Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 10:40

 

 

  • Mohamed Merah : La grande MANIPULATION (...)

lundi 26 mars 2012, par Mohamed Merah, par islam, par Islamisme, par Djihad islamique, par Israël, par Juifs, par Gauche

Mohamed Merah : fruit vénéneux des terroristes du verbe !

Dès que la tuerie de l’école juive Ozar Hatorah perpétrée à Toulouse le 19 mars 2012 a fait sensation, l’émotion médiatique s’est déployée selon les normes de l’événement : pudeur choquée, compassion larmoyante, protestations de retenue…

Chaque personnalité politique s’est précipitée à la télévision pour dire qu’elle n’exploiterait pas le drame à des fins électorales. Beaucoup se sont empressés de procéder au remplacement du signe juif par son universalisation : « c’est la République qui est visée », « il faut lutter contre le racisme », « ce sont nos enfants qu’on assassine »…

Discours de l’occultation

Le corollaire de cette dépolitisation instantanée a été une rhétorique d’obscurcissement : les appels à « lutter contre les amalgames », à éviter « la stigmatisation de l’islam », à se méfier des « récupérations politiques » ou à ne pas céder à « des discours de haine » ont fait dériver le discours vers la prescription politique pour empêcher toute analyse factuelle.

Les deux cibles de Mohamed Merah ont pourtant valeur de discours et sont d’une redoutable clarté : des militaires parce que la France est, officiellement, en lutte contre l’islamisme et des Juifs parce que l’islam s’érige depuis son origine contre les Juifs.

Très rapidement, un discours d’excuse s’est mis en place. On a dit que la France était coupable de ne pas intégrer « ses » immigrés. L’excuse sociologique est une véritable insulte envers tous ceux qui, partageant les mêmes origines sociales et culturelles, ne deviennent ni islamistes, ni terroristes. Cette excuse retourne également la causalité, faisant de la France la responsable du jihad et des Talibans…

Aller chercher ailleurs que dans le jihad les causes du jihad ressemble fort à une technique de diversion rhétorique consistant d’emblée à exonérer l’islam du moindre rapport avec l’islamisme. C’est pourtant l’occasion de porter dans le débat public la place du religieux dans notre société, censément laïque mais où l’islam impose de manière grandissante ses propres problématiques. De fait, les débats sur le voile ou la nourriture halal n’ont pas leurs sources dans le catholicisme ou le judaïsme, qui se trouvent pourtant toujours enrôlés dans des comparaisons d’un œcuménisme douteux.

De tels encouragements à ne pas incriminer l’islam obscurcissent délibérément l’analyse. Il conviendrait donc de ne pas se demander pourquoi le fondamentalisme musulman assassine plus particulièrement des Juifs. Il faudrait — par « pudeur » et « dignité », ces mots-cachettes de la lâcheté électoraliste — ne tirer aucune conclusion politique face au terrorisme islamique et à la présence en France de militants prêts à passer à l’action armée.

Il faudrait au contraire dénoncer ceux qui dénoncent les progrès d’un islam revendicatif en France — les fauteurs de troubles seraient donc ceux qui luttent contre l’islamisme. Il faudrait ne pas faire de parallèle entre cette tuerie et les slogans que l’on entend depuis des mois et des années criant « mort aux Juifs » à chaque manifestation anti-israélienne.

Il faudrait détourner pudiquement le regard des rues et des mosquées où se développent les discours de guerre anti-Français et anti-Juifs.

Il faudrait également ne pas se demander pourquoi les représentants de l’islam, qu’on ne cesse de présenter comme « modérés », ne font pas de la lutte contre l’islamisme une priorité si cette assimilation leur est intolérable.

Il reste étonnant que l’UOIF — avec la permission de l’état français qui accorde des visas — invite des personnalités comme le Cheikh Yussuf Al-Qaradawi, qui est favorable au meurtre des homosexuels, à la violence contre les femmes et aux attentats contre les civils et qui admire la punition infligée par Hitler aux Juifs…

Il est également troublant de constater que personne ne rappelle à quel point le discours institutionnel du monde arabo-musulman, diffusé internationalement, est fondamentalement antisémite et anti-occidental.

Au lieu de cela, on passe en boucle une déclaration hypocrite du ministre de l’Autorité Palestinienne Salam Fayyad condamnant les assassinats de Montauban et Toulouse alors que l’AP ne cesse d’encourager au terrorisme…

La confusion Juif / Israélien

Je n’ai eu de cesse dans divers articles et dans un livre de décrire l’accumulation écœurante des représentations anti-israéliennes, la stigmatisation exagérée, illégitime et irrationnelle d’Israël. L’amalgame Juif / Israélien est une donnée permanente de ces discours.

A cet égard, l’antisionisme est un antisémitisme et n’a rien à voir avec une juste critique politique parce que, précisément, il se focalise sur le seul état juif de la planète avec une mauvaise foi perverse.

Les journalistes, politiciens et intellectuels aveuglement pro-palestiniens, en tant que cautions morales pseudo-humanistes du terrorisme, sont coupables d’incitation à la haine. On est bien forcé de constater que ceux qui ont répandu si complaisamment leurs diatribes anti-israéliennes mensongères sont moralement responsables de la diffusion d’une haine anti-juive qui s’est concrétisée par le meurtre.

La désinformation anti-israélienne épouse depuis des années la phraséologie jihadiste qui ne fait aucune différence entre Juifs et Israéliens et considère l’ensemble d’Israël comme un objectif de conquête. C’est ce qu’a résumé Mohamed Merah dans son appel téléphonique à France 24 : « Les juifs ont tué nos frères et nos sœurs en Palestine ».

Cette revendication est l’exact pendant de l’indignation de Stéphane Hessel et son élégiaque incantation s’attendrissant devant les « enfants innombrables et rieurs » de Gaza, le pendant des attaques disproportionnées de Catherine Ashton qui a immédiatement fait un parallèle victimaire entre Toulouse et Gaza…

La désinformation et le retournement causal

Mohamed Merah n’est pas un déséquilibré, c’est un terroriste, quelqu’un capable de tuer des enfants pour des raisons idéologiques.

