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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 16:00

 

http://www.alliancegeostrategique.org/2010/07/08/mer-rouge-19932010-naissance-d’un-theatre-strategique/

Mer Rouge 1993-2010 : naissance d’un théâtre stratégique

Selon Hervé Coutau-Bégarie dans son opus « Géostratégie de l’Océan Indien » : « (…) la Mer  Rouge voit passer un trafic de grande importance, entretien de multiples foyers d’instabilité qui peuvent à tout moment dégénérer, mais elle ne mobilise pour l’instant que de très faibles moyens. Au caractère embryonnaire des forces navales régionales, vient s’ajouter une présence extérieure extrêmement réduite, toujours très inférieur à celle qui a pu exister dans ou aux abords du golfe persique. La Mer Rouge n’a donc jamais été véritablement reconnue comme un théâtre stratégique de premier plan. L’insuffisance de moyens des pays riverains devrait empêcher l’éclosion de combats sur mer de grande ampleur. Pour autant, l’absence de déploiement spectaculaire n’enlève en aucun cas son importance à la Mer Rouge, qui mérite d’être suivie avec beaucoup plus d’attention que cela n’a été fait jusqu’à présent. Dans une mer aussi étroite, il n’est pas besoin de gros moyens pour menacer la liberté de navigation. »

pirates_somaliens1

Quelle clairvoyance et que de bouleversements plus 15 ans après. Ces lignes ont été écrites en 1993 alors que la Corne de l’Afrique vivait une période charnière :

 


  • 27 janvier 1991: Chute du régime Syaad Barre
  • 28 mai 1991 : Effondrement du régime éthiopien avec la chute de Mengistu Hailé Mariam. Indépendance de facto de l'Érythrée. Issaias Afeworki devient président en Érythrée et Meles Zenawi premier ministre en Éthiopie
  • 17 novembre 1991 : Déclenchement de la guerre civile à Mogadiscio
  • 1992/94 : guerre civile à Djibouti
  • 1993 : Indépendance de l'Érythrée

La région est en ébullition elle le restera puisque Éthiopie et Érythrée s’opposeront sur un litige frontalier en 1998/2002, naissance du terrorisme islamique, les tribunaux islamique en Somalie, guerre Érythrée/Djibouti…

Ces événements et leurs suites ont été un véritable bouleversement en termes de sécurité dans la région. Bien sûr, la fin de la Guerre froide, la chute du mur de Berlin, la dislocation du camp socialiste et de l’URSS en 1989 ont un lien avec ces transformations mais il convient de ne pas les surestimer comme cela a été souvent analysé. Les États-Unis et l’URSS ont cherché une position stratégique dans la Corne de l’Afrique mais les acteurs locaux ont leur propre autonomie et ont tenté de tirer profit de ce contexte.

Sonia Le Gouriellec, Good Morning Afrika

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 09:37

 

http://nanojv.wordpress.com/2010/05/09/rwanda-usa-nanojv/

Rwanda-USA: Sur la même longueur d’onde pour la paix et la sécurité en Afrique.

May 9, 2010 by NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR

Copyrights Nanojv:http://nanojv.com

 

 Le “fighting spirit” de l’armée rwandaise force le respect des américains. Quand les officiers US se déplacent à Kigali, l’empathie est perceptible. Rien à voir avec le simple protocole. Il faut dire que la contribution du Rwanda au maintien de la paix en Afrique est énorme au regard de la taille du pays.

 Environ 10 % de l’armée rwandaise, soit 3000 hommes,  sont engagés dans les opértations de l’UNAMID (*) au Darfour. Les forces de maintien de la paix rwandaises sont formées par les commandos, les unités spéciales et les logisticiens de l’US airforce venus d’Allemagne  ou deTravis en Californie.  Des unités comme le “Rwanbatt 19″ ou le “14ème bataillon” de la Rwanda Defence Force ont ainsi suivi des cursus américains avant d’intégrer le Darfour. Le transfert de connaissances s’effectue dans le cadre de la formation et de l’aide aux opérations d’intervention en Afrique:  l’ ACOTA (**).

Cette initiative gérée et financée par le Département d’État, vise à implémenter les meilleures techniques de gestion de crises en Afrique.  Plusieurs sites militaires rwandais sont dédiés à ces programmes  dont certains se déroulent en symbiose avec les britaniques du BPST-EA basés au Kenya (***).

Les opérations conjointes se déroulent notamment sur la base de Gako dans le district de Bugesera au sud de Kigali. Ou encore à l’école militaire de Gabiro à 130 km au nord-est de Kigali vers la frontière tanzanienne. Sur chaque site, des facilitateurs civils coopérent  avec les sous-officiers américains, afin de proposer les formations les plus actualisées, de type “train the trainers”. Former les formateurs.

Les équipements sont hauts de gammes. Le site de Gako comporte ainsi un laboratoire de simulation numérisée.  Le seul centre de ce genre en Afrique.  Au fil du temps les militaires rwandais ont donc développé une expertise internationalement reconnue. Ils forment à leur tour des spécialistes africains du Burundi, de Somalie, de Tanzanie ou encore du Libéria. Au total, plus d’une vingtaine de pays africains participent aux séminaires de maintien de la paix organisés par Kigali.

