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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 16:14

 

Mali (suite) : deux attentats suicides dans le Nord, 4 kamikazes tués, 2 soldats blessés
vendredi 10 mai 2013 - 11h59
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Deux attentats suicides ont frappé vendredi matin deux villes distinctes du nord du Mali, Ménaka et Gossi, faisant au total quatre morts parmi les kamikazes et deux blessés dans les rangs des soldats maliens, a appris l’AFP de sources militaires.

Dans la ville de Ménaka, située à environ 300 km à l’est de Gao, la première attaque a visé un camp de l’armée nigérienne, sans faire d’autre victime que le kamikaze, selon une source militaire nigérienne et une source militaire malienne jointes sur place.

Vers 5H00 (locales et GMT), un kamikaze à bord d’une voiture a forcé l’entrée de notre camp militaire à Ménaka. Nous avons fait usage de nos armes, le kamikaze s’est fait exploser. Il est mort, mais nous n’avons pas de victimes dans nos rangs, a expliqué la source nigérienne, ajoutant que les soldats nigériens étaient en état d’alerte.

La source militaire malienne a affirmé : Aujourd’hui (vendredi) tôt, un kamikaze à la peau claire a réussi à rentrer dans le campement des troupes nigériennes à Ménaka. Le kamikaze au volant d’un véhicule s’est fait exploser et l’armée nigérienne a riposté.

La deuxième attaque suicide est survenue à Gossi, localité à environ 185 km au sud-ouest de Gao : trois kamikazes y ont été tués, et deux militaires maliens blessés, a indiqué un haut gradé de l’armée malienne contacté par téléphone dans le Nord.

Vendredi matin, trois kamikazes se sont fait exploser à Gossi. Ils ont blessé deux militaires maliens. C’est le bilan provisoire que nous avons, a-t-il dit.

L’attaque suicide a été confirmée par une autre source administrative jointe également dans le Nord, selon laquelle les trois kamikazes venaient de Gao dans un camion de transport.

Arrivés au barrage militaire de Gossi, les trois hommes à la peau noire se sont fait exploser devant les militaires maliens. Deux militaires maliens ont été blessés, a-t-elle indiqué.

Les jihadistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui ont occupé pendant plusieurs mois le nord du Mali en 2012, en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire franco-africaine qui a débuté le 11 janvier et se poursuit.

Toutefois, des groupes résiduels parviennent à y mener de manière régulière des actions contre les armées malienne et étrangères présentes dans la région. (AFP).

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 07:50

Syrie: 60 % du pétrole sous contrôle des Kurdes

 

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi


 

 

Selon Saleh Moslim, co-président du PYD, principal parti kurde en Syrie, 60 % du pétrole est sous contrôle des kurdes.  "Nous protégeons les puits de pétrole" a-t-il affirmé, avant de souligner que les kurdes réécrivent leur histoire au Moyen-Orient.

 LA RECONSTITUTION DE L'HISTOIRE

"Le peuple kurde écrit son histoire, c'est une nouvelle histoire. Nous reconstruisons une histoire mal écrite. Aujourd'hui, les kurdes règlent leur compte avec l'histoire" a déclaré à l'ActuKurde Saleh Moslim.

Comptant sur un projet d'autonomie démocratique, élaboré par le leader Abdullah Ocalan, emprisonné sur une île en Turquie, et considéré comme une troisième voie,  les kurdes syriens sont aujourd'hui une force incontournable pour l'avenir de la Syrie. Les kurdes se trouvent maintenant en plein milieu de la balance et gardent toujours leur neutralité, malgré les pressions des forces internationales et régionales.  

"NOTRE POSITION N'A PAS CHANGE"

"Notre position n'a pas changé. Nous protégeons notre peuple. Nous affrontons parfois des forces du régime, parfois des groupes armés" souligne M. Moslim, tout en affirmant que les kurdes attendent que la coalition de l'opposition syrienne clarifie sa position sur les kurdes et l'avenir de la Syrie.  

Le processus de l'autonomie démocratique est sur les rails depuis plusieurs années, mais la révolte lancée en mars 2011 a accéléré la mise en œuvre de ce projet. Avant d'être contraint de se retirer des villes kurdes, le régime syrien a été très affaibli face aux structures parallèles mises en place par des Kurdes, comme des conseils populaires, des comités, une armée et  une force de police.

