déployé un très important dispositif de surveillance, notamment autour de la ville de Trappes, dans le département des Yvelines, pour prévenir toute récidive. «L'auteur présumé de l'agression contre un militaire samedi soir à la Défense a été interpellé ce matin à La Verrière, dans les Yvelines», selon un communiqué de Manuel Valls. Le ministre exprime «sa gratitude aux policiers de la brigade criminelle. «L'enquête menée sous l'autorité du parquet antiterroriste devra déterminer quels ont été le parcours, l'environnement et les motivations de ce jeune homme».

Le procureur de Paris, François Molins, devait donner une conférence de presse en fin de matinée. L'agression de ce militaire était intervenue trois jours après le meurtre à Londres d'un soldat britannique par deux islamistes radicaux. Cédric Cordiez, 23 ans, soldat de première classe du 4e régiment de chasseurs de Gap (sud), a pu quitter lundi l'hôpital militaire, où il avait été admis après avoir été agressé
.

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:30

 

 

 

 

 

 

 

Polémique: Fouad Benyekhlef pratique t-il le double langage ?

 

Le Centre d'Etude de LA DROITE, le nouveau parti politique, révélait ce lundi 27 mai que derrière la façade présentable et lisse de l'association MUSULMANS PROGRESSISTES se cachait en réalité une officine de l'ultra-rétrograde confrérie des Frères Musulmans décrite par les meilleurs politologues comme une organisation à caractère fasciste et dont l'objectif est l'imposition du Califat mondial et la dictature totalitaire de l'islam rigoriste.

 

Dans un communiqué diffusé ce mardi 28 mai, Mr Fouad Benyekhlef, son président, tente une manouvre de diversion en réfutant toute affiliation à une organisation qui de Tunisie à l'Egypte étouffe, parfois dans le sang, le vent de liberté qui s'est levé sur le monde arabo-musulman en 2011. (voir annexe)

 

L'insulte et le « reductio ad hitlerium » semblent d'ailleurs être les seuls arguments comme c'est toujours le cas des extrémistes masqués.

 

Mr Fouad Benyekhlef affirme que lui, ses amis et son association n'ont aucun lien avec les Frères Musulmans.

 

Pourtant le 1 décembre 2009, lui et ses amis ont signé et fait paraître au Moniteur belge les statuts d'une asbl, dénommée Musulmans Proactifs, qui stipulent (voir annexe) : qu'elle a pour objet (art 3) « Toute activité de prévention contre les vices de la société » ; et dont l'Art 4 dit « L'association a comme pensée religieuse celle du "juste-milieu" elle se réfère (en matière d'avis religieux) au Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche. Sa ligne de conduite est celle de la Charte des Musulmans d'Europe ». Dont acte ; l'affiliation à la Confrérie des Frères Musulmans est donc incontestable.

 

C'est cette asbl qui se présente aujourd'hui sous le nom fallacieux et usurpé de Musulmans Progressistes.

 

C'est également Mr Fouad Benyekhlef qui en 2010 signe un texte vengeur et menaçant (sous le titre « Qui stigmatise les musulmans récolte la tempête ») où il s'insurge avec véhémence contre l'adoption de la loi interdisant le port de la Burqa en Belgique. Et où fait-il paraître ce texte ? Sur un site internet LISLAMDEFRANCE.FR qui est le fer de lance et la courroie de transmission des Frères Musulmans en France.

http://lislamdefrance.fr/regions/a-12-3432--Fouad_Benyekhlef_:_Qui_stigmatise_les_musulmans_recolte_la_tempete

 

Un site qui fait la seule promotion en matière de certification Halal de la société A.V.S. créée par Frère Tariq Ramadan :

http://lislamdefrance.fr/regions/hallal.php?idregion=12&name=

 

Comme il fait la promotion en matière d'enseignement de l'Institut Européen des Sciences Humaines (I.E.S.H.) de Château-Chinon (Banlieue parisienne).