La coopération entre l’Africom et le Rwanda porte également sur le contrôle aérien civil et militaire. Les contrôleurs de l’aéroport international de Kigali ont ainsi été formés  par des experts de la garde nationale de Caroline du Nord, en vue de la mise en place d’un hub aérien régional. Le tout sous l’égide de la 17ème armée de l’air, “AFAFRICA” , basée à Ramstein en Allemagne.

Les formations maritimes sont effectuées sur la base de Rubavu et l’île de Wahu sur le lac Kivu notamment par l’unité Mobile Training and Education des Gardes Côtes américains. L’un des objectifs est la lutte contre le trafic de drogues à partir de la RDC.

Dans le secteur de la médecine de guerre les partenariats se développent avec le Combined Joint Task – Horn of Africa (CJTHOA) basé à Djibouti et s’etendent aux exercices de l’Est africain comme “Fire 10″ une simulation de gestion de crise humanitaire, type catastrophe + pandémie, menée avec un demi-millier d’hommes des 5 pays de l’EAC (Rwanda, Burundi, Tanzanie, Kenya, Ouganda) sous supervision américaine.

Les futurs cadres des forces rwandaises bénéficient enfin de formations dans les meilleures institutions des Etats-Unis. Comme l’USMA de West Point ou le National War College de Washington. A titre d’illustration, Ivan Cyomoro Kagame, le fils du chef de l’Etat, fait partie de la promo 2013 de West Point. Le président Paul Kagame en déplacement officiel, a été accueilli avec tous les honneurs dans la prestigieuse académie en mars dernier. L’occasion de réaffirmer la qualité des liens USA-Rwanda, présents et futurs.

 Dominique Bourra, CEO NanoJV.

 (*) UNAMID acronyme de “UN hybrid mission in Darfur”. L’UNAMID dispose d’un budget de 1,5 milliards de $ en 2010 pour un effectif de 22 000 hommes. Avec une participation de 3000 hommes le Rwanda se place devant l’Ethiopie  qui a engagé 2500 hommes dans l’opération ainsi que d’importantes ressources aéroportées.

(**)  Sur une période de 6 ans, l’ACOTA a entraîné et formé près de 45 000 soldats africains et 3 200 conseillers pour les opérations de maintien de la paix dans le monde.

(***) BPST-EA : British Peace Support Team Eastern Africa.  

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 09:35
Les « shebab » promettent une « guerre totale » au gouvernement somalien

l'orient le jour 

13/02/2010
Les islamistes radicaux somaliens ont tenu hier des rassemblements massifs lors de la prière du vendredi. Ismaïl Taxta/Reuters
Les islamistes radicaux somaliens ont tenu hier des rassemblements massifs lors de la prière du vendredi. Ismaïl Taxta/Reuters
TERRORISME Des milliers d'habitants fuient Mogadiscio, anticipant une offensive d'envergure des forces régulières contre la rébellion islamiste.

Les insurgés islamistes radicaux somaliens, emmenés par les shebab, ont galvanisé leurs partisans lors de la grande prière du vendredi et promis une « guerre totale », alors que le pays se prépare à une offensive gouvernementale d'envergure contre la rébellion.

Des milliers d'habitants de Mogadiscio ont anticipé depuis plusieurs jours cette offensive, fuyant la capitale où convergeaient simultanément de nombreux combattants islamistes déterminés à en découdre avec les troupes gouvernementales et leur allié de la force de l'Union africaine (Amisom). « Depuis début février, plus de 8 000 personnes ont quitté la ville pour échapper aux combats qui feraient rage dans plusieurs zones, particulièrement dans les faubourgs nord », a indiqué à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), Melissa Fleming.

En attendant l'offensive annoncée des forces pro-gouvernementales, cinq civils ont encore été tués et 20 ont été blessés dans un nouvel échange de tirs d'artillerie entre insurgés shebab et forces gouvernementales dans le nord de Mogadiscio, selon Ali Muse, le chef du service des ambulances de la capitale somalienne.

Devant des centaines de fidèles réunis pour la grande prière du vendredi dans la mosquée Nasreddin, dans le sud de Mogadiscio, cheikh Muktar Robow Abu Mansur, l'un des principaux commandants de la milice islamiste, a promis au gouvernement une lutte sans merci. « Vous êtes au courant des derniers bombardements à l'aveuglette de l'ennemi sur notre peuple. Au nom de l'islam, nous avons l'obligation de combattre cet ennemi », a-t-il lancé. « Les guerriers d'Allah sont parfaitement préparés à lancer des attaques pour chasser l'ennemi » de la capitale, a affirmé Abu Mansur, appelant « tous les moujahidine du pays à s'unifier pour vaincre ». « Notre promesse est d'engager une guerre totale contre eux. Êtes-vous avec nous ? » a lancé Abu Mansur, suscitant un « oui » massif de ses partisans. « Cette guerre ne concernera pas seulement la Somalie. Tous les guerriers saints de l'islam iront aider nos frères à combattre au Yémen, en Afghanistan et en Tchétchénie », a également promis le chef shebab.

