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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:58

 

 

L'Eurovision échappe à un attentat anti israélien
par Gerard Fredj

http://www.israel-infos.net/

 

L'Azerbaïdjan a déjoué une attaque terroriste qui, à nouveau, visait des israéliens, et en particulier la délégation de l'état hébreu au concours international sur l'Eurovision.

Plusieurs dizaines de suspects- les médias évoquent le chiffre de quarante personnes - ont été arrêtés, selon le ministre azeri de la sécurité.

Une des cibles des terroristes était l'hôtel dans lequel étaient hébergés les artistes qui représentaient l'état hébreu.

Le groupe de terroristes avait visiblement prévu de commettre plusieurs attentats à Bakou, la capitale, pendant la manifestation : étaient visés la salle de concert mais également des hôtels-dont le Hilton et le Marriot - accueillant les délégations étrangères, et des sites religieux.
Izabo, le groupe représentant Israël à l'eurovision, était sous protection des services israéliens. 

Selon le chargé de relations publiques du groupe, les artistes sentaient que "quelque chose ne tournait pas rond" et leur protection avait été renforcée, jusqu'à 11 agents de sécurité.

Le réseau terroriste était organisé sur plusieurs villes, dans lesquelles sont intervenues les forces de sécurité azéries: un terroriste aurait été tué pendant les assauts.
Il aurait tissé des liens avec les insurgés du Daghestan, une république de la fédération de Russie. 

Les autorités de l'Azerbaïdjan ont préféré ne pas révéler la nouvelle afin de ne pas provoquer de mouvement de panique parmi la population et les visiteurs étrangers.

Le groupe est cependant resté sans protection pendant plus d'une journée : la télévision israélienne qui le parrainait avait demandé à Izabo de regagner Israël immédiatement après leur élimination; le groupe a préféré rester, alors sans protection, pour finir le tournage d'un film.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 08:22

Un état Islamique de l’Azawad compromis par les dissensions inter-groupes

http://sahel-intelligence.com/

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Quarante-huit heures après le séisme médiatique créé par l’annonce de la création d’un Etat islamique dans le Nord du Mali grâce à une fusion du groupe islamiste « Ansar Dine » et du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad), les deux mouvements font état de désaccords qui bloqueraient la concrétisation du projet. Les rebelles touaregs du MNLA et les islamistes d’ « Ansar Dine » avaient en effet signé samedi un accord qui devait réunir leurs deux mouvements en une seule instance intitulée le « Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad ».

Avec cet Etat indépendant, les touaregs obtenaient gain de cause mais au prix de la laïcité de leur mouvement. Cependant, selon plusieurs informations fiables parvenues à « Sahel Intelligence », certains éléments qui auraient pu relever de l’ordre du détail ont apparemment bloqué toute la journée d’hier la ratification du communiqué final. Ainsi, selon Ibrahim Assaley, un député du Nord Mali et membre du MNLA, les islamistes d’Ansar Dine se seraient montrés intransigeants sur l’application rigoureuse de la Charia et sur l’application d’une interdiction stricte du Nord du Mali aux organisations humanitaires non musulmanes, des positions que ne partage pas le MNLA. Ces dissensions retardent le projet des groupes rebelles du nord Mali de créer un Etat indépendant et islamiste dans le Nord mais traduisent également le renforcement potentiel des positions des groupes armés dans la région. Ces derniers, pour la première fois de leur histoire, ont en effet pu avoir accès à des armes lourdes, suite aux prises faites à l’armée malienne. Habituées au maniement de armes légères, et depuis peu à l’utilisation de missiles sol-air rapportés de Libye (notamment des SAM) , les groupes actifs dans la région ont désormais accès à du matériel lourd, voire à des chars, ce qui leur permet d’effectuer non seulement un saut « qualitatif »militaire appréciable, mais également de faire monter en puissance leur logistique et leurs systèmes d’approvisionnement, éléments cruciaux dans le Sahel, car les distances sont importantes. Ainsi, hormis le MNLA et Ansar Dine, AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) persévèrerait dans le renforcement des ses liens à Ansar Dine. Quant au MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest), qui se présentait jusqu’alors comme une dissidence d’AQMI mais dont la genèse reste empreinte de mystère, il poursuit ses opérations sans le moindre différend avec les autres mouvements armés, mais conserve son autonomie malgré le fait qu’ils poursuivent les mêmes objectifs. Gage du renforcement de liens de ces différents groupes, une information relayée par l’AFP circule depuis hier faisant état d’une rencontre au sommet entre les différents chefs des trois mouvements ( ) à Tombouctou, incluant les chefs « mythiques » d’AQMI, les algériens Abou Zaid, Mokhtar Belmokhtar, et le coordinateur Nabil Makhloufi . Côté Ansa Dine, le chef charismatique, Iyad Ag Ghaly, ancien vice consul du Mali en Arabie Saoudite, aurait également participé à cette réunion. Le gouvernement malien pour l’heure ne semble pas en mesure de renverser la vapeur. Le pouvoir politique central est fortement affaibli par les désaccords qui ont longtemps opposé les pays de la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats d’Afrique de l’Ouest) et l’ex-junte au pouvoir sur la direction de la transition dans le pays.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 10:08

Sahel : Alger veut renforcer la sécurité de son flanc sud

http://sahel-intelligence.com

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Avec la triple dynamique issue de la situation de quasi chaos chez son voisin malien, de l’expansion d’AQMI et de la circulation accrue d’armes depuis la guerre civile en Libye, l’Algérie a décidé de revoir sa stratégie de barrage au dangers issus du Sahel

