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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:32

 

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JEUDI 10 FÉVRIER 2011

Jamal Al-Dura contre Charles Enderlin
Le huit février dernier s’est tenu dans l’enceinte du tribunal de Paris le procès en diffamation intenté par le père de Mohamed Al-DuraJamal, à l’encontre du journaliste et rédacteur en chef adjoint de France 3Clément Weill -Raynal, du directeur de publication d’Actualité Juive Serge Benattar, ainsi que de Yehuda David, le médecin israélien interrogé pour le besoin d’un article intitulé «Les blessures de Jamal Al-Dura existaient déjà en 1993 sans la moindre ambiguïté possible ».

Selon le Dr David, les cicatrices se trouvant sur le corps de Jamalsont antérieures à la fusillade de Netzarim du 30 septembre 2000. Elles dateraient d'une rixe à la hache en 1992 et d'une opération pratiquée par lui deux ans plus tard et non pas de blessures faites parTsahal.

Thèse qui conforterait implacablement la démonstration du complot anti-israélien et mettrait Charles Enderlin dans une situation difficile en regard de son ‘’professionnalisme’’ tant reconnu par ses pairs admirateurs ! Un plaignant qui, débouté, nuira au final gravement à celui-ci ainsi qu’à son employeur.

Par ce procès, on notera en premier lieu l’absence du requérant. Un accusateur dont on s’interrogera tout d’abord sur sa ‘’connaissance’’ du Français lui permettant de jauger de la qualité diffamatoire d’un article, puis sur sa possession d’un journal qui n’est pas distribué dans la bande de Gaza, mais aussi sur son refus de se déplacer et se soumettre à des experts médicaux afin de confirmer ou d’infirmer la réalité du reportage de l’envoyé permanent à Jérusalem de France 2et, par la bande, de la diffamation de l’article incriminé.
                                                               
Tros ''petites'' questions menant indubitablement vers le ‘’maitre d’œuvre’’ de «l’Affaire du carrefour de Netzarim». A savoir Charles Enderlin.
Un Charles Enderlin ayant affirmé pourtant sur son blog que Jamal Al-Dura était prêt à toutes les expertises. Tout comme il avait assuré à ses lecteurs qu’il était étranger au procès. C’est pourtant le contraire qu’atteste Nolwenn Le Blevennec dans un article paru sur le site Rue89 et que laisse supposer Guillaume Weil-Raynal frère jumeau de l’autre et ami d’Enderlin. Un papier qui révèle également que l’avocate du ‘’Palestinien’’ a refusé de faire venir Jamal à la barre -on se doute des raisons- mais aussi qu’il « risquait sa sécurité ».
Si nul ne saura par l’article qui le menace, chacun se doute bien que sorti de la bande de Gaza le danger s’évaporerait… jusqu’à son retour !
Voici donc un procès qui ne supprime aucune des légitimes interrogations mais ajoute des coins d’ombre à la ‘’vérité’’ de France 2et de son correspondant permanent en Israël. Un système de défense conduit à charge systématiquement contre ceux qui s’élèvent contre ce reportage douteux, dans le dessein de les faire taire par la force de la loi et non pas par des arguments et des preuves. Des procès qui se retournent au fil du temps contre leurs initiateurs et qui valident la méfiance à l’égard de France Télévisions, de Charles Enderlin, mais aussi à l’encontre de la plupart des  médias français par la longueur de leur silence sur l’affaire qui a terni la réputation de l’état d’Israël et de son peuple.
Un procès dans lequel le procureur a requis la relaxe. L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu le 29 mars. Une sentence qui probablement ébranlera un peu plus la profession, en manque flagrant de déontologie, par la pression de plus en plus forte quant à une commission indépendante refusée jusqu’alors par France 2 etCharles Enderlin.
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 13:16

VENDREDI 28 JANVIER 2011

Une réunion sur l’affaire al-Dura calamiteuse pour France 2

http://www.veroniquechemla.info/2011/01/une-reunion-sur-laffaire-al-dura.html


Depuis le printemps 2010, mes centaines d’articles publiés par Guysen de 2002 à 2008, sauf un, ont disparu de son site Internet. 
Parmi ces très nombreux articles, les éditoriaux écrits avec Guy Senbel, alors rédacteur en chef de Guysen.
Interrogé, Guysen ne m’a donné aucune explication.
Je publie ces articles sur mon blog.