Depuis le 19 juillet 2012, les kurdes ont pris le contrôle de neuf villes dans leur région: Kobani, Afrin, Dirbêsiyé, Amude, Dérik et Girkê Lêgué, ainsi que ces trois villes; Tel Temir, Tirbespiyé et Rimêlan, où cohabitent les communautés Kurde, Arabe et Chrétien. Pour la ville kurde Serêkaniyê (Rass al-Ain), sur la frontière avec la Turquie, un accord sur la cessation des hostilités entre les kurdes et l'armée syrienne libre (ASL) a été conclu le 17 février 2013.  La seule ville kurde où des forces du régime sont toujours présentes est Qamishli, mais cette ville est dirigée par un conseil du peuple, installé par les kurdes.  Il y a aussi des villages kurdes dans la grande ville d'Hassaka, où les kurdes veulent créer un conseil qui représenterait toutes les communautés vivant dans cette région, afin de forcer le régime à se retirer.  

TROIS ZONES PETROLIERES

Les Kurdes ont également pris le contrôle des puits de pétrole dans leur région. Rmaylan, Til Kojer et Jibis sont les trois zones qui abritent les principaux champs de pétrole.  "Les régions qui produisent 60 % du pétrole en Syrie sont sous contrôle des Unités de défense du peuple (YPG)", armée kurde,  a affirmé le co-président du PYD. "La production du pétrole est arrêtée, mais les puits sont sous protection du YPG"  a-t-il ajouté.

La région kurde est riche en eaux,  en pétrole et en gaz. Les puits de pétrole et de gaz se concentrent dans la région de Djezira. Mais les kurdes ne peuvent toujours pas profiter de ces richesses en raison de la politique économique discriminatoire du régime Baas pendant des dizaines d'années. Toutes les richesses de la région kurde dont la richesse agricole ont été transférées vers des villes comme Damas et Alep pour l’exploitation. La région manque notamment d’usines, de raffineries et d’universités, ce qui avait poussé les kurdes à l’immigration massive dans le cadre de la politique « ceinture arabe », mise en œuvre en 1962, pour expulser toute la population kurde de la région de Djazira (Cîzre en Kurde) le long de la frontière turque et la remplacer par des Arabes.

Les autres zones pétrolières se trouvent notamment dans la région de Deir ez-Zor, contrôlée par des groupes armés. Neuf puits de pétrole dans cette région ont été récemment brulés, selon le dirigeant kurde Saleh Moslim. "Le régime ne contrôle aucune zone pétrolière, mais il n'y a pas non plus de production"  a-t-il ajouté.

"NOUS JOUONS LE ROLE DE PONT ENTRE LES KURDES ET LES ARABES"       

"Tout ce que nous voulons, c'est de vivre en liberté, en paix et dans la dignité sur nos terres" dit-il avant de poursuivre: "Il y a une guerre de pouvoir depuis 26 mois en Syrie. Nous avons adopté une stratégie différente. Nous savions depuis le début que la révolution syrienne ne ressemblera pas à celle de la Tunisie et l'Egypte. Les opposants du régime avaient parié sur la chute du régime dans un délai de six mois. Plus de deux ans ont passé et on ignore combien de temps cela durera encore.   Cette guerre de 26 mois a montré que la solution militaire n'amènera nulle part.  Et l'histoire a prouvé aussi que la stabilité au Moyen-Orient dépend de la stabilité en Syrie. Aujourd'hui, nous jouons le rôle de pont pour préserver la fraternité entre les arabes et les kurdes. Nous poursuivrons de jouer ce rôle historique."

Blog de Maxime Azadi 

A lire aussi:

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-Neuf villes prises par les Kurdes

-Les kurdes syriens rédigent les principes et les lois de leur autonomie

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 07:17

 

Syrie : le chef du groupe jihadiste Al-Nosra blessé près de Damas
mercredi 8 mai 2013 - 21h29
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Le chef du front jihadiste Al-Nosra, en première ligne dans le combat contre le régime syrien, a été blessé dans un bombardement mené par l’armée dans la province de Damas, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Abou Mohammed Al-Joulani a été blessé avec d’autres membres de son groupe dans le bombardement qui les a visés dans un secteur sud de la province, a ajouté cette organisation en précisant tenir ces informations de militants dans la zone. (Ouest-France).