et de renforcer la sécurité de ses frontières au Sud. Selon plusieurs informations recoupées, cette re-sécurisation passera par un apport complémentaire d’unités de l’Armée Nationale Populaire (ANP),  du Groupement des Gardes Frontières (GGF), ainsi que d’officiers du renseignement issus des rangs du DRS (Département Renseignement et Sécurité).
De récentes  opérations témoignent  des nouveaux dispositifs mis en place dans la région par Alger, et notamment de l’implication accrue des limiers du renseignement algérien, qui ont eu pour mission de renforcer les capacités d’interception électromagnétique sur zone, et de mettre en place de nouveaux canaux de communication cryptés  afin de permettre une meilleure interaction entre les diverses parties prenantes.
Illustration de cette nouvelle stratégie, a l’aube de la journée de dimanche dernier, un véhicule tout-terrain avec à son bord plusieurs terroristes de nationalités différentes, dont des libyens, et qui tentait de franchir les frontières algériennes par Kaci Amoul au sud de la wilaya de d’Illizi a été intercepté par les forces de sécurité algériennes, épaulées par les nouvelles unités mises en place. Trois terroristes ont été abattus, les deux restants capturés vivants et une douzaine d’armes, des munitions, de la littérature « djihadiste » et une grande quantité d’explosif qu’ils tentaient d’introduire sur le territoire algérien ont été saisis.
Autre avatar de cette réorganisation des services de sécurité algériens, à Tamanrasset, les aveux d’un suspect arrêté il y a quelques mois ont permis l’arrestation de deux terroristes dans la ville durant le mois de mars dernier. Ceux-ci seraient complices de l’attentat suicide contre le siège de la gendarmerie nationale. Ces aveux ont permis l’identification d’une dizaine de terroristes, algériens, maliens et mauritaniens, actuellement recherchés pour trafic d’explosif. Un vaste plan d’attaque contre les infrastructures sécuritaires dans la ville a également été déjoué par les forces de sécurité.  Les wilayas d’Ouargla et d’Illizi sont régulièrement les cibles d’opérations d’inspection de la part des forces de l’APN et de la Gendarmerie nationale qui recherchent des explosifs grâce à des équipements de détection très sophistiqués.
Ce sont des centaines de kilomètres de frontières dans le Sud et le Sud-est de l’Algérie qui font désormais  l’objet d’une surveillance accrue qui mobilise un important effectif militaire ainsi que l’ensemble des services de renseignement. Un dispositif qui devrait permettre pour à l’Algérie à lutter plus efficacement contre les forces terroristes en provenance du Nord du Mali, de la Mauritanie, du Niger et de la Libye et qui menacent sa sécurité.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 08:10
Egypte : Les coptes veulent barrer la voie à un président islamiste

 

http://www.lorientlejour.com

Reuters | 22/05/2012

TRANSITION La campagne pour la présidentielle de demain s’est officiellement achevée hier. Toutefois, en dépit du climat d’ouverture démocratique autrefois inimaginable, les coptes, qui se plaignaient déjà de discriminations à l’époque de Hosni Moubarak, craignent de subir bien pire si un islamiste remporte l’élection.

Les coptes, qui se plaignaient déjà de discriminations à l’époque de Hosni Moubarak, craignent de subir bien pire si un islamiste remporte l’élection présidentielle en Égypte. Ils entendent mettre tout le poids de leur communauté dans la balance pour l’éviter. Les Frères musulmans et les salafistes, tenants d’un islam beaucoup plus radical, ont déjà remporté trois quarts des sièges au Parlement. Les deux candidats islamistes à la présidentielle, Mohammad Morsi et Abdel Moneim Aboul Fotouh, ont promis de respecter les droits de la minorité chrétienne, qui représenterait environ 10 % des 82 millions d’Égyptiens, mais les coptes ne cachent pas leurs doutes.

 

La principale revendication des chrétiens, et la source de la plupart des violences interreligieuses, est la levée des obstacles administratifs imposés à la construction et à la restauration des églises, qui a souvent poussé les coptes à ignorer la loi, alors qu’il est extrêmement simple de construire une mosquée. C’est pour cette raison que Medhat Malak va voter pour l’ancien général Ahmad Chafik, dernier Premier ministre de M. Moubarak, qu’il considère comme le meilleur rempart contre la multiplication des attaques contre les églises depuis la chute du raïs, attribuées à la mouvance salafiste, et qui ont fait des dizaines de morts. « Les intentions des islamistes à l’égard des chrétiens ne sont pas claires. Il est possible qu’ils limitent nos libertés pour asseoir leur popularité auprès des musulmans les plus conservateurs », s’inquiète M. Malak.

 

Selon la hiérarchie de l’Église orthodoxe, les coptes représentent environ six des cinquante millions d’Égyptiens appelés à choisir pour la première fois librement leur président. Si les chrétiens votaient en bloc, ce qui n’a rien d’une évidence, ils pourraient peser sur un scrutin dont l’issue paraît très incertaine. La plupart d’entre eux devraient cependant opter pour M. Chafik ou l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Tous deux sont musulmans – il n’y a pas de candidat copte et pratiquement aucun député –, mais ils sont jugés plus rassurants au moment où certains salafistes appellent à l’interdiction de l’alcool, des plages mixtes ou des vêtements trop légers.

 

Si les Frères musulmans, principal parti au Parlement, et les deux candidats islamistes à la présidentielle ont promis de ne pas toucher au tourisme, première source de revenus du pays, les coptes craignent de subir davantage de pressions, eux qui s’estimaient déjà traités en « citoyens de seconde zone » à l’époque de Moubarak. Abdel Moneim Aboul Fotouh, qui bénéficie du soutien des salafistes davantage par calcul politique que par adhésion, en est conscient et a terminé tous ses meetings par un appel à « tous les Égyptiens, musulmans et chrétiens ». Lors d’un débat télévisé avec Amr Moussa, il n’a pas formellement condamné la conversion d’un musulman à une autre religion – une « apostasie » passible de mort pour les musulmans les plus radicaux –, se contentant de dire que beaucoup d’efforts seraient déployés pour le ramener dans le droit chemin. Le sujet est sensible en Égypte, où les coptes dénoncent régulièrement des « conversions forcées » de chrétiennes à l’islam, qui résultent en réalité souvent de la volonté de ces femmes de se marier avec un musulman ou de divorcer de leur mari chrétien, l’Église copte orthodoxe interdisant le divorce. Mais nombre d’entre elles, comme les enfants nés de couples mixtes, ne peuvent ensuite faire le chemin inverse. Les coptes s’inquiètent aussi des références de plus en plus fréquentes à la charia (loi islamique), déjà présentée comme la principale source de la loi dans l’ancienne Constitution, mais dont une application plus large pourrait menacer l’autonomie de l’Église en matière de statut personnel (mariage, filiation).

 

« Aucun des candidats n’affiche clairement ses intentions à l’égard des minorités et des chrétiens en particulier », soupire l’avocat Peter el-Naggar, qui a défendu plusieurs musulmans convertis à la chrétienté, demandant à l’État de reconnaître leur changement de religion – mentionnée sur les papiers d’identité. « Nous ne savons pas ce qu’ils vont faire et nous ne leur faisons pas confiance s’ils arrivent au pouvoir », ajoute-t-il. Beaucoup de coptes ne disent pas autre chose. « Je veux me sentir à l’aise dans mon pays », souligne Ayman, un chauffeur de taxi, ajoutant : « Je veux un président libéral et honnête pour contrebalancer l’influence croissante des islamistes. Seul Dieu sait ce qu’ils vont infliger aux chrétiens et aux musulmans modérés s’ils arrivent au pouvoir. »

 

Lire aussi

La corruption plombe le rêve d'une "Nouvelle Egypte"

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:17
Yémen : l'armée frappée au coeur, près de 100 tués dans un attentat suicide

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/759948/

OLJ/AFP | 21/05/2012

Un enquêteur sur les lieux où un kamikaze s'est fait exploser, ce matin à Sanaa, causant la mort de près d'une centaine de soldats. REUTERS/Khaled Abdullah
Un enquêteur sur les lieux où un kamikaze s'est fait exploser, ce matin à Sanaa, causant la mort de près d'une centaine de soldats. REUTERS/Khaled Abdullah
TERRORISME Une opération qui intervient en pleine offensive contre el-Qaëda

L'armée yéménite a perdu lundi près d’une centaine de soldats dans un attentat suicide mené par l'un des leurs à Sanaa, dix jours après avoir le début d'une offensive d'envergure contre les bastions d'el-Qaëda dans le sud du pays.

