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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 07:41

 

 

News: ISRAELVALLEY- ETIENNE MOUGEOTTE A LA CCFI. AFFAIRE AL DURA: "L’attitude d’Arlette Chabot qui refuse de livrer les rushs est scandaleuse". "La solidarité corporatiste derrière Charles Enderlin"

http://www.israelvalley.com/news/2012/01/27/34594/israelvalley-etienne-mougeotte-a-la-ccfi-affaire-al-dura-lattitude-darlette-chabot-qui-refuse-de-livrer-les-rush-est-scan

Jan 201227

Par O.B.
Rubrique: Conférence
Publié le 27 janvier 2012

 

EtienneMougeotte Etienne Mougeotte, à la tête du Figaro depuis 4 ans, a exposé lors d’une très récente rencontre à la CCFI sa vision des médias français sur le Moyen-Orient et sur la façon dont sont traitées les informations vis à vis du Moyen-Orient et d’Israël “qui est passé d’un petit état agressé à un pays dominateur”.

Il reprend la ce mot “dominateur” employé par le Général de Gaulle le 20 novembre 1967 pour qualifier Israël qui avait emporté la guerre des 6 jours, le 6 juin 1967. “Au fond, De Gaulle définissait comme une caractéristique essentielle que le peuple juif était dominateur” ce qui constitue un tournant dans l’opinion publique française, les médias, aussi bien télé que radio, c’est à ce moment là, où Israël qui était un petit pays agressé est devenu le pays “agresseur”.

L’affaire Mohamed Al Dura est traitée par Etienne Mougeotte :

“Tué, mais par qui?”. On se rend compte qu’il est impossible à cette époque, et encore aujourd’hui, d’ouvrir un débat en France sur cet épineux sujet sur le fait de savoir qui avait réellement tiré, israéliens ou palestiniens, si les images étaient le fruit d’un montage, s’il s’agissait d’un accident. Impossibilité d’avoir ce débat qui témoigne d’une certaine attitude des médias français et des journalistes sur ce sujet, il s’agit la d’un mélange de préférences partisanes anti-israélien par certains et le phénomène extravagant de solidarité corporatiste derrière Charles Enderlin dont le reportage posait problème".

Un autre point analysé par Etienne Mougeotte (E.M) est celui du traitement par les médias français de la Révolution Arabe ou “Printemps Arabe”.

E.M. : "Il est intéressant de voir comment les médias français se sont, dans un premier temps, engagés dans un enthousiasme absolu suite aux chutes des dictateurs tels que Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte ou encore Kadhafi en Lybie, et dans un second temps de constater ce sentiment de gêne des médias qui s’installe progressivement suite à la montée au pouvoir des islamistes et même des salafistes.

Un autre point très important et un sujet qui n’est pas assez traité par les médias français : L’IRAN.

E.M. : “Il est intéressant de constater le comportement “ethnocentré” dont fait preuve la France et les médias français. On s’en rend compte lorsque pas un mot n’a été dit si ce n’est une chronique d’Alexandre Adler sur Europe 1 et qu’aucune chaîne télé n’a relayé l’information selon laquelle l’Union Européene avait mis en route un embargo pétrolier de l’Iran”.

“Les médias télés et radios, à l’inverse du Figaro ou Du Monde n’attachent pas une importance fondamentale à ce genre de nouvelles préférant faire du journalisme de proximité. Il existe en France une espèce d’idée préconçue que c’est ce qu’attend le public français des médias et cette incapacité à sortir du cercle franco-français pour aller vers le reste du monde. “Mais qui dit que les français ne seraient pas intéressés par le sujet du Moyen-Orient? Personne”!

Il serait peut être bon que les journalistes fassent leur propre auto-critique pour enfin sortir de ce schéma et de cette idée que le public attend seulement des journalistes d’être dans la compassion et la proximité."

Un autre point abordé et qui nous ramène au point de départ à savoir l’attitude des médias à l’égard d’Israël.

E.M. : "Le principal problème est qu’aujourd’hui Israël est souvent présenté comme l’agresseur et les palestiniens comme victimes. Il y a naturellement une responsabilité des médias et des journalistes, cette espèce de tradition pro-arabe. Il y a à la fois un effort à fournir de la part d’Israël et de ceux qui défendent Israël en France, un effort de pédagogie des médias comme ont réussi à le faire ceux qui défendent la cause palestinienne.

Il arrive souvent que certains médias fassent appel à des personnalités juives anti-israélienne et on assiste à une sur représentation de juifs anti-israéliens qui n’est pas le reflet du point de vue partagé sur Israël. Il en sort donc qu’il y a un double effort à faire:

1- de pédagogie : d’explications de défenses des positions d’Israël.

2- de la part des israéliens qui ont perdu le contrôle des mots et des images
Le maniement des symboles et des mots, et le contrôle des images : 2 sujets dans lequel les partisans des thèses arabes et palestiniennes sont devenus experts à l’inverse des israéliens et qui constitue une faiblesse. Cet effort des israéliens n’est pas simple vue la retenue, logique, des israéliens lors d’attentats et le refus d’exhiber leurs morts comme le font les palestiniens, malgré l’importance et le poids des images sur l’opinion publique.

Dernier point et on en a déjà parlé, c’est évidemment que tout ce qui permet à des journalistes français d’aller en Israël et de voir la réalité d’Israël à un impact extrêmement positif qui ne se traduit pas effectivement immédiatement mais qui contribue à rétablir la réalité et l’image réelle d’Israël. Alors que ceux qui n’y sont jamais allés raisonnent avec cette espèce de chape de plombs qui recouvre un peu les médias français et cette idée que les israéliens sont les agresseurs et les palestiniens les victimes ce qui n’était pas le cas il y a 25-30 ans.

Questions-Réponses

Q. Est- ce que la responsabilité en matière de conditionnement d’opinion est celle des médias ou celle des politiques? Les politiques ne donneraient ils pas le tempo de ce que les médias vont reproduire?

R. Oui, les médias jugent et commentent mais ils sont d’abord le reflet de ce que expriment les politiques, il est vrai que le sujet d’Israël n’est pas au centre des préoccupations des responsables politiques. C’est souvent un sujet marginal et il est vrai que de ce point de vue la il y a évidemment une responsabilité des politiques. Il faudrait que ce sujet soit l’un des sujets principal du débat électoral et il serait bon de connaitre de manière claire les positions des uns et des autres. On voit bien la division au sein de la gauche avec d’un côté une gauche pro-israélienne et toute une partie de la gauche, extrême gauche et verts pro-palestiniens.

En conclusion, oui, la responsabilité des politiques est fondamentale, les médias sont quand même en première intention les miroirs puis exercent une fonction éditoriale.

Q. On a évoqué l’importance de la pédagogie pour l’information et la plupart des journalistes sont issus des Universités. N’y aurait-il pas un gros travail à faire au niveau des universités et des échanges entre les universités françaises et israéliennes, car le boycott provient souvent des universités, lieu fort d’antisionisme.

R. Il est vrai que si on remonte en amont il y a surement dans les universités et le corps enseignant des tendances anti-israéliennes assez fortes et on assiste toujours à la même chose, c’est-à-dire que lorsqu’on emmène des gens pour la 1ère fois en Israël, ils découvrent une réalité qui n’est pas ce qu’ils imaginaient à travers ce qu’ils avaient pu lire ou entendre. Ceci est vrai, non seulement pour les universitaires mais aussi pour les étudiants, les échanges étudiants sont évidemment très importants même si ils sont très difficiles à organiser.

Q. Sur la question de l’antisémitisme en France et de la pudeur de certains politiques sur le sujet. Au niveau des médias, pourquoi est-il si difficile d’appeler les choses par leur nom, pourquoi les médias ne vont pas jusqu’au bout?

R. On est effectivement dans la langue de bois complète. Dire aujourd’hui que 70 à 75% des détenus français sont d’origines maghrébines ou sub-sahariennes est indicible. Il est vrai qu’il y a la même incapacité de dire des choses simples, l’un des ressort de l’antisémitisme actuel étant les communautés maghrébines. Le vrai problème c’est que cela n’est pas uniquement cela, c’est clairement un foyer incroyablement actif et toxique.

Q. 1.Est ce que vous avez des éléments sur l’impact des nouveaux médias, internet, blog, twitter sur l’information de l’opinion publique par rapport à la situation au Moyen-Orient et si on peut mesurer leur impact, dans quel sens va t-il?

2.Pouvez-vous nous dire quel est selon vous l’état du débat à droite sur les sujets du moyen-orient?

R. 1.Sur les nouveaux médias, il est difficile de répondre.
Concernant le proche orient, il y a une double influence:
- direct sur ceux qui sont de plus en plus nombreux sur internet
- influence sur les journalistes et c’est probablement aujourd’hui un des fils à suivre et à décrypter. De plus en plus, l’opinion des journalistes des anciens médias presse, radio, télé se nourrit de ce qui circule sur internet. Dans le meilleur des cas on dit que les journalistes sont à même de faire le tri parmi les infos, rumeurs et désinformations mais en réalité ils se nourrissent aussi des sujets dominants.

2. Sur la situation à droite, il est vrai qu’il y a de grandes différences sur la position de Claude Goasguen et sur celle de Dominique de Villepin. Clairement il existe des lignes de partage à droite, mais il semble néanmoins qu’il n’y a pas à droite cette part qui existe dans la gauche de la gauche ou la gauche d’un militantisme pro palestinien affirmé. Il y a des gens qui ont une forte sympathie pour la cause arabe et qui du coup sont assez hostiles à Israël mais le clivage est moins extrême.