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 10:52
Yémen : 3 généraux tués par des membres présumés d’Al-Qaïda
mercredi 8 mai 2013 - 10h40
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Trois pilotes de l’armée yéménite, avec rang de général, ont été abattus mercredi dans le sud du pays par des membres présumés d’Al-Qaïda, a indiqué un responsable militaire.

Les trois militaires ont été tués dans une embuscade dans la province de Lahj alors qu’ils regagnaient la base aérienne d’Al-Anad, la plus grande du pays, à laquelle ils sont affectés, a précisé ce responsable.

Il semble qu’Al-Qaïda est responsable de l’attaque, a ajouté ce même responsable. Selon lui, deux hommes sur une motocyclette se sont approchés de la voiture des trois officiers et l’un d’eux les a mitraillés, les tuant sur le coup.

Beaucoup d’attentats menés par Al-Qaïda au Yémen utilisent ce procédé, un homme conduisant la moto et son acolyte ouvrant le feu.

Le ministère de la Défense a confirmé sur son site 26sep.net l’assassinat de trois généraux de la base d’Al-Anad, tombés dans une lâche embuscade.

Le réseau a été délogé de la plus grande partie du sud du Yémen par une vaste offensive de l’armée menée il y a un an, mais il continue de mener des attaques meurtrières contre les forces de sécurité.

Au plus fort de l’offensive de l’armée menée en mai et juin 2012, Al-Qaïda avait publié une liste de douze pilotes de la base d’Al-Anad à abattre, affirmant qu’ils menaient des raids aériens contre les positions du réseau.

Plusieurs d’entre eux avaient par la suite été tués dans des attaques dans le sud du Yémen. Les trois officiers assassinés mercredi ne figuraient pas sur cette liste.

La base d’Al-Anad abrite, selon des sources militaires yéménites, des instructeurs américains chargés de missions d’entraînement et d’encadrement. En octobre 2012, l’armée avait annoncé avoir déjoué un attentat attribué à Al-Qaïda visant cette base, établie par les troupes britanniques qui occupaient le sud du Yémen jusqu’en 1967.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) avait profité de l’affaiblissement du pouvoir central en 2011, à la faveur de l’insurrection populaire contre l’ancien président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer son emprise sur l’est et le sud du Yémen.

Aqpa est née en janvier 2009 de la fusion des branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaïda, après les coups durs portés au réseau en Arabie saoudite. (AFP).

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 22:13
Nigeria BokoHaram (Copier)
Nigeria : raid meurtrier de Boko Haram, 55 morts
mardi 7 mai 2013 - 21h30
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Des membres présumés de la secte islamiste nigériane Boko Haram ont attaqué la ville de Bama (Nord) aujourd’hui, laissant 55 morts, a annoncé l’armée.

Les hommes armés du groupe ont tué 22 policiers, 14 membres du personnel de prison, deux soldats et quatre civils, tandis que 13 d’entre eux sont morts.

Ils ont libéré 105 détenus pendant le raid au cours duquel le poste de police de Bama, la prison et des bâtiments gouvernementaux ont été brûlés. (Reuters).

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 14:32

 

Shababs.

Somalie : un attentat suicide à Mogadiscio fait une dizaine de morts
dimanche 5 mai 2013 - 14h23
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Un attentat à la voiture piégée visant un convoi de responsables gouvernementaux a fait au moins onze morts et cinq blessés dimanche dans le centre de Mogadiscio, selon les informations délivrées par la police. Un photographe de Reuters a déclaré avoir vu trois personnes inanimées gisant près de quatre voitures en feu.

L’attentat, qui n’a pas été revendiqué mais porte la marque de fabrique des Chabaab, la milice islamiste liée à Al Qaïda, s’est produit à la jonction de deux routes passantes du quartier administratif et commercial de « Kilometre 4 ».

« Un attentat à la voiture piégée a frappé un convoi officiel qui passait à la jonction du ’Kilometre 4’ », a déclaré à Reuters un commerçant, Ibrahim Hussein. L’explosion, qui a libéré un panache de fumée noire, a été suivie de tirs.