Un établissement extrémiste clairement identifié comme appartenant à la confrérie des FM.

http://lislamdefrance.fr/regions/etablissements.php?idregion=12&name=

 

Cet établissement ne cache d'ailleurs pas ses sympathies « fréristes » puisqu'il reçoit comme orateurs le gratin de cette organisation subversive

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Conference-de-Camel-Bechikh-a-l-IESH-Institut-Europeen-des-Sciences-Humaines-16557.html

 

Question à Mr Fouad Benyekhlef : est-il vrai que les Frères Musulmans pratiquent l'art de la Taqiyya (le double langage islamique) ???

 

 

Pour le Comité Exécutif

Son Porte-parole

Aldo-Michel Mungo

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 18:03

 

article suspectswoolwich (Copier)

« Breaking News »

Un autre homme poignardé à Woolwich 

 

On vient juste de rapporter qu’un homme a été poignardé dans le secteur sud-est de Londres, à Woolwich, dimanche après-midi, à juste 300 m du mont de marques de souvenirs que les gens ont déposé en mémoire du soldat anglais charcuté à mort, mercredi, par des terroristes islamistes. Aucun détail n’est encore disponible sur l’identité de la victime ni celle de son agresseur.

 

Une manifestation s’est déroulée sur les lieux du crime de Drummer Lee Rigby, organisée par des membres de la Ligue de Défense Anglaise. Le Foreign Office a confirmé que l’un de ses assassins présumés, Michaël Adebolajo, avait été arrêté au Kenya, en 2010 et expulsé vers la Grande-Bretagne, après s’être préparé à combattre avec le groupe terroriste Shabaab somalien, affilié à Al Qaeda.

 

dépêche DEBKAfile  26 mai 2013, 6:38 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 18:04

 

De Merah au meurtre sauvage de Londres en passant par Breivik, l’Europe fait-elle face à des ennemis domestiques ?

http://www.atlantico.fr

Un soldat britannnique a été tué mercredi à coups de couteaux et de hachoir en pleine rue à Woolwich, un quartier du sud-est de Londres, par deux hommes qui ont ensuite été blessés par la police. Ces derniers ont revendiqué un acte terroriste au nom d'Allah.



Le tueur présumé du soldat britannique justifiant son geste, les mains ensanglantées.

 

Julien Marcel est juriste et journaliste à Sécurité & Stratégie, auteur de Tueurs de masse (Eyrolles,2012) avec Olivier Hassid.

Christophe Soullez est criminologue et dirige le département de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) à l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).



Atlantico : Un soldat britannique a été assassiné à Londres mercredi à coups de couteau et de machette par deux hommes qui ont revendiqué cet acte terroriste au nom d’Allah. Le mode opératoire des criminels et leur parcours d’auto-radicalisation rappelle le cheminement de Mohamed Merah ou d'Anders Breivik. Les menaces terroristes qui planent sur les pays occidentaux ne viennent désormais plus seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur. Comment ces menaces doivent-elles être appréhendées ? Comme des actes isolés ou comme un réel phénomène ?


Christophe Soullez :
 Ces actes montrent que le terrorisme a profondément changé de nature. Les Etats ne sont plus confrontés à des organisations clairement identifiées, connues des services de police et structurées mais à des nébuleuses et surtout, de plus en plus, à des individus isolés qui agissent au nom d’une idéologie ou sans nécessairement recevoir d’ordre précis ou appartenir à une organisation. C’est donc un changement de paradigme très important à prendre en compte. Ces nouvelles pratiques sont aussi, paradoxalement, la conséquence de l’efficacité des services de police dans la lutte contre les organisations terroristes internationales. De nombreux groupes terroristes ont été démantelés et il devient aujourd’hui de plus en plus difficile pour les terroristes de réaliser des attentats de grande ampleur car la surveillance des sites sensibles s’est accrue et que les mesures de protection ont également été renforcées.

 

Comment les sociétés européennes appréhendent ces menaces terroristes ? Quelle vision en ont-elles ? Leur diagnostic est-il le bon ?


Christophe Soullez : 
Les services de police ont encore du mal à appréhender ces nouvelles formes de terrorisme car certains d’entre eux sont encore sur les anciens schémas d’organisations hiérarchisées avec des chefs clairement identifiés. Ils sont aussi déstabilisés car les méthodes des services de renseignement ne peuvent pas être les mêmes lorsqu’on est en face d’une organisation ou d’un ou plusieurs individus qui vont, de surcroît, restés invisibles durant des années. La police, pour être efficace, a besoin de connaître ces cibles. C’est vrai en matière de crime organisé et c’est aussi vrai dans le domaine du terrorisme.