Arlette+Chabot+Antoine+Spire+Philippe+Ka
Le 18 septembre 2008, Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, puis Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (M-R.fr), se sont exprimés lors d’une soirée publique sur l’affaire al-Dura, pour la première fois hors de l’enceinte judiciaire, au siège parisien du Mouvement juif libéral de France (MJLF). Une réunion filmée oscillant, au fil des interventions, entre le grotesque, le passionnant, le choquant, le comique et la raison. Aux interrogations légitimes suscitées par le reportage controversé de Charles Enderlin et du cameraman palestinien Talal Abu Rahma sur la « mort de Mohamed al-Dura » diffusé le 30 septembre 2000 par France 2, aux arguments fondés de Philippe Karsenty, Arlette Chabot n’a opposé aucune réponse argumentée. A tort, elle a nié le non-renouvellement de la carte israélienne de presse de Talal Abu Rahma.
Ce fut théâtral à souhait, avec vraies et fausse sorties d’Arlette Chabot, venue accompagnée de trois journalistes de France 2, dont « certains sont de grands reporters, ayant travaillé en Israël, dans les territoires ». Signe d’une « rédaction solidaire ».
Une pièce, parfois houleuse, d’environ trois heures, en trois actes, devant une salle quasi-comble d’environ 150 spectateurs attentifs et respectueux, dont Francis Lentschner, président du MJLF, le rabbin Daniel Farhi, le général Michel Darmon, président d’honneur de l’association France-Israël/Alliance général Kœnig(1) et Gil Mihaely du site www.causeur.fr.
Le journaliste Antoine Spire annonce, avec gêne, le déroulement de la soirée : Arlette Chabot commentera ses images, puis répondra aux questions posées par la salle et lui-même. Ensuite, elle quittera la salle, car elle « ne souhaite pas écouter Philippe Karsenty » qui présentera sa démonstration et répondra aussi aux questions. Enfin, après « le retour d’Arlette Chabot, nous aurons un débat ». Rires.
Le but d’Antoine Spire : « Savoir quelle est la vérité, donc être le plus rationnel possible ». Un mot – vérité – inscrit en hébreu (« Hemet ») sur un panneau de la salle.
Un prochain « groupe de travail d’experts indépendants »
CRIF.jpgQuelques heures auparavant, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) avait annoncé l’accord de Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, pour « la mise en place d’un groupe de travail d’experts indépendants, chargé de répondre, à partir de tous les documents disponibles, aux diverses questions qui se posent » sur les images de la « mort de Mohammed al-Dura ». Un groupe qui sera présidé par Patrick Gaubert (2), président de laLICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme).
France+2+Logo.png
« Ce n’est pas une commission d’enquête, car enquête cela veut dire qu’il y a justice, et la justice nous oppose à M. Karsenty », ergote Arlette Chabot.
Les missions de ces experts ? Examiner les cicatrices de Jamal al-Dura et son dossier médical, faire de nouvelles radios, analyser les images (timecode)…
« Plutôt que de ressasser les éternels arguments et de scruter les images à l’infini, [Arlette Chabot] veut sortir du fantasme, de l’accusation sans preuve et cherche des faits objectifs nouveaux ». Ainsi, « Jamal al-Dura et des autorités religieuses musulmanes ont donné leur accord sur l’analyse ADN des restes de l’enfant exhumé ». Une exhumation et un test que nul, hormis France 2, ne propose, et dont les résultats, conditionnés par une ADN probante, n’arrêteront pas toutes les polémiques. Alors pourquoi cette analyse ? Peut-être pour contourner le but assigné à cette commission par le Dr Richard Prasquier, président du CRIF, le 2 juillet 2008 : « Il s’agit de déterminer si, le 30 septembre 2000, Charles Enderlin pouvait affirmer, avec les images et informations dont il disposait, que Mohamed al-Dura est mort » .
« Nous souhaitons arrêter cette affaire… et que l’enquête aille jusqu’au bout, et nous nous rangerons au verdict de ces éléments objectifs », promet Arlette Chabot. Et d’ajouter : « Si une faute avait été commise, nous reconnaîtrons la faute. Le bureau de Jérusalem sera fermé dans l’heure qui suivra. Tout le personnel sera licencié. Nous dirons à la TV que nous avons commis une erreur et que nous avons été abusés ». Mais France 2 remettra-t-elle en question sa chaîne de contrôle de l’information ?
Puis Arlette Chabot précise : « En revanche, nous demandons que tout le monde fasse preuve de la même honnêteté, et que si des gens de bonne volonté arrivent à donner des éléments objectifs qui apportent des réponses au maximum de questions… Nous acceptons les réponses. Et nous espérons que tout le monde [les] acceptera, et qu’on en aura fini de cette affaire... Ni la France qui a beaucoup de problèmes, euh, avec ses communautés différentes, ni ce qui se passe au Proche-Orient, personne n’a besoin de rallumer des guerres… mêmes médiatiques qui n’ont pas lieu d’être. C’est très dangereux ».
Les auditions de ces experts seront-elles ouvertes à la presse ? Leur compte-rendu et les résultats des analyses seront-ils publiés ? Ces points, et d’autres, demeurent inconnus.
On pouvait espérer que cet accord entre le CRIF et France 2 augurât une atmosphère pacifiée entre les deux orateurs, prélude à un dialogue.
Eh bien, non, il a fallu vite déchanter. Chacun a campé sur sa position, sans réel dialogue.
« France 2 bidonne ou ne bidonne pas ? » (Arlette Chabot)
Rappelons les faits.
Al-Dura+mort.jpg
Le 30 septembre 2000, au JT de 20 h, France 2 diffusait unreportage commenté ainsi par Charles Enderlin, son correspondant à Jérusalem, sur des images du cameraman (ou fixer) palestinien Talal Abu Rahma : « 15 heures. Tout vient de basculer près de l’implantation de Netzarim dans la bande de Gaza... Ici, Jamal et son fils Mohamed sont la cible de tirs venus de la position israélienne... Mohamed a 12 ans. Son père tente de le protéger... Il fait des signes... Mais une nouvelle rafale... Mohamed est mort et son père gravement blessé ».
Ces images ont circulé dans le monde entier, alimentant la haine et la violence contre les Juifs. « Rien n’a été aussi dévastateur du point de vue de l’image d’Israël que la mort de ce petit Mohamed al-Dura. En réponse à ce crime, deux réservistes israéliens ont été quelques jours plus tard lynchés par des Palestiniens », rappelle Antoine Spire. « J’ai rencontré des mères de famille françaises qui m’ont dit : ’’Mon gosse a payé très cher dans son collège, dans son école, l’affaire al-Dura’’. Je partage cette douleur », déclare Arlette Chabot.
L’incident et ce reportage ont fait l’objet d’enquêtes, notamment du physicien Nahum Shahaf, du réalisateur Pierre Rehov, de Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Metula News Agency (ou Mena), de la journaliste Esther Schapira, du psychanalyste Gérard Huber, de l’historien Richard Landes et de Philippe Karsenty. Des doutes ont surgi sur l’authenticité de ces images.
En 2004, M. Karsenty qualifiait de ’’mise en scène’’ et ’’supercherie médiatique’’ ces images controversées. Condamné en 1ère instance en 2006 pour diffamation sur plaintes de France 2 et de Charles Enderlin, il interjetait appel et était relaxé le 21 mai 2008 par la Cour d’appel de Paris en un jugement tançant sévèrement les intimés. Ceux-ci se sont pourvus en cassation .
Le Nouvel Obs a publié un appel Pour Charles Enderlin en date du 27 mai 2008 qu’Antoine Spire trouve « particulièrement étrange » (3).
« Une sale affaire »
Troisième directrice de l’information de France 2 à « gérer » cette affaire, Arlette Chabot n’était pas « en fonction à l’époque. Ce qui [lui] donne une totale liberté pour avoir mené et continuer à rechercher le maximum d’informations sur cette… sale affaire ».
« La 1ère polémique, que je n’ai pas gérée, était sur l’origine des balles, ironise-telle. Et quand je suis arrivée il y a quatre ans, on m’a dit : « Ah, c’est formidable ! On va enfin avoir un directeur de l’information qui va dire la vérité : ’’Cette scène est totalement bidon, elle est jouée, et l’enfant n’est pas mort’’ - j’ai même entendu dire qu’il vendait des fruits à Gaza –, ’’et le père n’a jamais été blessé. Tout ceci est une scène qui a été montée’’… J’ai essayé de reprendre les faits. J’ai essayé de mettre un peu de raison et de chercher des faits objectifs dans une affaire qui devenait extrêmement passionnelle, voire irrationnelle, avec des débats interminables ».
Cette affaire, qui l’espère-t-elle ne « sera pas l’affaire de sa vie », elle a été « mal gérée » par ses prédécesseurs. Au fait, comment Arlette Chabot l’a-t-elle gérée ?
En sélectionnant les happy few – les journalistes Luc Rosenzweig,Denis Jeambar et Daniel Leconte – autorisés à découvrir le 22 octobre 2004 les rushes de France 2.
En refusant la communication de ces rushes à l’armée israélienne (4) - même si Arlette Chabot fait « confiance à la démocratie israélienne pour organiser des enquêtes » -, ainsi qu’au président du CRIF (5).
En filtrant les invités de sa conférence de presse du 18 novembre 2004. Une décision critiquée par le Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel (SNPCA) (6).
En disqualifiant les partisans de la mise en scène, amalgamés aux révisionnistes ou aux adeptes des théories du complot. Et, pour l’avoir rangé quelque peu au côté de ces derniers, la chaîne Canal + et l’hebdomadaire L’Express sont poursuivis en 2008 pour diffamation par Philippe Karsenty.
Enfin, en adoptant, pour clore tout débat , une stratégie judiciaire qui s’est révélée désastreuse pour France 2 : celle-ci avait poursuivi pour diffamation ceux qui ont diffusé, sur des sites Internet, des articles gênants sur cette affaire, et non leurs auteurs. La seule exception, involontaire, a visé Philippe Karsenty et s’est retournée en boomerang contre France 2.
Ainsi, les trois procédures judiciaires lancées par France 2 et Charles Enderlin se sont soldées d’une part par la relaxe d’un prévenu au terme d’une audience ubuesque (7) et, d’autre part, par deux condamnations en 1ère instance des prévenus : l’une, celle de Philippe Karsenty, a été annulée en appel ; l’autre, celle de Charles Gouz, webmaster du site Desinfos.com, a donné lieu à un jugement aux attendus sévères à l’égard de France 2 (8).
Et les rushes de France 2 ?
Habilement, Arlette Chabot ne présente pas les 18 minutes de rushes de France 2 en date du 30 septembre 2000, et présentés à la Cour d’appel de Paris le 14 novembre 2007. Et pour cause, c’eut été délicat de montrer 17 minutes de saynètes de guerre et deux interviews de responsables palestiniens, s’achevant par la minute sur les al-Dura et une rue palestinienne sans trace de sang, ni projection de chair, ni les 2 000 impacts de balles israéliennes que n’eussent pas manqués de produire « 45 minutes » de fusillades .
En 2000, Talal Abu Rahma affirmait que ces rushes duraient 27 minutes. Quid des neuf minutes manquantes dans ces rushes ? « Nous avons donné à la justice l’intégralité des rushes », assène Arlette Chabot .
Et voici donc les reportages diffusés par France 2 et TF1 le 30 septembre 2000, par France 2 les 1er et 2 octobre 2000, puis des « rushes décryptés par France 2 » avec des images d’autres cameramen présents audit carrefour le 30 septembre 2000.
C’est avec concision, aplomb et calme qu’Arlette Chabot répond aux interrogations d’Antoine Spire et de spectateurs. Seule sa gestuelle – jambes parfois tordues, main cachant une partie du visage - trahit nervosité ou embarras.
Un abîme de questionnements
Arlette Chabot dévide une litanie à donner le vertige.
Elle avance la transparence - « Nous répondons à toutes les questions. Nous n’avons rien à cacher » -, alors que le cameraman palestinien Talal Abu Rahma admettait vers 2001-2002 : « France 2 a ses secrets ».
Pourquoi France 2 a-t-elle donné ces images aux télévisions du monde entier ? C’est normal. Il y a un système d’échanges gratuits internationaux entre toutes les TV. S’il y a un embargo, c’est plutôt vis-à-vis de la concurrence… Quand Charles Enderlin a monté ces images, personne n’a imaginé une seconde l’impact qu’elles auraient », explique Arlette Chabot.
Nidra Poller ironise : arrivé à 7 h, Talal Abu Rahma n’aurait produit en une journée de travail que 18 minutes d’images, en manquant la mort de l’enfant. « Quelle était la durée de sa cassette ? », demande-t-elle. Arlette Chabot élude, insistant sur l’insuffisance des batteries du cameraman. Mais alors pourquoi Talal Abu-Rahma a-t-il gaspillé ses faibles batteries à filmer tant de saynètes de guerre ?
Antoine Spire exprime son incompréhension : tous les Palestiniens fuient, sauf « ce père palestinien et son fils ». « Le père est très con de rester derrière ce qu’il pense être un abri », note Arlette Chabot.
Les balles « ayant tué Mohamed et blessé Jamal al-Dura » ? Selon Talal Abu Rahma, France 2 les détient. Ce que nie farouchement Arlette Chabot : « Les balles ont été récupérées par les Palestiniens. Si on les avait, je vous promets, on les donnerait ».
Pallywood.jpg
« Le débat sur les tirs » ? Arlette Chabot se « fie à la conclusion de la commission d’enquête israélienne, de l’Armée... On ne saura sans doute jamais... Si les Israéliens avaient la preuve que le gamin n’a pas été tué par des Palesti… par des militaires israéliens, je pense que depuis longtemps, pour éviter que ce gamin ne devienne un martyr dans le monde musulman, ils l’auraient fournie évidemment... On nous dit que cette scène est jouée, c’est-à-dire qu’on a mis en scène… Comment on dit ? C’est Hollywood,Pallywood... C’est-à-dire qu’avec la complicité de l’équipe de France 2, on a mis un « acteur » et un enfant qui joue à être blessé… Si c’est une mise une scène, il n’y a plus de problème d’origine des tirs : c’est forcément des balles palestiniennes. Il n’y a que les Palestiniens qui peuvent monter cette opération contre Israël ».
Talal Abu Rahma a déclaré au journal marocain Le Matin, en 2001, qu’il était « venu au journalisme afin de poursuivre la lutte en faveur de son peuple » (9) ? « On peut toujours dire des conneries ! », réplique Arlette Chabot. Huées. Elle persifle avec ironie : « Charles Enderlin peut être journaliste pour défendre la cause israélienne ! Je n’en sais rien » Esclaffement général de la salle. « Cela n’a pas de sens ! Je ne dis pas [que Talal Abu Rahma] n’a pas donné d’interviews dans tous les sens. Cela m’est égal que Talal ait dit des conneries. Il a filmé une scène : nulle ou pas ? »
Ce 30 septembre 2000, Charles Enderlin se trouve en Cisjordanie, et non au carrefour de Netzarim. Il a fait « confiance à Talal avec lequel [il] travaille depuis 12 ans » et a déclaré en 2005 que « l’image [des al-Dura] correspondait à la situation à Gaza et en Cisjordanie » (10). Ancienne co-présentatrice de Jeudi Investigation sur Canal +, et notamment de l’émission sur l’affaire al-Dura qui « établit que l’enfant a été tué par balles », Emilie Raffoul allègue : « L’image [de l’enfant] déclenche une espèce d’hystérie émotive… Si je peux me permettre de le dévoiler, la moitié des journaux télévisés sont faits avec des images qui arrivent de l’extérieur par des journalistes, à l’intérieur des rédactions, qui vont dans des cabines de montage et de mixage, et qui sont, à 50% dans le JT, pas sur place ».
Dans son commentaire, « Charles Enderlin a dit le point de vue de l’armée israélienne le 1er et le 2e jour », estime un des trois journalistes de France 2, Gérard Grizbec. Une allégation qui contredit le récit de Luc Rosenzweig - Charles Enderlin « n'obtient pas de confirmation de cet incident du côté israélien, où le porte-parole de Tsahal de service ce jour-là, Yarden Vatikaï, lui répond qu'il va faire une enquête dont il le tiendra informé. Enderlin accuse donc Tsahal de ce crime, car c'en est un aux yeux des lois de la guerre, sans même citer la non-réponse à ses questions des responsables de l'armée israélienne » . Et qui n’explique pas le commentaire prudent du JT de TF1, ce 30 septembre 2000.
Si Charles Enderlin « avait été convaincu par les autorités israéliennes de s’être prêté à cette manipulation, il y a longtemps qu’il aurait été expulsé : il y a des journalistes qui ont été expulsés… Un journaliste de France 2, qui je le signale est juif. On l’a accusé d’antisémitisme [brouhaha]... On a dit que Charles Enderlin était antisémite [« Ben oui !» dans la salle]. Il a eu le Prix Goebbels [Ah !] ! J’ai eu du mal à comprendre », déclare Arlette Chabot.
Et de poursuivre : « S’il y avait un élément qui permette de… soulager les âmes, de dire : on a la preuve que c’est un montage, que ce sont des balles palestiniennes… Vous pensez que cela n’aurait pas été dit depuis huit ans ? » « Cela a été dit par l’armée israélienne », rétorque Antoine Spire.
« Personne n’a prouvé [que l’enfant] était encore vivant », constate Arlette Chabot. Oui, mais personne, et notamment pas France 2, n’a prouvé qu’il était mort…
Arlette Chabot compare l’affaire al-Dura aux rumeurs sur les attentats du 11 septembre 2001. « On se repasse les images en boucle… Personne n’a pu démontrer que le 11 septembre, ça n’est pas vrai, que c’est une organisation de George Bush, que ce sont les Juifs [Le Mossad, disent des spectateurs], que le Mossad a fait tomber les tours… Au bout d’un moment il y a un doute permanent ».
« Nous poursuivons toujours ceux qui disent, et n’apportent pas la moindre preuve, que cette affaire est un montage et est totalement bidon », avertit Arlette Chabot. En l’accusant de « manipulation intentionnelle de l’opinion », Serge Farnel, ancien webmaster de l’ex-site Lavéritémaintenant (11), la défie. Arlette Chabot ironise, un peu éberluée.
« Ces images ont été utilisées, ont eu des conséquences émotionnelles et politiques considérables. Dans le monde entier, ces images représentent la responsabilité israélienne, surtout vis-à-vis du monde arabe… », résume Antoine Spire.
Arlette Chabot interroge à la cantonade : « Et si c’était vrai, est-ce que c’est acceptable ? »
« Que l’armée israélienne ait tué un enfant ? Non, c’est insupportable, pour nous tous ! », répond Antoine Spire.
« Mais est-ce que cette version, si elle pouvait être… confirmée, c’est çà mon problème, en admettant, il y a eu combien d’enfants depuis que cette affaire al-Dura existe ? C’est la 1ère fois qu’un enfant qui ne jette pas de pierre, qui est tué, et qu’a priori on se dit que peut-être ce sont les Israéliens, que peut-être ce ne sont pas les Israéliens ? Et si ce sont les Israéliens, est-ce que c’est supportable ? Est-ce qu’on peut l’accepter ? » Brouhaha. Un spectateur : « La question n’est pas là ».
« C’est la guerre ! Il y a des gamins israéliens qui se font tuer dans des attentats par des bombes de Palestiniens ». Brouhaha.
« Je pose juste la question ». Brouhaha. Une voix : « Vous avez dit que… l’enfant palestinien a été… volontairement assassiné. Ce n’est pas la même chose ».
En fait, la question d’Arlette Chabot touche à la déontologie de Tsahal , et à un point particulièrement sensible : l’accusation millénaire non fondée portée contre les Juifs de commettre des crimes rituels (blood libel) . L’image des al-Dura a réactivé « le stéréotype du Juif tueur d’enfants » (Pierre-André Taguieff) , et ce, dans le cadre d’un jihad mondial.
Antoine Spire souligne la responsabilité du correspondant de France 2 à Jérusalem : « Quand on voit les conséquences de cette image et qu’on la rapporte au commentaire de Charles Enderlin disant sans avoir de preuve : ’’Ce sont les Israéliens qui ont tué cet enfant’’. On se rend compte que là il y a une question qui est posée : comment est-ce possible ? »
« S’il y avait une preuve que ce n’est pas le cas, personne ne l’aurait dit depuis huit ans bientôt ? Il y a une preuve en Israël ? On rouvre une enquête ? Je ne demande pas mieux. Je suis ouverte à toutes les enquêtes », dit Arlette Chabot avant de reconnaître : « Quand on sait, compte tenu de la charge émotionnelle [de ces images], on ne l’aurait pas diffusée ».
Et de se définir comme « probablement la plus pro-israélienne de la salle », suscitant des « Ah ? Oh ! » du public.
Et d’ajouter : « Compte tenu de la charge émotionnelle qui montre une vérité… extrêmement difficile à supporter. Autant que cela doit être difficile à supporter, en tout cas j’aimerais l’espérer, pour des Palestiniens de voir des enfants israéliens couverts de sang morts dans un attentat kamikaze ». Brouhaha.
Talal Abu Rahma sans carte de presse israélienne depuis 2001
« Je signale que Talal n’est absolument pas fiché dans les services israéliens. Il n’y a aucun dossier contre lui. Talal n’est pas du tout tricard puisqu’il peut quitter Gaza via Tel-Aviv, et comme il a des petits problèmes de santé, et vient se faire soigner en Europe depuis des années. Si c’était un imposteur ou un salopard, j’espère que les autorités israéliennes depuis longtemps ne lui donneraient pas de visa de sortie pour se faire soigner en Europe. Il n’est pas au service des Palestiniens. Il collabore à France 2 depuis des années », allègue Arlette Chabot.
« Daniel Seaman, directeur du Bureau gouvernemental israélien de presse (GPO) (12), a déclaré que Talal Abu Rahma n’avait pas vu sa carte de presse renouvelée depuis 2001 car il avait mis en scène des reportages. France 2 est-elle au courant ? Pourquoi France 2 garde-t-elle ce cameraman », s’enquiert l’auteur de ces lignes.
« C’est faux ! L’autorisation existe toujours. [Talal Abu Rahma] continue à travailler, il continue à circuler, il continue à venir, à sortir d’Israël », tranche sèchement Arlette Chabot, qui répète une 2e fois : « C’est faux. On ne va pas faire un débat là-dessus. C’est faux ». En fin de soirée, Arlette Chabot allègue : Talal Abu Rahma « continue à travailler à Gaza avec une carte de presse ».
Or, en mars 2008, Nidra Poller, pour The Wall Street Journal Europe (WSJE), et Guysen informaient, via Internet, Arlette Chabot des déclarations de Daniel Seaman. Le courrier électronique de Nidra Poller était transmis à Charles Enderlin.
Le 4 mars 2008, celui-ci demandait à Glenys Sugarman, une responsable de l’Association de la presse étrangère (FPA) à Tel-Aviv , par courriel envoyé en copie à Arlette Chabot et à Nidra Poller, de confirmer que « toutes les cartes de presse accordées par le GPO aux employés palestiniens des médias étrangers n’avaient pas été renouvelées par Daniel Seaman après le début de l’Intifada ». Curieusement, quelques jours auparavant, Charles Enderlin affirmait à la Cour d’appel de Paris que Talal Abu Rahma disposait de cette carte de presse…
« Je n’ai pas reçu de réponse de Glenys Sugarman. En 24 heures, Charles Enderlin et moi avons échangé environ cinq courriels sur ce thème. Arlette Chabot était en copie de nos messages », confie Nidra Poller à Guysen, le 24 septembre.
Le 19 septembre, Daniel Seaman rappelait à GIN-Paris : « Talal Abu Rahma n'a pas la carte de presse du GPO qui est la seule carte de presse officielle reconnue en IsraëlIl n'en recevra aucune, sous aucune circonstance. Il n'a pas un permis de travail et n'est autorisé à se rendre en Israël que pour des raisons humanitaires, pour un traitement médical selon les dires de France 2. S’il travaillait, ce serait illégal. Les propos d'Arlette Chabot risquent de porter atteinte à ses relations avec les autorités israéliennes… Ce serait honteux de sa part de m’accuser de mentir » (Nda : Daniel Seaman a mis en caractères gras ces termes).
Ce même jour, et à la demande de Daniel Seaman, Arlette Chabot a été informée de la teneur de ce message, et invitée à confirmer ou infirmer ses allégations.
Le 21 septembre, Charles Enderlin écrivait sur son blog : « La réalité est : Talal Abou Rahmeh s'est vu retirer sa carte en même temps que tous les employés palestinien de la presse étrangère » .
GIN publiera la réponse d’Arlette Chabot dès réception.
Incohérences et invraisemblances des images et dires des protagonistes
Après le départ volontaire des quatre représentants de France 2, Philippe Karsenty liste les invraisemblances et incohérences des témoignages des protagonistes et des rushes montrés à la Cour d’appel de Paris . Il dénonce un « bidonnage par les images, le discours et le bruitage de la bande son ».
A plusieurs reprises, le public s’esclaffe, voire s’exclame : « C’est incroyable ! »
Les sources de Philippe Karsenty : « Associated Press, Reuters, la chaîne publique allemande ARD qui collabore généralement avec France Televisions et des documents internes à France 2 ».
Combien de cameramen au carrefour de Netzarim ? Talal Abu Rahma en est sûr et certain vers 2001 : « Il n’y avait personne d’autre que le père et le fils ». « Avec Talal, il y avait au moins 4 caméras », estime France 2 en 2008, dont trois cameramen derrière l’adulte et l’enfant.
Une ambulance arrive si vite – 2 secondes et demie – secourir un Palestinien qu’elle a du démarrer avant le moment exact où il a été blessé à la jambe.
La position israélienne ? Dans un courrier du 10 septembre 2007 adressé à Charles Enderlin et Patrick de Carolis, le colonel Shlomi Am-Shalom, adjoint du porte-parole de Tsahal, a écrit : « Une enquête diligentée peu après par le chef du commandement sud, le général Yom-Tov Samia, a établi qu’un certain nombre de faits ne cadraient pas avec ce qui avait été décrit dans le reportage de France 2… L’analyse de toutes les données sur le terrain, l’emplacement de la position de Tsahal, les angles de tir, l’emplacement du père et de son fils derrière un tonneau leur servant d’abri, la fréquence des tirs, les angles de pénétration des balles dans le mur placé derrière le père et le fils ainsi que le timing de l’évènement, rendaient hautement improbable que les tirs ayant soi-disant atteint le père et son fils aient pu être tirés par les soldats de Tsahal se trouvant dans cette position… Etant donné que nous sommes bien conscients de tentatives de mises en scène médiatisées, et comme un doute s’est insinué à cet égard envers le dit reportage, nous demandons les prises de vue en question afin de découvrir la vérité et de mettre un terme à cette affaire » . Une demande à laquelle France 2 et Charles Enderlin n’ont pas accédé. Philippe Karsenty déplore l’inintérêt de certains responsables de Tsahal et, plus généralement, celui de dirigeants israéliens pour une affaire qui « n’est pas dans leur agenda politique ». Et, surtout, anecdote à l’appui, il est navré que les Israéliens ne se défendent pas mieux sur le terrain de la  bataille des images .
Talal Abu Rahma a allégué « 40 impacts de balles sur le mur ». Jean-Claude Schlinger, expert balistique près la Cour d’appel de Paris, en a compté huit .
L’origine des tirs ? Talal Abu Rahma a affirmé sous serment, le 3 octobre 2000, au Centre palestinien des droits de l’homme : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne » ; mais il s’est rétracté le 30 septembre 2002 dans un fax adressé à France 2 Jérusalem : « Je n’ai jamais dit à l’Organisation palestinienne des droits de l’homme à Gaza que les soldats israéliens avaient tué intentionnellement et en connaissance de cause Mohamed al-Dura et blessé son père ».Pour Charles Enderlin et Jamal al-Dura, Tsahal est responsable ; quant à Arlette Chabot, elle est convaincue qu’on ne saura jamais la provenance des tirs.
Quant aux autres témoins présents au carrefour de Netzarim, leurs témoignages fantaisistes ne sont corroborés ni par les images ni par la carte des lieux. Citons, for fun (Nda : pour s’amuser), Iyad Azzeim, cameraman pour Abu Dhabi TV : « Il y avait des hélicoptères, des snipers israéliens qui tiraient des missiles antitanks sur le poste de sécurité palestinien ». Faut-il que les Israéliens soient incompétents pour user de missiles antitanks de manière inappropriée ! Selon l’ambulancier Youssef Khadra, « il y a eu des tirs directs sur le merlon où [les al-Dura] se cachaient. Le merlon de béton derrière lequel ils se trouvaient était plein de trous… Il y avait un avion qui tirait d’en haut. Le camp militaire israélien se trouvait exactement en face d’eux ».
Les blessures de Jamal al-Dura ? Sur son lit d’hôpital, il porte un plâtre saignant au bras indemne la veille de toute blessure.
Ses cicatrices longues et fines ? Il s’agit de cicatrices d’opérations, et non de blessures par balles selon le Dr Yehuda David (13), spécialisé dans la microchirurgie réparatrice. Ce chirurgien a opéré à l’hôpital Tal HaShomer de Tel Aviv, en 1994, Jamal al-Dura, blessé en 1992 à l’arme blanche par des Palestiniens qui le soupçonnaient de collaboration.
Quelle partie du corps de l’enfant a été atteinte par balles ? Au fil des années, c’est la jambe gauche, puis le genou droit. Et en février 2008, France 2 annonce une blessure à la tête. Rien de tel n’apparaît sur les images controversées.
« J’ai coupé l’agonie de l’enfant. C’était trop insupportable », déclarait en octobre 2000 Charles Enderlin. Or, cette scène ne figure pas dans les rushes de France 2.
Déclaré mort par Charles Enderlin, l’enfant soulève, de manière étonnante, son coude, regarde la caméra, et maintient ses pieds au-dessus du sol.
Aucun des moments critiques – instants où les al-Dura sont atteints par balles, décès de l’enfant – n’a été filmé. Talal Abu Rahma aurait manqué de batterie pour sa caméra. Mektoub (Nda : en arabe, c’était fatal) !
« Si ce n’était pas si grave, j’en rirais », soupire un spectateur.
Le « courage » d’Arlette Chabot
Arlette Chabot se trouve dans une situation délicate : si elle décline l’invitation à débattre sur cette affaire, elle risque de donner l’impression de vouloir cacher des faits ou de craindre le débat ; si elle l’accepte, elle entre dans un débat qu’elle alimente par ses déclarations.
Nombreux, ce soir-là, louent son « courage » d’avoir accepté l’invitation.
Il convient cependant de ne pas galvauder les mots, ou en tout cas les relativiser.
Le courage, c’est le journaliste juif américain Daniel Pearl qui en a fait preuve en enquêtant sur le terrorisme islamiste au Pakistan. Au risque de sa vie. Dans la vidéo de son assassinat barbare, la tête tranchée, a été incrustée l’icône médiatique du jihad, à savoir l’image du petit Mohamed blotti contre Jamal al-Dura.
De plus, avec Francis Lentschner, Antoine Spire veille à maintenir la courtoisie, à l’égard de cette directrice de l’information, d’un public poli, dépourvu de grenade et bazooka.
Enfin, il obtient en dernière partie de soirée le silence de l’impétueux Philippe Karsenty.

