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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:53

La cécité française via sa radio

http://www.resiliencetv.fr/?p=12095

7h, France Culture, l'assassinat, halal, (puisque accompagné de la formule djihadiste habituelle, qu'il soit grand ou petit) d'un soldat anglais au hachoir et avec tentative de décapitation, n'est, tout simplement, pas, du tout, annoncé, alors qu'il fait souvent la Une des autres radios…En plus, ces deux assassins, se réclamant de l'Islam, ne se sont pas enfuis, ils ont même insisté pour que les passants filment la décapitation (faire les deux choses en même temps est en effet difficile, pourtant Mehra avait prouvé le contraire…) et ils leur ont exigé que l'on appelle la police…Comme s'il s'agissait d'un tournage, tout simplement, mais, à France Culture, dans le journal de 7h, rien (nihil). Comme s'ils attendaient le communiqué rassurant qui aurait parlé, comme d'habitude, de personnes "déséquilibrées", sauf qu'étant donné que le "First Minister", David Cameron, avait antérieurement qualifié cet acte de "terrorisme", ce qui est, certes, bien vague, mais il aurait été cependant difficile d'en appeler, d'emblée, à la psychiatrie… (on va y revenir…)

7h 10, RMC, Bourdin interroge la responsable SNES-FSU qui dit : " il n'y a pas de meilleurs professeurs " mais que de "bons" professeurs, la preuve ? Ils passent, tous, des concours "difficiles" comme si cela suffisait pour faire de "bons" professeurs alors que sur le terrain la pratique montre qu'il y a, comme partout, de bons, très bons, moyens, médiocres professeurs, sauf qu'ailleurs, si le boulanger n'est pas bon on ira choisir un "meilleur" pain, ce qui est interdit dans l'enseignement public, d'où le rapport de la Cour des Comptes, bien entendu écarté d'un revers de main agacé par la même clique qui domine l'enseignement (supérieur aussi) comme elle domine la justice, l'économie, l'intérieur, etc… 

7h 15, RTL, sur la place du drapeau français au fronton des écoles, le préposé à l'animation du journal, Laurent Bazin, semble s'étonner de l'engouement de certains auditeurs pour cette application, il fait cependant état qu'aux USA le drapeau américain est monté tous les matins par un élève, ce qui semblerait surréaliste en France, pourquoi ? Parce que beaucoup à l'enseignement et ailleurs préfèrent le drapeau rouge, noir, rouge et noir, noir avec une épée et une phrase djihadiste, vert avec une épée et une phrase, djihadiste, vert, vert et blanc avec un croissant et une étoile comme on l'a vu au Trocadéro lors du happening qatari dit "PSG" il y a dix jours (on a l'impression que cela fait d'ailleurs un siècle, bizarre, bizarre…)

7h 20, RTL, les pères divorcés rouspètent de ne pas voir assez leurs enfants, sauf que l'animateur RTL (Laurent Bazin) dit : " il y a des pères qui n'en voient pas l'intérêt " ; mais l'intérêt de l'enfant, lui, passe à la trappe, ce qui révèle bien que l'intérêt de l'enfant, par exemple lors du débat sur le mariage dit "pour tous", passe bien, après, l'intérêt des adultes…

7h 30, France Culture, le préposé au journal annonce enfin que ce serait un "homme" qui aurait tué à Londres, un "homme", pas un "assassin", non, ce qui, d'un coup, souligne bien la " disparition du "crime" " non seulement dans la sociologie contemporaine, mais aussi dans certains médias pourtant très proches de milieux intellectuels à même de comprendre la différence entre un homicide et un assassinat…

7h 40,  RTL, l'anglais à l'école : Alain Duhamel se dit que l'on pourrait plutôt aider les plus défavorisés à mieux parler anglais au lieu de critiquer une décision qui concerne "1%" des cours donnés en France ; sauf que dans ce pays, non seulement on n'aide pas les plus démunis, mais on cherche à empêcher les plus chanceux, ou les plus méritants, à y arriver (haro sur les premiers de la classe, ces "bouffons") jusqu'à ce que, lorsque les élèves seront plus grands, "on" puisse les taxer à 100% de leurs revenus, mais oui… Bravo la France !…

Au bord du précipice, quelqu'un suggéra de faire un "grand bond en avant"…

Lucien SA Oulahbib 23/5/2013     

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 07:43

 

 

Des journalistes (AFP, El Mundo, AP) et des droits de l’hommistes s’en prennent à Israël et Karsenty

 

http://jssnews.com/2013/05/23/des-journalistes-afp-el-mundo-ap-et-des-droits-de-lhommistes-sen-prennent-a-israel-et-karsenty/

 

Publié le : 23 mai 2013
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Un groupe « secret », sur Facebook, groupe regroupant des correspondants de la presse étrangère et des « activistes des droits de l’homme » a rapidement dégénéré en un défouloir anti-israélien, mardi, après la publication d’un rapport mettant en cause France 2 et Charles Enderlin dans le reportage du hoax antisémite « Al Dura. »

Le gouvernement israélien conteste l’affirmation selon laquelle l’armée israélienne a tué un garçon palestinien, Mohammed al-Dura. Le garçon est devenu l’icône de la haine anti-juive à travers le monde. Il a été pris pour raison de nombreux attentats, dont les meurtres de Daniel Pearl ou encore ceux des victimes de Mohamed Merah.

Les journalistes et les militants se sont moqués du rapport, ils ont attaqué l’armée israélienne, et s’en sont pris aux « lobbyistes pro-israéliens » qui auraient « influencé la couverture médiatique.

Peter Bouckaert, un responsable de Human Rights Watch, a par exemple rejeté le rapport comme un nid de « mensonges typiques de Tsahal. »  »Comme d’habitude, il leur faut beaucoup de temps pour vraiment construire le mensonge, » a écrit Bouckaert. Bouckaert a également critiqué le New York Times pour sa couverture du du rapport israélien : « Ce n’est vraiment pas  dubon journalisme que d’écrire cela comme si ces allégations étaient crédibles, surtout quand il s’agit d’un paquet de mensonges», écrit-il.

Al-Dura

Des correspondants de nombreuses agences de presse, l’Associated Press et l’Agence France-Presse, se sont également fait plaisir !

« Les lobbys utilisent toutes leurs forces et sont capable de faire publier n’importe quoi dans les principaux journaux anglais ou dans le New York Times » écrit le journaliste Javier Espinosa d’El Mundo (Le Monde espagnol). « Les Ambassades israéliennes appellent leurs contacts dans tous les journaux et ils acceptent de publier cette information. »

« Cela renforce le manque de crédibilité des médias et les théories du complot, depuis que nous sommes utilisés comme porte-parole de la propagande » ajoute le journaliste.

Le photo-journaliste Jérôme Delay ajoute: «d’ailleurs, ‘armée israélienne pense que la terre est plate. » Drôle quand on se souvient de la phrase du célèbre diplomate israélien, Abba Eban: « si l’Algérie faisait voter une condamnation à l’ONU affirmant que la terre est plate et que c’est Israël qui l’a aplatie, elle serait adoptée par 140 voix, 11 contre et 2 abstentions? »

Les journalistes ont également tiré sur Philippe Karsenty, l’analyste des médias français qui a été poursuivi en justice par France 2 après avoir accusé le réseau de diffusion d’avoir mis en scène les images de l’incident al-Dura.