L'analyse des menaces est donc largement marquée par l'incertitude et la difficulté à identifier l'adversaire ou l'ennemi. Rien ne va plus de soi. Les méthodes sont connues (nucléaire sale, bioterrorisme, détournements ou destructions d'avions, sabotage de lignes de chemin de fer, éliminations ciblées, attentats à la bombe, kamikazes...), mais les nébuleuses se transforment rapidement, dépassant les classements traditionnels et bouleversant les logiques des lignes continues selon lesquelles les processus devraient connaître des évolutions maîtrisées.

Les meurtres, fusillades, voire les massacres, provoqués par des déséquilibrés augmentent depuis une trentaine d'années y compris en Europe. Comment l'expliquer ?


Julien Marcel : 
Notons tout d'abord que les meurtres de masse sont des actes d'une telle violence qu'il est difficile de les expliquer sans les associer à une pathologie. Un diagnostic qui donne un semblant de rationalité à un acte qui ne s'inscrit pas dans notre grille de compréhension. Les tueurs de masse ne sont que très rarement observés par des praticiens, car plus des deux tiers de ces individus mettent fin à leur jour à la fin de leur massacre. En outre, les tueurs de masse qui ont été interpellés, ont dans leur grande majorité été jugés responsables de leurs actes devant un tribunal.



Plus de 120 tueurs de masse ont sévi à travers le monde depuis les années 1980. À eux seuls ils ont tué presque 800 personnes et en ont blessé un peu plus de 1 000 entre 1984 et 2011 ( Source : « Tueurs de masse – Un nouveau type de tueur est né » , Olivier Hassid & Julien Marcel, Editions Eyrolles 2012 ). Tous les pays développés sont affectés par ce phénomène. Si près de la moitié de ces faits ont lieu aux États-Unis et au Canada, des événements similaires ont eu lieu en Europe, en Asie et en Océanie. A contrario, en Afrique et en Amérique du Sud, le phénomène reste très marginal.


La souffrance sociale est-elle un facteur d'explication ? Leurs actes s'inscrivent-ils dans le rejet d'un modèle de société ?


Julien Marcel : Ce phénomène était presque inexistant jusqu’au début des années 70. Il s’est fortement développé à partir des années 80. Les tueries de masse peuvent être appréhendées comme une manifestation de ce que certains sociologues appellent l’hyper modernité. L’individualisation, la dislocation de la communauté sont autant de facteurs qui peuvent pousser une personne à commettre ce type de crime. L’évolution des tueries de masse est aussi fonction de la précarité de l’emploi sur un territoire donné. De nombreux cas de tueries de masse font suite à des licenciements, des tensions sur le lieu du travail entre collègues ou des démissions provoquées par un contexte difficile en entreprise. La survenance de meurtres de masse est plus probable dans un espace géographique dans lequel l’"ascenseur social" est en panne. Le sentiment d’injustice ressentie vécu par une population pourrait bien être un ciment pouvant expliquer la survenance de cette nouvelle forme de violence. Le phénomène des  tueries de masse oblige toutes nos sociétés à se réinterroger sur leur mode de fonctionnement (valorisation de la performance individuelle, de la mobilité, de la compétitivité…), confrontées à la difficile équation consistant à favoriser la liberté individuelle tout en réduisant le risque de désinsertion sociale.

En quoi ces ennemis doivent-ils être considérés comme des ennemis de l'intérieur ?


Christophe Soullez : On parle d’ennemis de l’intérieur car nous n’avons plus à faire à un terrorisme importé sur le territoire national. Il y a encore 15 ans des terroristes étrangers agissaient sur le sol national. Ils importaient le terrorisme de leur région d’origine vers le pays de destination. Aujourd’hui ce sont des nationaux qui sommeillent pendant des années, qui sont intégrés à la société, donc difficilement identifiables, mais qui vont avoir une vie parallèle en se formant eux-mêmes et en s’auto-radicalisant. Ils vont être aidés en cela  par Internet qui va leur permettre d’avoir accès à un maximum d’informations, que cela soit pour créer des bombes, ou pour lire des prêches radicaux, des appels au djihad, etc. Ils peuvent également parfois, comme on l’a vu avec Mohamed Merah, effectuer quelques stages pratiques à l’étranger. Il est donc devenu difficile d’identifier l’adversaire et de le classer dans une des cases préexistantes. En fait nous sommes de plus en plus confrontés à ce qu’on pourrait appeler des autodidactes du terrorisme.