Une soirée instructive
« Bidonnage ou pas…, ne serait-il pas normal de faire une émission sur France Télévisions, à 20 h 30, pour dire il y a un doute… sur la provenance des balles ? », interroge Me Stéphane Haddad (14). Mais pour Arlette Chabot, la question du « bidonnage est fondamentale ».
Pourquoi la directrice de l’information de France 2 a-t-elle amené trois journalistes, étrangers à l’affaire, dont deux sont demeurés silencieux, et non Talal Abu Rahma ou Charles Enderlin, présent trois jours plus tôt, le 15 septembre, sur la scène du théâtre du Chatelet (Paris), lors de la soirée pour « défendre le service public » ?
Et pourquoi ? Et pourquoi ?... Les questions n’en finissent pas.
Face à un public qui ne lui est majoritairement ni acquis ni hostile, drapée dans la vertu outragée, posant en défenseur de l’honneur de France 2, Arlette Chabot élude. Déplace le débat. Exhorte à des « faits objectifs », mais écarte ceux gênants pour France 2, les banalise ou leur oppose l’indifférence. N’explique pas rationnellement les invraisemblances et contradictions entre les dires de Charles Enderlin, Jamal al-Dura et Talal Abu Rahma, et les images controversées. Fait preuve d’une étrange attitude : refusant la conclusion (bidonnage), elle balaie d’un revers de main toutes les prémisses, tout le faisceau d’indices concordants aboutissant logiquement à une mise en scène de Pallywood, cette industrie audiovisuelle de la propagande palestinienne qui transforme la rue palestinienne en studio à ciel ouvert traversée à pied, en bicyclette, en voiture ou en ambulance par autant de premiers rôles et figurants potentiels ou spectateurs complaisants. Et elle révèle ainsi les limites d’un discours immuable depuis des années et producteur d’interrogations abyssales.
Donc, entre une rhétorique sur le registre de la déclamation et un raisonnement étayé de faits et d’analyses, y’a pas photo !
C’est cependant sous des applaudissements nourris qu’Arlette Chabot sort de la salle.
Acta est fabula (15).