Au cri d'« Allah Akbar », plusieurs centaines de partisans des shebab se sont également rassemblés hier matin dans l'ancien stade de la capitale, où des chefs de la milice islamiste ont appelé là aussi à la guerre contre le gouvernement et l'Amisom. « Nous sommes rassemblés ici pour montrer au pays notre détermination. Les ennemis d'Allah se sont alliés pour nous combattre, mais nous aussi sommes unis pour les vaincre », a déclaré cheikh Ibrahim Ali, chef shebab de Baïdoa (sud de la Somalie). Le chef du mouvement islamiste allié Hezb al-Islam, cheikh Hassan Dahir Aweys, a tenu une réunion similaire dans le village d'Elashabiyaha, qui abrite de nombreux déplacés en périphérie de Mogadiscio.
Les shebab contrôlent environ 80 % du sud et du centre de la Somalie, tandis que le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmad, élu il y a un an, n'a d'autorité que sur quelques quartiers de la capitale, dont plusieurs points stratégiques tels que le port ou l'aéroport. Enfin, pour sa part, le chef de la commission de l'UA, Jean Ping, a appelé hier les États membres de l'organisation continentale à envoyer plus de troupes en Somalie et la communauté internationale à respecter ses engagements financiers pris lors d'une conférence à Bruxelles en avril 2009.
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 14:29





MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 276
 
 ont été arrêtées à cause de leur tenue vestimentaire
 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en français : http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/5058.htm?lang=fr  

 

 

Ci-dessous des extraits d’un entretien avec la journaliste soudanaise Lubna Ahmad Al-Hussein, diffusé sur Al-Mihwar le 17 décembre 2009.

Lubna Ahmad Al-Hussein : Je ne suis pas la seule femme à avoir été arrêtée. Des dizaines de milliers de femmes ont été arrêtées... En un an...

Premier interviewer : Sur la couverture de votre livre, il y a une photo qui en dit long. Vous portez un pantalon large, recouvert d´une longue tunique. Si nous pouvions faire un gros plan sur la photo...

Lubna Ahmad Al-Hussein : Ce sont les vêtements que je portais quand j´ai été arrêtée. Je tiens à souligner que ce voile est lourd et ample, et que je ne le porte habituellement pas. Je porte un voile plus léger. Mais ce jour-là, je m´étais lavé les cheveux, donc je portais ce voile-là.

Premier interviewer : Ainsi une femme peut être fouettée parce qu´elle porte des vêtements de ce type ?

 

Lubna Ahmad Al-Hussein : Bien sûr. Comme je vous l´ai dit, je ne suis pas la seule. Il y a des dizaines de milliers de personnes comme moi. En un an seulement, 43 000 femmes ont été arrêtées à cause de leurs vêtements - pas dans tout le Soudan mais rien qu´à Khartoum, comme l´a déclaré le directeur général de la police.

Deuxième interviewer
: Lubna, vous êtes journaliste, et les journalistes sont un exemple d’ouverture dans la société. Qu´avez-vous fait au Soudan pour changer cette loi ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Cette loi, malheureusement... Cette clause renferme une violence aussi bien morale q ue physique. La violence physique se manifeste par le châtiment de flagellation, qui porte atteinte à la dignité humaine. La violence morale se manifeste par la qualification d´ "actes indécents", qui fait que les dizaines de milliers de femmes avant moi n´ont pas eu le courage de se plaindre. Les tribunaux qui traitent ces cas ne sont pas des tribunaux ordinaires. Ce sont des tribunaux spéciaux créés sous la présidence d´Al-Bachir. Ils sont appelés "tribunaux d´ordre public", mais leurs noms ne cessent de changer. Dans ces tribunaux, l´accusé n´a pas le droit de se défendre.

Deuxième interviewer :
Pas du tout ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Non.

Premier interviewer :
Il n´y a pas d´avocat ?

Deuxième interviewer :
Alors pourquoi y a t-i l procès ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Pardon ?

Deuxième interviewer :
Quel est le sens du procès ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Dans mon cas… Vu la médiatisation et le soutien public dont j´ai bénéficié, j´ai pris un avocat, qui m´a défendue, mais le juge n´a pas laissé s´exprimer les témoins de la défense. C´est ce qui s´est passé. Tout était décidé à l´avance, et...

Premier interviewer :
Lubna, n´avez-vous pas demandé au tribunal ce que signifient des "vêtements indécents" ? Ce que vous portez n´est pas... Qu´est-ce qui définit un "vêtement indécent" ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Cela dépend de l´humeur du gendarme.

Pr emier interviewer :
Mais si quelqu´un porte une longue tunique, un pantalon long, que ses cheveux sont couverts, où est l´indécence ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Je ne sais pas. La loi est entre les mains des autorités.

Premier interviewer :
Les autorités interprètent [la loi].

Lubna Ahmad Al-Hussein :
C´est exact. "Des vêtements qui choquent l´opinion publique". Je me trouvais en présence de 400 personnes et je n´ai offensé personne. Cette même loi qui condamne à quarante coups de fouet une femme qui porte un pantalon condamne à un mois de prison un homme qui viole un garçon, une fille ou une femme. Néanmoins, ils disent que c´est la loi islamique, alors que c´est en fait la loi d´Al-Bachir.

Deuxième interviewer :
A-t-on app liqué ce verdict dans votre cas, Lubna?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Non, mais j´ai été l´exception. Je ne sais pas pourquoi. Toutes les femmes ont reçu des coups de fouet et une amende. Tout le groupe... Nous étions treize femmes. Douze ont été condamnées à des coups de fouet et à une amende. J´ai été condamnée à une amende, mais ils ont refusé l´argent.