Quel est leur profil ? Que rejettent-ils ? Peut-on parler d'un rapport névrotique à leur univers ? En quoi ?


Christophe Soullez : 
Il est très difficile d’établir un profil et c’est justement là la difficulté pour les services de police. Vous pouvez très bien trouver de jeunes hommes qui ont une solide culture universitaire et une bonne situation professionnelle que des jeunes sans qualification et sans emploi. Généralement ils vont rejeter la société dans laquelle ils vivent, haïr les valeurs du monde occidental et vont se réfugier dans l’interprétation qu’ils vont faire ou/et qu’on va leur fournir de la nécessité d’imposer un islam radical face à la décadence de l’occident. Par ailleurs l’autre difficulté c’est que, généralement, ces individus ne sont pas connus des services de renseignement car, justement, ils vivent cachés. On ne les connaît qu’au moment du passage à l’acte. En revanche certains peuvent parfois, auparavant, être passés par la case délinquant de droit commun. Mais, là encore, il est impossible de faire des généralités.

Julien Marcel : Les tueurs de masse sont avant tout des hommes. Sur l’ensemble des cas étudiés, ils représentent 96 % des auteurs de ces crimes. Si l’on étudie l’ensemble des tueries de masse depuis 1980, on découvre que l’âge moyen des tueurs de masse est de 26 ans et 2 mois. Si cela démontre que ces accès de violence extrême touchent en priorité les populations dites "jeunes", il est néanmoins intéressant d’observer ce chiffre dans le détail. En effet, si l’on analyse ces chiffres en fonction du lieu où ces actes sont commis, l’âge des tueurs de masse est très différent. Si l’on isole les cas de tuerie de masse dans le milieu scolaire qui représentent environ 45 % de l’ensemble des tueries de masse étudiées, l’âge moyen du tueur de masse tombe à 16 ans et 3 mois tandis que celui du reste des tueurs de masse monte à 40 ans et 7 mois. Les adolescents et les personnes appartenant à la tranche d’âge 35-44 ans sont donc très largement représentés dans les crimes observés. Dans l’imagerie populaire, ces deux périodes (adolescence et la tranche d’âge 35-45 ans) correspondent à des passages dits "charnières" (le concept culturel de midlife crisis - crise du milieu de vie - est intéressant pour comprendre cette surreprésentation de la tranche 35-45 ans).

En outre, le tueur de masse connaît bien souvent dans son parcours divers traumatismes empêchant un processus de socialisation complet. Ces individus ont, par exemple, dans un grand nombre de cas, eu une éducation très sévère, voire violente. La plupart d’entre eux (de façon cumulative ou non) sont en rupture avec leur famille, ils ont de grandes difficultés à construire une vie de couple, ils ont une vie amicale quasi inexistante, ils ne sont que très peu impliqués dans la vie de leur quartier ou de leur ville, ils ont connu l’échec scolaire et sont en situation précaire sur le volet de l’emploi.

 

Enfin, l’analyse du parcours des auteurs de tueries de masse laisse apparaître que, dans près des trois quarts des massacres étudiés, le tueur avait été victime de brimades et d’humiliations. Ces agressions qui interviennent dans la vie des futurs tueurs de masse s’inscrivent dans la durée et sont en général commises par une ou des personnes de leur entourage proche (il peut s’agir de membres de leur famille, de collègues de bureau, de camarades de classe, de voisins…).