(1) Le 13 octobre 2000, le gal Michel Darmon, alors président de l’association France-Israël, a émis un communiqué où il écrivait, croquis des positions au carrefour de Netzarim à l’appui : « Les Palestiniens tiraient de six endroits différents. L’enfant palestinien et son père se trouvaient entre deux positions de tireurs palestiniens. Ces deux positions étaient vues par les soldats israéliens en oblique, dans un champ de visée étroit, presque en enfilade... Il faut une grande volonté de nuire à Israël pour faire passer ses soldats pour des assassins d’enfants ».

(2) Comme l’historien et ancien ambassadeur d’Israël en France Elie Barnavi, Patrick Gaubert, qui est aussi vice-président de la sous-commission des Droits de l'Homme du Parlement européen, avait souhaité la « mise en place d’une commission neutre d’enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire ». Le droit de vivre, n° 622, juillet 2008, http://www.licra.org/
Elie Barnavi, L’honneur du journalismeMarianne, 7 au 13 juin 2008, http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-14334-145-7-lhonneur-journalisme-elie-barnavi-propos-laffaire-al-dura.html

(3) Antoine Spire explique : « Combien d’exemples dans l’histoire récente de la presse prouvent que des journalistes peuvent se tromper et nous tromper. Comment oublier par exemple les fausses informations sur les charniers de Timişoara ? » En décembre 1989, lors de l’ébranlement du régime communiste du dirigeant roumain Nicolae Ceauşescu, de nombreux médias ont annoncé la découverte, à Timişoara, ville située à l’Ouest de la Roumanie, de charniers contenant des milliers, voire des dizaines de milliers, de cadavres de victimes de ce régime. Il s’est avéré que ces cadavres, au nombre d’environ une centaine, provenaient de la morgue d’un hôpital.

(4) Le 10 septembre 2007, le colonel Shlomi Am-Shalom, adjoint du porte-parole de Tsahal, demandait, en vain, une « copie complète non montée afin de découvrir la vérité ». Il rappelait : « Le général Samia m’a précisé que toutes ses tentatives d’obtenir les prises de vue pour compléter l’enquête ont été vouées à l’échec ». 

(5) Le 16 août 2007, Richard Prasquier demandait à France 2 à voir ces rushes. Son prédécesseur, Roger Cukierman, avait formulé la même demande : Roger Cukierman, Ni fiers ni dominateurs. Ed. du Moment, 2008. 275 pages. ISBN : 978-2354170332, p. 235

(6) A Paris, le Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel (SNPCA) s'étonne que Arlette Chabot, directrice générale adjoint chargée de l'information de la TV France 2, ait '' refoulé à l'entrée l'(es) indésirable(s), évitant [ainsi] la moindre question sur le dossier '' al-Dura. '' Il est temps d'établir la vérité. Puisque France 2 dit avoir en sa possession tous les éléments permettant de '' lever la rumeur '', que ne se livre-t-elle avec tous ceux qui ont légitimement fait connaître leurs doutes à un véritable travail de démonstration, quitte à ce qu'un comité ad hocse prononce sur le contenu des images et des rushes à l'origine de cette polémique ? '' (GIN, 24 novembre 2004)

(7) Le 24 octobre 2006, la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris a examiné les plaintes de France 2 et de Charles Enderlin qui poursuivaient pour diffamation Pierre Lurçat, ancien président de l’association Liberté, démocratie et judaïsme, dans le cadre de l’affaire al-Dura. Vivant en Israël, M. Lurçat était absent lors de cette audience. Estimant l’infraction constituée, le procureur de la république a requis la condamnation du prévenu. Me Bénédicte Amblard, avocate des parties civiles, a demandé la condamnation de M. Lurçat à verser un euro de dommages et intérêts à ses clients. Me David Dassa-Ledeist, avocat du prévenu, a sollicité la relaxe de son client en soulignant la faille principale des poursuites : l’absence de preuve identifiant M. Lurçat comme responsable du site Internet www.liguededefensejuive.com qui a publié un texte appelant à manifester le 2 octobre 2002 pour remettre le Prix de la désinformation à France 2 et à M. Enderlin, ou comme auteur du communiqué incriminé publié sur ce site. 
Le 28 novembre, la XVIIe chambre du TGI de Paris a débouté les plaignants de leurs demandes. Elle n'a pas examiné au fond les propos incriminés. Elle a aussi débouté le prévenu de sa demande de dommages intérêts pour avoir été attrait en justice sans raison. Elle a reproché notamment aux parties civiles de n'avoir pas prouvé que Pierre Lurçat fût le directeur de la publication du site www.liguededefensejuive.com. Me David Dassa-Le Deist s'est réjoui de ce jugement qui ''rappelle les principes fondamentaux du droit pénal garantissant que nous sommes dans une société de liberté''. Me Bénédicte Amblard s'est indignée de ce jugement. Source : GIN.

(8) Le 30 novembre 2006, Charles Gouz a comparu devant la XVIIe chambre du TGI de Paris. Il lui était reproché quatre extraits d’une dépêche de la Mena, mise en ligne le 20 octobre 2002 et opposée à la manifestation préludant à la remise du Prix de la désinformation aux parties civiles. Sandrine Alimi-Uzan, substitut du procureur de la République, et Me Aude Weill-Raynal, avocate de M. Gouz, ont demandé la relaxe du prévenu. Elles ont stigmatisé le refus des parties civiles de produire les rushes du 30 septembre 2000. Me Weill-Raynal a stigmatisé l'absence, à trois reprises, de M. Enderlin devant la justice française. Me Bénédicte Amblard, avocate de France 2 et du journaliste, a réclamé un euro au titre des dommages intérêts. 
Le 18 janvier 2007, la XVIIe chambre du TGI de Paris a condamné Charles Gouz pour diffamation à l’égard de France 2 et Charles Enderlin, en raison de cette phrase de la dépêche de la Mena : ’’Affirme que de graves présomptions de désinformation existent autour de cette affaire [al-Dura] et du rôle joué par le personnel de France 2’’.
Ce tribunal n’a pas estimé diffamatoires ces extraits de ladite dépêche : ’’Ces éléments [Ndlr : les graves présomptions de désinformation autour de cette affaire et du rôle joué par le personnel de France 2] sont de nature à ternir indûment l’image de l’un des belligérants [Ndlr : Israël] et à favoriser les sentiments populaires de haine ethnique et raciste envers les Israéliens et les israélites’’, ’’Si Charles Enderlin a commis des erreurs professionnelles graves dans l’affaire al-Dura’’, ’’Considère les refus successifs de France 2 face à ses propositions comme autant d’obstructions brutales et inacceptables dans la recherche et dans la démonstration de la vérité’’. Le juge pénal a condamné M. Gouz à 1 000 euros d’amende avec sursis et à verser à chaque partie civile un euro au titre des dommages et intérêts. Il a rejeté les demandes des parties civiles au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale (CPP) relatif aux frais judiciaires exposés par les plaignants.
Une victoire : Desinfos.com a été relaxé en grande partie dans la plainte en diffamation, intentée en 2002 par France 2 et Charles Enderlin dans l’affaire Al-Dura, 4 février 2007,http://www.desinfos.com/impression.php?id_article=6435
Ce 18 septembre, Charles Gouz interpelle vivement Arlette Chabot en lui citant la recommandation du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) du 7 décembre 2004 relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France :http://www.csa.fr/infos/textes/textes_detail.php?id=20836

