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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 18:19

 

 

 

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Les implantations  

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Dr. Bard is available for media interviews and speaking engagements on this and other topics.

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Mythe & Réalité : Les implantations et l'Etat palestinien,

Mitchell G. Bard

(directeur de la Jewish Virtual Library)

Traduction par Fabien Mikol


Avec autorisation  pour aschkel.info et lessakele.


mf

MYTHE:
 

 "La viabilité du futur Etat palestinien est sévèrement handicapée par la construction continuelle dans les implantations israéliennes."

REALITE:

 "Lorsque le moratoire israélien de 10 mois sur les constructions dans les implantations de Cisjordanie a expiré en septembre 2010, l'approbation des demandes de construction a repris. Malgré le moratoire, l'Autorité Palestinienne avait refusé d'entamer des négociations au cours des neuf premiers mois. A la dernière minute, et sous l'intense pression internationale, les Palestiniens ont accepté de participer à un round de pourparlers, mais ont menacé de le quitter si le moratoire n'était pas étendu [dans le temps et dans l'espace, puisqu'il devait désormais pour les Palestiniens concerner aussi Jérusalem-est]. A travers des négociations séparées avec les Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou s'était préparé à étendre le gel pour trois mois supplémentaires, mais les Américains ont abandonné l'idée (453).
    Pendant ce temps, les Palestiniens continuaient d'insister sur le fait qu'ils ne reprendraient pas les pourparlers si quelque construction que ce soit avait lieu à Jérusalem-est. Israël n'avait jamais accepté de restrictions à la construction dans sa capitale, et les Palestiniens ont utilisé ce prétexte pour éviter les négociations de paix, malgré le fait qu'ils s'étaient déjà engagés pendant environ 17 ans dans des négociations sans la précondition d'un gel des constructions.
    L'annonce de nouvelles constructions en Cisjordanie a immédiatement provoqué des protestations hystériques de la part des Palestiniens et de leurs supporters, ainsi que de la part de journalistes mal informés, selon lesquels la poursuite des constructions rendrait toute paix impossible. Un éditorial du Baltimore Sun en décembre, par exemple, a soutenu que les implantations israéliennes s'étendaient "à un niveau tel qu'elles rendront bientôt problématique toute paix, puisque il n'y aura éventuellement plus assez de territoire pour créer un Etat palestinien viable" (454). Le New York Times nota qu'Israël rendait très rapidement de plus en plus difficile aux Palestiniens l'accès à l'indépendance en autorisant plus de Juifs à s'établir en Cisjordanie. Alors que ces accusations à l'encontre d'Israël dépeignent les implantations comme "dévoreuses de territoire" et dominant le paysage des territoires palestiniens, les faits disent une histoire complètement différente.
    Selon les données diffusées par le Bureau Central Israélien des Statistiques, et vérifiées indépendamment par l'organisation israélienne anti-implantations "La Paix Maintenant", il y actuellement 303.900 Juifs vivant dans 122 implantations - un nombre représentant seulement 12% de la population totale de Cisjordanie et proportionnellement moindre que la population arabe d'Israël (455). L'augmentation de la population des implantations l'année dernière a été aussi significativement moindre que l'augmentation annuelle moyenne des deux dernières décennie (456). Plus encore, près de 60% des habitants juifs vivent uniquement dans quatre implantations - Ma'aleh Adumim, Betar Illit, Modi'in Illit et le Gush Etzion -, communautés qui sont toutes près de la "Ligne Verte", et qui seront vraisemblablement incorporées en Israël dans tout accord futur impliquant la création d'un Etat palestinien (457).
    La plupart des autres habitants sont dispersés en petites communautés qu'Israël avait auparavant désignées comme susceptibles d'évacuation en cas d'échange pour la paix. Le précédent avait été démontré des années plus tôt lorsque des milliers d'Israéliens avaient été évacués du Sinaï en 1982 à l'occasion du traité de paix israélo-égyptien. Israël a aussi évacué unilatéralement plus de 8.000 habitants de la Bande de Gaza en 2005 avec l'espoir que cela inciterait les Palestiniens à négocier pour mettre fin au conflit.
    De plus, toute nouvelle construction dans les implantations de Cisjordanie a lieu à l'intérieur des limites des implantations déjà établies. "In-fill" ("remplissage interne"), ainsi que ce type de construction est généralement qualifié, est une pratique courante de développement urbain lorsque l'on construit sur une terre inutilisée à l'intérieur d'un quartier existant, et c'est le seul type de construction qu'Israël permet légalement dans les territoires palestiniens (458). Plus encore, plus de la moitié des constructions a lieu à l'intérieur des quatre grand blocs d'implantations (459).
    Aucune nouvelle implantation légale n'a été construite depuis 1999, lorsqu'Israël avait approuvé la construction de Négahot sur les collines d'Hébron. En fait, après plus de 40 ans de contrôle israélien en Cisjordanie, les zones de construction pour les implantations israéliennes constituent moins de 1,7% de l'ensemble du territoire (460)."

453 Jonathan Lis, "Netanyahu: Israel agreed to new settlement freeze",Haaretz, (January 3, 2011).
454 Editorial Staff, "Little Room for Optimism about Middle East Peace", Baltimore Sun, (December 27, 2010).
455 Tovah Lazaroff, "Frontlines: Is Settlement Growth Booming?",Jerusalem Post, (December 30, 2010).
456 Ibid
457 Jeffrey Helmreich, "Jerusalem Issue Brief: Diplomatic & Legal Aspects of the Settlement Issue", Jerusalem Center for Public Affairs, (January 19, 2003).
458 Eric Rozenman, "Israel is not expanding settlement areas",Baltimore Sun, (December 30, 2010).
459 Tovah Lazaroff, "Frontlines: Is Settlement Growth Booming?",Jerusalem Post, (December 30, 2010).
460 Danny Ayalon, "Who's Stopping the Peace Process?", Los Angeles Times, (December 14, 2010). 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 11:57

 

 

 

Après Sharky le requin sioniste qui croque du Kouffar sur les côtes egyptiennes, nous vous présentons Nécher R65 le vautour du Mossad

 

 

Photo du jour - Un requin sioniste applique la charia en attaquant les touristes kouffars en Egypte

 

 

 

Les Saoudiens capturent l'un de leurs qu'ils considèrent comme un espion israélien – Une brillante enquête saoudienne

france-israel.

 

http://www.france-israel.org/articles.ahd?idart=1826

 

Sur le site Atlas Shrugs, 5 janvier 2011

Texte anglais original: " Saudis Nab One of Their Own as Israeli Spy - Brilliant Saudi Sleuthing".

Traduction française : Menahem Macina


aigle-espion-mossad.jpg 

La preuve qu’il s’agissait bien d’un vautour agent du Mossad (religieux de surcroît) ! Légende: "Vautour impur, agent du Mossad. Libérez l'agent du Mossad R65, maintenant!"


Impossible de faire mieux que ces pays musulmans à la pointe du progrès. Non, Monsieur. Est-il étonnant qu’Obama se soit incliné profondément devant leur roi ?

 obama-courbette.gif
[La célèbre courbette d’avril 2009. Cliché ajouté par M. Macina]


"L’Arabie Saoudite a arrêté un vautour bagué par Israël, comme étant un espion du Mossad".

Veuillez faire passer le mot à l’agent privé du Mossad R65. Il a été capturé par les brillants Services Secrets saoudiens. Il semble que les requins israéliens soient mieux entraînés à éviter la capture [*]. R65 a une femme et trois poussins, chez lui, près d’Ashdod, ainsi qu’une dizaine d’œufs au nid. Sa famille a besoin de lui.

L’antisémitisme islamique ne connaît ni limites, ni raison, ni logique, ni honte.

"Un vautour bagué par des scientifiques israéliens survole l’Arabie Saoudite… et est arrêté pour espionnage".

Les autorités saoudiennes ont capturé un vautour qu’elles soupçonnent d’être un espion du Mossad.

L’oiseau, bagué à l’Université de Tel Aviv à des fins d’expérience scientifique, a volé au-dessus du territoire saoudien, où il a été capturé, selon Haaretz.

L’oiseau portait un émetteur et avait la patte baguée, dans le cadre d’un projet de recherche sur les migrations, mais le fait que les bagues portaient les mots "Université de Tel Aviv" a éveillé les soupçons.

Un vautour bagué à Tel Aviv a survolé l’Arabie Saoudite et aurait été arrêté comme étant un possible espion du Mossad (dossier).

Des habitants et des journalistes locaux ont déclaré à un journal d’Arabie Saoudite, Al-Weeam, que l’oiseau israélien semblait faire partie d’un "complot sioniste".

Des nouvelles concernant l’arrestation de l’oiseau se sont répandues comme une traînée de poudre, et des gens s’exprimant sur des Blogs en langue arabe ont insisté sur le fait que les Sionistes avaient entraîné le vautour et l’avaient envoyé espionner.

Le mois dernier, un politicien égyptien a suggéré que le requin meurtrier qui avait tué et mutilé de nombreux touristes, avait été envoyé par le Mossad [*].

L’animal pourrait être un agent israélien, avait affirmé le gouverneur général du Sinaï.

A en croire ce qu’a dit alors Mohammed Abdel Fadil Shousha,

« Ce qu’on a dit à propos du Mossad, à savoir, qu'il aurait jeté à la mer le requin meurtrier, n’est pas hors de question. Mais il faut du temps pour le confirmer ».

 

© Atlas Shrugs

 

[Texte aimablement signalé par Anna, de targetmedia.ch.]

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:36

 

      Prolongement logique de : Le Gouvernement iranien incite à l’antisémitisme en inventant un massacre.

 

 

 

Flag de désinfo

 

 

Avertissement : cette adaptation est dérivée d'une dépêche de l'AFP. Mais, cette agence ne dédaigne pas flirter dangereusement avec le révisionnisme en temps réel, comme nous l'allons voir, au moment où elle relate une négation de la Shoah. La perversion, en effet, consiste à renforcer le martyrologue des terroristes du Hamas en reprenant leur narration, sans la moindre vérification des faits ni des chiffres, de se contenter chaque fois de reprendre à l'identique les déclarations des ONG pro-palestiniennes otages du groupe illégal en Europe, de ne jamais tenir compte des faits portés à sa connaissance par l'autre bord, les experts-enquêteurs israéliens. On ajoutera donc toujours les mentions "d'après les dires israéliens", lorsqu'on prendra pour argent comptant les évaluations d'un groupe terroriste, dont, au même moment, on met en exergue le négationnisme flagrant.

 

L'AFP se fait ainsi inquisitrice d'Israël et complice de ceux qui proclament haut et fort leur désir inextinguible de destruction massive, sans avoir l'air d'y toucher, soit sans contre-argumentaire, et participe sciemment d'un processus généralisé de délégitimation hautement préjudiciable à tout processus de paix et à l'établissement d'un minimum d'objectivité informative. 


Malgré la contestation grandissante des distorsions présentes dans les argumentaires politisés du rapport Goldstone, -y compris si l'on reprend les précédents propos  du Hamas, qui reconnaît, à tout le moins, l'élimination d'au moins 700 terroristes de sa branche Ez-Zedin al Qassam- ou encore, la démission de celui qui devait en assurer les travaux : l'Allemand, juge et partie, Christian Tomuschat, invalidé pour parti-pris flagrant, la presse déçue prend le relais et escompte bien continuer de charger, "pour l'histoire", un seul des deux protagonistes. Il s'est donc avéré impossible déontologiquement de traduire tels quels ces propos à sens unique qui n'ont qu'une vocation : justifier a posteriori les déclarations d'un négationniste : Mahmoud al-Zahar.


L'AFP, ce n'est pas de l'information, mais une version moderne de la Sainte- Inquisition. A l'heure où le partisan et idiot utile du Hamas, S. Hessel fait un tabac en librairie, on ne va pas perdre le sens du vent ni de la vente, à l'Agence. Et chacun de soigner ses petites affaires...