En commettant un tel acte, le tueur de masse cherche à supprimer des individus qui ne sont que les miroirs d’aspirations inabouties. Ce qu’il veut, c’est bruler une image négative qui lui est, selon lui, sans cesse imposée. Le tueur de masse souhaite en supprimer les vecteurs : les autres, la société, les femmes, les riches, les puissants… Lors de son massacre le tueur de masse est pour un moment supérieur à ses congénères. Il est le seul à avoir le choix de tuer ou de laisser en vie. Oscillant entre narcissisme exacerbé et pulsion vengeresse, le tueur de masse cherche également à s’assurer une gloire dont le fait qu’elle puisse être post-mortem n’a que peu d’importance.


Une fois ces facteurs établis, comment gère-t-on ce nouveau type de menaces ? Et comment concrètement les prévenir ?
 

Christophe Soullez : Il faut bien entendu que les pouvoirs publics et notamment les services de renseignement acceptent de remettre en cause leur mode de réflexion classique et changent d’angle de vision. Il faut ensuite que l’information circule dans tous les services de police et de gendarmerie. Aujourd’hui les circuits de l’information sont encore trop souvent cloisonnés. Or, puisque nous devons faire face à des individus dormants, qui peuvent habités des quartiers sensibles mais également des villages, il est essentiel que les moindres comportements suspects puissent faire l’objet d’une analyse précoce et surtout que les signes ainsi décelés soient pris en compte avec rigueur par les services spécialisés. En France il est indispensable que la Direction centrale du renseignement intérieur entretienne des liens beaucoup plus étroits avec les services de l’information générale et réciproquement. Car ce sont les services de l’information générale, connectés à la sécurité publique ou à la gendarmerie, qui sont notamment chargés de suivre le radicalisme dans les quartiers sensibles et qui sont donc aussi susceptibles de fournir de l’information sur de potentiels terroristes.

Julien Marcel : Il semble quasi impossible de mettre un terme à ce phénomène des tueries de masse, mais celui-ci pourrait être contenu. Certains dispositifs pourraient même, lors de la survenance d’un tel massacre, en limiter les conséquences en termes de victimes. Des dispositifs de prévention situationnelle dans les lieux sensibles, une veille sur le Web par des polices spécialisées, la mise en place de politiques anti-bulliying  ou la mise en place d’outils de lignes d’écoute dans les écoles ou les entreprises sont autant de solutions qui pourraient juguler le phénomène des tueries de masse.

Les médias doivent également s’interroger sur la manière dont ils traitent ce genre d’affaire criminelle. Les tueries de masse ont toutes connu une médiatisation extrêmement importante et chaque massacre a été relaté dans les moindres détails et en temps réel. Sans affirmer qu’une telle mise en lumière de ces actes criminels ait été le ciment de certains passages à l’acte, on peut néanmoins affirmer qu’elle garantit une médiatisation à celui qui voudrait commettre un tel acte et qu’elle constitue pour lui un mode d’emploi.

Enfin, c’est toute la société qui doit aujourd’hui être sensibilisée à la possible survenance de ce type de massacre. Sans pour autant se perdre dans un climat de psychose, l’ensemble de la population doit désormais intégrer ce phénomène pour mieux le comprendre, l’appréhender et surtout le combattre.

Propos recueillis par Alexandre Devecchio


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/merah-au-meurtre-sauvage-londres-en-passant-breivik-europe-fait-elle-face-ennemis-domestiques-julien-marcel-christophe-soullez-735900.html#O54xXCpApG4TWTuH.99 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 17:55
Liban : la guerre civile reprend… en Syrie

Pendant que les chrétiens s’écharpent à Beyrouth, les musulmans s’étripent à Qousseir

http://www.causeur.fr/syrie-liban-aoun-assad-hezbollah,22600

Publié le 24 mai 2013 à 15:00 dans Monde

Mots-clés : 