 

Au moins 96 soldats ont été tués et près de 300 autres ont été blessés, selon le dernier bilan de sources militaires confirmé par des sources médicales. Le précédent bilan de l'attentat faisait état de 50 tués et de dizaines de blessés.

L'explosion s'est produite lors d’une répétition d’une parade militaire devant la tribune destinée aux personnalités devant assister mardi à la parade marquant le 22e anniversaire de l'unification du nord et du sud du Yémen.

 

Le ministre de la Défense, Mohamed Nasser Ahmed, et le chef d'état-major, le général Ahmed Ali al-Achoual, étaient dans la tribune au moment de l'explosion mais n'ont pas été touchés, selon les mêmes sources militaires. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi devait assister mardi à cette parade sur la place Sabiine et prononcer un discours.

 

"Toutes les victimes sont des officiers et des soldats", a affirmé une source militaire à l'AFP, ajoutant que des dizaines d'autres ont été blessés. Selon un témoin, "des lambeaux de chair jonchent le sol".

 

Les victimes appartiennent aux unités de la sécurité centrale, un corps de l'armée encore dirigé par un neveu de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, le général Yahia Mohamed Abdallah Saleh.

 

Des dizaines d'ambulances se sont ruées sur les lieux de l'explosion pour évacuer les victimes, alors que les forces de sécurité ont bloqué les accès au secteur.

 

Cet attentat, qui n'a pas encore été revendiqué, est le premier de cette ampleur à Sanaa depuis l'accession au pouvoir en février du président Hadi, qui s'est engagé dès son élection à combattre sans relâche el-Qaëda. Il intervient alors que l'armée est engagée depuis le 12 mai dans une offensive d'envergure contre Al-Qaïda dans le sud du pays.

L'offensive, la plus vaste menée contre el-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqpa), qui opère sous l'appellation des "Partisans de la Charia" dans le sud du Yémen, a fait plus de 200 morts en près de 10 jours. Onze partisans d'el-Qaëda et trois soldats ont été tués dans les derniers combats pour le contrôle de la ville de Jaar, dans le sud du Yémen, ont indiqué lundi des sources militaire et tribale.

 

L'armée a affirmé qu'elle était capable de reprendre Jaar dans les prochains jours.

 

Les opérations ont fait jusqu'ici 227 morts selon un bilan compilé par l'AFP à partir de chiffre fournis par des tribus, l'armée ou des supplétifs: 158 combattants d'el-Qaëda, 34 soldats, 18 supplétifs de l'armée et 17 civils.

El-Qaëda a affirmé lundi avoir attaqué des experts américains à Hodeïda, mais l'ambassade américaine à Sanaa a démenti la présence de tels experts dans cette ville de l'ouest du Yémen.

 

L'ambassade, sollicitée par l'AFP, a affirmé que les informations sur la présence d'experts américains à Hodeïda étaient "fausses", après avoir indiqué dans un premier temps vérifier les rapports sur cet incident.

 

Les "Partisans de la Charia" ont affirmé lundi, dans un communiqué, qu'un de leurs groupes avait tendu une embuscade à Hodeïda, sur la mer Rouge, à quatre Américains, des experts formant les gardes-côtes yéménites, en blessant trois.

Une source de sécurité à Hodeïda a confirmé l'attaque, sans autre précision, tandis que des témoins ont indiqué que trois Américains avaient essuyé des tirs en sortant d'un restaurant de la ville et que l'un d'eux avait été touché.

Selon une source diplomatique arabe, des experts américains aident les forces armées yéménites dans le sud et certains d'entre eux se trouvent sur la base aérienne d'Al-Anad, proche du théâtre des opérations.

 

De nombreux chefs d'el-Qaëda ont été tués ces dernières semaines dans le sud et l'est du Yémen dans des attaques de drone attribuées aux Américains.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:27

Vers un ralentissement du trafic de drogue au Sahel ?

http://sahel-intelligence.com

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Haschisch, cigarettes, médicaments de contrefaçon, et surtout cocaïne, le Sahel s’est érigé au fil de ces dernières années comme l’une des principales zones de transit pour toutes sortes de trafic. Or cette situation pourrait être perturbée par la crise qui prévaut actuellement au Mali. Deux députés français, François Loncle et Henri Plagnol, ont présenté en mars dernier devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française un rapport sur le Sahel.

Passé quasiment inaperçu, le rapport ressurgit désormais à la faveur des évènements maliens et de la résurgence de la menace islamiste dans la région. En effet, les deux députés constatent que le trafic de drogue dans le Sahel doit son essor à deux éléments clés. Tout d’abord la proximité avec l’Europe, qui reste le premier marché de consommation mondiale. Ensuite le fait que le Sahel se révèle plus sûr pour les trafiquants de drogue que les routes directes entre les zones de production d’Amérique Latine et le continent européen, ce qui explique, selon les élus français, que 50 tonnes de cocaïne transitent chaque année par l’Afrique de l’Ouest en direction du marché européen. Or, la sûreté de cet itinéraire était en quelque sorte renforcée par l’incapacité de l’Etat malien à sécuriser son flanc nord, et la faiblesse de l’implication de l’armée algérienne au sud de ses frontières. En fait, en ne luttant pas assez efficacement contre AQMI, le Mali a laissé une grande liberté d’action au groupe terroriste qui a endossé un rôle de protecteur des routes du trafic contre une sorte d’impôt révolutionnaire. Ce commerce profiterait même à des cadres du pouvoir malien comme le suggère un télégramme envoyé le 25 octobre 2009 par les services algériens à l’ambassade des Etats-Unis à Bamako et révélé par « WikiLeaks ». Cette missive affirmait que plusieurs familles riches et puissantes du Mali profiteraient de nombreuses largesses de la part des trafiquants. L’implication du sommet de la hiérarchie militaire malienne dans le trafic de drogue aurait également joué un rôle important dans la mutinerie de mars dernier. La partition du Mali en début avril avec l’occupation de sa partie septentrionale par une coalition hétéroclite composée de rebelles touaregs et de milices islamiste change la donne. L’évolution chaotique de la région impacte la certitude des trafiquants de voir leur marchandise arriver à bon port. Or pour les trafiquants de drogue, le plus important est de maîtriser le pourcentage de marchandise « perdue » du fait de l’action des autorités ou des dangers rencontrés. Si ce pourcentage s’accroissait de manière substantielle, ils font souvent le choix de changer de route, quitte à payer plus cher le passeurs ou les autorités. Selon plusieurs services de renseignements occidentaux actifs dans la région, l’on pourrait de toute évidence assister à une baisse du trafic de drogue empruntant certaines routes sahéliennes du fait de la conjonction de deux facteurs principaux. D’une part, la situation malienne que l’on vient d‘évoquer, mais également les dissensions entres factions islamistes rivales et bandes de trafiquants sahéliens. Une situation que les cartels latino américains, toujours prompts à innover et à trouver de nouvelles routes ne devraient pas manquer de suivre avec le plus grand intérêt.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:25
Tensions au Sahel | Le Niger dans l’œil du cyclone