Gad 


Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


 


 

 


C’est lors d’une mise en scène au second anniversaire d’un raid à proximité d’une école de l’ONU que Zahar a inventé, à la mode iranienne, des « holocaustes » en série :

 

« Ce « mensonge » -de la Shoah- s’est écroulé lors de « l’holocauste » de Beit Hanoun, de l’holocauste d’al-Fakhura et tant d’autres « holocaustes » qui n’ont pas été pris en compte ».

 

 

Mahmoud al-Zahar, porte-parole du Hamas à Gaza, a accusé Israël de perpétrer « un génocide occulté » contre les Palestiniens, tout en affirmant que la Shoah était un « mensonge ».

 

 

Il a profité d’une cérémonie du souvenir de la mort de 43 Palestiniens, dont un nombre important de combattants du Hamas (chiffres encore à vérifier), près d’une école de l’ONU dans le camp de réfugiés de Jabaliya, au cours de la guerre de 22 jours, en 2008-2009 à Gaza, l’opération « Plomb Fondu ».

 

 

“Le mensonge selon lequel ils [les Juifs] auraient été victimes d’un génocide, ou qu’ils auraient pu être des victimes dans l’histoire –ce mensonge s’est écroulé, lors des holocaustes de Beit Hanoun, d’al-Fakhura et de tant d’autres génocides qui n’ont jamais été pris en compte… lesquels ont été commis par l’ennemi sioniste », a-t-il déclaré.

 

Zahar s’exprimait lors du second anniversaire d’une frappe israélienne près d’une école à al-Fakhura, où les terroristes palestiniens avaient déployé leurs rampes de lancement de missiles pour se servir de l’emblème des Nations-Unies, des services aux populations civiles, des femmes et des enfants de Gaza comme remparts et boucliers humains.

 

L’incident a été l’un des plus meurtriers durant l’opération “Plomb Fondu”, qui a fait 1190 victimes (non 1400 comme le reprend l'AFP de la bouche-même du HAMAS), dont les 2/3 étaient tous membres des sections d’assaut du Hamas ou de la police auxiliaire terroriste du Hamas, selon les aveux même de la direction du mouvement terroriste (qui reconnaît environ 700 terroristes tués, sachant que cette direction aura toujours tendance à minimiser).

 

Les dénis constants des organes de propagande antisioniste, tels que l’AFP en France, n'y changeront rien : quand il y a contestation d'un fait et que nul n'a tranché, on cite de façon équilibrée les deux sources ou alors on est avocat de la partie accusatrice, ce qui est le cas de l'AFP qui prend délibérément le parti des intérêts du Hamas. 


Cette agence récidive donc, lors de l’exposé même de ce dernier évènement, trouvant sans doute quelque charme exotique au négationnisme, lorsqu’il est d’origine orientale, comme dans le cas de Mahmoud al-Zahar.

 

 

“Le sang qui a coulé à Al-Fakhura et sur le moindre pouce de la “Palestine” n’aura pas été répandu en vain”, a t-il ajouté.

 

L’opération plomb durci, « qu’Israël dit avoir lancé » (selon la terminologie dénégatrice de l’Agence de Propagande AFP qui se livre ouvertement à du procès d'intention et de la mise au conditionnel de tout ce qu'un Etat Juif pourrait bien dire ou faire, au nom de qui ou de quoi et particulièrement de ses citoyens civils pris pour cibles dont l'AFP n'a cure) en réponse aux très nombreux tirs (8000) de roquettes durant les temps précédents l’opération, de la bande de Gaza contre les populations civiles du Sud d’Israël, malgré que tout citoyen israélien fut évacué du Goush Katif 3 ans et demi plus tôt, s’est achevée le 18 janvier 2009.

 

Et l’AFP d’ajouter : qu’Israël a été établi à la suite de la Seconde Guerre Mondiale, où 6 millions de Juifs furent exterminés durant la Shoah perpétrée par les Nazis. 

 

Non, messieurs de l'AFP, le foyer national juif existait officiellement depuis la déclaration Balfour de 1917, même s'il n'avait pas reçu l'adoubement de l'ONU ou SDN à l'époque, et n'est donc pas une conséquence directe de la Shoah. La question des réfugiés d'Europe de l'après-guerre n'a fait que dramatiser la situation où nul n'était réellement en mesure de les accueillir, sinon, principalement, ce foyer national juif ou Yishouv. Le cercle vicieux de la victimologie ne sert d'argument qu'à la partie palestinienne en demande de "compensation" pour des guerres qu'elle déclenche, elle ou au nom des entités arabes ou perses du voisinage. 

 


 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:10

 

 

 

Dora Marrache-copie-1

 


Pour écouter DORA >>>logo radio shalom


Lettre ouverte à Me Miville-Dechêne, Ombudsman-Radio-Canada face au traitement de l’information concernant le conflit israélo-palestinien par Dora MARRACHE


Pour aschkel.info et lessakele

 

CC : Madame Martine Lanctôt, Madame Ginette Viens, CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes)

 

Objet : Le nombre croissant de plaintes à l’endroit de Radio-Canada concernant les Juifs et le conflit israélo-palestinien

Madame ;

 

Sans les courriels que je reçois, j’ignorerais tout des émissions de Radio-Canada. Comme je crois vous l’avoir déjà dit, pour ma part, il y a bien longtemps que je ne regarde plus les émissions de notre société d’état pour m’éviter d’être envahie par un sentiment de frustration, doublé d’un sentiment d’impuissance face au traitement de l’information concernant le conflit israélo-palestinien. Et s’il m’arrive  de regarder la chaîne ou d’écouter la radio, c’est uniquement pour observer et analyser ce qu’on y présente. Je tiens d’ailleurs à rendre hommage à Richard Martineau, un des rares journalistes  à avoir osé souligner l’acharnement des medias contre Israël.

 

Quand la critique est constructive, quand elle peut déboucher sur une amélioration, aussi minime soit-elle, elle a sa raison d’être. En revanche, quand nos plaintes restent lettre morte,  l’indifférence me paraît être la meilleure solution.

À dire vrai, je suis même étonnée que vous ayez encore des auditeurs juifs. Mais, alors que j’étais sur le point de les inviter à boycotter votre chaîne, un profond changement s’est soudain opéré en moi - Il n’ y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas ? - et j’adopte une position aux antipodes de celle qui fut mienne: je voudrais inviter les auditeurs de toute confession et de toute allégeance politique  à réagir chaque fois que l’information leur semble erronée ou biaisée. Pourquoi ? D’une part, parce que le boycott ne toucherait guère la SRC; au contraire, il lui permettrait de diffuser l’information sans être importunée, l’absence des Juifs ne modifiant guère sa cote d’écoute. D’autre part, cette société étant financée à même les fonds publics, les citoyens doivent avoir leur mot à dire. Ils peuvent se permettre d’exiger d’elle une information de qualité,  et ce d’autant plus que le gouvernement Harper lui a octroyé une hausse de 133 millions, soit une augmentation de 12%. J’ajouterai qu’une phrase de celui qui fut mon idole pendant mon adolescence, Albert Einstein, m’est revenue en mémoire et m’a incitée à agir : « La vie est très dangereuse, écrivait-il. Non à cause des personnes qui font du mal, mais à cause de celles qui s’asseyent pour regarder ce qui se passe ».

Je me refuse à être de celles-là, je ne puis m’asseoir et rester les bras croisés. 

 

Les « fautes » de Radio-Canada,  si je puis m’exprimer ainsi,  sont de trois types : il y a les préjugés ou les idées toutes faites, ainsi que les figures de style inappropriées, que ce soit à propos des Juifs ou à propos d’Israël ; les reportages et les documentaires qui se limitent à un seul point de vue, donc qui ne sont pas équilibrés ; les informations et/ou les reportages parfois truffés d’erreurs factuelles : ainsi, dans le cas d’un lancement de roquettes, on commence toujours par les représailles israéliennes et, accessoirement, en fin d’article, on mentionne en deux mots, le bombardement de la veille qui a donné lieu à ces représailles. Et c’est  sans parler de la langue de bois qu’utilisent les journalistes: les terroristes sont des militants ou des activistes ; les habitants de la Judée-Samarie sont des colons, les roquettes sont toujours de type artisanal, etc., et sans parler également de tout ce que Radio-Canada ne nous dit pas mais que, grâce à Internet et aux autres medias, nous sommes amenés à découvrir.

 

Le 1er décembre 2010,  vous écriviez qu’en trois ans vous n’avez relevé des erreurs que dans six émissions. Certes, mais François Bergeron note que, dans le rapport que vous avez déposé le 6 octobre 2009 pour l’année 2007-2008, « Plus de 200 plaintes ont porté sur le conflit israélo-palestinien, dont 156 sur un seul documentaire diffusé au RDI, Paix, propagande et Terre promise » et il ajoute « Et on dit que derrière toute plainte il y a des centaines d’autres mécontents qui ne se sont pas manifestés ».

 

Je ne vous cacherai donc pas, Madame Miville-Dechêne,  que je vais profiter des ondes pour présenter à nos auditeurs un récapitulatif non- exhaustif des erreurs commises par Radio-Canada.

 

La dernière en date concerne l’émission Le Club des ex du 31 décembre 2010 au cours de laquelle Mme Liza Frulla souligne, sur un ton qui m’a semblé réprobateur,  que Mr Harper courtise l’électorat juif, qu’il  va même jusqu'à se rendre à l’allumage des bougies de la fête de Hanoucca. Or, si mes souvenirs sont exacts,  cette coutume n’a pas été initiée par Mr Harper ; en cherchant bien, Radio-Canada pourrait sans doute trouver des photos de Jean Chrétien participant aux célébrations de cette fête juive. Même le chef de l’opposition actuel, Michael Ignatieff, a été photographié au cours de la célébration de  Hanoucca. Par ailleurs, Mme Frulla devrait savoir que Mr Harper n’a nullement besoin de « courtiser » l’électorat juif : les voix juives lui sont acquises pour son soutien inconditionnel et sincère à Israël. Mais, hélas, ce soutien que désapprouvent beaucoup d’électeurs canadiens aura certainement des conséquences fâcheuses au moment des prochaines élections et Mr Harper en est parfaitement conscient. Mme Frulla a également jugé bon de décocher quelques flèches en direction des Juifs. Elle a parlé de la « puissance » des Juifs « à tout point de vue », tout en se frottant le pouce et l’index en signe d’argent parce que, en bonne méditerranéenne, elle a jugé bon de joindre le geste à la parole, geste à la limite de la vulgarité sur un plateau de télévision et qui la déshonore plus qu’il ne porte préjudice aux Juifs. C’est sans doute son « moi  jaloux » qui s’est exprimé et a fait taire la voix de sa raison. Elle commença même à bégayer « toutes les positions que les Conservateurs … », mais Simon Durivage se porta rapidement à son secours et termina la phrase : « que les Conservateurs font en faveur d’Israël ».

Encore une fois les préjugés anti-juifs sont là, d’ordre théologique, comme ils l’ont toujours été. Mme Frulla établit donc un lien entre le pouvoir et l’argent, mais surtout entre la religion juive et l’argent et présente les Juifs comme dominant le monde. Je ne sais pas si Mme Frulla, qui a tout de même rempli le poste de ministre sous le gouvernement fédéral, est consciente du tort qu’elle se fait dans sa façon d’appréhender les Juifs.  En effet, à travers de telles réactions qui témoignent d’une certaine haine, pour ne pas dire d’une haine certaine envers le peuple juif, elle révèle ce que les Allemands appellent sa « Weltanschauung », c ‘est–à-dire sa vision du monde et sa façon d’être au monde. Et ce n’est guère en son honneur ! Ses préjugés antisémites en disent plus long sur elle que sur les Juifs. Encore une fois, une animatrice est esclave de ses préjugés et d’idées reçues. Elle devrait avoir honte de se comporter ainsi et de laisser voir le sentiment que les Juifs lui inspirent. Qui plus est, elle couvre de honte Radio-Canada puisqu’elle projette de notre société d’État une image peu flatteuse.