Deuxième interviewer :
Donc ils arrêtent les femmes ainsi habillées, et sans procès, ils mettent en œuvre le verdict ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Immédiatement. Sur le champ. Nous avons été arrêtées un vendredi. Le verdict a été repoussé à dimanche. La dernière à avoir été arrêtée est une jeune chrétienne de seize ans - même pas musulmane - du sud du Soudan. Elle ne portait pas de pantalon comme moi, mais une jupe qui, selon eux, é tait serrée.

Premier interviewer :
Est-ce qu´une jupe est considérée comme indécente ?

Lubna Ahmad Al-Hussein :
Ils ont dit qu´elle était indécente.
Cela dépend de l´humeur du policier.

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 14:35

Rivline intercède en faveur des Falashmouras

[Jeudi 07/01/2010 10:50]

 

D’après une information exclusive de Galei Tsahal,  le président de la Knesset Ruby Rivline aurait adressé récemment une lettre au Premier ministre pour lui demander de faire monter en Israël toute la communauté des Falashmouras restés en Ethiopie. Il a joint à sa missive le rapport réalisé par une délégation parlementaire israélienne qui s’est rendue sur place récemment. Il a également estimé que le gouvernement devait mettre fin à cette tragédie humaine et œuvrer pour compléter sa merveilleuse mission consistant à intégrer en Israël tous les Juifs d’Ethiopie.

par Claire Dana-Picard

http://www.actu.co.il/2010/01/rivline-intercede-en-faveur-des-falashmouras/
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 13:50

D'avis qu'il ne sert de rien de se cacher derrière son petit doigt, lorsque ce qui devrait fonctionner reste en panne...


Relancer l'immigration d'Ethiopie

Par RUTH EGLASH, JPOST.FR
08.12.09

Le gouvernement israélien et l'Agence juive doivent immédiatement relancer le processus d'immigration éthiopienne et la communauté juive américaine se doit de le financer. C'est en quelques mots ce qu'a déclaré le député Shlomo Molla (Kadima). Il présidait la délégation qui s'est rendue en Ethiopie la semaine dernière et présentera ses conclusions lors d'une session spéciale de la Knesset, mardi.

Manifestation de Juifs éthiopiens.
Photo: DR , JPost

"La situation humanitaire à Gondar [village où les immigrants attendent leurs autorisations] est très difficile", a expliqué Molla au Jerusalem Post , lundi. "C'est la responsabilité d'Israël de reconnaitre à ces gens le droit à l'aliya, et c'est à l'Agence juive qu'il revient de les amener ici."


Le député a prévu d'envoyer son rapport aux Fédérations Juives d'Amérique du Nord et les appeler à mettre en œuvre une opération spéciale, similaire à l'opération Promesse de 2005, pour ramener en Israël les Juifs éthiopiens le plus rapidement possible. A ce jour, 8.700 falashas attendent toujours de pouvoir émigrer.


Abra Mulla, un immigrant éthiopien, vivant aujourd'hui à Lod, a confié au Jerusalem Post que sa sœur était toujours bloquée à Gondar, avec très peu - voire aucune - aide médicale ou humanitaire. "Je dois lui envoyer de l'argent tous les mois afin qu'elle survive. Depuis plus de cinq ans, je tente par tous les moyens de l'aider à faire son aliya. Chaque fois que je me rends au ministère de l'Intérieur, ils me répondent qu'ils ne peuvent pas m'aider", a-t-il ajouté. L'histoire de Mulla est partagée par beaucoup des 110.000 personnes qui composent la communauté éthiopienne.


Un porte-parole de l'Agence juive a déclaré que la session parlementaire de mardi devrait déterminer si, et quand, les organisations pourront retourner en Ethiopie afin de faciliter l'aliya. Molla ne s'est pas privé de critiquer les échecs de l'Agence dans l'exécution des politiques gouvernementales, référence à la décision de septembre 2008 censée permettre la continuation de l'immigration éthiopienne. "Le gouvernement israélien a agi. Mais au final, le responsable de cet échec est l'Agence juive."

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 12:19

UNE NOUVELLE GUERRE EN AFRIQUE, DU DEJA VU !

Celle du Darfour n'est pas la pire en Afrique, ni même au Soudan…

 

Par Jason MacLure

Newsweek du 08/10/09

Traduction Artus pour www.nuitdorient.com

 

Des cavaliers arabes trimballant des Kalashnikovs fournis par le gouvernement soudanais font irruption dans un village. Les femmes sont violées dans leurs cases. Les hommes fuyant vers la brousse sont abattus. Et les enfants sont emmenés sur la croupe des chevaux des pillards, alors que le bétail volé est rassemblé pour être vendu.

Cette scène est devenue trop familière pour ceux qui ont suivi le drame qui a envahi le Soudan occidental, au Darfour, pendant ces 6 dernières années. Mais là on n'est pas au Darfour vers les 2005, mais dans n'importe lequel des centaines de villages du Soudan méridional dans les années 80, ou en 1992, ou en 1997, ou en 2003, et selon toute vraisemblance en 2010 aussi!