L’ambassade de Turquie se situe à moins de cent mètres de là. Une série d’attentats et de fusillades revendiqués par les Chabaab, la milice islamiste liée à Al-Qaïda, a fait au moins dix-neuf morts à la mi-avril à Mogadiscio, où la situation semblait pourtant s’améliorer depuis l’été 2011. Les Chabaab ont par ailleurs promis la semaine dernière de venger l’exécution de 13 activistes présumés par les autorités du Puntland, une région semi-autonome du Nord de la Somalie. (Reuters).

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 12:02

Révélations sur une collusion entre le Hamas et les Frères musulmans

Manif Le CaireDe récentes révélations éclairent d’un jour nouveau la façon dont le Hamas et les Frères musulmans auraient travaillé de concert au cours des manifestations de masse qui ont entraîné la chute de Moubarak. Selon le quotidien cairote El Masry el Yom citant une « source sécuritaire haut placée », Khaled Tharwet, le directeur de la Sécurité égyptienne (Amn el Dawla), aurait remis à Khairat el-Shater, vice guide suprême de la Confrérie, la transcription de cinq conversations téléphoniques interceptées durant les journées fatidiques de janvier 2011. Les Frères musulmans souhaitent que le Hamas intervienne pour renforcer le chaos et accentuer la pression sur les forces de sécurité égyptiennes. Leur autre objectif, non moins important : libérer les militants emprisonnés à Wadi Natrun et notamment Mohammed Morsi, aujourd’hui président de l’Egypte. Ces transcriptions montrent que les Frères musulmans étaient au courant des manifestations « spontanées » du 25 janvier et qu’ils ont participé à leur organisation. Les deux premières conversations ont eu lieu avant ces démonstrations. Le 21 janvier, deux dirigeants de la Confrérie évoquent les manifestations et l’un d’eux déclare : « Ne vous inquiétez pas, les voisins vont nous aider. » Le lendemain il répète : « Tout va bien, les voisins sont prêts ». Les voisins en question sont évidemment les hommes du Hamas. Le 24 janvier,veille de la grande manifestation, un dirigeant de la Confrérie demande à un leader du Hamas s’il a compris ce que son mouvement doit faire. « Tout à fait », répond-il. Le 2 février, alors que les manifestations ont atteint une ampleur sans précédent, un Frère inquiet demande au dirigeant du Hamas : « Où êtes-vous ? Je ne vois aucun de vos hommes. » Et le le dirigeant de répondre : « Ne vous inquiétez pas, nous sommes derrière le musée [le musée égyptien, place Tahrir] avec nos lance-pierres prêts à l’action. » La dernière conversation a lieu le 11 février, après la démission de Moubarak. Le dirigeant du Hamas félicite le représentant des Frères et ajoute : « C’est aussi notre victoire à nous » et se voit répondre : « Vous nous avez aidé et nous avons une dette envers vous. Nous allons bientôt nous rencontrer. »