 

Oui, Mme Frulla  a raison : nous avons l’argent. Mais ne lui est-il jamais venu à l’esprit de souligner que cet argent nous ne le volons pas, que nous l’avons parce que nous mettons l’éducation au-dessus de tout ? Non, cela, Mme Frulla se gardera bien de le dire. Dois-je lui rappeler que nous Juifs ne saurions considérer la pauvreté comme une bénédiction, qu’elle nous apparaît comme un mal auquel il est possible de se soustraire ? C’est vrai que le rapport des Juifs à l’argent est historique, mais il serait bon que Mme Frulla lise Jacques Attali et qu’elle apprenne pourquoi. Après tout, ne sont-ce pas les Juifs qui ont inventé le capitalisme et… le communisme ! Et je suppose que nombreux sont ceux qui doivent affirmer, « preuves » à l’appui,  que ce sont aussi les Juifs qui sont responsables de la crise financière qui secoue le monde !

 

Je ne consacrerai que cinq lignes au député Amir Khadir qui, interviewé à Radio-Canada par Mr Labrecque,  le 17 décembre 2010,  s’est permis de comparer un marchand de chaussures à un vendeur de mines anti - personnelles et Israël au régime d’apartheid qui régnait en Afrique du Sud, et ce sans même que le journaliste ne le reprenne. Se taire, n’est-ce pas acquiescer ?

 

Le 15 octobre 2010, un autre animateur du Club des ex, Simon Durivage, dans le cadre d’une autre émission, a comparé Israël au Soudan et à l’Iran. Suite au tollé de protestations qui vous sont parvenues, Mr Durivage a, semble-t-il, été contraint de présenter des excuses publiques, une première dans l’histoire de Radio-Canada.

 

Le 11 avril 2010, Ian Halperin, auteur et journaliste juif,  était l’invité de l’émissionTout le monde en parle. Pierre Turgeon, de la maison d’édition Transit, a déclaré à la suite de cette émission : «  Si le CRTC permet qu’un tel lynchage soit possible, qu’on fasse un tel abus de pouvoir (…), il y a quelque chose qui cloche ».  Le plaignant a déposé une plainte auprès de la Commission des droits sous prétexte que les animateurs se sont « livrés à une vendetta, à un règlement de compte envers leur invité, lui manquant de respect et l’exposant à des propos discriminatoires et haineux ». Le 17 septembre 2010 le Conseil de Presse a rejeté la plainte.

Les animateurs ont affirmé qu’ils ignoraient que leur invité était juif !

 

Pour ce qui est de l’absence d’équilibre dans les émissions, je ne citerai que quelques preuves. Je voudrais auparavant  préciser que le fait de donner la parole à des Juifs pro-palestiniens (self hating jew)ne constitue nullement un second point de vue, donc ne peut en aucun cas être considéré comme une preuve du respect de l’équilibre.

 

Le 23 novembre 2010, Michel Desautels interviewait le journaliste juif, franco-israélien, Charles Enderlin, à propos de son livre Un enfant est mort. Au lieu de lui poser des questions pertinentes sur l’Affaire Al-Dura, affaire qui a occasionné un tort considérable à Israël, l’animateur laissait parler Charles Enderlin et buvait ses paroles puis, à la fin de l’émission,  les auditeurs qui jusque là ignoraient tout de cette affaire étaient convaincus que les soldats de Tsahal se comportent comme des monstres assoiffés de sang  puisqu’ils ont tiré sans pitié et sans discontinuer pendant 45 minutes sur un père et son fils de 12 ans, tuant ce dernier.

 

Suite aux protestations des auditeurs concernant l’absence d’un autre point de vue, et pour respecter les recommandations du CRTC, Philippe Karsenty aurait dû être invité à présenter son opinion sur le sujet. Que dis-je : invité ? Radio-Canada n’avait même pas à s’en donner la peine, je sais que Mr Karsenty a lui-même offert d’être interviewé pour contrebalancer l’entrevue de Charles Enderlin. Or, alors même que Mme Viens, Rédactrice en chef, Actualités, radio,  reconnaît dans le message qu’elle a adressé à Philippe Karsenty que la polémique existe toujours autour de cette affaire, elle décline son offre sous  prétexte qu’elle a créé deux liens qui proposent des opinions divergentes sur le site de la SRC ! « Nous pensons que notre auditoire pourra prendre connaissance de cette façon de vos arguments. Nous déclinons donc votre offre d'entrevue », lui a-t-elle écrit Cette réponse est inacceptable et prouve que Radio-Canada, contrairement à ce qu’elle affirme, n’a pas pour premier principe de permettre à chaque citoyen « de connaître les principaux points de vue sur toute question d’importance ». En effet, si un lien renvoie à un site qui soutient inconditionnellement Charles Enderlin à qui Radio-Canada a accordé une entrevue, l’autre renvoie à Philippe Karsenty à qui Radio-Canada a refusé une entrevue. Avouez, Madame Miville-Dechêne, qu’il y a là une politique de deux poids deux mesures. Pourquoi ? Pourquoi avoir fait fi encore une fois des recommandations du CRTC et avoir choisi d’imposer aux auditeurs le point de vue de Charles Enderlin ? Parce que celui-ci est anti-israélien? Et vous savez que, ce faisant, Michel Desautels influence les auditeurs. Permettez-moi, Madame, de souligner que Radio-Shalom, dans le respect de ses auditeurs et soucieuse d’offrir une programmation assurant l’équilibre,  a offert à Mr Enderlin d’être interviewé, mais que celui-ci, après avoir exigé que l’animateur ait lu son livre – ce qui a été fait- ne semble toujours pas disposé à accepter l’invitation de Radio-Shalom. Peut-être craint-il d’être confronté à des journalistes bien informés sur l’Affaire Al-Dura et qui lui poseront des questions déplaisantes auxquelles il sera acculé à répondre.

 

 

Le 9 avril 2010, dans le cadre de l’émission Une Heure sur terre, Radio-Canada présentait un reportage intitulé Le Canada sous influence, reportage qui affirmait que le soutien du gouvernement Harper à Israël était à l’origine de la crise que traversait l’organisme Droits et Démocratie, les membres du CA ayant voulu lui imposer une orientation nettement pro-israélienne.  Vous me direz que le Président du PAJU, Bruce Katz, (un autre self hating jew), a félicité Radio-Canada pour ce reportage et a jugé que l’expression « chasse aux sorcières », employée  par les auteurs Luc Chartrand et Yanic Lapointe, était tout à fait appropriée  pour illustrer le contrôle exercé par le lobby juif sur le gouvernement. Je vous répondrai qu’interroger Mr Katz ou un Palestinien ne fait guère de différence à mes yeux.

 

Le 16 janvier 2008, l’émission Une Heure sur terre  était consacrée au conflit israélo-palestinien. Cette émission, comme tant d’autres, ne présentait que le point de vue des Palestiniens,  même si certains Juifs,  défenseurs ardents des droits des Palestiniens, avaient été invités à prendre la parole.  Après que Mr Lépine n’eut pas jugé utile de donner suite à une lettre du Comité Québec–Israël, celui-ci vous a soumis une plainte. Votre Bureau a reconnu qu’il y avait cinq erreurs factuelles, erreurs,  il va de soi, défavorables à Israël. Vous avez écrit que « le texte lu en ondes ne correspond pas à la réalité, étant donné les slogans anti-israéliens utilisés par ce groupe ».

 

Faut-il qu’un organisme et des particuliers réagissent et déposent des plaintes pour que soient corrigées de graves erreurs ? Les  journalistes ne pourraient-ils pas faire preuve de professionnalisme et les éviter? De toute façon, il ne sert à rien que vous rendiez un rapport et que vous reconnaissiez les erreurs : le mal a été fait, les téléspectateurs ont été induits en erreur.

 

Le 13 décembre 2008, à la demande du Comité Québec-Israël, vous avez reconnu  que le film Paix, propagande et Terre promise , film de propagande pro-palestinien diffusé le 23 octobre 2008 dans le cadre de l’émission Les Grands reportages, « contrevenait aux Normes et Pratiques journalistiques de Radio-Canada. Ce film avance, sans en faire la preuve, que le gouvernement israélien contrôle les medias américains. Il contient des anachronismes et des inexactitudes et des groupes militants pro-palestiniens ont été associés à la recherche», écriviez-vous alors.

Mais, encore une fois,  le mal avait été fait. Ne trouvez-vous pas regrettable qu’il ait fallu que  156 personnes dénoncent la diffusion de ce film de propagande truffé d’erreurs pour que Radio-Canada reconnaisse que le documentaire n’aurait jamais dû être diffusé ? Et le fait que Radio-Canada ait reconnu son erreur ne changera rien à l’opinion que se sont faite les téléspectateurs et à l’image défavorable d’Israël que la radio leur aura inculquée.

 

Le 11 août 2010, le Comité Québec-Israël a déposé à votre Bureau une plainte concernant la couverture des hostilités frontalières du 3 août 2010 entre le Liban et Israël. « Dès le lendemain de l’incident frontalier entre les armées libanaise et israélienne survenu le 3 août dernier, écrit-il, les médias étrangers et canadiens rapportaient que l’ONU avait corroboré la version des faits israélienne, à savoir que l’armée libanaise avait ouvert le feu sur des soldats israéliens alors que ceux-ci opéraient légitimement en territoire souverain israélien. Curieusement, ajoutait-il, alors que Radio-Canada a accordé à l’incident une place prépondérante dans ses bulletins de nouvelles du 3 août (à la radio, à la télévision et sur son site Internet), elle n’a pas une seule fois fait écho aux conclusions de l’ONU dans les jours qui ont suivi ».

 

Donc, une fois de plus, Radio-Canada a donc trompé ses auditeurs . Je vous le demande, Madame l’Ombudsman de Radio-Canada, trouvez-vous cela normal ? Comment des journalistes professionnels peuvent-ils, après avoir diffusé des informations fausses et inacceptables, se garder d’apporter des corrections?

 

Encore une autre preuve de l’incompétence des journalistes de notre radio ? Qu’à cela ne tienne ! Le 26 février 2009, un article intitulé « Plus le mensonge est gros, plus il passe » vous était adressé par Germain Belzile. Mr Belzile et un certain nombre de signataires vous y faisaient part de leur indignation, « celle de citoyens trompés et à qui est dénié le droit vital à l’information mise dans son contexte. Les reportages de Radio-Canada sur les représailles contre les tirs de mortier, de roquettes Kassam et Grad, qui ont terrorisé jusqu’à un demi-million de civils israéliens pendant huit ans nuit et jour à raison de trois alertes quotidiennes, sont indignes d’une société d’État dans un pays libre et démocratique. Radio-Canada nous a menti et trompés » concluaient-ils.

 

La liste des erreurs est trop longue pour que je puisse la présenter dans le cadre d’une chronique radiophonique.

 

Madame Miville-Dechêne, ne croyez-vous pas que trop, c’est trop. En tant qu’Ombudsman de Radio-Canada, vous êtes le représentant des auditeurs et des téléspectateurs. Quoique vous deviez allégeance à votre employeur, la Société Radio-Canada, je ne crois pas me tromper en affirmant que vous prêtez une oreille attentive aux plaintes formulées par les citoyens,  et ce même lorsqu’elles sont déposées à titre individuel, et que les Normes et Pratiques journalistiques vous guident dans vos décisions, en dépit de la sympathie que vous inspirent parfois les journalistes.  