Or, ses justifications idéologiques sont celles que l’on retrouve dans de nombreux reportages télévisés (comme l’emblématique « Un état palestinien est-il encore possible ? », dans Un oeil sur la Planète ), dans les prises de positions politiques (le rapport totalement biaisé remis par M. Glavany sur un prétendu apartheid de l’eau qui serait pratiqué par Israël ), dans les appels au boycott de Stéphane Hessel…

Cet environnement de désinformation permanente s’est illustré récemment, avec un tweet accusant Israël d’avoir tué une fillette le 11 mars : la photo qui l’illustrait concernait en fait un accident de voiture datant de 2006. La personne qui a propagé cette fausse information — reprise et diffusée par les agences de presse sans contrôle — était employée par l’ONU comme « coordinatrice de l’information et des médias dans les Territoires palestiniens occupés », ce qui laisse sans voix. Le 14 mars, Adham Abu Salmi, porte-parole du ministère de la Santé de Gaza, propage une information (obligeamment diffusée par l’Associated Press) accusant un tir israélien d’avoir tué un enfant de 8 ans, Barka al-Mugrahbi. Or, il n’y a eu aucune frappe israélienne dans la région : l’enfant est en réalité décédé suite à des tirs palestiniens lors de funérailles. Ce flot incessant de fausses informations, dont le démenti ne reçoit jamais le même écho — ce qui en soit est la preuve d’une stratégie de diffusion de mensonges et ne paraît pas rendre les journalistes plus prudents tant ils semblent pressés de porter crédit aux fausses nouvelles — conditionne à la haine d’Israël et, par assimilation, à la haine des Juifs.

Les accusations frénétiquement unilatérales envers Israël — qui créent de toutes pièces des massacres de Palestiniens imaginaires (Gaza, Jénine…), qui recyclent mécaniquement leurs formules fallacieuses (« Gaza, prison à ciel ouvert »…), qui pointent la moindre construction de maison juive comme une violence assassinant tout un peuple — ont construit un monumental retournement de la causalité pour faire d’Israël l’origine du Mal.

On ne manque pas d’entendre, sous diverses formes plus ou moins diplomatiques, que c’est la politique d’Israël qui est la cause de tout. Par quel raccourci idéologique peut-on tenir Israël pour responsable de l’existence du jihad ? Le jihad, inscrit dans les textes fondateurs de l’islam, est justement la haine de l’Infidèle. Trouver une justification politique à cette haine est simplement monstrueux. Les militaires français luttant contre les Talibans en Afghanistan ont été les premiers visés : sera-ce encore la faute d’Israël ?

Hypocrisie et manichéisme

A vrai dire, le choc n’a saisi les médias que dans la mesure où les meurtres ont eu lieu en France. Ces assassinats, quand ils ont lieu en Israël ou dans les « territoires », sont toujours excusés par ces mêmes journalistes larmoyants et accusant les enfants de 3 mois d’être des colons.

La saturation de termes péjoratifs (« colonisation », « apartheid »…) qui sont sans rapport avec la situation politique réelle, la présentation systématiquement négatives des actes de défense d’Israël, les appels au boycott et le martellement médiatique ont abouti dans les consciences a une équivalence entre Israël et le Mal.

Parallèlement s’est développé une intense activité de légitimation du terrorisme islamique. Choisissant de ne pas voir que les civils tués à Gaza l’étaient parce qu’ils servaient de boucliers humains aux combattants du jihad occupés à lancer des roquettes sur les villes israéliennes, certains politiciens d’extrême-gauche et certains militants européens portant fièrement le keffieh des terroristes ont tenté d’imposer des réflexes intellectuels anti-israéliens. J’ai déjà décrit comment excuser le terrorisme pour de pseudo-raisons politiques revenait à délivrer un permis de tuer des Juifs. Mohamed Merah a démontré par ses actes ce mécanisme et cette équivalence profonde dans certaines consciences entre Juifs et Israéliens, entre civils et militaires.

Pourquoi s’étonner et se scandaliser aujourd’hui que l’on tue des enfants ?

Personne n’a eu la moindre compassion pour les enfants de la famille Fogel égorgés à Itamar l’an passé. Au contraire, les médias et les intellectuels d’extrême-gauche passent leur temps à trouver des excuses idéologiques à tous ces assassins. Certains vont même jusqu’à diffuser de faux reportages montrant des enfants palestiniens assassinés, incitant ainsi à pratiquer une loi du Talion dépravée et sanguinaire.

Pourquoi les médias ne montrent-ils pas les enfants soldats enrôlés par la cause palestinienne et qui brandissent des armes en promettant avec obéissance de tuer du Juif ?

Pourquoi diffuse-t-on plutôt des reportages, plus ou moins bidonnés, sur la souffrance palestinienne, sans voir que ces territoires sont gangrenés par l’antisémitisme le plus sauvage, le jihad, la corruption ?

Les politiciens qui représentent ces opinions et soutiennent volontiers les mouvements terroristes sur le sol d’Israël, ne voient aucune contradiction entre leurs larmes médiatiques et l’agressivité anti-juive qu’ils propagent sans cesse.

Certains auraient même préféré — et ils l’ont dit ! — que le coupable fût un néo-nazi. Outre que le terrorisme néo-nazi est quasiment inexistant, contrairement au terrorisme jihadiste omniprésent sur la planète, ce réflexe trahit la volonté d’adhésion à une vision du monde simpliste et polarisée, au manichéisme figé, où le Mal est toujours le même et reste identifiable à un pôle idéologique honni.

Cela signifie que certains sont prêts à nier l’importance du jihadisme pour que la réalité corresponde à leurs désirs politiques. Par convenance idéologique, ils auront donc l’hypocrisie systématique de minorer l’antisémitisme d’origine musulmane.

Ceux qui tiennent des discours de mauvaise foi — masquant bien mal leurs intérêts idéologiques — réécriront l’histoire comme ils ont l’habitude de le faire.

De fait, ce sont les beaux discours qui rendent possible l’embrigadement des naïfs. Mohamed Merah avait sans doute été recruté par de beaux parleurs. Car en matière d’horreur guerrière et religieuse, tout commence toujours par la séduction des mots.

L’électoralisme n’est pas sans lâcheté

par Jean Szlamowicz,

Linguiste, traducteur et maître de conférences à l’Université de Paris-Sorbonne, Jean Szlamowicz est l’auteur de Détrompez-vous ! Les étranges indignations de Stéphane Hessel décryptées (Editions Intervalles).

1 - Sur France 2, le 3 octobre 2011. On pense aussi au célèbre reportage accusant Israël du prétendu meurtre de Mohamed Al-Dura, devenu l’emblème du blood libel et dont les images ont servi d’appel à la violence anti-israélienne dans l’ensemble du monde arabe.

2 - Certains membres de cette mission d’information parlementaire sur la géopolitique de l’eau se sont désolidarisés du contenu de ce rapport. On pourra lire le communiqué de Jean-Pierre Bensimon pour Alliance France-Israël (« 6ème forum mondial de l’eau le 12 mars 2012 relever le défi de l’eau au Proche-Orient développement durable et coopération, oui ; victimisation et réquisitoires, non ! »). Lire aussi : « Gestion israélienne de l’eau : une réponse aux falsificateurs » (Un autre regard sur le Proche-Orient N° 5 Janvier 2012, Alliance France-Israël), adapté de l’intervention de l’hydrologue Haim Gvirtzman (The Israeli-Palestinian Water Conflict : An Israeli Perspective, Janvier 2012). On lira aussi la réponse de Tsahal sur son blog (« “La Géopolitique de l’Eau” : L’armée israélienne dénonce le rapport diffamatoire de l’Assemblée Nationale »).