Vendredi, 11 Mai, 2012

Par Antonin TISSERON, chercheur associé à l'Institut Thomas More 


Alors que le Mali s’enfonce dans une crise dont il est difficile de voir le bout, le Niger apparaît relativement épargné. Mais dans une région sous haute tension, avec une montée de la violence dans le nord du Nigeria et au Soudan, une Libye dont le pouvoir central semble incapable de faire respecter son autorité sur les marges sud, ou encore une situation de crise alimentaire, l’avenir de ce pays apparaît incertain. À bien des égards en effet, le voisin oriental du Mali est dans l’œil du cyclone, accroissant l’importance des réformes engagées pour renforcer la stabilité et la cohésion d’un État fragilisé par la situation régionale.

 

 

Relative stabilité dans le Nord

Malgré l’effondrement du voisin malien et, alors que traditionnellement les rébellions au Nord-Mali s’accompagnent de répliques chez le voisin oriental, pour l’instant la situation paraît relativement calme au Nord-Niger. Non seulement les Touaregs, contrairement à leurs « frères » du Mali, n’ont pas pris les armes contre les autorités mais, dans un communiqué rendu public le 6 avril, leurs responsables ont rejeté « totalement et de façon énergique » la déclaration d’indépendance de l’Azawad : « Nous disons non à cette dérive et nous lançons un appel à nos frères du Mali à garder la sérénité, se ressaisir et trouver une solution dans le cadre d’un État unitaire du Mali », était-il ainsi affirmé dans le communiqué signé Rissa Ag Bhoula, conseiller du président de l’Assemblée nationale Hama Amadou.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce positionnement des Touaregs nigériens. D’abord, la dernière rébellion de 2007-2009 n’avait pas pour objectif l’indépendance ou l’autonomie mais un partage des bénéfices de l’uranium plus favorable, des emplois pour les populations locales ainsi qu’une meilleure prise en compte des répercussions environnementales des industries d’extraction. Ensuite, après l’adoption en 1996 d’une loi de décentralisation dont le processus a commencé après l’élection de Mamadou Tandja à la présidence (décembre 1999-février 2010), les derniers programmes de développement ont privilégié les régions du nord. Et bien que des efforts restent à faire, le nombre de médecins et d’infirmiers par habitant par exemple, en 2009, était supérieur dans la région d’Agadez à la moyenne nationale. Plus récemment, la présidence a défendu un programme destiné aux zones pastorales, approfondi à travers un programme « sécurité et développement » doté de 1,5 milliards d’euros.

Surtout, du point de vue de l’intégration des populations, le Niger présente un tout autre visage que le Mali. Après l’élection de Mahamadou Issoufou, qui a succédé à Mamadou Tandja, plusieurs chefs touaregs ont rejoint les structures de l’État, dont Rissa Ag Bhoula n’est qu’un exemple parmi d’autres. Le 7 avril 2011, Brigi Rafini, un Touareg originaire de la région d’Agadez, est ainsi nommé premier ministre. Le numéro deux de l’armée, le général Ahmed Mohamed, est lui aussi Touareg, tout comme le conseiller du chef de l’État Mohamed Alambo, également fondateur du Mouvement nigérien pour la justice (MNJ) à l’origine de la révolte de 2007. Mohamed Akotey, le neveu de Mano Dayak, un ancien chef rebelle, est le nouveau le président du Conseil d’administration d’Imouraren, la plus grande société minière du pays. Quant au président du Conseil régional de la région d’Agadez, élu en 2011 lors des premières élections régionales du pays, il s’agit d’un ancien chef rebelle.

 

 

Fragilité des équilibres

S’il peut sembler prématuré d’envisager une trajectoire nigérienne comparable à celle du Mali, les équilibres sont cependant fragiles. Les hommes, les armes, les idées, circulent, et peuvent entrer en résonnance avec des facteurs de tensions déjà existants. Dans les régions du Nord, l’économie a été fortement touchée par l’arrêt d’un tourisme dont beaucoup était attendu pour le développement des services et de l’artisanat, et plusieurs milliers de combattants de la dernière rébellion (2007-2009) n’ont toujours pas déposé les armes. Plus inquiétant, les dizaines de milliers de déplacés maliens s’ajoutent aux 260 000 Nigériens, essentiellement des travailleurs temporaires, chassés par la crise libyenne ainsi qu’aux 20 000 Nigériens rentrés au moment de la crise ivoirienne, dont le retour s’est accompagné d’un arrêt des transferts d’argents pour leur famille.

Face à ces risques et menaces, la présidence nigérienne est engagée dans des réformes, mais leur mise en place contraste avec le sentiment d’urgence devant la situation régionale.

Certes, les quelques 25 000 hommes des forces de sécurité nigériennes sont engagés dans un programme de modernisation et bénéficient de l’assistance internationale. Mi-avril, Paris a ainsi annoncé que des hélicoptères de type Gazelle équipés de canon et ayant précédemment servi dans l’Aviation légère de l’armée de Terre française seraient livrées à Niamey, auxquels s’ajoutent la coopération de sécurité intérieure (1 millions d’euros en 2011) et militaire (3,2 millions avec la mise à disposition de 13 coopérants). De son côté, l’Union européenne finance des actions destinées à renforcer les structures judiciaires et les unités de la police et de la garde nationale. Cependant, ces forces sont encore dans une phase de montée en puissance et, comme le rappelait en décembre dernier le gouverneur de la région d’Agadez, seules un quart des armes entrées de Libye auraient été récupérées par les autorités.

Ensuite, la réforme des structures régionales est encore au milieu du gué. Si elle a permis de réaménager l’espace administratif nigérien et a confirmé le rôle des communes comme acteur local, la cohérence de l’action entre les différents acteurs locaux et nationaux ainsi que les transferts de compétences et de ressources demeurent en effet insuffisants. Les Assemblées régionales élues en 2011 ont ainsi pâti d’une absence de formation des élus, d’une absence de personnels, et de moyens matériels et financiers insuffisants, faisant évidemment écho à la faiblesse de l’administration dans des pays comme le Niger, mais aussi contrastant avec les attentes devant la décentralisation et la déconcentration.