« Et merde non, ce n’est pas vrai que « Tout le monde en France sait le reportage est un faux » comme le dit Karsenty » écrit Marc Bastian de l’Agence France Presse. « Tout le monde ici sait que Charles Enderlin est un honnête homme et que Karsenty est un extrémiste. »

« C’est à peu près de la meilleure façon de décrire Karsenty, » répondit Bouckaert. «Je voudrais ajouter quelques mots descriptifs après extrémiste. »
«Je sais, je suis toujours trop poli », a complété Bastian.

Profil du journaliste de l'AFP

Profil du journaliste de l’AFP

Andrew Ford Lyon, un militant du Mouvement International Solidarité, qui a soutenu les terroristes anti-israéliens, a qualifié le rapport al-Dura de « faible tentative de révision historique, au mieux. »

Bouckaert, qui est actuellement le directeur des urgences au sein de Human Rights Watch, a refusé de discuter de ses commentaires, lorsqu’il a été contacté par le Washington Free Beacon.

« Le groupe est un groupe secret sur FB, et nos discussions sont confidentielles», a déclaré Bouckaert.

Le fondateur de Human Rights Watch, Robert Bernstein, a publiquement rompu tous ses liens avec le groupe en 2009 entre autre à cause de l’engagement anti-israélien de ses activistes.

Human Rights Watch n’a pas commenté l’article dénonçant les agissements de ses journalistes.

Le Vautour Club (nom du groupe secret) a quelque 3.500 membres.

Espinosa a également refusé d’expliquer ses commentaires lorsqu’il a été contacté sur Twitter.

Adapté d’un article du Washington Times - JSSNews 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 10:32

 

 

Analyse librement reproductible impérativement accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.co.il/2013/05/les-amis-de-charles-enderlin-montent-au.html

 

Victor PEREZ ©

 

 

Les amis de Charles Enderlin montent au front

 

Passé la publication du rapport de l’Etat d’Israël sur ce qui est devenu l’affaire Charles Enderlin, les thuriféraires de celui-ci ont contre-attaqué. Parmi ceux-ci, Daniel Schneidermann, un ‘’spécialiste’’ de ‘’l’arrêt sur image’’, nom et thème de son ancienne émission. A la lecture de son article publié sur le site en ligne Rue89 et intitulé « Mort de Mohamed al-Dura : Israël rejoint le camp des anti-Enderlin » (1), on peut légitimement douter de son professionnalisme. Mais faut-il attendre autre chose aujourd’hui des journalistes français ?

 

Si dans le titre chacun supputera, par la formulation choisie, que l’Etat d’Israël n’est pas un état de droit mais de parti-pris, dans le corps de l’article on y trouve la confirmation : « On voit bien l’intérêt des Israéliens à décrédibiliser les images de France 2, devenues emblématiques. Comme dans toutes les controverses de même nature (le mécanisme argumentatif des anti-Enderlin rappelle fortement celui de ceux qui croient la CIA responsable des attentats du 11 septembre), le meilleur traitement ne consiste certainement pas à les réfuter ».

 

L’Etat d’Israël réduit à un vulgaire Thierry Meyssan !

 

Mais là n’est pas le plus risible. Il se trouve dans le fait que Daniel Schneidermann assure qu’il vaut mieux « explorer (…) les conséquences ultimes de ces hypothèses. (…) Vous affirmez, Messieurs, que le père du petit Mohamed n’a jamais été blessé dans la fusillade ? Admettons. Alors examinons ensemble la liste des menteurs nécessaires au succès de cette gigantesque manipulation. Menteursles médecins militaires jordaniens qui l’ont opéré ? Menteur, le roi Abdallah qui lui a rendu visite à l’hôpital d’Amman ?

 

Et l’enfant Mohamed Al-Dura lui-même n’est pas mort ? Il est donc encore vivant. Pourquoi n’a-t-il pas été retrouvé ? ».

 

Le niveau intellectuel des journalistes français est-il si bas qu’il lui est impossible de répondre tout seul à ces simples questions ?

 

Que fait il de l’image de l’enfant, annoncé mort et cependant bougeant encore ? Pour quelles ‘’bonnes’’ raisons Charles Enderlin a-t-il supprimé celle-ci de son montage ? Des questions que Daniel Schneidermann préférera ignorer !

 

Par ailleurs, combien de médecins et d’infirmières faut-il pour opérer un patient ? Dans des cas sérieux, deux chirurgiens et trois infirmières pas plus ! Est-il si difficile que cela de trouver cinq personnes, de ce corps de métier, anti-israéliennes sinon antisémites, en Jordanie ? Voire, est-il inimaginable que cela d’envisager des menaces physiques à leur encontre dans le cas d’un refus de coopération ? Le Fatah et le Hamas manqueraient-ils de petit bras ? Cette façon de procéder ne serait pas dans leurs habitudes ?

 

Le Roi Abdallah a effectivement rendu visite à cet illustre blessé. A-t-il vérifié les blessures ou simplement constaté les bandages et le sang sur celles-ci ? Faut-il être si chevronné pour ainsi manipuler un Roi et l’opinion publique mondiale en mettant en scène l’apparence de Jamal A-Dura ?

 

Ces simples questions ‘’l’as’’ d’une émission décortiquant les images est incapable de se les poser ! Il est même incapable de s’interroger sur les raisons qui empêchent Jamal A-Dura, depuis plus d’une décennie, de faire examiner ses blessures par un collège d’experts indépendants afin de faire taire les anti-Enderlin, forcément « extrémistes » !

 

Aurait-il quelque chose à cacher ?

 

En fait, il reprend la thèse du journaliste de France 2 qui rajoute sur son propre blog et concernant « Le rapport israélien et la Jordanie » (2) :« Nous avons le dossier médical jordanien, il a été considéré comme parfaitement crédible par le Professeur Raphy Walden de l'hôpital israélien Tel Hachomer ». Un professeur qui affirme, selon l’enquête de la Metula News Agency (3) jamais démentie, que son rapport « est basé sur le rapport médical de l’hospitalisation à l’Hôpital Al-Hussein de la Cité médicale d’Amman le 1er octobre 2000 ». Un professeur qui n’a donc jamais expertisé le patient !?

 

Curieux procédé !

 

Après tout cela, est-il étonnant de voir Daniel Schneidermann s’abstenir de tout questionnement sur les propres dires de l’envoyé permanent àJérusalem quant à « l’agonie insupportable » de l’enfant qu’il aurait coupé au montage puis par son démenti obtenu à l’arraché ?

 

A ce niveau de bêtise, il ne reste plus qu’au gouvernement français à organiser une commission de contre-enquête pour répondre à la grave accusation israélienne. A savoir, la complicité de la plus grande chaîne publique dans l’Israël-bashing.

 

Et si celle-ci ne vient pas, chacun aura la réponse !