 

Qu’accidentellement il y ait quelques dérapages, nous ne saurions le reprocher à la SRC. Or, ce n’est pas le cas. Il me semble plutôt que beaucoup de journalistes à l’emploi de Radio-Canada ne respectent pas les règles de base du code de déontologie de leur profession (esprit critique, indépendance, impartialité, honnêteté, équité et ouverture d’esprit), qu’ils manquent de professionnalisme et qu’ils manipulent la vérité sans aucun scrupule. Un journaliste est censé diffuser de l’information vraie, objective, neutre de préférence.  À Radio-Canada , ce n’est plus de l’information, c’est de la désinformation ! Or mieux vaut encore n’être point informé que d’être mal informé.

 

S’il en est qui admirent les animateurs, permettez-moi de vous dire que je ne partage nullement leur point de vue. Sans vouloir faire leur procès , - ce n’est pas de mon ressort -  je juge inacceptable que  des animateurs véhiculent des préjugés, interviewent des auteurs  ou des invités sans avoir pris soin de s’informer sur le sujet, posent des questions qui n’ont aucune suite logique, lisent leurs notes, fassent de graves fautes de syntaxe et, parfois, posent des gestes à la limite de la vulgarité.

 

Il serait bon que, devant le nombre très élevé de plaintes provenant de simples citoyens et/ou  d’organisations, vous incitiez la SRC à prendre les mesures qui s’imposent afin que les auditeurs et les téléspectateurs la félicitent pour la qualité du travail de ses journalistes et de ses animateurs au lieu de la blâmer. Il faut que le téléspectateur de Saint-Thomas -Didyme, au fin fond du Lac St-Jean, qui s’informe en écoutant les nouvelles de Radio-Canada, puisse se faire une idée claire et impartiale de  la situation au Moyen-Orient et non qu’il soit désinformé et gagné aux idées politiques du reporter de Radio-Canada. 

 

 

Pour cela, en ce qui concerne la communauté juive, - et je parle en mon nom- permettez-moi, Madame Miville-Dechêne,  de vous exposer mon desiderata, lequel est partagé à n’en point douter par un grand nombre de mes concitoyens, toutes allégeances confondues.

 

Il  serait souhaitable

 

1. que les journalistes cessent de donner d’Israël une image déformée, des informations erronées –qu’ils exercent donc leur esprit critique et vérifient leurs sources avant de mettre en ondes - et quand ils parlent des affrontements, il serait bon qu’ils s’interrogent sur ceux qui les ont provoqués au lieu de désigner systématiquement Israël. Faute de quoi, ils inculquent à tous les auditeurs et téléspectateurs la haine d’Israël et, partant, de tous les Juifs. Rien d’étonnant alors si pour une grande partie de la population, les Juifs et Israël sont la principale cause d’insécurité dans le monde. Et même s’il est politiquement correct de calomnier ce pays, de le « démoniser » , voire de lui dénier le droit à l’existence, même si critiquer Israël ne fait courir aucun risque, ne pourriez-vous pas suggérer à notre radio de se démarquer, non pas en défendant ce pays ou en justifiant les actes de son armée, mais en fournissant simplement une information neutre car, en l’absence d’informations vraies et solides, même les gens intelligents en arrivent à croire des aberrations du type : « Ce sont les Américains et les Juifs qui ont comploté pour les attentats du 11 septembre ! » ?

 

2. que cessent les stéréotypes et les préjugés concernant les Juifs ou encore les figures de style qui dévalorisent l’État d’Israël et alimentent l’antisémitisme.

 

3. que les émissions concernant le conflit israélo-palestinien– ou tout autre sujet controversé d’ailleurs – servent à informer et non à désinformer, qu’elles ne présentent pas un seul point de vue  afin que les auditeurs et téléspectateurs puissent se forger leur propre opinion. Une télévision publique ne doit en aucun cas être une chaîne de propagande, or il semblerait que ce soit la voie qu’ait choisie Radio-Canada depuis un certain nombre d’années.

 

Qu’on y présente des films d’opinion,  qu’on donne la parole à des écrivains ou à des artistes engagés, tout cela  n’a rien de répréhensible en soi, à condition que, comme le veut la Loi sur la Radiodiffusion, les auditeurs et téléspectateurs soient « exposés à un éventail d’opinions divergentes sur des sujets  d’intérêt général ». Ce qui n’a point été fait dans le cas, entre autres , de l’Affaire Al-Doura ou encore des filmsCheckpoint et Diffamation signés du réalisateur israélien Yoav Shamir, très louangé par les Palestiniens . Que les invités, tout comme les réalisateurs des documentaires que présente Radio-Canada, soient très souvent, je dis bien « très souvent » pour ne pas dire presque toujours,  de gauche, donc anti-israéliens et ce même s’ils sont juifs et, de surcroît, israéliens, soit ! Mais alors, pour assurer un équilibre, il faut accorder à  des écrivains ou à des artistes de droite le même temps d’antenne.

 

En conclusion, Madame Miville-Dechêne, si vous avez à cœur la réputation de Radio-Canada, si vous voulez que cette radio recouvre son lustre d’antan et sa réputation d’impartialité qui la faisaient rayonner dans le monde, alors « il est grand temps que les choses changent ! » pour reprendre une phrase de ses journalistes .

 

 

Veuillez croire, Madame Miville-Dechêne, à l’expression de mes sentiments les plus respectueux et les plus dévoués.

 

Dora Marrache

Chroniqueuse à Radio-Shalom Montréal

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 21:08

 

http://www.europe-israel.org/2011/01/la-ligue-de-defence-juive-occupe-les-locaux-de-france-inter-pour-protester-contre-les-propos-antisemites/

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Depuis 15 heures, la Ligue de Défense Juive mène une action dans les locaux de Radio France pour protester contre les propos antisémites tenus sur France INTER le 24 décembre 2010 par le prêtre Jean-Baptiste lors de l’émission INTERACTIV’. 

Cette émission INTERACTIV’ de France INTER présentait un reportage sur la Vieille Ville de Jérusalem qui accusait les Juifs orthodoxes d’agresser les prêtres Chrétiens en leur crachant au visage.

Comme l’indique Clément Weill-Raynal :

« Vérification faîte, il s’agissait d’un seul incident ponctuel qui s’était déroulé il y a plusieurs années et qui ne s’est pas reproduit depuis.

Mais bien plus grave furent les commentaires d’un prêtre catholique, diffusé dans le cadre de ce reportage. Pour le père Jean-Baptiste Humbert, de l’Ecole biblique de Jérusalem, ce serait l’esprit même du judaïsme qui inspirerait et commanderait une telle attitude des Juifs. Pourquoi les Juifs crachent-ils sur les chrétiens ? Réponse du prêtre : « parce que, pour eux, le chrétien est impur. Il faut être pur et lutter contre l’impureté. Toute la Bible est fondée là-dessus », affirme à l’antenne le petit père Humbert.


« Toute la Bible », sous-entendu la Bible juive, il y a de quoi être abasourdi d’entendre, de la bouche d’un responsable catholique, une telle énormité. Ce fantasme, selon lequel les juifs reprocheraient aux non-juifs d’être impurs, fait partie des accessoires traditionnels de l’antisémitisme et ne repose sur aucune réalité.


Il est consternant que le père Jean-Baptiste Humbert se soit cru autorisé à proférer de telles insanités. Il est encore plus scandaleux qu’une radio d’Etat comme France Inter ait diffusé de tels propos qui relèvent de la diffamation religieuse, à quelques jours de Noël, et à une heure de grande écoute. »

C’est pourquoi une trentaine de jeunes militants de la Ligue de Défense Juive se sont mobilisés depuis 15 heures pour demander un droit de réponse. Ils ont ainsi pris la parole en direct sur Radio France Internationale. Ils se sont ensuite dirigés dans les locaux de France INTER qu’ils ont occupés pacifiquement afin d’exiger un droit de réponse.


Les jeunes de la LDJ ont ainsi rencontré les responsables de l’information et le rédacteur en chef de France INTER afin de leur faire part de leur mécontentement. Ceux-ci, très gênés, semblaient ne pas être informés que de tels propos aient pu été tenus sur les ondes de la radio.


La Ligue de Défense Juive a ainsi pu intervenir en direct sur les ondes de France INTER pour dénoncer ces propos antisémites.  Les militants ont occupés les locaux pacifiquement jusqu’à l’arrivée d’une quarantaine de policiers qui les ont reconduits en dehors du bâtiment sans heurt et sans interpellation.


Jean-Marc MOSKOWICZ


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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:39

 

 

Des Palestiniens de nouveau pris en flagrant délit de diffamation?

Action canadienne contre la désinformation


 http://www.honestreporting.ca/news_article_name/53219palebiglie.aspx 


Traduit par Myriam OUIZEMANN

Pour aschkel.info et lessakele

 

Contre les mensonges, diffamations, propagandes des "palestiniens" que faisons-nous en Europe ? ICI

4/1/2011 Une manifestante palestinienne est-elle vraiment morte en absorbant du gaz lacrymogène ou est-ce encore un énorme mensonge?


Cher(e)  Abonné(e) à HonestReporting Canada,

Une manifestante palestinienne est-elle vraiment morte en absorbant du gaz lacrymogène ou est-ce encore un énorme mensonge?

 

Articles associés



Le 2 Janvier 2011, un certain nombre médias  de première  importance, y compris le New York Times, Washington Post, BBC, CNN, Reuters, AFP et The Independent, ont annoncé la mort d'une femme palestinienne,  Jawaher Abu Rahma, âgée de 36 ans, prétendument tuée en absorbant un gaz lacrymogène près du village de Bil'in, Judée-Samarie. Au Canada, près de douze moyens de communication comprenant: The Toronto Star, National Post, Globe and Mail.ca, Edmonton Journal, CTV News, CBC Radio, CFRA 580, 660 News, 680 News, INews 880, and Newstalk 1010 ont publié un reportage sur cette affaire.(liens des articles dans la presse anglophone On January 2, 2011, a number of mainstream media outlets, including the New York TimesWashington PostBBC,CNNReutersAFP and The Independent, reported on the death of a Palestinian woman, Jawaher Abu Rahma, 36, allegedly killed by inhaling tear gas during a protest against Israel's security barrier near the West Bank village of Bil'in. In Canada, close to a dozen media outlets including: The Toronto StarNational PostGlobe and Mail.ca,Edmonton Journal, CTV News (watch here), CBC Radio (listen here), CFRA 580 (listen here), 660 News (listen here), 680 News (listen here), INews 880 (listen here), and Newstalk 1010 (listen here) reported on this incident.)


 

Des questions ont émergé à ce moment, dont la moindre est de savoir comment est-il possible qu'un gaz lacrymogène non mortel du même type que ceux utilisés pour le contrôle des émeutes dans le monde a pu exercer une telle influence défavorable sur quelqu'un. Comme c'était à prévoir, cela n'a aucunement empêché la machine de la propagande palestinienne  de fabriquer des accusations selon lesquelles Israël a utilisé une certaine forme de fusil infâme.

Dans le cas qui nous occupe, l'armée israélienne a été accusée de mélanger du phosphore au gaz lacrymogène, bien qu'il soit évident que si cela avait été le cas, tous les manifestants de cette violente émeute auraient dû être affectés, et non pas seulement un seul.


Ces questions sont devenues d'autant plus vives à la suite d'une enquête de l'armée israélienne au sujet de l'affaire. Ainsi que l'explique YNet :


Selon des officiels de l'armée israélienne, Abu-Rahma n'a probablement pas participé à la manifestation en question.


Des sources connaissant le dossier affirment qu'à la différence de faits-divers semblables dans le passé, le rapport concernant les blessures d'Abu-Ra'hma est arrivé en retard et contenait des détails embarrassants.


Selon le rapport médical, nulle cause claire et nette de la mort n'était mentionnée, l'enterrement a eu lieu grâce à une procédure accélérée, et nulle autopsie n'a été réalisée.