 

 

Renforcer le contrat politique interne

La stratégie adoptée en octobre 2011 pour six des huit régions du pays par le gouvernement nigérien identifie cinq champs d’intervention : la sécurité des biens et des personnes, la création d’opportunités économiques pour les populations, l’amélioration de l’accès aux services de base, le renforcement de la gouvernance locale et l’intégration des réfugiés et déplacés.

Derrière la dialectique développement/sécurité qui sous-tend cette approche, l’enjeu est le renforcement des capacités de l’État mais aussi du contrat politique unissant la capitale et les périphéries. Or dans cette perspective, la décentralisation, fruit d’un compromis entre les anciens rebelles et les autorités centrales, occupe une place centrale, à la fois comme instrument permettant de répondre aux attentes des populations et de renforcer l’administration, mais aussi car sa réussite renvoie à la crédibilité de la parole de l’État et donc à la consolidation de la paix avec les anciens rebelles. À cet égard d’ailleurs, la comparaison avec le Mali est intéressante. Pour le député malien de Bourem lors de la concertation sur les crises du Sahel, organisée par le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) le 18 décembre 2011, l’accompagnement insuffisant de la décentralisation aurait renforcé la corruption et les irrégularités dans le Nord Mali, accentuant le ressentiment des populations et le sentiment que le gouvernement ne respectait pas ses engagements. Il aurait contribué à nourrir les dynamiques conflictuelles et à saper la crédibilité des autorités dans leurs discussions avec les chefs locaux, ce qui semble être aujourd’hui l’un des principaux atouts du Niger.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:15
NOTE D'ACTUALITÉ N°272 
YÉMEN : POURQUOI AL-QAIDA VA ÊTRE VAINCU
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Alain Rodier
06-05-2012

 

http://www.cf2r.org 

 

 

Image

 

En ce printemps 2012, le Yémen connaît une situation extrêmement difficile. La révolution intérieure qui a débuté le 27 janvier 2011, inspirée par le printemps arabe, est parvenue à chasser du pouvoir le président Ali Abdallah Saleh. Il a été remplacé par Abd al-Rab Mansour al-Hadi, élu président le 21 février 2012 et entré en fonction le 25. Ce dernier réorganise le fonctionnement de l'Etat en chassant progressivement les proches de l'ancien dirigeant du pays qui sont encore installés à des postes clef.


Surtout, le régime de Sanaa est confronté à l'action violente d'Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA). Pourtant, si la tactique adoptée par le mouvement djihadiste perdure, la situation pourrait bien s'inverser à terme. Sanaa aidé par son grand voisin saoudien et les Etats-Unis - qui n'ont pas l'intention de voir s'installer un bastion djihadiste au Yémen - pourrait prendre le dessus.

Une situation économique et politique désastreuse

Le Yémen est un des pays les plus pauvre du monde arabe : 34% de sa population est sans emploi, 45% vit au dessous du seuil de pauvreté selon les critères de l'ONU et 73% habite dans les zones tribales majoritairement rurales. Cette pauvreté endémique est renforcée par un taux de natalité les plus élevé au monde : 75% des Yéménites sont âgés de moins de trente ans et 46% ont même moins de quatorze ans. Le taux de natalité (3,4% par an) devrait entraîner le doublement de la population, actuellement forte de 24 millions d'âmes, d'ici 2035.


Sur le plan économique, l'inflation atteint 19% par an. Les espoirs mis dans les réserves énergétiques potentielles du pays sont en train de s'effondrer. En effet, les estimations ont été fortement revues à la baisse (-50%). Or,  elles assurent 70% des revenus annuels du pays. Seuls 3% de la superficie du territoire peuvent être exploités pour l'agriculture en raison du manque dramatique d'eau[1]. La culture intensive du qat, cette drogue traditionnelle qui se mâche, appauvrit les 37% de sols cultivés consacrés à cette plante et les rend progressivement impropres au développement de cultures alternatives qui pourraient nourrir la population dans l'avenir. Par contre, l'exportation du qat rapporterait 10% des ressources du pays.


Cette situation économique désastreuse a des conséquences politiques et sociales majeures :


  • le pays ne peut pas subvenir aux besoins élémentaires de la population de plus en plus jeune, de plus en plus pauvre et massivement sans emploi ;
  • la crise politico-économique que traverse le Yémen affecte gravement les services publics et les infrastructures du pays se dégradent rapidement ;
  • cette crise impacte les possibilités de développement dans l'avenir ;
  • surtout, elle fait douter de la possibilité pour le nouveau président d'entreprendre les réformes sociales indispensables. Cela peut pousser les tribus à ne plus compter que sur elles-mêmes en rejetant une fois de plus le pouvoir de Sanaa.

 

Par ailleurs, le nouveau président Abd al-Rab Mansour al-Hadi qui a été installé à Sanaa sous l'influence du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) pour deux ans est confronté à d'autres difficultés.


D'une part, l'ex-président Saleh est toujours le chef du Congrès général du peuple (CGP), l'ancien parti du pouvoir. De plus, des membres de sa famille occupent encore des postes clef dans l'administration. Or, le clan Saleh dans son ensemble est rejeté par la grande majorité de la population, en particulier en raison des violences dont elle a fait l'objet durant la révolution.


D'autre part, même si elle s'est fait discrète, la rébellion Al-Houti dans le nord-ouest du pays et plus particulièrement dans la région de Sa'ada est un feu qui couve lentement. Depuis 2004, quatre guerres et quatre trêves se sont succédées. Les tribus Al-Houti ont utilisé les soulèvements de 2011 pour nouer de nouvelles alliances avec des groupes d'opposition étendant ainsi leur zone d'influence. Toutefois, des affrontements les ont également opposé aux salafistes[2] dans cette région. Les Al-Houti sont soutenus discrètement par Téhéran qui voit là un moyen d'étendre son influence à la frontière sud de son grand rival, l'Arabie saoudite.


 

Les insurgés sudistes, regroupés sous le vocable le « Mouvement du Sud » (MS), qui sont présents dans six provinces, réclament plus d'égalité pour l'accès aux postes de fonctionnaires, pour percevoir des retraites décentes et autres avantages publics. Ils demandent également le droit de pouvoir bénéficier directement des ressources du sous-sol. Une majorité de la population serait même favorable à l'établissement de l'indépendance. Le MS serait emmené par le célèbre chef tribal Tariq al-Fadhli, membre jusqu'en 2009 du parti du président Saleh et ancien combattant contre les Soviétiques en Afghanistan.