 

Victor PEREZ ©

 

 

Liens :

 

(1) : http://www.rue89.com/2013/05/20/mort-mohamed-al-dura-israel-rejoint-camp-anti-enderlin-242469

 

(2) : http://geopolis.francetvinfo.fr/charles-enderlin/2013/05/20/le-rapport-israelien-et-la-jordanie.html

 

(3) : http://www.debriefing.org/27069.html

 

 


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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 20:08

 

Invité de la rédaction de RCJ (pour la 1ère fois il me semble), Philippe Karsenty commente le rapport du gouvernement israélien sur l’affaire Al Doura.


 http://danilette.over-blog.com/article-itw-de-philippe-karsenty-du-20-5-2013-117938385.html

Ecouter l' interview du 20/05/2013 ici

Philippe Karsenty : Je suis satisfait du rapport israélien qui dit clairement les choses mais en revanche ce n’est pas l’aboutissement puisque l’aboutissement ce sera la reconnaissance par France2 et Charles Enderlin que le reportage de France2, qu’ils ont diffusé le 30 septembre 2000, était une pure et simple mise en scène. L’arrêt de la cour d’appel qui doit venir dans deux jours ne sera pas non plus conclusif sur cette affaire puisque ce n’est qu’une affaire de diffamation entre Charles Enderlin et moi ; ce n’est pas le reportage de France2 qui est en question, c’est une étape vers la révélation de la vérité, il faut comprendre que dans ce dossier, la justice a été un outil qui a permis, et contraint France2 à présenter tous les éléments dont il disposait et on a pu voir qu’ils n’avaient rien, c’est-à-dire qu’en plus de dix ans de débats, ils n’ont pas apporté une seule preuve de leur accusation initiale alors que nous, nous avons apporté des dizaines et des dizaines de contre-preuves qui prouvent la manipulation et la mise en scène.

 

Pour quelles raisons, parce que tout de même on attendait ce rapport du gouvernement israélien depuis de nombreuses années, ça fait treize ans maintenant, pour quelles raisons ça été si long à votre avis ?

 

Philippe Karsenty : il faut d’abord comprendre l’état d’esprit israélien dès le départ de l’affaire, ils ont voulu enterrer l’affaire pensant que ça ne serait qu’une petite image parmi tant d’autres. Quand on est allé les voir assez rapidement, il y a des gens qui sont allés les voir avant moi comme Nahum Shahaf ou comme le regretté Gérard Huber ou Stéphane Juffa qui ont essayé de réveiller les Israéliens pour leur dire « mais regardez, il y a un problème là-dessus », ils ont dit « on s’en fiche, c’est une image parmi tant d’autres ». Quand l’image a commencé à prendre beaucoup d’impact, quand on a vu par exemple Daniel Pearl égorgé pour venger la mort de Mohamed Al Dura, et tout un tas de places, de monuments, de rues, de timbres, à la mémoire de Mohamed Al Dura, l’histoire a pris de l’ampleur. Mais néanmoins en Israël personne ne voulait réouvrir le dossier parce que c’est quelque chose qui a causé beaucoup de tort à l’État d’Israël donc on ne voulait pas réouvrir. L’élément déclencheur de la réouverture du dossier, c’est Mohamed Merah

 

Du reste, la commission le dit dans le rapport, c’est l’affaire Merah qui a été décisive mais pour quelles raisons ce qui s’est passé avec Daniel Pearl n’a pas provoqué ce type de réaction ?

 

Philippe Karsenty : quand Daniel Pearl a été assassiné, on était en 2002, le fait qu’à l’époque on disait que c’était une mise en scène n’était même pas quelque chose de concevable. Je me souviens des conversations que j’avais avec certains officiels israéliens, même à Paris, qui une fois que j’avais tourné le dos, disaient : « n’écoutez pas Karsenty si, il est fou »...
suite à écouter

http://radiorcj.info/personnalites/philippe-karsenty/

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:43

 

La fête organisée par le PSG au Trocadéro pour célébrer son titre de champion de France a dégénéré en violences.

La société française prise au piège du négationnisme post marxiste

 

Le mot « race » ne figurera plus dans la législation française. L'Assemblée nationale a adopté, jeudi 16 mai, une proposition de loi du Front de gauche supprimant ce terme des lois.



 

Gilles William Goldnadel

 

Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il fut le défenseur des accusés dans les affaires Sentier I et Sentier II, ainsi que dans l'Angolagate. Il est l'auteur de "Réflexions sur la question blanche" et de "Le vieil homme m'indigne ! : Les postures et impostures de Stéphane Hessel" parus chez Jean-Claude Gawsewitch. Gilles William Goldnadel est également secrétaire national de l'UMP aux médias et à la désinformation.



Dans son éditorial du 18 mai consacré à la validation par les Sages de la rue Montpensier du mariage homosexuel, Yves Thréard citait l'archevêque de Lyon : « C'est une violence faite à la nation que de changer le sens des mots « papa » et « maman », selon la conception que notre civilisation a des parents ». Et l'éditorialiste du Figaro d'observer : « Existe en effet aujourd'hui, sous l'influence du politiquement correct de gauche, une tentation de renouer avec un vieux rêve socialiste : installer un ordre nouveau. Niant l'Histoire et les identités. » Mais la négation de l'identité sexuelle, par la théorie du genre, ne représente que le dernier avatar de l'histoire du négationnisme post marxiste.

La majorité gouvernementale vient d'en faire une remarquable démonstration en décidant le 16 mai, sur proposition de loi du Front de Gauche, de supprimer le mot « race » de la législation.

Même Daniele Lochak, ancienne présidente du très à gauche Gisti, a cru devoir confier sa perplexité au Monde dans un article du rigoureux François Béguin daté du lendemain : « Ce n'est pas le mot race dans les textes qui alimente le racisme ».

La professeur émérite de droit public fait justement remarquer, d'une part que le mot devenu proscrit ne supprimera pas la réalité des groupes ethniques, d'autre part, qu’il est utilisé dans l'arsenal judiciaire, français et international, précisément pour combattre le racisme…

Une nouvelle fois, seul le recours au traumatisme shoatique permet de comprendre une telle irrationalité fantasmatique. Comme je l’indiquais dans ma « Question blanche », il faut se référer au texte du « Courrier de l'Unesco » rédigé en 1950, qui au lendemain de la seconde guerre mondiale, proposait d'abandonner le vocable désormais honni au profit du, paraît-il, plus correct « groupe ethnique », celui-ci prenant en compte l'élément culturel cher à Lévi-Strauss.

Le politiquement correct était né. Du traumatisme suprême. Avec de bonnes intentions. Dont, selon Sartre, l'enfer serait pavé. Il faudra nous expliquer, en effet, pourquoi la pourtant très correcte politiquement Organisation des Nations Unies, dans le cadre de la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, a entendu « favoriser la bonne entente entre les races et édifier une communauté internationale affranchie de toutes les formes de ségrégation et de discrimination raciale ».

Il faudra également nous expliquer comment, logiquement, on pourrait à la fois interdire « race » et dire « racisme », réprouver la discrimination raciale, sans éprouver la race discriminée.

C'est pourquoi, aux États-Unis, moins soumis sur ce point aux diktats terminologiques ou conceptuels, la notion de race conserve sans complexe un usage social, dans un but, précisément, antiraciste, dans la meilleure acception du terme.