Les liens entre le Hamas, branche du mouvement des Frères musulmans fondée à Gaza en 1987 et la Confrérie en Egypte sont bien connus ; l’un et l’autre étaient fréquemment pris pour cible par le régime de Moubarak et son système répressif. Ces conversations démontrent maintenant que le déroulement de la révolution était purement et simplement fabriqué. Les Frères n’ont pas attendu plusieurs jours avant de se rallier au mouvement populaire comme on le croyait jusqu’alors ; ils savaient ce qui se tramait et ont été d’actifs participants dès le premier jour. Et les militants du Hamas étaient présents sur la place Tahrir, manifestant avec le peuple et prenant part aux attaques contre les bâtiments publics. Le général Mansour el-Issawy, ministre de l’Intérieur durant la période transitoire du Conseil Suprême des Forces Armées, a confirmé la semaine dernière qu’il y avait des militants du Hamas sur la place et que plusieurs d’entre eux avaient été tués. Il a également déclaré que des militants du Hamas et du Hezbollah avaient participé à des attaques contre des prisons pour libérer des prisonniers politiques. Par le passé, on avait accusé Habib el-Adly – le ministre de l’intérieur de Moubarak aujourd’hui jugé pour sa part dans la répression des manifestations – d’avoir délibérément ordonné de laisser les prisonniers s’enfuir pour terroriser la population. Il semblerait que ce soit faux. Adly a déclaré au tribunal la semaine dernière que c’étaient bien les hommes du Hamas et du Hezbollah qui avaient donné l’assaut contre les prisons. Il dispose d’un certain nombre de témoignages concordants. Un journaliste du quotidien El Masry el Yom a déclaré avoir été témoin de l’arrestation de militants de ces deux organisations près de la place Tahrir, le 4 février. Le quotidien avait publié il y a deux ans l’enquête menée par deux de ses journalistes au péril de leur vie. Pendant six semaines, de mars à avril 2011, ils ont interviewé de nombreux témoins des événements, et notamment plusieurs des prisonniers libérés ainsi qu’un certain nombre de Bédouins du Sinaï. Ce qui s’est passé à la prison Almarg au nord du Caire est édifiant. Y étaient emprisonnés Ayman el-Nofel, haut dirigeant du Hamas, et Mohammed Yusuf Mansour – nom de code Sami Shehab – le chef de la cellule terroriste du Hezbollah en Egypte. Le 30 janvier 2011, des dizaines de combattants puissamment armés arrivant sur des véhicules et des motos flambant neufs ont ouvert un feu nourri sur les gardes, pour la plupart de jeunes recrues sans formation ou expérience. Ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur et à libérer tous les prisonniers. Selon des témoins, les attaquants étaient des Bédouins du Sinaï et des combattants parlant un dialecte semblable ; des hommes de la bande de Gaza. Quelques heures plus tard, on a pu voir Nofel à Gaza. Quant à Shehab, il est apparu depuis Beyrouth à la télévision libanaise quatre jours plus tard. L’Egypte n’a jamais demandé leur extradition.

El Masry el Yom prétend que Tharwet n’aurait pas du remettre les transcriptions à Khairat el-Shater, qui n’occupe aucune position officielle hormis ses fonctions au sein de la Confrérie, un mouvement qui n’est d’ailleurs pas légal. Le quotidien y voit la preuve de la collusion entre la Confrérie et les échelons les plus élevés des services de sécurité du pays et demande au procureur général l’ouverture d’une enquête, soulignant comme il a été dit plus haut que ces textes et les circonstances de leur transmission lui avaient été communiqués par une source sécuritaire haut placée et digne de foi. Dans sa requête au procureur, le quotidien précise que les noms des Frères et des dirigeants du Hamas ayant tenu les conversations lui sont connus mais qu’il n’en a publié que les initiales. Des voix s’élèvent déjà en Egypte pour réclamer la mise en accusation de la Confrérie pour haute trahison : n’a-t-elle pas fait appel à des éléments étrangers – les hommes du Hamas – pour se livrer à des actes de sédition sur le sol égyptien ? D’autres s’indignent de l’infiltration des Frères dans les appareils de sécurité de l’Etat, y voyant une nouvelle preuve de la tentative de la Confrérie de dominer le pays tout en portant atteinte à sa sécurité. Des témoignages font état de fréquentes visites de Khairat el-Shater et d’Issam el-Erian, figures de proue du mouvement, dans les bureaux de la sécurité de l’Etat.

L’un des gardes du corps d’el-Shater a été arrêté il y a un peu plus d’un an alors qu’il se trouvait à côté d’un bureau de vote durant les élections parlementaires ; il était porteur d’une arme sans permis. Lors de son procès, on a apprit qu’il s’était rendu plusieurs fois à Gaza en passant par les tunnels et qu’il avait eu des contacts avec les dirigeants du Hamas. Condamné à un an de prison, il aurait été récemment transféré dans une prison « douce ».

Comme on pouvait s’y attendre, l’un des chefs du Hamas Moussa Abu Marzuk a démenti la tenue de ces conversations ; pour leur part des porte-paroles des Frères ont démenti la remise des transcriptions à el-Shater et proclament qu’il s’agit d’une tentative pour discréditer le mouvement. Le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué qui, sans se référer concrètement à la question, menace de trainer en justice ceux qui porteraient atteinte à son activité.