Q. On parle encore aujourd’hui de la mort du petit Mohamed Al dura, 12 ans après, d’ailleurs à ce sujet, Mr Philippe Karsenty attaque Arlette Chabot qui refuse de montrer des rush de cet évènement, et on ne parle pas des 5000 syriens qui meurent tous les jours. Comment expliquez vous cela?

R. C’est la force des Symboles. 1 enfant avec la force émotionnelle de ces images pèse très lourd. Il ne s’agit pas de dire que la mort d’un seul et la mort de 5000 personnes, ça ne se met pas en parallèle. Pourquoi on en parle encore? Car il y a une rétention d’information, l’attitude d’Arlette Chabot qui refuse de livrer les rush est scandaleuse, ça signifie qu’ils ne veulent pas qu’on aille au bout du débat et heureusement qu’on en parle encore. Cette image qui a fait le tour du monde a eu un impact très fort.

Q. L’approche plus équilibrée, plus objective du Figaro vis a vis du conflit au Proche-Orient est-elle volontaire ou s’agit-il d’un pur hasard?

R. Modestement, je serai tenté de dire que ce n’est pas tout à fait un hasard si le Figaro a retrouvé une position qui était celle d’il y a 25-30 ans. Donc, j’ai surement eu ma modeste part.

Q. Est ce que si Israël attaquaient l’Iran, les pays arabes se rapprocheraient de l’Iran et ne pensez vous pas que la presse européenne va se lancer dans une chasse à l’agresseur et trouver que “ces grands démocrates” qui dirigent l’Iran sont des victimes du “prédateur” Israël?

R. Vos craintes ne sont pas infondées. Tout dépendrait de l’organisation des choses mais ce risque la existe y compris naturellement pour les médias français.

Q. Concernant le traitement médiatique au sujet de la libération de Guilad Shalit, la presse écrite n’avait pas eu un ton aussi dithyrambique et élogieux que les chaînes d’infos comme BFM télé ou I-télé. Comment vous l’expliquez?

R. Il est vrai que cet évènement a été pour les chaines d’informations en continue un des évènement de “Breaking News”. Mais il est vrai aussi que depuis, il a un peu disparu des esprits. Et cela me donne une piste et une idée d’article :“quelle est la nouvelle vie de Guilad Shalit”

Q. Sur le Wall Street Journal, on peut souvent lire au début d’un article: “nous n’avons pas pu vérifier une seconde fois tel ou tel élément”. On ne le retrouve jamais dans les journaux français. La réponse que certains journalistes me donnaient étaient “oui mais nous, nous sommes mal payés”. Mais quel est le rapport entre faire son travail de façon professionnelle et sa fiche de paie? Quel regard avez-vous à ce sujet vis à vis de vos journalistes?

Q. Nos journalistes sont quand même correctement payés. Dans l’ensemble, il est vrai que le statut des journalistes, leur rémunération s’est dégradée sur 30 ans. Il est vrai qu’il y a dans la presse anglo-saxonne une tradition de vérifications des données et une capacité à dire :“nous n’avons pas pu trouver cette information” qui n’existe pas dans la presse française et chez les journalistes français où on est quand même dans l’à peu près, le “on dit”, l’oubli du conditionnel quand il faudrait l’employer. C’est l’une des grandes tare des médias français. Il n’y a pas cette tradition anglo-saxonne de l’exactitude absolue des faits. On mène des batailles permanente pour la relecture de quelqu’un qui donne une interview. De gros progrès sont encore à faire de ce côté là.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:13

 

      

 Lipszyck La Question de l'eau Israel Palestine - réponse aLipszyc La Question de l'eau Israel Palestine - réponse a 

 

ELEMENTS PRELIMINAIRES D'UN CONTRE-RAPPORT

SUR LE RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 5 octobre 2010 (1) sur « La géopolitique de l’eau », Président M. Lionnel LUCA, Rapporteur M. Jean GLAVANY, Députés

présenté par la Coordination du CJFAI, Président Richard Abitbol, et l'Association pour une consommation durable

La coordination remercie les auteurs de ce contre-rapport : M. Norbert Lipszyc (Président de SPNI France), Mme Monique Sander, MM. Alexandre Feigenbaum (directeur de recherche), Henri Cohen et Maxime Ouanounou.

Janvier 2011

Le Rapport cité ci-dessus traite de la situation des Palestiniens. Il contient des éléments d'accusations graves envers Israël ; ces accusations sont tantôt erronées, tantôt imprécises, ou totalement subjectives et accompagnées d'arguments tendancieux qui, notamment dans l'encadré 3, n'ont rien à voir avec le problème de l'eau. Selon les mots mêmes d’un parlementaire français, Rudy Salles, il s’agit d’une « présentation caricaturale et une charge irresponsable contre Israël ». Dans ce contre-rapport préliminaire, les principales désinformations sont analysées.

RESUMÉ du document

La répartition de l’eau entre Israéliens et Palestiniens relève d’un accord sur l’eau signé dans le cadre d’un traité intermédiaire en 1995

1. Il s’agit d’un accord international signé – en plus d’Israël et de l’OLP – également par les USA, la Russie, la Jordanie, l’Egypte et l’UE.

2. De manière générale, Israël honore pleinement ses engagements conformément à cet accord et vend même de l’eau directement aux Palestiniens en plus grande quantité et à moindre prix que ce qui est mentionné dans cet accord.

4. L’accord prévoit un calcul des quantités futures d’eau correspondant au besoin des Palestiniens au-delà de cette période intermédiaire (1995-1999) soit environ 250 millions de m3/an alors que les Palestiniens n’utilisent actuellement que 190 millions de m3/an.

5. La situation sécuritaire sur le terrain pourrait menacer la gestion de la répartition de l’eau qui devient plus compliquée et risque de poser des problèmes, des désaccords ou des délais dans la réalisation des projets en cours. Mais globalement, il existe une coopération au quotidien entre les 2 parties comme le prévoit cet accord. Israël a même entrepris des sessions de formation en gestion de recyclage des eaux usées et de dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres.

6. C’est l’Autorité Palestinienne qui n’honore pas ses engagements de rechercher des sources d’eau alternatives, qui n’utilise que très peu les eaux recyclées à usage agricole ni même l’eau de dessalement. Des dizaines de forages ‘pirates’ mettent en danger les sources d’eau partagées par les parties concernées sans intervention de l’Autorité Palestinienne

 

Lire la suite :  Lipszyck La Question de l'eau Israel Palestine - réponse aLipszyc La Question de l'eau Israel Palestine - réponse a 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 12:26

MERCREDI 11 JANVIER 2012

La Cour d’appel de Paris a examiné les blessures de Jamal al-Dura
http://www.veroniquechemla.info/2012/01/la-cour-dappel-de-paris-examine-les.html 
 
Le 14 décembre 2011, Clément Weill-Raynal, journaliste à Actualité juive hebdo, et le Dr Yehouda David ont comparu devant la Cour d’appel de Paris. Ils avaient interjeté appel d’un jugement du Tribunal correctionnel de Paris du 29 avril 2011 les condamnant sévèrement pour diffamation à l’égard du Gazaoui Jamal al-Dura : en 2008, tous deux avaient mis en doute le lien entre des cicatrices de Jamal al-Dura et les blessures qui lui auraient été infligées par des « tirs israéliens » au carrefour de Netzarim (bande de Gaza) le 30 septembre 2000.

Une longue audience - plus de sept heures – soulignant les doutes légitimes concernant l’authenticité des allégations du reportage sur « la mort de Mohammed al-Dura » et les « blessures de son père Jamal al-Dura »... et toujours absent : le plaignant, Jamal al-Dura.