Partager cet article
Repost0
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 09:56

 

Al-Dura-Fraud

Intox

mohamed-merah-tueur-denfants-2 (Copier)

Info

 

 

Conf 3 avril - 84 Roquette - Paris 11 (Copier)

Chers amis,

 

Je serai à Rome à partir de ce mercredi 28 mars afin d’y poursuivre ma campagne électorale.
Samedi soir, je serai au dîner de Gala de Milan Accueil.

 

Les circonstances dramatiques créées par le massacre de Toulouse ont replacé l’Affaire al Dura au cœur de l’actualité compte tenu des revendications du tueur, et des propos entendus dans les médias, notamment ceux prononcés sur Canal + :
- Goldnadel face à un slameur qui invoque al Dura.
Pour sa part, Richard Prasquier, invité au 20h de TF1, a tenté de faire prendre conscience aux journalistes de leurs responsabilités en rappelant l’Affaire al Dura. Pour voir l’extrait, cliquez ici.

En conséquence, dès la semaine prochaine, le mardi 3 avril à 20h30 à Paris, je donnerai une conférence intitulée :
- « De l'affaire Al Dura à l'attentat de Toulouse : l’incitation à la haine des médias français ». Voir détails dans la pièce jointe.
Des invités surprise devraient assister à cette soirée exceptionnelle.

A la suite de la tragédie de Toulouse, de nombreux textes importants ont été écrits.
Je vous en propose une sélection non exhaustive :
- « La dénonciation de crimes imaginaires entraîne la perpétration de crimes réels » – Philippe Karsenty
-
Lettre de Richard Prasquier à Nicolas Sarkozy, président de la République
(publiée dans Le Figaro)
-
De Mohamed Al Dura à Mohamed Merah : 11 ans de silence de l’UEJF (Henri Biezin sur Dreuz.info)
-
J’accuse ! – Par Elie Levy
- La recherche de la vérité pour l’affaire Al-Dura est un devoir national !
(Libres propos d’un Chrétien ordinaire)
- Le coupable n'est pas celui qui était souhaité (Brice Couturier sur France Culture)
-
Mohamed Mehra élevé à l’antisémitisme (Victor Perez)
- Column One: Mohamed Merah – Man of the West Caroline Glick dans le JPost
-
Tuerie de Toulouse : Pasteur avait tort, la génération spontanée existe ! (Yosef Kutner)
-
La rage au coeur, Olivier Ypsilantis


Visitez mon site de campagne: www.KARSENTY2012.com

Philippe Karsenty    

Partager cet article
Repost0
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:16

Cher amis

 

Je vous invite à écouter le fichier joint dans lequel on entend le prsident du CRIF, Richard Prasquier, courageusement évoquer l’Affaire al Dura au 20h de TF1 d’hier soir.
Laurence Ferrari refusera de le laisser continuer.  R. Prasquier au 20h de TF1 le 21 mars 2012 R. Prasquier au 20h de TF1 le 21 mars 2012

 

Voici l’interview publiée hier par Dreuz.info dans laquelle j’exprime mon analyse de la tragédie de Toulouse.

Filed under: France,Géopolitique,Islam,Israël,Les dossiers,Politique Française |

485648 10150613095483037 1610988946 n 500x324 « La dénonciation de crimes imaginaires entraîne la perpétration de crimes réels » Philippe Karsenty

 

 

 

Philippe Karsenty est de retour d’un voyage en Israël. Nous avions prévu de l’interroger sur les enseignements qu’il tire de ce voyage et sur l’action qu’il compte mener en faveur des Français de l’étranger s’il est élu député en juin. Mais l’actualité nous oblige à reporter cet entretien, et à consacrer la présente interview à la nouvelle qui vient d’être révélée ce mercredi.

L’identité du terroriste de Toulouse et de Montauban est à présent connue : il s’agit d’un jihadiste d’Al-Qaïda, citoyen français d’origine algérienne, qui prétend avoir agi, d’une part, pour « venger les enfants palestiniens », d’autre part en représailles à l’intervention française en Afghanistan.

 

Dreuz.info : Philippe Karsenty, quelle est votre réaction à l’annonce de l’identification de l’assassin des enfants juifs et des militaires français ?

 

Philippe Karsenty : Nous voyons clairement les conséquences de la désinformation permanente dont Israël est l’objet, et dont l’affaire Al-Dura constitue le symbole et la clé de voûte. L’incitation à la haine anti-israélienne et antijuive dans les médias français, que je dénonce depuis dix ans, a connu son dénouement : l’assassinat d’enfants juifs français. On ne peut dénoncer des crimes imaginaires sans prendre le risque que soient perpétrés, à titre de prétendue vengeance, des crimes réels. La fausse accusation, à l’encontre d’Israël, de meurtres d’enfants, incite à la haine, et la haine amène au meurtre. Les propos mêmes du terroriste, indiquant avoir voulu « venger les enfants palestiniens » est une démonstration éclatante de la terrible influence de la désinformation dont Israël est l’objet. La question qui se pose à présent est : jusqu’à quand va-t-on laisser cette propagande mortifère prospérer ?

 

Dreuz.info : Estimez-vous que la profession journalistique française, par son traitement de l’actualité israélienne, possède une part de responsabilité dans l’attentat de Toulouse ?

 

Ph. K. – Les médias français ont contribué, pour nombre d’entre eux, par un traitement partiel et partial de l’actualité israélienne, à exciter la haine anti-israélienne et la haine antisémite. A quoi l’assassinat d’enfants fait-il référence ? Quel en est le plus obscène symbole, si ce n’est l’affaire Al-Dura ? Il y a une responsabilité collective des médias d’Etat français, qui ont toujours refusé de dire la vérité sur cette affaire. Je les appelle aujourd’hui à faire un examen de conscience, et à admettre enfin l’évidence. J’espère que le président du CRIF, Richard Prasquier, qui a accompagné le président de la République à Toulouse, lui a parlé de l’affaire, ou qu’il lui en parlera, afin de lui demander que la vérité soit enfin établie. « Il faut un grand déballage ».

 

Dreuz.info : Comment mettre fin, selon vous, à cette désinformation mortelle ?