On retrouve la même absurde dénégation conceptuelle lorsqu'il s'agit d'observer, en matière d'insécurité, les comportements de certains membres de groupes ethniques.


 

Ainsi, la semaine dernière, lors des violences et délits commis au Trocadéro, la censure ou l'euphémisme étaient de rigueur. Alors que les images montraient l'évidence de ce qu’une très grande partie des émeutiers étaient issus de l'immigration, les commentateurs les plus prudents (Le Monde) préféraient incriminer « des ultras du PSG » en colère contre le Qatar, et les plus téméraires « les banlieues ».

Ainsi donc, Marine Le Pen avait à nouveau un boulevard pour s'adresser à ceux, nombreux, qui ont des yeux. L'opposition républicaine préférant s'en prendre à un Manuel Valls, plus brutal envers les manifestants contre le mariage pour tous qu'envers les casseurs.

Ce qui était vrai, mais court.

Le Monde, dans ses bons jours, peut donner l'explication de cette pusillanimité verbale, lorsqu'il s'agit d'évoquer la délinquance des immigrés. Sous la plume d'un de ses journalistes les plus clairvoyants, Luc Bronner, le journal vespéral publiait le 14 septembre 2010 un article intitulé : « délinquance et immigration : le facteur culturel ». Avec une franchise peu coutumière, il était révélé que, selon le sociologue Hugues Lagrange, il existerait une surreprésentation des jeunes issus d'Afrique Noire dans les affaires de délinquance.

Le journaliste écrivait : « Dans un livre à paraître, « Le déni des cultures », le chercheur du CNRS met en avant le facteur « culturel » -pour ne pas dire ethnique- pour analyser ce phénomène. »

Mais pourquoi ne pas le « dire », puisque, précisément, le facteur ethnique inclut la différence culturelle ? La réponse est apportée avec franchise : « Ces dernières années, les publications sur la question ethnique se sont multipliées dans les plus prestigieuses revues scientifiques ou intellectuelles françaises. Si la France reste très loin des « racial studies » à l'américaine - en raison notamment de l'interdiction presque totale des statistiques ethniques - une partie de la communauté scientifique aborde pourtant frontalement ces questions, notamment depuis le milieu des années 2000, comme le relève le sociologue Éric Fassin dans le dernier numéro de la Revue Française de Science Politique. Le sujet reste néanmoins extrêmement sensible. Il est vivement contesté par une large partie des chercheurs, très critiques sur « l'ethnicisation » de la société française. Derrière cette résistance, une raison simple : « il y a toujours la crainte d'apporter de l'eau au moulin du Front National », relève Sébastien Rocher. ».

Simple ou simpliste ? Raison ou raison ? Science ou idéologie ?

Sur un sujet très voisin, le nouveau livre (« Islam, l’épreuve française »,Plon) d’Elisabeth Schemla, ancienne rédactrice en chef du Nouvel Observateur, montre qu'on ne doit pas désespérer de toute la gauche. Échappant aux clichés sur un islam français qui serait très inégalement partagé entre une poignée de terroristes et les « bons musulmans », la journaliste reconstitue dans son livre le puzzle d'une communauté qui, globalement, se radicalise, tandis que le pouvoir laïque et républicain se voile, ici encore, la face. Extrait de l'interview courageuse accordée cette semaine à Patrice de Meritens (leFig Mag) : « Tant que l'on refusera d'entrer dans le débat, on restera dans un monde virtuel peuplé d'idées fausses, à commencer par celle-ci : feindre de croire qu'il y aurait des « poches » d'islam radical face à une immense majorité de « bons musulmans » tranquilles. Tout le monde concourt à ce mensonge : les politiques nationaux de tout bord, les responsables régionaux, associatifs et bien sûr nombre de responsables musulmans, le tout relayé par les médias. Depuis 30 ans, et particulièrement ces dernières années, avec l'officialisation de l'islam dit de France, par le biais du CFCM, ce sont notamment les jeunes de la communauté musulmane qui se sont radicalisés, phénomène que les politiques, les sociologues et les spécialistes de l'islam refusent obstinément d'admettre. Quand, au regard de tel ou tel événement, ils sont contraints de le reconnaître, ils arguent systématiquement du désarroi identitaire, des ghettos de banlieue et du social. Or, une réelle misère n’explique pas tout. Alors que la France avait oublié Dieu, voilà qu’il nous est retombé sur la tête par le biais d'une religion, désormais la deuxième en France, qui concerne près de 10 % de notre population. Cette réalité religieuse, non seulement nous ne voulons pas la voir en face, mais nous ne sommes plus outillés pour y répondre.… ».



Sur la question Rom, aussi, les fantasmes du passé pèsent sur la rationalité du discours présent. Des habitants exaspérés, des élus désemparés ne savent plus à qui se vouer. Jusqu'aux gardiens du musée du Louvre qui se sont mis en grève pour protester contre les agressions dont ils sont désormais les victimes journalières. La politique inepte des commissaires européens comme la jurisprudence désincarnée de la Cour Européenne qui interdit les placements en garde à vue ou en centre de rétention rendront définitivement les expulsions impossibles si, par malheur, la Bulgarie et la Roumanie entrent dans l'espace Schengen, comme il est prévu en 2014.

En 2010, Sarkozy avait été couvert d'injures et traité de nazi, après son discours de Grenoble dans lequel il évoquait les problèmes posés.

Un prêtre, particulièrement miséricordieux, avait même souhaité qu'il trépasse. Dans l'indifférence générale.

Mardi dernier, Mme Hidalgo, était contrainte de reconnaître qu'il y avait à Paris « un gros problème de délinquance, notamment avec les vols à la tire » en grande partie commis par des Roms. (Le Figaro du 16 mai).

Deux jours plus tard, Guy Bedos, sur France Inter se disait « dégoûté », par la politique (« de droite ») de Manuel Valls à l'égard des Roms.

Il y a quelques années, je croisais souvent Bedos, l’été à l'île de Ré. J'y croisais moins de Roms.

Enfin, et toujours s'agissant de ces questions qui fâchent jusqu'à rendre fou, on sait que dans les jours qui viennent Jean-Marc Ayrault présentera la réforme des allocations familiales. Les allocations commenceront à fondre à partir de 5000 € de revenus par famille.

Le 14 mai, seul Éric Branca de « Valeurs Actuelles » révélait que par la grâce d'un arrêt de la chambre plénière de la Cour de Cassation daté du 7 avril, transposant la jurisprudence européenne, les enfants de nationalité algérienne seront désormais pris en compte dans le calcul des allocations, dès lors où ils auront rejoint l'un de leurs parents en France. Il pourra, bien entendu, s'agir d'enfants de pères polygames. J.P.Brard, ancien maire communiste de Montreuil, rappelait l’impossibilité de loger ces deux jumeaux habitant sa ville qui étaient les heureux parents de 40 enfants.

Question très hypothétique: Si, depuis trois décennies, le discours sur l'immigration n'avait pas été pollué par le traumatisme du génocide et la nazification systématique de tous ceux qui ont tenter d’appliquer les lois républicaines en matière de régulation des flux migratoires.

Si ce discours (« l’immigration, une chance pour la France ») ou sur le métissage préconisé (« la France c'est comme une mobylette, ça marche au mélange ! ») avait été moins extatique.