 
Une interview et un droit de réponse

Le 30 septembre 2000,France 2 a diffusé au JT (journal télévisé)  de 20 heures un reportage d’environ 50 secondes de Charles Enderlin , son correspondant permanent à Jérusalem, déclarant en voix off sur des images signées par le cameraman palestinien Talal Abu Rahma :
« Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».
Une polémique a surgi rapidement sur l’origine des tirs. Celle-ci pouvant être, selon les premières déclarations de Tsahal, palestinienne.
Divers professionnels – le physicien Nahum Shahaf dès fin 2000, le rédacteur en chef de la Metula News Agency  (1) ou Ména, Stéphane Juffa, la journaliste allemande Esther Schapira, etc. - ont enquêté et émis des doutes argumentés sur la réalité des faits allégués par ce reportage télévisuel.
Une polémique internationale a enflé sur ce reportage.
Talal Abu Rahma a filmé en octobre 2004 des cicatrices de Jamal al-Dura, à son domicile gazaoui. France 2 a diffusé ce film lors d’une conférence de presse peu après.
Plusieurs procédures judiciaires ont été lancées en France et en Israël dans l’affaire al-Dura.
Le 21 mai 2008, la Cour d’appel de Paris a prononcé la relaxe du directeur de Media-Ratings , Philippe Karsenty, poursuivi pour diffamation par Charles Enderlin et France 2 pour avoir évoqué une « mise en scène ».
Dans ses numéros respectivement des 4 septembre et 25 septembre 2008,Actualité juive (1), hebdomadaire incontournable de la communauté Juive française, a publié l’interview  du Dr Yehuda David, chirurgien orthopédique spécialisé en micro-chirurgie de la main à l’hôpital Tel ha Shomer (Tel-Aviv), « le plus important du Moyen-Orient » (Dr David), par le journaliste Clément Weill-Raynal, sous le pseudonyme de Daniel Vavinsky, puis la réponse de celui-ci à undroit de réponse  de Charles Enderlin. Le Dr Yehuda David y a affirmé avoir opéré en 1994, dans le cadre d’une opération de chirurgie réparatrice, Jamal al-Dura, victime en 1992, de blessures à l’arme blanche (hache, couteau) lors d’une rixe entre Palestiniens, donc bien avant le reportage controversé en 2000. Les blessures de 1992 avaient induit une paralysie de la main droite causée par une section des nerfs médian et cubital.
Sans avoir examiné Jamal al-Dura, dans une lettre du 9 septembre 2008 , le professeur Raphaël Walden (2), spécialiste de chirurgie vasculaire à l'hôpital de Tal ha Shomer, a repris la teneur d'un rapport médical jordanien sur Jamal al-Dura.
Le 29 octobre 2008, Jamal al-Dura a déposé plainte pour diffamation contre le Dr Yehuda David, Clément Weill-Raynal et Serge Bénattar, directeur de cet hebdomadaire, à propos de certains passages de cette interview et de la réponse de Clément Weill-Raynal à Charles Enderlin.
Le 29 avril 2011, la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris – tribunal correctionnel - a estimédiffamatoires les propos alléguant que ce Gazaoui avait participé à une mise en scène diffusée par France 2, puis qu’il avait imputé à tort à des tirs israéliens la mort de son fils Mohammed et ses anciennes blessures afin de berner l'opinion publique, et ce, avec la complicité de médecins palestiniens.
Ce Tribunal a condamné chaque défendeur - Dr Yehuda David, Clément Weill-Raynal et Serge Bénattar, directeur de cet hebdomadaire -, notamment à une amende de 1 000 euros, assortie d'un sursis total, et tous trois solidairement à verser à Jamal al-Dura 5 000 euros au titre des dommages et intérêts, ainsi que 5 000 euros au titre de ses frais de justice.
L’exécution provisoire de ce jugement a été suspendue le 8 juillet 2011 : les défenseurs ont déposé une consignation de 5 000 euros.

Des cicatrices antérieures à 2000

A la différence de l’audience devant la XVIIe chambre du TGI quelques mois plus tôt, cette audience publique s’est déroulée sans intervention de témoins et les explications chirurgicales ont été concises et claires. Les débats sont demeurés centrés sur les propos tenus et leur qualification juridique.
Les juges et l’avocat général se sont montrés particulièrement attentifs aux verbatim de la vidéo présentée en 2004 sur les cicatrices de Jamal al-Dura filmées par Talal Abu Rahma. Le commentaire off de cette vidéo a fait l’objet d’une quasi-exégèse afin de déterminer si cette vidéo visait ou non les seules cicatrices de Jamal al-Dura liées à l’incident du 30 septembre 2000. Malgré les suggestions de la défense, la Cour a préféré visionner cette vidéo lors de son délibéré, et non lors de l’audience.
Le Dr Yéhuda David a rappelé avoir effectué une opération de chirurgie réparatrice sur Jamal al-Dura : il a implanté dans le bras et la main des tendons prélevés dans le pied gauche de ce patient Gazaoui.
Quand, en 2007, une équipe de la Ména lui a présenté le dossier médical de Jamal al-Dura, le Dr David s’est souvenu de son ancien patient, et a répondu aux journalistes israéliens le sollicitant, sans que Jamal al-Dura ne porte plainte contre eux ou contre lui.
Le Dr Yéhuda David a affirmé s’être exprimé dans cette affaire en étant motivé par un souci de paix entre Israéliens et Palestiniens, et avec l’accord du directeur du ministère israélien de la Santé.
Il a souligné l’éthique des soldats israéliens – « On accuse les soldats israéliens d’avoir tiré sur un enfant pendant 45 secondes ou une minute. En plus de 20 ans, je n’ai pas vu de pareil ordre de tir. Avant de tirer, un soldat israélien doit avoir l’accord de plusieurs échelons ».
Se fondant sur son expérience médicale, notamment dans une unité combattante israélienne, il a dénoncé des incohérences et invraisemblances : ainsi, un rapport médical allègue qu’une balle aurait atteint Jamal al-Dura par derrière ; or, derrière ce Gazaoui, se trouvait un mur. En outre, si la veine fémorale du Gazaoui avait été atteinte par une balle israélienne à haute vélocité, Jamal al-Dura serait mort exsangue en quelques minutes. Aucune goutte de sang ne corrobore les allégations de blessures, etc.
Quant à Clément Weill-Raynal, il a évoqué son évolution, de l’indifférence à l’intérêt tardif en 2008, via la méfiance à l’égard des tenants de la mise en scène de l’incident. Il a réalisé de nombreux recoupements dans le cadre de son enquête journalistique, et s’est vu opposer le refus de Jamal al-Dura de répondre à ses questions.
Ce journaliste a soulevé le « problème de la crédibilité de Talal Abu Rahma » qui a « ses secrets » et a déclaré au journal marocain Le Matin, en 2001, qu’il était « venu au journalisme afin de poursuivre la lutte en faveur de son peuple » (3).
Clément Weill-Raynal a listé des contradictions : changement du prénom de l’enfant (« Rami » pendant 48 heures, puis « Mohamed ») dans les dépêches d’agences de presse, heure de la présence d’un enfant palestinien décédé à l’hôpital de Gaza (à « 13 h » selon le médecin palestinien Taweel ou après « 15 h » selon Charles Enderlin ?), etc.
Et de retracer la dégradation de ses relations avec Charles Enderlin dès le début de son enquête : « Tu vas tirer sur ton camp », le prévient le correspondant de France 2 à Jérusalem.
  
 
« Un permis de douter » (Pascale Robert-Diard, Le Monde,2008)

Avocate de Jamal al-Dura, Orly Rezlan s’est attirée les foudres du Président de la cour pour avoir interrompu à plusieurs reprises les prévenus lors de leurs explications.
Elle a fait preuve d’une moindre habileté qu’en première instance, notamment car elle s’est efforcée d’associer les deux prévenus à la Ména et à Philippe Karsenty, pourtant relaxé par cette même Cour en une composition certes différente, et s’est enquis si l’Etat d’Israël finançait les frais de justice du Dr David.
Elle a déploré cette polémique – « Si Jamal al-Dura n’a pas été blessé lors de la fusillade, alors imaginez ce qui est arrivé à son fils… » - s’autoalimentant par des questionnements sans fin, cette « méthode hypercritique qui consiste à multiplier les questions. Personne n’a le temps de répondre à ces questions. Chaque contradiction signifie un mensonge. Cette méthode consiste à mener à la situation où la victime doit se justifier ».
« J’ai des doutes. J’ai des doutes. J’ai des doutes. Mais je m’arrête là. Il n’est pas question de prendre position sur un sujet aussi sensible », a déclaré Jean-François Cormaille de Valbray, avocat général. Et d’asséner : « Chacun dit « Il [Nda : Jamal al-Dura] ment ». Or on lui fait dire ce qu’il ne dit pas » dans la vidéo montrant ses cicatrices.
Jean-François Cormaille de Valbray a stigmatisé « l’imprudence » verbale du Dr David, sans examen de Jamal al-Dura et en se « focalisant sur sa main ». Il s’en est remis à la sagesse de la Cour pour le reste.
Me Alain Jakubowicz, avocat du Dr Yéhuda David, et Me Gilles-William Goldnadel, avocat de Clément Weill-Raynal, ont décortiqué chaque passage incriminé pour en prouver le caractère factuel et descriptif, en démontrer l’absence de tout caractère diffamatoire et souligner la prudence de l’expression, tout en insistant sur la bonne foi de leurs clients et leur absence d’animosité à l’égard du plaignant.
Ils se sont étonnés que Jamal al-Dura ne se soit pas « soumis aux examens et expertises qui auraient pu permettre de faire la lumière sur l’origine de ses blessures ». C’était l’une des missions de la commission d’enquête indépendante composée d’expertsacceptée par France 2 qui a fait lanterner le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France).
Me Alain Jakubowicz a persiflé sur la plainte déposée par Jamal al-Dura à propos d’un article écrit dans une langue qu’il ignore.
Puis, Me Gilles-William Goldnadel a vivement rappelé à la Cour son arrêt, certes rendu dans une formation différente, relaxant Philippe Karsenty en 2008.
Il a insisté sur l’enquête sérieuse de son client et des enjeux du procès : « la possibilité de remettre en question une vérité officielle » et l’existence d’un contre-pouvoir au pouvoir de la presse. Et de citer une jurisprudence constante épargnant aux journalistes toute poursuite judiciaire fondée sur leurs questions lors d’une interview.
Il s’est étonné de la « procuration » donnée par Jamal al-Dura à « France Télévisions et leur correspondant à Jérusalem d’exploiter les rapports médicaux le concernant, devant les tribunaux ou à la télé ou pour tout autre usage approprié » et autorisant « le correspondant à utiliser ces rapports médicaux comme il lui conviendra ».
Me Gilles-William Goldnadel a persiflé sur les incohérences notamment dans le rapport médical jordanien et sur les témoignages « fantaisistes » des cameramen et photographes palestiniens collaborant à de célèbres agences de presse, présents lors de l’incident al-Dura et dont les images de cet incident ont brûlé, été égarées, etc.
Quant à la réponse de Clément Weill-Raynal au droit de réponse de Charles Enderlin, si elle contenait un élément diffamatoire à son encontre, ce serait au correspondant de France 2 à Jérusalem, et non à Jamal al-Dura, d’en poursuivre l’auteur.
« Je ne suis pas un conspirationniste. Je ne suis pas un délinquant. Certains veulent que je sois mis au ban de ma profession. Pour ceux-là, une condamnation serait accueillie par une fête », a soupiré Clément Weill-Raynal.
Quant au Dr Yehuda David, il a conclu sur l’attente du verdict de la Cour par l’Etat d’Israël, le peuple d’Israël et les Palestiniens.
L’arrêt de la Cour d’appel de Paris, présidée par Alain Verleene, sera rendu le 15 février 2012. La veille, le 14 février 2012, la Cour de cassation examinera le pourvoi formé par Charles Enderlin et France 2 contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 21 mai 2008. Jean Berkani, avocat général auprès de la Cour de cassation, devrait recommander le rejet de ce pourvoi.
  