 

Ph. K. – Il ne suffit pas de décréter une minute de silence. Ce dont nos compatriotes ont besoin, c’est de trois cent soixante-cinq jours de vérité par an dans les médias, un mea culpa de la part de nos journalistes, et un véritable rapport d’une commission indépendante sur le traitement de l’information proche-orientale. Il faut un grand déballage ; examiner méthodiquement comment on a pu fabriquer un mensonge pareil. Le carnage de lundi, c’est l’implacable démonstration de tout ce que nous avions compris et démontré, Pierre-André Taguieff, Clément Weill-Raynal et moi-même. La boucle est bouclée. L’attentat de Toulouse est l’aboutissement de l’affaire Al-Dura. La mise en scène du meurtre du petit Mohamed portait en germe le meurtre des petits Arié, Gabriel et Myriam. La violence antisémite invoque toujours un sentiment de vengeance contre les crimes mensongèrement imputés au peuple juif. Au Moyen Âge, on excitait les foules chrétiennes au massacre des Juifs, accusés d’égorger des enfants chrétiens pour pétrir les pains azymes avec leur sang. Cette accusation de crime rituel se répète au 21ème siècle, avec l’Etat d’Israël dans le rôle du Juif. Aujourd’hui, ou bien on fera face à un négationnisme pur et simple des médias et des politiques pour escamoter leur responsabilité, ou bien on reconnaîtra la vérité et l’on changera le traitement de l’information. La solution réside dans la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Elle consiste d’abord à rectifier le mensonge originel, le mensonge Al-Dura.

 

« Le président veut-il résoudre le problème ou faire de la communication ? »

 

Dreuz.info : Quel message voulez-vous adresser à l’exécutif ?

 

Ph. K. – J’ai récemment déclaré que, malgré tout ce qui me sépare de Nicolas Sarkozy, j’envisageais de voter pour lui, car je ne vois pas de meilleure alternative parmi les candidats déclarés à l’élection présidentielle. Malheureusement, les circonstances amènent aujourd’hui le président de la République à être confronté aux résultats de l’irresponsabilité de sa politique étrangère et médiatique. Il a l’occasion de reconnaître, une fois pour toutes, que l’antisémitisme est provoqué par la propagande des médias. S’il ne le fait pas, ce sera le signe de son désintérêt à l’égard du problème, et ses déclarations présentes se résumeront à de la communication. La question est de savoir s’il veut résoudre le problème ou se contenter de communiquer. S’il veut résoudre le problème, il doit s’attaquer à la racine, et la racine du mal, c’est la propagande. S’il ne le fait pas, il n’est pas crédible.

 

Dreuz.info : Que vous inspirent les déclarations du haut représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères, Mme Catherine Ashton ?

 

Ph. K. - On voit bien le relativisme se mettre en place immédiatement, avec ceux qui, comme Catherine Ashton, comparent Arié, Gabriel et Myriam aux enfants de Gaza. Au moment même où nous déplorons les victimes de la propagande antisioniste/antisémite, on alimente celle-ci de nouveau pour relativiser la portée du drame. Mais il y a un autre message que j’aimerais adresser au chef de l’Etat et au gouvernement, au sujet de l’attentat contre nos soldats à Montauban. Le parallélisme entre les deux attentats est criant. On vise l’armée française d’un côté, les Juifs de l’autre. Les cibles visées par le terroriste illustrent bien quels sont les ennemis du totalitarisme en marche. A contrario, cela nous enseigne à quel point est grande la communauté d’intérêts entre la France, d’une part, le monde juif et Israël, d’autre part, qui font face à une même menace. Cela fait près de douze ans que notre diplomatie et nos médias croient pouvoir se concilier les grâces de l’islamisme en diffamant Israël ; on s’aperçoit aujourd’hui que toute la France est visée par les djihadistes, comme l’est Israël. La France et Israël sont alliés. Il serait temps de s’en souvenir et d’agir conformément à cette vérité.

 

Propos recueillis par Sandro Thomassin

© Dreuz.info

 

Philippe Karsenty    

Partager cet article
Repost0
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:59

 

Al-Dura-Fraud

 

pk-sarkozy1 thumb (Copier)

Le point de non-retour est, désormais, atteint. 

 

 

Claude Guéant a déclaré que l’assassin de Toulouse a affirmé « vouloir venger les enfants palestiniens ».


Le parallèle que je faisais hier avec l’Affaire al Dura est confirmé.
J’espère que ceux qui se sont compromis dans la protection du mensonge de France 2 auront la décence de se taire.


Je pense avant tout aux dirigeants successifs de France Télévisions, mais aussi aux journalistes qui ont signé la pétition de la honte du Nouvel Observateur.


Je pense aussi aux femmes et aux hommes politiques qui ont protégé leur ami Charles Enderlin pendant toutes ces années, et qui lui ont fait la remettre la Légion du déshonneur.


J’espère que ceux qui rencontreront les complices du mensonge, en campagne à Tel-Aviv ou ailleurs, sauront leur rappeler leur responsabilité dans le drame de Toulouse.  

 

Chers amis,

 

Vous avez été très nombreux à venir à ma rencontre lors de mon récent séjour en Israël. Je vous en remercie et je peux déjà vous dire que je serai de retour en Israël entre le 15 et le 25 avril.

J’ai, comme certains d’entre vous, observé les attaques de certains candidats et j’ai lu les fausses informations diffusées intentionnellement par certains médias.

Je ne répondrai pas aux attaques personnelles mais j’ai demandé aux médias menteurs de publier mes droits de réponse.

 

A la suite du massacre de Toulouse, j’ai publié ceci hier :

- « J’accuse les gouvernements français successifs d’avoir laissé se répandre, ces dix dernières années, des sentiments de haine anti-juifs et anti-israéliens. »

 

Cela fait 10 ans que je me bats, jour après jour, contre la propagande des médias qui incitent à la haine contre Israël et les Juifs. Le résultat est là, sous nos yeux maintenant.
J'ai refusé d'aller me montrer sur les plateaux de TV français pour éviter de participer à la récupération électorale qui s’opère devant nous.
La seule invitation que j’ai acceptée est celle d’une télévision nord-américaine. Cette apparition médiatique n’interfère pas sur la campagne car je ne serai vu qu’au Canada et aux USA, afin d’y expliquer la situation française.
Je laisse le terrain électoral aux autres et donc, je perds certainement des points, mais je me refuse d’utiliser ce drame à des fins politiciennes.

 

Aujourd’hui, j’ai publié ce court commentaire :

- Philippe Karsenty : « Les cerveaux des assassins sont conditionnés par certains médias français. » (le texte se trouve in extenso au bas de ce message)

 

Je souhaite avoir l’occasion de revenir vers vous dans des occasions moins tragiques.

 

Philippe Karsenty


Philippe Karsenty : « Les cerveaux des assassins sont conditionnés par certains médias français. »

 

Après avoir été critiquée de tout part, Catherine Ashton a nié avoir fait un parallèle entre le massacre de Toulouse et ce qui se passe à Gaza.

Moi, je fais le parallèle entre la propagande antisémite qui arme les assassins de Juifs, qu’ils frappent à Toulouse, à Ashdod ou à Jérusalem et les attaques disproportionnées venant de la plupart des politiques français et européens contre la politique de défense de l’Etat d’Israël.

C’est la propagande distillée par des medias comme France 2 qui endoctrine les cerveaux des assassins. Ce sont les condamnations politiques d’Israël qui leur donnent le blanc-seing pour tuer du Juif, à Toulouse, à Ashkelon ou ailleurs.