La présidence n’a fait aucun commentaire, ce qui est fort compréhensible. Le commandant de la prison de Wadi Natrun, qui témoignait la semaine dernière sur l’attaque de sa prison devant le tribunal, a déclaré que tous les prisonniers appartenant au mouvement des Frères et au Jihad islamique avaient été concentrés dans sa prison et qu’à partir du 25 janvier ils avaient fait preuve d’une grande agitation, le menaçant personnellement et l’assurant qu’ils seraient bientôt libres. Le 30 janvier, 80 militants puissamment armés ont ouvert le feu avec des armes automatiques et ont pénétré dans la prison, libérant tous les prisonniers – Mohammed Morsi compris. Plusieurs des prisonniers repris depuis et jugés ces jours-ci demandent l’audition du président ainsi que celle des dirigeants des services de sécurité d’alors et d’aujourd’hui. Cette demande n’a toujours pas été prise en considération.

Au fait, pourquoi Morsi avait-il été arrêté ? Pour la Confrérie, c’est parce qu’il était considéré comme dangereux par le régime ; il était pourtant bien connu qu’il n’était qu’un homme politique relativement effacé. Certaines sources soutiennent qu’il avait été arrêté pour espionnage après l’interception d’une conversation téléphonique avec un dirigeant du Hamas évoquant ce que le Hamas allait faire pour l’Egypte durant la révolution. Curieusement, aucune mesure n’a été prise à ce jour contre quelqu’un qui est en fait un prisonnier en fuite.

Le Hamas comptait peut-être sur le nouveau régime pour ouvrir la frontière entre Gaza et l’Egypte et favoriser le libre passage des personnes et des biens, armes comprises ? Il n’en a rien été. La frontière reste fermée, l’Egypte contrôlant de près ceux qu’elle laisse entrer ou sortir. L’armée a détruit et continue de détruire des centaines de tunnels de contrebande. Malgré leur communauté d’idéologie, l’Egypte n’est que trop consciente du danger que pose son petit voisin. Le rôle du Hamas dans ce qui se passe en Egypte fait maintenant l’objet de débats passionnés. On accuse l’organisation d’avoir été complice de l’attaque meurtrière contre un poste de l’armée en août dernier, au cours de laquelle 16 soldats ont été massacrés. Ayman Nofel y serait impliqué. Le Hamas est aussi accusé de laisser les militants djihadistes passer dans le Sinaï ; ces militants auraient kidnappé l’an dernier trois officiers de police et les auraient détenus à Gaza. Des articles font état de l’intention du Hamas d’établir un avant-poste dans la péninsule du Sinaï et même d’y installer des Palestiniens avec l’aide financière du Qatar. Le régime des Frères musulmans reste étrangement silencieux sur ces points, se contenant de temps en temps de brefs démentis. Alors que la crise de confiance entre le peuple et le régime prend des dimensions inquiétantes et que beaucoup d’Egyptiens sont inquiets des liens existant entre la Confrérie et le Hamas, ces dernières révélations risquent de jeter encore de l’huile sur le feu.

Mazel (Copier)

Zvi Mazel

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 10:27

 

 

Un pistolet automatique de calibre 6.35, quatre grenades, 16 cartouches de tous calibres et une ogive M58, une sorte de petit obus destiné aux canons de chars d'assaut de l'armée française, ont été découverts dans une poubelle à Paris

Un pistolet automatique de calibre 6.35, quatre grenades, 16 cartouches de tous calibres et une ogive M58, une sorte de petit obus destiné aux canons de chars d'assaut de l'armée française, ont été découverts dans une poubelle à Paris

Crédit : DR

EXCLU RTL - Un SDF a découvert un arsenal de guerre dans une poubelle, près du Canal Saint-Martin à Paris. Les armes appartenaient à un collectionneur du quartier.

Dimanche 28 avril, un SDF bulgare de 43 ans alerte les policiers qui patrouillent dans le XIXème arrondissement de Paris. Il veut leur montrer ce qu'il a trouvé dans une poubelle, place Stalingrad, près du Canal Saint-Martin.

A leur arrivée, les policiers, inquiets, sont obligés d'appeler sans tarder les services de déminage.

Au fond de la poubelle, ils viennent de mettre la main sur un véritable arsenal de guerre : un pistolet automatique de calibre 6.35, quatre grenades, 16 cartouches de tous calibres et une ogive M58, une sorte de petit obus destiné aux canons de chars d'assaut de l'armée française.