 
Une affaire d’Etat

D’une certaine manière, cette procédure judiciaire a affaibli France 2 et Charles Enderlin : le jugement condamnant les défenseurs n’a pas mis un terme aux questionnements lors même qu’il portait sur des éléments objectifs – cicatrices de blessures - distincts des images controversées et supposés clore définitivement l’affaire al-Dura. Pis, les audiences et cette décision judiciaire ont rendu publics des documents qui laminent la réalité des faits allégués. De plus, les magistrats de la Cour d’appel ont évoqué les doutes sur les faits allégués sans les présenter comme des élucubrations.
 
 
La désinformation ? Clément Weill-Raynal l’a définie comme un mensonge construit sur un élément réel. Mais les exemples qu’il a cités révèlent que cette désinformation peut ne contenir aucun élément réel. Ainsi, un soldat israélien a été présenté par des médias comme menaçant un Palestinien, alors qu’il protégeait l’étudiant Juif américain , Tuvia Grossman, de la violence d’Arabes palestiniens ; en 2002, après un prétendu « massacre » par des soldats israéliens, un Arabe palestinien présumé mort  tombe de sa civière, puis y remonte prestement en suscitant la peur des passants, etc. Dans cette guerre médiatique, ce qui est en jeu, c’est aussi l’histoire de ce conflit déformée et occultée par le récit propagandiste palestinien distillé dans des médias, livres d’histoire, etc. et gobé par une large partie de l’opinion publique.
« Que ces débats sont longs. Ce n’est pas une affaire d’Etat ! », s’exclame une spectatrice. Pourtant si, il s’agit d’une affaire d’Etat. Et qui perdure car elle sert la « politique arabe » de la France en imposant le narratif palestinien diabolisant l’Etat d’Israël et délitant le lien entre la diaspora Juive et cet Etat diffamé, isolé et marginalisé, en laissant perdurer un blood libel qui attise la haine antisémite dans le monde et en érigeant la France édictrice de paramètres de la paix.
« On n’a jamais décidé de s’emparer de ce sujet-là [Nda : l’affaire al-Dura] de manière forte. Déjà, parce qu’on considère que c’est un sujet qui préoccupe en fait essentiellement la communauté juive. Ce n’est pas un vrai enjeu dans la défense d’Israël pour nous aujourd’hui. Je regrette que la commission qui a été mise en place par France Télévisions n’a jamais abouti à quelque chose de concret. Rester accroché à ce qui s’est passé dans ce reportage vidéo n’est pas le combat essentiel que nous devons mener aujourd’hui, ce n’est pas le plus constructif. Le combat pour défendre l’image d’Israël passe par autre chose que par ressasser cette affaire là », a déclaré Jonathan Hayoun, président de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) sur RCJ, « la radio de la communauté Juive » française, le 4 janvier 2012, sans citer de combat « plus constructif ».
 
 
Résumons : les autorités israéliennes – GPO, Tsahal, etc. –, le CRIF, des journalistes de toutes nationalités luttent pour établir les faits, des historiens et essayistes étudient cette affaire… Ils auraient tout faux !?
 
 
L’affaire Dreyfus a débuté en 1894 et pris fin en 1906 par l’arrêt de la Cour de cassation qui a innocenté et réhabilité le capitaine Dreyfus. Jonathan Hayoun ne se serait pas alors battu pour que justice soit rendue à son compatriote et coreligionnaire injustement condamné ?
 
 
Foin d’ironie, cette déclaration de Jonathan Hayoun révèle les longues incompréhensions et inactions d’une grande partie du leadership communautaire français – lors d’une réunion publique de candidats à la présidence du CRIF en 2007, seul Richard Prasquier s’était engagé à agir dans cette affaire - à l’égard de cette gravissime affaire aux multiples facettes et à dimension internationale.
 
 
Enfin, malgré les doutes argumentés, malgré les brèches délitant le bien-fondé d’allégations de ce reportage, malgré les incohérences et contradictions de Charles Enderlin, de Talal Abu Rahma et des images analysées au fil des années, malgré le sévère arrêt de la Cour d’appel de Paris du 21 mai 2008 tançant sévèrement France 2 et Charles Enderlin, malgré la condamnation de Canal + et de TAC Presse -confirmée en appel le 5 janvier 2012 - pour diffamation à l’égard de Philippe Karsenty, France 2 n’infléchit pas sa position. Sans que nulle autorité publique – ministère de la Culture et de la CommunicationConseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), etc. - ne lui rappelle des impératifs déontologiques ou ne la sanctionne. 

« Existerait-t-il une sorte de spécificité du service public de l’information nationale (…) qui ferait que, non content de ne pas méditer les erreurs du passé, il se sentirait en droit, sinon en devoir, de les réitérer sans fin ? », interroge Me Gilles-William Goldnadel, le 6 janvier 2012, à propos du numéro controversé Un Etat palestinien est-il encore possible ? de l’émission Un œil sur la planète diffusé le 3 octobre 2011 par France 2.
(1) J’ai collaboré comme journaliste à Actualité juive et à la Mena
(2) Le professeur Raphael Walden milite au sein de l'association pro-palestinienne Doctors for Human Rights  (Médecins pour les droits de l'homme). Il est aussi le gendre du président Shimon Peres.
(3) Richard Landes souligne la spécificité des « journalistes islamiques » respectant la Charte des médias islamiques de grande diffusion (Jakarta, 1980), listant des règles distinctes des principes déontologiques journalistiques des Occidentaux : Al-Dura and the "Public Secret" of Middle East Journalism, 11 novembre 2007. En français Al-Dura et le secret d’intérêt public du journalisme du Moyen-Orient et l’information qu’on nous donne, traduction de Menahem Macina.
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 07:32

 

 

Reportage d'Enderlin en 2000 à Gaza: Canal+ condamné en appel pour diffamation

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/reportage-d-enderlin-en-2000-a-gaza-canal-condamne-en-appel-pour-diffamation_1069764.html

publié le 09/01/2012 à 22:59, mis à jour à 22:59

Reportage d'Enderlin en 2000 à Gaza: Canal+ condamné en appel pour diffamation

afp.com/Joel Saget

VERSAILLES - La cour d'appel de Versailles a confirmé jeudi la condamnation de Canal+ pour diffamation envers le directeur d'une agence d'évaluation des médias, qui avait affirmé que le fameux reportage de France 2 en 2000 sur la mort à Gaza d'un enfant palestinien était truqué.

Le directeur de l'agence Media Ratings, Philippe Karsenty, avait attaqué en justice Canal+ après la diffusion en avril 2008 d'une émission intitulée "Jeudi investigation -rumeurs, intox : les nouvelles guerres de l'info".

M. Karsenty s'estimait diffamé dans plusieurs passages d'un reportage de Canal+ portant sur la controverse autour d'un reportage de Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2 en Israël, sur la mort d'un enfant palestinien, Mohamed Al-Dura, à Gaza en septembre 2000.

Il y était notamment présenté comme "l'un des chefs de file de la croisade menée contre Charles Enderlin".

La cour d'appel a confirmé le jugement du 10 juin 2010 du tribunal de Nanterre, qui avait condamné la chaîne cryptée, son PDG Bertrand Méheut et TAC Presse à verser un euro de dommages et intérêts à M. Karsenty.

Dans son arrêt dont l'AFP a obtenu copie, la cour a estimé que "la thèse soutenue par Philippe Karsenty consistant à dire que le reportage sur la mort de Mohamed Al-Dura n'était qu'une mise en scène destinée à servir des intérêts politiques pouvait à tout le moins être valablement contestée".

Les juges ont toutefois considéré qu'"il n'est fait état à aucun moment dans l'émission critiquée des éléments qui ont fait naître la thèse de la mise en scène ne serait-ce que pour les discuter afin de mettre en lumière, le cas échéant, leur caractère fantaisiste".

Au coeur de la controverse, un reportage de Charles Enderlin, tourné dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000, montrant Mohammed al-Dura, 12 ans, perdre la vie lors d'un échange de tirs entre l'armée israélienne et des activistes palestiniens. Les images avaient donné lieu à une polémique sur l'origine des tirs ayant provoqué sa mort et sur une éventuelle mise en scène.

Lassée des accusations de "bidonnage", France 2 avait attaqué en diffamation Philippe Karsenty, qui affirmait que le reportage avait été truqué. Condamné en première instance, M. Karsenty avait été relaxé en appel en 2008. France 2 s'est pourvu en Cassation pour le 14 février prochain.

Par
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 18:46
Une étude révèle l’ampleur de la méconnaissance du conflit par les étudiants français

Pour ces étudiants français, “la bande à Gaza” est “un groupe organisé, armé”.  La Cisjordanie? Un ”pays voisin accueillant des réfugiés et se mettant en conflit avec l’Etat d’Israël”.  Une étude de l’université de Montpellier détaille des résultats ahurissants…

 

Une étude menée par Chloé Yvroux, doctorante à l’université de Montpellier et révélée par le site du Monde Diplomatique et le blog Big Browser du journal Le Monde révèle l’ampleur des carences des jeunes français sur le conflit israélo-arabe.