AQPA, dont les repaires sont plutôt situés dans les provinces nordistes de Marib et Al Jouf, a rejoint ce mouvement en tentant de convaincre ses leaders d'adopter sa vision du djihad, c'est-à-dire l'islamisation du sud du pays. D'ailleurs, cette zone actuellement aux mains des insurgés a été baptisée : l'« Emirat djihadiste du Yémen du Sud ». Une de leurs forces réside dans le fait que beaucoup de combattants internationalistes d'Al-Qaida sont d'origine yéménite. Il s'agit donc pour eux d'un retour au pays. Leurs zones d'action prioritaires dans le sud sont les provinces d'Abyane et de Shabwa. Ils ont même pris temporairement le contrôle complet de certaines villes comme Zinjiban, contrôlée par la milice Ansar al-Sharia (« Les partisans de la charia »). Pour attirer la sympathie des populations, ils ont multiplié des actions sociales comme la suppression des impôts et taxes diverses, la fourniture gratuite d'eau, d'électricité, de vivres. Ils ont rétabli l'ordre public en luttant férocement contre la petite criminalité en appliquant strictement la charia : les voleurs se font trancher la main, les violeurs sont décapités, etc. Toutefois, cela n'a pas empêché environ 120 000 réfugiés de rejoindre Aden qui fait désormais figure d'une ville assiégée.

Les forces de sécurité yéménites

Le total des forces armées yéménites est estimé à 82 000 hommes, dont 70 000 pour l'armée de terre, 7 000 pour la marine et 5 000 pour l'aviation. La conscription a été abolie, les militaires sont donc d'active. Leur motivation est majoritairement pécuniaire.


Les forces terrestres alignent sur le papier huit brigades blindées, six mécanisées, deux brigades aéroportées, quatre brigades d'artillerie sol-sol, une brigade de la Garde, une brigade des forces spéciales, sans compter les six brigades de défense anti-aériennes. Sur le terrain, la situation est beaucoup plus complexe. Le commandement n'est pas réellement unifié, certaines unités obéissant plus à leurs chefs tribaux qu'à leur propre hiérarchie. Les effectifs sont bien loin d'être complets et l'entraînement laisse à désirer. Sur le plan des matériels, l'armée de terre aligne environ 1 400 chars de bataille, 2 900 transports de troupes blindés, 330 pièces d'artillerie et 400 lance roquettes multiples. Mais, seul un tiers - voire peut-être moins - de ces matériels seraient réellement opérationnels.


Lors de la « révolution » de 2011 et 2012, certaines unités sont passées du côté des manifestants, particulièrement la 1ere brigade blindée à Sanaa et la 119e brigade mécanisée dans le sud du pays. Peu à peu, les choses semblent rentrer dans l'ordre. Ainsi, la 119e brigade mécanisée a rejoint les 31e et 201e brigades dans les offensives menées, depuis le 10 septembre 2011, pour reprendre le contrôle de la région de Zanjibar.


La Marine possède cinq bases situées à Aden, Al Hudaydah, Al Mukalla, sur l'île de Perim et sur celle de Socotra. Toutefois, si elle est en mesure d'assurer la garde de ses approches maritimes et de lutter contre la piraterie, grâce à une quarantaine de navires de patrouille, elle n'a pas les moyens de mener des opérations de débarquement. Donc aucune manœuvre amphibie ne peut être envisagée.


L'aviation semble assez puissante, alignant 350 aéronefs de combat, 55 avions de transport et 94 hélicoptères. Mais ces matériels sont disparates et le manque de pièces de rechange provoque des indisponibilités qui peuvent clouer au sol une bonne partie de cette flotte. Quant aux pilotes, ils manquent d'heures de vol pour être au top niveau.


Il convient aussi de compter les forces paramilitaires fortes de 70 000 membres dont 50 000 dépendent du ministère de l'Intérieur. Toutefois, ces unités ont une valeur combative sujette à caution. Elles ne peuvent intervenir en dehors de leur lieu d'implantation.

Pourquoi AQPA va à sa perte ?

La situation ne semble donc pas être favorable pour le pouvoir en place à Sanaa. Pourtant, elle n'est pas désespérée, bien au contraire, car elle pourrait évoluer avec le temps. En effet, AQPA emmené par Naser al-Wuhayshi est en train de commettre deux erreurs majeures. Le mouvement initié par Oussama Ben Laden pense que les populations vont majoritairement le suivre dans son djihad total. Or, la tradition tribale fait que cela est très difficile, les tribus étant globalement hostiles à toute autorité supérieure, dont celle de Sanaa. Pour ce qui est de la loi islamique, elle est déjà décrétée dans l'ensemble du pays en dehors des grandes agglomérations, même si elle n'est pas appliquée avec toute la rigueur souhaitée par les salafistes. Par ailleurs, AQPA se sent assez puissant pour désormais mener une guerre classique.


Rappelons que la guerre non conventionnelle comporte trois niveaux :


- lorsque les insurgés en sont à leurs débuts, ils se livrent à des actions terroristes qui sont relativement faciles à monter avec très peu de moyens ;

- quand la l'équilibre militaire leur est plus favorable, ils passent aux opérations de guérilla ;

- enfin, lorsqu'ils pensent avoir atteint un niveau de force suffisant, il arrivent au troisième niveau : l'affrontement frontal avec l'adversaire qui se traduit par des combats classiques. Atteindre ce niveau ne signifie pas l'abandon des deux premiers modes de combat, le terrorisme et la guérilla[3].


Même si quelques armements lourds ont été récupérés par les insurgés sur l'armée - apportés par des déserteurs - la supériorité reste du côté des forces gouvernementales. Il ne faut pas oublier que les activistes d'AQPA sont estimés à quelques centaines de combattants seulement. Pour pallier ce manque d'effectifs, les djihadistes tentent de resserrer des liens avec des tribus, particulièrement en nouant des relations matrimoniales. Par ce biais, AQPA espère les entraîner dans la guerre sainte.

 

Le fait de livrer bataille oblige les forces rebelles à se regrouper et à présenter des objectifs parfaitement identifiables et localisables pour les forces armées. Cela facilite les frappes de l'aviation et de l'artillerie gouvernementale. Al-Qaida semble avoir senti le danger et plutôt que de défendre la ville de Zanjibar, que l'organisation avait conquis en mai 2011, elle a préféré négocier pour préserver leurs forces pour des affrontements futurs.


Bien sûr, le nouveau gouvernement est actuellement en phase de reconstruction de ses forces armées et de sécurité. Il doit purger ces organismes des responsables qui sont encore trop liés au président Saleh car ils ne sont plus admis par la population qui a mené la révolution de 2011 et 2012.


Le général Tarek Mohamed Abdallah Saleh, chef de la garde présidentielle (la 3e brigade) et neveu de l'ex-président Ali Abdallah Saleh a cédé le 3 mai son commandement au général Abdl Rahmane al-Halili après avoir refusé le 7 avril son limogeage. Auparavant, le demi-frère du président Saleh, le général Mohamed Saleh al-Ahmar avait accepté son remplacement à la tête des forces aériennes le 14 avril. Cela ne s'était pas fait sans mal et les observateurs avaient même craint alors une épreuve de force.