Avant qu'on n'ait vu des culottes portant le slogan "Sauvez le Darfour, avant que George Clooney n'entreprenne ses missions de paix au Darfour, le Soudan était plongé dans une guerre encore plus longue et plus meurtrière entre le gouvernement islamiste de Khartoum et le Sud du pays animiste ou chrétien. La phase la plus récente de cette guerre, allant de 1983 à 2005, a entraîné la mort de plus de 2 millions de civils — six fois le nombre estimé de morts au Darfour, lors des 6 dernières années. Alors que l'attention des Etats-Unis est sollicitée ailleurs, aujourd'hui la guerre revient, et elle sera encore pire que ce qu'on a déjà vu.

Cette guerre qui menace d'éclater entre le gouvernement central et le sud, où se trouvent les réserves pétrolières, risque de s'étendre au-delà du Soudan, impliquant plusieurs pays et apportant encore plus de misère à des millions de gens, dans la partie la plus pauvre de la planète. Selon l'Onu, cette année déjà, plus de 2000 personnes ont trouvé la mort dans des combats interethniques au Soudan méridional, à un rythme dépassant celui du Darfour.

L'accord de paix de 2005 qui a mis fin à la dernière guerre est sur le point de sombrer, et les deux parties se réarment en vue du référendum, prévu en janvier 2011, qui décidera du sort de cette partie du Soudan. Mais le Nord a utilisé une série de tactiques dilatoires dans le but d'empêcher la consultation – situation qui mènera le Sud à déclarer son indépendance d'une façon unilatérale. Et si cela se produit, la guerre éclatera certainement.

Le responsable du groupe "anti-génocide", appelé "Le projet cela suffit!", auprès du Conseil national de Sécurité de l'administration américaine, John Prendergast dit: "Tous les signes pointent vers l'annulation du référendum et le retour à la guerre, et celle du Darfour paraîtra comme un pique nique à côté de celle-ci"

La paix entre le Soudan du Nord et celui du Sud a été fragile. En dehors d'une accalmie de 11 ans entre 1972 et 1983, les deux parties étaient en guerre quasi permanente depuis 1955 et 2005. Le conflit trouve sa racine dans la volonté du Sud de se séparer politiquement et économiquement de la domination de Khartoum, pour se débarrasser des raids esclavagistes et meurtriers des groupes Arabes du Nord qui ont pour but de contrôler les vastes ressources pétrolières du Sud.

En janvier 2005, les parties ont signé un pacte connu sous le nom de APG ou Accord de Paix Global (en anglais, Comprehensive Peace Agreement), après des années de pourparlers sous l'égide des Etats-Unis et de pays est-africains. L'accord avait deux objectifs:

- donner à Omar el Beshir et son Parti National du Congrès une façade de respectabilité pour convaincre la SPLA (armée de libération du peuple du Soudan) de l'intérêt de l'unité du pays. L'accord prévoyait des réformes et la création d'un gouvernement d'unité nationale pendant une durée de 6 ans, pendant laquelle les revenus pétroliers seraient équitablement partagés.

- à la fin de cette période probatoire, les citoyens du sud étaient autorisés à voter pour dire s'ils souhaitaient ou l'indépendance officielle ou l'unité du pays.

 

La 1ère partie de ce pacte s'est volatilisée tranquillement. Malgré que Khartoum ait interrompu les attaques contre le SPLM (bras politique de l'armée SPLA) et mis son chef Salva Klir comme vice-président du gouvernement d'unité nationale, rien n'a changé. Le parti d'Al Beshir mène la danse. Il suffit de rappeler la guerre sanglante menée au Darfour et la résistance du pouvoir au mandat d'arrêt international contre le président Al Beshir, pour crimes de guerre. Entre temps les détails du pacte de paix se sont progressivement estompés du fait de Khartoum. Les élections nationales prévues au début de cette année ont été différées, du fait de différents concernant le mode de recensement et d'inscription sur les listes électorales. De ce fait l'organisation du référendum de 2011 est compromise. Par ailleurs, le gouvernement central a refusé de changer une loi de sécurité nationale qui lui permet de détenir indéfiniment des opposants. De même, il refuse de libérer une presse enchaînée, menant le SPLM et les autres partis à menacer de boycotter les élections. Il est de plus en plus évident que Khartoum trompe le sud en détournant les revenus pétroliers, arme des milices ethniques rivales, fomente le chaos dans les zones méridionales…

Pour la 2ème partie du pacte, le référendum est menacé, Khartoum cherchant à le saboter ouvertement, en permettant aux méridionaux vivant dans le Nord de voter (ils voteraient pour l'unité), en imposant une majorité minimale de 75%, voire 90%, pour une sécession régionale. Khartoum demande aussi un partage à 50%/50% du pétrole du Sud, pendant 50 ans…, ce qui n'a aucun rapport avec la consultation.