Exemples de représentation du territoire du conflit, vu par des étudiants français (Esquisses produites par les étudiants au cours de l’enquête menée par Chloé Yvroux)

Une étude, aux résultats décrits comme étant “tout simplement ahurissants” par le Monde Diplomatique, a été menée à l’université de Montpellier, auprès d’étudiants en Licence d’Histoire et Géographie, pour laquelle les étudiants du campus ont été questionnés sur leurs connaissances sur le conflit israélo-arabe. Son auteur, Chloé Yvroux, a proposé à un groupe d’étudiants de deuxième année de répondre à une série de questions ouvertes et de remplir un fond de carte. Le principe? Compléter la carte avec “tous les éléments” que ces étudiants connaissent.

Et le blog Big Browser de s’interroger:

“Chacun se croit légitime à avoir, voire à donner un avis sur le conflit israélo-palestinien. Mais quelle est la valeur réelle des informations dont nous croyons disposer ?”

 Les cartes produites par les sujets de l’étude semblent pointer vers des carences systématiques, alors que certaines des cartes montrent le territoire d’Israël barré par une immense bande de Gaza traversant le Négev et Tel Aviv remplacée par le territoire palestinien.

Quant aux références géopolitiques, le constat effarant est expliqué par l’auteur de l’étude comme conséquence directe d’une déformation progressive des représentations par les médias français. 

“Au-delà du simple constat d’un manque général de connaissances, l’analyse des représentations révèle des perceptions bien partagées, apparemment dues à des déformations collectives,” explique-t-elle au blog Big Browser. ”De la situation au Proche-Orient, la plupart des Français ne reçoivent des informations qu’au travers des conversations, de la littérature et des médias. Autant de filtres et d’intermédiaires à l’origine du processus de fabrication des représentations qui permettent de créer un cadre de médiation avec le ‘réel’.”

Exemples de représentation du territoire du conflit, vu par des étudiants français (Esquisses produites par les étudiants au cours de l’enquête menée par Chloé Yvroux)

Exemples de représentation du territoire du conflit, vu par des étudiants français (Esquisses produites par les étudiants au cours de l’enquête menée par Chloé Yvroux)

D’après Chloé Yvroux, “Les résultats de l’enquête attestent un manque de connaissances, mais ils ne sont en rien surprenants dans ce type de questionnement, et ils peuvent être envisagés comme un indicateur des représentations détenues par l’ensemble de la population en France. Ils soulignent le décalage entre une information de plus en plus présente, accessible, actualisée presque en direct, et ce qu’en retiennent les « usagers de l’information». Et on se demande quel est le processus qui produit ces représentations collectives « déformées » sur un sujet aussi prégnant dans l’actualité. Ces résultats constituent également un révélateur et offrent un bon support aux journalistes qui pourront, le cas échéant, penser la manière dont leurs lecteurs ou auditeurs reçoivent et absorbent les informations.”

 

Entre autres inversions et mauvaises représentations, moins de 10% des interrogés – toujours selon l’auteur – mentionnent la Cisjordanie sur la carte relative au territoire du conflit. Cette zone, désignée sur notre site par le terme Judée-Samarie directement traduit de l’Hébreu, est en réalité le centre opérationnel des administrations de l’Autorité Palestinienne et est administrée en partie par Israël. Depuis les Accords d’Oslo, le territoire est lui-même sous-divisé et la majorité des zones arabes a été confiée à l’Autorité Palestinienne. Les zones où sont installées des communautés juives restent gardées par l’armée israélienne. Les zones où la population est mixte sont sous contrôle partagé. Ce sont les fameuses zones A, B et C. Pour en savoir plus, il existe un article explicatif dans le glossaire.

Judée-Samarie : zones A, B et C

Se pose pour nous, soldats de l’unité du Porte-parole de Tsahal, la question de la clarté des explications données dans nos articles et vos besoins de meilleures localisations des histoires que nous vous rapportons du terrain. Nous sommes ouverts à vos commentaires et suggestions, et joignables par mail : idfspoxfr@gmail.com.

Et pour ceux qui voudraient rafraîchir leurs notions de géographie, référez-vous à nos articles sur labande de Gaza, la cloture de sécurité, la ligne Verte avec la Judée-Samarie, la ligne Bleue avec le Liban, le plateau du Golan, et les traités de paix israélo-jordanien et israélo-égyptien!

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 23:45

 

Manfred Gerstenfeld interviewe Simon Plosker

 

simonploskerHR (Copier)

 

 

“ Israël devrait veiller à s’assurer qu’il est présenté équitablement et avec exactitude dans les medias internationaux. Pour y parvenir, l’organisme de veille sur les médias HonestReporting observe les médias, révèle les cas de distorsion et produit des changements par l’action et la formation. C’est une façon très différente d’aborder le problème que de prétendre qu’Israël serait parfait. De nombreux citoyens israéliens connaissent des sujets de controverse avec leur propre gouvernement sur des thèmes erronés et qu’ils n’apprécient pas. Nous voulons, quoi qu’il en soit, qu’Israël soit évalué selon les mêmes normes que n’importe quel autre pays. »

 

Simon Plosker est Directeur de la Rédaction d’HonestReporting depuis 2005, il a travaillé aux affaires publiques du Bureau des Représentants des Juifs Britanniques, avant d’émigrer en Israël en 2001. Il a obtenu les diplômes de l’Université de Birmingham et de l’Ecole d’Economie de Londres.

 

“HonestReporting a été fondé en 2000, par une poignée d’étudiants à Londres. Ils étaient révoltés par les distorsions des principaux médias, en Grande-Bretagne, à l’époque du regain de violence palestinienne, en 2000. Ces biais se poursuivent jusqu’aujourd’hui. Ces étudiants ont commencé à envoyer des courriels corrigeant l’image fausse créée par les médias. Leurs activités se sont accrues jusqu’à un point qu’ils ne parvenaient plus à gérer. Avec l’aide initiale de l’organisation de sensibilité religieuse Aish Hatorah, HonestReporting – qui a, désormais, le statut d’association de bienfaisance, aux Etats-Unis et Israël – est devenue pleinement indépendante en 2002.

 

“Notre premier succès majeur est apparu lorsque le New York Times a rapporté, en 2000, qu’un policier israélien avait matraqué un Palestinien sur le Mont du Temple. Plus tard, il est devenu évident que cette histoire marchait sur la tête. Un étudiant juif américain, Tuvia Grossman avait été passé à tabac par une foule palestinienne dans un quartier arabe. Il avait alors été secouru par un policier israélien. De nombreux médias avaient rapporté la fausse version. La campagne d'HonestReporting, qui en a résulté, a contraint le New York Times et d’autres médias à diffuser des excuses et une correction. Un Tribunal français a même poursuivi le quotidien Libération et Associated Press, les condamnant à payer 4 500 € chacun comme dommages et intérêts à Grossman.

 

“ Un exemple plus récent a concerné la rédactrice en chef de CNN pour le Moyen-Orient, Octavia Nasr, qui a twitté son admiration et sa tristesse à l’annonce de la mort d’un guide spirituel du Hezbollah sur sa page Twitter personnelle. HonestReporting a appelé à l’action et il a été cité comme le principal initiateur révélant l’affaire, qui a rapidement conduit à l’éviction de Nasr de son poste à CNN.

 

“HonestReporting est, à présent, un cadre d'opérations “virtuelles”, Internet étant son principal outil. Notre principale forme de communication – excepté notre site internet – c’est notre système d’alertes par courriels. Nous essayons de répondre à une audience qui ne lira pas de longs articles de recherche. Les gens, de nos jours, ont des périodes d’attention très courtes. Nous leur fournissons des textes percutants et courts sur lesquels ils peuvent réagir. Pour ceux qui veulent en savoir plus,  nous leur fournissons des liens vers des matériaux comme des articles de journaux originaux, des organismes de recherche ou des blogs fiables.

 

“Il est très important de former nos lecteurs à mener des actions, c’est pourquoi nous avons aussi mis en ligne des modules d'argumentaires, sous la forme de nos vidéos de diplomates digitaux, aussi bien que des présentations en diapositives qui peuvent être utilisées, de façon pratique, par des militants.

 

“Bien sûr, encourager l’écriture de lettres aux medias est une part importante de notre travail et nous aimons récompenser les meilleures dans notre « lettre du mois ». Cependant, les médias sociaux deviennent, de plus en plus, le nouveau terrain de bataille pour l’opinion publique. Nous sommes à l’avant-garde de l’utilisation de plateformes, comme Facebook et Youtube, pour promouvoir notre matériel et s’assurer qu’il est visionné au-delà du cœur de cible des militants pro-israéliens.

 

“Le prix annuel du Reporter le plus malhonnête” est un outil efficace. Les membres du public peuvent envoyer leurs scrutins concernant nos nominations des pires exemples de distorsions anti-israéliennes. Alors que la BBC est presque toujours un sérieux concurrent en vue de cet honneur négatif, c’est le Guardian -1-qui a remporté le prix cette année. Nous avons donné une longue liste de raisons pour lesquelles le journal se distingue par sa couverture biaisée d’Israël, souvent au vitriol. Cela comprend une « réponse antisémite à l’échange pour la libération de Guilad Shalit -2-. Ils ont également publié un éditorial du Chef du Hamas pour les Relations internationales, Osama Hamdan, aussi bien qu’une lettre de l’universitaire Ted Honderich, justifiant la terreur palestinienne. Ce ne sont là que quelques exemples démontrant le traitement obsessionnel négatif d’Israël par ce journal.