Ces départs devraient se poursuivre sans toutefois trop affecter la capacité opérationnelle des forces dont les cadres intermédiaires ne seraient pas touchés par les purges pour ne pas renouveler l'erreur qui a été commise par les Américains en Irak[4].


Même si les moyens financiers de Sanaa manquent, le nouveau gouvernement peut compter sur l'aide directe de l'Arabie saoudite qui ne souhaite pas qu'un Etat frontalier passe sous la coupe de ses ennemis les plus farouches : les djihadistes de Ben Laden qui souhaitent exaucer le vœu de leur défunt leader : chasser les Saoud du pouvoir car ils sont considérés comme des apostats.


Pour leur part, les Américains profitent de ce terrain d'action pour neutraliser les terroristes qu'ils considèrent comme représentant pour eux un risque potentiel. Ainsi, ils appuient indirectement Sanaa en menant des actions ciblées contre des responsables d'AQPA. Leur plus grande réussite a été la neutralisation d'Anwar al-Awlaki, cet ancien imam de nationalité américaine, tué par un drone de la CIA, le 30 septembre 2011[5]. Les frappes se poursuivent sans discontinuer, en particulier dans les régions de Shabwa et d'Abyan. Ainsi, neuf militants auraient trouvé la mort lors de deux frappes ayant eu lieu les 16 et 18 avril 2012.

 

 

*

 

 

La réorganisation des forces de sécurité et de l'administration yéménites va prendre du temps : des mois voire des années. Mais le renforcement du pouvoir régalien de Sanaa semble inéluctable. Après une euphorie de démarrage, AQPA risque de payer très cher sa nouvelle stratégie dans l'avenir. Le Yémen semble donc être actuellement un abcès de fixation de la nébuleuse djihadiste initiée par Ben Laden. Cela va permettre d'identifier et de neutraliser un certain nombre d'activistes qui ne pourront pas nuire ailleurs. C'est un combat de longue haleine mais qui va dans la bonne direction : la disparition totale de la menace djihadiste internationale.

 



  • [1] Ce phénomène est aussi vrai des les villes, dont la capitale, qui connaît de nombreuses coupures d'eau.
  • [2] Peut-être liés au parti islamique institutionnel : le Al-Islah.
  • [3] Deux exemples : les Viêt-minhs avaient débuté la guerre contre les Français par des actes terroristes en 1945. Ils sont ensuite passés au niveau de la guérilla, harcelant les forces du corps expéditionnaire français. Ils ont terminé par une bataille conventionnelle : Dien Bien Phu. Les Tigres tamouls (LTTE) ont procédé de même. Après des actes de terrorisme, il sont passés au niveau de la guérilla et sont parvenus à « libérer » le nord du Sri Lanka. Ayant surestimé leurs forces, ils ont été écrasés par l'armée régulière.
  • [4] Les Américains ont totalement détruit l'armée irakienne chassant tous ses cadres jusqu'aux plus bas échelons. Ils ont eu ensuite beaucoup de mal à la reconstruire. Cette inaptitude au combat des forces de sécurité irakiennes a été largement exploitée par les forces rebelles.
  • [5] Les notes de Ben Laden trouvées à Abottabbad montrent que ce dernier s'était formellement opposé à la nomination d'al-Awlaki comme chef d'AQAP en raison de sa nationalité américaine.
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 14:46

Source /L’Iran finance le trafic d’armes libyennes dans le Sinaï.

798818 libye-cnt-kadhafi-armes (Copier)

09/05/2012

Par Abdul Sattar Hatita et Yusri Mohamed

            -

 

 [PS : ce texte est d'autant plus intéressant, au lendemain d'une saisie de 3 camions bourrés d'armes sophistiquées, par l'armée égyptienne, qu'il provient d'une source saoudienne à Londres et qu'il reflète l'état de tension de la sécurité égyptienne, entre le marteau de la pression islamiste au Caire et l'enclume du minimum occidental et israélien exigible pour empêcher que cette région ne soit entièrement sous le contrôle d'al Qaeda, des Frères Musulmans et de l'Iran : il y va de la souveraineté égyptienne subsistante...]


Le Caire-Asharq Al-Awsat- Des sources dans la sécurité égyptienne ont informé le journal Asharq Al-Awsat, que l’appareil sécuritaire au Caire pense que c’est l’Iran qui pourrait financer le trafic d’armes – appartenant à l’ancienne armée libyenne – dans la Péninsule d’Egypte en Egypte. La source a ajouté que l’absence de sécurité le long de la frontière égypto-israélienne a fait croître les préoccupations que de nouveaux attentats contre Israël puissent être lancés depuis le Sinaï égyptien.

Pour sa part, un responsable du gouvernement égyptien, parlant sous couvert de l’anonymat au journal Asharq Al Awsat, a révélé que Le Caire, au cours des dernières semaines, a reçu des indications de la part d’Israël et d’autres pays occidentaux, concernant le problème que pose la Péninsule du Sinaï. Il a déclaré : « La situation dans le Sinaï est sous contrôle… Le Ministre de la Défense [égyptien] l’a visité, ainsi que le Premier ministre… et  nous sommes parfaitement en mesure de décider ce qu’on doit faire ici ».

Toutes les réunions de haut niveau entre les responsables de premier plan, durant les tous derniers jours, au Caire, ont évoqué la situation grave de la Péninsule du Sinaï, dont la position est stratégiquement très importante, puisque proche de la Bande de Gaza, d’Israël et du Canal de Suez.

Le Ministre des affaires étrangères, Mohamed Kamel Amr, s’est entretenu avec le Directeur-Général des Forces multinationales et des Observateurs, David M. Satterfield, lundi. Les Forces Multinationales et des Observateurs sont responsables de la surveillance des frontières égypto-israéliennes, depuis la signature de l’accord de Camp David.

Les Egyptiens observent également ce qui se déroule de l’autre côté de la frontière, où l’armée israélienne se prépare à installer un système d’alerte anti-missile (« Dôme de Fer ») dans la ville d’Eilat, qui a fait l’objet de tirs de roquettes par des groupes de la ligne dure islamiste, opérant depuis le territoire égyptien.

Des groupes armés non-identifiés se sont aussi montrés capables de mettre en échec l’exportation de gaz égyptien vers Israël, en prenant le pipeline pour cible, 14 fois de suite au cours des derniers mois. Une source du renseignement égyptien a révélé que les autorités égyptiennes ont observé l’accroissement des activités de groupes jihadistes qui se déplacent à travers la frontière égyptienne avec la Bande de Gaza, autant que du côté israélien de la frontière, via la Péninsule du Sinaï. Les sources de la sécurité affirment que les armes passées en contrebande depuis la Libye, y compris des missiles Grad BM-21 et d’autres systèmes de missiles sont apparus, de façon croissante, entre les mains de groupes extrémistes, depuis le début de l’année.