Selon John Danforth, le sénateur américain qui a aidé à la conclusion du pacte de paix de 2005, Al Beshir a pu faire capoter la paix du fait que l'attention des Etats-Unis et de ses alliés africains était accaparée par le Darfour et un paquet d'autres conflits africains. Par ailleurs, le Soudan a coopéré avec les Etats-Unis contre le terrorisme, a fait des remises sur le prix du pétrole vendu à l'Ethiopie, pour paraître plus respectable vis-à-vis de ses partisans dans le Soudan méridional. Puis le SPLM n'a pas facilité les choses. Depuis que son chef, John Garang, est mort dans un accident d'hélicoptère, juste après la signature du pacte de 2005, le parti n'a jamais réussi à améliorer la situation sur le plan de l'éducation et de la santé, et même sur le plan de la sécurité, dans la région qu'il contrôle. L'armée de libération nationale transformée en organe de gouvernement a failli à sa mission, du fait de la corruption et de l'inefficacité, amenant Khartoum à

annoncer que le Sud deviendrait une nouvelle Somalie, si jamais il faisait sécession.

Mais pour être crédible, ce message aurait dû venir d'un état exemplaire, or on est loin de là. Vu l'échec des 2 pactes signés en 2006 avec l'Armée de Libération du Darfour (à l'ouest) et avec les rebelles de l'Est, "Tout le pays a cessé d'exister et est devenu un ramassis de pactes de paix" dit Mehane Tadesse, un analyste de l'Afrique Orientale, basé à Addis Abeba (Centre de Recherche politique et de Dialogue). "Les dirigeants de Khartoum savent parfaitement que les pactes signés ne pourront jamais être appliqués et ils savent comment geler et paralyser les processus, comme ils l'ont fait au Darfour et au Soudan oriental".

 

Cette stratégie est dangereuse pour les citoyens du Soudan, maintenant pris entre un gouvernement du Nord lourdement armé et cherchant à maintenir son contrôle et une armée rebelle en colère au Sud. Le prix du pétrole ces dernières années a gonflé les dépenses de défense des deux côtés. Khartoum a acheté des avions de combat, des engins blindés et au moins 28 hélicoptères d'attaque de Russie et de Biélorussie. Le Soudan du Sud n'a pas réussi à cacher que le bateau transportant des chars achetés en Ukraine avait été capturé par des pirates somaliens…

Amener Khartoum à accomplir ses obligations dans l'accord de 2005 est le seul moyen d'interrompre le processus de la guerre. Le président américain et son vice-président avaient adopté une attitude très stricte vis-à-vis du Soudan pendant leur campagne électorale. Aujourd'hui l'administration américaine mène "une offensive de charme" vis-à-vis de Khartoum, stratégie qui a provoqué des critiques cinglantes de la part de groupes défendant les droits de l'homme. Son envoyé, le Maj. Gen. J. Scott Gration retraité de l'Armée de l'Air pourrait peut-être réussir dans sa tentative de séduction, mais le temps presse et l'histoire nous a montré que Khartoum réagit plus aux bâtons qu'aux carottes. Dans le passé, la pression internationale avait réussi à lui faire changer de politique dans le commerce des esclaves, le bombardement de civils et la protection d'al Qaeda.

Aujourd'hui les analystes pensent que sans l'intervention de l'administration américaine et les pressions de pays riverains, la violence croîtra des deux côtés, alors que leurs milices sont abondamment armées. Cette spirale familière mènera à l'attaque de civils et sans doute à la propagation de la guerre au-delà du Soudan. "C'est la répétition en plus grave de Darfour 2002", selon Prenderga.

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 18:29

La Somalie deviendrait-elle le nouvel Afghanistan ?


Par : Gilles Raphel, pour http://lessakele.over-blog.fr

 http://www.geocities.com/~dagmawi/Zebenya/pics/Somalia_map.jpg

Tout porte à le croire. La Corne de l’Afrique est un nid d’islamistes, de pirates, de milices radicales armées, de combattants étrangers et de guerres sans fin. Dans cette région du continent africain, la Somalie supporte l’ensemble de ces désastres et les informations qui nous parviennent confirment l’aggravation actuelle de la situation.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991 et la chute par les armes du régime dictatorial de Syad Barré. Depuis, Al Queda avance ses pions dans ce pays en ruine.

http://www.nazret.com/gif/news/somali_protest2.jpg

Pour mémoire, en 1993, la milice Al-Itihaad Al-Islaami (liée à al Queda) abat deux hélicoptères et tue 18 soldats US, évènement connu sous la triste appellation "Black Hawk Down", elle commettra plusieurs attentats en Ethiopie voisine. En 2005 un rapport de l’ONU précise qu’elle dirige une quinzaine de camps d’entraînement au djihad. Peu après la milice islamiste d’origine égyptienne Al-Takfir Wal-Hijra développe sa branche somalienne, en particulier dans les villes de Mogadiscio et de Bosaaso. Elle dirige le camp d’entraînement terroriste islamiste de Raas Kaambooni. Ses liens ont été prouvés avec Al Qaeda et l’organisation d’Abou Moussab al Zarqaoui en Irak.

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Al Qaeda est toujours présente dans les attentats d’août 1998 contre les ambassades américaines du Kenya et de Tanzanie, encore en 2002 contre l’hôtel Paradise au Kenya, puis dans la tentative ratée d’attaque au missile sol-air d’un avion de ligne israélien décollant de Mombasa (Kenya).