L'information révèle également qu'Abu Rahma a été traitée avec une quantité inhabituelle de médicaments, utilisés en cas de traitement antipoison, surdose médicamenteuse, ou leucémie. De plus, le rapport de sa famille selon lequel elle a été "blessée par un gaz israélien" n'a pas été corroboré par une autre source. L'armée israélienne a aussi découvert que la défunte a été traitée récemment dans un hôpital palestinien, un fait qui n'a pas été mentionné dans les rapports médicaux.


Les Palestiniens mentiraient-ils? Ce ne serait pas la première fois que des morts de Palestiniens mises au compte de l'armée israélienne se sont avérées être, au mieux, une erreur, ou pire, de véritables diffamations.

 

Effectivement, aussi récemment qu'en avril 2010, une allégation selon laquelle l'armée israélienne aurait tué un garçon palestinien s'est avérée fausse quand le garçon a été retrouvé sain et sauf.


>De nombreuses agences de presse reprennent les infos sans les vérifier - Résurrection d'un Adolescent à Gaza


Nous avons enquêté sur la véracité des sources médicales palestiniennes aussi bien que sur le fait que les médias accordent leur crédit à des "témoins oculaires" palestiniens ou des porte-paroles qui se sont avérés être, au mieux, inexacts et dans certains cas, de véritables menteurs.

Est-ce un autre exemple de ce que David Harris de la AJC appelle "le préjugé confirmatif" – l'habitude de favoriser une information qui confirme ce que vous croyez, qu'elle soit vraie ou non, en ignorant le reste?  

 

Le "Syndrome de Ha'arets"

 

Israël possède une vibrante presse libre de haut esprit critique. L'affaire d'Abu Rahma  a été largement couverte par les médias israéliens et il y eut même des manifestations d'Israéliens protestant contre leur propre armée et leur propre gouvernement après la mort de la femme. C'est extrêmement rare qu'un fait négatif concernant Israël dans la presse internationale n'ait pas déjà été traité par la presse israélienne. La plupart de ces faits-divers négatifs relatés dans les pages des journalistes internationaux sont tout droit sortis du journal de choix – Ha'arets.

 

Les  dernières découvertes de l'armée israélienne ont fait les gros titres pendant quelque temps sur le site de Ha'arets tandis que l'affaire apparaissait en deuxième page de l'édition imprimée. Les journalistes internationaux sélectionneraient-ils les faits-divers du Ha'arets qui conviennent à leur agenda politique tandis qu'ils ignorent ceux qui ne leur conviennent pas?    

Ces moyens de communications qui ont publié un reportage sur l'affaire à ses débuts ont le devoir d'informer leurs lecteurs de ses derniers développements de peur que la mort d'Abu Rahma ne devienne une allégation parmi d'autres dans la longue liste d'allégations anti-israéliennes présentées comme des faits inattaquables employés dans la campagne de dé-légitimation d'Israël.



Comment pouvez-vous faire la différence?


Jusqu'ici, seule l'AFP [de façon timide, a rappeler tout de même qu'il est bien beau de faire un reportage après coup sur les decouvertes des FDI, mais on lance une information erronée à la base, difficile, ensuite à rattraper !]a trouvé bon de publier un reportage sur les découvertes de l'armée israélienne. Vous pouvez écrire à ces moyens de communication canadiens mentionnés ci-dessus et exiger que leurs journalistes qui ont encore à le faire, rendent compte de l'affaire et présentent un suivi des dernières informations. Voici une liste de contacts :  


Toronto Star: publiced@thestar.ca

Edmonton Journal: letters@thejournal.canwest.com

National Post: letters@nationalpost.com

Globe and Mail.ca: Anjali Kapoor, Managing Editor of Online News: apoor@globeandmail.com

CTV News: news@ctv.ca

CBC Radio: Online Feedback Form

CFRA 580: Steve Winogron, Program Director steve.winogron@chumottawa.com

NewsTalk 1010: news@newstalk1010.com

660 News: tips@660news.com

680 News: 680info@680news.com

INews 880: News@iNews880.com


A suivre


Et en Europe que faisons nous ? ICI

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:13

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QUELQUES RÉFLEXIONS AUTOUR DE L'AFFAIRE WIKILEAKS

Gérald Arboit

02-01-2011

Julian Paul Assange est donc un criminel sexuel ! Le mandat d'arrêt suédois transmis à Interpol pourrait prêter à sourire s'il n'y avait eu un précédent similaire dans l'histoire : Al Capone a bien été arrêté pour fraude fiscale... Sérieusement, l'enchainement des événements depuis le 5 avril 2010 mérite quelques éclaircissements sur ce qu'il convient d'appeler l'affaire WikiLeaks.


Au printemps dernier, le site a publié une vidéo de l'armée américaine montrant deux photographes de Reuters tués par un hélicoptère Apache lors du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad. Il a aussi pris par surprise le renseignement militaire américain en publiant au printemps 2010, un rapport du 28 février 2008 du National Ground Intelligence Center, organisme spécialisé dans le renseignement scientifique, technique et opérationnel. Ce rapport pointait les fuites importantes engendrées par WikiLeaks relatives à la sécurité des Etats-Unis (dépenses d'équipement, violations des droits de l'Homme à Guantanamo, bataille de Falloujah), ainsi que les moyens d'y mettre fin [1]. En outre, une enquête était diligentée en vertu de l' Espionage Actfédéral, qui considère comme un crime de divulguer « des informations relatives à la Défense nationale » (18 USC 793(e) [2]), punit « dans certains cas » de mort (18 USC 794(a) [3]).


Fin avril 2010, Bradley E. Manning, vingt-trois ans, caporal de la 2d Brigade Special Troops Battalion/2d Brigade Combat Team (Commandos)/10th Mountain Division (Light Infantry)/Contingency Operating Station Hammer , était mis sous surveillance par des agents de l'U.S. Army Criminal Investigation Command . Le 22 mai, sur une messagerie instantanée, ce spécialiste tenait des propos confirmant sa culpabilité à un hacker, Adriàn Lamo, qui avertit les autorités [4]. Cinq jours après sa conversation numérique avec Lamo, Manning était arrêté et rétrogradé première classe. Le 29 mai, il était accusé de « transfert de données secrètes sur son ordinateur personnel et ajout de logiciel non autorisé sur un système informatique confidentiel » , leSecret Internet Protocol Router Network (SiprNet). Ce système relie plusieurs réseaux informatiques utilisés par le Department of Defense et par le State Department et sert à transmettre des données confidentielles jusqu'au niveau « Secret  ».  C'est pourquoi Manning est également accusé de « communication, transmission et envoi d'information traitant de Sécurité nationale à une source non autorisée » [5].


La chronologie des faits reprochés s'établit entre le 19 novembre 2009, date du déploiement de la 2d Brigade Combat Team en Irak, et le 27 mai  2010, date de l'arrestation de Manning, les logiciels pour SiprNet ayant été opérationnels à compter du 3 avril. Les motivations de ce militaire du rang semblent avoir à faire avec son homosexualité autant qu'avec sa naïveté. Son mal être face à la règle Don't ask, don't tell (10 U.S.C. § 654 [6]), à nouveau en débat aux Etats-Unis depuis le printemps à la demande du Parti républicain, était de notoriété publique [7]. En effet, les brimades auxquelles ce militaire du rang était soumis depuis son engagement dans les forces spéciales, ajouté à l'inévitable désœuvrement des hommes sous les drapeaux, l'avaient amené à trahir son pays.


En avait-il seulement le sentiment en acceptant la commande de WikiLeaks ? Durant sa formation d'analyste du renseignement à l' U.S. Army Intelligence Center de Fort Huachuca, dans l'Arizona, en 2008, son goût pour les nouvelles technologies l'avait amené à être réprimandé ; il avait téléchargé sur YouTube, le site de partage de vidéos en ligne, des commentaires sur son lieu de scolarité... classifié. Hormis cet écart de conduite, jugé mineur par les autorités, Manning avait donné l'impression d'être un bon soldat, puisqu'il avait été décoré de l' Army Service Ribbon en 2008 , de la National Defense Service Medal en 2009 et de la Global War on Terrorism Service Medal , en février 2010.


Au-delà de l'affaire d'espionnage, les révélations sauvages de WikiLeaks posent différentes questions quant à la nature et à la portée des révélations. Les moyens diplomatiques d'information américains autant que les pratiques journalistiques sont ainsi concernées. Mais cette affaire appartient également à la longue guerre de l'information ouverte par le second conflit contre l'Irak, en 2003.

De la nature des révélations

Le 8 décembre 2010, soit onze jours après la première vague de révélations, WikiLeaks n'avait publié que 1 087 dépêches d'une centaine d'ambassades et de consulats américains. Aussi, plus de 99% des 251 287 documents détournés par Manning restent encore à venir. Par précaution, le Pentagone a revu ses procédures et le State Department a déconnecté SiprNet de sa base de données SipDis (pour SiprNet Distribution), archivant les télégrammes diplomatiques destinés à une distribution entre ministères et agences, en vue de mettre fin aux fuites. En comparant les chiffres annoncés par type de classification, on s'aperçoit que les choix de publications ont privilégié les documents secrets et confidentiels (93%), alors qu'ils ne composent que 47% des dépêches. Autrement dit, les plus médiatiquement attractives, sinon les plus sensibles, ont été publiées dans les premiers jours.


Ces documents s'échelonnent du 28 décembre 1966 au 28 février 2010, avec une interruption de 1990 à 2000. Mais 98% de ces dépêches ne concernent que les années 2004-2010. D'ailleurs, pour les années antérieures à 2000, aucun document n'étant classifié « top secret », il est possible de les trouver librement au National Archives and Record Administration , à Park College, à moins qu'ils n'aient déjà fait l'objet d'une publication par les National Security Archivesde l'université George Washington, au titre du Freedom of Information Act (FoIA).


Répartition des documents publiés et totaux selon leur classification

Publiés

Classification

Totaux

41%

secret

6%

52%

confidentiel

41%

7%

non-classifié

53%

Néanmoins, les documents publiés par WikiLeaks offrent une vision mondiale des intérêts diplomatiques de Washington. Ou plutôt ils présentent le monde selon les centres d'intérêts américains de cette époque. Ainsi, l'Europe (32%) semble la première visée par ces fuites. Non seulement des informations des ambassades et des consulats du vieux continent figurent parmi les premiers documents publiés, mais certaines proviennent aussi des représentations américaines dans les deux organisations intergouvernementales (Alliance atlantique et Union européenne). Par ailleurs, les postes de Paris et Madrid ont été les plus visités par Manning.


Les espaces de révélation des dépêches diplomatiques américaines 
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A travers les recherches de Manning, c'est bien l'image d'une Amérique en guerre, dans la suite logique de l' Afghan War Diary , mis en ligne le 25 juillet 2010, qui apparaît le plus visiblement (54%). D'abord parce que le Proche-Orient (20%) - avec Israël et l'Irak - et l'Asie (28%) - avec l'Iran, l'Afghanistan et la Chine - figurent les deux plus importantes zones de conflictualité des Etats-Unis. Ensuite parce que cette vision du monde selon sa dangerosité explique la présence de dépêches émanant des postes (6%) situés dans la zone subsaharienne et dans la corne de l'Afrique. Lorsque les 251 287 documents promis seront tous mis en ligne, cette réalité sera confirmée en faisant de l'Irak (6%) et du terrorisme (11%) les principaux sujets. Les intérêts plus classiques des Etats-Unis apparaissent également, avec des documents concernant la Russie (13 %), le Canada (1%) et le sous-continent latin (13%).