(9) Richard Landes souligne la spécificité des « journalistes islamiques » respectant la Charte des médias islamiques de grande diffusion (Jakarta, 1980), listant des régles distinctes des principes déontologiques journalistiques des Occidentaux : Al-Dura and the “Public Secret” of Middle East Journalism, 11 novembre 2007, http://pajamasmedia.com/blog/mideast_journalisms_public_sec/. En français Al-Dura et le "secret d’intérêt public" du journalisme au Moyen-Orient, traduction de Menahem Macina,http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-13326-145-7-al-dura-secret-dinteret-public-journalisme-au-moyen-orient-r-landes.html
Luc Rosenzweig, Charles Enderlin, menteur en toutes les langues, 3 février 2005

(10) Charles Enderlin, Non à la censure à la sourceLe Figaro, 27 janvier 2005 
Extraits de l’arrêt de la Cour d’appel de Paris : Charles Enderlin a déclaré « que « l’image correspondait à la réalité de la situation non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie », alors qu’un reportage [se définit] comme le témoignage de ce que le journaliste a vu et entendu ». Le correspondant de France 2 à Jérusalem a ainsi « reconnu que le film qui a fait le tour du monde en entraînant des violences sans précédent dans toute la région ne correspondait peut-être pas au commentaire qu’il avait donné, ce qui est également l’avis donné par Daniel Dayan, directeur de recherches au CNRS et spécialiste des médias ». 
(11) Avec Me Stéphane Haddad, Serge Farnel a saisit diverses instances, judiciaires et administratives, pour obtenir un rectificatif de France 2.

(12) ''Il y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant que l'incident al-Dura a été mis en scène pour les caméras'', déclarait Daniel Seaman, chef du GPO qui dépend du Premier ministre israélien, à GIN-Paris, le 2 mars 2008. Il poursuivait : ''L’Etat d’Israël a un respect immense pour les médias. De nombreux médias du monde Arabe, sans même mentionner l’Iran, travaillent librement en Israël. Les autoriser à travailler librement en Israël n’implique en aucune façon que nous partagions leurs positions. Comme toute démocratie, Israël assure une liberté absolue à la presse et ne retire pas aisément les accréditations aux journalistes. C’est particulièrement vrai pour les journalistes travaillant pour une organisation aussi respectée que France 2. Charles Enderlin en est parfaitement conscient et se cache derrière cela pour tenter de distraire l’attention de son échec professionnel évident [à respecter les critères minimum du journalisme en matière de vérification]. Le fait que Charles Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l'Etat d'Israël atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne, et non de l'intégrité du reportage de Charles Enderlin ce jour-là. La question n'est pas ''Pourquoi a-t-il encore son accréditif presse de l'Etat d'Israël'', mais plutôt, pourquoi France 2 l'emploie-t-elle encore ?''
''Quand nous avons pris conscience de l'implication de Talal Abu Rahma dans la mise en scène d'évènements dans la bande de Gaza, nous n'avons pas renouvelé sa carte de presse qui a expiré en 2001'', déclarait Daniel Seaman, directeur du GPO, à GIN-Paris, le 3 mars 2008.

(13) Curieusement, le dossier médical jordanien indique que « deux jours avant son transfert [dans l’hôpital d’Amman, le 1eroctobre 2000], les blessures suivantes ont été diagnostiquées ». Or, la scène controversée s’est déroulée la veille, le 30 septembre 2000.

(14) Cet avocat a porté plusieurs procès liés à l’affaire al-Dura devant la juridiction administrative française et la Cour européenne des droits de l’homme.

 
(15) Cette phrase annonçait la fin de la représentation dans les théâtres romains de l’Antiquité.

 
A lire sur le site :
Pour en savoir plus :
Gérard Huber, Contre-expertise d’une mise en scène, Editions Raphaël. Paris, 2003. 252 pages. ISBN 2-87781-066-6
Pierre-André Taguieff, La nouvelle propagande antijuive, du symbole al-Dura aux rumeurs de Gaza. Puf, 2010. 556 pages. ISBN : 978-2-13-057576-4
Vidéo de la Mena

Témoignage du cameraman 
Qui a tué Mohamed al Dura ? Documentaire de Esther Schapira. DVD, ASIN: B000E6TYTI
Revues de presse sur l'affaire al-Dura dans DebriefingDesinfos et l’UPJF
Dossiers sur l'affaire al-Dura par :
CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)
- la Mena
- Richard Landes : http://www.seconddraft.org/movies.php ethttp://www.theaugeanstables.com/

Articles dans le site Internet de l’association France-Israël, Causeur (France 2 fait lanterner le CRIF) et sur le site Sefarad

Le colloque Le mythe du meurtre rituel, d’hier à aujourd’hui (18 novembre 2008) a été organisé à l’initiative du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle (AIU)

Vidéo sur une embuscade palestinienne médiatisée

Un raté de Pallywood en 2002 : le mort palestinien tombe à deux reprises de sa civière, et y remonte prestement, provoquant la panique de la foule qui accompagne le faux cortège funéraire ! Un "faux enterrement" à JénineLe Monde, 4 mai 2002,  et les images
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 11:38
terredisrael

Source : le CRIF

http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=1816

Le chirurgien israélien, Dr Yehuda David, qui a opéré Jamal al-Dura en 1994 affirme, dossier médical à l’appui, que les blessures exhibées par le père du petit Mohammed sont bien antérieures à la fusillade filmées par France 2. Il se confie pour la première fois à Actualité juive et soutient la thèse de la mise en scène.

A la suite d’une rixe en 1992 à Gaza au cours de laquelle il a été blessé à coups de couteau et de hache, Jamal al-Dura s’est rendu à l’hôpital Tel Hashomer.

 
« Lorsqu’il vient me consulter pour la première fois, Jamal al-Dura est atteint d’une paralysie de la main droite en raison d’une attaque des nerfs médian et cubital.


(…) Je lui propose un transfert tendineux pour qu’il récupère une partie de ses muscles intrinsèques de la main. En clair, je vais lui prélever des tendons sur le pied gauche que je vais lui brancher sur les muscles de la main droite afin qu’il puisse récupérer une partie de la préhension. »

Après la fusillade de Netzarim, Jamal Al-Dura affirme avoir été touché par des balles de M 16 israélien au bras droit ayant entrainé une paralysie médiane et cubitale et exhibera sa cicatrice à la jambe gauche.

Pour le Dr David, il n’y a aucun doute sur la mise en scène : « Je connais la puissance destructrice des balles de M16 et je peux vous assurer que si tel avait été le cas, Jamal al-Dura se serait vidé de son sang en quelques minutes et n’aurait jamais pu atteindre vivant l’hôpital de Gaza. Je peux vous garantir que la blessure qu’il montre à sa main droite est bien consécutive à la rixe de 1992. Quant à la jambe gauche, c’est celle là même « où j’ai prélevé les tendons nécessaires à l’opération, pratiquée à l’hôpital Tel Hashomer en 1994 ».

Prêt à venir témoigner devant un tribunal français, le médecin israélien ajoute : « Je ne souhaite que la manifestation de la vérité. »

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 11:30
La polémique Enderlin rebondit à Paris dans une affaire de diffamation

http://www.paris.maville.com/actu/actudet_-La-polemique-Enderlin-rebondit-a-Paris-dans-une-affaire-de-diffamation_-1686454--BKN_actu.Htm

 

Plus de dix ans après un reportage controversé sur la mort d'un enfant palestinien à Gaza, la polémique autour de l'authenticité de ces images a rebondi mardi au tribunal correctionnel de Paris autour d'un article de 2008 citant un chirurgien qui avait opéré le père de l'enfant.

Au coeur de la controverse : un reportage de Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2, et de son caméramam palestinien, Talal Abu Ramah, tourné dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000, dans les premiers jours de la deuxième Intifada.

Protégé par son père, Mohammed al-Dura, 12 ans, y perdait la vie lors d'un échange de tirs entre l'armée israélienne et des activistes palestiniens. Les images de l'enfant avaient donné lieu à une controverse sur l'origine des tirs ayant provoqué sa mort et sur une éventuelle mise en scène.

Lassée des accusations de "bidonnage", France 2 a attaqué en diffamation le directeur de l'agence Media Ratings, Philippe Karsenty, qui affirmait que le reportage avait été truqué.

Condamné en première instance, Philippe Karsenty avait été relaxé en appel, la cour reconnaissant que les images étaient sujettes à débat.

Mardi, c'est le père de l'enfant, Jamal al-Dura, qui saisissait la justice française pour voir condamner un article paru en septembre 2008 dans l'hebdomadaire "Actualités juives". Un chirurgien israélien, Yehuda David, qui avait opéré Jamal al-Dura en 1994, y affirmait que ses blessures étaient antérieures à la fusillade filmée par France 2 en 2000.

Le procès s'est tenu normalement mardi, en dépit du renvoi des audiences voté quelques minutes plus tôt par le tribunal, le praticien ayant fait spécialement le voyage d'Israël.

Devant la 17e chambre, le médecin a répété que, selon lui, les blessures litigieuses remontaient à 1992, lors d'une rixe à coups de hache. Quant aux autres cicatrices exhibées par Jamal al-Dura, poursuit le médecin, elles "ne peuvent être l'impact d'une balle" de M16, contrairement à ce qu'affirme le Palestinien.

Entre débats médicaux autour du dossier de Jamal al-Dura et querelles sur les propagandes médiatiques israéliennes et palestiniennes, l'audience était extrêmement chahutée. Le délibéré interviendra dans plusieurs semaines.

 AFP  
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 17:28

Révolte en Egypte et désinformation !

 

Dernière mise à jour Mardi, 1 février 2011 10:32Ecrit par Luc RosenzweigMardi, 1 février 2011 10:32

http://www.radiochalomnitsan.com/blog/revolte-en-egypte-et-desinformation/

 

 

Une forme insidieuse de désinformation est en train de se répandre dans les médias et sur le net : on voudrait nous faire croire qu’Israël met en branle son réseau diplomatique pour exercer des pressions en faveur de Hosni Moubarak et de son régime ébranlé par la révolte des foules égyptiennes.

 
Qu’en est-il en réalité ? Lundi matin, le quotidien de gauche Haaretz faisait état d’une directive du ministère israélien des affaires étrangères. Celle ci demandait à ses ambassadeurs dans des pays clés comme les Etats-Unis, la Chine ou la Russie de mettre en garde les gouvernements de ces pays contre tout geste ou déclaration pouvant provoquer une déstabilisation politique de l’Egypte. Il ne s’agit pas, on le voit bien, de marquer un soutien affiché à Moubarak, mais de rester vigilant face à l’évolution de la situation sur le terrain.