liban syrie assir hezbollah

Quand la Syrie s’embrase, c’est toute la poudrière moyen-orientale qui prend feu. Un million et demi de réfugiés dans les pays limitrophes, de mystérieux attentats en Turquie, un Kurdistan en pleine recomposition, et voilà un siècle de statu quo parti en éclats.
Crise syrienne ou pas, il est malheureusement une constante indépassable : le psychodrame libanais revient chaque année de plus belle, au rythme des ingérences étrangères qui – cruel paradoxe – rallument régulièrement le spectre de la guerre civile. Et le retrait de l’armée syrienne en 2005 n’a rien changé à l’affaire. Plus que jamais, on peut diviser le paysage politique libanais suivant une double ligne de faille : le rapport aux Etats-Unis et à l’Arabie Saoudite d’un côté, la relation à la Syrie de l’autre. Suivant cette dichotomie nettement plus pertinente que le clivage droite/gauche, on trouve côte à côte les chrétiens aounistes du CPL, les chiites d’Amal et du Hezbollah, le Baath libanais et le Parti social nationaliste syrien, fidèles alliés de Damas regroupés au sein de l’alliance du 8 mars. En face, les sunnites hariristes, les chrétiens phalangistes ou membres des Forces libanaises, et quelques électrons libres forment le camp du 14 mars, rassemblement scellé au lendemain de la mort de Rafic Hariri. Avec comme faiseur de rois le Parti socialiste progressiste du druze Walid Joumblatt, voici le tableau dressé. Comme en 2011, le passage de Joumblatt d’une rive à l’autre a récemment permis le basculement de la majorité parlementaire sans qu’aucune élection n’ait lieu. Résultat : un clou chasse l’autre, Mikati ayant succédé à Saad Hariri il y a deux ans avant d’être écarté par Tammam Salam, qui dirige un cabinet fantôme depuis quelques semaines, faute d’accord entre les différentes forces partisanes pour composer un gouvernement.
À quelques semaines des élections législatives, le torchon brûle toujours autour du mode de scrutin. Exit le projet ultraconfessionnel orthodoxequi prévoyait de faire élire les députés maronites par les maronites, les chiites par les chiites, les druzes par les druzes, etc.  Bis repetita : en l’absence de consensus, la loi électorale en vigueur, instituée en… 1960, servira de base aux élections de juin… si ces dernières se tiennent en temps et en heure. Retour au statu quo ex ante donc, au nez et à la barbe de Michel Aoun, dont les dernières sorties médiatiques sont autant de déclarations de guerre (verbale) à son coreligionnaire Samir Geagea…
Non loin de là,  à quelques encablures du Liban, la guerre civile libanaise reprend de plus belle en territoire syrien. À Qousseir, une position stratégique que l’armée syrienne vient d’arracher à la rébellion, des troupes d’élite du Hezbollah bataillent aux côtés des troupes d’Assad contre les insurgés sunnites et quelques salafistes libanais venus leur prêter main forte, dont l’inénarrable cheikh Assir. Ce dernier s’est affiché arborant une kalachnikov rutilante sur la ligne de front, mettant ainsi en actes son appel au jihad anti-Assad. Ces combats entre chiites et sunnites libanais, s’ils se déroulent en terre étrangère, rappellent un triste souvenir aux éditorialistes levantins.
Au printemps 2008, une petite semaine d’affrontements avait mis le Liban à feu et à sang en opposant notamment les miliciens du Hezbollah aux mercenaires du Courant du Futur haririste, pour une (pas si) banale histoire de réseau de téléphonie privé aux mains du parti chiite. Bilan : plus de quatre-vingt-morts et un refrain que tout le monde ne cesse d’entonner : plus jamais ça. C’est peut-être l’odeur du sang qui sauvera le Liban d’une double discorde sur son sol. De Qousseir la syrienne à Tripoli, où sunnites et alaouites se tiennent en ligne de mire, les tenants du choc des civilisations en sont aujourd’hui pour leurs frais tant les lignes de front fracturent chaque communauté religieuse en plein cœur.

*Photo : le cheikh Assir sur le champ de bataille à Qousseir (Facebook).

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:51

 

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LONDRES, BOSTON :

LES « NEO-DJIHADISTES » SONT LA : LA MENACE EST DE GRANDE AMPLEUR ET SERA DURABLE

 

Par Claude MONIQUET,

Président de l’ESISC

 

 

 

Une bombe artisanale à Boston, un meurtre d’une sauvagerie inouïe dans les rues de Londres : la menace « néo-djihadiste » s’installe, certainement durablement, dans le monde occidental. C’est précisément le sujet que traite mon nouveau livre – « Néo Djihadistes », aux éditions Jourdan : analyse d’une menace nouvelle et appelée, très certainement, à se développer de manière durable.