De la portée des révélations

Les révélations tirées de ces dépêches, reprises par une presse internationale en mal de sensations, restent somme toute marginales. Les documents demeurent trop partiels, sans continuité temporelle, ni relation entre une question et une autre. En outre, Julian Assange et son équipe étaient trop peu nombreux et bien incapables de produire une quelconque analyse. Aussi, le choix des données a été fait en fonction de l'actualité politique du moment (les fins des mandats d'Elisabet Fernández de Kirchner, en Argentine, et de Luiz Inácio Lula da Silva, au Brésil ; ou la gestion par René Garcia Préval du tremblement de terre en Haïti du 12 janvier 2010), le regard rétrospectif permis par SiprNet permettant de faire surgir du passé des « sources originales (...)afin que lecteurs et historiens puissent voir les preuves de la vérité » [8]. Les ambitions de WikiLeaks sembleraient le porter sur les voies des National Security Archives qui reçurent en 1999 le George Polk Award, un des plus prestigieux prix de journalisme américain ; sa citation l'enjoignait à percer « les voiles égoïstes du secret du gouvernement, guidant les journalistes dans la recherche de la vérité et nous informant tous » [9].


L'absence d'éducation de Manning, comme son engagement clairement à gauche, ne pouvaient que l'amener à croire en cette ligne de conduite suivie par son « officier traitant » Julian Assange. Le jeune caporal du renseignement militaire n'était qu'un opérateur informatique et en aucun cas un spécialiste des relations internationales ou du renseignement politique. Il était aussi influencé par les agendas des chaînes d'information continue qui déversaient leurs images jusque dans son centre d'opérations. Manning était probabablement aussi pressé par Assange, en recherche de reconnaissance médiatique depuis son partenariat avec le quotidien britannique proche des travaillistes The Guardian [10] en 2007, élargi à compter de la publication des War Logs , en juillet (Afghanistan) et en octobre (Irak) 2010, à divers médias écrits ( The New York Times Der Spiegel Le Monde El Pais ) et audiovisuels ( Al Jazeera ). Certains documents mis en ligne proviennent d'ailleurs de ces journaux (7 du Spiegel et 1 du New York Times ).


L'intermédiation de ces supports, et surtout de leurs journalistes, a permis de limiter les révélations dommageables pour la sécurité américaine. Ces médias avaient médité les réactions ayant suivi la publication des documents relatifs à l'Afghanistan, où des informations sensibles pour les informateurs et les opérations en cours avaient été publiées. Cette fois, le quotidien de New York, accoutumé de ces fuites involontaires, a consulté préalablement la Maison Blanche. Dans certains cas, il a alerté ses confrères européens des considérations de sécurité des autorités américaines. Le résultat en est l'anonymisation de certaines dépêches, comme 08Moscow2632, 08Berlin1068, 09Beijing1176 ou 10Moscow266. Naturellement, pour les personnes découvertes malgré ces précautions, souvent par de simples recoupements [11], la situation pouvait ne pas être des plus plaisantes.


Ces révélations sauvages entraient également en résonnance avec la situation politique intérieure américaine. En effet, le président Obama entendait revenir sur la législation qui tendait à restreindre le Freedom of Information Act depuis la première présidence Bush. Dénoncée dès 2004 comme la pire régression de la liberté d'information depuis l'ère Nixon [12], la politique du secret n'avait cessé de se répandre au sein des administrations, les classifications touchant jusqu'au département de l'Agriculture ! Une des manifestations de cette conception du secret a été l'avènement des documents non-classifiés contrôlés. Parmi les documents de WikiLeaks accessibles le 8 décembre 2010, 4% étaient ainsi des dépêches « non classifiée/usage officiel uniquement ». Le 4 novembre, un ordre exécutif de la Maison Blanche venait de donner 180 jours aux administrations et agences fédérales pour revoir leurs procédures de classification de tels documents [13].


Il s'agit inévitablement d'une première étape. En effet, une des conséquences de l'avènement de tels procédés a été de conduire à une inflation des classifications supérieures, « confidentiel », « secret » et « top secret ». Dès juillet 2004, l'administration Bush avait du accorder des dérogations aux restrictions envers les étrangers, notamment les services britanniques et néo-zélandais, mais aussi pakistanais et israéliens. Les fuites de WikiLeaks, même si elles ne comptent pas de documents « top secret », montrent bien ces dérives. La majeure partie de dépêches classifiées ne reposent que sur des articles de presse ou des entretiens plus ou moins formels avec des personnalités étrangères !


Rappelons que les rapports dont il s'agit ne proviennent pas des services de renseignement, mais seulement du State Department . Leurs rédacteurs ne sont que des diplomates, rapportant à leur autorité supérieure leur action auprès des nations où leur pays les a accrédités. Leur mission est de mettre en perspective les informations qui y sont publiées, grâce notamment à un réseau de contacts, afin de permettre la compréhension de ce qui s'y passe. A l'heure de l'information en continu, les responsables des administrations centrales ne peuvent que déplorer la piètre qualité des données qui remonte des postes à l'étranger, contenues dans des télégrammes trop longs et insuffisamment originaux. S'ils se détachent des journaux qui les inspirent, c'est pour pénétrer les arcanes du pouvoir grâce à des informateurs anonymes et personnels. En ressortent souvent des anecdotes sur le comportement des grands de ce monde, dont les médias internationaux se sont délectés à travers les fuites de WikiLeaks. Elles peuplent aussi les ouvrages de journalistes, à l'image du récents ouvrages de Vincent Nouzille [14], qui repose sur des documents légalement, ou de Franck Renaud, dont les maladresses l'apparentent davantage au travail d'Assange [15].

Un épisode de la guerre de l'information

L'actualité ne peut faire oublier que le monde occidental est aujourd'hui en guerre. Depuis les attentats de New York et Washington, le 11 septembre 2001, deux fronts principaux se sont ouverts dans ce conflit improprement appelé par George Bush « contre le terrorisme ». Les dépêches diplomatiques révélées par WikiLeaks sont marquées par cet arrière-plan, à l'image de toute l'activité de ce site. En mettant en ligne l' Afghan War Diary en juillet 2010, Julian Assange a dit vouloir agir dans l'esprit des Pentagon Papers de 1971. Cette référence à l'affaire d'espionnage impliquant deux chercheurs de la Rand Corporation - l'analyste Daniel Ellsberg et son collègue Anthony Russo, mais aussi le linguiste Noam Chomsky et l'historien Howard Zinn - avait permis de légitimer la divulgation de documents secrets dans la presse, The New York Times déjà, The Washington Post et The Boston Globe , au nom du Premier Amendement. Les Etats-Unis cherchaient à se sortir du bourbier vietnamien et les documents déclassifiés sauvagement par Ellsberg [16] avaient eu pour but d'édifier une opinion publique déjà mobilisée contre ce conflit. En juste retour des choses, Ellsberg a salué en octobre 2010 l'initiative de WikiLeaks.


Pourtant, cette possibilité toute américaine de s'élever contre une guerre de plus en plus impopulaire a été reprise à mauvais escient par l'Australien Assange. Il a oublié que la sphère de consensus entre élites politiques et population américaine, dans le cas de l'Afghanistan plus certainement que de l'Irak, n'était pas rompue comme quarante ans auparavant à propos du Vietnam. De plus, les documents n'étaient pas comparables. Ellsberg et Russo avaient seulement transmis à la presse un document auxquels ils avaient participé et qui n'était qu'une analyse. WikiLeaks diffuse depuis son lancement en 2006 des documents «  d'intérêt politique, diplomatique, historique ou éthique » [17], dont le seul point commun est de n'être pas accessible publiquement et de provoquer suffisamment de buzz sur Internet pour être repris dans les médias classiques.


Jusqu'aux dépêches diplomatiques américaines, tel n'avait pas été le cas. Certes, WikiLeaks avait engrangé quelques succès d'estime en publiant le compte e-mail Yahoo de Sarah Palin, candidate à la présidence américaine (2008). Mais nombre de ses révélations sont passées inaperçues, comme le Minton Report , qui faisait toute la lumière sur un incident toxique en Côte d'Ivoire en 2006, que la société responsable avait obtenu de garder secret (2009). Parfois, le scandale créé par ses publications ne lui profitait pas, comme les e-mails et les programmes duClimate Research Unit de l'University of East Anglia, à l'origine de la remise en question des méthodes de travail du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), deux semaines avant la tenue du sommet mondial controversé de Copenhague, en novembre 2009 ; le néologisme Climategate avait même été formé par un média classique [18]. L'action de WikiLeaks n'est pourtant pas seulement anecdotique. La publication des documents prouvant la corruption de l'ex-président du Kenya, Daniel Arap Moi, en 2008, lui couta ainsi une réélection acquise. Avant de mettre en péril le sommet des Nations Unies sur le climat, la révélation des documents de travail relatifs à la rédaction de l'Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) avait conduit à mobilisation de la « société civile » contre l'absence de transparence du processus de négociation (2008).


Dans une perception du monde proprement manichéenne, les concepteurs de WikiLeaks ont adopté une démarche indexique [19], c'est-à-dire qu'ils privilégient la recherche de l'information pour permettre une rencontre singulière entre l'informateur et le journaliste. Ils entendaient profiter pleinement de l'effet « wiki », c'est-à-dire de ces pages modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents qu'offre Internet, tout en touchant les dividendes médiatiques. En avril 2009, l'intégralité du dossier du procès de l'affaire Marc Dutroux, condamné en 2004 pour pédophilie, était mise en ligne, ravivant une affaire vécue comme un drame national en 1999 en Belgique. Cette publication est symptomatique de la pratique et de la déontologie journalistiques de WikiLeaks. A l'origine de cette révélation se trouve Jean Nicolas, un journaliste en ligne luxembourgeois peu scrupuleux qui proposait de vendre le dossier contre 30 euros sur son site L'Investigateur depuis 2002, ce qui lui avait valu un mandat d'arrêt international pour vol à l'époque pour violation du secret de l'instruction [20]. A cette première illégalité s'ajoute l'apparition en pleine lumière de quantité d'informations personnelles (téléphones, adresses, relevés bancaires), de détails de l'enquête, de témoignages et de noms de personnes simplement entendues, sans être mises en cause.


La même méthode a été suivie pour l' Afghan War Diary . Et le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a expliqué l'apport de cette publication dans le conflit en cours. Il a déclaré que le « service de contre-espionnage » de son organisation terroriste était en train d'étudier les documents révélés pour en extraire les noms, les tribus et tout renseignement sur les familles des informateurs afghans de l'OTAN... afin de « les punir » [21]. Depuis que les Etats-Unis se sont lancés dans la « guerre » contre le terrorisme, les spécialistes du renseignement n'ont de cesse de déplorer ces fuites qui « sont devenues une des plus grandes menaces pour la survie du renseignement » , au point d'être assimilées aux effets de l'espionnage étranger [22]. Le recours à des journalistes n'est pas une garantie suffisante de préservation de l'anonymat des sources et des informations sensibles. D'autant qu'Assange ne respecte même pas la confidentialité de ses informateurs, comme le montre le cas Manning. A moins que son inculpation ne soit qu'un leurre destiné aux médias, dans le but de cacher l'existence d'autres taupes plus importantes que ce militaire du rang ?


Malgré les précautions prises dans l'édition des dépêches diplomatiques américaines, certaines menaces à la sécurité, particulièrement dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, peuvent être notées. Et non des moindres. Trois dépêches sont particulièrement inquiétantes, même si deux d'entre-elles ont connu un traitement anecdotique dans les médias classiques.


- La première, 09STATE80163, n'apporte certes rien d'étonnant, puisqu'il s'agit d'une demande de données biographiques concernant les diplomates accrédités aux Nations unies. Mais la publication du nouveau plan de recherche quinquennal de renseignement humain des Etats-Unis dans l'organisation internationale ne va pas faire que des heureux dans les pays explicitement visés, notamment l'Autriche, la Chine, le Costa Rica, la Croatie, la France, le Japon, la Libye, le Mexique, la Russie, la Turquie et le Vietnam.