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Depuis 2006, la milice islamiste Al Shabaab, liée à Al Qaeda, tente de prendre le pouvoir dans le pays. Elle y serait parvenue sans l’intervention armée de l’Ethiopie (2006 – janvier 2009) qui renversa le « gouvernement » des Tribunaux islamistes mis en place à Mogadiscio. A noter que, en juin 2006, Al Shabaab a expédié pas moins de 720 volontaires au Sud Liban pour soutenir le hezbollah lors de l’attaque défensive d’Israël.

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Depuis le 7 mai dernier, la milice Al Shabaab alliée au groupe Hizbul Islam tente à nouveau de faire tomber le gouvernement transitoire en place de Sheikh Sharif Ahmed. L’attaque de Mogadiscio est si violente que, pour la première fois, les forces africaines de maintien de la paix en Somalie (Amisom), dépêchées par l'Union africaine (UA) sous la couverture d'un mandat des Nations unies (ONU), ont dû intervenir dans l’affrontement. Il est prouvé que des combattants étrangers participent aux actions d’Al Shabaab, venant du Tchad, du Kenya, du Soudan, d’Erythrée mais aussi et surtout du Pakistan !

http://postedeveille.typepad.com/.a/6a01156fb0b420970c011570dd46e2970c-800wi

Le Président somalien a accusé Al Qaeda de soutenir, d’entraîner, de financer et d’armer les milices islamistes Al Shabbab et Hizbul Islam, le Président du Parlement somalien, Sheik Aden Mohamed Nur « Madobe » en appelle à ses voisins pour une intervention étrangère dans le pays (il semble que l’Ethiopie ait déployé un demi-millier de ses soldats en soutien). Le Président kenyan s’inquiète d’une possible attaque des Shabbab, lancée sur son territoire en direction de Nairobi. Hillary Clinton promet à la Somalie une aide de 40 tonnes d’armement et de munition, le Président Obama déclare en juin, à Accra, devant le Parlement Ghanéen : "Nous encourageons la vision d'une architecture régionale de sécurité qui soit forte et qui puisse produire une force transnationale efficace quand il le faut. L'Amérique a la responsabilité de favoriser cette vision, pas seulement par les mots, mais par un soutien qui renforce les capacités africaines. Quand on a un génocide en cours au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s'agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale, et ils réclament une réponse internationale".

 http://www.casafree.com/modules/xcgal/albums/userpics/10016/ad-handcuff-big.jpg

Pourquoi en sommes-nous de nouveau là avec Al Qaeda ?

La raison en est « simple », devant les attaques quotidiennes et meurtrières des drones américains au Sud de l’Afghanistan et à la frontière du Pakistan, Al Qaeda laisse progressivement cette guerre aux talibans et se retire dans une zone plus sûre. De plus l’ouverture d’un nouveau front serait bienvenue au moment où les troupes américaines et alliées quittent progressivement l’Irak et où la volonté politique est d’accentuer la pression armée sur l’Afghanistan.

Al Qaeda connait parfaitement la région, Ben Laden a vécu des années (1991-1993) au Soudan, elle est sur zone depuis 1990, des groupes terroristes ont fait allégeance à Al Qaeda dans l’ensemble du Sahel, de la Mer Rouge au Golfe de Guinée. L’accès à la mer des deux côtés du continent africain est une aubaine pour Al Qaeda, d’une part la voie ouverte sur le Moyen Orient et par là le Sud Caucase et l’Asie centrale, d’autre part, via l’océan Atlantique, la possibilité d’accroître le trafic de drogue et d’armement avec l’Amérique du Sud.

La question se pose donc aujourd’hui : la Somalie devient-elle l’Afghanistan, sera-t-elle talibanisée comme le fut l’Afghanistan en 1996 avec les résultats que l’on connait ? En pire, car la présence transcontinentale des terroristes liés à Al Qaeda n’en rend l’organisation que  plus forte et capable d’actions d’envergure jamais réalisées encore.

 http://warisboring.com/wp-content/uploads/2009/05/interception_des_pirates.jpg

Un mot final sur les liens entre la piraterie somalienne et Al Qaeda. Durant des années les experts se sont entendus pour afficher une absence de relations entre les prises de navires dans le golfe d’Aden et au large de la Somalie et la nébuleuse Al Qaeda, il semble que depuis deux années les choses aient évolué.

Somalie: le président dénonce l\'appel de ben Laden à le renverser

Agrandir

Oussama Ben Laden

Photo: AP

Nous avons noté ci-dessus l’intérêt pour Al Qaeda de posséder une puissance maritime ; en avril 2008, des sites islamistes, relais du message terroriste, ont publié un texte intitulé « Le terrorisme maritime, une nécessité stratégique ». Cela coïncide totalement avec l’accentuation des assauts et la témérité des pirates, nous ne sommes plus maintenant dans le brigandage …

De plus, Al Qaeda possèderait entre 15 et 23 navires, flottant sous pavillon yéménite, somalien ou du Tonga afin d’assurer en toute tranquillité son trafic d’armes, de drogues, ainsi que le transport de ses troupes.

Enfin, chasser les non-islamistes de la région est une volonté première d’Al Qaeda, sur terre comme sur mer actuellement, ainsi que couper les voies maritimes pétrolières et gazières.