 
La menace d’une prise de pouvoir par les Frères musulmans est bien réelle : les partisans égyptiens d’une révolution démocratique et laïque sont certes bien sympathiques, mais il n’ont ni les structures, ni les leaders en mesure de remplacer au pied levé le pouvoir actuel, où l’armée joue un rôle majeur.
Mohammed El Baradeï, que l’on présente, à tort, comme l’homme de la situation, préconise en fait une alliance avec les islamistes radicaux et un tournant anti-américain et anti-israélien de la politique égyptienne. L’Iran, qu’il a protégé autant qu’il était en son pouvoir quand il était à la tête de l’agence internationale de l’énergie atomique, le verrait avec plaisir en nouveau raïs…

 
Ce que les Occidentaux et surtout les Etats unis doivent faire comprendre aux dirigeants égyptiens, quels qu’il soient, c’est que l’aide apportée à ce pays, qui est vitale pour sa défense et pour l’alimentation de la population n’est pas inconditionnelle. Elle dépend du rôle crucial de l’Egypte dans le maintien de la paix avec Israël.


C’est cela, et rien d’autre que les diplomates israéliens sont chargés de transmettre à travers le monde.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 14:44

 

A propos par Aschkel

 

 

 

 " Chypre - la reconnaissance d'un "Etat palestinien" : les méandres surprenants d'un hoax !

 

Par Aschkel

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info 




Nous avons pu lire récemment quelques dépêches sur le fait que la République de Chypre aurait reconnu "L'état de Palestine", comme l'avaient fait précédemment certains pays d'Amérique Latine, par méconnaissance du droit international, des résolutions de l'ONU en cours, et par mépris des derniers arrêtés des négociations encore en vigueur entre Israel et l'autorité palestinienne.


Comme à chaque fois, comme ce fut le cas pour les différents pays d'Amérique latine, et parce que je suis ce dossier, je suis allée vérifier sur le site officiel du gouvernement chypriote, et je n'ai trouvé aucune reconnaissance officielle d'un quelconque Etat palestinien, aucune déclaration officielle comme j'avais pu en trouver pour le Guyana ou l’Argentine par exemple …


Plusieurs choses ont étayé mes soupcons, sur ce que j'appelerai une manipulation médiatique de la part des représentants palestiniens encore une fois !


Lorsque vous voyez une annonce comme celle-ci

"Chypre reconnait l'Etat palestinien"

 

Plusieurs choses vous viennent à l'esprit.

Chypre fait partie de l'Union européenne.

Chypre a de bonnes relations avec l'Etat hébreu.

Chypre est divisée en deux (La partie nord étant occupée illégalement par la Turquie).

Puis vous vous étonnez du fait que la couverture médiatique face un évènement de cette importance, (Un état de l'union qui faisant cavalier seul, reconnait ce que les autres membres ne sont pas encore prêts à faire), n'ait pas eu plus de répercussions.

 


J'ai fait quelques recherches dont voici les quelques éléments recueillis. Mes annotations en couleur.

Voici le premier texte de l'Agence France Presse de Ramallah

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a affirmé dimanche à l'AFP que Chypre avait officiellement reconnu l'État de Palestine sur les frontières de 1967.

L'agence prudente précise

Cette reconnaissance d'un État palestinien sur l'intégralité de Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza, qui serait une première pour un pays membre de l'Union européenne (UE), n'a pas été confirmée de sources officielles chypriotes, qui ont fait état d'un rehaussement du niveau de la représentation palestinienne.

M. Malki a précisé avoir reçu une lettre du président chypriote Demetris Christofias «reconnaissant officiellement l'État de Palestine sur les frontières de 1967» à l'intention du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, auquel elle a été remise dimanche.

Il a ajouté que le texte contenait un engagement à élever au rang d'ambassade la délégation palestinienne à Nicosie, sans fixer de date, une initiative déjà prise par plusieurs pays de l'UE.

À Nicosie, les autorités chypriotes n'ont pas confirmé l'information dans l'immédiat, mais ont fait référence à un relèvement du statut de la délégation palestinienne.

La question du relèvement du statut de la délégation palestinienne à Nicosie est «en discussion» et «tout changement (sera) annoncé en temps voulu», a indiqué le ministère chypriote des Affaires étrangères.

«Notre position de longue date est un soutien pour un État palestinien indépendant», a indiqué le porte-parole du gouvernement Stefanos Stefanou sans, toutefois, confirmer une reconnaissance formelle.

Les frontières d'un futur État palestinien constituent l'un des sujets les plus épineux des négociations, pour l'instant au point mort, avec Israël.

Face au blocage des négociations de paix, les responsables palestiniens se sont lancés dans une campagne internationale pour obtenir la reconnaissance par le plus grand nombre possible de pays de la Palestine sur les frontières de 1967.

Ils ont enregistré, depuis décembre, la reconnaissance de huit États latino-américains, dont six sur les lignes de 1967 (Brésil, Argentine, Équateur, Bolivie, Guyana et Paraguay).

Les États-Unis et Israël ont dénoncé ces décisions, affirmant qu'elles diminuaient les chances de reprise des pourparlers de paix, alors que les Palestiniens affirment, au contraire, qu'elles permettent de «sauver une solution à deux États» en faisant pression sur Israël pour négocier sur ces bases.

Le 25 janvier, l'Irlande a décidé d'élever le statut de la délégation diplomatique palestinienne au rang de mission, comme l'avaient fait auparavant la France, l'Espagne, le Portugal et la Norvège. La mission diplomatique se situe un cran en dessous d'une ambassade, mais son chef a rang d'ambassadeur.

Donc voici une agence qui recueille les propos du 'Ministre des affaires étrangères de l'AP", qui, prudente, va tout de même vérifier ce que disent les autorités chypriotes. L’information est reprise par cyberbresse  QUI N 'HESITE PAS A TITRER - CHYPRE A RECONNU LA PALESTINE SUR LES FRONTIERES DE 1967-

Autre agence RIA NOVOSTI dans son article titré CHYPRE RECONNAIT L'ETAT PALESTINIEN

La République chypriote a reconnu l'Etat palestinien indépendant dans ses frontières de 1967, informent dimanche les médias chypriotes ??? - Nous verrons ce que disent les médias chypriotes un peu plus loin-citant la lettre adressée par le président Dimitris Christofias au leader palestinien Mahmoud Abbas.


"J'espère un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient, qui permettrait la création d'un Etat palestinien souverain, démocratique et florissant avec Jérusalem Est pour capitale", lit-on dans le document. < Ce qui n'est en aucun cas une reconnaissance officielle, mis l’expression d’un vœu.

 

Continuons !


Jérusalem Post ne fait pas mieux : il titre “Chypre reconnait un état palestinien” et il écrit dans son article :


Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a reçu une lettre du président de Chypre, Dimitris Christofias. Le sujet : la reconnaissance par l'île d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967...................Au cours du week-end, le ministre des Affaires étrangères de Chypre, Marcos Kyprianou, a annoncé que son pays était favorable au gel des constructions dans les implantations de Judée-Samarie. Il a choisi de réitérer son soutien à la création d'un Etat palestinien souverain, sans accepter aucune modification des frontières antérieures à 1967 ; ou relatives au statut des réfugiés "à moins que les deux parties n'arrivent à un accord." Ce qui n'a rien d'une déclaration officielle, comme le titre pompeux le suggère.

 

Les annonces sont a peu près reprises par tout le monde avec ce même titre affirmatif


Chypre a reconnu ou reconnait la Palestine


http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/144922,chypre-reconnait-l-etat-palestinien.php

http://iloubnan.info/fr/actualite/id/55370

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/108381-chypre-reconna%C3%AEt-letat-palestinien

http://www.guysen.com/news_Chypre-reconnait-l-Etat-palestinien_301833.html

http://www.lalibre.be/actu/international/article/639362/chypre-a-reconnu-la-palestine.html

http://www.romandie.com/infos/news2/110130204248.hn5r00s8.asp

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/chypre-reconnu-palestine-frontieres-1967-palestiniens

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/01/30/chypre-a-reconnu-la-palestine-sur-les-frontieres-de-1967-palestiniens_3208_38_44291117.html

 

On pourra toutefois noter le conditionnel employé par quelques-uns :


“Chypre aurait reconnu”, chez


http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/687258

/Chypre_aurait_reconnu__l'Etat_de_Palestine.html

ou http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/30/97001-20110130FILWWW00190-chypre-aurait-reconnu-la-palestine.php

ou http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/315762/la-palestine-affirme-que-chypre-reconnait-ses-frontieres-de-1967

 

Alors, n'ayant rien trouvé d'officiel sur le site du gouvernement chypriote, je suis allée voir ce que disaient les médias chypriotes et voici donc la déclaration de ce fameux Ministre des affaires étrangères de Chypre : Markos kyprianou, qui ne parle en aucun cas d'une reconnaissance officielle d'un quelconque état palestinien, je dirais même qu'il a fait preuve d'une réelle modération dans ses propos.

http://www.cyprusweekly.com.cy/main/92,1,283,0,16677-.aspx

 

Nous en sommes tout au plus au réhaussement de la représentation "palestinienne"- Dans cette déclaration il n'est nullement question d'une reconnaissance de Chypre d'un "Etat de Palestine" au contraire il enjoint les arabes de tout faire pour que le processus de négociations soit repris.


J'ai traduit les extraits les plus importants :


NICOSIE – Le ministre des Affaires étrangères Markos Kyprianou a déclaré vendredi que la question de  la mise à niveau de  la représentation à Chypre de l'Autorité palestinienne est "sur la table".

A la suite de réunions et d'entretiens officiels avec le Ministre des Affaires étrangères de l'autorité palestinienne Riad Malki, qui effectue une visite officielle à Chypre, Kyprianou a été interrogé par les journalistes pour savoir si la République de Chypre envisage de suivre l'exemple d'autres pays.

Kyprianou a répondu en disant que la question est sur la table, et a précisé que toute décision sur la question sera annoncée en temps voulu.

Le Ministre chypriote des affaires étrangères a exprimé le soutien du gouvernement de la République de Chypre au Président Abbas et son gouvernement pour leurs efforts à conclure un accord avec Israël.

Il a réitéré le soutien de Chypre à la création d'un état palestinien souverain, sans accepter aucune modification des "frontières" de 1967 ou le statut de Jérusalem, à moins qu'il n'existe un accord entre les deux parties.

Il a déclaré qu'il est important pour Chypre, en tant que pays et en tant que membre de l'UE, que le processus de paix au Moyen Orient soit repris dés que possible, en ajoutant que Chypre a un intérêt particulier à un résultat positif en raison de sa proximité avec la région.

 

En cela le chypriote n'a pas changé d'un iota de sa position qu'il avait évoqué le 13 décembre à BRUXELLES

 

Les Palestiniens ont déjà obtenu la reconnaissance unilatérale du Brésil et de l'Argentine, et l'Uruguay a annoncé son intention d'imiter ses deux voisins en 2011.

Prématuré

Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont jugé la question pour le moins prématurée. "A ce stade, il est trop tôt", a ainsi estimé le Chypriote Markos Kyprianou, tout en admettant que la question était "toujours sur la table".

Refusant de "parler d'un échec définitif" des pourparlers israélo-palestiniens, son homologue allemand Guido Westerwelle a préconisé d'"éviter tout ce qui peut compromettre leur succès et celui du processus de paix. Y compris des démarches unilatérales" comme une reconnaissance de l'Etat palestinien.