- La seconde, 09STATE15113, est plus dérangeante. Elle pointe les intérêts stratégiques des Etats-Unis à travers le monde, essentiellement des emprises industrielles (pharmaceutiques, extractives...) et des sociétés de réseaux (électriques, télécommunications). De fait, elle offre autant de cibles à des terroristes potentiels, mais pose aussi la question de l'éventuelle pénétration du personnel de ces entreprises par les services américains.


- La dernière, 09STATE119085, est certainement la plus problématique car elle met en cause l'action de toute la communauté américaine en matière de manipulation de transfuges et de demandeurs d'asile.


Les intérêts stratégiques américains sur le territoire métropolitain français
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WikiLeaks a franchi une étape en publiant ces dépêches diplomatiques américaines. On est loin de son humour de potache qui l'amenait à mettre en ligne le fichier des adhérents du British National Party (2007 et 2009), voir même des rapports confidentiels du Congressional Research Service , le « think tank » du Congrès américain, ou du groupe de Bilderberg, ce rassemblement de personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias des Etats-Unis et d'Europe. On est loin de la dénonciation des conditions de détention à Guantanamo (2007) ou des activités illégales des banques suisse Julius Baer (2008) et islandaise Kaupthing (2009). Cette fois, WikiLeaks est entré en guerre de l'information contre les démocraties. Jusqu'à présent, celle-ci n'était une arme de la guerre asymétrique que se livrent Etats, organisations terroristes [23] et entreprises entre elles [24]. Les médias, classiques ou électroniques, ne font désormais qu'amplifier le « bruit » en direction des décideurs et des opinions publiques plus ou moins réceptives. Les logiques d'agenda et les compétences culturelles des cibles sont les seules limites connues. Des dérapages sont possibles, notamment au sein des armées, lorsque des comportements individuels mettent en péril le message global. Il n'est qu'à se souvenir des scandales liés aux photographies de militaires désœuvrés, comme à Abu Ghraib (2004) ou, plus récemment, aux clichés de la réserviste israélienne Eden Abergil (2010).


Avec les fuites de 2010, l'ampleur de tels risques s'est amplifiée. Non seulement n'importe qui peut s'emparer de données numériques pour les transférer à WikiLeaks, mais ce site offre une tribune universelle. Il se nourrit des ressources qu'offre Internet pour éviter les entraves. Ainsi, au 9 décembre 2010, le site bénéficie de 1 368 miroirs [25], en plus d'un fichier crypté d'1,4 GB qui devrait fonctionner selon le principe de la veille automatique en cas d'empêchement du site et de son porte-parole Julian Assange. Il bénéficie d'informateurs qui le préviennent en temps réel des ripostes prévues par ses adversaires potentiels [26] ; après avoir publié le rapport du National Ground Intelligence Center américain, il a mis en ligne le Joint Services Protocol 440 , un document britannique détaillant aux services de sécurité comment éviter les fuites documents sur WikiLeaks [27]. En outre, le combat et la personnalité d'Assange sont suffisamment populaires dans la blogosphère pour permettre une mobilisation de tous les geeks et de tous les hackers que comptent l'Internet. Aux premiers les reprises miroirs du site, aux seconds les attaques informatiques. Déjà l'arrestation du porte-parole de WikiLeaks a donné lieu à une opération de cyberguerre baptisée Payback , des pirates s'étant lancés à l'assaut des sites du suisse Postfinance et de l'américain Mastercard, en représailles à la fermeture des moyens de paiement de WikiLeaks. Leur offensive virtuelle a également touché les sites du parquet suédois et des avocats des deux victimes présumées de Julian Assange.


WikiLeaks se nourrit aussi des illusions techno-politiques de la société de l'information, notamment la garantie la liberté d'expression et de communication sur Internet. Le site, parmi d'autres, s'est associé au projet de loi d' Icelandic Modern Media Initiative déposé au printemps 2009 devant le parlement islandais. Votée à l'unanimité en juin 2010, la loi permet que journalistes et bloggeurs du monde entier puissent être, eux-mêmes et leurs sources, protégés contre toute forme de procès et action de justice cherchant à entraver leur liberté de parole. La loi islandaise devrait donc permettre l'édition sur des sites hébergés en Islande de tout document et autorise les autorités islandaises à « ne pas observer les décisions de justice étrangères qui violeraient la protection islandaise de la liberté d'expression » [28].


Assange se nourrit encore de la subite notoriété de Wikileaks depuis l'été 2010, et son arrestation semble participer de cette stratégie médiatique pour donner au site un avantage décisif. Après être devenu une référence en matière d'enseignement du journalisme, voilà Assange transformé par Amnesty international et les Nations unies en parangon des droits de l'Homme. Le président Dmitry Medvedev n'a-t-il pas suggéré que les organisations non-gouvernementales proposent Assange pour le Prix Nobel de la Paix, alors que son ambassadeur près l'OTAN, Dmitry Rogozin, constatait l'absence de « liberté pour les médias » à l'Ouest [29] ?... Et dire qu'un an auparavant, le site était aux abois ! Depuis, un million de dollars a été réuni, les investissements et les salaires des permanents du site payés. De nouvelles fuites, touchant aussi bien la gestion par British Petroleum de la catastrophe naturelle du golfe du Mexique, que les vicissitudes de Bank of America, ou encore la Russie sont prévues [30].



  • [1]http://wikileaks.org/file/us-intel-wikileaks.pdf [inaccessible depuis début décembre 2010].
  • [2]http://www.law.cornell.edu/uscode/html/uscode18/usc_sec_18_00000793----000-.html
  • [3]http://www.law.cornell.edu/uscode/html/uscode18/usc_sec_18_00000794----000-.html
  • [4] http://blogs.forbes.com/firewall/2010/08/01/stealthy-government-contractor-monitors-u-s-internet-providers-says-it-employed-wikileaks-informant/
  • [5]  www.bradleymanning.org/wp-content/uploads/2010/07/Charge-Sheet-redacted-Manning.pdf
  • [6]http://www.law.cornell.edu/uscode/10/654.html
  • [7]Ginger Thompson, « Early Struggles of Soldier Charged in Leak Case »,The New York Timesdu 9 août 2010, http://www.nytimes.com/2010/08/09/us/09manning.html.
  • [8]Profession de foi de WikiLeaks, http://wikileaks.ch/about.html
  • [9]Profession de foi de la NSA, http://www.gwu.edu/~nsarchiv/nsa/the_archive.html
  • [10]Xan Rice, « The looting of Kenya »,The Guardian du 31 août 2007, la copie duStandard Operating Procedures for Camp Delta - le protocole de l'armée américaine à Guantanamo Bay Detention Camp - de mars 2003 et publié le 15 novembre 2007 sur le site-mirroir du quotidien britannique (http://image.guardian.co.uk/sys-files/Guardian/documents/2007/11/15/gitmosop.pdf) et Oliver Luft, « Read all about it »,The Guardian du 6 juillet 2009.
  • [11]Cf. Patrick Saint-Paul, « En Allemagne, le FDP ne plaisante pas avec les taupes »,Le Figarodu 3 décembre 2010.
  • [12]Henry A. Waxman,Secrecy in the Bush administration , 17 septembre 2004, http://www.Democrats.reform.house.gov/features/secrecy_report/pdf/pdf_secrecy_report.pdf et http://www.fas.org/sgp/library/waxman.pdf
  • [13]http://www.gwu.edu/~nsarchiv/news/20101104/index.htm
  • [14]Des secrets si bien gardés (1958-1981) , puisDans le secret des présidents (1981-2010)(Paris, Fayard, 2009 et 2010).
  • [15]Les Diplomates. Derrière la façade des ambassades de France (Paris, Nouveau Monde, 2010).
  • [16]United States-Vietnam Relations, 1945-1967: A Study Prepared by the Department of Defense. On les trouve sur http://www.mtholyoke.edu/acad/intrel/pentagon/pent1.html
  • [17]http://wikileaks.ch/submissions.html
  • [18]James Delingpole, « How the Greatest Scandal of our Generation Got its Name »,The Telegraph du 29 novembre 2009.
  • [19]Jean-Pierre Esquenazi,L'écriture de l'actualité. Pour une sociologie du discours médiatique(Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2002), p. 148.
  • [20]Etienne Wery, « 1300 pages du dossier Dutroux sont en vente sur l'internet pour 30 euros ! »,Droit & Technologie du 5 mars 2002, http://www.droit-technologie.org/actuality-524/1300-pages-du-dossier-dutroux-sont-en-vente-sur-l-internet-pour-30-eur.html
  • [21]Ravi Somaiya, « Taliban Says It Will Target Names Exposed by WikiLeaks »,Newsweek du 30 juillet 2010.
  • [22]Gérald Arboit, « La médiatisation du renseignement et ses dérives depuis le 11 septembre 2001 », Eric Denécé (dir.),Renseignement, medias et démocratie (Paris, Ellipses, 2009), p. 32.
  • [23]Cf. Gérald Arboit, « Quel héritage pour Clausewitz à l'ère des opérations d'information ? », Myriam Klinger,Héritage et actualité de la polémologie  (Paris, Téraèdre, 2007), pp. 153-165.
  • [24]Cf. Christian Harbulot, Didier Lucas (dir.),La guerre cognitive (Paris, Lavauzelle, 2002).
  • [25]http://wikileaks.ch/mirrors.html
  • [26]Joby Warrick, « WikiLeaks works to expose government secrets, but Web site's sources are a mystery »,The Washington Post du 19 mai 2010.
  • [27]Tom Chivers, « MoD ‘how to stop leaks' document is leaked »,The Daily Telegraph du 5 octobre 2009.
  • [28]http://immi.is/?l=en
  • [29]Luke Harding, « Julian Assange should be awarded Nobel peace prize », suggests Russia,The Guardian du 9 décembre 2010.
  • [30]Richard Galant, « WikiLeaks founder: Site getting tons of 'high caliber' disclosures »,CNN.com du 16 juillet 2010, http://edition.cnn.com/2010/TECH/web/07/16/wikileaks.disclosures/ Glen Owen, Will Stewart, « Bank raid could have been warning against planned WikiLeaks Russian corruption expose says Alexander Lebedev ».Mail Online 14 November 2010 http://www.dailymail.co.uk/news/article-1329561/Wikileaks-Russian-corruption-expose-plan-linked-Alexander-Lebedev-bank-raid.html, « WikiLeaks ready to drop a bombshell on Russia. But will Russians get to read about it? »,CSMonitor.com du 26 October 2010, http://www.csmonitor.com/World/Europe/2010/1026/WikiLeaks-ready-to-drop-a-bombshell-on-Russia.-But-will-Russians-get-to-read-about-it.
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 09:15
Français
Le journal quotidien de l’Autorité palestinienne : Le but d’Israël est « la destruction et la ruine de l’humanité »

http://palwatch.org/main.aspx?fi=855&doc_id=4132

 

L’Autorité palestinienne (AP) poursuit la diabolisation et l’incitation à la haine d’Israël. Un article du quotidien officiel de l’AP dresse le portrait suivant d’Israël : 
Israël est un pays
« dont le but est la destruction et la ruine de l’humanité »
« qui dissémine la destruction, la ruine et les armes à travers le monde »
« qui agit pour tuer les nations, les menacer et occuper leurs terres »
« qui agit pour disséminer une culture de haine et de racisme chez les êtres humains »

Cet article a paru dans la rubrique sportive du quotidien officiel de l’AP sur le Qatar qui a été choisi comme hôte de la Coupe du Monde de 2022. Israël était présenté comme l’icône du Mal dans le monde, en contraste avec l’excellence du Qatar.


L’article reniait également la légitimité de l’existence d’Israël en qualifiant le mont Carmel israélien comme « le mont Carmel palestinien occupé ».