Si un gigantesque mur des cons, érigé par certains syndicats de magistrats et de journalistes, n'avait pas présenté le français comme un franchouillard raciste, au risque de le faire croire aux immigrés, avec les chocs en retour que l'on imagine. Si un discours de raison et d’humanité, non de passions fantasmées, d'équilibre entre les droits et les devoirs, avait pu être tenu. Si, enfin et surtout, un terrorisme intellectuel vigilant ordonnant le déni du réel n'avait pas interdit tout débat critique mais apaisé : la situation pour les Français -immigrés compris- dans les domaines de l’économie, de la sécurité, et tout simplement de l'harmonie sociale, aurait- elle été pire, ou meilleure ?


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/rdv/chroniques-pot-aux-roses/societe-francaise-prise-au-piege-negationnisme-post-marxiste-gilles-william-goldnadel-733311.html#9QkSLqE2l082Z0Im.99 

 


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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:06

Al-dura-mort-coude-leve--Copier-.jpg

Mohamed Al-Dura, levant le coude... après sa "mort", selon la doxa enderlino-palestinienne. 

 

Jonathan S. Tobin@tobincommentary 19.05.2013 - 3:46 PM

 

Il y a presque 13 ans, le Premier Ministre d’alors, Ehud Barak, s’est rendu à Camp David pour mettre un terme au conflit avec les Palestiniens. Avec l’approbation du Président Bill Clinton, il a offert un état indépendant à Yasser Arafat, dans presque toute la Judée-Samarie, Gaza et une partie de Jérusalem. Arafat avait alors dit : « Non ! ». A peine quelques mois plus tard, les Palestiniens ont donné une inflexion à ce refus, en lançant l’offensive terroriste qu’on a désignée sous le nom de « Seconde Intifada ».  Pourtant, en dépit du fait que ce sont bien les Palestiniens qui ont rejeté la paix et qu'ils se soient engagés dans un cycle d’attentats terroristes contre des cibles israéliennes, qui arracheront plus de 1000 vies israéliennes, la plupart des médias occidentaux les ont décrit comme étant les « victimes ». Bien que le processus qui a mené à ce mystérieux renversement soit complexe, un incident particulier est devenu le symbole de cette cruelle distorsion : l’affaire Mohamed Al-Dura.

La machine de propagande palestinienne a fait, à l’époque, la promotion d’un récit selon lequel l’armée israélienne avait tiré pour tuer un petit garçon, alors que son père et lui cherchaient refuge pour échapper aux combats, près d’un carrefour à Gaza. La séquence filmée, fournie par la Télévision française, a fait de cette tragédie une célèbre cause internationale et les excuses officielles israéliennes n’ont fait que renforcer le narratif palestinien et contribué à transformer al-Dura en symbole de l’enfant victime de la bestialité israélienne et celui de leur propre souffrance. Pourtant, très tôt, les doutes ont commencé à faire surface, quant à la  véracité de la revendication de la responsabilité israélienne, les divergences et mensonges présents dans le récit palestinien ont été exposés dans divers organes de presse occidentaux. Au fil des années, on a débusqué et dénoué, en divers lieux, les fils blancs de l’histoire initiale. Un documentaire allemand a prouvé que les tirs qui ont tué le garçon ne pouvaient pas provenir de la position israélienne et l’enquiquineur ["l'empêcheur d'endoctriner en rond"] français Philippe Karsenty, qui montrait que le reportage d’origine était faux, a été poursuivi par le journaliste-vedette Charles Enderlin (qui avait programmé le mensonge initial), mais, il a, finalement, été justifié dans la poursuite de son combat. A présent, il apparaît que le gouvernement israélien s’est, finalement, emparé du problème et qu’il a publié ce qui pourrait être un rapport définitif,     qui aboutit à la conclusion la plus sévère possible, au sujet du mythe Al-Dura. Comme Haaretz le mentionne :

 

Treize ans après qu’un échange de tirs à Gaza semble avoir eu pour résultat la mort d’un garçon palestinien, au début de  la Seconde Intifada, une commission d’enquête israélienne a découvert «  qu’il existe de nombreux indices » que Mohamed al-Dura et son père, Jamal, « n’ont, en définitive, jamais été touchés par des tirs d’armes à feu » - ni israéliens ni palestiniens-.

Le panel d’enquête nationale affirme, de plus, que contrairement au reportage devenu célèbre, diffusé par la chaîne de télévision France 2, le jour de l’incident, le 30 septembre 2000, Mohamed al-Dura, 12 ans, apparaît vivant à la fin de la séquence, qui a été prise de l’évènement, une fois revue en intégralité.

La réponse, qui sera faite à ce rapport, est prévisible. Le monde arabo-musulman rejetera toute enquête concernant cette affaire, qui n’acceptera pas l’imprimatur de son récit. Mais plus troublante sera la réplique de beaucoup en Occident et même en Israël, qui demanderont pourquoi on devrait se préoccuper d’une histoire aussi ancienne. Nous devrions, affirmeront-ils, nous soucier de la façon de mettre un terme au conflit, pas de qui a tué, ou pas, al-Dura. Pour Israël ou ses amis, passer encore du temps sur ce problème constitue une diversion, quant à l’effort pour renouer le processus de paix, qui ne fera que susciter la colère des Palestiniens, lesquels diront que tout argumentaire sur cet incident fait la preuve d’une insensibilité, même si les faits sont correctement rétablis. Mais, quiconque doute de l’importance de débusquer ce qui a constitué une nouvelle version de la vieille accusation antijuive de crime rituel, a tort.

Il y a eu de nombreux très bons comptes-rendus de cette affaire, dont cet article de Nidra Poller, publié dans le Commentary de septembre 2005. J’ai, également, écrit à ce propos, sur notre blog, à plusieurs reprises, dont cet article de l’an dernier, sur le dossier exposé devant le tribunal français. Pourtant, même avant que ceux-ci ne soient diffusés, l’un des premiers comptes-rendus de l’affaire al-Dura en Occident, est allé droit au cœur du problème. L’article de juin 2003, dans the Atlantic, rédigé par James Fallow, “Who Shot Mohammed al-Dura?”[“Qui a tué Mohamed Al-Dura?”] démontrait, non seulement, les faits, selon lesquels il y avait de bonnes raisons de douter de la version initiale de l’histoire, mais que les faits, en eux-mêmes, ne changeraient le point de vue de personne, à cause du statut d’icône de la photo supposée décrire l’enfant et son père. Effectivement, il semblait suggérer, dans un esprit déconstructiviste, que la vérité objective était, elle-même, impossible, puisque les deux camps cherchaient à recréer leurs propres faits dans le but de prouver qu’ils avaient raison.