Alors, plutôt qu’une minute de silence ridicule et électoraliste, je demande 365 jours de retenue médiatique pour éviter d’inciter à la haine.

L’incitation à la haine raciale provoque la haine. La haine provoque la mort.

Récompenser les falsificateurs tels que Charles Enderlin, comme l’a fait Nicolas Sarkozy en lui faisant remettre la Légion d’honneur est un acte irresponsable.

Le jour où la classe politique française souhaitera arrêter l’antisémitisme en France, il lui suffira d’arrêter les robinets de haine déversés par la télévision publique française.
Philippe Karsenty – JSSNews

Partager cet article
Repost0
12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 10:52

 

C'est si peu de dire que le clan laïc intégriste se "communautarise" et s'isole par des prises à parti fondée sur la méconnaissance des circuits et des procédures, tout à l'écho que certaine cybergazette entend donner aux thèses du Front National... 


Analyse librement reproductible si accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.com/2012/03/riposte-laique-se-fache.html

Lire l’Interview de Philippe Karsenty dans Yediot Aharonot (en hébreu)

 

Ma photo

Victor PEREZ

Riposte Laïque se fâche

Suite à l’article intitulé Quand Riposte Laïque se fourvoie (1) concernant un papier écrit par Philippe Landeux (2) où le Judaïsme a servi, une fois de plus, de feuille de vigne dédouanant une dénonciation des abus de l’Islam, Riposte Laïque (RL), par la plume de Pascal Hilout, me répond par un article intitulé « Victor Perez : tellement étourdi qu’il défend mal l’abattage rituel » (3). Un texte où le mépris, pour ce que je suis sensé représenter, règne, mais aussi totalement hors sujet affirmant que j’ai défendu la cacherout alors que ma dénonciation portait précisément sur les travers de la pensée de Philippe Landeux, soutirée de sa diatribe. Une pensée où, selon mon avis non démenti par leur réponse, l’on « apprend que le Juif se ‘’ghettoïse’’, est ‘’ennemi’’ de la République car demeurant juif, se fait financer son culte subrepticement et se bat pour empêcher toute modification de l’usage courant pour pouvoir continuer à ‘’tromper et voler’’ ses concitoyens ! ».

Comme chacun peut le constater, un mien combat tourné, à n‘en pas douter, vers la défense du rite juif !

Il est donc inutile de répliquer sauf pour répondre à sa question : « Par ailleurs, vous jouez à l’humoriste lorsque vous osez écrire : ‘’En revanche, ils ont le plaisir de manger une viande d’un animal qui a été contrôlé sur le plan sanitaire comme saine car toute bête malade ou ayant une telle apparence est rejetée par le rabbinat’’. Ben voyons ! Vous avez bien dit rejetée ? Précisez donc votre pensée ! Rejetée à la poubelle au frais du rabbinat ou bien écoulée sur le marché de dupes que nous sommes ? »

Outre que cette question insulte l’intellect, chacun, mais pas Pascal Hilout, aura compris que le rabbinat ne s’occupe que du rite. Les bêtes appartiennent à l’éleveur ou au boucher et si, malgré les contrôles sanitaires, la bête n’est pas jugée sur pied totalement saine, et donc casher, elle sera refusée, rejetée et se retrouvera dans le circuit de distribution dans lequel ce dirigeant de Riposte Laïque se ravitaille. Une bête qui sera étourdie puis tuée par les experts du rite athée dont il se réclame, cela va de soi ! Le Judaïsme n’a pas comme prétention de lui interdire ses coutumes. C’est là que se trouve la différence avec l’athéisme forcené de RL.

Faut-il, malgré tout, lui souhaiter bon appétit ?

Ne se suffisant pas, apparemment, de cette pauvre réplique hors sujet, Cyrano -autre dirigeant de Riposte Laïque- diffuse un autre droit de réponse intitulé : « Réponse à un lecteur juif qui reproche à RL de se fourvoyer sur le casher » (4).

Que vient donc faire dans le titre ma qualité de « juif » ? Où ais-je écris que RL « se fourvoie sur le casher » ? Les mots n’ont-ils plus aucune importance ?

Si dans son texte Cyrano assure que son « journal n’a jamais renvoyé dos-à-dos l’influence de la religion musulmane et celle de la religion juive dans la société française » ainsi que d’autres ‘’gentillesses’’, il n’en reste pas moins qu’est largement justifié l’article de Philippe Landeux. Outre l’idiotie réaffirmée d’une ‘’ghettoïsation’’ de la communauté juive par sa volonté de respecter ses rites et coutumes (qui ne sont imposées à personne), pas un mot n’est dit pour blâmer les accusations mensongères d’un financement du culte juif par une taxe cachée, dérobée, ni sur celle où la communauté juive se bat pour continuer ses ‘’tromperies’’ et ses ‘’profits’’ envers les concitoyens de confessions différentes.

Des charges que quiconque sera bien en mal de démontrer et qui ne dérange, apparemment pas, les dirigeants de RL. Le texte de Philippe Landeux restera donc pour Cyrano « un texte qui permet d’approfondir des questions de société, autour de la laïcité » (sic) et pour moi un article de trop dans ce combat.

Victor PEREZ ©

Liens :

(1) : http://victor-perez.blogspot.com/2012/03/quand-riposte-laique-se-fourvoie.html

(2) : http://ripostelaique.com/halal-casher-les-choses-sont-simples.html

(3) : http://ripostelaique.com/victor-perez-tellement-etourdi-qu-il-defend-mal-l-abattage-rituel.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=

Feed%3A+ripostelaique%2FznSM+%28Riposte+Laique%29

(4) : http://ripostelaique.com/reponse-a-un-lecteur-juif-qui-reproche-a-rl-de-se-fourvoyer-sur-le-casher.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+

ripostelaique%2FznSM+%28Riposte+Laique%29

Partager cet article
Repost0
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:49
Interview de Philippe Karsenty dans Yediot Aharonot

via :  http://victor-perez.blogspot.com/2012/03/interview-de-philippe-karsenty-dans.html 

 

Entretien sur l’Affaire A-Dura dans le quotidien israélien où l’on apprend, entre d'autres choses, que Philippe Karsenty prépare une grande surprise lors du procès à venir, qu’il ne regrette pas d’avoir été entraîné dans cette histoire, qu’il n’attend rien des urnes se trouvant àRamallah et que les médias français redoutent de nouvelles affaires et, donc, de nouveaux Karsenty.




Cliquez sur les images pour les agrandir.
Partager cet article
Repost0
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:51

Publié sur Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (http://www.crif.org)

Accueil > Reportage à Netzarim, quelle vérité?