Voici un extrait de l’article de la rubrique sportive de Al-Hayat Al-Jadida, qui couvrait la sélection du Qatar pour accueillir la Coupe du Monde 2022 :
Titre : « Le grand Qatar et le petit Israël »

« Le soir [de l’annonce concernant le Qatar] nous avons suivi les événements. L’élément le plus proéminent des nouvelles fut la sélection du Qatar pour accueillir la Coupe du Monde 2022, et l’incendie déclenché sur le mont Carmel palestinien occupé. Les Arabes et les Qataris célèbrent ce grand accomplissement humain, auquel le Qatar se prépare depuis des années. C’est là le résultat d’efforts incommensurables que [notre] sœur, le Qatar, a investis.
En contraste, nous avons suivi les développements de l’incendie. Israël, qui avait l’habitude de se vanter – et se vante toujours – de son pouvoir, se désintègre devant le feu. Un sentiment de peur et de confusion règne dans les rues israéliennes, et des voix s’élèvent au sommet du gouvernement sioniste, priant le monde d’intervenir et d’éteindre le feu. Israël – dont on entend quotidiennement les préparations de destruction et de guerre – se révèle aujourd’hui incapable de protéger la nature, qui appartient à [toute] l’humanité. C’est un phénomène naturel pour un pays dont le but est la destruction et la ruine de l’humanité.
C’est la différence entre un pays (le Qatar) qui aspire au progrès et au développement humain, et un pays (Israël) qui dissémine la destruction, la ruine et les armes dans le monde ; entre un pays qui agit pour construire une génération humaine, et un pays qui agit pour tuer les nations, qui les menace et occupe leur terre ; entre un pays qui agit pour répandre la culture de l’amour et de la paix, et un pays qui agit pour répandre la culture de la haine et du racisme chez les êtres humains. »
[Al-Hayat Al-Jadida, le 8 décembre 2010]
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 07:58

 

La palestinienne tuée à Bilin n'était pas à la manifestation, d'après son cousin, L'A.Palestinienne refuse catégoriquement de collaborer à l'enquête - Rumeur de crime d'honneur uilisé à des fins de propagande.

 

Les vautours de la presse se sont jeté hier sur cette affaire nous en parlions

 

>Bilin -Des menteurs au service de malfaiteurs !! Désinformation d'Euronews, du Monde/AFP et de Reuters - Comme d'hab !

 

elderofziyon

 

 Adapté par Aschkel Pour aschkel.info et lessakele

L'Autorité palestinienne a rejeté samedi une offre de l' IDF afin enquêter conjointement sur la mort d'une femme palestinienne ayant participé à une manifestation contre la barrière de sécurité dans son village de "Cisjordanie" de Bil'in. Les forces de sécurité sur les lieux ont lancé des gaz lacrymogènes sur la foule dans laquelle Jawaher Abu Rahma, 36 ans, se trouvait  vendredi. 

Rahma est décédée samedi matin, prétendument en raison de complications après avoir inhalé des gaz lacrymogènes. Son corps a été enveloppé dans un drapeau palestinien, tenu en l'air sur une civière et transporté au cimetière de Bil'in. 

Mahmoud Abbas a appelé la famille de Rahma pour exprimer ses condoléances. 

"Ce nouveau crime israélien s'inscrit dans le cadre d'une série de crimes perpétrés par l'armée de l'occupation contre notre nation sans défense." a t'-il dit.

Le Chef de l'OLP Saeb Erekat, négociateur en chef a déclaré que le meurtre d'Abou Rahma est un «crime de guerre." 

"Nous condamnons ce crime odieux commis par l'armée israélienne contre les participants à une manifestation pacifique", a déclaré Erekat.

L'Autorité palestinienne a rejeté une demande de Tsahal de consultation du dossier médical d' Abou Rahma afin de pouvoir déterminer la cause exacte du décès. Elle a également rejeté une demande des FDI de créer une commission d'enquête mixte avec l'Autorité palestinienne, enquêtes qui ont eu lieu parfois dans le passé suite à des incidents similaires. 

"Cela soulève des soupçons sur ce qui s'est réellement passé», a déclaré une source de l'armée. 

Le commandement central précise qu'après que la manifestation ait été dispersée, les FDI ont reçu un rapport des Palestiniens selon lequel deux activistes ont été traités pour inhalation de gaz lacrymogène. Les sources ont indiqué que les FDI avaient tiré des gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation violente. 

Le vendredi soir, les FDI ont appris que les deux Palestiniens avaient reçus l'autorisation de rentrer à leur domicile, puis le samedi matin ils ont reçu un rapport que l'un d'entre eux était décédé.
Maintenant, parlons de quelqu'un qui prétend connaître la cause de la mort de la manifestante causée par des gaz  lacrymogènes: 
Jonathan Pollak, un porte-parole du Comité populaire coordination de la lutte, a déclaré que Rahma a été amenée de la manifestation vers un hôpital de Ramallah, où les médecins ont travaillé pour lui sauver sa vie. 

Elle était inconsciente quand elle est arrivée et elle n'a jamais repris conscience, a déclaré Pollak. Rahma souffrait d'asphyxie grave causée par les gaz lacrymogènes, at-il dit. Elle avait du poison dans son corps qui était le même ingrédient actif que celui du  gaz lacrymogène, at-il ajouté.
Pourquoi, exactement, un porte-parole du Comité populaire de coordination de la lutte a vu le dossier médical de Rahma, lorsque l'armée israélienne ne le peut pas? 
Pollak a déclaré que la manifestation de vendredi a été particulièrement importante parce qu'elle était la dernière de l'année.Salam Fayyad était au commencement de la manifestation avec les manifestants au départ du rassemblement, mais ensuite, a quitté Bil'in. 

Après son départ, les FDI ont tiré un "nombre inhabituel de gaz lacrymogène" lors de la manifestation, toujours selon les déclarations de Pollak. "Ils l'ont fait pour disperser la manifestation," qui était "complètement pacifique,dit-il.
Voici une photo  de ce "tout à fait pacifique" de démonstration: 
Alors maintenant, nous savons que Pollak est un menteur et quelque chose de grave se cache derrière cet incident.
 
La question est, qu'est-ce que c'est ? 

Il existe une rumeur qui circule : myrightword cite une source anonyme: 
Cette information n'est pas confirmée mais, Jawaher Abu Rahma de Bil'in aurait été effectivement tuée dans un crime d'honneur parce qu'elle était enceinte (poignardée dans le dos) 

Aucun détail de confirmation de cette source pour le moment. Mais nous pouvons croire autant a cette source qu'aux rapports déjà contradictoires palestiniens qui ne peuvent pas décider de l'endroit ou elle est morte  (à la maison ou à l'hôpital).

Cela expliquerait pourquoi l'Autorité palestinienne refuse de procéder à une enquête conjointe avec l'armée israélienne - ce qui s'est toujours fait pourtant dans le passé sans obstruction notable. Le fait qu'ils utilisent la mort de Rahma à des fins de propagande si rapidement, c'est encore un autre carton rouge, faits dont ils sont trop souvent coutumiers, comme les histoires incompatibles proposées par l'AP depuis des années. (une vidéo montre une femme manifestante blessée, toujours consciente.) 

Le frère de Rahma  avait été tué lors d'une manifestation similaire à Bil'in deux ans auparavant.


Si elle était effectivement enceinte, ce devait être un très grand souci pour elle car elle était le symbole de quelque chose de honteux pour l'honneur de la famille. 

Cette histoire cache beaucoup de choses et a besoin d'être éclaircie, ce que l'AP refuse catégoriquement et peut-être utilisée par les palestiniens pour leur propagande haineuse.

UPDATE: Une autre version de l'histoire, proposée par Abu le cousin de Rahma lsur Facebook Hamde Abu : 

La mort de Jawaher Abu Rahma a été signalée dans l'après-midi du 1/1/11, le premier jour de la nouvelle année. La cause principale du décès était la suffocation par des produits chimiques et mélange de gaz ... avec du phosphore (lancés par les Forces de défense israéliennes sur les manifestants lors d'une manifestation vendredi ) selon le médecin qui a assisté à sa mort. Jawaher n'était pas présente lors de la manifestation. Elle était dans sa maison, à environ 500 mètres de l'endroit où les bonbonnes de gaz ont atterri, gaz poussés sur le village par le vent. Les produits chimiques ont empoisonné  ses poumons, qui a causé la suffocation et l'arrêt du cœur, conduisant à sa mort après que l'on ait  lutté pour la maintenir en vie pendant une nuit à l'hôpital de Ramallah.
Elle n'était même pas à la manifestation, et les gaz lacrymogènes (mélangés à du phosphore, naturellement!) a réussi à la tuer à 500 mètres, alors que personne d'autre n'a été blessé???? 

Plus que curieux!
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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 20:18
Palestinian Media Watch, l’incontournable Observatoire des Médias Palestiniens, désormais disponible en français

 

Hélène Keller-Lind

dimanche 2 janvier 2011
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


 
Palestinian Media Watch, PMW, est une ONG incontournable pour qui veut savoir ce qu’il en est réellement de l’état d’esprit des dirigeants de l’Autorité palestinienne et de la manière dont ils façonnent de mille et une manières l’opinion palestinienne. Cela fait des années qu’on le savait dans les pays anglophones. Ce sera désormais chose possible dans les pays francophones, grâce à la participation du CRIF.

Le fondateur et directeur de Palestinian Media Watch, Itamar Marcus, est largement cité dans les médias internationaux depuis des années.


Le gouvernement israélien s’appuie sur ses travaux pour jauger l’état d’esprit réel des dirigeants palestiniens et l’intensité de leur incitation à la haine d’Israël et des Juifs, miroir fidèle de leurs intentions véritables.

 
Le vice-ministre des Affaires étrangères israélien, Dany Ayalon, tient des conférences de presse communes avec lui.


Hillary Clinton l’a invité au Sénat américain lorsqu’elle était Sénatrice et condamné l’incitation à la haine palestinienne quicompromet toute possibilité de paix en empoisonnant l’esprit des enfants palestiniens.

 
Benyamin Netanyhaou a utilisé des données recueillies par PMW pour monter à Barack Obama la nature et l’importance de cette incitation. Que le Président américain a condamnée en recevant Mahmoud Abbas à la Maison Blanche. Le Président de l’Autorité palestinienne mentant effrontément à cette occasion.


Richard Prasquier, Président du CRIF, lorsqu’il a rencontré Mahmoud Abbas à Paris lui a dit ce qu’il pensait de cette incitation en lui citant des insultes antisémites diffusées à la télévision officielle palestinienne des Juifs en prière devant le Mur des Lamentations étaient qualifié de « saleté et de pêché », qui est sous sa responsabilité et dont il avait eu connaissance grâce à Palestinian Media Watch.

 
C’est d’ailleurs le CRIF, présidé par Richard Prasquier, qui permet aujourd’hui à PMW d’être diffusé en français. 


Pour s’y inscrire et recevoir ses Bulletins, cliquer sur ce lien , noter son adresse e-mail dans l’espace prévu et cliquer sur « submit »

Il convient de souligner que Palestinian Media Watch n’est pas une ONG partisane. Son but est de dresser un constat de ce que véhicule la société palestinienne et de la manière dont la façonnent ses dirigeants. Un constat déplorable et déploré, mais un constat nécessaire, basé sur une observation détaillée et globale des médias ou manuels scolaires palestiniens. D’aucuns entendent diffamer cette ONG pour tenter de lui enlever toute crédibilité. Ces « critiques » sont totalement infondées. Les médias palestiniens sont cités avec toutes les références voulues et dans des traductions faites par des traducteurs chevronnés. Le but de PMW est de faire cesser toute incitation, véritable obstacle à la paix.


Pour savoir ce qui se passe réellement pour la partie palestinienne il est donc essentiel de suivre Palestinian Media Watch, loin de la désinformation ambiante.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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