 

 

Fallows portait un point de vue sur le caractère insoluble de ce débat. Mais, le problème, ici, c’est que le mensonge autour d’al Dura n’est, en rien, périphérique, s’agissant des perceptions déformées, majoritairement répandues, concernant la globalité du conflit. Si, comme je l’ai écrit le mois dernier, des médias dominants, tels que CNN et Fareed Zakaria du Timemagazine peuvent affirmer qu’Israël n’a jamais offert la paix aux Palestiniens, et peuvent s’en sortir avec ça, c’est qu’il y a vraiment quelque chose qui va de travers, dans la façon dont notre culture a totalement accepté les mensonges palestiniens comme constituant des affirmations raisonnables, voire même, des vérités intangibles. Il ne s’agit pas, seulement, de savoir que les Israéliens n’ont pas tué Mohamed Al-Dura. Il s’agit du fait que la faute de la perpétuation du conflit, à ce moment de l’histoire, celui où il est supposé avoir été tué, demeure presque complètement sur les épaules du peuple qui l’a élevé jusqu’à la sainteté et fait usage de son sang mythiquement versé, afin de justifier les boycotts d’Israël.

 

Cette histoire importe, non pas parce que la vérité peut contribuer à saper les efforts visant à isoler Israël. Elle est importante, essentiellement, parce qu’aussi longtemps que le monde arabo-musulman s’accroche à ses accusations de crime rituel, toute discussion à propos de la paix est totalement futile. Les productions de « Pallywood », dont la légende al-Dura est le produit-phare, n’ont pas fait que tromper l’Occident. Elles ont aussi renforcé les mythes des Palestiniens au sujet d’eux-mêmes. En tant que tels, ils ont fait plus de véritables dégâts sur les perspectives de paix que n’importe quelle implantation israélienne. A moins et jusqu’à ce que les Palestiniens renoncent à leurs campagnes d’incitation contre Israël et les Juifs et arrêtent de décrire ce conflit comme s’ils n’y étaient que les victimes d’un violent complot sioniste, il n’y a aucun espoir de la moindre résolution, encore moins en la Solution à deux-Etats, en laquelle la plupart, en Israël et en Occident, veulent continuer de croire.

http://www.commentarymagazine.com/2013/05/19/why-the-mohammed-al-dura-blood-libel-still-matters-israel-palestinians/

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:44

Affaire Al-Dura : Israël met en cause le journaliste Charles Enderlin

 

http://www.franceinfo.fr/decryptage/l-histoire-du-jour/l-histoire-du-jour-aod-994293-2013-05-20

LE LUNDI 20 MAI 2013 À 07:50

Benyamin Netanyahu critique le correspondant de France 2 en Israël. Au nom de la "vérité", il lui demande de corriger un reportage tourné il y a treize ans. Depuis septembre 2000, l'affaire Al-Dura oppose le journaliste et ses détracteurs.

Charles Enderlin présente sa version des faits sur ce fameux reportage dans son livre © Maxppp

Depuis le 30 septembre 2000, ce reportage provoque un bras de fer. Les images ont fait le le tour du monde : nous sommes dans la bande de Gaza, pendant la deuxième Intifada. Un Palestinien de 12 ans, Mohammad Al-Doura, est pris sous les tirs croisés des soldats israéliens et des combattants palestiniens. Il est terrifié. Il se réfugie dans les bras de son père, et il meurt, devant la caméra de France 2. 

Dans un premier temps, Israël s'excuse pour la mort de l'enfant. Puis les autorités changent d'avis. Elles affirment que les combattants palestiniens sont responsables de sa mort. Et depuis hier, ellesclament que Charles Enderlin, le journaliste France 2, a donné une fausse version des événements. C'est le résultat d'un rapport commandé par Benyamin Netanyahu. Que dit-il ? Que Mohamad Al-Dura n'a pas été tué : "le visionnage des scènes non montées montre que dans les scènes finales, qui n'ont pas été montrées par France 2, on voit l'enfant vivant (...) Il y a de nombreuses indications selon lesquelles ni le père ni l'enfant n'ont été touchés". La commission ne dit pas comment elle s'est procurée ces images non diffusées. Pour le premier ministre israélien, une chose est sûre : selon Benyamin Netanyahu, le reportage a servi " d'inspiration et de justification au terrorisme, à l'antisémitisme et à la déligitimation d'Israël". 

Ce n'est pas du tout la première fois que Charles Enderlin est attaqué. Depuis plusieurs années, en France, Philippe Karsenty, le fondateur d'un site d'observation des medias, Media-Ratings, accuse le journaliste de "supercherie". Selon lui, le reportage n'est qu'une "série de scènes jouées". Le reporter poursuit Philippe Karsenty pour diffamation. Après plusieurs épisodes judiciaires, la Cour d'appel doit finalement se prononcer cette semaine. 

Le gouvernement israélien a choisi ce moment pour lancer ses accusations. Charles Enderlin répond sur son blog. Il dénonce une "enquête unilatérale", et il souligne plusieurs points importants. D'abord la commission d'enquête ne l'a pas contacté. Elle n'a pas non plus sollicité France 2, ni le caméraman palestinien qui a filmé la scène. Elle n'a pas non plus interrogé le père de l'enfant, Jamal Al-Dura. Ensuite, Charles Enderlin s'étonne : pourquoi le rapport israélien ne mentionne-t-il pas l'hospitalisation de Jamal Al-Dura en Jordanie, et la visite du roi Abdallah qui était venu à son chevet ? Le reporter répète ce qu'il a déjà dit. Il est prêt à participer à une enquête, à condition qu'elle soit indépendante. 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:37

 

 

 

Le fameux reportage a été diffusé le 13 novembre 2000 sur France 2

Après Jérôme Cahuzac et Gilles Bernheim, Charles Enderlin ?

 

Le gouvernement israélien a affirmé dimanche dans un rapport, s'appuyant sur des images jamais montées, qu'un reportage de France 2, dirigé par le journaliste Charles Enderlin, sur la mort d'un enfant palestinien dans les bras de son père en 2000 était "infondé".

http://www.atlantico.fr/decryptage/apres-jerome-cahuzac-et-gilles-bernheim-charles-enderlin-luc-rosenzweig-731779.html?page=0,0



 

Luc Rosenzweig

 

 Luc Rosenzweig, est ancien journaliste au " Monde" et collabore actuellement au site et au mensuel " Causeur", à la radio RCJ et à la revue " Politique Internationale"

 

Voir la bio en entier



"Le mensonge à de courtes jambes" dit un proverbe allemand. Deux éminentes personnalités de la scène publique française, le ministre du budget Jérôme Cahuzac et le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim viennent de faire la douloureuse expérience de la pertinence de cet aphorisme germanique. La vérité les concernant s’est frayée un chemin vers la lumière, en dépit des obstacles mis sur sa route : nulle position de pouvoir, temporel ou spirituel, ne peut, dans notre démocratie, s’opposer longtemps à son surgissement. Et c’est bien ainsi, même si les fautes commises ont pour conséquence la mise à l’écart de la vie publique de personnalités dont chacun s’accorde à reconnaître les mérites dans l’exercice de leur fonction. Des contre-pouvoirs, judiciaire, médiatique ou, dans le cas de Gilles Bernheim, académique ont joué leur rôle, celui de gardien des valeurs de la démocratie.

On aimerait croire que cette règle ne souffre pas d’exception, et que tous ceux qui ont gravement trompé la confiance du peuple seront amenés, tôt ou tard, à rendre des comptes devant la justice, les électeurs ou l’opinion publique. Pourtant, depuis maintenant plus de douze ans, nous assistons, avec l’affaire Charles Enderlin-Al Dura à la perpétuation d’une forfaiture médiatique grâce à la complicité consciente ou inconsciente des principaux appareils de pouvoir de notre République.