Les armes étaient opérationnelles

Le SDF n'en reste pas là. Ce dernier affirme avoir vu un peu plus tôt, et dans la même zone, une caisse en bois remplie de grenades, qui aurait été enlevée depuis par un camion-benne.

L'enquête aura été de courte durée. Les policiers viennent en effet de déterminer les origines de cet arsenal. Il appartenait à un collectionneur du quartier récemment décédé. Sa famille, désireuse de s'en débarrasser, aurait jeté les armes, sans la moindre précaution.

"Un geste totalement inconscient, s'indigne un enquêteur, car les armes étaient encore opérationnelles et auraient pu tomber dans de mauvaises mains."

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 20:22

 

 

 

 

 

Cinq jihadistes se sont fait exploser samedi près de Gao, dans le nord-est du Mali, près d'une patrouille de l'armée malienne dont deux soldats ont également été tués, a-t-on appris de source militaire malienne. - Joel Saget/AFP

 

 

http://www.lefigaro.fr

 

Cinq jihadistes se sont fait exploser samedi près de Gao, dans le nord-est du Mali, près d'une patrouille de l'armée malienne dont deux soldats ont également été tués. 

"Une patrouille militaire malienne était dans la localité de Hamakouladji (40 km au nord de Gao) ce samedi. Des jihadistes se sont faits exploser à leur passage. Deux militaires maliens ont été tués sur le coup. Cinq jihadistes sont également morts", a déclaré à l'AFP une source militaire malienne contactée à Gao. "Nous avons renforcé la sécurité dans la zone", a affirmé la même source, selon laquelle les deux militaires maliens seront enterrés dimanche.

L'attentat suicide a été attribué au Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Ce groupe allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contrôlait la ville de Gao avant qu'elle ne soit reprise le 26 janvier par les troupes franco-africaines de l'opération Serval. 

Les jihadistes ont été ensuite chassés des principales villes du nord du Mali qu'ils avaient occupées pendant plusieurs mois en 2012. Gao, la plus grande ville du nord du Mali, est située à 1200 km de Bamako, la capitale.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 22:12

 

 

 

 

 

Ce que l'on apprend à travers le meurtre commis à Boston

par Daniel Pipes
The Washington Times
24 avril 2013

http://fr.danielpipes.org/12813/meurtre-boston

Version originale anglaise: Education by Murder in Boston
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Quel sera l'impact à long terme de l'attaque du Marathon de Boston du 15 au 19 avril et de la poursuite qui a suivi se déroulant dans le style d'un film d'action, tuant au total quatre personnes et en blessant 265?

Commençons par là où cela n'aura pas d'impact. Cela n'unifiera pas l'opinion américaine; si le slogan " unis nous vaincrons" a duré à peine quelques mois, après le 11 septembre, un consensus après Boston sera encore plus court. La violence ne conduira pas, aux Etats-Unis, à des mesures de sécurité similaires à celles d'Israël. Cela ne mènera pas non plus à une meilleure préparation pour gérer les actes mortels de violence, œuvre du syndrome de jihad soudain. Cela ne mettra pas fin au différend sur les motivations de la violence aveugle de musulmans contre des non musulmans. Et cela ne va certainement pas aider à résoudre les débats actuels sur l'immigration ou les armes à feu.

 

Timbre-poste avec le slogan «Unis nous vaincrons»

Ce que cela va faire est très important: cela poussera certains Occidentaux à conclure que l'islamisme est une menace pour leur mode de vie. En fait, tout acte d'agression musulmane contre les non musulmans, qu'il soit violent ou culturel, recrute plus de militants de la cause anti-jihad, plus d'électeurs aux partis de ceux qui s'insurgent, plus de manifestants aux initiatives de rue anti-immigrés, et plus de donateurs pour les causes anti-islamistes.

Education par le meurtre est le nom que j'ai donné à ce processus en 2002; nous qui vivons dans des démocraties apprenons mieux tout ce qui touche à l'islamisme lorsque le sang coule dans les rues. Les musulmans ont commencé avec un stock énorme de bonne volonté parce que l'ADN de l'Occident comprend la sympathie pour les étrangers, les minorités, les pauvres et les gens de couleur. Les islamistes alors ont dissipé cette bonne volonté en se livrant à des atrocités ou en affichant une attitudes de suprématie. Le terrorisme de haut vol en occident- le 11 septembre, Bali, Madrid, Beslan, Londres – fait bouger l'opinion mieux que toute autre chose.