 

“Outre sa couverture globale des médias de langue anglophone, autant que la fourniture d’une couverture consacrée aux médias de Grande-Bretagne, HonestReporting a des filiales au Canada et en Amérique Latine. Avec plus de 150 000 souscripteurs et plus de 100 000 visites par mois sur notre site internet, nous espérons continuer l’expansion de la couverture de plus d’organes de presse européens dans un proche avenir. La bataille pour la défense d’Israël contre la désinformation médiatique ne se dissipera problablement pas d'ici peu ».

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Transmis par l'auteur et adapté par Marc Brzustowski

1-Pesach Benson, “A year of Dishonest Reporting, Why the Guardian won,” 13 December 2011, Honest Reporting.   

2- Simon Plosker, “The Guardian’s Anti-Semitic Explanation for Shalit deal,” 24 October 2011, Honest Reporting. 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 19:28

 

 

Reuters logo

 

 

Manfred Gerstenfeld

 

 

Israël devrait-il traiter les nouveaux manipulateurs pro-palestiniens comme s’il s’agissait de journalistes sérieux? Devrait-on leur accorder des privilèges, parce qu’ils appartiennent à des médias supposés honorables ? Pourquoi accueillir les alliés de vos ennemis ? Une récente étude sur les distorsions anti-israéliennes de Reuters, menée par le Professeur Henry Silverman, de l’Université Roosevelt, à Chicago, soulève, une fois encore, de telles questions..

 

Silverman a enquêté à partir de 50 dépêches orientées de Reuters, sur des sujets touchant au Moyen-Orient. Ses conclusions, concernant cette agence de presse « objective » sont accablantes. Il conclut que la couverture du conflit, par Reuters au Moyen-Orient « est systématiquement infectée de propagande et qu’elle influence les lecteurs pour qu’ils se rangent du côté des Palestiniens et des Etats arabes contre les Israéliens ».

 

Silverman a analysé les erreurs factuelles et éthiques de ces articles, telles que la parution de matériel de propagande et des erreurs flagrantes de logique. Alors que Reuters met à la disposition de ses journalistes un manuel de règles qu’ils sont supposés suivre, il a aussi pu vérifier que ces articles vont à l’encontre de ces recommandations. Silverman a découvert plus de 1.100 cas de défaillances factuelles dans ces articles. En moyenne, on aboutit à 22 erreurs par article relativement court. Silverman a, ensuite, soumis ces articles à des étudiants ayant une position neutre sur les questions relatives au Moyen-Orient. 

 

Après avoir lu les articles biaisés, leur point de vue s’est tourné vers des prises de positions pro-palestiniennes (1).

.

Trevor Asserson – un juriste britannique spécialiste du contentieux, vivant, à présent, en Israël – a appliqué une méthodologie quelque peu différente au contenu de la BBC, il y a quelques années. Cet organe de presse est lourdement subventionné par le gouvernement britannique et jouit d’une importante position de monopole. Il opère sous les directives d’une charte émanant du gouvernement, qui définit 15 obligations légales. Cela inclut : l’équité, le respect de la vérité, un devoir d’exactitude, l’attachement aux principes démocratiques, de ne pas diffuser ses propres opinions à travers les affaires courantes ou la politique publique, s’assurer que les points de vue opposés ne soient pas caricaturés et de ne pas faire en sorte que l’auditoire s’aligne sur les vues personnelles du journaliste.

 

Asserson a vérifié des programmes variés de la Télévision de la BBC portant sur le Moyen-Orient, qui vont à l’encontre de ces engagements, si on se fie à la charte. Il a analysé tous les documentaires sur le Moyen-Orient diffusés par BBC1 et 2, depuis la fin juin 2002 jusqu’en 2004. Après quoi, Asserson a expliqué que la BBC mène « Ce qui revient à quelque chose d’équivalent à une campagne visant à vilipender Israël, diffuser un documentaire de critique en règle d’Israël, au rythme de tous les deux ou trois mois… 88% des documentaires portant sur le conflit palestino-israélien dépeignent, soit une impression négative sur Israël, soit (dans au moins deux cas), une image positive des Palestiniens ». Il a aussi découvert que « il existe un problème systématique  avec le système de recueil des plaintes [des auditeurs] de la BBC »

 

Asserson conclut : “Les reportages d’actualité de la BBC, concernant Israël, font preuve de distorsions par omission, par inclusion, en ne rapportant que des faits partiels, selon qui est interviewé, et par le type d’informations fournies en arrière-fond, ou parce qu’elles sont manquantes. La seule manière factuelle de l’établir a été de procéder par une analyse juridique. J’ai préparé mon argumentaire de la façon dont un juge attendrait qu’on lui présente des preuves face à une Cour de Justice » (2) .

 

Une autre forme de manipulation des informations correspond à la publication sélective d’éditoriaux biaisés. Récemment, le Premier Ministre israélien Netanyahou a « respectueusement refusé » d’écrire un éditorial pour le New York Times. Son conseiller principal, Ron Dermer a envoyé une réponse au quotidien. Dans celle-ci, il citait l’admonestation de l’ancien Sénateur Patrick Moynahan, selon laquelle « chacun peut se prévaloir de sa propre opinion, mais personne ne peut se prévaloir des faits comme il l’entend ».

 

Dermer a souligné que le New York Times avait édité un article du Président palestinien Mahmoud Abbas contenant des « faits » historiquement faux, que le journal aurait pu et dû très facilement vérifier. Dermer a aussi vérifié des éditoriaux publiés au sujet d’Israël, au cours des trois derniers mois, dans le New York Times et l’International Herald Tribune. Dix-neuf de ces vingt articles éditoriaux avaient une connotation négative (3) .

 

Si de telles manipulations, relevant de la propagande, sont pratiquées par trois medias de l’élite de la profession, que pouvons-nous raisonnablement attendre des autres?  Il y a un besoin urgent d’une étude majeure sur l’éthique extrêmement douteuse du journalisme du temps présent. Se servir d’Israël comme cas d’école serait aidant pour accomplir cette tâche.

 

Dans l’expectative, Israël doit agir. Il est temps de former une commission d’examen de la Knesset sur les médias qui puisse s’attaquer à ce sujet complexe et tienne le gouvernement pour responsable, lorsqu’il accueille des manipulateurs infiltrés parmi les journalistes. La liberté de la presse est une chose. Être assisté par le gouvernement dans le but d’aider l’ennemi est quelque chose de radicalement différent. On devrait demander aux ministres pourquoi certains journalistes (lire : des propagandistes palestiniens et arabes) jouissent de certains privilèges. Laissons-les se débrouiller par eux-mêmes sans les droits offerts par la carte de presse. Dans la guerre réelle contre Israël, ses dirigeants cherchent par eux-mêmes et trouvent des solutions. La même approche devrait être appliquée à la guerre de propagande.


Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adaptation : Marc Brzustowski

Henry Silverman, “Reuters: Principles Of Trust or Propaganda,” The Journal of Applied Business Research – November/December 2011 Volume 27, Number 6

Manfred Gerstenfeld interview with Trevor Asserson, “The BBC: Widespread Antipathy Toward Israel,” in Israeland Europe: An Expanding Abyss,” (Jerusalem: Jerusalem Center for Public Affairs, The Adenauer Foundation, 2005) 194.

“PM adviser’s letter to ‘New York Times,’ The Jerusalem Post, 18 December 2011.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:49
Un texte de mars dernier, sur une affaire, rééxaminée hier devant la Cour d'Appel. 
Les blessures de Jamal al-Dura étudiées par la justice française*

http://www.veroniquechemla.info/2011/03/les-blessures-de-jamal-al-dura-etudiees.html


Le 8 février 2011, le Dr Yehuda David et Clément Weill-Raynal, journaliste à Actualité juive (1), ont comparu et le directeur de cet hebdomadaire français était représenté devant la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Ils étaient poursuivis pour diffamation par Jamal al-Dura. Au centre des débats, la question cruciale : les blessures de Jamal al-Dura (bras droit, pied gauche) proviennent-elles de coups d’armes blanches portées par des Palestiniens en 1992 ou de balles tirées par des soldats israéliens le 30 septembre 2000 ? Le jugement sera rendu le 29 avril 2011.

A shorter version of this article was published in English by Ami Magazine and can be read in this website.
Une version abrégée de cet article a été publiée en anglais parAmi Magazine et peut être lue sur ce site.

 C’est un étrange et long procès – environ dix heures - qui s’est tenu ce 8 février 2011 devant la XVIIe chambre du TGI de Paris, spécialisée dans la diffamation par voie de presse.
En dépit de la grève des magistrats, le Tribunal a maintenu l’audience en invoquant la venue spéciale, d’Israël à Paris, d’un des trois prévenus, le Dr Yehuda David.



Une affaire judiciarisée
Le 30 septembre 2000, France 2 diffusait au JT de 20 heures un reportage d’environ 50 secondes de Charles Enderlin, son correspondant permanent à Jérusalem, déclarant en voix off sur des images signées par le cameraman palestinien Talal Abu Rahma : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».
Une polémique a surgi rapidement sur l’origine des tirs. Celle-ci pouvant être, selon les premières déclarations de Tsahal, d’origine palestinienne.
Diverses personnalités – le physicien Nahum Shahaf dès fin 2000, le rédacteur en chef de la Metula News Agency (1) ou Ména, Stéphane Juffa, la journaliste Esther Schapira, etc. - ont enquêté et émis des doutes argumentés sur la réalité des faits allégués par ce reportage.
En octobre 2004, Talal Abu Rahma filme les cicatrices de Jamal al-Dura, à son domicile gazaoui. France 2 diffuse ce film lors d’une conférence de presse peu après.