Il est maintenant établi, grâce au travail d’investigation de personnes issues de pays et de professions très variées (journalistes, documentaristes, universitaires, experts médicaux et balistiques) que le reportage diffusé le 30 septembre 2000 au JT de France 2, ou Charles Enderlin affirme, sur la foi d’images tournées à Gaza par son cameraman palestinien Talal Abou Rahma qu’un enfant, Mohammed Al Dura a été tué et son père Jamal grièvement blessé par des tirs venus d’une position militaire israélienne était une mise en scène. Le gouvernement israélien a affirmé dimanche dans un rapport (à lire ici, en Hébreux) s'appuyant sur des images jamais montées, qu'un reportage de France 2, dirigé par le journaliste Charles Enderlin, sur la mort d'un enfant palestinien dans les bras de son père en 2000 était "infondé".

 Depuis douze ans, Charles Enderlin s’est enfermé dans un déni le contraignant à enchaîner mensonges sur mensonges pour sauver sa peau de journaliste vedette de la chaîne publique française. Depuis douze ans tous les moyens ont été mis en œuvre pour faire obstacle au surgissement de cette vérité maintenant admise presque partout, sauf en France. France Télévisions  a d’abord prétexté de la protection des sources  pour ne pas livrer à la justice les "rushes", c’est-à-dire les images tournées par Talal Abou Rahma, mais non diffusée dans le sujet du JT. Lorsqu’elles furent rendues publiques sur l’injonction de la présidente de la Cour d’appel de Paris, il apparut de manière éclatante que la version servie jusque-là par Enderlin et France 2 ne tenait pas la route : les images invalidaient tous les récits du drame dont ses protagonistes ne s’étaient pas montrés avares dans les médias du monde entier. L’affirmation répétée moult fois par Enderlin qu’il avait coupé au montage celles montrant l’agonie de l’enfant, car elles étaient trop horribles s’est révélée totalement mensongère. D’autres éléments mis en lumière par ces rushes sont tout aussi accablants pour la thèse défendue par France 2 : absence de sang sur les vêtements de Mohammed et Jamal Al Dura, incompatibilité des cicatrices présentes sur le corps du père avec des blessures par balles, etc.

 

Une journaliste allemande de premier plan, Esther Schapira, aujourd’hui chef du service documentaire de la principale chaîne de télévision d’Outre-Rhin a réuni, dans un film impressionnant "L’enfant, la mort et la vérité" une série de témoignages accablants pour Charles Enderlin et Talal Abou Rahma. Leurs mensonges successifs, leurs faux fuyants ne résistent pas une seconde aux "vérités de faits" collectés sur le terrain, à Gaza et en Israël. Les téléspectateurs français ont été privés de la possibilité de se faire une opinion sur le travail d’Esther Schapira : France 2 a exercé des pressions sur toutes les chaînes diffusées en France, y compris ARTE, pourtant  franco-allemande, de programmer ce documentaire. Pire, elle a menacé l’ARD de dénoncer les accords de coopération entre les deux chaînes si l’ARD vendait ce programme à l’étranger. Fort heureusement, les dirigeants de cette dernière ne  se sont pas laissé intimider par France 2 et le documentaire a  été diffusé en Israël et de nombreux pays.

Le 22 mai prochain, la Cour d’Appel de Paris rendra son arrêt dans le procès en diffamation intenté par France 2 contre Philippe Karsenty, l’homme sans qui, en France, la page de cette forfaiture aurait été tournée, la vérité ayant été étranglée par la conjonction du corporatisme journalistique, de la complaisance du pouvoir politique – quel que soit sa couleur – envers un journaliste complaisant avec la politique française au Proche Orient,. Quelle que soit la teneur de cet arrêt – la jurisprudence en matière de diffamation est parfois difficile à comprendre – il ne mettra pas un terme définitif à une affaire honteuse pour notre démocratie.

En tout état de cause, les révélations et les démissions express de MM. Cahuzac et Berhneim auront prouvé, s’il en était encore besoin, que les pouvoirs politiques et religieux ne résistent pas beaucoup aux exigences de transparence de nos sociétés modernes.

A l'inverse, dans l'affaire Enderlin, le quatrième pouvoir a démontré sa capacité à résister efficacement à toute mise en cause, même parfaitement fondée, de pratiques dérogeant gravement à la déontologie et à l'éthique professionnelle.


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/apres-jerome-cahuzac-et-gilles-bernheim-charles-enderlin-luc-rosenzweig-731779.html#EK7iFUMiV1g64FWb.99 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:31

Affaire Al-Dura : « le reportage a été monté et narré de manière à créer l’impression mensongère que les allégations qui y étaient faites étaient étayées »

Hélène Keller-Lind

lundi 20 mai 2013 
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


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Pendant plus de douze ans ce sont des initiatives individuelles qui se sont attachées à contester le reportage diffusé en septembre 2000 par France 2 affirmant que des tirs nourris venant d’une position israélienne avaient causé la mort d’un enfant et grièvement blessé son père. Il y a eu, d’abord et entre autres, le communiqué de Michel Darmon, zal, alors Président de France-Israël, la plainte déposée par le réalisateur Pierre Rehov, aussitôt rejetée, puis le combat déterminé de Philippe Karsenty, soutenu notamment par le Président du CRIF, Richard Prasquier. Avec nombre de procès à la clef. Aujourd’hui c’est Israël qui accuse France 2, après la remise du rapport d’un Comité ad hoc initié par Benyamin Netanyahou.

L’affaire al-Dura : « une manifestation de la campagne continue et mensongère menée pour délégitimer Israël »

« Il est important de mettre l’accent sur cet incident qui a sali la réputation d’Israël. Une manifestation de la campagne continue et mensongère menée pour délégitimer Israël. Il n’y a qu’une façon de contrer les mensonges et c’est avec la vérité. Seule la vérité peut l’emporter sur le mensonge ». C’est en ces termes que s’est exprimé le Premier ministre Netanyahou lorsque lui a été remis le rapport rédigé par un Comité qu’il a mis sur pied en septembre 2012 avec le concours du ministre des Affaires Stratégiques Ayalon pour examiner un reportage de France 2 diffusé douze ans plus tôt et qui est devenu l’affaire Al-Dura.