 


Conclusion


Vous vous retrouvez en face d'une réelle manipulation médiatique avec des agences de presse qui titrent sans aucune précaution que Chypre reconnait, à l'instar de certains pays d'Amérique du Sud, la "Palestine" alors que c'est faux.


Abbas n'a pas pu recevoir cette reconnaissance officielle de la part de Nicosie, écrite noir sur blanc dans une lettre, tout au plus Malki a reçu l'ordre du jour de la prochaine visite du président Chypriote en Mars ou un soutien pour faire valoir que le réhaussement de la représentation "palestinienne" était un dossier en cours, réhaussement déjà réalisé par la France ou l'Irlande par exemple.

 

Nous savons à quel point les Arabes de l'autorité palestinienne savent manipuler, user de manigances, utiliser les médias et même faire des faux en utilisant parfois même les logos officiels des gouvernements pour parvenir à leurs fins (dernière manigance en date avec le gouvernement espagnol).

 

Alors, de grâce, surtout concernant certains médias juifs ou/et israéliens, pas de précipitation préjudiciable à un éventuel accord préalable et indispensable à toute reconnaissance effective, et pas d’auto-intoxication qui finirait par se confondre avec une forme quelconque d’auto-délégitimation!

 

Aschkel

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 08:37

Enquête Stuxnet

 

 

NANOJV.jpg

 

Par Dominique Bourra

 

 

STUXNET: ROULETTE RUSSE ET GUERRE DE L’INFORMATION.

 

Rosatom, l’agence atomique russe (qui a conclu il y a deux ans un accord stratégique avec Siemens -ici-au détriment du français Areva) affirme par la voix de son porte-parole que la centrale iranienne de Boushehr n’a pas du tout été affectée par Stuxnet. The « Voice of Russia » révèle ainsi que les systèmes de sécurité informatique de la centrale ont été réalisés par “Atomstroieksport”, une filiale dédiée de Rosatom et que les SCADAs de la centrale étaient par définition hors d’atteinte d’attaques cybernétiques. Ndlr : de manière intéressante, le porte-parole de Rosatom laisse entendre que la propagation de rumeurs à ce sujet pourraient être le fait de la concurrence ( « Most likely, it can be considered as a show by the competition »). 

Le directeur du CENESS, Centre russe pour l’Energie et les Etudes de Sécurité ( ici ) met par contre en garde l’ensemble de l’industrie nucléaire mondiale contre la brèche ouverte par Stuxnet.  Il admet pour sa part que des ordinateurs individuels ont bien été infectés sur le site par le virus comme les autorités iraniennes l’ont par ailleurs reconnu, mais réfute toute atteinte des systèmes de contrôle, justement parce qu’il étaient sous supervision russe et que les experts russes savent protéger ce type d’infrastructures contre les cyberattaques grâce à des triples niveaux de sécurité.

Le patron du CENESS reconnaît cependant que le site d’enrichissement de Natanz a bien été infecté et que 15% des centrifugeuses ont probablement été touchées.  Si l’attaque sur le site d’enrichissement est prouvée par les experts et le succès partiel de l’opération reconnu, conclut-il, cela créera un précédent et de nombreuses personnes seront tentées d’utiliser les mêmes méthodes et les mêmes technologies pour attaquer des sites nucléaires partout dans le monde.

Le représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN  a pour sa part qualifié Stuxnet de virus très toxique et très dangereux. Il a en conséquence suggéré à l’OTAN d’enquêter sur ce logiciel malveillant.  Selon lui le ver cybernétique aurait pu causer un nouveau Tchernobyl.  Une déclaration en décalage avec les propos rassurants de l’agence atomique russe sur le niveau de protection absolu de la centrale iranienne. 

 

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 08:20

 

Palileaks-copie-2

Le " wikileaks " palestinien

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 No 155 26 janvier 2011, News

 http://www.hamodia.fr/article.php?id=1783

Les révélations faites par la chaîne Al Djézira sur la teneur des pourparlers entre l'Autorité Palestinienne et le gouvernement Olmert entre 2006 et 2008, risquent d'affaiblir Mahmoud Abbas et de renforcer ceux qui sont aujourd'hui ses principaux rivaux : Mohamed Dahlan et le Hamas. Analyse.

La chaîne panarabe Al Djézira aime donner dans le dramatique. Et les révélations qu'elle a fournies dimanche soir 23 janvier au cours d'une émission spéciale de 90 minutes lui en ont largement offert l'occasion. En effet, Al Djézira a révélé des extraits de quelques uns des 1 600 documents officiels et secrets (jusque là) retraçant l'histoire des pourparlers de paix entre l'Autorité Palestinienne et le gouvernement Olmert entre 2006 et 2008.
Et d'emblée ce qui est intéressant, c'est la manière dont la chaîne arabe a présenté la teneur de ces documents. Pour Al Djézira, ces documents prouvent que l'Autorité Palestinienne n'a pas cessé, durant ces deux années, de faire des concessions à l'avantage d'Israël. Ainsi, l'Autorité Palestinienne aurait accepté de renoncer au droit au retour des réfugiés palestiniens à l'intérieur d'Israël et se serait pliée aux exigences d'Olmert qui n'était pas prêt à autoriser le retour de plus de quelque dix mille réfugiés. Toujours selon la sémantique radicale d'Al Djézira, Abbas et les Palestiniens auraient accepté de renoncer à la souveraineté sur les quartiers juifs construits dans la partie Est de Jérusalem comme Ramot, Guilo et Pisgat Zeev, à l'exception de Har Homa dont ils n'ont jamais cessé de réclamer le contrôle. Et donc ils auraient officiellement consenti à une souveraineté israélienne sur ces quartiers. Par contre, les Palestiniens se seraient refusés à renoncer aux blocs d'implantations juives d'Ariel et de Maalé Adoumim. Lors d'une conversation avec Tzipi Livni, Abou Ala (Ahmed Quorei) aurait proposé que Maalé Adoumim qui compte 40 000 habitants passe sous souveraineté palestinienne, dans le cadre d'un accord de paix. Livni aurait repoussé cette proposition. Selon les documents révélés par Al Djézira, les Palestiniens auraient accepté de renoncer à la souveraineté sur le quartier juif et sur le quartier arménien de la vieille ville et ils auraient même renoncé à une souveraineté pleine et entière sur le mont du Temple. 
Enfin, ces documents prouvent ou confirment que Mahmoud Abbas a été tenu au courant par le gouvernement Olmert de l'opération « Plomb durci » et que des dirigeants palestiniens n'ont pas caché qu'ils auraient souhaité que Tsahal aille au bout de l'opération et fasse chuter le régime du Hamas. D'autres documents révèlent également que Tsahal et l'Autorité Palestinienne ont collaboré en vue de l'élimination de responsables du Hamas.
Plusieurs conclusions s'imposent à la suite de ces révélations :
1. Il est stupéfiant de constater avec quelle complaisance la presse et les médias israéliens se sont fait le relais de ce qu'Al Djezira a qualifié de "concessions" palestiniennes. Le lendemain de ces révélations le Haaretz titrait: "Immenses concessions palestiniennes dans Jérusalem ». Pas un seul commentateur israélien n'a souligné qu'en guise de concessions, il n'a jamais été question jusque là dans les pourparlers de paix d'envisager une souveraineté palestinienne sur les quartiers juifs de la partie est de la capitale. Ni le plan Clinton, ni même le texte des "accords de Genève" ne le stipulent. Prétendre aujourd'hui comme le fait Al Djezira, avec le soutien empathique de la presse israélienne, que les Palestiniens ont concédé cette souveraineté à Israël est une manière habile mais fallacieuse de présenter la réalité. 
2. Durant le mandat d'Ehoud Olmert, le parti Chas avait clairement affirmé qu'il quitterait la coalition gouvernementale s'il s'avérait que Tsipi Livni négociait avec Abou Ala du statut de Jérusalem. Les révélations d'Al Djézira confirment que Livni a dupé le parti orthodoxe en négociant secrètement l'avenir de la capitale. D'ailleurs personne parmi les commentateurs israéliens si séduits par les "concessions" palestiniennes ne se demandent comment un gouvernement israélien "centriste" comme celui de Kadima a pu aller aussi loin dans les discussions. Et surtout pourquoi malgré toute sa bonne volonté le tandem Olmert-Livni n'est pas parvenu à conclure un accord avec l'Autorité Palestinienne?

3. Ces révélations et la manière dont elles ont été présentées sont destinées à porter un coup dur, peut-être fatal à Mahmoud Abbas. Le président de l'Autorité palestinienne et ses adjoints y sont présentés comme de véritables " collabos " à la solde d'Israël, prêts à sacrifier les intérêts du peuple palestinien. Et lorsque l'on cherche à qui ces révélations peuvent profiter, on découvre deux réponses : Mohamed Dahlan est la première. En effet, ces derniers mois, celui qui était perçu comme l'un des leaders de la nouvelle génération palestinienne est tombé en disgrâce aux yeux d'Abou Mazen et il a été écarté de la direction palestinienne. Il ne serait pas exagéré d'avancer que Dahlan qui pouvait posséder de tels documents les a remis à Al Djézira pour salir Abbas et précipiter un départ que ce dernier avait déjà annoncé. Le second bénéficiaire est le Hamas qui peut désormais brandir ces documents pour montrer au peuple palestinien que malgré les " concessions " d'Abbas celui-ci n'a rien obtenu d'Israël et que seule la voie prônée par le mouvement terroriste et intégriste est la bonne. 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 07:53

On perçoit la pente glissante qu'emprunte l'absence de discernement servie réchauffée par la gente médiatique, à coups de raccourcis militants : "s'il y a eu pression sur le best-seller Hessel à l'ENS, comme l'a lancé la rumeur contre l'autorité de sa Directrice, alors, la même censure s'applique à Céline... et je "m'indigne" comme un aboyeur, par effet de mode. Il est devenu branché de frissonner "collabo" et un brin pervers de lire quelques bons mots céliniens à propos des "Y." un jour de commémoration de la Shoah. On a les indignations qu'on peut contre "l'ordre établi"... Le peu de rappel du contexte dans lequel et pour lequel il écrivait devient une "odieuse atteinte à la licence d'expression".

Gad.

 


"Naulleau (et Zemmour) célèbrent Céline et "communautarisent" les ayant droit des déportés

par Anne Lifshitz-Krams, ancienne chargée de recherches au CNRS, auteur de La naturalisation des Juifs en France au XIXe siècle,CNRS Éditions, le 23 janvier 2011

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1545

Par
Thème : Europe



Les invités et les chroniqueurs (Zemmour et Naulleau) de l'émission du 22 janvier 2011 se sont unis pour nous persuader qu'il était inique d'annuler les célébrations de la mort de Céline. Cela à grand renfort d'applaudissements téléguidés du public. Et sur un tel ton d'évidence et d'autorité qu'il devenait presque incongru et inapproprié de vouloir seulement émettre un avis contraire. L'argument massue et qui laisse rêveur étant: Céline était un salaud, mais il est un génie de la littérature, et il faut séparer le salaud de l'auteur.