 

Gilles Raphel

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/afp/dos1/photo_1239475649103-1-0_zoom.jpg

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:11
Dans une suite d'interrogations que nous menons, sur l'état des forces en présence dans la Corne de l'Afrique, comme ventre mou pour l'Occident et aire d'infiltration pour les outsiders à la politique américaine faisant assaut de faiblesse et de mains moites tendues à tous les artificiers de la planète, à commencer par l'Iran, les derniers joujous envoyés par la Chine à l'alliée de Téhéran, Khartoum (Achtung!). Il va de soi que ces étalages de puissance passent allègrement au-dessus de la tête des victimes darfouries des séides fondamentalistes soudanais, et bien entendu, exposent un large sourire triomphant à la face de l'ONU de Ban-Ki-Moon, notre petit rayon de lune humanitaire! Obama le rieur étant aux abonnés absents, plus occupé à réprimander la police américaine, traitée par lui de "raciste"... il laissera faire les vrais racistes sans broncher.

http://ifriqiya.hautetfort.com/archive/2009/07/14/sudan-s-rocket.html
Feu d'artifice pour le Soudan

ws2.jpgOn reste dans les LRM avec l'acquisition par les Soudanais d'un certain nombre de lance-roquettes multiples WS-2 auprès de la Chine, principal fournisseur militaire du pays. C'est d'ailleurs la première exportation de ce matériel à l'étranger. La vente a été confirmée officieusement même si les LRM ne sont pas encore apparus dans les défilés militaires d'aucun des deux pays.

La pièce d'artillerie a une portée de 200 km et les têtes des engins disposent de charges explosives de 200 kg. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté un embargo sur les armes dans la région ouest de la province du Darfour, mais le Soudan et la Chine contournent facilement cette interdiction.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 00:28

La situation de chaos en Somalie, qui monte en puissance depuis les années 90, devient, d'heure en heure, plus préoccupante. Les Shebabs y instaurent une sorte de qalifat de la Corne de l'Afrique, point stratégique aux confins de l'Afrique et du monde arabe en ébullition. Depuis des années, l'Iran y a ravitaillé les Jihadistes somaliens et érythréens encerclant Djibouti, de même qu'il faisait du Soudan son point-relais sur le continent africain...

Les islamistes somaliens attaquent les bureaux de l'ONU

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3212,50-1220886,0.htmlhttp://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3212,50-1220886,0.html
LEMONDE.FR Avec AFP | 20.07.09 | 15h15  •  Mis à jour le 20.07.09 | 16h05
http://www.opex360.com/images/somalie-2009-01.JPG

uelques heures après avoir annoncé interdire à trois organismes des Nations unies de travailler en Somalie, les islamistes radicaux somaliens, les shebab, ont attaqué leurs bureaux. Ils ont investi les locaux du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), du Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et du Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS) dans les villes de Baïdoa et de Wajid, au sud de la capitale Mogadiscio.

http://www.leparisien.fr/images/2009/05/25/525578_nai02-somalia-unrest-3.jpg

Pour les shebab, ces agences sont "des ennemis d'Allah et des musulmans", ont-ils déclaré dans un communiqué. "Ces agences étrangères qui opèrent actuellement en Somalie seront complètement fermées ", ont-ils annoncé dans un communiqué. "Ils ont confisqué du matériel dans les bureaux et ont dit aux membres du personnel de ne pas s'inquiéter et qu'ils ne leur feraient pas de mal", a rapporté sous couvert d'anonymat un responsable de l'ONU basé à Baïdoa, joint par téléphone par l'AFP.

Farouchement opposés au gouvernement de transition somalien, les shebab ("les jeunes" en arabe) contrôlent depuis plusieurs mois une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que du centre et sud du pays où ils ont commencé à appliquer une version très stricte de la charia (loi coranique). Les shebab accusent notamment ces organismes "de soutenir le gouvernement apostat (de Somalie) et d'entraîner les troupes gouvernementales".

Les Nations unies n'ont plus de personnel étranger basé en permanence en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. En revanche, des employés locaux de l'ONU travaillent dans différentes villes du pays, notamment pour la distribution de l'aide humanitaire à la population. Les personnels expatriés effectuent quant à eux régulièrement des missions dans le pays depuis le Kenya voisin.

Insurgés islamistes dans Mogadiscio (Somalie), le 22 juin 2009.

Insurgés islamistes dans Mogadiscio (Somalie), le 22 juin 2009. (© AFP Abdirashid Abdulle Abikar)

INFORMATIONS CONTRADICTOIRES SUR LES OTAGES

Dans la nuit de vendredi à samedi, trois humanitaires ont ainsi été enlevés par des miliciens somaliens dans le nord du Kenya et emmenés en Somalie par leurs ravisseurs. Les shebab détiennent aussi deux agents des services de renseignement français enlevés la semaine dernière dans leur hôtel à Mogadiscio par des hommes armés. Samedi, un haut responsable des shebab a affirmé que les deux hommes seront jugés pour "espionnage" par un tribunal islamique.

Le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a fait état lundi 20 juillet de "bruits terriblement contradictoires" à propos de ces agents. Il a refusé de confirmer ou de démentir l'existence de contacts avec les ravisseurs : "Permettez-moi de rester discret (...) Les contacts sont aussi nécessaires que multiples. Les bruits les plus divers circulent, auxquels il ne faut pas attacher beaucoup d'importance", a-t-il ajouté.

http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/340x453/2/03/04/63/ISLAM/Shebaab-spoker.jpg

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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