Autre commentaire, fait par Youval Steinitz, ministre des Affaires intérieures, de la Stratégie et des Renseignements lors de la remise de ce rapport : « l’affaire Al-Dura est une accusation de meurtre rituel moderne contre l’État d’Israël, comme le sont d’autres accusations comme celle des allégations prétendant qu’il y aurait eu un massacre à Jénine. Le reportage de France 2 est entièrement sans fondement »

Un résumé officiel du rapport

Le rapport très détaillé de trente-trois pages est résumé dans le texte ci-dessous diffusé par le gouvernement israélien et dont les points saillants ont été surlignés par nos soins :

« L’affaire Al-Dura a ses origines dans un reportage médiatique diffusé d’abord par la chaîne de télévision publique française France 2 le 30 septembre 2000. Le reportage prétendait montrer le meurtre d’un garçon palestinien, visé avec son père, selon le rapport, par des tirs depuis une position israélienne. L’histoire a été relayée rapidement dans le monde entier par les médias internationaux, qui répétèrent les allégations formulées par le journaliste de France 2 dont la narration accompagnait le reportage. Ce reportage a eu pour effet immédiat de nuire à la réputation internationale d’Israël et d’attiser les flammes de la terreur et de la haine.
Depuis ce jour, le récit résultant du reportage de France 2 sur les actions d’Israël a servi d’inspiration et de justification pour le terrorisme, l’antisémitisme et la délégitimation d’Israël.
 Les échos du reportage Al-Dura, à la fois en termes d’accusations contre Israël, et le comportement des médias occidentaux et de leurs correspondants locaux, ont continué à résonner dans la couverture médiatique des activités d’Israël contre les organisations terroristes. Dans le même temps, les examens critiques et les enquêtes menés ont montré quun certain nombre d’éléments clés du récit de France 2 sont faux, et d’autres des plus douteux. Alors que certains avaient espéré que cela finirait par disparaître tout seul, que le récit Al-Dura finirait par être relégué aux dernières pages de l’histoire et que le préjudice causé irait en s’amenuisant, il est devenu de plus en plus clair que tel n’est pas le cas.

Compte tenu des conséquences néfastes de ce récit Al-Dura et du fait que ceci perdurait, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a ordonné au vice-Premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, Moshe Yaalon en Septembre 2012 de mettre en place un Comité d’examen gouvernemental. Le but de ce Comité était d’examiner l’affaire à la lumière du préjudice persistant qu’il a causé à Israël, et de formuler la position du Gouvernement d’Israël le concernant. Le Comité a été composé de représentants des ministères concernés et d’organismes officiels et a consulté des experts extérieurs.

Après un examen approfondi des documents relatifs à l'affaire, le Comité a établi que les allégations et accusations centrales du reportage de France 2 n'avaient aucun fondement dans ce que la station avait en sa possession au moment du reportage.

Contrairement à ce que prétend le reportage, à savoir que le garçon a été tué, l’examen par le Comité de la vidéo brute a montré que dans les scènes finales, qui n’ont pas été diffusées par France 2, on voit que le garçon est vivant. L’examen a révélé qu’il n’y a aucune preuve que Jamal ou le garçon aient été blessés de la manière revendiquée dans le reportage et que les images ne montrent pas que Jamal a été grièvement blesséEn revanche, il existe de nombreuses indications montrant qu'aucun des deux n'a été touché par des  tirs. Il n'existe aucune preuve que l'armée israélienne a été responsable en aucune façon d'avoir causé aucune des blessures alléguées de Jamal et du garçon. L'examen a montré qu'il est très peu probable que les impacts de balle autour d'eux aient pu avoir été causées par des tirs venant de la position israélienne, comme l'insinue le reportage de France 2. L'absence de preuve pour ses allégations centrales était ou aurait dû être clair pour France 2 avant la diffusion du reportage. Pourtant, le reportage a été monté et narré de manière à créer l'impression trompeuse qu'il étayait les allégations qui y sont faites. 

La fin de l’affaire ? Un bref rappel

Reste à savoir si cela mettra un terme à plus de douze ans de désinformation contre l’État hébreu. Qui ont eu, en effet, des conséquences graves. Rien dans ces douze années ne permet de le croire.

Dès la diffusion du reportage de France 2 avec des images tournées par un cameraman palestinien et montées ultérieurement, avec un commentaire du correspondant local de France 2 qui, bien qu’il n’ait pas été présent lors de l’incident, rendait clairement responsables des tirs venus d’une position où se trouvaient des soldats israéliens - soumis à des attaques palestiniennes venant de différents points - d’avoir causé la mort de l’enfant Al-Durra, des voix s’étaient élevées pour contester la véracité de ces affirmations.

Il y avait eu, très tôt un communiqué du Président de France-Israël, Michel Darmon (zal), amiral de la marine française, publiant un diagramme diffusé par le bureau de la presse israélien montrant les divers points de tir et un commentaire montrant l’impossibilité de ce qui était affirmé sur France2. Un article de moi-même publié dans Israël-Magazine, basé sur ce même diagramme, sans que nous nous soyons consultés, concluait à cette même impossibilité : les soldats de Tsahal n’avaient pu tuer cet enfant. Puis le réalisateur Pierre Rehov, expert en images, parvenait à la même conclusion et déposait plainte contre la chaîne de télévision, dossier à l’appui, détaillant les diverses positions. Plainte très rapidement rejetée. A l’époque rien ne permettait de douter de la mort de cet enfant étant donné que France 2 n’avait pas publié la totalité des images tournées. Ce qui a été obtenu aujourd’hui dans le cadre de procès intentés par la chaîne.

Arlette Chabot avait admis que l’on ne pouvait accuser les soldats israéliens de ces méfaits

Lors d’une conférence de presse donnée par France 2 pour tenter de dissuader la publication de toute remise en question du reportage diffusé, avec menaces de procès à l’appui, Arlette Chabot, alors directrice de l’information de France 2 avait admis, en répondant à une question de Pierre Rehov, que l’on ne pouvait accuser les soldats israéliens, rien ne permettant de le faire. Ce qu’elle avait fait également en réponse à une question de Michel Zerbib, directeur de l’information de Radio J. Ce qui ne se traduisit pourtant par aucune sanction contre son correspondant...Cela n’avait d’ailleurs trouvé que bien peu d’écho dans les médias. Pourtant, lors de cette conférence de presse, Pierre Rehov avait souligné que la diffusion de ce reportage avait provoqué une vague d’antisémitisme sans précédent depuis des décennies. Et pas uniquement en France, tant s’en faut.

En décembre 2002 un collectif décernait le « Prix de la désinformation » au correspondant de France 2 en Israël qui avait commenté les images du cameraman. Et à la chaîne au cours d’une manifestation devant ses bureaux.

Une journaliste allemande, Esther Shapira, tourna deux films sur l’affaire, apportant, elle aussi, un démenti aux affirmations de France 2. Ses reportages ne furent pas diffusés en France.

Philippe Karsenty s’empara de l’affaire avec une détermination à toute épreuve qui résista aux procès qui lui furent intentés par le correspondant de France 2 et dont l’un est actuellement en attente de jugement. Le Président du CRIF, Richard Prasquier, notamment, lui a apporté son entier soutien.

Aujourd’hui c’est l’État d’Israël qui lui donne raison. Et si une enquête en profondeur n’a pas été menée plus tôt côté israélien c’est que la mesure de l’extrême gravité des conséquences de ce qui a été une diffusion planétaire du reportage décrit aujourd’hui, après enquête officielle, comme étant « sans fondement » – France 2 l’avait offert gracieusement à qui en faisait la demande - n’avait pas été prise. Et aussi, sans doute, parce qu’Israël a fort à faire, devant combattre sur maint front, celui de la désinformation inclus. Certains fronts étant de nature existentielle, le combat contre la désinformation n’est donc pas considéré comme prioritaire. Ou ne l’avait pas été jusqu’en septembre 2012.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:27

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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