Plusieurs procédures judiciaires ont été lancées en France et en Israël dans l’affaire al-Dura. L’une d’elles a été gagnée le 21 mai 2008 devant la Cour d’appel de Paris par le directeur deMedia-Ratings, Philippe Karsenty, poursuivi pour diffamation par Charles Enderlin et France 2 pour avoir évoqué une « mise en scène » et relaxé par la Cour.
Le 2 juillet 2008, Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), a demandé à France 2 de collaborer à une commission indépendante d’experts chargée d’établir les faits. France 2 a donné son accord en septembre 2008, mais a fait « lanterner le CRIF » (Luc Rosenzweig).

Lors du dîner du CRIF du 9 février 2011, son président a réitéré sa requête en présence notamment du Président de la République Nicolas Sarkozy et des responsables de France Télévisions, groupe audiovisuel public français dont France 2 est le fleuron.
Une interview et un droit de réponse
A l’origine de la plainte de Jamal al-Dura, une interview du Dr Yehuda David, chirurgien à l’hôpital Tel ha Shomer à Tel-Aviv, par le journaliste Clément Weill-Raynal, sous le pseudonyme de Daniel Vavinsky, et une réponse de celui-ci à un droit de réponse de Charles Enderlin, publiés dans les numéros respectivement des 4 septembre et 25 septembre 2008 d’Actualité juive, hebdomadaire incontournable de la communauté juive française.

Le Dr Yehuda David y affirmait qu’il avait opéré en 1994 Jamal al-Dura, victime en 1992, de blessures à l’arme blanche (hache, couteau) lors d’une rixe entre Palestiniens, donc bien avant le reportage controversé en 2000. Des blessures qui avaient induit une paralysie de la main droite causée par une section des nerfs médian et cubital.
Chroniqueur judiciaire dans cet hebdomadaire et depuis près de 25 ans sur la chaîne publique France 3, Clément Weill-Raynal s’est exprimé aisément, malgré son stress visible.
Il a retracé son enquête, son évolution, de l’incrédulité à l’égard des doutes exprimés par Nahum Shahaf ou la Ména vers le scepticisme concernant le commentaire de Charles Enderlin. Celui-ci a alors menacé Clément Weill-Raynal, lui promettant de graves problèmes s’il poursuivait son enquête. « Il avait raison. La preuve : je suis en train de vous parler », constate le prévenu en s’adressant aux magistrats.
Il a cité des exemples de « manipulations de l’information » par des Palestiniens : un soldat israélien présenté par des médias comme menaçant un Palestinien, alors qu’il protégeait un étudiant Juif américain, Tuvia Grossman, de la violence de Palestiniens ; un Palestinien présumé mort après un prétendu « massacre » par des soldats israéliens, tombant de sa civière, et y remontant prestement ; des sources médicales palestiniennes alléguant auprès de l’AFP (Agence France Presse) qu’un adolescent Gazaoui, Muhammad Zen Ismail Al-Farmawi,  a été tué par les Israéliens, alors que ce jeune avait fugué via un tunnel de contrebande palestinienne avant de revenir à son domicile, etc.
Et de rappeler quelques unes des invraisemblances et incohérences – absence de sang, durée inconnue de tirs nourris laissant moins de dix impacts sur le mur derrière les al-Dura, absence d’image de l’évacuation par ambulance, etc. - émaillant le reportage controversé ayant créé "l’icône médiatique de l’Intifada II", les "témoignages mensongers" de cameramen palestiniens présentés lors du procès contre Charles Gouze, webmaster du siteDesinfos.com, ceux contradictoires des auteurs du reportage controversé, les « consignes de silence et dissimulation d’un général palestinien », le procès à rebondissements contre Philippe Karsenty conclu par un arrêt tançant sévèrement Charles Enderlin et France 2, la pétition de soutien à Charles Enderlin recueillant denombreuses signatures, etc.
Clément Weill-Raynal a aussi souligné les précautions dont il a fait preuve pour recouper les déclarations du Dr Yehuda David. Il a tenté d’interviewer à deux reprises, en hébreu et par téléphone Jamal al-Dura. Celui-ci a refusé. Clément Weill-Raynal a aussi fait traduire en français les propos en arabe de Jamal al-Dura filmé par Talal Abu Rahma pour France 2 en 2004. Ce qui n’avait pas été fait auparavant.
Le professeur Raphaël Walden, spécialiste de chirurgie vasculaire à l'hôpital de Tal ha Shomer (2) ? « C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours », a ironisé Clément Weill-Raynal : sans avoir examiné Jamal al-Dura, ce médecin a écrit une lettre du 9 septembre 2008 en reprenant la teneur d'un rapport médical jordanien sur ce patient. Et ce journaliste de soulever un « problème éthique » : Charles Enderlin avait alors sollicité l’opinion du professeur Walden… sujet de son long reportage élogieux de trois minutes diffusé alors au JT de France 2. « Il aurait mieux valu que cela n’arrive pas au même moment », a conclu Clément Weill-Raynal. Quant à son pseudonyme, il l’utilise pour signer des articles sur des sujets sensibles tout en évitant toute confusion avec son activité professionnelle principale pour France 3.
C’est le Dr Yehuda David qui avait opéré en 1994 Jamal al-Dura dont la main droite était paralysée. Pour restaurer la flexibilité des doigts de cette main, ce chirurgien avait prélevé des tendons du pied gauche, puis les avait réimplantés dans la main droite.
Habilement, Me Orly Rezlan, avocate de Jamal al-Dura absent de l’audience, a joué de sa solitude contre quatre avocats, et a mis sur la sellette le Dr Yehuda David qui s’est efforcé de rendre compréhensible, gestes à l’appui, par les trois magistrats composant cette formation juridictionnelle, l’opération dont a bénéficié Jamal al-Dura : un transfert de tendons.

Ces blessures, ou celle à l’artère fémorale, de Jamal al-Dura peuvent-elles avoir été causées par des balles à haute vélocité, de M 16 ? « Impossible, car l’artère aurait été sectionnée, le bras amputé, la paroi interne de vaisseaux décollée, des tissus auraient été aspirés… », a asséné ce médecin militaire émérite qui s’est défendu d’avoir violé le secret médical. Un grief absent des poursuites lancées par Jamal al-Dura.
Fort de l’autorisation de ses supérieurs hiérarchiques, le Dr Yehuda David a souligné avoir été précis dans son interview, sans sortir de son domaine de compétence.
Pour démonter ce médecin, Me Orly Rezlan a « produit de nombreux documents… Nombre de ces documents (rapports médicaux, radiographies, comptes-rendus d’interviews…) étaient traduits de l’arabe et rédigés sur papier libre le plus souvent sans indication de date ou de source. A noter en particulier, un curieux certificat médical jordanien, contredisant celui de la défense, mais dépourvu du tampon de l’hôpital duquel il était censé émaner. Poussée dans ses retranchements, maître Rezlan a fini par reconnaître qu’elle avait trouvé ce document sur… Internet, provoquant une certaine stupeur dans le prétoire ! » (Actualité juive, 17 février 2011)
Des joutes entre médecins
Après le visionnage du film de France 2 sur les cicatrices de Jamal al-Dura, le Tribunal a entendu les témoins.
Le journaliste Hervé Deguine a « mené une enquête en 2005 à la demande de Robert Ménard, alors président de Reporters sans frontières » (RSF), mais sans rencontrer Jamal al-Dura et Talal Abu Rahma. L’affaire al-Dura ? Elle « n’existe pas en Israël ». Et en France ? « Elle a eu un écho énorme : la communauté juive y est plus importante que dans d’autres pays ; le climat d’insécurité très fort en France explique la recherche de protection des pouvoirs publics ; France 2 a trahi cette attente [des Juifs] de soutien des institutions et a mis en cause le comportement de l’armée israélienne à laquelle les Juifs sont attachés ». Le documentaire d’Esther Schapira diffusé par ARD, la TSR et d’autres chaînes ? « Léger. Il s’appuie sur une information erronée ». Certes, « les Palestiniens mettent en scène les violences subies des Israéliens. Comme le font les Israéliens. Comme dans tous les conflits ». Mais, Mohamed al-Dura a été « tué dans un combat violent » par des tirs de l’armée israélienne. Et d’ajouter qu’il est « difficile aujourd’hui d’être journaliste non palestinien à Gaza en raison de la vague d’enlèvements et de séquestrations depuis deux à trois ans, et de réaliser un reportage sur le Hamas ».
Les images des al-Dura ont bouleversé Richard Prasquier, président du CRIF : « Si c’est vrai, si un soldat israélien tirait sur un enfant, c’est contraire à tout ce que j’ai cru toute ma vie. Il est impossible de soutenir quelque chose de pareil ». Richard Prasquier a rappelé son souhait de constituer une commission d’enquête composée d’experts afin d’établir les faits, et a regretté les réticences de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, alléguant qu’il n’arrivait pas à obtenir l’autorisation des autorités israéliennes afin de permettre à Jamal al-Dura de se rendre à Paris via Israël. Or, les autorités israéliennes ont assuré n’avoir reçu aucune demande en ce sens. Une demande qui aurait reçu leur accord si elle leur avait été présentée. Le témoignage de Richard Prasquier revêt une signification double : par sa fonction dirigeante au CRIF, et sa volonté d’être présent au côté des prévenus la veille du prestigieux dîner du CRIF.
Quant au professeur Marcel-Francis Kahn, bien que non chirurgien, il a effectué des expertises en « radiologie osseuse et chirurgie de guerre ». Nul doute pour lui que la cicatrice au niveau de la fesse de Jamal al-Dura résulte d’une blessure par balles israéliennes. Le fondement de sa certitude ? Les radios examinées. Mais ces radios ne mentionnent aucun nom, aucune date, aucun lieu pour les authentifier. « Ce sont des radios sans aucune source. Comment peut-on être sûr qu’il s’agit de radios de Jamal al-Dura ? Le rapport de radiographie n’a pas été communiqué », a raillé Me Alain Jacubowicz, qui listait les carences informatives constatées par le Dr Yehuda David. Ce qui a fait sourire les autres avocats des prévenus et la salle. Le professeur Marcel-Francis Kahn a peiné à répondre aux questions précises du Dr Yehuda David, dédaigneux à son égard. 