Je le sais parce que j'ai expérimenté de première main ce processus. Assis dans un restaurant en Suisse en 1990, Bat Ye'or avait esquissé pour moi ses craintes concernant les ambitions islamistes en Europe, mais je pensais qu'elle était alarmiste. Steven Emerson m'a appelé en 1994 pour me parler du Conseil des relations américano-islamiques [CAIR], mais j'ai d'abord accordé au CAIR le bénéfice du doute. Comme d'autres, j'avais besoin de temps pour m'éveiller à l'ampleur de la menace islamiste en Occident.

Les Occidentaux sont en effet tout à fait éveillés à cette menace. On peut avoir une idée très précise des tendances en consultant l'évolution de l'Europe, qui sur les sujets de l'immigration, de l'islam, des musulmans, de l'islamisme et de la charia (loi islamique) est en avance d'une vingtaine d'années sur l'Amérique du Nord et l'Australie. Un signe de changement est la croissance des partis politiques axés sur ces questions, ce qui inclut le Parti de l'indépendance au Royaume-Uni, le Front National en France, le Parti du Peuple en Suisse, le parti de Geert Wilder pour la liberté aux Pays-Bas, le Parti du progrès en Norvège, et les démocrates suédois. Lors d'une récente élection très remarquée, l'UKIP [le parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (NDLT)] est arrivée en deuxième position, augmentant son pourcentage de vote de 4 pour cent à 28 pour cent, créant ainsi une crise dans le parti conservateur.

 

La mosquée et le minaret de Zurich.

Les électeurs suisses ont approuvé par référendum en 2009 l'interdiction des minarets par une marge de 58 à 42, un vote plus important pour son résultat que par ses implications politiques, qui ont été à peu près nulles. Les sondages d'opinion à l'époque ont constaté que les autres Européens partageaient ces vues à peu près dans les mêmes proportions. Les sondages montrent également un durcissement marqué des points de vue au fil des années sur ces sujets. Voici (remerciements à Maxime Lépante) certaines enquêtes récentes de France:

Comme Soeren Kern le note, des points de vues similaires sur l'islam paraissent en Allemagne. Un rapport récent de l' Institut für Demoskopie Allensbach a demandé quelles étaient les qualités que les Allemands associent à l'islam:

  • 56 pour cent: la lutte pour gagner l'influence politique
  • 60 pour cent: la vengeance et les représailles
  • 64 pour cent: la violence
  • 68 pour cent: l'intolérance envers les autres religions
  • 70 pour cent: le fanatisme et le radicalisme
  • 83 pour cent: la discrimination contre les femmes

En revanche, seulement 7 pour cent des Allemands associent l'islam à l'ouverture, la tolérance ou le respect des droits de l'homme.


Ces majorités significatives sont plus élevées que lors des années précédentes, suggérant que l'opinion en Europe se durcit et développe encore plus d'hostilité à l'islamisme au fil du temps. De cette façon, l'agression islamiste assure que l'anti-islamisme en Occident est en train de gagner la course qui s'est engagée avec l'islamisme. Les attaques musulmanes de grande envergure comme celles de Boston exacerbent cette tendance. C'est là que réside leur importance stratégique. C'est ce qui explique mon optimisme prudent pour ce qui concerne le fait de repousser la menace islamiste.

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Mise à jour du 27 avril 2013: Herbert Eiteneier traduit mes textes en allemand et relève souvent des erreurs ou ajoute un commentaire intéressant à mes écrits. Aujourd'hui, il fait remarquer que «les gens ne durciront pas leur point de vue sur l'islamisme mais sur l'islam." Il a raison - et c'est vrai pour l'essentiel des nombreux indices donnés dans mon article ci-dessus. [Effectivement] les partis politiques et les résultats des sondages de l'Europe ne portent pas sur l'islamisme, mais [bien] sur l'Islam. La raison pour laquelle j'ai omis ceci est mon espoir que, avec le temps, les Européens et d'autres vont affiner leur analyse. Mais pour l'instant, oui, l'hostilité est envers l'Islam lui-même.

Thèmes connexes:  Musulmans en Occident, Terrorisme Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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