Le 30 septembre 2000 la voix solennelle de Charles Enderlin, commentant un reportage filmé au carrefour de Netzarim, dans l'enclave de Gaza, déclarait, images à l'appui, que l'enfant et l'adulte qui tentaient de se protéger devant un mur avaient été, le premier, tué, et le second, le père, gravement blessé, par des tirs venus des positions israéliennes. Le reportage, distribué gratuitement, a fait le tour du monde et a eu un impact extraordinaire. On ne compte pas les timbres, les rues et les places du nom de Mohammed al-Durah dans le monde musulman. Israël en a jusqu'à aujourd'hui été stigmatisé comme un tueur d'enfants, avec des allusions au juif éternel, meurtrier de Jésus et amateur de crimes rituels. Daniel Pearl a été égorgé devant la photo de l'enfant martyr.


Peu à peu des incohérences sont apparues: 45 minutes de fusillade pour abattre deux civils désarmés et immobiles? Si peu d'impacts de balles sur le mur? Pas une trace de sang sur le corps des victimes? Et pourquoi ces mouvements surprenants chez l'enfant? Bien des questions se posèrent à la lecture soigneuse des images. Charles Enderlin, qui était à Jérusalem et non pas à Netzarim le jour des faits, faisait toute confiance à son cameraman, mais celui-ci variait continuellement d'explications. France 2 possédait les rushs de toute la scène, mais Enderlin prétendait qu'il ne les avait pas tous diffusés parce que l'agonie de l'enfant était «insupportable à regarder». Face à la polémique naissante, trois journalistes, MM. Jeambar, Rosenzweig et Leconte purent cependant voir ces rushs et vérifier qu'il s'agissait de séquences de mises en scène typiques et qu'aucune agonie de l'enfant n'avait été filmée. «Vérité du contexte», soutint Charles Enderlin. Autrement dit, mensonge factuel. C'est alors que Philippe Karsenty patron d'un site Internet dénonça une supercherie, qui lui valut une plainte en diffamation de la part de France 2 et de Charles Enderlin.

 

Nous étions alors en novembre 2004. Premier procès perdu par Karsenty en octobre 2006, puis procès en appel. France 2 ne voulant pas montrer ces rushs qui discréditaient le témoignage de son journaliste, la cour d'appel ordonna (octobre 2007) qu'ils lui soient communiqués. Grâce à ces rushs, elle jugea dans un arrêt très documenté, que Karsenty avait eu des raisons d'émettre ses critiques. Ses adversaires furent donc déboutés. Nous étions en mai 2008. Encore un long intervalle de trois ans et demi, jusqu'à la décision récente de la Cour de cassation le 28 février 2012, cassant, contre l'avis de son avocat général, situation pour le moins inhabituelle, l'arrêt relaxant Philippe Karsenty. Retour à la case départ: il faudra un nouveau procès d'appel. Encore des années de procédure.

 

La Cour de cassation a fait valoir qu'en matière de diffamation, c'est à celui qui est accusé d'avoir diffamé d'apporter les éléments justifiant sa bonne foi: la cour d'appel n'avait pas à se substituer à lui en obligeant France 2 à fournir les rushs. La décision de la Cour avalise donc dans les faits une situation scandaleuse, celle de la rétention d'informations susceptibles d'aider à la vérité d'un reportage. Pourtant, sur le plan moral et professionnel, c'était bien à la chaîne d'information publique d'apporter spontanément les éléments susceptibles de mieux comprendre ce qui s'était passé au carrefour de Netzarim. Elle a préféré l'obstruction. La Cour la justifie en droit. Ce n'est qu'une victoire à la Pyrrhus.

 

L'expression du doute sur l'affaire al-Durah, argumenté par exemple par le film remarquable de la cinéaste allemande Esther Schapira (2009, jamais présenté en France), et par le livre de Pierre-André Taguieff sur La Nouvelle propagande antijuive, a toujours été bloquée dans notre pays par des réactions partisanes. Le CRIF a toujours recherché le meilleur moyen pour faire émerger la vérité sur une affaire emblématique à de nombreux titres. Nous continuons à demander que toute la vérité soit faite, en faisant travailler ensemble un petit groupe d'experts techniques indépendants sur les documents qui restent à notre disposition en utilisant les moyens modernes d'investigation.

 

Malgré la disparition physique des lieux, leurs conclusions permettraient d'aller très loin dans une reconstitution qui ne soit pas uniquement la vérité du droit, mais la vérité des faits. J'en ai fait l'expérience en montrant les documents à des experts en chirurgie militaire. Malheureusement, la tentative que nous avions voulu mener avec France Télévisions a été torpillée sous de mauvais prétextes. Il n'est pas trop tard pour la reprendre de façon crédible, officielle, indépendante et peut-être internationale, en parallèle avec l'éprouvante et interminable action judiciaire. Mais la recherche de la vérité est-elle encore une valeur en ces temps où la solidarité idéologique prime sur tout le reste?

 

Richard Prasquier

Président du CRIF

Richard Prasquier

« 45 minutes de fusillade pour abattre deux civils désarmés et immobiles? Si peu d'impacts de balles sur le mur? Pas une trace de sang sur le corps des victimes? Et pourquoi ces mouvements surprenants chez l'enfant? »

CRIF

désinformation

Déligitimation

Partager cet article
Repost0
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 07:01
Dr Yéhouda David

Défendre l’honneur de Tsahal!

L’Affaire Al Dura a suscité, on s’en souvient, une grande controverse et la version présentée par France 2 dans son reportage du 30 septembre 2000 a été largement démentie, notamment par Philippe Karsenty qui a accusé la chaîne télévisée française «d’imposture médiatique». Les images avaient été prises dans la bande de Gaza au début de la seconde intifada et l’armée israélienne avait alors été accusée d’avoir tué un enfant de 12 ans, Mohamed Al Dura, et d’avoir blessé son père Jamal.

Quelques années plus tard, le témoignage du docteur Yehouda David, chirurgien israélien d’origine française, est venu étayer les affirmations de Philippe Karsenty: dans une interview accordée au journaliste Clément Weill-Raynal pour l’hebdomadaire Actualité Juive, le Dr David, qui avait opéré Jamal Al Dura plusieurs années avant ce reportage, a déclaré que les blessures que portait ce dernier étaient antérieures aux événements relatés par la télévision française. Condamné en 2011 par le tribunal correctionnel de Paris, suite à une plainte en diffamation de Jamal Al Dura, le Dr David vient d’être relaxé par la Cour d’appel de Paris.

Pour marquer cette victoire, le Rav Haïm Amsellem, président du mouvement Am Shalem, a invité le Dr David à la Knesset et lui a remis une médaille, en présence des médias et de plusieurs députés.

«Une lueur dans les ténèbres», c’est en ces termes que le Rav Haïm Amsellem a qualifié l’action inlassable du docteur Yehouda David. «Il s’agit pourtant d’un citoyen comme les autres, a-t-il estimé, mais il a fait preuve d’un grand courage pour défendre l’honneur des soldats de Tsahal et de l’Etat d’Israël, calomniés en France et dans le monde».