Le Dr Yehuda David a contredit les allégations du prof. Kahn en rappelant que "le trajet intra-corporel d'une balle n'est pas rectiligne, mais qu'il suit un mouvement en spirale, en tous sens. Donc, une balle tirée en haut de la fesse droite peut parfaitement se retrouver en bas de la cuisse en passant par la fémorale".  Le Dr Yehuda David a aussi informé le Tribunal que des Palestiniens tirent une balle dans la fesse de ceux présumés avoir collaboré avec l’Etat d’Israël. 

Tandis que Me Gilles-William Goldnadel, avocat de Clément Weill-Raynal, a relevé que le professeur Marcel-Francis Kahn est un témoin qui omettait de mentionner son militantisme pro-palestinien.
Journaliste retraité, Luc Rosenzweig avait visionné les rushes de France 2 le 22 octobre 2004 au siège de France 2, en compagnie de Denis Jeambar, alors directeur de L’Express, et de Daniel Leconte, journaliste-producteur. Il en a retiré « l’impression que la version donnée par les auteurs du reportage ne correspond pas à la réalité ». Il a « appuyé la proposition de constituer une commission d’enquête ». Mais « France 2 ne veut pas que la vérité soit faite » : si Charles Enderlin a écrit à de nombreuses reprises sur son blog que Jamal al-Dura est volontaire pour des expertises, Jamal al-Dura s’y est de facto soustrait. 

Relaxe requise par le Parquet
Me Orly Rezlan, avocate de Jamal al-Dura, absent de l’audience, a plaidé contre ceux qui « ne débattent pas, mais affirment » à propos d’un reportage aux « images surinterprétées » et intégrées dans la thèse d’un complot.
Puis, Mme Dominique Lefebvre-Ligneul, représentant le Procureur de la République, a requis la relaxe des prévenus.


Me Aude Weill-Raynal, avocate de Serge Bénattar, directeur d’Actualité juive, a listé les éléments ayant amené nombre d’intellectuels, dont Elie Barnavi dansMarianne, Alain Finkielkraut et Pierre-André Taguieff à douter de la thèse de Charles Enderlin, sans que les médias reproduisant leurs questionnements n'aient été poursuivis par Jamal al-Dura.
« Cette affaire a commencé par le plus grave mensonge par imprudence de l’histoire de l’information. Elle est grosse de beaucoup de haine et de morts », a résumé Me Gilles-William Goldnadel qui a loué la rigueur de l’enquête de Clément Weill-Raynal. Il a aussi dénoncé « le conformisme intellectuel, l’esprit de corps et de caste, le copinage » de ceux qui voient un « crime de lèse-majesté » dans toute contestation de la version de Charles Enderlin.
Mes Isabelle Wekstein et Alain Jacubowicz, défenseurs du Dr Yehuda David, ont détaillé les blessures décrites de manière factuelle par leur client, les carences informatives des documents de la partie adverse et ont démontré l’absence de diffamation.
Le jugement devait être rendu le 29 mars 2011. La date a été reportée au 29 avril 2011.
Un élément majeur extérieur au reportage controversé
« J’aurais aimé continuer [d’enquêter]. Les poursuites judiciaires ont fait qu’il y a moins d’article sur cette affaire dans Actualité juive. C’est peut-être le but recherché… », a déploré Clément Weill-Raynal lors de cette audience.
Une audience où le cocasse – Comment Jamal al-Dura a-t-il pu se sentir diffamé par deux articles en français, langue qu’il ne comprend pas ? - l’a disputé au surprenant, au dramatique, voire au tragique. Et ce, devant une salle quasi-pleine – parmi les spectateurs : Philippe Karsenty -, mais avec peu de journalistes.
Pourtant, ces blessures réelles de Jamal al-Dura constituent un élément majeur et extérieur au reportage controversé. Le débat dans l’affaire al-Dura s’est ainsi déplacé de l'analyse des images vers l'examen des blessures cicatrisées.

Loin de renforcer l’allégation du reportage controversé, cette audience a miné considérablement l’authenticité dudit reportage, déjà fortement ébranlée par les enquêtes de Nahum Shahaf, de la Ména, d'Esther Schapira, le procès contre Philippe Karsenty, etc. 

En effet, si des cicatrices de Jamal al-Dura remontent à des blessures infligées en 1992, opérées en Israël en 1994, alors ce 30 septembre 2010, Jamal al-Dura n’a pas été blessé à ces parties de son corps et… 

Que reste-t-il donc de réel dans ce reportage ? Qu’attendent France Télévisions, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), leministère de la Culture et de la Communication et les plus hautes autorités de l’Etat pour mettre un terme à cette affaire al-Dura par la constitution d’une commission d’enquête composée d’experts indépendants chargés d’établir les faits ?

La scène du prétendu assassinat d’un enfant palestinien par des soldats israéliens, un blood libel - accusation diffamatoire portée contre les Juifs d’assassiner un enfant non-Juif pour en boire le sang lors de leur fête de Pessah (Pâque Juive) -, « marche » si bien qu’elle a été reprise lors de la semaine de l’Apartheid, dans les rues de Bruxelles, le 12 mars 2011. Dans un faux « check-point », un faux soldat israélien a « tiré » sur un enfant prénommé lui aussi Mohamed, sous les yeux de sa « mère ». Cette fois, l’actrice jouant le rôle de la mère éplorée a tendu sa main tachée du faux sang du gisant prétendument mort et promptement recouvert du linceul/drapeau palestinien.

Autre exemple : le 30 janvier 2011, la 22e édition duConcours international de plaidoiries du Mémorial de Caen-Normandie a remis son 1er prix à Maître Mahmoud Arqan, « avocat de Hébron en Palestine, pour sa plaidoirie intitulée « L’exécution du fœtus dans les entrailles de sa mère ». Le 13 février 2011, l'ambassade d'Israël a réagi avec fermeté au Mémorial de Caen à cette diffamation. 

Par son témoignage devant le TGI de Paris, Richard Prasquier a montré l’un des buts majeurs de la propagande palestinienne, prisant notamment l'antisémite blood libel, si efficace : ébranler la confiance des Israéliens envers leur armée, chargée de défendre l’Etat Juif contre ses ennemis (Etats, mouvements terroristes, etc.), et celle de la diaspora Juive en l’Etat d’Israël. Déliter le lien entre les Juifs de diaspora et cet Etat, briser leur engagement envers cet Etat, les diviser. Et sans ce soutien vital de la diaspora, l’Etat d’Israël, affaibli par des dissensions internes, serait encore plus isolé, marginalisé, et plus facile à détruire.
Mais un Etat décidé à se défendre. C’est ainsi qu’il faut interpréter par exemple, après la lettre du 10 septembre 2007 de Tsahaldemandant à France Télévisions les rushes de l'incident al-Dura et les déclarations réitérées de Daniel Seaman, alors directeur du GPO (Bureau de presse du gouvernement), l’autorisation accordée par les supérieurs hiérarchiques au Dr Yehuda David afin que celui-ci s’exprime publiquement sur une accusation diffamatoire qui a terni l’image de l’Etat Juif dans le monde, et qui est une réussite de Pallywood, cette industrie audiovisuelle palestinienne produisant des images incitant à la haine des Israéliens, des Juifs.
(1) J’ai collaboré comme journaliste à Actualité juive et à la Mena.

(2) Le professeur Raphael Walden milite au sein de l'association pro-palestinienne Doctors for Human Rights (Médecins pour les droits de l'homme). Il est aussi le gendre du président Shimon Peres.
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:42

arton7794-23d79 (Copier)

La presse française est décidément incorrigible.
Non contente d’orienter régulièrement ses débats en la défaveur d’Israël, elle procède toujours aussi subtilement pour y ajouter des mensonges.

Aujourd’hui, dans un article intitulé « la reprise de la colonisation à Jérusalem-Est inquiète la communauté internationale » paru dans le journal Le Monde, une photo de Benyamin Nétanyahou est accompagnée de la légende suivante : « Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, se veut radical : la colonisation des territoires palestiniens est « un droit normal », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie de commémoration. »…



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1cufEsJp1
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 08:55

Lettre d’une téléspectatrice française au président du CSA

france 2

J’adresse cette lettre au Président du CSA, en mon nom propre: une simple citoyenne française.
J’ai voulu l’écrire comme je l’ai ressentie, téléspectatrice victime d’un tentative de manipulation. J’affirme, que si je ne savais pas ce que j’ai appris au sujet d’Israël pendant 10 années de voyages, de lectures, de contacts, d’échanges et de participations nombreuses, j’aurais pu me laisser convaincre par ces reportages! C’est grave.



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1a4oMWCo2
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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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