 

 

Lire la suite sur www.esisc.org (Publications/Briefing)

 

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Lire la suite sur : http://www.esisc.org/publications/opinions/3719

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:23
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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:12

 

Nathalie Rheims

Le Point.fr - Publié le 23/05/2013 à 16:16

Ils inspirent crainte et terreur, mais leur puissance et leurs ramifications restent largement inconnues. Un reportage lève le voile sur les Frères musulmans.

Le président égyptien Mohamed Morsi, son vice-président (à gauche), son Premier ministre et le grand cheikh d'al-Azhar (à droite), en août 2012.Le président égyptien Mohamed Morsi, son vice-président (à gauche), son Premier ministre et le grand cheikh d'al-Azhar (à droite), en août 2012. © Egyptian Presidency / Sipa

 

Par 

Dans le cadre d'une soirée consacrée aux révolutions du monde arabe, France 3 diffusait hier, 22 mai, un document réalisé par Michaël Prazan présentant une remarquable enquête sur les Frères musulmans. On connaît mal cette "confrérie" ayant accédé au pouvoir dans certains pays ou en train d'y parvenir, dans la dynamique du Printemps arabe et des élections qui l'ont suivi. Les journalistes ont réussi à obtenir des entretiens avec des personnalités majeures de ce mouvement, tenant des discours souvent très différents mais dont se dégage un fil rouge tout à fait passionnant.

Créée en 1928, après l'effondrement de l'Empire ottoman, cette confrérie souhaite un retour au fondamentalisme religieux et une lutte contre l'occupation occidentale, rejetant le modèle diffusé par les puissances coloniales. Les révolutions arabes ont fait ressurgir le rêve, dont était porteuse son idéologie, d'un nouveau califat islamique. En remontant ainsi aux origines de cette démarche, ce document permet de comprendre comment elle a réussi à tirer profit du vent de liberté qui a soufflé sur ces pays après la chute des chefs de gouvernements totalitaires, Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, dont les Frères musulmans furent les victimes, souvent pourchassés et persécutés par leurs régimes.

Implantés dans 80 pays !

Au moment du tournant que représente l'accession au pouvoir de Nasser en Égypte, berceau de la confrérie, s'appuyant sur eux pour ensuite les réprimer, après, il est vrai, un attentat contre lui dont il les soupçonne d'être les commanditaires, on assiste à une certaine radicalisation de penseurs comme Sayyid Qubt, qui propose une interprétation des textes sacrés légitimant le djihad.

Quatre-vingt-cinq ans après sa fondation, la confrérie est implantée dans 80 pays, son expansion ne s'explique pas uniquement par la question palestinienne qui permet surtout de désigner Israël comme l'obstacle au rétablissement d'un vaste califat islamique. Ce conflit israélo-palestinien devient la clef de voûte de cette construction. Pour avoir signé un traité de paix, Anouar el-Sadate en subira les conséquences, assassiné par une mouvance salafiste dont le chef, al-Zawahiri, deviendra numéro un d'al-Qaida à la mort de Ben Laden.

Mais, derrière la complexité des divers courants, on devine la cohérence idéologique qui repose sur une conception unique et absolue de la loi, la loi sacrée,celle de Dieu. C'est elle qui fonde la pratique de la solidarité, permettant l'intervention sociale auprès d'un peuple vivant dans la misère. C'est donc elle qui est à la source de la popularité du mouvement qui lui permet de jouer le jeu de la démocratie et souvent de l'emporter. C'est aussi cette loi qui justifie, tant qu'elle ne sera pas appliquée, que l'on combatte pour son avènement. Si l'on entre dans cette logique, il n'y a pas de limite à ce combat et, pour certains, seul un califat mondial a un sens.

Le rôle important joué par des puissances financières et spirituelles, comme l'Arabie saoudite ou le Qatar, est également esquissé dans cette passionnante enquête. Au terme de ce documentaire particulièrement pédagogique, Michaël Prazan fait part de son inquiétude et s'interroge : la confrérie, portée par son succès humanitaire, va-t-elle choisir la voie démocratique, renonçant à son rêve d'État islamique mondial ? Ou bien...?

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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