Le Rav Amsellem a souligné encore, dans son discours, que le Dr David avait consacré du temps et de l’argent, malgré ses nombreuses occupations, «pour lutter avec détermination contre certains organes de presse puissants, tant en France qu’ailleurs à l’étranger, avant d’obtenir enfin gain de cause la semaine dernière». Et d’ajouter: «Le Dr David a accompli l’un des principes des Pirkei Avot: «Là où il n’y a pas d’hommes, efforce-toi d’en être un».

Le Rav Amsellem a tenu en outre à rappeler le passé glorieux du Dr David: précisant qu’il était monté il y a une trentaine d’années en Israël «pour pouvoir concilier ses études de médecine et de Tora», il a indiqué qu’il avait plus tard rejoint les unités combattantes, en tant que médecin, pour participer à des opérations dangereuses. «Même lors de la deuxième guerre du Liban, le Dr David a refusé de rester chez lui. Il a interrompu un séjour à l’étranger pour pouvoir rejoindre les soldats. Et lorsqu’on l’a affecté dans une unité médicale à l’arrière, le Dr David a remué ciel et terre pour pouvoir être envoyé sur le front». Le Rav Amsellem a salué la foi en Dieu indéfectible du Dr David et ses actes de bravoure sur le champ de bataille pour porter secours aux blessés. Et faisant référence au procès, il a conclu: «Le Dr David a prouvé que ce n’est pas une guerre perdue et qu’on peut gagner».

Les députés Ouri Auerbach (Habayit Hayehoudi) et Nahman Shaï (Kadima) ont ensuite été invités à prendre la parole. Ils ont tous deux félicité le Dr David pour son courage et sa détermination. Quant à Avraham Azoulay, il a tenu, dans son allocution, à saluer également l’action menée depuis des années par Philippe Karsenty dans ce dossier. Il a ensuite affirmé: «Toute la presse francophone te soutiendra, Yehouda, dans ton combat courageux contre ce serpent… le serpent du mensonge, de la propagande, de l’antisémitisme et de l’antisionisme. Ensemble nous t’aiderons à le faire taire et à l’empêcher de nuire, une fois pour toutes».

Le Dr David, touché par toutes ces marques de sympathie, est monté à son tour à la tribune pour déclarer: «J’espère que tous ceux qui oseront calomnier les soldats israéliens comprendront enfin qu’on ne se mesure pas à Dieu car comme dit le verset, ‘’la vérité sortira de la Terre’’». «Je voudrais dire au peuple français, a-t-il ajouté, que nous ne recherchons pas une victoire mais l’établissement de la vérité afin de préserver des vies humaines des deux côtés. L’affaire Al Dura a engendré une catastrophe dans des milliers de familles. Elle a entraîné la mort de centaines de personnes et fait des milliers de blessés, et tout cela par haine gratuite basée sur un mensonge que nous avons démasqué, Philippe Karsenty, Clément Weill-Raynal et moi-même». Le Dr David a ensuite remercié le Rav Amsellem pour son soutien, indiquant en outre qu’il appréciait l’appui offert par plusieurs ministres du gouvernement. Il a conclu par ces mots: «La vérité triomphera».

A l’issue de la cérémonie, le Dr David nous a confié ses impressions: «La blessure à la main droite de Jamal al Dura lui a été infligée par des soldats du Hamas en 1992, et c’est moi qui l’ai soignée à l’hôpital Tel-Hashomer en 1994. Il ne peut donc s’agir en aucun cas d’une blessure provenant de tirs israéliens à Netsarim en 2000, comme il l’a prétendu en 2004 devant toutes les télévisions du monde entier».

Le Dr David a poursuivi à notre micro: «Jamal Al Dura dit avoir été blessé par douze balles. Avez-vous vu une seule petite tache de sang sur sa chemise blanche? Je suis chirurgien militaire et j’exerce ma profession dans le plus grand hôpital d’Israël. J’ai opéré des dizaines de milliers de blessés de tout ordre et je peux affirmer qu’un homme qui reçoit dans l’aine une balle qui déchire la veine et l’artère fémorale se vide de son sang en une minute ! Le mensonge est tellement gros, comme la propagande nazie, qu’il aveugle et passe. Mes confrères en Occident, experts en la matière, ont approuvé mon analyse. Le professeur Stéphane Romano, chirurgien de guerre, ayant lui-même un hôpital en Extrême-Orient et la plus grande clinique de microchirurgie à Paris, a tout de suite rédigé une expertise en notre faveur après avoir vu le dossier. En Israël, j’ai obtenu une réaction analogue des chirurgiens que j’ai contactés».

LPH: Comment expliquez-vous qu’en Israël, vous ayez eu tant de mal à faire entendre votre voix et à obtenir le soutien des hommes politiques?

Dr David: Personnellement, je n’ai pas eu trop de mal. C’est Philippe Karsenty qui a rencontré des difficultés parce qu’il a débuté à partir de zéro et a fait un travail acharné. Pour moi, le champ était déjà labouré. Je me suis impliqué dans cette affaire en 2007 et je ne suis pas uniquement citoyen français. Je suis fondamentalement israélien et je suis connu sur le champ de bataille, comme on vous l’a rappelé. L’adjoint du Premier ministre, Moché Bouguy Yaalon, me connaît personnellement depuis trente ans, j’ai combattu à ses côtés lorsqu’il était chef de la division des parachutistes, et quand je l’ai alerté, je suis vite devenu crédible au niveau de tout le gouvernement».

A l’issue de l’entretien, le Dr David a déclaré qu’il détenait d’autres informations qu’il ne pouvait pas encore divulguer.

Affaire à suivre, donc…

Partager cet article
Repost0
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 21:53

 

Le pseudo parlement juif européen

Chronique de Roger Cukierman sur Judaïque FM 94.8 le 5 mars 2012


lundi 5 mars 2012 

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=30206 

 


- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


Partager    |Autres liens

Disons les choses clairement : le pseudo parlement juif européen est une vaste fumisterie. La réunion inaugurale de ce parlement juif européen a eu lieu à Bruxelles le 16 février 2012 au siège du vrai Parlement de l’Union européenne. L’idée en serait venue à un Monsieur Igor Kolomoisky dont on nous dit que c’est un homme d’affaires et philanthrope juif ukrainien. Il semble s’être attribué la présidence de ce Parlement, assisté de deux vice-présidents Vadim Rabinovitch, autre oligarque ukrainien et de Joël Rubinfeld, seul de tous ces personnages connu dans la communauté juive européenne car il présida, avec talent et efficacité, aux destinées de l’équivalent belge du Crif.

On nous dit que les 120 membres de ce parlement ont été élus par 400.000 internautes qui se sont exprimés par internet. Ils auraient ainsi fait leur choix parmi les personnes qui avaient exprimé le souhait de devenir député de ce parlement.