A propos des fortes suspicions que l’Iran est impliqué dans le trafic d’armes en provenance de Libye vers la Bande de Gaza, les sources sécuritaires égyptiennes ont informé le journal Asharq Al Awsat que l’Iran pourrait durablement continuer ses tentatives visant à attiser les tensions égypto-israéliennes, en utilisant les groupes islamistes opérant dans la Péninsule du Sinaï. Cette source a aussi révélé que les autorités égyptiennes ont repéré des hommes d’affaires et des gens de nationalité iranienne, munis de passeports occidentaux, entrant dans le pays depuis la chute du régime Moubarak.

C’est bien connu que l’Iran est confronté à des sanctions économiques et à des pressions de la communauté internationale, du fait de son programme nucléaire, particulièrement, parce qu’il existe de fortes suspicions que Téhéran chercherait à transformer un programme nucléaire pacifique en moyen de produire des armes nucléaires.

Les relations égypto-iraniennes se sont crispées depuis plus de 30 ans, du fait de leurs points de vue différents au sujet de la guerre et de la paix dans la région. Un responsable travaillant pour les intérêts iraniens au Caire, a déclaré : « Nous ne nous ingérons pas dans les affaires internes de l’Egypte, et nous n’avons aucun lien avec quelque groupe que ce soit dans le Sinaï ».

L’armée égyptienne et les forces de police ont renforcé leur présence dans la Péninsule du Sinaï, à la suite d’attaques contre le personnel militaire, par des éléments inconnus qui appartiennent très probablement à des groupes jihadistes à Rafah et Sheikh Zuwayd, dans la Péninsule du Sinaï.

C’est bien connu que la présence des forces armées égyptiennes dans la Péninsule du Sinaï est restreinte, conformément aux accords de paix avec Israël, qui ont été signés à la suite de la guerre d’octobre 1973. Malgré le fait qu’Israël, lorsque c’est nécessaire, autorise les forces armées égyptiennes à déployer des forces supplémentaires dans la Péninsule du Sinaï, les Egyptiens affirment qu’ils ont besoin de plus de liberté de manœuvre et d’action dans le Sinaï, dans le but de contrer les évolutions récentes. Les candidats à la présidentielle égyptienne ont tous promis d’amender le traité de paix avec Israël, de façon à accroitre la souveraineté égyptienne et le contrôle de la Péninsule du Sinaï.

Les autorités égyptiennes se sont montrées plus strictes, concernant les mouvements des nationaux égyptiens et des étrangers dans la Péninsule du Sinaï ou entre l’Egypte et la Bande de Gaza. Environ 150 hommes d’affaires arabes et étrangers qui étaient en route pour Gaza, pour prendre part à un forum sur l’investissement ont été empêchés de franchir la ligne de démarcation vers Gaza, par le terminal transfrontalier de Rafah, lundi. Un responsable de la sécurité égyptienne a déclaré que la délégation n’a pas réussi à obtenir les approbations nécessaires pour entrer dans l Bande de Gaza, par le passage de Rafah, et c’est pourquoi on les a empêché d’assister au forum.

Les responsables locaux à Benghazi ont prétendu n’avoir pas connaissance du fait que des hommes d’affaires iraniens finançaient ou non des opérations de transfert d’armes clandestines de Libye en Egypte. Cependant, certaines sources de la sécurité à Benghazi, ont révélé qu’il existe des liens entre des bataillons militaires ayant des relations entre les Frères Musulmans, qui se sont formés après la chute du régime Khadafi, dans la région de la Cyrénaïque, à l’Est de la Libye, et des Islamistes en Egypte et dans la Bande de Gaza.

Des sources de la sécurité dans la Péninsule du Sinaï ont affirmé que les types d’armes en usage  chez les islamistes de la ligne dure « viennent de Libye ». Ces sources ont aussi révélé que les autorités égyptiennes avaient arrêté deux éléments jihadistes, plus tôt dans le courant de cette semaine, qui étaient en train de photographier une base des forces armées égyptiennes dans le quartier Al-Ahrash de la ville de Rafah. Ces sources ont ajouté qu’il apparaissait évident que les deux suspects arêtés souscrivaient à l’idéologie jihadiste, et qu’ils avaient peut-être des liens avec les récentes attaques contre les forces armées égyptiennes dans la Péninsule du Sinaï.

http://www.asharq-e.com/news.asp?section=1&id=29561

Adaptation : Marc Brzustowski. 
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:30

Le MUJAO accule le gouvernement algérien

http://sahel-intelligence.com/


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C’est ni plus ni moins un ultimatum qu’Adnan Abu Walid Sahraoui, le porte-parole du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest), vient d’adresser dans un bref communiqué au gouvernement algérien. Il accorde à celui-ci 30 jours pour satisfaire ses exigences sous peine d’exécuter les otages. Le MUJAO passe donc à la vitesse supérieure. Il avait déjà menacé le 2 mai dernier l’Algérie d’attentat, à l’image de celui exécuté en début mars par un Sahraoui et un malien d’origine arabe contre une brigade de gendarmerie à Tamanrasset à 1 800 kilomètres au sud d’Alger et qui avait fait 23 blessés, si ses revendications n’étaient pas satisfaites.

Dans son message, adressé à l’AFP (Agence Française de Presse) de Bamako, en plus de l’ultimatum, le MUJAO s’épanche un peu plus sur ses revendications. Nous apprenons ainsi qu’il réclame à l’Algérie la libération d’islamistes détenus sur le territoire algérien, sans toutefois préciser leur nombre, en plus d’une rançon de près de 20 million de dollars US. Le Consul d’Algérie et ses six collaborateurs enlevés le 5 avril derniers à Gao seraient encore vivants et bien portants. Le MUJAO réclame également une rançon de près de 40 millions de dollars US et la libération de deux Sahraouis arrêtés par la Mauritanie en échange d’une espagnole et d’une italienne humanitaires enlevés le 23 octobre 2011 à Tindouf dans l’Ouest de l’Algérie. L’Algérie n’a pas encore réagi à cet ultimatum mais le porte-parole de son ministère des affaires étrangères avait affirmé ce weekend que les travaux de la cellule de crise se poursuivaient. Toutes les communications sur les tractations entre les deux camps proviennent du MUJAO, mouvement récent qui se présente comme une dissidence d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique). AQMI qui, justement, n’est pas en reste en matière de prise d’otages puisque le mouvement extrémiste détient de son côté neuf otages européens à savoir six français, un suédois, un néerlandais et un britannique détenteur également de la nationalité sud-africaine.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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