Pire, Eric Naulleau à affirmé, appuyé par son comparse comme par les invités, que cette annulation serait due à des pressions "communautaires" inadmissibles. Il s'agissait en l'occurrence de Serge Klarsfeld, et de son association des Fils et Filles de déportés. Depuis quand les associations de victimes de la Shoah sont-elles "communautaires"? La Shoah n'a-t-elle pas été exécutée grâce à la complicité d'un gouvernement français? Les victimes n'étaient-elles pas des citoyens français? La collaboration n'a-t-elle pas été un problème français? Et l'antisémitisme - à plus forte raison un crime contre l'humanité - n'est-il pas le problème de l'ensemble des citoyens? Comment en est-on en 2011 en France arrivé à dire qu'évoquer la Shoah ou la collaboration serait "communautaire"? N'est-ce pas plutôt de cela qu'il faudrait se préoccuper et se demander pourquoi cette association est si seule dans sa demande, plutôt que de qualifier, sans aucune réflexion, de "pressions inadmissibles" sa demande d'annulation de ces célébrations nationales?

Concernant le "cas Céline", quiconque a lu ses pamphlets contre les "Yitres" ou les "Youtres" (Ceux qui s'insurgeaient sur le plateau de Laurent Ruquier contre l'annulation des commémorations à la gloire de Céline les ont-ils lus ? Probablement pas, comme 99% des Français, même admirateurs de Céline) écrits lors du nazisme victorieux promulguant ses lois raciales (entre 1937 et 1941) - et en particulier le dernier et le moins connu d'entre eux je crois, "Les Beaux Draps" qui prône en 1941, en pleine Occupation et au moment des rafles des Juifs, qu'il faut avant tout "virer le juif" ou "éloigner d'abord le juif" (véritable apologie de la déportation) - quiconque a lu ces longues éructations d'une grossièreté sans nom, quiconque sait que pendant l'Occupation il a envoyé régulièrement des articles d'une grande violence antisémite aux journaux de la collaboration, quiconque sait qu'il a même dénoncé quelques personnes, ne peut plus lire sans frémir et du même œil de Chimène une seule autre ligne de ce "génie" de la littérature. 

Personne n'a que je sache censuré ni interdit ses œuvres constamment rééditées par un éditeur prestigieux et qui figurent dans les rayons de toutes les bibliothèques et toutes les librairies. Mais de là à en faire une gloire nationale en prétendant que le Céline de "Voyage au bout de la Nuit" ne serait pas celui de "Bagatelles pour un massacre" (1937), "l'école des Cadavres" (1938) ou "Les beaux Draps" (1941), il y a un pas à ne pas franchir. Céline a mis son talent au service d'une mauvaise cause et c'est, comme le dit Frédéric Mitterrand, d'autant plus grave qu'il avait du talent. On ne peut donc pas passer cela par pertes et profits au nom de son talent. Autant célébrer la mort de Pétain en affirmant qu'il ne faut pas confondre le Pétain de Verdun avec celui de Vichy. 

C'est un bien mauvais signal pour une jeunesse déjà imbibée de concurrence victimaire et à qui on inculque en permanence que l'antisémitisme ne serait qu'un moyen d'empêcher la "critique d'Israël". Une jeunesse bien trop prête aussi à reprendre à son compte comme une Vérité certains des stéréotypes qui sont développés jusqu'à l'obsession dans ces pamphlets comme le pouvoir des Juifs sur la politique et les finances. Au point qu'il n'est même plus considéré comme antisémite sur certains forums de l'affirmer.



Note additionnelle

Pour ceux qui douteraient encore du sens "collaborationniste" à donner à ces écrits de Céline, Les Beaux Draps a été publié en 1941 aux Nouvelles Editions Françaises, une succursale des éditions Denoël (son éditeur habituel) créée spécialement pour publier des ouvrages imposés par l'occupant. Selon Auguste Picq, le comptable des Editions Denoël, ce pamphlet de Céline - prix Renaudot pour Le Voyage au bout de la nuit, ayant raté de peu le Goncourt, avait servi de « faire-valoir » aux N.E.F

Des éditions dont les titres et les auteurs sont évocateurs:

Montandon (George). Comment reconnaître le juif ? Essai politique.
Querrioux (Dr Fernand). La Médecine et les juifs. Essai politique.
 

 Céline (Louis-Ferdinand).Les Beaux Draps. Pamphlet.

Pemjean (Lucien). La Presse et les juifs. Essai politique.
Rebatet (Lucien). Les Tribus du cinéma et du théâtre. Essai politique

http://www.thyssens.com/02biblio/06nouv_ed_fr.php

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:58

 

 

 Palileaks-copie-2

Le souk des fuites diplomatiques

Qui veut tuer les négociations au Moyen Orient ?

 

http://www.causeur.fr/le-souk-des-fuites-diplomatiques,8475

 

 

L'AUTEUR
Luc Rosenzweig

Luc Rosenzweig est journaliste.

Ses articles

Publié le 25 janvier 2011 à 06h01 • 107 réactions • Imprimer

Mots-clés :  ·  · 

Ce qui devait arriver arrive : après la grande braderie Wikileaks cautionnée par des organes de presse européens dits de qualité, la chaine qatarie Al Jazeera et le quotidien britannique The Guardian mettent sur la place publique plusieurs centaines de documents relatifs aux dix dernières années de discussions entre Israël et l’Autorité palestinienne. Cela apparaît comme une suite de Wikileaks, mais ce n’est pas le cas.

À la différence des documents récupérés dans les arcanes de l’Administration américaine par l’organisation de Julian Assange, ces documents proviennent de diverses sources, principalement de membres ou d’anciens membres de la Negociation support unit (NSU) de l’Autorité palestinienne. Cet organisme, composé d’experts juridiques, économiques, cartographiques internationaux a été mis en place en 1998 par le gouvernement de Tony Blair, à la demande de l’Autorité Palestinienne pour servir de support technique aux négociateurs palestiniens qui ne disposaient pas de la puissante logistique diplomatique des Israéliens pour défendre leurs positions. Le financement de la NSU, d’abord uniquement assuré par le Royaume Uni, a été complété par la suite par des fonds venus de Norvège, de Suède et des Pays-Bas. Cette unité, intégrée au ministère palestinien des Négociations, dirigé par Saëb Erekat, a accueilli nombre d’experts d’origine arabe ou palestinienne vivant aux Etats-Unis ou en Europe, comme l’avocat franco-palestinien Ziyad Clot, qui a rapporté, dans un livre1 son expérience de son activité au sein de la NSU.

Avant d’en venir au contenu de ces fuites, il faut noter que les documents en question ont tout d’abord été uniquement transmis à la chaîne qatarieAl Jazeera, dont le penchant pour les islamistes radicaux du Hamas et du Hezbollah libanais est clairement affiché. Cette inclination est apparue dans sa couverture des derniers événements de Tunisie, où cette chaîne s’est efforcée de mettre en valeur les islamistes tunisiens, alors que ces derniers n’étaient pas, loin de là, les principaux acteurs de la révolution dite du jasmin.

Pour donner de l’écho à la publication de ces documents, Al Jazeera s’est associé au Guardian, quotidien le plus viscéralement anti-israélien paraissant hors du monde arabo-musulman.
D’après ces « Palestine papers », comme on les appelle désormais, les négociateurs palestiniens, entre l’échec des négociations de Camp David et de Taba en 2000 et l’arrivée au pouvoir de Netanyahou en 2008 auraient tenu un double langage. D’un côté le soutien à l’Intifada, l’intransigeance sur les frontières de 1967 et le droit au retour des réfugiés palestinien, et de l’autre un discours conciliant avec les Israéliens, notamment sur le maintien en Israël, dans le cadre de la solution « deux Etats pour deux peuples », de quartier juifs de Jérusalem construits après 1967 au delà de la « ligne verte », comme French Hill, Pisgat Zeev et Gilo. Cette proposition, faite à Ehoud Olmert et Tzipi Livni en 2008 a été repoussée par ces derniers car elle excluait trois autres implantations : Maale Adoumim, Har Homa et Ariel jugées non négociables par le gouvernement israélien de l’époque. Saeb Erekat et Mahmoud Abbas auraient également accepté, selon ces documents, de limiter à quelques milliers le nombre de réfugiés palestiniens admis à revenir en Israël dans le cadre d’une « action humanitaire », alors que la position officielle palestinienne soutient un droit généralisé au retour dans leurs foyers de tous les réfugiés de 1948 et de leurs descendants…

Dans le contexte actuel, ces révélations portent un tort considérable à l’Autorité palestinienne, faisant passer ses dirigeants pour des funambules du double langage, mentant à leur peuple, et bradant la cause sacrée de la Palestine pour leurs ambitions personnelles.
Elles mettent également en difficulté ces dirigeants israéliens qui proclament qu’il n’y a pas de partenaire palestinien pour la paix, mais les dégâts sont, pour eux de moindre ampleur : le, plan Olmert, fondé sur la cession à Israël des grands blocs de colonies contigües à la ligne verte en échange d’une surface équivalente de territoire israélien remis à l’Etat palestinien était bien connu. De plus, l’opinion publique israélienne ne nourrit aucune illusion sur la possibilité prochaine d’un accord avec les Palestiniens, et soutient, faute de mieux, l’attitude intransigeante de son gouvernement.

Le « réalisme » de Abbas et Erekat, vieux routiers de la négociation avec Israël, est pourtant le seul moyen qui pourrait permettre de sortir d’une impasse que les maladresses de Barack Obama au début de son mandat ont largement contribué à établir. En les « flinguant » aujourd’hui, on les livre pieds et poings liés à la surenchère du Hamas.

Et pourtant, à examiner de plus près ces papers, ce serait plutôt la subtilité des négociateurs palestiniens qu’il faudrait souligner : ils savent bien que Olmert et Livni sont dans l’incapacité politique de « lâcher » Ariel, Maale Adoumim et Har Homa, aussi ne courent-ils aucun risque réel en faisant, oralement, des concessions qui peuvent être utilisées par la suite à des fins propagandistes…

L’objectif de ceux qui ont organisé les fuites vers Al Jazeera et l’idiot utileGuardian est limpide : torpiller les négociations indirectes qui viennent de reprendre entre Israéliens et Palestiniens sous la houlette de Dennis Ross, qui a maintenant pris la main sur ce dossier dans l’Administration Obama. Ce dernier a sans doute passé plus de temps, ces dix dernières années, avec Erekat qu’avec son épouse…

On pourra toujours brandir le drapeau de la transparence du droit de tout un chacun de savoir ce qui se trame dans les arcanes de la diplomatie secrète. Il n’empêche que les conséquences de ces manipulations peuvent être catastrophiques, surtout dans un contexte où la situation libanaise est explosive et où l’Iran vient de faire un nouveau bras d’honneur à Catherine Ashton sur le dossier nucléaire. Al Jazeera, au moins, ne cache pas ses objectifs politiques : elle se fait l’interprète des éradicateurs d’Israël et le fourrier de l’islamisme politique radical. L’embrasement de la région n’est pas pour lui déplaire, bien au contraire. Quant au Guardian, gageons qu’il saura trouver le moyen de dégager sa responsabilité de l’incendie qu’il aura contribué à allumer. En toute bonne foi et toute objectivité.

  1. Ziyad Clot « Il n’y aura pas d’Etat palestinien » éditions Max Milo 

 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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