Or il se trouve qu’on peut avoir des doutes sur la réalité de ce processus électoral : d’une part certaines personnalités ont eu la surprise désagréable d’apparaître parmi ces « élus » sans avoir fait acte de candidature.

Je remarque d’autre part que toute la population juive européenne est estimée à un maximum de deux millions de personnes soit environ 500.000 familles. J’ai du mal à imaginer que 80 % des Juifs européens se soient exprimés alors que dans mon entourage proche et même lointain pourtant fort intéressé par tout ce qui touche aux Juifs et à Israël, personne n’a entendu parlé ni d’un quelconque appel à candidature ni d’élections à un tel parlement.

Ce parlement créé, me semble-t-il, dans la clandestinité représenterait 54 pays, et la France aurait 12 sièges sur 120 soit 10%. C’est peu si on songe que la France abrite le quart des Juifs européens.

Mais allons au-delà des problèmes de représentativité de ce pseudo parlement. Est-il sain qu’une institution puisse ainsi prétendre nous représenter alors que nous disposons déjà de tant d’organisations réellement représentatives de nos intérêts, tant au niveau national qu’européen et même mondial ?

Cette idée d’un parlement supra national juif auto proclamé risque de conforter les antisémites qui croient ou feignent de croire en la réalité des protocoles des sages de Sion pourtant inventés par la police tsariste au 19° siècle.

L’utilisation du mot Parlement est choquante car un parlement traduit l’appartenance à une nation en tant que citoyen. Alors qu’être juif c’est, pour faire simple, faire partie du peuple juif. Quant à la nation juive, elle vit en Israël et les citoyens israéliens ont leur parlement, la Knesset.

Le Crif, le Congrès juif européen, le Congrès juif mondial, et bien d’autres organisations respectables abattent un travail considérable pour la préservation de la mémoire, de la tradition et de la culture juives, pour la lutte contre l’antisémitisme, pour le soutien à l’Etat d’Israël, et pour le respect des droits de l’homme. Il est regrettable que toutes ces institutions risquent de souffrir de l’opprobre que jette sur elles cette farce d’un pseudo parlement juif européen.

Le besoin de Kavod doit être particulièrement pressant quand il incite à nuire à l’intérêt général !

Partager cet article
Repost0
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:04

 

 

Analyse librement reproductible si accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.com/2012/03/le-joker-de-charles-enderlin.html


D’autres articles ici : http://victor-perez.blogspot.com

Ma photo

Victor PEREZ

Le joker de Charles Enderlin

Suite à chaque échec judiciaire, Charles Enderlin explique sur son blog que les tribunaux n’en ont pas moins jugé les propos tenus par Philippe Karsenty et le Dr Yehuda David comme « diffamatoires » (1) et que seule « l’exception de bonne foi » (2) justifie leurs relaxes. C’est son joker ! Cependant, tout quidam, un tant soi peu éclairé, s’interrogera quant à la qualification « diffamatoire » reconnue par les tribunaux alors que les deux ont été totalement disculpés !?

Comment, en effet, expliquer cet arbitrage sans, auparavant, apercevoir les magistrats examiner de très prés le fond de l’Affaire A-Dura ?

Par le seul fait que ceux-ci ont tranché non pas face à une véracité démontrée et prouvée du reportage de France 2 (nulle part, en effet, n’a été confirmé, dans les deux jugements, une quelconque authenticité du meurtre du fils ou des blessures du père), mais par l’insuffisance de preuves amenées par les ‘’prévenus’’ permettant d’établir de manière parfaite et complète la supercherie énoncée.

D’où le trait ‘’diffamatoire’’ des propos tenus ! Et cette carence perdurera tant que le fond de l’Affaire ne sera pas abordé en examinant les rushes, les cicatrices, mais aussi toutes les enquêtes réalisées à ce jour autour de la « fusillade de Netzarim » !

En revanche, ce qui a été attesté et confirmé par les tribunaux sans contestation possible, aux dires mêmes de l’envoyé permanent à Jérusalem repris sur son propre blog, est la « bonne foi » des deux poursuivis.

Ainsi, « La Cour d’appel (…) a estimé que Mr. Karsenty était en droit de critiquer virulemment ce reportage, le sujet ayant créé une émotion particulière et, reconnu qu’il avait procédé à une enquête qui permettait à la Cour d’appel de lui reconnaître le bénéfice de la bonne foi ».

Une enquête que la Cour n’a nullement remise en cause et qui autorise donc, ici, la levée de sérieux doute quant à ce fameux reportage !

Pour ce qui concerne le Dr Yehuda David, la Cour a considéré, toujours selon le blog d’Enderlin, que n’étant pas journaliste, celui-ci « disposait d’une base factuelle suffisante compte tenu de l’intervention chirurgicale pratiquée par lui en 1994 sur la main droite et la jambe gauche de Jamal Al Dura ». Seule, selon cette même Cour, l’imputation « au moins par insinuation, à la partie civile, de s’être prêtée à une mise en scène en présentant comme consécutives à une fusillade (…) des blessures à la main droite et à la jambe gauche qui existaient déjà en 1992 pour la main et 1994 pour la jambe » ont permis la qualification de ‘’diffamation’’ à l’égard des propos tenus. Une « diffamation » qui perdurera tant que Jamal A-Dura esquivera tout examen médical, seul à même de trancher clairement quant à l’accusation de « mise en scène » émise par le Dr David.

Là encore, la « bonne foi » reconnue de l’un et le refus de tout examen médical de ses cicatrices de l’autre renforce très fortement la présomption de mensonges dispensés par ce reportage.

Résumons ! Charles Enderlin et France 2 ont été traités de « menteurs » en l’an 2000. Au vu de « l’enquête » minutieuse effectuée par Philippe Karsenty et de la « base factuelle » du Dr David, deux Cours d’Appel distinctes ont reconnu leurs « bonne foi » et les ont innocenté tout en maintenant que leurs propos étaient « diffamatoires » car étant dans l’impossibilité de démontrer et de prouver, de manière parfaite, leur accusation commune de « mise en scène ».

Rien de plus !

Le joker de Charles Enderlin confirmant à qui veut, par sa lecture personnelle des jugements, la ‘’véracité’’ de son reportage s’avère donc être un leurre mais également une preuve de son manque total de ‘’bonne foi’’ quant à sa volonté de permettre tout examen impartial du fond de l’Affaire A-Dura !

Toutes choses qui resteront, il faut le croire, comme une tache sur la déontologie qu’il est sensé respecter et protéger !

Victor PEREZ ©

Liens :

(1) : http://blog.france2.fr/charles-enderlin/2012/03/01/le-dr-david-oublie-son-jugement/

(2) : http://blog.france2.fr/charles-enderlin/2008/05/21/les-propos-de-karsenty-etaient-diffamatoires/

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis